Pourquoi Québec aime Harper

Il y a quelque chose de hautement symbolique dans les actions de Stephen Harper aujourd’hui.

D’abord, comme le note Stéphane Laporte, Harper a pris une voiture pour se rendre du 24 Sussex jusque chez la gouverneure-générale pour lui annoncer son intention de dissoudre la chambre et de lancer le pays en élections. Quand on constate à quel point Harper se fout de l’environnement, voilà qui devrait confirmer le message.

Ensuite, en affirmant qu’il désire violer sa propre loi pour aller en élection parce que « le Parlement ne fonctionne pas et que son gouvernement ne peut pas faire adopter ses lois » il ment honteusement à la population, car son gouvernement ne va nulle part depuis des mois, sans direction, coupant par ci ou par là pour le plaisir de la chose.

Et finalement – le plus important – Harper s’est immédiatement dirigé vers Québec où il a tenu un discours devant une poignée de militants, vantant les soi-disant accomplissements de son gouvernement et demandant à son « coeur du parti Conservateur » dans la province de l’aider à gagner ses élections. Mais pourquoi Québec? Et pourquoi maintenant?

En fait, il s’agit peut-être de superstition ou de calcul politique. Un peu des deux, probablement. Le 19 décembre 2005, Stephen Harper lançait sa campagne électorale en grand à Québec, en promettant un « fédéralisme d’ouverture » et une place pour le Québec sur la scène internationale (ce qui n’a jamais été accompli, en passant). Par ce geste, il espérait profiter non seulement du désarroi de la population québécoise face aux Libéraux, à la suite du scandale des commandites, mais il espérait faire vibrer le profond sentiment conservateur, voire régionaliste, qui anime la région de Québec.

Bref, comme je l’écrivais il y a peu de temps, la région de Québec (et dans une moindre mesure la Beauce) est différente du reste du Québec. Traditionnellement plus à droite, plus conformiste, moins aventureuse. Elle ne vit souvent que pour détester Montréal et tous ceux qui sortent un peu du rang. Québec est le royaume du conformisme social et quiconque pourrait lui donner l’impression de lui donner la place qu’elle croit qu’elle devrait occuper dans l’Histoire obtient immédiatement tout son respect.

Le problème, comme je l’écrivais il y a déjà un an et demi, c’est que le Québec a changé trop vite. D’une société ultra-conservatrice régentée par l’Église nous sommes passés à un libéralisme moral et à une ouverture des consciences, à une liberté de l’esprit et une multiplication des possibles en très peu de temps, d’un point de vue historique. Il n’est donc pas surprenant de constater un retour du balancier, surtout chez ceux qui traînent le lourd poids historique d’une ville qui fût la capitale de tout un continent et qui a aujourd’hui la taille d’un gros village et le poids démographique de la ville de Laval. Beaucoup sont nostalgiques d’un passé idéalisé, d’une société pré-révolution tranquille, voire encore plus avant, quand Québec était encore LA ville de la province, et que Montréal n’avait pas pris encore complètement le statut de coeur financier, économique, culturel et démographique qu’elle a aujourd’hui.

N’oublions pas: Québec n’a pas connu l’extrême-pauvreté de Montréal. Elle n’a pas connu la misère sans nom que des politiques économiques de droite ont causée au début du siècle précédent. Elle a toujours été relativement épargnée grâce à son statut de ville gouvernementale, dominée par une petit élite bourgeoise canadienne-française, pouvant compter sur de nombreux emplois dans la fonction publique, notamment, et n’ayant donc pas grand chose à craindre. Québec, cette vieille capitale qui, si elle avait voté oui en 1995 nous aurait donné notre pays, a toujours vécu dans la ouate et se sent aujourd’hui dépossédée, frustrée face à un Québec qui a beaucoup avancé socialement et dont elle n’est plus le seul centre lumineux.

C’est ce sentiment de frustration et de peur à l’égard de la nouveauté et de ce qui pourrait représenter une expression culturelle dépassant son statut de parent pauvre dans le domaine (les plus grands artistes ne naissent pas souvent dans la ouate) qui précipite de nombreux citoyens de la région dans les bras du Parti Conservateur. Pour ces gens, le fait que Harper et sa clique ait coupé les vivres aux artistes est un argument EN FAVEUR du Parti Conservateur. Ils détestent la nouveauté, ils abhorrent ceux qui sortent du rang et qui semblent contaminés par le Grand « Mourial » satanique et corrompu.

S’en prendre aux artistes, aux B.S., aux pauvres, aux chômeurs, aux honnêtes travailleurs syndiqués; voilà le type de discours qui charme une population qui, n’ayant pas connu les conséquences désastreuses des inégalités sociales, se laisse charmer par le discours adéquiste ou conservateur proposant une politique plus à droite où le voleur n’est plus le millionnaire ne payant pas un cent d’impôt, mais son voisin, son semblable. Et Montréal, bien sûr. On déteste Montréal à Québec.

Voilà pourquoi Québec a autant besoin du Parti Conservateur que Harper a besoin de Québec. C’est une relation synergique où la ville assure une base électorale au parti alors que le parti offre une reconnaissance des idées vieillottes, anti-syndicales, néolibérales et revanchardes qui animent la ville. Gagnant-gagnant.

Et perdants. Perdants sont tous ceux qui croient à un Québec moderne, où on redistribue la richesse, où on valorise la culture, où on assure une égalité des chances à tout le monde et où on fait de la lutte aux exagérations du capitalisme une priorité. Perdants sont tous ceux qui rejettent ce grand retour en arrière proposé par un parti aux idées dépassées qui cherchent à utiliser une ville et sa population parfois naïve et en mal de reconnaissance.

* * *

Désormais, j’ai décidé de prendre congé de mon carnet le lundi. Alors il se peut que je ne vous lise pas ni vous réponde (ni ne puisse modérer quelques commentaires qui auraient échappé à mon contrôle). J’ai décidé de prendre cette décision pour avoir davantage de temps pour mes autres projets. À mardi!

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27 Réponses

  1. Je prends congé de blogue le lundi désormais (sauf événements hors de l’ordinaire, genre élections, attentats terroristes, émeutes, etc.). Soyez sages! 🙂

  2. Décidemment Louis, tu fais comme Duceppe, mais en pire.

    http://lequebecdedemain.dansmonblog.com/Premier-blog-b1/Ainsi-parla-Jean-Francois-Caron-doctorant-en-science-politique-et-charge-de-cours-a-l-Universite-Laval-et-a-l-Universite-du-Quebec-a-Chicoutimi-b1-p59314.htm

    Et arrête de chier sur Québec à la fin! Qu’est-ce qu’on t’a fait au juste? Ah oui, c’est parce qu’on ne vote pas comme toi. Stéphane Laporte craint seulement pour sa p’tite subvention pour son Star Cacadémie. C’est clair, net et précis en lisant son billet. Le grand spin anti-Harper de notre belle élite de la gau-gauche péquisto-artistico-intellectualo-médiatico-syndicalo-étatico-environnementeuse de Québec suicidaire, de Mouyial et de la Clique du Plateau est commencé. Heureusement, à Québec, on n’est pas dupe. Vous ne nous aurez plus jamais. C’est terminé. Game over!

  3. Texte tres interessant, je n’ai pas grands choses a rajouter. Jean-Luc Proulx tu devrais lire le texte comme il faut avant de critiquer.

  4. Je suis natif de Québec et pourrait probablement avoir lâge d’être le père du petit Lafontaine, petit Lafontaine qui avant de s’ouvrir la trappe devrait se cultiver un peu plus.

    je lui rappellerai donc qu’aux beaux jours du Parti québécois, Québec élisait autant de députés péquistes que la région de Montréal, toutes proportions gardées. Il fut un temps où Derome nous présentait comme un fief péquiste. Pour ce qui est de dormor dans l’ouate, je t’enverrai visiter la Basse-Ville, jeune homme. Tu me dira si Québec est toujours une ville bourgeoise et fonctionnaire.

    J’espère que tu utiliseras tes lundis pour te cultiver, te renseigner et tourner ta langue sept fois dans ta jolie petite gueule.

  5. Très d’accord avec vous Frank. Il y autant de mépris de la part des gens de Montréal envers la ville de Québec. Les gens peuvent changer d’opinion. Le problème, c’est que toutes les personnes qui ne votent pas comme Montréal sont automatiquement des habitants complètement arièrés selon la métropole.

    Même des châteauxx fort souverainistes sont en train de tomber. La brèche à eu lieu au Saguenay Lac Saint-Jean et je crois que ça va continuer en ce sens. Ce ne seront plus de bons Québecois 100% pure laine qui votent Bloc ou PQ… Alors Montréal dira que c’est des habitants qui ne comprennent rien.

  6. Encore à répéter tes conneries d’ignorant sur Québec?

    Btw, j’aime bien ma ville, j’aimerais bien qu’elle soit réellement à part, mais ce n’est pas la réalité. T’es dans le champ quand tu dis « et dans une moindre mesure la Beauce » quand tu parles de la différence d’une région. La Beauce a toujours été plus entrepreneuriale, plus axée sur l’économie, elle est près du marché américain aussi, ce qui l’influence.

    Et bizarrement, même s’ils sont plus à droite, ils n’ont pas connu, eux non plus (quoique de prétendre que Québec n’a pas connu la pauvreté comme Montréal… D’ailleurs, c’est quand la dernière fois qu’on a eu des politiques de droite au Québec?) la pauvreté.

    Mais la réalité, c’est que politiquement, ceux qui sont encore à part, comme les dernières élections, c’est l’île de Montréal. Et seulement l’île. Michael Fortier va probablement sauver la face de l’île à cette élection, mais sinon, on peut déjà s’imaginer que c’est pratiquement la seule région où il n’y aura pas de conservateurs élus.

    Et regardons un peu une carte des conservateurs élus à la dernière élection, tu vas te rendres comptes, si t’es capable de réfléchir, que Québec n’a pas été seule, mais pas du tout.

    Régions avec des conservateurs en 2006:
    Québec
    Outaouais
    Saguenay (x2 après les partielles)
    Beauce
    Chaudière

    Pour quelqu’un qui est ignorant et qui vient de l’extérieur, on peut croire que Québec, la Beauce et Chaudière, c’est la même chose. Mais ce n’est pas le cas. Pas plus que Montréal et sa courone.

    Que diras-tu après la prochaine élection quand Harper et ses députés seront élus dans la majorité des régions du Québec? Quelle excuse vas-tu trouver?

  7. En répétition, un texte que j’ai écrit en janvier 2007, qui sera ma réponse à tous les bloqueux de Mtl dont le statu quo est l’idéologie politique. Québec est tournée vers le monde, et Mtl gagnerait à le faire, plutôt que de regarder son nombril… Il est venu le temps de ramasser les feuilles mortes…

    Depuis 15 ans, dans ce Québec, souffle ce vent d’ouest vers l’est… La grande ville domine du haut de sa chère colline la Belle Province… C’est une grande ville à l’histoire si riche, mais laquelle depuis un certain temps répand un virus qui endort les esprits. Les lucides qui résistent en ont identifié les principaux symptômes: immobilisme, repli sur soi, refus de reconnaître le problème, fatigue, complexité intellectuelle, médiocrité, dépendance.

    Mêmes sont les symptômes de la dépression, et de certaines toxicomanies, dont l’alcoolisme. On peut constater que la révolution qui a bâti notre Québec moderne est en train de l’épuiser à petit feu. Mais la grande ville renonce à accepter le diagnostic. Elle berce dans l’illusion tranquille qu’elle s’est elle-même créée.

    Depuis peu, de la véritable capitale nationale, souffle le vent de changement. Dans ses balbutiements, il se fait fort irrégulier, tantôt chaud, tantôt froid, souvent silencieux mais quelquefois bruyant, mais transporte un antidote: l’autonomisme… Le changement y règne… Il véhicule l’optimisme, l’ouverture au monde, la simplicité, la confiance en soi et le bon-sens…

    Mais tout s’arrête aux ponts de la grande ile… Elle s’est bâtie un mur de verre, utilisant ses conglomérats médiatiques, si habiles à corrompre les esprits, pour endiguer le changement… Pour ceux-là, tous les coups sont permis… Son opinion est la seule qui sera acceptable… Rien ne peut et ne doit changer…

    Mais le vent d’est souffle maintenant tout autour… Qui sait combien de temps la bulle de verre résistera…

    Il est venu le temps de changer (pour Mtl de débloquer)…

    T@sk…

  8. La ville de Québec moins aventureuse? T’es déconnecté mon Louis!!! Faut-il vraiment être à gauche et prendre pour le Bloc-Québecois pour être aventureux? T’es un mélangé. Ouvre un dictionnaire et cherche le mot « aventureux ». C’est certain le mot qui colle le plus à la ville de Québec et tout ce que cette Ville fait pour garder son statut de ville avec le plus bas taux de chômage. Vous le voyez bien que le modèle « payer » pour les autres rapporte à Montréal… les BS s’assis sur leur Steak pendant que les autres travail… c’est ça ta vision de la pauvreté que Québec n’a pas subit? La pauvreté à Québec il y en a moins parce que justement les citoyens sont consientisés et TRAVAIL!!!! Ils attendent pas leurs foutu chèque!!! Et vous remarquerez également que les nouveaux arrivants dans la ville de Québec sont vite mélangés au monde.. ils ne se foutent pas dans des MOntréal-Nord pour foutre la marde, les radios, la télé et les journaux les poussent à se fondrent dans la masse ce qui donne des résultats « EFFICACE ». Arrête un peu de chier sur que ce qui tu connais pas!!!

  9. … »pas connu les consequences desatreuses des
    inegalites sociales… »je trouve ca tellement bien dit 🙂 Moi, je crois que c’est ce racisme economique qui est a la base de tout ce qui ne fonctionne pas rond dans nos societes. Quand les coureurs n’ont pas tous la meme chance au depart…c’est comme une societe ou certains prennent des steroides et d’autres pas. Qui sont les veritables heros ?

  10. Merci de vos commentaires. Je crois qu’il y aura encore beaucoup de place pour l’analyse du conservatisme des gens de Québec et d’essayer d’expliquer comme une région peut se placer ainsi volontairement à la traîne non seulement du reste du Québec, mais aussi de ce vent de changement qui souffle chez nos voisins du sud.

    J’ai tenté d’essayer de comprendre ce conservatisme et ce repli sur soi qui affecte les gens de Québec, mais je crois qu’il y aura place à une autre analyse un peu plus tard.

    Pour le moment, force est de constater que la droite a le vent dans les voiles dans la très vieille capitale, et ce « racisme économique », comme l’écrit Daniaile, est la cause de profonds maux et d’une dislocation du tissu social de la société.

    Mon hypothèse pour le moment est que Québec vit dans une petite bulle fermée et que grâce à son statut de ville gouvernementale lui donnant des emplois faciles, notamment dans la fonction publique, elle ne souffre pas de la dislocation sociale causée par ces mesures de droite. Elle vit dans la ouate, et elle préfère blâmer son voisin qui est pauvre plutôt que le riche qui saigne le pays.

    C’est une forme de misérabilisme intellectuel qui touche principalement une partie de la population, ces « X », qui sont souvent très peu éduqués politiquement et jaloux de la génération précédente qui a su s’organiser syndicalement pour pouvoir se donner des conditions de travail acceptables.

    J’écrirai sûrement autre chose sur le sujet après les élections, quand Harper aura gagné et pourra nous imposer davantage de cette même recette qui a échoué partout au monde, merci aux gens de Québec.

  11. Tu sais qui est misérable et fait pitié? La pseudo-élite pseudo-intelelctuelle camnadienne-française de Montréal qui refuse le changement, qui refuse de composer avec le nouveau visage du Canada, qui se terre à l’ombre de son nombril.

  12. Tu sais qui est misérable et fait pitié? La pseudo-élite pseudo-intelelctuelle camnadienne-française de Montréal qui refuse le changement, qui refuse de composer avec le nouveau visage du Canada, qui se terre à l’ombre de son propre nombril.

  13. Salut Louis, j’espère que cette fois-ci, mon commentaire réussira à se rendre, car la dernière fois ce fut impossible.. Certains commentaires qui ont été déposés précédemment rejoingnent mon opinion. Je suis né à Québec et y ai passé mon enfance, mon adolescence et les premières années de la vingtaine. Il est évident que tu ne connais pas Québec. Bon, tu dis que tu te reprendras, alors on verra!

    Le dernier billet de lutopium:Les ambitions de Stephen Harper

  14. @lutopium: Désolé que ton commentaire précédent ne se soit pas rendu. Là ça fonctionne, au moins.

    Tu sais, on a tous son passé et ses défauts. Même si tu as grandi dans ce milieu légèrement consanguin et aux valeurs conservatrices, tu as su t’élever et voir les choses différemment. Tu as été capable de dépasser ta haine des B.S. et des pauvres pour comprendre qu’il faut redistribuer la richesse grâce à des programmes de gauche. Tu rejettes les 25 dernières années de politique de droite, car tu constates que la classe moyenne stagne.

    Tu pourrais être une source d’inspiration pour les gens de Québec, si fiers de leur gros village et qui vendraient leur mère pour un peu de reconnaissance.

    En passant, je connais plusieurs personnes qui ont vécu à Québec. La fermeture d’esprit, la peur de la différence et la chasse aux B.S. n’est pas seulement une mentalité, mais une façon de vivre dans la vieille capitale.

    Ils vivent aux crochets de l’État avec tous leurs fonctionnaires reliés à l’appareil étatique et ils se sentent dans leur petite ouate. Ils se sentent parfois frustrés, mais surtout frustrés d’être une banlieue de Montréal, de n’avoir aucune vie culturelle (abstraction faite du 400e, largement financé par les gouvernements… eux qui aujourd’hui applaudissent les Conservateurs qui ont coupé les subventions aux artistes!). Ils préfèrent la facilité de s’attaquer aux plus pauvres et aux syndicats plutôt que de s’attaquer à ceux qui sont les vrais responsables des inégalités sociales.

    Ah oui, Québec. Ceux qui ont empêché le pays en 1995. Heureusement qu’on en n’a pas deux régions comme ça.

    Après l’indépendance, on devrait déménager notre capitale. Ils la méritent pas.

  15. Un peu grossier comme analyse. Ça mériterait d’être un peu plus recherché comme arguments, d’un bord comme de l’autre.

    Toutefois, j’ai toujours la même question en tête: Il y a pas mal de monde qui vote à droite dans la région de Québec (dans le cas présent). Pourquoi?

    Disons que je n’ai pas eu de réponse claire à mes question sur ce blogue, ni vraiment de piste à étudier. D’un côté on dit que parce que Québec est une ville avec un très fort pourcentage de job de fonctionnaire, d’autre part parce que Montréal abrite des cons alors personne se justifie dans ses choix électoraux. Heing?

    Même s’il s’agit d’une analyse personnelle, elle était un peu trop incendiaire pour suscité un réel débat, et c’est dommage. Mais bon, c’est tout de même clairement indiqué dans le titre du blogue, on peut pas reprocher à l’auteur d’être polémique.

  16. Montréal est plus fédéraliste que Québec, donc je ne vois pas d’où vienne les arguments des gens de Québec voulant qu’ils soit plus fédéralistes qu’à Montréal.

  17. J’avais le goût de répliquer point par point, mais tu ne fais que prouver ta profonde ignorance et ta haine de la ville de Québec.

    C’est de la haine aveugle parce que majoritairement, elle ne pense pas comme l’îlot de Montréal, la vraie forteresse de consxervatisme au Québec. C’est seulement le conservatisme de gaugauche des années 60. Le supposé « modèle québécois ».

    En plus, tu oses parler du même coup que Québec est une ville de fonctionnaire pendant que Montréal aurait toute la pauvreté, mais c’est Québec, qui a le gouvernement dans sa court arrière, qui serait ignorant politiquement.

    Ça ne se tient juste pas, donc je vais te laisser te ridiculiser.

  18. Parlant de conservatisme et de repli sur soi, je signalerai que Robert Lepage, grand créateur non conventionnel s’il en est un, est né à Québec et y crée toujours dans son espace expérimental appelé La Caserne. Le Cirque du Soleil est né à Bais-Saint-Paul près de Québec et a grandi au Festival d’été de Québec.

  19. En effet, vous êtes plusieurs personnes de Québec à défendre la droite. Mais qu’est-ce que la droite? Vivre dans un monde où les syndicats ne sont pas vraiment écoutés, la but est d’y faire le plus d’argent possible et les réformes sociales n’existent pas vraiment… Je ne sais pas pour vous mais ce monde ne m’intéresse pas. Je ne vois pas en quoi couper dans la culture, faire la guerre, alimenter les industries pétrolières et se foutre des plans pour améliorer l’environnement sont des mondes resplendissant. Je ne suis pas de Montréal, ni de Québec. Il y a bien d’autres régions dans le Québec autre que vos deux villes de merde! Ok c’est beau Québec mais vous ne regardez pas vers l’avant. Le dernier gouvernement vraiment de droite au Québec se termine en 1959 avec la mort de Duplessis. Avant ça c’est la grande noirceur… Un période que nous avons appelés ainsi justement parce que personne n’avais le droit de parole ou d’expression. La différence de l’époque c’est que les industries ont remplacées l’église!
    D’un avenir comme ça, je dit non!
    Vous êtes pour la guerre, allez-y! Engagez-vous et combattez! Cette guerre est perdue d’avance!
    Vous ne voulez pas de votre culture, balancez par la fenêtre toute votre musique, vos jeux et vos films, sans exception! Tournez vous plutôt vers votre travail et faites de l’argent pendant que votre femme vous attend toute la journée à la maison! Non mais franchement, une femme qui travail… C’est quoi ça? Pis qu’on retourne toute la gang de wong pis d’arabes che z’eux! Vous me faites vomir avec vos pensés refermés. Si vous croyez que d’être ouvert au monde est de se fier au Américains vous avec tort! De petits pays Européens avec des plans écologiques, qui ne sont pas en guerre qui sont portés vers la social démocratie, ça existe. Prenez la Suisse. Le pays le plus riche au monde. La France est très socialiste aussi. Quand je regarde au sud ou à l’ouest je vois l’image des fusils, du cowboy sur son cheval qui tire la différence. Mais en bon chrétin… Chrétien (désolé) il retourne chez lui le soir en priant le seigneur et ira au ciel en homme bon. L’Amérique moderne, pour l’instant, c’est W. Bush. Depuis 8 ans qu’il fourre sa population. Qu’il se ridiculise. Qui ne connait rien des enjeux mondiaux. Et regardez dans quel bourbier les États-Uniens sont à l’heure qu’il est. Je prédis que d’ici quelques années, vers 2012 ou 2013, ils se retourneront à gauche tellement l’économie et le néo-libéralisme les dégoûterons.

    Mon commentaire suivant sera blessant mais je n’ai pas peur de le dire publiquement, les Talibans n’ont pas tort. Ils sont en train de gagner la guerre. Nous somme chez eux à leur tirer dessus. Il réplique et en ont le droit. Ils sont extrêmistes dans leur religion. Les conservateurs le sont aussi avec le Catholicisme. Des Born-Again Christian élus et des membres de l’Opus Dei qui se présentent pour devenir député. La gauche à ses torts mais elle reste inclusive et est encore axée vers le peuple, pour le peuple.

    Alors n’ayez pas peur de vouloir réformer et faire avancer les choses au lieu de les conserver!

    Brusquez un peu, brassez la cage. Sortez du monde tout cui dans le bec. L’insécurité n’est pas si désagréable, il faut savoir quitter le nid familial parfois, vivre des expériences, visiter le monde (et je ne parle pas de monter la tour Eiffel en mangeant un hot dog). Explorer les lieux inconnus et tenter des expériences! Vous allez voir que le monde est plus beau de près que sur le net.

    Tout est beau lorsqu’idéalisé, je vous dis: vivez!
    Prenez des risques. Faites du pouce sur la route de la vie plutôt que d’embarquer dans le train, on apprend beaucoup plus, et beaucoup mieux!

    Bon… C’était mon petit éditorial!
    Si ça peut au-moins vous faire réfléchir tant mieux. N’y allez pas avec votre première impression et ne réagissez pas à chaud!

    Guy-A
    Qui ne vote pas obligatoirement Bloc, Libéral, NPD ou Vert mais qui ne votera surtout pas Conservateur!

  20. Il suffit de se rappeler les signataires de cette lettre qu’on a écrite pour souhaiter la « non bienvenue » à Sir Paul McCartney pour démontrer l’étroitesse d’esprit de l’élite « du Plateau ».

    Pour cette intelligentsia, on ressent une nécessité de résister à toute ouverture sur le monde, de peur que le Québec se place à la croisée des chemins. À Québec, il y a au moins 10 ans qu’on est passé à autre chose.

    Québec a voté pour le Parti Conservateur, pour l’Action Démocratique du Québec, et a élu Régis Labeaume. L’élite basée à Montréal y a vu un mystère. Il n’en est rien.

    La population de Québec n’est pas plus conservatrice que la moyenne des Québécois. Elle n’est pas moins fédéraliste ou indépendantiste. Elle est simplement passée à un autre niveau.

    Avec ses médias indépendants, et notamment l’absence de mafia intellectuelle, et ses faiseurs d’idées qui ne parlent pas dans la dentelle, Québec cogite sans complexes, et ose se comparer au reste du monde. Quand on regarde Montréal, on désire le changement. Et on vote pour ceux qui peuvent l’apporter.

    Ce que tout mon entourage veut, de la gauche à la droite, c’est un modèle de société qui ose se comparer aux autres nations.

    Le modèle québécois actuel, dont le « Bloc » et le « Parti » « Québécois » sont les exclusifs promoteurs, en est un de repli sur soi. Toute comparaison est rapidement dénoncée, toute modification, sémantique tant que cosmétique, est rapidement désamorcée…

    On réclame le droit de comparer le Québec aux autres nations, de critiquer le système en place, de réclamer le retour du « bon sens », enfin de réformer le Québec pour le mieux.

    Le Québec a deux choix:
    – tourner en rond (le statu quo);
    – avancer.

    Québec a choisi d’avancer. On votera pour le Parti Conservateur, car lui seul nous propose d’avancer. Le Bloc nous fait perdre notre temps… Il est venu le temps de s’en départir.

    On gagne à changer,

    T@sk

  21. […] hyperlien […]

  22. À quand ton entrer en politique? Tu possèdes déjà l’art démagogique et d’inventer des histoires pour endormir le peuple… ça, ça donne des raisons d’haïr Montréal. Mais bon, JE suis conscient que des trous de cul il y a en partout, pis du bon monde aussi.

  23. Ta thérorie ne tient pas debout. La génération de droite de la région de Québec est trop jeune pour avoir connu l’époque de « pauvreté extrême » ou bien la « société ultra-conservatrice régentée par l’Église » dont tu parles.

    Stephen Harper se fout de l’environnement? Et les Québécois sont les champions de l’environnement? Tu devrais lire « Le mythe du Québec vert » de François Cardinal.

    Et Montréal possède le « statut de coeur financier, économique, culturel et démographique » dans tes rêves seulement. Montréal n’est pas New York, Boston ni Toronto. Montréal aurait pu l’être et l’était dans les années 60, mais « you fucked it all up » avec toutes ces idées que tu défends dans ce carnet.

    Et en passant, je ne viens pas de Québec…

  24. Ainsi parla Jean-Jacques Samson:

    Fils adoptif de Québec

    Stéphane Dion est peut-être né à Sillery, mais Québec l’a renié et a adopté un autre fils, Stephen Harper, en qui elle a mis toutes ses complaisances.

    Le plus récent sondage Léger Marketing, publié vendredi, accordait 50 % des intentions de vote aux conservateurs de Stephen Harper dans la grande région de Québec, ce qui signifie un raz-de-marée auquel seule pourrait résister la députée de Québec du Bloc québécois, Christiane Gagnon, et encore. Pour l’ensemble du Québec, conservateurs et bloquistes étaient au coude à coude à 30 % des votes. Mais puisque les conservateurs ne recueillent que des miettes à Montréal, l’ouest appartenant au Parti libéral et l’est de la ville au Bloc, il faut déduire que les conservateurs sont en avance sur le Bloc québécois dans de nombreuses circonscriptions dans les régions.

    Stephen Harper est venu lancer sa campagne à Québec, hier, pour plusieurs bonnes raisons. C’est à Québec, dans la circonscription de Louis-Saint-Laurent, que tout a commencé au Québec pour le PC lorsque Josée Verner est arrivée bonne deuxième en 2004, avec 31 % des votes. Puis, en janvier 2006, après quinze années d’allégeance au Bloc québécois, Québec, Chaudière-Appalaches et la Beauce faisaient un acte de foi en Stephen Harper. Tout le Canada a été stupéfait. On parla du «mystère de Québec». Stephen Harper, beaucoup mieux traité en plus par la plupart des médias de Québec que par ceux de la métropole, encore accrochés aux clichés sur cet ancien du Reform Party et ses accointances idéologiques avec George W. Bush, a dès lors développé une affection particulière pour Québec et sa ceinture. On l’y a vu plus souvent en deux ans et demi que Jean Chrétien (pourtant un ancien de Laval!) en dix ans au pouvoir.

    Il faut avoir observé M. Harper au Carnaval de Québec, à la tête de la délégation de Calgary, ou à Saint-Joseph de Beauce, à la Saint-Jean de 2006, pour saisir à quel point le premier ministre se sent confortable et en terrain sûr dans cette partie du Québec.

    Le botté d’envoi d’une campagne électorale est important sur le plan médiatique. Il est obligatoire de faire une première bonne impression, face aux journalistes et face aux citoyens qui, pour plusieurs, porteront ensuite moins d’attention à la campagne, jusqu’au jour du débat des chefs, qui sera le prochain moment fort. Mais ce premier jour est aussi important sur le pan psychologique pour chacun des chefs de parti. Un bon directeur de tournée choisit toujours pour son chef une première sortie qui, en plus de garantir une bonne couverture de presse et d’envoyer un message fort sur les objectifs poursuivis, mettra celui-ci en confiance sur le plan personnel.

    Le bassin bleu

    On reverra sûrement M. Harper à Québec d’ici le 14 octobre, mais le chef conservateur devrait normalement faire aussi des sauts dans l’est du Québec, où des gains sont possibles, comme dans le centre de la province et peut-être en Montérégie, dans le jardin du Bloc québécois, en dehors de l’île de Montréal. En 1984, Brian Mulroney a ainsi gagné plusieurs circonscriptions dans le bassin bleu traditionnel du Québec en régions qui maintenait Maurice Duplessis et l’Union nationale au pouvoir.

    Gilles Duceppe, qui était à Québec la semaine dernière et y reviendra dès ce soir, fera aussi beaucoup de terrain entre Drummondville et les Îles-de-la-Madeleine pour sauver le plus de circonscriptions possible. Il misera sur les valeurs québécoises et mènera une campagne de peur autour de la possibilité qu’un extrémiste de droite soit cette fois majoritaire aux Communes, ce que seul le Bloc québécois peut empêcher, martèle-t-il.

    Quant à Stéphane Dion, des hurluberlus dans les coulisses du Parti libéral du Canada ont cru qu’il était capable de délivrer le Québec. Après son aussi ridicule que pathétique adresse à ses concitoyens québécois, hier matin, pour les assurer qu’il était aussi nationaliste que Gilles Duceppe, il n’a plus besoin de revenir au Québec! M. Dion aura même de la difficulté à conserver les 11 sièges du Québec de son parti aux Communes, dont 10 dans l’ouest de Montréal. La meilleure solution pour le PLC, qui a encore le scandale des commandites collé à son nom, serait de fermer boutique et de repartir sous un nouveau nom, avec évidemment un autre chef, montrable au Québec celui-là.

  25. @ Guy-A

    Une mère à la maison qui s’occupe des enfants, tant physiquement qu’émotivement, il n’y a pas de meilleure recette pour favoriser l’équilibre de l’enfant.

    La guerre: je te rappelle que nous somems la veille du 11 septembre où l’impensable s’est passé. Tu voudrais que, comme des couillons castrés, nous laissions faire les talibans?

  26. « la région de Québec (et dans une moindre mesure la Beauce) est différente du reste du Québec. Traditionnellement plus à droite, plus conformiste, moins aventureuse »

    En fait, ce qu’il y a de moins « aventureux », c’est probablement de voter pour le Bloc. En effet, en votant pour un parti qui ne peut pas prendre le pouvoir, on s’assure ainsi qu’il n’arrive jamais rien….

    « J’ai tenté d’essayer de comprendre ce conservatisme et ce repli sur soi qui affecte les gens de Québec »

    Repli sur soi? Dans une analyse démonisant le PC pour inciter à voter Bloc????
    Une des deux villes mentionnée dans ton billet de par son choix de vote s’ouvre à un pays en entier.
    L’autre ville mentionnée dans ton billet de par son choix de vote veut se cloisonner à 7 millions d’habitants.
    Laquelle des deux villes mentionnée se replie le plus sur elle-même?

    Le billet aurait pu être intéressant, s’il n’y avait pas eu jugement et condamnation de ta part avant même d’avoir procédé à l’analyse….

  27. Bonjour à tous ,
    Après avoir fait la lecture de quelque billets et ainsi constater que la discussion ne mène pas à grand chose . À part le fait de de se taper sur la gueule , je tenais donc à essayer de comprendre une petite chose.

    J’aimerais comprendre l’idée de voter pour la droite . Pourquoi vouloir mettre en place un parti politique qui se fou royalement du peuple . J’aime la politique et je lui porte un intérêt mais je vous jure que je ne réussi pas à comprendre ce phénomène ridicule de voter pour des projets antisocial.

    Je ne suis pas un Hippies de ce monde , loin de là et je comprend qu’il est absolument impossible de gouverner un pays complètement à gauche mais comment cette tendance ridicule vers la droite peut-elle avoir lieu ici au Québec ? C’est pour moi un mystère …

    Prenez le NPD par exemple . Pourquoi ce parti ne réussi t-il pas à se tailler une place dans les intentions de vote au Canada ? Pourtant ce serait à mon humble avis le choix par excellence . Ils manquent d’expérience …Ce n’est pas une raison …

    Prenez par exemple au États-Unis . C’est pas difficile de savoir qui va entrer au pouvoir . C’est sûrement le CAVE aux convictions religieuse abusive , militariste de choix qui laisse le peuple crever . Surtout pas celui qui à une conscience sociale et qui s’avère être plus honnête …. OHHHHH NON !!!!!

    La tendance vers la droite trop à droite est ridicule et jamais je ne réussirez à comprendre et acquiescerai à une mentalité aussi âge de pierre . Je veux de beaux programmes pour l’environnement , pour les familles , pour le sport , la culture ,la scolarité. Je veux aussi une petite place pour le CASH bien sûr puisque si nous voulons ces programmes ,nous avons besoins de Cash . Ça je le comprend !!!!

    Bref , sur ce , je vous souhaite bonne journée et bonne élections . Votez pour ce que vous croyez le mieux … Vive la démocratie .

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