Ce bilinguisme qui empêche l’intégration des immigrants

Immigrants

Il y a de ces mystérieux hasards dont on aimerait parfois comprendre le sens. Je réfléchissais à la meilleure façon de (re)parler de ces Afghans qui possèdent la fruiterie près de chez moi et de mes quelques visites à leur domicile ces derniers jours. Je cherchai donc le premier texte que j’avais écrit à leur sujet et je fus littéralement stupéfait de constater que le dit texte a été écrit il y a précisément un an, jour pour jour. Comme si le rythme des saisons offrait l’opportunité des questionnements et des bilans.

Alors oui, je connais un Afghan. En fait, je devrais être honnête: je connais des Québécois d’origine afghane, car ceux-ci sont parfaitement intégrés. Oh, certes, quand je suis allé jeter un coup d’oeil à un problème informatique chez eux j’ai appris qu’ils avaient un satellite pour regarder des programmes afghans, mais c’est une bien agréable et jolie jeune fille d’une quinzaine d’années qui me l’a expliqué, et dans un français qui ferait rougir bien des Québécois « de souche » si seulement ces derniers pouvaient avoir la conscience culturelle pour avoir honte de la piètre qualité de leur langue.

Ces gens, mes amis afghans, représentent l’apothéose de l’intégration à la culture québécoise. Le père, la mère, l’oncle, le fils, la fille; tous parlent un excellent français à peine un peu rêche à cause d’un accent persistant, tel un morceau de bois ne demandant qu’à être poli.

Ils ont immigré ici il y a un vingtaine d’années, directement dans l’Est. Ici, pas d’anglais: tout se faisait en français à cette époque avant que le bilinguisme ne soit quasi-institutionnalisé. Pas question de se faire répondre en anglais à tout moment par un Québécois soucieux d’être aimable et qui ne se rend pas compte qu’il ne rend pas service aux immigrants en les empêchant de réaliser toute l’importance de l’apprentissage de notre langue. Non, ils ont appris le français parce qu’il était nécessaire d’apprendre le français. Pas par amour romantique de la beauté de notre phonation. Parce que c’était absolument et impérativement nécessaire.

Je travaille toujours dans l’Ouest, et je vois quotidiennement les mêmes immigrants qui n’ont aucun désir d’apprendre notre langue. Pourquoi le feraient-ils, d’ailleurs? Contrairement à mes amis afghans, ils n’ont aucun besoin du français: tout le monde s’adresse à eux en anglais, depuis le caissier au dépanneur jusqu’à la dame à la banque en passant par le commis chez Jean Coutu. Pourquoi s’échineraient-ils à apprendre une langue qu’ils perçoivent comme morte et inutile?

Ces immigrants n’en ont rien à foutre de notre combat. Ils parlent la langue qui leur permet de fonctionner, et cette langue est l’anglais, car il se trouve toujours un Québécois pour leur parler en anglais.

Deux situations identiques à l’origine, et deux comportements opposés à la fin: intégration francophone dans une société unilingue francophone et repli sur soi, voire intégration en anglais dans une société bilingue francophone.

Il faut le répéter: à partir du moment où tous les petits Québécois parlent anglais, pourquoi un immigrant apprendrait-il le français?

Je pensais à tout ça en lisant certains commentateurs du blogue de Patrick Lagacé, qui reprochaient à Pauline Marois de ne pas bien parler anglais. D’une certaine manière, il y a un côté sublime dans cette perversion de l’esprit plaçant la maîtrise d’une langue étrangère comme un objectif essentiel à atteindre. En effet, comment ne pas y voir une certaine forme de beauté vicieuse, de triomphe tardif des objectifs de Lord Durham ou d’autres anglophones souhaitant notre élimination? Nous en sommes venus à considérer l’expertise de cette langue extrinsèque comme une obligation, reléguant les demandes historiques des francophones pour avoir le droit d’atteindre les plus hauts échelons sociaux dans leur langue au rang de folklore passéiste.

En somme, au lieu de réclamer le droit de pouvoir vivre en français, de travailler en français, et ainsi contribuer à la francisation des dizaines de milliers de nouveaux arrivants, nous avons décidé collectivement que le français doit jouer un rôle de figurant au sein de nos vies, une langue honteuse qu’il faut chuchoter et oublier dès qu’un anglophone nous adresse la parole.

Et bien, si mes amis afghans étaient arrivés au Québec en 2008 au lieu de 1988, ils n’auraient probablement jamais appris le français car il y aurait toujours eu un petit Québécois sans fierté et bilingue (l’un semble aller avec l’autre) pour escamoter son rôle linguistique historique et jouer le sous-fifre d’une immigration qui ne demanderait qu’à s’intégrer si on lui donnait seulement un signal clair sur l’exclusivité du français au Québec.

Il ne faudra jamais l’oublier: l’ennemi n’est pas la langue anglaise, mais le bilinguisme qu’on a décidé d’imposer à l’ensemble d’un peuple. Dans un contexte de minorité culturelle et linguistique, nous signons notre arrêt de mort dès que nous substituons l’anglais au français et que nous contribuons ainsi de par notre mollesse et notre manque de conviction, à l’anglicisation des nouveaux arrivants.

Car ceux-ci ne sont pas ici pour l’amour de nos beaux yeux, mais pour améliorer leurs conditions de vie; en leur parlant français, nous les obligeons à apprendre notre langue et nous leur lançons le message que leur élévation dans l’échelle sociale passe obligatoirement par l’apprentissage de notre langue.

Soyons fiers, parlons français partout, au travail, à la maison, sur internet, PARTOUT!


p.s. Et pour ceux qui en douteraient encore, je vais voter pour le Parti Indépendantiste, la seule organisation politique sociale-démocrate, indépendantiste et possédant une réelle volonté de protéger notre langue!

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21 Réponses

  1. Même si je ne te connais pas encore je ne suis pas surpris que tu votes pour le Parti Indépendantiste. Comme j’ai dit dans un autre commentaire j’ai l’impression qu’ils sont plutôt nationaleux, mais je peux me tromper.

    Il faut défendre notre langue bien sûr et pour ce faire il faut en premier lieu renforcer la francisation des lieux de travail, une chose que le PQ n’a jamais osé faire depuis 30 ans. Sans compter que le gouvernement péquiste de René Lévesque avait accordé une dérogation à la Financière Sun Life qui a continué de fonctionner en anglais pendant des années et qui commence maintenant à faire plus de place au français au sein de son entreprise.

    Je travaille dans le domaine de la finance et l’anglais est très présent. Je communique parfois avec des courtiers anglophones, majoritairement juifs, qui ne parlent pas ou qui refusent de parler français. Il y en d’autres qui le font volontiers et c’est tout à leur honneur, mais il y en a quand même qui « speak white only ».

  2. Je lis souvent vos commentaires sur le blogue de P. Lagacé et je ne suis pas toujours d’accord avec ce que vous dites, même rarement, car je trouve vos commentaires (et les impressions qui en découlent) trop à gauche pour moi. Par contre, je suis fière de voir que vous avez des idées et y tenez, car notre peuple est généralement dépolitisé et désintéressé de la chose. Rares sont les québécois qui ont une fougue politique de nos jours et j’admire la vôtre.
    Je dois vous dire que je suis d’accord globalement avec ce billet.
    Moi aussi j’ai découvert le Parti Indépendantiste et j’ai aimé lire leur programme. Clair, précis, aucune ambiguïté, et probablement la relève du PQ qui coule lentement. Quand je dis « relève », je ne pense pas à une copie conforme, et j’espère bien que non. Je crois qu’ils vont apporter beaucoup s’ils savent se faire connaître de façon appropriée et faire raviver la flamme souverainiste dont il ne reste que des braises chez bien des gens, et peut-être même allumer le bois intact chez ceux qui ne savent même pas s’ils sont souverainistes ou non.

    En tout cas. Je ne sais pas encore pour qui je vais voter officiellement, mais dans mon hésitation il y a place à ce parti. J’ai hâte de les voir davantage.

  3. Ah oui, j’ai oublié de dire quelque chose.
    Dans mon commentaire précédent j’ai dit «je ne suis pas toujours d’accord avec ce que vous dites, même rarement, car je trouve vos commentaires (et les impressions qui en découlent) trop à gauche pour moi.»
    Je tenais juste à clarifier le fait que je ne me considère ni de gauche ni de droite, j’ai des idées très à gauche comme j’en ai d’autres plutôt à droite et j’en ai au centre. C’est un peu pour ça que j’hésite pour la prochaine élection, car mes idées sont trop dispersées pour adhérer à une ligne de parti. On en a un à droite (ADQ), un centre qui penche vers la droite (PLQ) et le reste semble trop à gauche pour moi (parti vert, PQ, Québec solidaire). Je ne classe pas le PI car je n’ai aucune idée réelle de sa catégorie. Il est un peu à gauche, un peu au centre, un peu à droite, tout dépendant de ses mesures quand on lit leur programme.

  4. On se rejoint beaucoup la dessus, le français partout et en tout temps! Au secondaire j’étais assez bonne en français puis les années ont passé, j’ai quitté l’école très tôt parce que compte tenu du contexte familial dans lequel je vivais c’était…presque impossible de continuer.

    Puis les circonstances de la vie ont fait que je n’y suis jamais retourné(pour compléter mon sec V),je sais que mon français écrit n’est pas parfait, je travail fort en ce sens, dictionnaire, et grammaire sous la main parce que pour moi c’est important notre langue, parlé et écrite.Cela dit je ne m’empêhe pas d’écrire que ce sois sur mon blog ou de laisser un commentaire sur un autre blog parce que j’ai peur de faire une faute, non je fais de mon mieux et j’apprend.

    Voilà tout ça pour dire que oui défendons et protégeons notre belle langue pour qu’elle soit en retour admiré et respecté des autres, et admirons les différentes saveurs de langues lorsque nous touchons une terre étrangère.

    En fait, soyons fier de nous, soyons fier de nos richesses je ne le dirai jamais assez…

  5. 1) En quoi parler anglais est un repli sur soi pour les immigrants qui arrivent ici? Souvent, ce n’est aucunement leur langue maternelle. Il s’intègrent donc pleinement. Juste pas dans la langue que tu voudrais.

    Le français leur servirait à quoi de plus pour comprendre la culture québécoise dans laquelle ils vivent chaque jour? Encore cette idée que culture du Québec = langue française et rien d’autre.

    Tu dis en plus qu’ils écoutent les médias de chez eux. Seule autre chose que pourrait servir la langue française, soit consommer les produits culturels francophones. Je suis québécois et ils ne m’intéressent même pas. Suis-je moins Québécois?

    2) Est-ce que les Français accepteraient un président ne parlant pas anglais? Ok, merci. C’est un must cette langue et encore plus en Amérique du Nord. C’est pas Durham, c’est la réalité de 2008, une réalité nord américaine et même mondiale. Les Européens comprennent mieux cette réalité que les séparatistes du Québec. Sarkozy est au diapason de cette vision plus ouverte.

    3) Parce que ÇA c’est un repli sur soi que de s’enfermer dans l’unilinguisme français en Amérique du Nord. Je travaille dans les médias et je vois encore plus que pour vivre et être un bon citoyen informé, il faut sortir des barrières de la langue française et surtout pas s’y cloisoner.

  6. Le français est la langue de la majorité au Québec et il est tout à fait normal que les immigrants l’apprennent pour s’intégrer, au même titre qu’ils apprennent l’anglais pour le reste du Canada.

    Je ne vois pas en quoi il faudrait revenir à la situation d’avant la loi 101 ou l’anglais régnait en maître à Montréal. Nous avons le droit de vivre et de nous faire servir dans notre langue.

    Par contre, contrairement à certains nationalistes je ne blâme pas les immigrants, mais plutôt les gouvernements en place, péquiste ou libéral, qui ne font rien pour favoriser la francisation des immigrants et qui ont même coupé dans ce domaine au nom du déficit zéro.

  7. S’enfermer dans l’unilinguisme anglais au Québec EST un repli sur soi point à la ligne.

  8. Excellent texte Louis. À lire aussi : http://www.ledevoir.com/2008/11/08/214836.html

  9. Les immigrants sont en majorité ne sont pas unilingues anglais. C’est déjà leur langue seconde.

    Et ils peuvent bel et bien vivre en société au Québec en plus d’être davantage ouverts au reste de l’Amérique du Nord que les Québécois unlingues francophones. Alors en quoi c’est un repli sur soi? Aucunement! Leurs enfants sont envoyés à l’école en français en plus.

    Pour ce qui est de « Nous avons le droit de vivre et de nous faire servir dans notre langue. »

    Totalement. À vous d’agir en conséquence pour ça. Mais limiter encore plus notre immigration et rapetisser le Québec encore plus n’est pas la solution à vos problèmes. S’il y en a une.

    L’unilinguisme n’est pas une réponse intelligente non plus, mais si vous voulez vous enfermer dedans ainsi que vos enfants, c’est votre affaire. Mais ce n’est pas ce que les Québécois, un peu plus lucides, veulent pour eux et leurs enfants.

  10. Je n’ai jamais parlé de limiter l’immigration cher Doom. Au contraire j’ai dit clairement que je suis en désaccord avec les nationalistes qui blâment les immigrants au sujet de la langue.

    J’ai dit aussi que l’unilinguisme anglais au Québec est un repli sur soi point à la ligne. Je connais des unilingues anglais et je ne vois pas en quoi ce serait mieux que l’unilinguisme français.

  11. Le résultat de ce que vous prônez va limiter l’immigration dont nous avons besoin. Sinon, c’est la poursuite du Québec se rapetissant économiquement et démographiquement.

    La fin de la langue française tout de même.

  12. Désolé mais je n’ai jamais parlé de limiter l’immigration. A moins que vous ne vous adressiez à quelqu’un d’autre.

  13. je suis outré!!! lol, quel mot pareil!

    j’ai emménagé à montréal en août et j’adore ça (je suis dans côte-des-neiges), c’est super diversifié et super occupé et tout etc. j’adore bref!
    j’ai commencé à travailler dans une boulangerie superbe et, étant bilingue, je me croyais gentil en aidant les anglais et leur parler anglais. mais j’accueillais toujours les gens en français.
    mais depuis que j’ai lu ton article mon Louis, je me suis mis à faire mon expérience personnelle et non scientifique de « forcer » l’autre à parler français… et oui, la majorité des anglais, lorsque j’insiste à les servir en français vont me répondre finalement switcher au français… chose qui m’a surpris! et non, je dirais crissement surpris!
    mais certains vont jusqu’à pousser l’insulte à continuer à parler anglais, et cela, même s’il me comprenne! vous voyez la scène? Le commis parle français, le client parle anglais, ils se comprennent, mais aucune veut se soumettre!

    tandis que 5% de mes clients environ (je devrais les compter je crois…) me dise : « sorry, i dont speak french » ou quelque chose du genre… alors là je les aide en anglais…

    que des conneries oui!!
    merci louis!

    Wil

  14. Merci William de ce témoignage. J’encourage tout le monde à faire la même expérience: parlez français! On vous parle en anglais au travail, répondez en français, on continue en anglais, re-répondez en français! 95% des anglos vont finir par substituer l’anglais au français et vous leur lancerai le message que c’est à eux de s’adapter et non à vous! Et les autres… bah, ceux-là sont irrécupérables de toute façon.

  15. Je me demande toujours si ces Québécois francophones si intransigeants sur la langue française sont au moins conséquents et parlent l’anglais en sortant de la province.

    Sans vouloir y aller dans le trop personnel, je me demande Louis, pourquoi vous continuez à travailler dans ce milieu si ça vous dégoûte tant d’avoir à parler anglais. Un Danois ou un Néerlandais qui ne voudrait que travailler dans sa langue n’ira pas postuler quand l’annonce dit clairement « Our corporate language is English ».

    De plus, mon expérience en Allemagne m’a appris une chose: des immigrants qui parlent la langue nationale ne sont aucunement un gage d’appartenance à la nation. Après 3 générations, les Turcs de Berlin ne se considèrent toujours pas Allemands même si plusieurs ne parlent même plus le turc!

  16. Tu me crois assez con pour aller parler le français à Edmonton? bravo toi.
    et tu crois quoi toi? que tous les québécois sont d’origine française? tu sauras que notre société a accueillit des immigrants depuis le début! Les Irlandais, ça te rappelle quelque chose?
    mais on, c’est vrai que je suis pas toujours d’accord avec Louis, si un immigrant arrive ici, ça prendra environ 3 ou 4 générations pour les intégrer! regardez les Italiens…

  17. Mon retour sur le blog que j’avais perdu… M’enfin tu dis que l’anglais ne sert à rien en gros. Faut pas Oublier que ici, en Amérique, l’Anglais et l’Espagnole sont beaucoup plus utiles que le Français. Les pays/provinces parlant français: Québec,Nouveau-Brunswick(dans un certain sens),Les Antilles Françaises,Haiti. Sans oublier que le Français, aux antilles et en Haiti ne sert simplement que pour les études ou draguer :P. Tandis que plus de 280 millions de personnes parlent l’anglais en Amérique et biensûr l’espagnole a peu près idem. On peut donc pas juger 1 immigrant sur la langue qu’il choisit.

  18. DooM le 8 nov 2008 |
    2) Est-ce que les Français accepteraient un président ne parlant pas anglais? Ok, merci.
    C’est un must cette langue et encore plus en Amérique du Nord. C’est pas Durham, c’est la réalité de 2008, une réalité nord américaine et même mondiale.
    Les Européens comprennent mieux cette réalité que les séparatistes du Québec. Sarkozy est au diapason de cette vision plus ouverte.

    .
    Incompréhensible.
    La cagoule «DooM» a une vision tunnel. Elle a oublié de demander si les Britanniques accepteraient une Reine qui ne parle pas français. Si les Canadiens accepteraient un Premier ministre qui ne parle pas français. Si les Italiens accepteraient un Président de la République et Président du Conseil qui ne parlent pas français. Etc…
    Mais passons…
    .
    Oui, il est vrai, les Euros comprennent bien cette réalité. Ils savent qu’une langue seconde dans leur pays est un atout inestimable, mais ce n’est pas obligatoire, il faut la choisir librement et expressément. Tandis qu’au Québec cette même langue seconde est une langue de remplacement, imposée de force dès l’âge de six ans, universellement et exclusivement. Comme dans un État sous régime politique colonialiste.
    Grosse différence de droits et de liberté linguistique, entre le Québec et les Euros, n’est-ce pas ?
    .
    M’enfin…
    «DooM» dit que «l’anglais» est une réalité «mondiale». Mais il écrit ses commentaires en français et non en «anglais». Heu… Quelqu’un peut-il expliquer le paradoxe ?
    .
    sp

  19. Je suis bilingue anglais-français depuis des décennies, je suis née dans un quartier où anglos et francophones se côtoyaient sans que ça cause trop de remous. Je n’ai jamais compris pourquoi les gens du Québec n’apprennent pas les deux langues, il me semble que c’est impératif de pouvoir se faire comprendre adéquatement de manière nuancée? Je trouve ridicules les gens qui restent sur leurs positions et refusent le bilinguisme ( autant les anglos que les francos ), connaitre plusieurs langues est un atout et si j’étais douée j’apprendrais d’autres langues. En décidant d’épouser le bilinguisme, je ne néglige aucunement ma langue maternelle puisqu’elle me tient à cœur et je la parle chez moi 100% du temps! Bien connaitre la langue anglaise m’a permit d’élargir mes horizons et de ne pas vivre en vase clos, nous sommes en Amérique du nord après tout.

    Pour ce qui est de l’Allemagne et les Turcs c’est un peu différent; je crois qu’ils sont d’abord musulmans ce qui rend la question d’intégration caduque; c’est une réalité qui au Canada risque de devenir un autre sujet de débats.

  20. « Le bilinguisme est un état transitoire entre une langue faible et une langue forte ».
    – Albert Dauzat, linguiste.

    Nommez-moi un peuple, dans l’Histoire de l’humanité, qui est devenu bilingue avec une langue dominante sans perdre sa langue. Un. Un seul peuple.

    Il n’y en a pas.

    Bonne journée.

  21. […] Il faut le répéter: à partir du moment où tous les petits Québécois parlent anglais, pourquoi un immigrant apprendrait-il le français? https://ledernierquebecois.wordpress.com/2008/11….immigrants […]

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