Le bout du chemin pour le Bloc?

Des lettres ouvertes, La Presse en reçoit des dizaines de milliers par année. Elles finissent, pour la plupart, à la fin du premier cahier, sous la section « Opinions », et si on gratifie les personnalités plus connues d’une photo et d’une demi-page, les autres n’ont droit qu’à un petit espace plus que limité où on y encastre leurs idées, n’hésitant pas à couper leurs textes s’ils ne s’y insèrent pas parfaitement.

Dans le cas de Jacques Brassard, cependant, on a mis sa lettre ouverte en première page du journal. À mon avis, il s’agit simplement d’une tentative de manipulation de l’opinion publique de la part de La Presse et d’une énième attaque camouflée contre le Bloc Québécois, la seule alternative sérieuse au Parti Conservateur au Québec.

Ceci dit, le débat est lancé, qu’on le veuille ou non. Et je suis d’accord avec le plupart des analystes et blogueurs qui qualifient l’analyse de Brassard de faible, voire simpliste, et qui dénoncent les idées très à droite de l’ex-ministre péquiste.

Chantal Hébert souligne l’extrême simplicité de son analyse:

La comparaison avec le NPD est simpliste. L’idée d’une déviation à tout crin vers la gauche ne résiste pas à l’analyse du travail du Bloc aux Communes.

La tête à Papineau publie deux textes que M. Brassard a déjà envoyés au journal Le Quotidien plus tôt cette année, où l’ancien homme politique qualifie les changements climatiques d’insignifiants et encense George Bush tout en affirmant que John McCain sera le meilleur pour lui succéder.

Le Lendemain de Brosse a écrit un texte particulièrement corrosif pour dénoncer le « torchon » de Brassard:

Il va sans dire que Brassard a une admiration sans borne pour les États-Unis, ce pays qui a réussi à créer 7 millions de nouveaux pauvres durant le règne de Bush, une ancienne superpuissance économique qui est maintenant l’ombre d’elle-même, un royaume devenu une cabane, où la pauvreté monte en flèche et la dégénération des services sociaux menace véritablement le fameux rêve américain. Et dire le contraire ferait de vous le porte-étendard de la gau-gauche à go-go, selon les Jacques Brassard de ce monde.

Même si le texte de Jacques Brassard est grosso modo un ramassis de préjugés et de pré-réchauffé semblant sortir tout droit du passé et dont un enfant de dix ans n’aurait pas la moindre difficulté à relever les incohérences, il y a un point sur lequel l’ex-ministre ne se trompe pas: le Bloc Québécois est effectivement désemparé d’avoir perdu ses chevaux de bataille qu’étaient le scandale des commandites et le déséquilibre fiscal.

En fait, et si vous me permettez de mettre de côté le vieil épouvantail Brassard, je crois que le Bloc est plus que désemparé: il s’en va nulle part. Et j’irais même plus loin: à mon avis, si la tendance se maintient, se sera la dernière élection du Bloc Québécois en tant que parti réellement majeur au Canada et en tant que super-puissance du Québec. C’est le bout du chemin qui s’annonce.

En effet, et comme je l’écrivais à propos du PQ il y a quelque temps déjà, le Bloc Québécois (tout comme son grand frère de Québec) est une coalition arc-en-ciel intégrant en son sein des gens aux opinions politiques extrêmement diverses et qui se situent en différents endroits sur le continuum gauche-droite et dont le seul ciment est l’option souverainiste. Un peu comme lorsqu’en période d’extrême-sécheresse la gazelle et le lion partagent un même plan d’eau, la seule condition empêchant aux gauchistes et aux droitistes de se livrer une lutte à mort est la perspective d’un idéal plus grand à atteindre: l’indépendance du Québec.

Voici ce que j’écrivais en mai 2007, à propos du Parti Québécois:

Si la raison d’être du parti est l’indépendance du Québec, il doit recréer cette coalition et décider que la prochaine élection est une élection référendaire. Pas de place pour un programme de gauche ou de droite risquant de semer la division: on promet que si on est élu on déclare l’indépendance et relance des élections dans le pays du Québec. Le PQ se saborde dès la souveraineté réalisée et on recrée des partis en fonction de nos allégeances de gauche ou de droite, comme en France.

Il y a exactement une semaine, j’écrivais que le rejet de l’option souverainiste par Pauline Marois équivaut à un sabordage du Bloc:

Conséquemment, l’affiliation fraternelle du Bloc Québecois au Parti Québécois ne peut que nuire au premier, car en s’associant à un parti qui ne peut plus être considéré comme indépendantiste – en faisant passer le projet du pays au second plan – il pousse de nombreux électeurs, dont votre serviteur, à s’intéresser davantage à d’autres enjeux qu’à celui de la souveraineté.

Concrètement, le projet souverainiste est le ciment qui amalgame les ambitions de citoyens aux idéologies diverses (gauche ou droite) et sans celui-ci les gens de gauche seront évidemment tentés de voter pour un parti de centre-gauche comme le Nouveau Parti Démocratique tandis que ceux de droite seront sensibles au discours de Stephen Harper et du Parti Conservateur.

Voilà. C’est exactement ce qui est en train de se produire: un souverainiste comme Brassard ne voit plus l’intérêt de voter pour le Bloc et préfère voter Conservateur.

Mais que se produirait-il si le Bloc effectuait un virage plus à droite? Car il faut l’avouer, si le parti est encore de centre-droit au niveau économique, il est résolument de centre-gauche sur de nombreuses autres questions, surtout morales. Le Bloc Québécois a pris un pari qui a fonctionné pendant quelques années: avoir un programme légèrement plus à gauche pour séduire l’électorat urbain tout en prenant pour acquis que les régions allaient toujours voter Bloc. À quelque part, on peut comprendre les régions de s’être senties délaissées. Mais le Bloc avait-il le choix?

Si le parti avait fait le pari inverse, c’est-à-dire s’il avait orienté ses politiques davantage vers la droite, notamment en appuyant la guerre en Irak, en s’opposant au registre des armes à feu et en n’appuyant pas Kyoto (le genre de mesures qu’aurait affectionné M. Brassard), il aurait perdu tous ses appuis dans la région de Montréal sans en conquérir de nouveaux en région. Bref, la situation n’aurait pas été meilleure.

Dans les faits, le Bloc est dans une situation impossible. Depuis que Marois a définitivement tué le projet indépendantiste, il n’y a plus rien qui puisse unir ce parti. Rien qui puisse justifier de voir le lion et la gazelle boire la même eau. La sécheresse est terminée; c’est le retour de la loi de la jungle. Le retour d’autres enjeux, ceux, éternels, de la lutte entre la gauche et la droite.

Dans ces conditions, je ne vois pas comment le Bloc Québécois pourra justifier sa présence au cours des prochaines années. Certes, il pourra défendre le « consensus québécois », mais malheureusement ce consensus n’existe que rarement. La plupart du temps, il y a de profondes divergences entre la région de Montréal, plus ouverte et sensible aux problèmes sociaux, et des régions aux idées plus conservatrices. Sans le parapluie protecteur du projet souverainiste, c’est la douche froide pour le Bloc Québécois, écartelé qu’il est entre son aile-gauche et son aile-droite.

À terme, la carte électorale risque de changer en profondeur. Le NPD pourrait établir de nouvelles places fortes à Montréal et le Parti Conservateur à Québec. Et le Bloc? Sans projet indépendantiste en vue, la seule question est de se demander s’il choisira une mort lente ou rapide.

Et s’il choisit de se battre? Alors il devra convaincre les péquistes de se débarrasser de Pauline Marois et de la remplacer par un vrai leader remettant le projet indépendantiste sur les rails.

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21 Réponses

  1. Je suis d’accord que la raison premiere du Bloc et du PQ est la souverainete et que sans se projet leur raison d’etre est perdue.

    Cependant, je crois que ton echelle gauche-droite a besoin d’un enlignement.

    « pour un parti de centre-gauche comme le Nouveau Parti Démocratique » Le NPD est un parti de gauche pure. Pas de gauche extreme, mais il est loin du centre.

    « le Bloc… …le parti est encore de centre-droit au niveau économique, il est résolument de centre-gauche sur de nombreuses autres questions, surtout morales »

    Le Bloc de centre-droit au niveau economique ??? Serieusement, j’imagine que ce n’est pas ce que tu voulais dire. Bien qu’il soit un peu plus a droite que le NPD, il est definitivement centre-gauche. Aucune droite ici.

    Autre commentaire: « Mais que se produirait-il si le Bloc effectuait un virage plus à droite? »

    Il gagnerais des votes, car la jeune generation de quebecois comme moi, est de plus en plus de droite degoutee des degats du modele quebecois. Qui a dit que le projet souverainiste est l’apanage de la gauche?

  2. @Stephan S: Juste quelques précisions rapides.

    D’abord la social-démocratie c’est le centre-gauche ça, et le NPD est social-démocrate, et donc de centre-gauche. Ils ne sont pas socialistes, et leurs politiques sont très équilibrées. Centre-gauche. Si tu veux parler de vrais partis de gauche, regarde les communistes, les marxistes-léninistes, ou Québec Solidaire au niveau provincial.

    Pour le Bloc, je pourrais concéder qu’on pourrait les placer au centre-gauche également, quoi qu’un peu plus à droite que le NPD. Mais à mon avis, ils s’accomodent très bien des politiques économiques de droite qu’ils cherchent simplement à tempérer.

    ET SVP ne me parle pas de la jeune génération. Je suis de la jeune génération et tous mes amis et tous mes collègues rejettent les valeurs de droites qui gangrènent notre pays depuis 25 ans.

    Il est temps de se réveiller. Tous les gouvernements québécois sans exception depuis 1982 (date de l’adhéstion du PQ aux dogmes néolibéraux, notamment avec la désassurance des soins dentaines) ont été de droite et la situation s’envenime. C’est la preuve on-ne-peut-plus-concrète que ça ne fonctionne pas.

    Le Québec subit la droite depuis 25 ans et ça ne marche pas. Il est temps de penser différemment.

  3. J’ai pondu quelque chose là-dessus la semaine dernière

    http://www.la-plaine.net/article-22465523.html

    En gros, je me demande si la pertinence du Bloc ne serait pas mieux servie s’il devenait un Think Tank de grande envergure, produisant des recherches, des arguments et réflexions sur ce que le Québec serait une fois indépendant.

    L’indépendance ne se fera pas à Ottawa, c’est assez évident. Mais un tel organisme donnerait des munitions à ceux qui en font la promotion.

  4. Bonne idée, Nicolas. Envoyons le Bloc pelleter ses nuages dans les oubliettes. Comme ça, on risque de les oublier pour de bon.

  5. Je t’invite à lire un texte datant d’un an qu’un ami a écrit sur Brassard, le lexique à la fin du texte est particulièrement révélateur! 🙂

    http://www.lecouac.org/spip.php?article147

  6. Non mais je rêve, tu crois vraiment que ça fait 25 ans qu’on vit dans la droite ? Alors pourquoi sommes-nous la population qui paie le plus de taxes et d’impôts de toutes sortes en Amérique du Nord ? Pourquoi sommes-nous les maître des programmes sociaux qui coutent cher, ici au Québec, si nous sommes gouvernés par la droite ? Pourquoi dois-je remettre 50% de mon chèque de paie au gouvernmaman ici, si nous sommes de droite ? Pourquoi les gens aisés ne peuvent se payer des soins de santé privés, ici au Québec, si nous sommes gouvernés par la droite ? La droite, c’est tout à fait le contraire.
    Au pire, emploie quelques arguments potables au lieu de simplement radotter des inepties sur un sujet que tu sembles bien mal comprendre, mon cher politologue en herbe.

  7. Louis-Phillipe je crois que l’on est tres pres de s’entendre concernant la droite-gauche des partis politique… Cenpendant la fin de ton commentaire me destabilise grandement.

    « Tous les gouvernements québécois sans exception depuis 1982 ont été de droite et la situation s’envenime »

    Bon, vu que depuis ce temps le PQ et le PLQ se sont alterne au pouvoir tu dis que ces 2 partis sont de droite.

    Tu dis aussi « la social-démocratie c’est le centre-gauche  » La social-democratie c’est le projet politique du PQ et PLQ. Ne viens pas me dire que le PQ ne prone pas la social democratie.

    Desole mon vieux, mais ton appreciation est fausse. Le PQ et PLQ ne soit DEFINITIVEMENT pas de droite ils sont tout les 2 de centre-gauche, et par consequent le Quebec n’endura pas la droite depuis 25 ans.

    Donc je reprendrait ton commentaire: « Le Québec subit la droite depuis 25 ans et ça ne marche pas. Il est temps de penser différemment » mais je remplacerait le mot droite par gauche et je suis 100% avec toi.

    Et si tu es de Mourial toi et ton entourage sont de gauche avec Guy A comme grand manitou, mais a l’exterieur de Mourial il y a du monde aussi… A l’exterieur du centre de l’univers la droite est en forte hausse.

  8. @mariobros: Ce n’est pas parce que d’autres en Amérique du Nord sont encre plus à droite que nous que nous ne sommes pas à droite. Nos politiques depuis 25 ans sont inspirées du néolibéralisme.

    Les impôts, au Québec, sont trop bas pour ceux qui gagnent plus de 50 000$ et ils ont été réduits (mesure de droite), la santé a ouvert ses portes au privé (mesure de droite… il a été démontré partout que le privé est plus cher et moins efficace), on finance l’éducation privée à hauteur de 60%, on a coupé l’assurance-emploi, on a désindexé l’aide sociale, on a augmenté les frais de scolarité, on n’a pas assez augmenté le salaire minimum pour atteindre l’inflation, on a désassurré les soins dentaires, on a donner le forêt et les mines aux compagnies privées contre rien du tout, on a essayé de privatiser le Mont Orford, on a sabrer dans les dépenses publiques…

    La liste est longue. Si vraiment tu crois qu’on subit des politiques de gauche, alors je t’invite respectueusement à aller t’informer un peu mieux, parce que ce que tu écris ne fais pas sens à la lumière des politiques néolibérales appliquées par les différents gouvernements de droite (PQ et PLQ) depuis vingt-cinq ans.

    @Jean-Philippe Villemure: Merci pour le lien. Je vais aller lire plus attentivement plus tard.

    @Nicolas Racine: Une autre solution pour le Bloc serait de se distancer du PQ. Le PQ, en ce moment, coule le Bloc. Il faut s’en séparer au plus vite. Mais dans tous les cas, la seule raison d’exister de ce parti est l’indépendance. Sans indépendance ou possibilité d’indépendance, les luttes intestines reprendront le dessus.

    @Stephan S: Le PQ n’est pas social-démocrate et le PLQ non plus. Ouvre tes yeux. La social-démocratie, c’est tout sauf les coupures sauvages de Bouchard. C’est tout sauf la désassurance et les coupures chez les plus pauvres. C’est tout sauf la hausse des frais de scolarité.

    Le PQ et le PLQ sont des partis de droite, purement et simplement. Le PQ a roulé longtemps en se disant social-démocrate, mais ses politiques ont été principalement de centre-droite, et même davantage sous Lucien Bouchard (lui-même un conservateur, à l’origine… en passant).

    Oh, en passant, je ne viens pas de « Mourial », mais de Montréal, je ne connais pas de Guy A. sauf celui de la télé que je n’écoute pas, et je te dirai qu’autour de moi les gens sont assez politisés pour comprendre que les Conservateurs sont nuisibles pour le Québec.

    Faut dire, ici on a de bonnes valeurs. On ne rêve pas la nuit d’un retour à la grande noirceur et à Duplessis comme certains dans la région de Québec…

    Merci pour vos commentaires. À une prochaine fois.

  9. Stéphane, moi je suis de Montréal et c’est complètement débile comment certaines personnes, soit-disant politisées, pensent que nous devrions tous voter Québec Solidaire (La clique du Plateau comme figure de proue) car nous sommes trop à droite à leurs goûts. Patrick Huard disait même : ‘Je pense qu’on devrait donner plus’ (au gouvernement, aux pauvres, aux sacro-saintes idéologies utopiques). Lui il peut donner plus, il est millionnaire (avec l’aide des subventions), mais demander de donner plus à la classe moyenne, y’a que les illuminés et les rêveurs qui y croient. La classe moyenne a la corde au cou, eux forment la majorité qui votent pour alléger leur portefeuille, voilà qui explique pourquoi les gens se tournent vers la droite dans les intentions de votes. Le Plateau est un ghetto de gens aisés, eux peuvent en donner plus, et ont des voix importantes au niveau des médias (les Artiss), donc nous emballent leurs idées utopiques d’égalités et de partage de richesses qu’eux seuls peuvent concevoir, car eux seuls ont la possibilité d’être libre dans la gestion de leur portefeuille. La classe moyenne, elle, peine à joindre les deux bouts, quand tous les comptes et tous les impôts et taxes sont payés, il ne leur reste plus une maudite cenne noire. Mais, il faut avoir plus d’égalité et de justice sooociale. OK d’abord, pourquoi ne pas commencer par demander à Véééééronique Cloutier de partager son salaire avec les gens d’Hochelaga-Maisonneuve ? 1,5 millions en salaire directement versé de nos impôts. Quelle belle culture Montréalywoodienne.

  10. @Frank

    En fait, je pense que le Bloc serait autrement plus influent en tant que Think Tank dédié spécifiquement à la promotion de l’indépendance. Plutôt que d’avoir trois questions en chambre par semaine, il pourrait publier des recherches, intervenir dans les médias et qui sait ? Envahir la blogosphère ? Devenir finalement le pire cauchemar des fédéralistes, plutôt que leur allié indirect.

    @Louis

    Je suis de Québec. J’appartiens à la génération des Y qui – normalement – appuie CHOI. Pourtant, j’emmerde les Conservateurs. Les plantes vertes qui leurs servent de députés dans ma région ne pourraient même pas servir à décorer des urinoirs publics. Alors pas de généralisation et sans rancune.

  11. LP, certes, certaines décisions prisent au niveau économique, s’avèrent être plus à droite, mais peut-on reprocher à un gouvernement d’essayer de stimuler le marché de l’emploi ? Plusieurs programmes sociaux, comme les garderies, ont tout de même été instauré alors que d’autres, moins importants, ont été coupés, mais n’est-ce pas la moindre des choses de gérer un état selon les priorités de ses citoyens ?
    À ce que je sache, les coupures de Bouchard n’étaient-elles pas pour redonner un budget équilibré (ce que la population voulait) au provincial ?
    Qu’y a-t-il de mal à ouvrir la santé au privé, pour des ‘clients’ qui seraient en mesure de se payer les services (prendre une partie des profits pour financer le système de santé public ?)?
    N’y a-t-il pas déjà des inégalités au niveau des services offerts dans le système de santé public ? Certainement, si tu connais un médecin, tu passes avant tout le monde, si t’es une personne connue, tu passes devant tout le monde.
    Notre système est social-démocrate de gauche, avec une politique économique de droite. Ce qui donne comme résultat que nous puissions jouir des avantages des 2 côtés, mais aussi des inconvénients. Ceci dit j’adore faire l’avocat du diable, ne m’en veut pas, je ne suis pas contre la gauche car je suis d’accord avec beaucoup de choses de gauche, mais je crois que la grosse machine gournmamantale Québécoise et Canadienne nécessite un amaigrissement monumental.

  12. Pour ce qui est du Bloc, j’ai comme l’impression qu’on aime le torpiller car – comment dire – c’est une cible facile. Avec les contradictions que tu as soulignée, entre autres, dans ton billet. Pour ce qui est de Brassard, la réplique de Jacques Léonard dans La Presse, justement, est délicieuse à souhait et on sent un très subtil « ferme-la donc ! » dans son texte: http://www.cyberpresse.ca/article/20080911/CPOPINIONS02/809110986/5034/CPOPINIONS

    En tout cas, j’ai bien ri en lisant cela. 😉

  13. Louis-Phillipe, je ne crois pas que les gens qui gagnent plus de 50 000 $ par année devraient payer plus d’impôt. Déjà qu’on paye pour tout le monde et qu’on est sollicit.s par tout un chacun. Si je suis pour payer plus d’impôt, je me mets sur le BS

  14. « Les impôts, au Québec, sont trop bas pour ceux qui gagnent plus de 50 000$ »

    Si les impôts sont trop bas, je suggère alors que ceux qui gagnent moins de 50000$ par année n’aient plus le droit à un salaire pour leur travail, mais uniquement aux mesures étatiques sociales financées par ceux gagnant plus de 50000$.

    Qu’est-ce que c’est que ces sornettes, ces volontés d’injustice sociale…

    Le dernier billet de Grand Maître des Anonymes:???????? ???…

  15. « Les impôts, au Québec, sont trop bas pour ceux qui gagnent plus de 50 000$ »

    En effet, pénalions toutes les personnes qui font des sacrifices pour améliorer leur sort, les gens qui font des études, ceux qui font des heures supplémentaires… quelle plaie que ces personnes qui fournissent un effort supplémentaire!

    😛

  16. SVP, c’est hors-sujet là. On parle du Bloc Québécois, pas des impôts. La seule chose que je peux ajouter, c’est que ceux-ci sont beaucoup trop faibles pour ceux qui sont bien nantis et que ces derniers devraient contribuer davantage à cette société qui leur a permis de s’enrichir.

    De toute façon, la classe moyenne serait gagnante. Jusqu’à environ 50 000$, on reçoit davantage en services de la part de l’État (sur la durée de la vie, en tenant compte de l’éducation, des routes, de la santé, etc.) que ce qu’on paie en impôts. J’avais lu une étude sur le sujet en 2004.

    Conséquemment, quand des gens qui gagnent moins de 50 000$ par année votent pour un parti proposant de diminuer les impôts, ils se tirent dans le pied, purement simplement.

    Les impôts, actuellement, sont trop bas pour ceux qui en ont les moyens et on devrait créer un nouvel échelon de 30% pour renflouer les coffres de l’État et mieux redistribuer la richesse.

    Si on veut vraiment améliorer la situation de la classe moyenne, il faut améliorer les services et la redistribution de la richesse en allant chercher l’argent là où elle est: dans les poches de gros riches qui ne paient pas leur part et de grosses entreprises qui volent les gens.

    Sinon, on se contentera de s’obstiner sur la meilleure façon de distribuer un morceau de tarte qui n’a de cesse de diminuer depuis 25 ans, conséquence des mesures de droite imposées par nos gouvernements depuis toutes ces années.

    Ceci dit, je suis hors-sujet.

    @MrStan: On ne pénalise pas l’effort; on encourage la redistribution de la richesse. Si tu travailles plus, tu seras davantage payé, mais n’aie crainte: ceux qui sont les plus riches ne sont pas ceux qui travaillent le plus! Généralement, ces derniers s’arrêtent bien avant 40 heures par semaine!

    Il faut aller chercher l’argent là où elle est au lieu de se contenter des miettes pendant qu’une minorité s’enrichit sur le dos des contribuables. Ces gens-là doivent participer à l’effort collectif et doivent être imposés plus justement.

  17. Nous ne sommes pas si hors-sujet que cela: le Bloc se veut de gauche, ton propos est à la défense de la gauche et tu tiens des propos gauchistes à l’effet que les riches ne sont pas assez taxés.

    On va reprendre ton raisonnement. Si les gens qui jouissent de moins de 50 000 $ derevenu failial annuel reôivent plsu qu’ils ne donnent et bien, c’est peut-être à eux de donner maintenant.

    Il faut aussi faire une différence entre les conpagnies riches qui ont des abris fiscaux et les familles un peu plus riches que la moyenne qui méritent leur argent et ses bénéfices.

    A part ça, un revenu familila de 100 000 – 120 000 $ pas nnéée, ce n’est pas encoire le Pérou.

  18. Nous ne sommes pas si hors-sujet que cela: le Bloc se veut de gauche, ton propos est à la défense de la gauche et tu tiens des propos gauchistes à l’effet que les riches ne sont pas assez taxés.

    On va reprendre ton raisonnement. Si les gens qui jouissent de moins de 50 000 $ derevenu failial annuel reôivent plsu qu’ils ne donnent et bien, c’est peut-être à eux de donner maintenant.

    Il faut aussi faire une différence entre les conpagnies riches qui ont des abris fiscaux et les familles un peu plus riches que la moyenne qui méritent leur argent et ses bénéfices.

    A part ça, un revenu familila de 100 000 – 120 000 $ pas année, ce n’est pas encoire le Pérou.

  19. Bon, hors sujet ou pas je ne peux pas ne rien dire apres le dernier commentaire de Louis-Phillipe.

    Dans la vraie vie, a l’exterieur du net, je suis comptable et je fais des impots personnels et corporatifs depuis 15 ans. J’en connait un rayon concernant les impots.

    Quand on dit que les impots au Quebec ne sont pas essez eleve, peu importe le niveau de revenu, peu importe le raisonnement a la base du commentaire il faut etre deconnecte en sacrement de la realite. Rappelons quelques statistiques:

    – Plus de 50% des quebecois ne paient AUCUN IMPOT (ce que d’ailleur Sainte-Pauline-Premiere avait dit que c’etait une preuve que le modele quebecois fonctionnait)

    – Plus de 80% des quebecois ne paient pas plus de 500$ d’impots annuellement.

    – Il reste donc seulement un peu moins de 20% de con-tribuables qui paient la totalite des impots quebecois. Ca, c’est la classe moyenne et riche les amis. Pas les pauvres et les BS.

    – Le Quebec est la province/etat la plus taxee en amerique du Nord.

    – Le taux de syndicalisation est le plus eleve au Quebec a plus de 42% (celle-la est hors-sujet mais elle fait mal…)

    Les entreprises ne sont pas plus folles que les individus. Quand vous cherchez une job, si vous avez 2 offres, les chances sont bonnes que dans des circonstances comparables vous aller prendre celle qui offre le meilleur salaire. Les entreprises font le meme choix et lorsqu’elles pensent a ouvrir une nouvelle usine, ils font le meme calcul, ils regardent pleins de choses, entre autres les impots, et comme ils sont plus eleves qu’ailleurs, leur profit est moindre. Le taux de syndicalisation, et les loi du travail pro-employes, poussent plusieurs entreprise ailleur.

    Et pout en revenir a l’echelle gauche-droite, LP, tu semble etre de gauche assez extreme !

    Je vous laisse sur un reflexion d’un sage :

    Le Quebec est riche en pauvres, et pauvre en riches.

  20. @StephanS: Bon je ne veux pas me lancer dans une discussion sans fin. Mon opinion sur le sujet est ici: Au sujet de la classe moyenne

    Aux États-Unis, par exemple, le taux de syndicalisation est passé de près de 35% il y a quelques décennies à seulement 13% aujourd’hui. Logiquement, si on suivait les arguments de la « drouate », on observerait une augmentation de la richesse de la classe moyenne et du pouvoir d’achat en général. Mais c’est exactement le contraire qui s’est produit.

    En effet, les revenus réels nets du cinquième des foyers les plus pauvres a crû de seulement 5% entre 1979 et 2002, ceux de 20% des foyers a augmenté de 15% en moyenne sur la même période. Au contraire, pour le cinquième le plus riche, la croissance a été de 48% et pour le 1% des foyers les plus riches, l’augmentation moyenne des revenus a été de près 111%. Tout ceci au même moment où la productivité augmentait de près de 53% et que le salaire moyen global, en dollars constants de 2004, stagnait de 15,24$ en 1973 à 15,23$ en 2004.

    Il y a un fort lien de causalité entre syndicalisation et richesse de la classe moyenne, ce qui n’est pas surprenant puisque la majorité de la classe moyenne est syndiquée. Prétendre que le taux de syndicalisation est trop élevé (alors que le fait que 58% des travailleurs ne soient pas protégés par un syndicat semble indiquer au contraire qu’il est trop bas) et prétendre en même temps vouloir défendre la classe moyenne est une contradiction. Chaque fois que le taux de syndicalisation diminue, la classe moyenne en souffre. Le syndicalisme est à la base de toute société avancée et équitable.

    Tu me dis de gauche extrême. Pas du tout. Je hais les extrêmes. Je suis de centre-gauche et je me considère social-démocrate. Je ne remets en question si l’État, ni la propriété privée, ni l’existence du patronat comme rôle d’utilité au sein de la société. Je suis simplement un observateur hors-pair et je constate que plus une société redistribue la richesse (prendre du riche pour donner au pauvre) mieux elle se porte.

    Pour ma part, quand je lis ton texte, je me dis que tu dois être de droite, voire d’extrême-droite, et tu dois être heureux avec un gouvernement Bush et son petit frère canadien, Stephen Harper.

    La classe moyenne stagne, voire recule depuis 25 ans alors que ça fait 25 ans que nous avons des gouvernements de droite. Il est temps de penser différemment.

    Voilà pourquoi je risque de voter NPD.

  21. Dernier commentaire ici, je vais lire ton prochain post apres.

    Tout comme toi je deteste les extremes gauche ou droite. Les extremes en politiques menent a des desastres, Hitler, Mao, Staline, Franco, celui de la Coree du Nord au nom imprononcable, la liste est longue. Tu notera que cette liste inclus des leaders d’extreme droite ET d’extreme gauche.

    Oui je suis de droite, de centre-droite. Oui je suis satisfait des gouvernements Harper et Bush. Ce qui ne veux cependant pas dire que je suis d’accord avec 100% de leurs decisions.

    Si j’etais americain je voterais McCain, et au Canada je vais fort probablement voter Harper. Malgre certaines lacunes, le gouvernement Harper a ete un bon gouvernement.

    Mais comme je dis, tu est dans le champ pas a peu pres avec « ça fait 25 ans que nous avons des gouvernements de droite. » Meme toi tu affirmes que le PQ, le PLQ et le PLC sont de centre gauche… Le PC est de centre droite, ca c’est vrai.

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