Les adolescents

Hier moi et belz-copine sommes allés aux glissades d’eau à Bromont. C’était l’ouverture, et il y avait au moins dix ou quinze autobus scolaires remplis de jeunes du secondaire nous ayant précédés, si bien que nous nous sommes retrouvés au milieu d’une foule de jeunes de treize à dix-sept ans.

Honnêtement, si on était pleinement conscient de quoi on a l’air à cet âge-là , je pense qu’on aurait un peu honte. C’est pas toujours beau beau notre jeunesse. Des beaux visages, d’accords. Des beaux seins aussi pour les filles, ça c’est sûr. Mais tous identiques: le même bikini remonte-boules pour les filles et les mêmes bermudas descendus trop bas qui laissent apercevoir un haut de culottes avec la marque bien en vue pour les gars. Un peu plus et ils s’appellent ainsi: « Hey yo Joe Boxer, ça boum? » « Hey, Fruit of the Loom ». Un peu comme s’ils étaient fiers de montrer qu’ils portent des sous-vêtements, ils les amènent jusqu’au glissade d’eau!

Et puis, leur comportement… C’est quoi au fait l’adolescence? Ça m’a pété dans la face hier: c’est l’âge où les filles jouent aux femmes et les garçons aux hommes. C’est l’âge où on remplace les camions jaunes et les poupées par soi-même et où on cherche à se modeler soi-même pour ressembler à ce qu’on croit être un adulte. Des petits gars de douze-treize ans qui essaient d’avoir l’air virils; des filles de quinze ans qui se pavanent et me jettent des petits regards du coin de l’oeil. C’est beau la jeunesse.

Beau, mais j’y retournerais pas. Pas le goût de retourner au royaume du paraître, à la religion de la gang (si y a une chose que je déteste c’est bien les gangs, moi solitaire de toujours), au rayon d’étalage des conformismes en rabais. Ça me tente pas.

à€ quelque part, je suis content d’avoir survécu. Quand je pense que y en a à mon âge qui en sont toujours à cette étape!

à€ part de ça, la journée fut super! On est parti juste avant l’orage, et pas à cause de lui, mais parce qu’on en avait assez. Voici une photo prise à Bromont juste avant que le ciel ne se déchaîne: (vous pouvez cliquer sur l’image)

C’était juste avant d’entrer sur l’autoroute. Pas besoin de vous dire qu’on s’est fait brasser par la suite! Ah, les orages… Presque aussi intenses que les ados!

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Une Réponse

  1. Ah! Les ados!…(soupir..)
    J’en ai un de ce spécimen à la maison et quand je le regarde il me rappelle une certaine époque ou j’étais loin de savoir la richesse qui habitait au fond de moi parce que petite jamais on ne s’était préocupé de……m’aimer..(silence)
    Aujourd’hui je suis maman de ce merveilleux spécimen en constante transformation hormonale et il n’y a pas une journée ou je ne verse pas une larme d’admiration et d’amour pour lui, il est bien sur ado, donc il lui arrive de temps en temps de vouloir faire à sa tête, s’affirme de milles et une façons mais l’important c’est que je dialogue avec lui, je le vois, je vois sa beauté, ses richesses qui l’habite qui fait de lui un être unique au monde parmis des millions de semblables et je lui démontre comment je le vois! C’est une périodes difficile à saisir pour tous ceux qui n’y sont pas même si un jour nous avons nous aussi été dans cette tranformation, c’est un peu comme vivre dans une bulle et quand on en est sorti c’est une tout autre réalité.
    Fragile, intense, passionné, créatif, mais surtout… fragile, tres fragile sous cette enveloppe souvent dure et sans ampathie!

    Ah!Je te lis et je me revois arborant mon minimaillot et cherchant tout les regards des hommes dans l’espoir de me sentir aimé!!(silence) Je comprend tres bien ce que tu écris, quand je vais chercher mon fils à son école et que je vois tout ces ados, je les observe voir comment ils réagissent entre eux et tu sais quoi, c’est vraiment çà l’adolescence, un voyage au coeur des hormones qui durera quelques années et tous ceux qui ne font pas partis du voyage parlent une langue étrangère et peuvent même être à la limite une menace pour eux si ils sentent que ce voyage transformatoire n’est pas entendu!….
    Et pour terminer je te dirais que ce voyage reviens un peu plus tard dans notre vie mais cette fois il ne s’appelle plus « adolescence », il s’appelle sois « ménopause » ou « antropause », sauf que ce voyage annonce la clà´ture de nos transformations hormonale… 😉

    Non mais cé tu beau la vie!…..:-)

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