S’inspirer de Nantes et de ses tramways

La ville de Nantes, en France, a laissé tombé le tramway dans les années cinquante, tout comme à Montréal. Capitulation devant le maudit char, dont le règne sans partage semble néanmoins désormais achever, à cause du pic pétrolier.

Ainsi, pendant qu’à Nantes on construit un tramway ultra-moderne utilisant l’air comprimé comme moyen de traction en replacement de deux voies sur un boulevard très passant, à Montréal on vit dans le passé en dépensant des millions pour une rue Notre-Dame pour les chars. Une autoroute urbaine avec une belle piste cyclable sur le cà´té pour s’attraper un succulent cancer des poumons en pédalant à cà´té de huit voies de chars et de camions. Du béton, du bitume, des feux de circulation, et des chars. Tout ça, alors que le prix du pétrole va continuer de monter et que la demande pour des transports en commun n’a jamais été aussi forte. Je ne sais pas ce qu’ont consommé nos élus à Montréal et Québec, mais ils ont manqué le tramway, et pas à peu près!

En effet, on aurait très bien pu s’inspirer de Nantes et laisser la Notre-Dame à deux voies de larges, mais utiliser l’espace disponible pour construire un tramway partant de Pointe-aux-Trembles (un secteur très mal desservi par le transport en commun) vers le centre-ville, passant par les quartiers très populaires de Tétreaultville, de Hochelage-Maisonneuve, Centre-Sud. Un tramway qui t’emmène au centre-ville en vingt-minutes, trente au maximum, et qui fonctionne à l’électricité. Ça, c’est le futur. Ça, c’est écologique.

Mais non, à Montréal et au Québec, on préfère le béton et le bitume. On vit dans le passé, on construit de nouvelles autoroutes en plein champ alors que des centaines de milliers de citoyens n’ont pas accès à des services de transport en commun respectables.

Montréal, Québec, individualisme, vieilles idées. à€ quand le renouveau?

Vite, un projet sur les rails!

17 Réponses

  1. Ce qu’on ne mentionne pas ici, c’est que les tramways en France sont devenus des moyens de pression.

    De ce que j’ai vu à Caen, c’est qu’à chaque fois qu’il y a une manifestation ou une grève quelconque, ils vont paralyser le réseau de tramways.
    Résultat: Tu peux avoir l’équivalent d’une semaine à une semaine et demie par mois où tu dois te trouver un moyen alternatif d’aller à l’école ou au travail. (Sans compter que les trains électriques aussi peuvent être bloqués par un des nombreux « mouvements sociaux » des employés de la SNCF…)

    De plus, les tramways demandent l’embauche de plus de conducteurs. Tous syndiqués si employés municipaux. Ça donne encore plus de poids et de force de frappe à des leaders syndicaux parfois violents.
    On peut difficilement automatiser un tramway alors que ça pourrait se faire plus simplement dans un métro où on peut mettre des dispositifs anti-suicides plus efficaces.

    Les tramways viennent nuire à la circulation automobile en ville et ils ne sont que très rarement en service 24h/24.

    Pour le moment, je suggère à la ville d’étudier la possibilité de capter plus des biogaz du dépà´toir Saint-Michel pour pouvoir fournir en méthane de nouveaux autobus qui pourraient fonctionner au méthane.
    http://www.sciencepresse.qc.ca/dossiers/miron.html
    La hausse du prix du carburant devrait inciter l’administration montréalaise à regarder dans cette voie, comme Trois-Rivières et Sherbrooke y pensent déjà d’ailleurs.

    Et pourquoi pas justement financer aussi l’automatisation du métro (éliminer les conducteurs) et améliorer la sécurité des passagers avec les mêmes économies que cela produirait.

  2. Excusez-moi, je me rends compte que je dois me relire. Je fais des fautes et je répète des bouts de phrases.

    J’espère que mon commentaire est néanmoins intéressant.

  3. Ok, on va s’empêcher de construire des tramways parce que peut-être qu’un jour il y aura une grève qui va peut-être les bloquer.

    Et on va s’empêcher de manger de la viance parce que peut-être elle sera un jour infectée.

    Et on ne sortira pas dehors à cause des UVA et UVB.
    Et on ne boira jamais d’alcool à cause des risques de devenir alcoolique.
    Et on ne fera pas l’amour à cause que peut-être qu’il y a 0,000001% de chance de pogner une MTS avec un condom.
    Et on n’écrira plus sur internet; ça peut favoriser l’arthrite!
    Et on ne réfléchira plus; on peut attraper une migraine!
    On ne se baignera plus dans les lacs; il y a peut-être des coliformes fécaux!
    Et on ne travaillera plus: il peut y avoir un hold-up.
    Et on ne fera plus d’enfants; ils peuvent être trisomiques!
    Et on ne fera plus rien du tout.

    Les tramways viennent nuire à la circulation automobile en ville

    C’est exactement ce qu’on souhaite: diminuer la place de l’hostie de char partout. Et vraiment, vous devriez vous informer avant d’écrire ce genre de trucs.

  4. Wo-wo… Faut pas partir en peur !

    La circulation automobile est nécessaire en ville. On peut pas vouloir la proscrire comme ça sans que ça vienne nuire à l’économie et à la société urbaine.
    Tous ne restent pas sur l’île toute l’année, tous ne peuvent pas compter sur l’autobus ou le tramway pour effectuer de la livraison, etc.

    Si on veut augmenter la concentration de population sur l’île ou pire, faire fuir les entreprises, il n’y a rien de mieux.

    Et quand je viens dire, « nuire à la circulation automobile », c’est qu’il faut s’imaginer que le tramway, ça prend de la place aussi et ça n’amène pas nécessairement autant de gens du même coup. On n’aide pas une ville en lui créant un bouchon de 30 km parce qu’on a éliminé deux voies supplémentaires pour des tramways et des autobus. On augmente même la pollution atmosphérique en gardant les voitures sur la route plus longtemps, à l’état stationnaire.

  5. Nuire à la circulation automobile, ça peut être aussi nuire aux services de protection civile:

    http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2008/07/20080704-051600.html

  6. Et pourquoi les personnes ne vivant pas en ville mais y travaillant ne prendraient pas le transport en commun eux aussi? Si les services d’autobus dans les banlieues était convenables, on aurait pas besoin de grossir les autoroutes et les bouchons diminueraient d’eux-mêmes.

  7. @Olivier

    Tu expliques bien pourquoi tant de gens préfèrent la voiture en banlieue: « Si les services d’autobus dans les banlieues était convenables »…

    Il existe des services d’autobus pour les banlieues (pour la Rive-Sud de Montréal, ils vont jusqu’à Saint-Hyacinthe) mais ils sont souvent lents et ils ne vont jamais directement où il faut aller.
    Ils ne répondent pas tous au besoin d’une partie de la population (qui travaille de nuit, qui doit partir tà´t le matin).
    Ils sont souvent bondés de monde en période de pointe (midi et soir).
    Ils sont moins susceptibles que les tramways d’être soumis à des moyens de pression en provenance du syndicat mais ça peut arriver.

    C’est une vraie problématique quand tu es devenu dépendant aux transports en commun, que tu as fait le choix de ne pas conduire de voiture jusqu’en ville, mais que tu n’as pas accès à un service fiable et accessible quand tu en as le plus besoin.

    La raison est souvent qu’ils appartiennent à un pouvoir public. Les sociétés de transport doivent toujours quémander plus d’argent aux trois paliers de gouvernements car ce n’est pas que les utilisateurs qui paient pour ce service mais l’ensemble des contribuables montréalais, québécois ou canadiens (qui n’ont pas tous accès au service disponible dans telle région ou dans telle ville).
    Les divers gouvernements n’ayant jamais autant d’argent à mettre que chaque organisme public en voudrait, les gestionnaires coupent quelque part.
    Les services offerts ne font donc, bien souvent, que se dégrader (jusqu’à une prochaine grosse subvention momentanée).

  8. Dans la dernière élection partielle de Pointe-aux-trembles, le printemps passé, la candidate adéquiste avait proposé quelque chose de semblable pour relier l’Est de l’île au réseau de métro et au centre-ville…

    http://www.avenirdelest.com/article-203471-Le-temps-est-venu-doffrir-un-service-adequat-aux-citoyens-de-PAT-Diane-Bellemare.html

  9. @Mathieu: Si le candidat adéquiste a vraiment proposé un tramway du centre-ville vers l’est au lieu du projet débile de la rue Notre-Dame, et bien bravo! Ça démontre que l’ADQ n’est pas seulement à l’image de son chef!

    à€ moins, bien sûr, que le but n’était que de charmer un peu les gens! 😉

    @Mathieu Demaers: J’ai l’impression que tu fais une fixation sur les syndicats. Pourtant, je vais te le dire moi, si davantage de gens étaient syndiqués le monde irait beaucoup mieux, serait beaucoup plus démocratique et plus en paix.

    Ceci dit, je ne comprends pas comment tu peux justifier l’utilisation des automobiles à Montréal. Y en a trop, tout le monde le dit, et la seule solution est un investissement massif dans la transport en commun afin d’améliorer le service et de réduire le coût à payer par les utilisateurs.

    Une première ébauche de solution serait d’augmenter les impà´ts des très grandes fortunes, qui profitent bien souvent du réseau routier, indirectement, afin de financer le transport en commun. On devrait également arrêter de subventionner les industries et les imposer davantage.

  10. En fait, on planifie élargir Notre-Dame à une autoroute urbaine de béton à 3 voies dans les deux sens, avec des viaducs pour permettre une circulation piétonnière. Si on remplaçait cette voie supplémentaire par 2 voies de tramway, cela désengorgerait Notre-Dame des voitures de Pointe-Aux-Trembles qui doivent se rendre au centre-ville. D’autres alternatives existent aussi (métro, par exemple), mais je trouve le tramway intéressant, car ça ouvrirait une voie alternative au métro sur la ligne verte pour les gens qui veulent un accès à la Rive-Sud.

    Pour les moyens de pression sur le tramway, je pense que les gens d’ici comprennent que c’est se saborder soi-même. Je ne crois pas qu’au Québec, on ferait ça très très souvent. Surtout qu’à Pointe-Aux, ça n’a pas tendance à bien apprécier. Je donne un exemple simple: la voie vers le Casino de Montréal, pourtant un moyen de pression qui me semble idéal, n’est pas bloquée plus d’une ou deux fois par année.

    On remarque une demande accrue pour le transport en commun. L’embauche de nouveaux employés qui tiennent un emploi de qualité est aussi un autre avantage du tramway. Ça rapporte plus à l’économie du Québec d’avoir un tramway Bombardier fonctionnant à l’électricité d’Hydro que d’avoir dix voitures japonaises qui roulent sur du pétrole importé d’Arabie Saoudite par British Petroleum.

    Petit rappel: le métro de Montréal ne fonctionne pas 24h/24. La nuit, les mécaniciens travaillent d’arrache-pied à l’entretien des wagons (entre 2h et 5h30). L’autobus, qui a un moyen de locomotion similaire au tramway, roule plus longtemps que le métro.

    Donc en désengorgeant partiellement Notre-Dame (pas autant que la 3e voix, qui est un projet extrêmement impopulaire dans le coin) et en offrant un transport en commun efficace et moderne, je pense que la ville y gagnerait beaucoup et que la population appuierait le projet.

    P.S. Le dépotoir Saint-Michel ne peut fournir plus de biogaz. En vérité, le collectif qui exploite l’ancienne carrière Miron doit répondre à un quota de 25 MW (Joules par seconde, c’est donc une mesure de vitesse d’apport en énergie) issu par la Régie de l’Énergie. Comme l’hiver, les bactéries effectuant la digestion anaérobique sont moins actives et que cela n’a pas été calculé dans l’appel d’offre, Gazmont (le collectif exploitant l’ancienne décharge) doit enrichir les biogaz générés avec du gaz naturel et a converti certaines de ses chaudières pour fonctionner au mazout lourd. La digestion anaérobique est une technologie efficace, mais limitée, en cour de recherche (surtout en Allemagne) et ne peut vraiment pas répondre à des besoins en électricité et en carburant de transport. Gazmont ne peut même pas fournir, via digestion anaérobique, son quota à H-Q et doit recourir à du gaz naturel et de l’essence brut. On ne va pas lui demander d’alimenter des bus en plus ^^.

    D’ailleurs, la STM fait pas mal de projets intéressants. Les autobus hybrides, l’emploi de biodiésel et bientà´t, le tramway de CDN (qui est vraiment pas sécuritaire, mais bon…), la STM n’est pas vraiment en restes.

  11. J’habite à Nantes depuis peu et, n’ayant ni permis de conduire ni voiture, je suis bien contente d’avoir les tramways et les bus pour me déplacer dans ma ville. D’accord, il faut faire abstraction du manque de ponctualité des bus (ce n’est clairement pas le Japon), mais en général le réseau fonctionne bien.
    En plus, le tramway ne présente que des avantages (seuls les automobilistes trouvent quelque chose à redire).

    @Mathieu
    Le métro parisien ne fonctionne pas 24 heures / 24 non plus.
    Les personnes en fauteuils roulants ou ayant des difficultés à se déplacer, les personnes accompagnées d’enfants ou les touristes avec leurs bagages (et tout le monde en fait) se passeraient bien de ces dédales souterrains escarpés.
    Je ne dis pas qu’on doit supprimer le métro, mais ce n’est pas nécessairement le transport en commun idéal.

    Quant aux bouchons, pas besoin d’un tramway pour en avoir (ils ne construisent pas un tramway sur les autoroutes de Los Angeles à ce que je sache).

    Par ailleurs, étant originaire de la banlieue parisienne, je sais ce que c’est que les grèves dans les transports en commun qui empêchent les habitants de la périphérie de Paris de se rendre à l’université ou à leur travail dans la capitale (par exemple). Je reconnais qu’il y a plein de choses à améliorer : plus de véhicules en heures de pointe, moins de problèmes techniques et de grèves.
    Mais je pense que c’est une question de mentalité et les Québécois ne se comporteront peut-être pas comme les Français (j’espère pour eux en tout cas !).

  12. @andrinca

    Juste l’installation d’ascenseurs et l’élimination de la marche entre le wagon et l’embarcadère et le métro de Paris pourrait déjà être mieux adapté aux besoins de tous les passagers.
    Pourquoi ça change pas ? Manque de fonds publics ? Immobilisme ?

    @Belz

    J’ai fait une plainte auprès d’employés de la SNCF pour les guichets automatisés dans les gares de Paris qui n’acceptent que les cartes bancaires françaises (« cartes bleues »), ce qui crée de longues files d’attente devant les guichets avec des gens derrière (parce que tous les étrangers n’ont pas leur carte bleue).
    Ils m’ont dit que je pouvais me plaindre de ce que je voulais, ça a toujours fonctionné comme ça et ça restera comme ça.

    Louis, tu as souvent parlé d’un grand complot international mêlant Juifs israéliens-Américains-Capitalistes. Pourquoi est-ce que tu ne dénonces pas plutà´t et concrètement les syndicats et syndiqués qui font pression sur les pouvoirs publics pour maintenir artificiellement des emplois là où il ne devrait pas en avoir (ici tout comme en France) ?

    Combien de millions ainsi économisés pourraient aller pour traiter mieux et plus vite des malades ? Ou en éducation ? Combien de nouveaux travailleurs pour d’autres secteurs plus cruciaux pourraient-ils y avoir ?

    @Manx
    Mon hic est sur les emplois de qualité… payés par l’ensemble des Montréalais et peut-être aussi de tous les Québécois même non-bénéficiaires.

    J’en étais passé à devoir défendre le métro mais mon point de vue est essentiellement qu’il ne faut pas nuire aux automobilistes et aux camionneurs pour redonner à autre moyen de transport. (Que cela soit complémentaire et le moins nuisible possible – à ce que je sache, le métro n’empêche pas les gens à la surface de circuler normalement…)
    Si les gens achètent des voitures et les utilisent, c’est qu’il y a une raison (gain majeur de temps, nécessités liées au travail, etc.).

    Ce que l’on doit viser, c’est donc simplement de donner une option de plus. Et elle doit être la plus indépendante que possible des pouvoirs publics (qui peuvent lui retirer des fonds dans l’avenir et la négliger), voire tâter le terrain pour déterminer si une initiative privée serait possible du début à la fin.

    Cette alternative doit être la plus moderne (automatisée, éprouvée) possible et la plus loin possible des syndicats sinon ces deux raisons seront vite une des causes faisant que cette alternative coûtera chère et qu’elle risquera d’être paralysée souvent.

  13. En tant que Montréalais, je comprends l’importance de la voiture, mais je crois que le tramway est une solution complémentaire efficace, elle aussi. On ne parle pas de transformer des rues déjà existantes en rails de tramway. On parle plutà´t de transformer un projet d’ajout de deux voies d’automobiles par deux voies de tramway. La circulation automobile n’y perd qu’aux virages, très rares sur Notre-Dame. Les citoyens y gagnent qu’ils ont accès à une alternative au sud de Sherbrooke (moins chère à construire qu’un métro dont il faut se débarasser des kilotonnes de terre excavées, et cette fois, je crois qu’on en a assez des îles de la Rive-Sud) et un lien Pointe-Aux – Centre-Ville.

    D’ailleurs, les citoyens de la rive Est, dont je fais partie, s’expriment librement contre une augmentation de la circulation automobile sur la rive sud. C’est notre accès au fleuve et la qualité de la rue Notre-Dame, déjà relativement excécrable, que l’on perd. On planifie même de cacher l’autoroute derrière des murs coupe-son, tellement ce sera laid et bruyant. C’est quelque chose que les citoyens ne veulent pas au point qu’on voudrait le leur cacher, alors qu’un tramway serait probablement une source de fierté et de satisfaction de la part des résidants des quartiers du sud-est.

    Donc, en sortant des autos de la rue Notre-Dame en offrant une alternative aux citoyens de Pointe-Aux, le tramway désengorgerait en fait les rues. Probablement moins que 3 voies d’autoroute, mais cela permettrait à une autre alternative de se former et d’être fonctionnelle, ainsi que de satisfaire les citoyens des quartiers environnants. C’est ce qu’ils demandent, c’est ce qu’ils veulent et c’est efficace.

    Je crois que la solution publique actuelle est très fonctionnelle, et que mon travail est dans l’hà´tellerie en ce moment. Je sais de quoi a l’air un syndicat, et en ce moment, ils sont jusqu’à maintenant bien plus posés que leur réputation ne leur accorde. Le pire: je suis affilié CSN, qui a pourtant la réputation la pire. J’en ai entendu des vertes et des pas mûres à leur sujet, mais pour l’instant, je ne les ai pas encore expérimentées ^^. Pour l’instant, ils représentent bien les travailleurs et la totalité sont satisfaits de leur travail (ce qui est très rare, je sais).

    P.S. Aucun gouvernement sérieux, dans les 30 prochaines années, ne peut négliger une nouvelle initiative de transport en commun à Montréal. C’est politiquement impossible.

  14. @Mathieu Demers:

    Louis, tu as souvent parlé d’un grand complot international mêlant Juifs israéliens-Américains-Capitalistes.

    Huh??? J’ai parlé de ça, moi? O๠ça, exactement? SVP, ne me fais pas dire n’importe quoi!

    Pourquoi je ne dénonce pas les syndicats? Parce qu’ils sont utiles, nécessaires, essentiels! Parce que sans eux, on écouterait tous les gens qui ont ton idéologie et ce serait encore une fois la classe moyenne qui écoperait. Partout où les syndicats sont forts la classe moyenne est forte et partout où ils sont faibles la classe moyenne est faibles. Les syndicats, c’est la classe moyenne et le maillon fort du tissu social.

    S’attaquer aux syndicats comme tu le fais est, à mon humble avis, la meilleure façon de contribuer à l’appauvrissement collectif et aux inégalités sociales.

    Un Québec plus largement syndiqué serait non seulement un endroit où il fait mieux vivre mais également serait une société plus démocratique et à la la population plus riche.

  15. « S’attaquer aux syndicats comme tu le fais est, à mon humble avis, la meilleure façon de contribuer à l’appauvrissement collectif et aux inégalités sociales.

    Un Québec plus largement syndiqué serait non seulement un endroit où il fait mieux vivre mais également serait une société plus démocratique et à la la population plus riche. »

    C’est ton opinion personnel. Dans la réalité de notre monde, les syndicats et leurs revendications souvent déconnectées sont des raisons qui font fuir des entreprises, même celles qui offrent déjà de bons salaires.

    Le récent cas d’Aleris (http://www.cyberpresse.ca/article/20080718/CPACTUALITES/80718265/-1/CPACTUALITES) :

    «Quand tu gagnes 24 $ l’heure et qu’on te demande une réduction de salaire de 10% ou 20%, eh bien ! va donc voir ailleurs avant de refuser. Si t’es si fin, essaie donc de te trouver une autre job aussi bien payée. Moi, je dis que quand les affaires vont bien, t’es bien payé. Quand les affaires vont mal, c’est normal de se serrer les coudes. Ça ne s’appelle pas rentrer à genoux. Ça s’appelle être flexible. Puis quand les choses reprennent du mieux, tu renégocies ton salaire à la hausse»

  16. Sauf que les affaires n’iront jamais mieux. On demande à des travailleurs de chez nous d’être « compétitifs » avec des petits Chinois payés 0,50$ de l’heure ou des Mexicains à 3-4$ de l’heure.

    Et 24$, c’est pas un gros salaire. à€ peine la classe moyenne. Qu’on arrête donc un peu de s’en prendre à la classe moyenne.

  17. C’est clair qu’en exigeant une diminution de salaire de 10 à 20%, Aleris cherchait à fermer la boutique. 10 jours de lock-out ont suffi, preuve qu’ils avaient d’autres plans ailleurs. Un lock-ou géré adéquatement peut durer bien plus longtemps que cela.

    « Le professeur associé de l’UQAM Michel Grant, qui a derrière la cravate des années d’observation des relations du travail, signale qu’un lock-out ou une grève, «c’est un geste d’espoir qui a pour but de faire bouger la partie adverse. C’est si rare que le lock-out soit si rapidement suivi d’une fermeture que la question se pose : tout était-il décidé d’avance?» »

    Je partage cet avis, personnellement, surtout que le syndicat était prêt à négocier pour des coupures dans les coûts de 3.2 millions déjà dans sa proposition. Mais comme l’on voit, dans ce cas-ci, c’est pas la faute du syndicat, mais simplement d’un employeur qui avait déjà pris sa décision.

    Le syndicat moderne en est un qui se doit d’être connecté à la situation du milieu où il travaille. Cela lui permet d’aider adéquatement ses employés et de le faire en partenariat avec l’employeur. Le problème n’est pas le syndicat, c’est la déconnection.

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