Bonne Saint-Jean aux (vrais) Québécois!

(Un client que je vois régulièrement depuis près de deux ans arrive à la caisse…)
– Bonjour! (sourire)
-…
– Ça va? (sourire)
-…
– Avez-vous besoin d’un sac avec ça?
– …
– Avez-vous besoin d’un sac avec ça? (regard dans les yeux)
– I don’t speak french.
– Avez-vous besoin d’un sac? (je prends le sac, et le pointe en terminant ma phrase, de sorte que même un idiot aurait compris ce qu’est un sac, peu importe la langue)
– I don’t speak french.
– Avez-vous besoin de la facture? (je prends la facture, et la lui montre en la secouant)
– I don’t speak french.
– Bonne soirée monsieur, et bonne Saint-Jean! Bonne fête du QUÉBEC!
– …

Bienvenue à Ville dans Saint-Laurent, dans le merveilleux Québec anglicisé de tous ceux qui se dépêchent de répondre en anglais aux immigrants et qui leurs enlèvent ainsi toute nécessité (ou même tout désir) d’apprendre notre langue.

Bienvenue dans le Québec du futur, où on vous regarde avec de gros yeux et comme si vous descendiez de la lune parce que vous parlez français.

Bonne Saint-Jean aux vrais Québécois, c’est-à -dire tous ceux – peu importe leur origine – qui sont conscients de notre responsabilité culturelle et linguistique et qui se respectent assez pour refuser de parler anglais, que ce soit au travail, chez des amis, ou n’importe où sur le territoire du Québec!

à€ vous tous, je vous lève mon turban!

Et pour les autres, comme l’écrit Akakia, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes:

Pas de problème sous le ciel bleu fleurdelysé du Québec puisqu’il n’y a que le maire de Hérouxville qui ressort désorienté de ce constat très savant. Puisque la « crise des accommodements » (sic) sort des bureaux des médias qui ont monté l’affaire en épingle. Puisque le Parlement de Québec a décidé de garder son crucifix au-dessus du trà´ne (tout un gain !). Puisque les Canadiens français forment le peuple le plus bonasse et intellectuellement le plus paresseux du monde et qu’ils attendent tout bonnement de noyer leur chagrin, bien assis sur leur caisse de 24 devant le feu de la Saint-Jean, sans nourrir d’appréhension pour le lendemain.

Dormez, surtout, continuez de dormir! Nous sommes en train de disparaître, mais, surtout, continuez de dormir!

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31 Réponses

  1. Au moins, tu persistes à leur parler français.

    Les gens sont trop contents de pratiquer leur anglais à la première occasion. C’est ça le problème. Ça envoie donc un message très contradictoire.

    Le fiancé travaille à ville Saint-Laurent et le peu de fois que je suis allée le rejoindre à son travail, j’étais complètement dépaysée. C’est fou pareil. Y’en a qui dorment encore au gaz…

    Personnellement, je ne fête pas la Saint-Jean cette année… et ça fait quelques années que c’est comme ça. Ça me tape trop sur les nerfs d’avoir l’impression d’être entourée de plein de souverainistes d’un jour. Si seulement ils l’étaient pour vrai. Bien sûr, dans le lot, il y en a mais… bon.

    Je n’ai pas regardé cette année qui chantait aux deux fêtes… Je ne veux pas me fâcher pour rien 😉

  2. Ça a l’air pas pire le 24 au parc Maisonneuve, avec Loco Locass, Normand Bratwhaite, Zachary Richard, France D’Amour, Anik Jean, Alfa Rococo, Raà´ul Duguay, Samian, Johanne Blouin, Musa Dieng Kala et Paul Cargnello.

    La seule chose qui risque (encore) de se passer, c’est une foutue version italienne de Dixie d’Harmonium, Câline de blues joué en créole, J’entends frapper en portugais…

    C’est rendu qu’on ne peut même plus avoir une seule soirée par année pour nous, pour célébrer ce que nous sommes, notre culture, nos valeurs.

    La dernière fois que j’y étais allé, c’était en 2005, et j’avais trouvé ça d’une nullité … Faut dire que c’était aussi l’année où Loco Locass et les Cowboys Fringants avaient privatisé la Saint-Jean en faisant payer le monde sur l’île Sainte-Hélène alors au parc Maisonneuve y avait juste des plus vieux. Mais le show… mauvais.

    Ce soir je vais regarder le spectacle de Québec sûrement. Avec Bélanger, ça va être bon. Avec Bélanger, c’est toujours bon. Eux, au moins, là -bas, ils sont capable de se respecter de chanter leurs chansons en français, ciboire!

  3. J’avoue que je l’ai eu sur le coeur, moi aussi, en 2005. Tu n’exagères pas quand tu dis qu’ils avaient privatisé la Saint-Jean.

    Sauf que de l’autre cà´té, il manque de variété à la Saint-Jean, dans le choix des artistes. Il y a autre chose que ceux qu’on voit à chaque année.

    Il y a une fête alternative au parc Molson aussi ce soir… avec des groupes comme Fleurdelix et les Batteux Slaques. Personnellement, je n’y serai pas parce que je les ai vus déjà très souvent et que je suis vraiment crevée de ma fin de semaine… mais ça peut valoir le détour.

    Il paraît que c’est toujours bon à Québec. Le problème par contre avec Québec, c’est qu’ils avaient voté NON au référendum 😛

  4. J’étais un grand fan de Loco Locass avant. Mais quand ils ont participé à la privatisation de la Saint-Jean, j’ai complètement décroché. Moi aussi je l’ai encore sur le coeur!

    Quand tu dis « le » problème à Québec, tu dois vouloir dire « un des problèmes »!

    Mais rendons à César ce qui appartient à César: la Saint-Jean, c’est à Québec que ça se passe. à€ Montréal, c’est surtout rendu de petites fêtes de quartier sans envergure et un spectacle au parc Maisonneuve qui se termine à 22h30 (a-t-on idée de faire terminer un spectacle de la Saint-Jean si tà´t? N’importe quel peuple qui se respecte a son spectacle jusqu’aux petites heures!)

    Nous constatons ce que sera le Québec de demain, anglicisé, fragmenté, ethnicisé. Ce n’est qu’un début, malheureusement!

  5. @ Belz.

    Je suis allé à Montréal pas plus tard que l’été passée et j’étais entré dans un casse-croûte où la caissière était unilingue anglaise. Je lui ai quand même parlé français par amour propre, quitte à faire des signes pour qu’elle me comprenne. Elle a eu de la chance que je ne quitte pas les lieux, car elle aurait fait son deuil de mon hamburger et surtout de mon argent. Ce n’est pas normal qu’on ait du mal à se faire servir dans notre langue sur tout le territoire de notre pays. Il y a des jours où je me demande vraiment si les francophones sont toujours les propriétaires du Québec. Grâce à ça, je suis revenu à Québec encore plus souverainiste qu’avant mon départ. I speak english when I go in Ontario and in the United States. Il me semble que c’est clair à comprendre.

    @ Noisette sociale.

    «Le problème par contre avec Québec, c’est qu’ils avaient voté NON au référendum.»

    Aaaaaaaaaaaaaah!!!!!!!

    Voici les résultats comté par comté du référendum de 1995 en Beauce et dans la grande région de Québec (Rive-Sud inclue) (Source: quebecpolitique.com):

    Beauce-Nord: OUI à 44,63% et NON à 55,37%

    Beauce-Sud: OUI à 42,46% et NON à 57,54%

    Bellechasse: OUI à 47,15% et NON à 52,85%

    Charlesboug: OUI à 53,20% et NON à 46,80%

    Charlevoix: OUI à 56,64% et NON à 43,36%

    Chauveau: OUI à 54,50% et NON à 45,50%

    Chutes-de-la-Chaudière: OUI à 60,06% et NON à 39,94%

    Frontenac: OUI à 53,02% et NON à 46,98%

    Jean-Talon: OUI à 48,01% et NON à 51,99%

    La Peltrie: OUI à 54,75% et NON à 45,25%

    Lévis: OUI à 56,54% et NON à 43,46%

    Limoilou (devenu Jean-Lesage): OUI à 51,90% et NON à 48,10%

    Lotbinière: OUI à 50,10% et NON à 49,90%

    Louis-Hébert: OUI à 53,01% et NON à 46,99%

    Montmagny-L’Islet: OUI à 44,89% et NON à 55,11%

    Montmorency: OUI à 57,56% et NON à 42,44%

    Portneuf: OUI à 54,32% et NON à 45,68%

    Taschereau: OUI à 59,05% et NON à 40,95%

    Vanier: OUI à 55,24% et NON à 44,76%

    Ce qui veut dire que sur les 19 comtés que compte la grande région de Québec (Rive-Nord, Rive-Sud et Beauce), il y a eu 14 comtés qui ont voté OUI et 5 comtés qui ont voté NON. Tu as donc une moyenne régionale de 52% pour le OUI et de 48% pour le NON. Même si on s’attendait probablement à plus de notre part, la région de Québec a voté OUI en 1995 et elle n’a pas voté en intégriste comme l’ont fait des comtés bourrés d’anglophones dans le West Island. Comme Québec comptait aussi 2% d’anglophones et 3% d’allophones qui, comme ailleurs au Québec, ont voté NO WAY à 95%, le OUI a donc fait 58% dans la population francophone de Québec, soit à peu près la moyenne nationale.

    Alors, d’où vient ce foutu mythe montréalais, si persistant 10 ans plus tard, voulant que Québec ait voté NON, hein? De Jean-Talon, la haute-ville de Québec, qui a voté effectivement NON à 52% et de la Beauce (56%), de Bellechasse (53%) et de Montmagny-L’Islet (55%). Mais Jean-Talon n’est pas Québec. C’est juste un quartier de la ville où réside une bonne partie de la minorité irlandaise de Québec, juste le quartier qui compte la population la plus vieille au Canada. La Beauce vote toujours NON. Voilà pour l’explication du mythe. Je n’ai pas de réponse pour Bellechasse et Montmagny-L’Islet, mais à voir les résultats, on peut déduire que la Rive-Sud est plus fédéraliste que la Rive-Nord.

    En tout cas, bonne Saint-Jean tout le monde! VIVE LE QUÉBEC LIBRE!

  6. Salut Belz

    toi qui n’aimes pas cette euphorie du moment anti-Chine et pro-Tibet, tu aimeras sans doute ce député socialiste du PS français.

  7. ici en Outaouais se faire répondre en anglais c’est la norme mais quand je vois qu’à Montréal c’est rendu aussi pire qu’ici la question qui me vient à l’esprit c’est combien de temps nous reste-il avant la fatale-similation. J’ose espérer jamais mais la paresse Québecois ou le réflexe d’avoir été asservit trop longtemps joue contre nous

  8. @Guillaume Lamy: Je ne sais pas; disons que je ne suis pas du genre pro-Chine ou anti-Tibet pour autant. Je suis pour le gros bon sens…

    @Y-man: Ça me surprend que l’Outaouais soit si anglicisée que ça. Mais, vois-tu, à mon avis là est tout le problème: le monde ne se rend pas compte à quel point l’anglais est présent (et gagne du terrain à Montréal!).

    Le monde dans leurs régions, au Saguenay ou en Gaspésie, pour eux il n’y a en a pas de problème de langue. Ils ne comprennent pas ce qu’on leur dit. Ils devraient venir faire un tour dans nos coins pour voir à quel point l’heure est grave!

    Bonne Saint-Jean!

  9. depuis 5 ans il y a beaucoup d’anglais qui traversent à Gatineau parce que le prix des maisons est beaucoup moins cher qu’à Ottawa (25 à 35 %), il y a certain coin de Gatineau ou les dépanneurs ou ça parle français sont inexistants. Je suis parti de Montréal il y a 12 ans et jamais je ne me suis fait parlé en anglais sur la rue Mont-Royal, aujourd’hui il semble que ça arrive de plus en plus c’est triste parce qu’une fois que Montréal sera majoritairement anglophone je pense que le reste va suivre tranquillement

  10. J’ai une question concernant ton pseudo, qui je trouve, fait pas mal anglophone avec le Z à la fin… D’où ça t’es venu?

    Et en passant, je t’ai répondu sur mon blogue concernant le truc pour ajouter une image de signature à la fin des billets.

  11. Salut Renart,

    Belz est le diminutif de Belzébuth, qui a toujours été mon pseudo sur internet depuis des temps… irrévérencieux!

    Merci pour la signature. J’avais le bon code; je savais juste pas où le mettre. J’aurais sûrement fini par trouver, mais tu m’as sauvé une bonne heure (ou deux!) de niaisage!

  12. 24 juin. Cette date revient régulièrement dans mon journal. Pas d’abord en tant que Fête des Québécois mais en ce qu’elle me rappelle chaque année l’anniversaire de mon avortement subi en 1976. 32 ans aujourd’hui! Je suis toujours triste à la St-Jean Baptiste parce je me suis fait avorter de l’homme que j’aimais pour lui faire plaisir. à€ 17 ans, ça été mon véritable premier chagrin de femme. Ce 24 juin me rappelle aussi le début de mon agonie des jours suivants alors que j’expulsais au fond de mon lit et sans le secours de personne les restes de ma grossesse. En 3-4 jours, je suis devenue autre; la légèreté m’a alors abandonné pour de bon. Je pense à ce petit être que j’aimerais bien connaître aujourd’hui et qui aurait 31 ans! Il me semble que je l’aurais aimé assez pour m’en occuper correctement si j’avais eu l’environnement qu’il fallait. Cette fameuse journée est gravée en moi. Il est venu me chercher avec son gros Newport bleu; il était grave et muet; il avait hâte de se débarrasser de moi. Il m’a attendu dans le stationnement de l’hà´pital Montreal General. Tout était fermé le 24 juin mais à cet hà´pital, on y pratiquait des avortements en anglais. Je n’en parlais pratiquement pas un mot à l’époque. Dans une grande salle mal éclairée, on était une vingtaine de jeunes femmes assises en cercle. Il m’a semblé que nous étions majoritairement francophones lors des échanges avec les infirmières anglophones. Toutes les filles avaient l’air malheureux. Puis mon tour est venu. J’ai suivi l’infirmière dans une petite salle et la suite est floue. Je me souviens seulement qu’à la fin, on a installé 2 serviettes sanitaires cà´te à cà´te dans ma culotte! Puis je l’ai rejoint et il était impatient et il roulait vite sur le chemin du retour. Devant la porte, il a cassé avec moi. J’avais le cÅ“ur doublement brisé. Il a quand même consenti à revenir me chercher un peu plus tard pour assister à un concert ‘en amis’.
    En nous y rendant, je suis allée acheter une caisse de bière à sa demande pendant qu’il restait bien assis dans son char. Je me souviens encore du poids de ces 24 bières. Au concert, il n’a cessé de tourner autour de ma meilleure amie. Elle aussi a aujourd’hui dans son sac quelques malheureux souvenirs de cette nature. Comment me suis-je tenue sur mes jambes ce soir-là ? Mon corps venait de subir une violence dont je portais seule l’immense secret. Cette violence, je la mesure pleinement maintenant que j’ai vieilli et perdu tout espoir de fertilité. Lui, j’ai mis deux autres années à l’oublier. Mais je pleure encore ce petit innocent. J’aimerais lui parler, le prendre dans mes bras et lui dire combien je regrette. Un autre Québécois absent à cause de la lâcheté et de l’égoà¯sme d’un homme qui ne voulait pas prendre ses responsabilités. Je mettrais ma main au feu que la majorité des avortements actuels au Québec sont le fait de situations dans lesquelles les femmes ont affaire à des hommes qui refusent de devenir adultes et d’assumer les conséquences de leurs gestes. Comment expliquer autrement que nous détenions un taux de natalité si faible? Beaucoup d’hommes québécois ne pensent qu’à leur plaisir. En tout cas, je me demande si le père de cet enfant absent a une pensée pour lui de temps en temps, spécialement aujourd’hui…

  13. Merci de la réponse, et de rien pour l’aide!

  14. @katerinarctic: Merci pour ce commentaire touchant. Mais, sais-tu, je ne suis pas toujours certain que de faire venir au monde un enfant sans père soit la meilleure chose à faire. Si j’avais à choisir entre l’avortement et mettre au monde un enfant qui partirait désavantagé dans la vie, je crois que personnellement je choisirais l’avortement. Mais bon, je ne suis pas une femme, alors…

    @Renart: 🙂

  15. @Jean-Luc Proulx

    Le vote du NON à Québec n’est pas un mythe montréalais. Revenez-en à Québec de la méchante Montréal déconnectée du vrai monde! Écoutez autre chose que les grandes gueules de la radio locale et lisez un peu les analystes politiques! Oui, on peut dire que la région de Québec a voté majoritairement en faveur de la souveraineté en 1995. Mais à 52%, ce n’est pas une victoire, c’est l’explication première de la défaite du camp souverainiste.

    Ce n’est pas compliqué: il fallait que les Québécois d’origine canadienne-française (ou les Québécois francophones, si vous préférez!) votent OUI à proportion de 63%. Cela incluait évidemment la région de Québec!!! C’était évident que Westmount voterait en bloc contre, et que le projet souverainiste n’interpellerait pas les immigrants qui fuient souvent leur pays parce que des nationalismes et des tensions ethniques leur gâchent la vie!

    La région de Québec, c’est la région de la Capitale Nationale, s’il me faut le rappeler! (Et pour moi, ça n’inclut pas la Beauce!?) Normalement, c’est la région qui bénéficierait le plus de l’accession du Québec à sa souveraineté. Alors pourquoi a-t-elle voté OUI à seulement 52% (ce chiffre est douteux, il me semble que ce soit plus tout de même)? Parce que toutes les grandes gueules de la radio ont mangé du péquiste pour déjeuner, sans personne pour leur répliquer. Et aussi un peu beaucoup parce que les ténors du PQ ont trop pris pour acquise cette région. Ça allait de soi que Québec serait pour! Mais non! Il y a toute une gang de morons qui, jaloux des fonctionnaires syndiqués de la haute-ville et crinqués par un animateur populiste voyant la menace socialiste arriver, ne voulaient rien savoir. Et ils sont plus nombreux maintenant, merci à l’ADQ et à un autre animateur populiste plus jeune!

    On a perdu le référendum par quelques milliers de voix, et je dirais que la très grande majorité de ces voix manquantes auraient dû venir de la région de Québec, oui. M. Proulx, regardez les chiffres des comtés montréalais, les francophones y ont fait leur part. Et comme vous dites, la Beauce, pour je-ne-sais-trop-quelle-raison, a toujours plus résisté.

    Résultat, 13 ans plus tard, un autre mythe émerge: la souveraineté est morte, les Québécois en n’ont jamais voulu et on prend pour preuve des sondages à la méthodologie douteuse. Aujourd’hui les « 35% d’appuis à la souveraineté » que certains aiment brandir cachent au moins deux vérités: premièrement, de la même manière qu’en 1995, cela prenait 63% des voies francophones pour faire un OUI majoritaire, il faut faire la distinction entre vote francophone et non-francophone pour mettre la pression où il faut, sur les francophones; deuxièmement, les sondages récents portent sur la croyance que la souveraineté se fera, pas sur l’appui à la souveraineté; troisièmement le sondage dont parle le Devoir est pan-canadien! La dernière fois, si je ne m’abuse, les Québécois d’origine canadienne-française ont appuyé le OUI à hauteur de 60% (plutà´t que 63% qu’il aurait fallut). C’est une majorité très nette chez les Canadiens-français du Québec! C’est de ça que Parizeau voulait qu’on se souvienne en parlant de « nous » et des votes ethniques. Aujourd’hui, je crois qu’on peut raisonnablement dire, que c’est 42% des Québécois qui appuieraient la souveraineté, donc probablement encore plus de 50% de ceux d’origine canadienne-française. Ne vous laissez donc par berner par les fédéralistes et autres autonomistes trop contents des déboires du camp souverainiste!

    (En passant, je vis à Montréal depuis huit ans. Avant cela, je résidais à Québec. Le comté de Jean-Talon, je connais…)

  16. Rectification:

    Je viens de ressortir mes notes de l’époque. Selon mes calculs du 30 septembre 1995, il fallait que 59% des francophones ou 61% des francophones nés au Québec votent OUI pour atteindre la majorité.

    Pour faire le calcul maintenant, ça prendrait d’autres chiffres, puisque l’immigration a continué de gonfler le nombre de néo-Québécois et que le taux de natalité des canadiens-français du Québec n’a pas augmenté, si ce n’est que lors des deux dernières années. Il y a de fortes chances que ça prenne maintenant une plus grande majorité chez les francophones. Et plus on attendra, plus cette majorité devra être grande. Jusqu’au jour, où même si 80% des Québécois d’origine canadienne-française le voulait, la souveraineté ne serait plus faisable. Mettez ça dans votre pipe, ceux qui sont « contre les accommodements raisonnables » et contre la souveraineté tout à la fois!

  17. Bonjour!

    J’habite un arronddissement où l’industrie textile va bon train. Il y a ici beaucoup de personnes d’origine libanaise (et autre pays musulmans), haà¯tienne, de divers pays de l’Amérique latine et du Mexique. L’an dernier, je travaillais dans un arrondissement où l’anglais était plutà´t prédominant. Cette situation tend à se généraliser à Montréal et aux environs.

    Il est très difficile, voire la plupart du temps impossible de traviller en français à Montréal. Les nouveaux arrivants doivent se taper l’apprentissage de deux langues et s’ils ont des professions, s’attendre à ce qu’on fasse l’impossible pour ne pas les intégrer. On en fera des concierges, ouvriers/ères de manufacture, n’importe quoi. Surtout les médecins et infirmiers/ières. Ce qu’on a vu à la télé, ce printemps, est la triste réalité. Bureaucrassie, dédales adnministratifs, pertes de temps, multiplication de la même démarche, délais, c’est hallucinant. Puis, refus d’emploi, discrimination.

    En parcourant le site du Ministère de l’Immigration, accessible à tous, on verra que pour économiser, le recrutement se fait dans les pays où le français est déjà langue d’usage, au moins parlé. On cherche aussi des capitaux et chacun le sait, un fort taux de natalité. Il n’y a pas des tonnes de pays correspondant à ces critères. Pays d’Afrique : Maroc, Algérie,, le Liban, bref, un portrait très islamiste de l’immigration. Dans ces pays, plus on a d.enfants, mieux c’est une famille de six ou sept est une petite famille. Ici, avec les allocations en plus, c’est la manne (exemple biblique tellement approrprié).

    On cherche des professionnels/les et on en reçoit en masse d’Europe, mais qui deviennent ici laveurs/ses de vaisselle.

    Pour ma part, je n’accepterai jamais de tolérer la discrimination entre les femmes et les hommes, pas plus que celle entre les couleurs ou la taille ou l’orientation sexuelle, etc. La religion est experte en manipulation idéologique. Les gens au pouvoir préfèrent la chair à canon et les gens peu éduqués servant docilement à reproduire les conditions pour la pérennité des conditions économiques et politiques de l’exploitation dont une poignée profite. Plans national et international.

    Je trouve tellement à vue de nez toutes ces personnes qui parlent de tolérance (colère retenue en est le véritable sens, souvent confondu avec le mot respect, tout autre) et de bien connaitre ces religions pour mieux comprendre et accepter ces gens. Ça fait bien de se dire ouverts, alors qu’en réalité, on se ferme à la réalité sordide de gens qui veulent l’imposer ici. Une accptation de toutes les différences, c’est accepter toutes les viiolences. C’est en soi de la violenece et de la haine.

    Je connais assez bien ces religions. Mêmes racines : juifs, puis chrétiens, puis, islam. Égalité femmes-hommes. Élimination de la discrimination qui consiste à traiter différemment les personnes sur la base de leur appartenantce ou orientation sexuelle, etc. Ne peut s’insérer dans ces droits : la religion, qui les contredit!

    On ne parle pas de croyances diverses en tout ce qui peut sécuriser les gens. Je ne comprends pas l’attitude, mais tant qu’elle ne fait de mal à personne et respecte les droits fondamentaux, si cela peut aider quelqu’un à aimer, vivre, donner du sens à sa vie, parfait pour cette personne.

    Autour de moi, tant chez mes voisins que chez mes amis personnels, une petite planète. Des gens venus ici pour un meilleur avenir et qui ne comprennent pas que tant de Québécois et nos gouvernements sabordent ainsi notre pays et des droits si chèrement « acquis ». Je constate chez plusieurs anciens immigrants, devenus aussi québécois que moi, la montée d’une haine, de jugements à l’emporte-pièce, d’une certaine discrimination, de l’utilisation de l’article défini LES pour décrire des portions entières de planète. Ça me fait d’autant plus mal que je comprends ce qu’ils veulent dire. Ils se sont battus pour venir ici, arrachés de leur pays, famille, communauté, et vienennt ici, se battent pour parler français et bien des Québécois leur parlent anglais (ou espagnol). Ils venaient souvent de pays machistes et apprenaient à partager les tâches, à abndonner les rà´les stéréotypés féminins et masculins. Pour rien?

    Bonne fête (où la diphtongaison « fight ») nationale à toutes celles et ceux qui construisent notre pays en français langue commune(ce qui n’interdit pas la connaissance d’autres langues) dans le respect des droits de la personne, et ne le sabordent pas.

    C’est aussi sur les deux blogues ou j’écris.

    Zed

  18. @ Martin Beaudin-Lecours.

    Comme je l’ai dit plus haut, Québec n’a pas voté en intégriste en 1995. Voici les comtés intégristes: D’Arcy-McGee (NON à 96%), Robert-Baldwin (NON à 90%), Mont-Royal (NON à 87%), Saint-Laurent (NON à 83%), Notre-Dame-de-Grâce (NON à 87%), Westmount-Saint-Louis (NON à 85%), Jacques-Cartier (NON à 91%), Pontiac (NON à 87%) et Nelligan (NON à 82%). Sérieusement, Québec a été très soft comparativement à ces 8 comtés MONTRÉALAIS et à ce comté (Pontiac) de l’Outaouais. Ce sont les régions de Montréal, de l’Outaouais et de l’Estrie qui ont voté NON. Ce sont ces 3 régions qui devraient se regarder dans le miroir avant d’accuser Québec de tous les maux de la Terre. C’est drà´le, mais à chaque fois que Québec sort les chiffres dans la face de Montréal, Montréal cafouille et ne sait plus quoi dire. C’est tellement le fun à voir.

    «Écoutez autre chose que les grandes gueules de la radio locale et lisez un peu les analystes politiques!»

    La différence majeure qu’il y a avec vous, c’est que nous, à Québec, on a donné l’animation de nos radios à des professionnels qui ont étudié dans le métier. On n’a pas donné ça par défaut à des p’tits humoristes à 0,05$ qui se pensent bien drà´les mais qui, en fait, ne le sont pas pantoute. Je suppose que ça vous sécurise de voir les mêmes personnes à la télé le soir que vous entendez à la radio le matin. Et puis, pourquoi EUX ont le droit de déclarer publiquement pour qui il vote aux élections, alors que VOUS refusez ce même droit à NOS professionnels de la radio, hein? Deux poids deux mesures! Ça a toujours été ça avec Montréal. Est-ce parce que nos professionnels de la radio ne pensent pas comme vous et vos p’tits humoristes à 0,05$ même pas drà´les qui sont aussi animateurs de radio, hein?

    «La région de Québec, c’est la région de la Capitale Nationale, s’il me faut le rappeler! (Et pour moi, ça n’inclut pas la Beauce!?)»

    La Beauce fait partie de la région de Chaudière-Appalaches qui est la Rive-Sud de Québec, au même titre que la Montérégie est la Rive-Sud de Montréal (l’insultant 450 que vous leur donner pour les ridiculiser, parce qu’ils ont le malheur de ne pas vivre sur cette île bénie des dieux qu’est Montréal (c’est quoi cette guerre de codes régionaux, au fait?)).

    «Normalement, c’est la région qui bénéficierait le plus de l’accession du Québec à sa souveraineté.»

    Comme si je ne le savais pas.

    «Alors pourquoi a-t-elle voté OUI à seulement 52% (ce chiffre est douteux, il me semble que ce soit plus tout de même)?»

    J’ai arrondi.

    «Parce que toutes les grandes gueules de la radio ont mangé du péquiste pour déjeuner, sans personne pour leur répliquer.»

    C’était au PQ de ne pas se laisser manger la laine sur le dos. Par contre, il faut écrire vite ce que tu viens d’écrire, car Jeff Fillion a déjà dit qu’il voterait OUI si le PQ était un parti qui partagerait les mêmes idées que lui sur l’économie et qui ne coucherait pas avec les syndicats et les autres lobbys de groupes sociaux protecteurs des BS et défenseurs de l’impà´t. Ou quelque chose du genre. En passant, j’écoute le FM 93,3 et non CHOI-FM, quoique j’aie appuyé cette station contre le tout-puissant CRTC. Maintenant, c’est au tour de TQS d’être sauvé de ce même tout-puissant CRTC des griffes des obscurs frères Rémillard, petits-fils d’un faiseux d’élections dans les années 1950. Au fait, rien qu’à te lire, je comprends mieux le «mystère Québec».

    «Il y a toute une gang de morons qui, jaloux des fonctionnaires syndiqués de la haute-ville et crinqués par un animateur populiste voyant la menace socialiste arriver, ne voulaient rien savoir. Et ils sont plus nombreux maintenant, merci à l’ADQ et à un autre animateur populiste plus jeune!»

    Peut-être que cette gang de morons (merci le cave!) voulait aussi se venger du PQ pour n’avoir rien fait pour sauver les Nordiques plus tà´t cette même année de 1995. C’est prouvé aujourd’hui que le PQ aurait pu faire quelque chose, grâce à la correspondance secrète entre André Joli-Coeur et Marcel Aubut au printemps 1995, correspondance secrète dévoilé en avril par Sylvain Bouchard, l’animateur du matin au FM 93,3. Personnellement, si j’avais eu le droit de vote en 1995, j’aurais voté OUI. Si il y a du monde qui ont voté NON pour se venger du PQ, je trouve ça assez stupide et innocent. Au fait, oui les gens de Québec écoutent de la radio et oui ils écoutent de l’opinion, mais ce ne sont pas des cruches vides que l’on doit remplir à chaque matin. Ils sont suffisamment capables de faire la part des choses dans les informations qu’ils ont à leur disposition et se faire une opinion éclairée et c’est aussi mon cas.

    Je suis d’accord avec toi qu’il faut faire l’indépendance le plus tà´t possible, mais ce n’est pas avec les cruches vides très influençables qui vont donner une majorité au PLQ aux prochaines élections que ça va se faire. On a un gouvernement artificiel libéral à Québec et il est populaire plus que jamais, alors qu’il ne fout rien. On a deux oppositions productives, travaillantes et qui proposent des nouvelles idées, mais ces oppositions sont mal-aimées. Trouve l’erreur dans ce que je viens d’écrire! Personnellement, j’en suis rendu à un point tel où je pense qu’il faudrait faire comme le Kosovo, soit présenter une Déclaration unilatérale d’indépendance nationale à l’Assemblée nationale et se torcher avec la Constitution canadienne et surtout avec la Loi illégale, illégitime, anti-constitutionnelle et anti-démocratique de la «clarté référendaire» de Stéphane Dion. Un troisième référendum nous ferait encore perdre de l’argent, de l’énergie et du temps précieux. J’en suis convaincu.

  19. @Jean-Luc Proulx

    Alors M. Proulx vous pensez que je ne sais pas quoi dire face à vos chiffres? Mon premier commentaire était plutà´t long et éloquent me semble. Mais allons-y, même si je ne prétend pas représenter tout Montréal comme vous le suggérez!

    Primo, on s’en fout que les comtés de l’ouest de l’île de Montréal aient voté à 85% contre la souveraineté. Ce sont des circonscriptions comptant à peu près aucun francophone, au cas où vous l’ignoriez! C’était prévisible et ça ne changera jamais. J-A-M-A-I-S. Ça s’adonne que partout où l’anglais gagne en importance, partout on préfère rester dans le Canada. Suffit de regarder la carte de divers résultats électoraux pour constater que tout le long de la frontière sud du Québec, dont en Beauce, mais aussi en Outaouais, ainsi que dans le Montréal anglophone, on est majoritairement pour le statu quo constitutionnel. Ça ne sert à rien de sortir ces autres chiffres pour dédouaner Québec et encore casser du sucre sur le dos de Montréal, le nouveau sport local à Québec en l’absence des Nordiques! Ceux qu’il faut convaincre, ce sont les francophones qui trouvent toutes sortes de raisons pour ne pas appuyer le OUI, dont leur haine bien à la mode envers les syndicats et les fonctionnaires. Les anglophones et les allophones, c’est perdu d’avance, c’est cela que ce « mythe montréalais » dit!

    Ce qui doit changer aussi, c’est l’attitude de petit village se crissant de tout, surtout si ça vient de Montréal. Heille, cet hiver, une fille de Québec m’a même dit que je n’avais pas d’affaire à m’intéresser au 400e parce que je suis Montréalais! Faut-tu être épaisse? J’ai vécu à Québec toute ma vie, mais là , comme je suis montréalais depuis huit ans, je suis un étranger qui n’est plus le bienvenue!? Je lui demandais pourquoi les gens de Québec étaient déjà en train de démolir le 400e avant même qu’il ne commence. Une fête pour leur ville, financée par les gouvernements du Canada et du Québec en plus! C’est quoi cette attitude à la con? On chiâle qu’on a jamais de bonbons, mais quand ils arrivent on fait la fine bouche? C’est à n’y rien comprendre.

    La question des médias est pas mal complexe, mais je peux dire que je n’écoute la radio que le matin pour me réveiller avant d’aller travailler, et c’est la première chaîne de Radio-Canada. Les bouffons qui beuglent le matin, comme au Zoo du FM-93 puis La Jungle à CHOI dans le temps, ça me tape sur les nerfs. Alors, les humoristes qui sévissent à Montréal, je ne les ai entendus que malgré ma volonté, dans un dépanneur ou un autobus. Quant à la télé, je m’en suis débarrassé l’été dernier tellement c’est devenu de la merde! TVA et TQS, je n’ai jamais été capable, même du temps où je demeurais à Québec. Les faits divers rapportés avec insistance par leurs services de nouvelles -ce qu’ils appellent fièrement des nouvelles locales- je m’en bât les couilles. Et je m’en battais aussi les couilles quand je demeurais à Québec. Alors je m’informe sur Internet, et avec la radio de Radio-Canada, et je lis mes journaux la fin de semaine, La Presse, fédéraliste, et Le Devoir, souverainiste. Tout ça pour dire que si votre seule source d’information est la radio de Québec, ne venez pas donner de leçon sur la qualité de l’information à Montréal, qui est au moins plus diversifiée puisqu’il y a les médias anglophones et les médias francophones, chacun dans leur monde. Bref, Québécor et Gesca, les radios pop-rock animés par Véro et des humoristes je les ai loin aussi. Mais je lis, je m’informe, je ne fais pas que répéter ce que j’entends à Tout le monde en parle, que je n’écoutais de toutes façons plus après le passage de Mailloux.

    Il n’y a pas un bloc de gens uniformes à Montréal. Le Plateau ne domine pas toute la région. Déjà il y a l’Ouest des anglos et l’Est des francos (et des pauvres). Faudrait arrêter de penser que les Montréalais complotent contre les régions et se prennent pour des demi-dieux. Venez faire un tour plus souvent plutà´t que de dire que ça pue, que c’est infesté de gangs de rue, que la ville croûle sous les demandes d’accomodements raisonnables et autres grandes conneries relayées par vos grandes gueules à la Fillion. Les Montréalais francophones comptent sur les régions pour les appuyer dans leur lutte pour la survivance du fait français dans la métropole. Mais, il semble que beaucoup de francophones en dehors de Montréal ne comprennent pas ça!

    Fillion, je l’ai entendu dire avec dédain qu’il ne mettrait jamais les pieds à Montréal. Comme par hasard, je l’ai aussi entendu tenir le même genre de propos que vous sur les humoristes qui animent à la radio montréalaise. Un autre de mes meilleurs chums, qui demeure depuis toujours à Québec et qui a toujours aimé écouter Arthur, m’a répété la même chose. Ne venez pas me faire croire que le populisme des animateurs de radio de Québec ne fait pas de petits! De loin, vous avez l’air encore plus embrigadés que ceux que vous dénoncez comme « la pensée unique »!

    Pour revenir au sujet, la défaite du camp souverainiste lors du référendum de 1995 est, oui, en grande partie imputable au faible appui du OUI dans la région de Québec. Québec aurait dû appuyer la souveraineté à un taux semblable au Saguenay/Lac-Saint-Jean! Au moins à 60%! Prétendre que c’est un autre mythe montréalais, c’est se boucher les yeux tout en répétant les préjugés qui semblent trop souvent servis à la radio de Québec. Et le gros problème avec ces grandes gueules de la radio de Québec, et même de celles qui animent des lignes ouvertes à TQS et TVA à Montréal, c’est qu’ils font leur pain et leur beurre en chiant sur les péquistes, mais qu’ils sont pas mal moins virulents avec les autres partis. Je pense que les sondages actuels le prouvent! S’il y avait eu au moins une grande gueule à Québec qui s’était dite en faveur de la souveraineté, la défendant corps et âme, ça serait déjà moins pire. Le cas de Fillion qui dit qu’il voterait OUI si le PQ était l’opposé du PQ, ça ne compte certainement pas!

    Et ça vient dire qu’on accorde seulement le droit de dire ses opinions politiques qu’aux représentants des médias montréalais! Ça c’est un beau mythe qui vient de la radio de Québec, pauvre victime du complot plateauiste! André Arthur n’a jamais fermé sa gueule pourtant! Et Fillion? à€ ces deux-là , on a retiré leurs micros, certes, pas à cause de leur opinions politiques, mais à cause de leur niveau de langage et de leurs attaques sans retenues envers certaines personnes! Ce n’est certainement pas le PQ qui avait le pouvoir d’influencer le CRTC, un organisme fédéral s’il faut aussi le rappeler! La triste vérité est qu’actuellement, ceux qui sont contre la souveraineté ont toutes les tribunes, ou presque.

    En dernier lieu, je vous suggère une piste de réflexion en passant: qui a intérêt à montrer que les médias traditionnels forment un bloc à la pensée unique si ce n’est les médias qui se se vendent en se disant alternatifs ou « pirates »?

    P.S. Belz le sait, mais j’aime le ressortir de temps en temps quand je sens qu’on va m’accuser d’être un partisan péquiste fini: j’ai été candidat adéquiste dans Jean-Talon en 1998.

  20. Dans ce débat j’aurais plutà´t tendance à être d’accord avec Martin, pour la raison bien simple que Québec est la future capitale de notre nation et qu’un vote pour le OUI à 52% est plus que décevant de la part de ses résidents.

    Je crois que la plupart des comtés à forte majorité francophone de la région de Montréal ont fait mieux.

    Petite anecdote aussi sur l’espèce de ressentiment malsain de la part des gens de Québec. En janvier 2003 j’étais allé y jouer un tournoi d’échecs, et le premier soir j’arrive, je me présente à mon adversaire, je lui dis, tout sourire, que je viens de Montréal, le plus simplement du monde. Il me regarda alors d’un drà´le de sourire en coin en disant: « Ah, tu viens de Mourrrrial! ».

    J’avais déjà écrit un billet au sujet de ce complexe d’infériorité-supériorité des gens de Québec sur UHEC, mais je ne le retrouve pas.

    Ceci dit, Jean-Luc, je dis ça sans vouloir t’insulter. Individuellement, je n’ai rien contre les gens de Québec. Mais j’ai rencontré beaucoup trop de gens de Québec qui ont de quoi contre moi pour la seule raison que je viens de Montréal. Et ça, je trouve ça ridicule.

  21. Je suis dans le fameux « West Island » et je dois te dire que je travail fort pour propager cette belle lamgue qu’est la nà´tre. Souvent on me parle en anglais dans les différents ommerces et bien je ne me laisse pas intimider, et je continu de parler ma langue qu’est le FRANÇAIS!.. Il devrait être obligatoire au Québec de parler FRANÇAIS quand on décide de partir en affaire! Tu veux un commerce? pas de problèmes,alors tu dois parler français et t’assurer que ton personnel sois lui aussi en mesure de parler Nà”TRE lamgue, le français! Voilà point final!, non il n’y a pas de petits astérix dans le contrat stipulant que 2 employés sur 3 doivent parler français ou encore que un minimum est acceptable, non il n’y a rien de ça dans le contrat, ce que le contrat dit c’est « VOUS DEVEZ PARLER LE FRANÇAIS ET VOUS ASSURER QUE VOTRE PERSONNEL AUSSI LE PARLE ». Non mais cé quoi l’affaire! Quand est-ce qu’on va arrêter d’avoir peur! Et affirmons-nous..

    Et je signe, Une vrai Québécoise… 😉

  22. hé boy
    vous me rendez pas fier d’être québécois vous autres.

  23. Beauce-Nord: OUI à 44,63% et NON à 55,37%

    Beauce-Sud: OUI à 42,46% et NON à 57,54%

    Bellechasse: OUI à 47,15% et NON à 52,85%

    Charlesboug: OUI à 53,20% et NON à 46,80%

    Charlevoix: OUI à 56,64% et NON à 43,36%

    Chauveau: OUI à 54,50% et NON à 45,50%

    Chutes-de-la-Chaudière: OUI à 60,06% et NON à 39,94%

    Frontenac: OUI à 53,02% et NON à 46,98%

    Jean-Talon: OUI à 48,01% et NON à 51,99%

    La Peltrie: OUI à 54,75% et NON à 45,25%

    Lévis: OUI à 56,54% et NON à 43,46%

    Limoilou (devenu Jean-Lesage): OUI à 51,90% et NON à 48,10%

    Lotbinière: OUI à 50,10% et NON à 49,90%

    Louis-Hébert: OUI à 53,01% et NON à 46,99%

    Montmagny-L’Islet: OUI à 44,89% et NON à 55,11%

    Montmorency: OUI à 57,56% et NON à 42,44%

    Portneuf: OUI à 54,32% et NON à 45,68%

    Taschereau: OUI à 59,05% et NON à 40,95%

    Vanier: OUI à 55,24% et NON à 44,76%

    ON S’EN TAPE !!!!
    Vieux chiffres qu’on regarde depuis 13 ans comme la photo d’une ex qui nous a crissé là .. j’en ai marre des souveranistes passéistes.. le discours est usé et complètement dépassé, déconnecté, anal. Changez de disque !
    Et j’en ai ma claque des nationalistes qui définissent le québec par la qualité de sa laine..
    Ça dérape. L’histoire ne nous a donc rien apprit ?
    La majorité a toujours peur de la minorité..
    les anglais ont voulu assimiler des franco canayens
    les francos canayens ont voulu assimiler les amérindiens (tout croche)
    les amaricains ont presque assimilé les canayens
    et maintenant, c’est autour des francos-québécois d’avoir
    la majorité.. mais on répète les mêmes erreurs de réflexion que
    toutes les majorités de l’Histoire.
    Tout le monde se plaint, tout le monde a peur..

    soupir.

  24. Ah, pis c’est toujours la faute à Mourial.

  25. c’est autour des francos-québécois d’avoir
    la majorité..

    !?

    Le Québec est majoritairement francophone depuis toujours! Mais les francophones n’ont pas souvent eu le pouvoir en conséquence: ils ont été conquis! Ce n’est que récemment qu’ils ont pris leur destin en main et il faut que ça continue!

    C’est bien que tous les Québécois ne pensent pas tous pareil, ne « votent pas en intégristes » comme dirait l’autre, mais le fait est qu’une minorité de francophones a empêché et empêche la majorité de francophones d’avoir ce qu’ils veulent, un pays francophone qui a plus de contrà´le sur ce qu’il veut faire ou pas.

    Vous êtes tannées d’en entendre parler ? C’est toujours ce que disent sont qui sont contre la souveraineté. Ben, j’ai des petites nouvelles: c’est pas fini! La meilleure façon de plus en entendre parler et de passer à autre chose, c’est de voter OUI la prochaine fois! Sinon, c’est d’attendre à peu près 50 ans, et là même si la majorité des Québécois francophones le voulaient, ils ne pourraient plus.

  26. Moi aussi j’ai tiqué à cette expression… C’est quoi un « franco-Québécois »? Un Québécois est de facto un francophone puisque la langue officielle du Québec est le français. Nous sommes majoritaires sur notre très petit coin de pays, mais nous sommes largement minoritaires et menacés, surtout à Montréal!

  27. @ Martin Beaudin-Lecours.

    On va régler tes inepties et préjugés à mon égard sur le champ:

    1) Je n’ai jamais écouté André Arthur et, honnêtement, je n’ai jamais compris pourquoi les gens de Portneuf l’ont plébiscité comme député fédéral en 2006.

    2) J’écoutais Robert Gillet le matin et, quand je pouvais, l’émission que co-animait Stéphane Gasse et Andrée Boucher de 2002 à 2005.

    3) J’écoutais Jeff Fillion dans l’autobus scolaire et c’étais un peu par obligation, puisque le chauffeur et les fiers à bras qui s’assisaient à l’arrière faisaient partie de ses fans.

    4) Depuis, j’écoute le FM 93,3 revampé avec Sylvain Bouchard le matin, Martin Pouliot le midi et Gilles Parent au retour. Une équipe solide, efficace et qui a fait ses preuves pour nous livrer l’information locale, nationale et internationale. La radio-poubelle pour salir des réputations, c’est du passé. Notre radio est maintenant contestataire et beaucoup plus respectueuse des idées contraires à celles des animateurs. La même chose est arrivée à CHOI-FM avec Denis Gravel le matin, Stéphane Dupont le midi et Stéphane Gasse au retour. Mais, je n’écoute que le FM 93,3. Au souper, j’écoutais TQS et le soir, c’est le Téléjournal de Radio-Canada. En passant, je lis le Journal de Québec (les analyses de Jean-Jacques Samson, de Joseph Facal, de Benoît Aubin, de Richard Martineau sont intéressantes) et je vais également sur le site du Média Matin Québec pour lire Michel Hébert et sur Cyberpresse pour les analyses de François Bourque et des autre chroniqueurs (mais pas André Pratte). Alors oui, je diversifie mes sources d’information.

    «S’il y avait eu au moins une grande gueule à Québec qui s’était dite en faveur de la souveraineté, la défendant corps et âme, ça serait déjà moins pire.»

    Il y a Josée Guimond et Martin Pouliot. Tu peux commencer par eux. Vous, à Montréal, vous avez Gilles Proulx. Pour ce qui est de ta diatribe contre les nouvelles locales, c’est ton choix de vouloir rester ignorant de ce qui se passe dans ton coin de pays, mais ce n’est certainement pas le mien. TQS doit rester et on ne veut rien savoir des Rémillard à Québec. Notre super-maire Régis Labeaume les a bannis de Québec. Aujourd’hui, en tant que citoyen de Québec et citoyen des régions, je me sens trahi par le tout-puissant CRTC, comme je me sentais trahi par ce même tout-puissant CRTC en 2004. J’appuyais CHOI-FM et maintenant, j’appuie TQS.

    «Et le gros problème avec ces grandes gueules de la radio de Québec, et même de celles qui animent des lignes ouvertes à TQS et TVA à Montréal, c’est qu’ils font leur pain et leur beurre en chiant sur les péquistes, mais qu’ils sont pas mal moins virulents avec les autres partis. Je pense que les sondages actuels le prouvent!»

    Moi, sur mon blogue, je chie sur le PLC, sur le PLQ, sur l’inutile Bloc, sur Québec suicidaire, sur le Green Party et sur le RMQ. Voilà les partis politiques qui passent tour à tour dans mon tordeur. Par contre, ça ne m’empêche pas de blaster l’ADQ ou le PQ quand ils le méritent et ce serait la même chose pour le PI, si on en entendrait parler plus.

    «La triste vérité est qu’actuellement, ceux qui sont contre la souveraineté ont toutes les tribunes, ou presque.»

    C’est faux. Il y a Josée Guimond, Joseph Facal, Jean-Marc Léger, Guy Lachapelle, Gilles Proulx, Martin Pouliot, Michel Gauthier, Jean-Pierre Charbonneau. En passant, André Drouin, de Hérouxville, qui a été largement médiatisé, est également souverainiste. Alors, les médias ne donnent pas seulement les micros à des monarcho-fédérastes.

    «Belz le sait, mais j’aime le ressortir de temps en temps quand je sens qu’on va m’accuser d’être un partisan péquiste fini: j’ai été candidat adéquiste dans Jean-Talon en 1998.»

    Je suis tombé en bas de ma chaise. Je suppose que Mario ne t’as pas donné ton nananne après l’élection pour que tu démonises l’ADQ comme tu le fais. En passant, la meilleure ambassadrice de l’ADQ est Marie Grégoire et je suis très déçu qu’elle ne se soit pas représentée, car elle aurait ajouté de l’expérience à une équipe qui en a bien besoin. De plus, je sais que ça te démanche de le savoir, alors pour te faire plaisir: je vote Labeaume au municipal et conservateur au fédéral. Au provincial, j’hésite entre l’ADQ, le PQ et le PI. En revanche, jamais je ne voterai RMQ, PLC, PLQ, inutile Bloc, Québec suicidaire, Green Party et NON, car je voterais OUI, si il devait y avoir un référendum.

    @ Belz.

    «Ceci dit, Jean-Luc, je dis ça sans vouloir t’insulter. Individuellement, je n’ai rien contre les gens de Québec. Mais j’ai rencontré beaucoup trop de gens de Québec qui ont de quoi contre moi pour la seule raison que je viens de Montréal. Et ça, je trouve ça ridicule.»

    Moi non plus, je n’ai rien contre toi. J’en ais contre cette montréalisation médiatique et ces émissions qu’on nous présente sans cesse et qui se passent toutes sur le Plateau. Le fanatisme politique de Montréal est à revoir également. Vous votez toujours pour les mêmes maudits partis (l’Ouest libérale et l’Est péquiste). Est-ce qu’il vous arrive de mûrir vos idées un peu? Pendant que j’y suis, cessez donc de vous prendre pour les propriétaires du Québec! Les régions ont aussi le droit de cité dans le pays du Québec et on n’est pas des innocents parce qu’on ne pense pas comme vous. Nous, à Québec, on fait tout pour ravoir nos Nordiques, mais, à Montréal, je n’entends pas beaucoup de voix pour le retour des Expos. En perdant vos Expos, vous vous êtes perdus vous-mêmes et pour vous remonter, vous crachez sur la réussite des autres régions et sur leur développement. Voilà mon diagnostic.

  28. Wow! C’est un complexe d’infériorité personnel ou l’habitude du chauvinisme qui vous anime ainsi M. Proulx ? En tout cas, il y a beaucoup de mauvaise foi dans ce que vous écrivez, comme quand vous me répondez que Charbonneau et le maire d’Hérouxville sont souverainistes et se sont pourtant fait donner le micro! Ou dire sans broncher que Montréal souffre d’intégrisme politique!

    Primo, je n’ai jamais écrit que les souverainistes étaient totalement absents des médias, quand même! J’ai écrit « ou presque ». Je ne suis pas du genre à réinterpréter la réalité en inventant des complots, comme le font plusieurs animateurs populistes et leurs auditeurs! Mais Drouin et Charbonneau! Ouf! Quels porte-paroles convaincants! Et quelles tribunes! Charbonneau est quand même entouré de deux adversaires politiques, lorsqu’on le voit au Club des Ex!?

    Secundo, « les inepties à votre égard » ne s’en voulaient pas. Je parlais de la parananoà¯a de trop de gens de Québec qui se méfient systématiquement de tout ce qui est montréalais, et vous confirmez en être à chacune de vos répliques. Votre humble personne, M. Proulx, je m’en fous totalement, à vrai dire, puisque je ne vous connais pas. Vous avez provoqué cette discussion en demandant d’où venait ce « mythe montréalais » quant à l’interprétation de la défaite référendaire. Je vous ai répondu. J’aurais peut-être dû vous écrire plus clairement encore que ce n’est pas un mythe, mais bien l’interprétation de plusieurs analystes politiques sérieux plutà´t que d’avancer du même souffle qu’Arthur et Fillion n’en étaient pas. Tant mieux si vous ne les écoutiez pas! Mais ça ne veut pas dire que vous n’avez pas été influencé, indirectement. Ne venez pas me dire que la radio de Québec n’influence pas les gens de Québec quand même! Et, ici, désolé, mais vous me semblez répéter les clichés de la radio de Québec. Moi, j’admets être influencé par ce que je vois et entend. Je me demande d’ailleurs pourquoi on dépenserait tant en publicité si n’était pas le cas.

    Pour revenir à nouveau sur le sujet et dire encore plus clairement la conclusion de plusieurs analystes: la région de Québec a beaucoup moins appuyé le camp du OUI qu’anticipé. Et le nier en accusant les Montréalais, c’est de l’esprit de clocher que je préfère attribuer à l’influence néfaste des langues sales qu’à autre chose. Les chiffres, n’importe lesquels, que ce soient 52% ou 53.5% sont assez éloquents! Personne ne dit que 52% n’est pas une majorité! C’est tellement évident que les souverainistes de la région de Québec sont dans le trouble depuis au moins ce temps-là !

    On lit aussi chez vous le même discours particulièrement à la mode à Québec consistant à dire que le Bloc est inutile. Ça, Arthur l’a répété longtemps, je le sais, Fillion aussi, je le gagerais. On sent le même mépris des Montréalais quand vous écrivez « Est-ce qu’il vous arrive de mûrir vos idées un peu? ». Une autre formule toute faite qui me semble un slogan d’animateurs de Québec.

    Pour répondre à cette question, je vais vous répéter que les Montréalais anglophones votent en bloc pour les Libéraux et que les francophones montréalais votent majoritairement pour les nationalistes car ils connaissent les difficultés de vivre en français. Les francos de Montréal ne se mettront pas à appuyer une ADQ complètement déconnectée de la réalité multiculturelle montréalaise, qui a milité contre les fusions, qui aspire ouvertement à représenter les régions en dénigrant les préocccupations des citadins, qui voudrait couper le BS quand l’Est de la ville est l’endroit au Québec où il y a plus de gens qui en vivent! On ne se mettra pas à voter aveuglement ADQ ou Conservateur juste pour changer, ou encore plus ridicule, parce que les gens de Québec se croient en avance sur leur temps, comme ça été dit fièrement aux dernières élections provinciales! Et les francophones de Montréal ne votent pas « en intégristes » non plus! Comment expliquez-vous les appuis à QS et au Parti vert? Ou qu’il n’y a pas d’options récoltant 95% dans l’Est? D’ailleurs, en passant, on pourrait aussi dire des gens de Québec qu’ils ont toujours plus appuyé les conservateurs et qu’ils ne mûrissent donc pas trop leur idées. Sans compter que l’essence du conservatisme, c’est de vouloir que ça ne change pas!!! Mais je ne le dis pas, parce que je sais que tous les citoyens de la ville de Québec ne sont pas pareils, ne votent pas pareillement, la preuve en étant le référendum et la montée de l’ADQ! Par contre si j’insiste pour parler de la région de Québec, c’est que je suis convaincu que les souverainistes, dont je suis, doivent travailler très fort à reconquérir la Vieille Capitale s’ils espèrent encore un jour faire la souveraineté. Je crois que dans le cas des troupes souverainistes, oui, une optique trop montréalaise a fait perdre de vue ce qui se passait sur le terrain, à Québec.

    Finalement, M. Proulx, selon moi, vous faites ce que vous reprochez aux Montréalais: vous les mettez tous dans le même sac en ignorant totalement ce qui s’y passe. Comme tous ceux en région qui ont chiâlé contre les accommodements raisonnables sans avoir eu à en faire, sans même rencontrer de juà¯fs ou d’arabes, bref en parlant à travers leurs chapeaux.

    Cette hargne anti-montréalaise est très néfaste, car elle divise encore plus les francophones. Et elle pousse à dire plein de conneries, comme tout votre paragraphe sur la perte des Expos! Excusez-moi, mais c’en est bien une, une grosse connerie! Celle-là je ne l’avais jamais entendue et je vous en laisse toute la paternité jusqu’à preuve du contraire. Si le départ des Nordiques a augmenté la frustration des gens de Québec, ce qui est une thèse qui se défend bien, faut pas se mettre à projeter cette thèse dans une toute autre réalité. Le Canadien, vous connaissez? On en parle tellement, à longueur d’année, que les Expos sont oubliés depuis longtemps! Pas fort, fort de recycler cette idée ainsi alors qu’on veut tant être indépendant ce que disent les Montréalais! Je vais vous dire ce qui frustre les francophones de Montréal: les gens de Québec qui voient Montréal comme une grosse merde uniforme alors que c’est tout le contraire.

    Ce que vous me dites des changements récents à la radio de Québec me réconforte, car ça avait l’air pic-pic depuis un bout de temps! On va peut-être assister à un retour de la raison sur les ondes publiques. Moi, Gilles Parent, je l’aimais bien. Les autres, comme Martin Pouliot, je ne les connaissais pas encore. Merci pour m’informer de ça!

  29. @ Martin Beaudin-Lecours.

    Wouah, vous avez vraiment dû quitter Québec en étant fru et enragé! Bon, je saute votre répertoire habituel sur la radio de Québec et vos doutes sur les sentiments souverainistes de Jean-Pierre Charbonneau et d’André Drouin, mais je vais vous dire qu’il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Je vais plutà´t me concentrer sur ce fichu et très insultant «mystère Québec». Depuis que le système actuel existe, Québec a voté conservateur, unioniste, créditiste, libéral, péquiste, bloquiste, adéquiste et il y a même eu des indépendants qui ont déjà été élus dans cette région-là . Depuis 1973, Québec vote toujours du cà´té du gagnant (sauf en 2007), donc ce sont des comtés qui changent souvent de couleur ou d’allégeance, puisqu’elle accueille chez elle tous les courants politiques, en tant que Capitale nationale du Québec.

    Ensuite, je vais vous dire quelque chose, moi. Le 6 novembre 2005, Andrée Boucher a balayé toutes les banlieues, sauf Limoilou, et elle s’est cassée les dents au centre-ville. Le 23 janvier 2006, les conservateurs ont balayé tous les comtés des banlieues, sauf Portneuf qui a voté André Arthur, et ils se sont cassés les dents dans le comté de Québec au centre-ville où la bloquiste Christiane Gagnon a été réélue. Le 26 mars 2007, l’ADQ a balayé tous les comtés des banlieues, sauf Louis-Hébert, et Mario s’est cassé les dents au centre-ville représenté par Taschereau où Agnès Maltais du PQ a été réélue et dans la haute-ville représentée par Jean-Talon où Philippe Couillard du PLQ a été élu. Le 2 décembre 2007, Régis Labeaume a balayé toutes les banlieues avec plus 60% des votes dans toutes ces banlieues, mais il a été boudé par le centre-ville. Ce même phénomène est présent à Toronto: le 416 vote libéral et le 905 vote conservateur. Aux États-Unis, les centres-villes votent démocrate et les banlieues votent républicain. En passant, Jean-Talon, Louis-Hébert et Taschereau ont le même profil que beaucoup de comtés sur l’île de Montréal. La banlieue de Québec, où tous les comtés ont virés adéquistes au provincial et conservateurs au fédéral, a, quant à elle, le même profil que la couronne nord de Montréal où plusieurs adéquistes ont également été élus. Le fameux «mystère Québec», qui a été créé de toute pièce par Montréal et l’inutile Bloc, est seulement un vote massif des banlieusards en faveur des conservateurs et de l’ADQ. Andrée Boucher en 2005 et Régis Labeaume en 2007 ont également été portés par cette vague.

    Par ailleurs, il faut faire attention aux confusions que les médias montréalais et que les Montréalais eux-mêmes ont entretenues, surtout en ce qui concerne le rapprochement entre l’ADQ, le Parti conservateur et le Parti républicain aux États-Unis. Bien qu’il s’agisse de trois partis de droite à différents niveaux, les républicains et le PCC sont passablement conservateurs, tandis que l’ADQ est un parti libéral qui, selon moi, est plus libéral que le PLQ, ce qui pourrait même nous faire dire que les électeurs de Montréal sont plus conservateurs qu’ailleurs.

    Autre différence! Socialement, l’ADQ est plus libertarienne que le PCC ou les républicains qui sont plus autoritaires (surtout les républicains). Autrement dit, l’ADQ laisse socialement plus de place aux individus plutà´t que de les contrà´ler. Par exemple, l’ADQ laisse toute la place au mariage entre conjoints de même sexe, tandis que le PCC (et je ne parle même pas des républicains) se veut plutà´t une escouade de la moralité et des bonnes valeurs, selon LEUR livre des valeurs. Un parti socialement autoritaire mettra aussi plus d’emphase sur le renforcement des forces de l’ordre civiles et militaires et de leurs pouvoirs. Or, l’ADQ ne prà´ne pas un État policier.

    Réduire des partis comme étant de gauche et de droite, ce qui représente leurs positions économiques, ne veut pas dire grand chose. Il y a bien d’autres dimensions à un parti. Ainsi, tous ceux qui n’aiment pas l’ADQ pour divers raisons ont lâchement profité d’un courant anti-américain primaire existant au Québec comme ailleurs dans le monde. Ils ont tenté, de manière très démagogique, d’exagérer les rapprochements avec les républicains en commençant d’abord par le PCC, puis en appliquant le raisonnement entre l’ADQ et le PCC par la suite. Vos p’tits humoristes à 0,05$ comme Christopher Hall, Guy A. Lepage et Danny Turcotte sont en tête de ce salissage. Ce faisant, ils ont attaqué personnellement tous ceux qui ont voté pour ces partis, ce qui, en mon sens, est complètement anti-démocratique et absolument revanchard et rancunier, surtout que Montréal se dit démocrate. Lorsqu’on se dit démocrate, on respecte le choix du peuple et on ne crache pas sur ce choix, seulement parce que nous ne sommes pas d’accord avec ce dit choix. Ils ont essayé de faire peur au monde sans même savoir de quoi ils parlaient et, comme bien des gens ne le savaient pas trop non plus, c’était assez facile de les convaincre. Le pire, c’est que ça a marché et, par conséquent, je déclare Montréal comme étant la seule et unique responsable de la remontée fulgurante de la plus grosse charogne que nous n’avons jamais eu comme premier ministre, alors qu’il ne fout absolument rien. Vous avez tellement fait peur aux p’tits vieux et aux baby-boomers qui pensent plus à leur fonds de pension qu’au développement économique, politique, culturel et social du Québec et qui représentent une écrasante majorité de l’électorat qu’ils se sont tous réfugiés dans la gestion pépère et à la p’tite semaine d’un gouvernement artificiel de vieux mononcles et de vieilles matantes monarcho-fédérastes incultes. Est-ce que vous aviez anticipé un résultat semblable, lorsque vous avez commencé votre diffamation, au fait? Ayez au moins le courage de répondre à cette question!

    Pour ce qui est de l’inutile Bloc: que disparaisse ce parti de broche-à -foin qui ne va nul part et que Gilles Duceppe retourne à sa vraie job, soit mopologiste dans un hà´pital! Ce parti n’aurait jamais dû exister, car il est en partie responsable de la simili-défaite de 1995. Certains souverainistes mous ayant gobé la campagne de peur du camp monarcho-fédéraste sur la partition et les pensions de vieillesse ont voté NON en se disant: «Si le ROC n’est pas fin, le Bloc québécois est là pour me protéger.». La simple présence de ce parti à Ottawa prouve que la fédération canadienne peut marcher, car ils tentent depuis des années de l’améliorer, pendant que ses députés engrangent leur chèque du gouvernement fédéral à tous les mois. C’est complètement illogique et pendant ce temps, le Québec est coupé du pouvoir international et le français recule partout au Québec et surtout à Montréal. Le Bloc est un obstacle à l’accession du Québec en tant que pays normal, libre, francophone et laà¯c et il n’a jamais eu sa place à Ottawa, sans compter que Gilles Duceppe a perdu sa crédibilité avec son flip-flop avorté de l’année passée pour devenir le chef du PQ. VLB a raison. En passant, même René Lévesque ne voulait pas de parti indépendantiste à Ottawa en affirmant qu’un tel parti serait obligé de faire fonctionner le fédéralisme. Aujourd’hui, on voit bien qu’il avait raison.

    Jamais je ne voterai pour les commandités libéraux ou pour l’inutile Bloc. C’est pour ça que je vote conservateur au fédéral, car, bien qu’ils ne soient pas parfaits, ils sont en moyenne plus réalistes sur le plan économique et plus respectueux du Québec que les libéraux et je ne parle même pas du NPD qui est encore plus centralisateur que le PLC. Que la gauche, le centre et la droite s’allient pour faire l’indépendance du Québec et après, ayons un vrai débat gauche-centre-droite pour faire fonctionner ce nouveau pays! C’est tout ce que je demande.

  30. Bon, bon, vous faite comme moi, maintenant. Décidemment vous aimez copier ces Montréalais que vous détestez! Je parle de hargne chauvine ou de sentiment d’infériorité, vous ne trouvez rien de mieux de rétorquer que j’ai dû quitter Québec frustré… Pour quelle raison au juste? Et vous continuez d’être de mauvaise foi: je nie pas les convictions souverainistes de Charbonneau et Drouin, je dis qu’avec des porte-paroles de même, la cause est loin d’être gagnée! Charbonneau démolissait Boisclair en direct au Club des Ex, et Drouin est l’exemple parfait du gros jambon.

    Je sais très bien que la couronne de Québec est celle qui vote « mystérieusement » par rapport au haut de la ville (qui n’est pas le centre-ville à proprement parler). Pour votre gouverne, j’ai vécu à Sainte-Foy (Louis-Hébert) et dans le quartier Montcalm (Jean-Talon). Je suis un gars de la haute-ville, et je me doute bien qu’autour, il y en a plein de frustrés contre les gens de haute-ville, presque aussi frustrés que contre Montréal. C’est beau de voir ça! Le « mystère » ce n’est pas la haute-ville, c’est pourquoi autour on est tant frustrés contre tout au point de dénigrer des projets qui les favoriseraient, comme l’indépendance du Québec, ou pour prendre plus récent et plus petit, le 400e.

    Autre point, parce que vous en abordez tellement qu’il faudrait refaire toute l’histoire récente du Québec et revoir toutes les théories politiques. Premièrement, ce n’est pas « Montréal qui invente » des interprétations, ce sont des journalistes professionnels, des analystes politiques, des gens qui sont souvent correspondants à Québec à longueur de session parlementaire, qui font leur travail, bien ou mal, je vous laisse en juger. Mais ils peuvent même écrire dans Le Soleil et le Journal de Québec (que je sais en grève)!

    Bordel, c’est incroyable cette obsession contre Montréal! Vous ne vous rendez vraiment pas compte que vous faites bien pire que ce que vous reprochez « à Montréal »? Je me tue à vous dire que tout le monde ne pense pas pareil ici et que le Plateau ne domine que votre imagination! Je ne sais pas ce qu’on a dit à TLMEP, je m’en branle. Mais n’êtes vous pas capables de prendre les blagues? Vous me parlez toujours des humoristes! Ça se peut qu’ils se foutent de votre gueule, à Québec: un humoriste c’est ce que ça fait pour gagner sa croùte, rire du monde! Votre lien entre Montréal et conservatisme est pas mal tiré par les cheveux, mais oui, les non-francophones votent Libéral parce qu’ils ne veulent surtout pas que ça change. Mais allez-vous finir par comprendre que ce n’est pas le désir des francophones et qu’il y a au moins deux mondes différents sur l’île de Montréal? Ignorez cela, et vos savantes analyses demeureront bien peu crédibles.

    Par contre votre interprétation des résultats électoraux dans la région de Québec me semble plutà´t correcte. J’y ai vécu toute ma vie, sauf depuis huit ans, alors je la connais un peu. Je peux donner mon avis sur la question ou est-ce maintenant réservé aux citoyens de Québec?

    Oui, c’est évident qu’un peu partout, ce ne sont pas les grandes villes qui votent à droite (pour résumer), mais les banlieues et la campagne. C’est une vérité de la Palisse que le progressisme est plutà´t urbain et le conservatisme plutà´t rural. Pour vous titiller un peu, on pourrait faire la même corrélation avec les niveaux d’éducation, mais je ne voudrais pas vous insulter! Je vais vous dire quelque chose: ceux qui dans ma famille et mes amis associaient ADQ, Conservateurs et Républicains sont presque tous de Québec, certains de Chicoutimi, depuis des dizaines d’années. Ce rapprochement est peut-être plus ou moins douteux, et je leur air reproché moi-même quand j’ai été candidat adéquiste, mais encore une fois ce n’est pas qu’un phénomène montréalais! D’ailleurs si, comme vous le dites vous-même, on vote plus à gauche en ville, c’est normal que les analystes de la ville reflètent ce biais progressiste! Il vous faudrait aller au bout de votre logique!

    Heille! Montréal est rendu responsable de la montée de 20 points du Parti Libéral dans la région de Québec! Ça c’est tordu pas à peu près! Vous passez totalement sous silence que Charest est un conservateur, un bleu dont les partisans rouges se méfiaient même! Il fait ce qu’un bon conservateur ferait: c’est-à -dire rien. Surtout que son gouvernement est minortaire. Les babyboomers qui votaient PQ continuent de voter PQ. Les vieux qui votaient PLQ continuent de voter PLQ. Et tout ça s’observe mieux en haute-ville, justement. Ce sont les autres comtés qui changent d’allégeance. Ils délaissent le vrai parti broche-à -foin qu’est l’ADQ, mais ils sont tellement habitués d’haà¯r les pékisses qu’ils préfèrent appuyer les Libéraux! Ça c’est mon analyse.

    Je vais continuer d’alimenter votre haine de Montréal et des Montréalais: moi, comme plusieurs autres, je vais voter Bloc tant qu’il sera là . Pour la simple raison que c’est le parti qui me représente le mieux et que j’ai ce droit tant que le Canada est mon pays. N’est-ce pas le libertarien Arthur qui aimait répéter « no taxation without representation »? Et j’appuyais le Bloc quand je vivais à Québec. Malgré son plan vert, je ne donnerai jamais mon vote au PLQ de Dion. J’ai déjà donné mon vote aux Conservateurs de Mulroney, mais je ne le ferai jamais pour la gang encore plus à droite de Harper. Pas plus que le NPD du jovialiste Layton qui, s’il prenait le pouvoir, centraliserait encore plus le Canada. Mais on sait qu’il ne prendra jamais le pouvoir. Ce parti devrait-il disparaître aussi, puisque selon cette logique tordue, seuls ceux qui aspirent sérieusement à la majorité sont dignes de siéger au Parlement? Tiens, ça c’est un autre mystère de Québec à résoudre: pourquoi tant de gens de Québec, y compris des souverainistes, répètent maintenant comme des perroquets cette même marotte à propos du Bloc alors que la région l’appuyait massivement à ses débuts?

    Sur ce, je pense ici conclure ce trop long échange, puisque vous ne semblez pas vouloir faire les mêmes nuances à propos de Montréal que celles que vous exigez pour la région de Québec. Commencez par appliquer ce que vous prêchez et on s’en reparlera, sur mon blogue, si vous le désirez encore. Parce que j’aime la politique, je suis intéressé depuis longtemps au « mystère de Québec », depuis le lancement même de mon blogue, en 2004.

  31. Oups! Désolé Belz d’avoir oublié de fermer ma balise italique après « pékisse ».

    M. Proulx, la page suivante vous donnera un meilleur point de départ sur mes observations du mystère de Québec:

    http://martinbeaudinlecours.com/archives/quebec/page/5/

    Vous serez probablement encore surpris!

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