Je fais de l’acribologie

Bon, ça y est: j’ai décidé de faire de l’acribologie et d’essayer d’être plus précis dans le choix de mes mots et dans mon style. Pourquoi? Par simple défi, et parce que c’est quelque chose que nous affectionnons particulièrement, ma copine et moi, nous qui fêtons aujourd’hui notre sixième mois de vie commune! 🙂

En effet, vous devriez nous voir. On va souvent « google-iser » des expressions ou des mots pour trouver ce qui est le plus juste. Ça a commencé avec ses petites critiques (toujours constructives) lorsqu’elle lit mes articles: elle adore tout ce que j’écris mais elle m’aide à améliorer mon vocabulaire et à être plus précis dans mes idées et les mots que je choisis.

Par exemple, auparavant j’écrivais souvent « à quelque part » pour lier deux idées. Mais suite à une petite recherche, j’ai découvert qu’il faudrait mieux écrire « en quelque part », et que même cette expression n’est que très nouvellement acceptée par la langue française. Il faudrait mieux écrire « en quelque sorte » ou « dans une certaine mesure ».

D’une certaine manière, on peut dire que ma copine tient ce rà´le béni de muse qui m’aide à mieux écrire. Elle ne me trouve pas les réponses, mais elle m’aide à m’améliorer, ce qui n’a pas de prix.

Ainsi donc, je me suis fixé ce petit défi personnel: dans chacun de mes textes j’essaierai d’introduire un mot ou une expression que je n’aurais pas considéré sans faire un peu d’acribologie. On n’y verra que du feu la plupart du temps – j’en suis sûr – mais au moins j’améliorerai mon vocabulaire et ferai travailler un peu mon cerveau.

Car ce qui ne travaille pas s’atrophie, et je ne désire pas avoir à me doter d’un acribomètre pour observer l’étendue de mon vocabulaire…

Et vous, essayez-vous de bien écrire, de trouver le mot juste? Lisez-vous fréquemment la chronique de Paul Roux?

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4 Réponses

  1. Le plus grand danger qui vous guette en devenant trop précis est l’insipidité.
    En réponse à votre question «Lisez-vous fréquemment la chronique de Paul Roux?» Non et non.

  2. Pas d’accord! L’insipidité, c’est ce qui est sans saveur, sans goût, froid… Au contraire, en utilisant des mots plus précis, on donne toute la saveur et la couleur au vocabulaire!

    Tiens, qu’est-ce qui est le plus intéressant à lire? « Un soleil jaune tirant sur le brun » ou « un soleil ocre »?

    La précision du langage, à mon avis, constitue l’exact opposé de l’insipidité!

  3. On ne dit guère «suite à », mais évidemment «à la suite de». Si je reprends le contexte de ta phrase, nous devrions lire : «à€ la suite d’une petite recherche…» au lieu de «Mais suite à une petite recherche». En plus, sans vouloir t’offusquer, nous ne commençons jamais une phrase par un «mais». Le rà´le d’une conjonction est de lier deux parties d’une phrase et non d’en commencer une.

    Sans rancune.

  4. Belz, ce que j’ai voulu dire par insipidité : tout le temps que vous allez mettre à chercher à être plus précis va vous faire perdre beaucoup d’idées ou de sujets à écrire. Rien d’autre.

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