Québec paie des cours d’anglais aux immigrants!

Patrick Lagacé lance le débat sur son blogue: est-il normal que dans une nation qui se prétend francophone on paie des cours d’anglais aux immigrants qui arrivent? L’argument du ministère de l’immigration est le suivant: puisque le bilinguisme est demandé un peu partout à Montréal, il faudrait les aider à apprendre l’anglais. Ou comment prendre le problème dans le mauvais sens.

Le problème n’est pas qu’il faille aider les immigrants à apprendre l’anglais. Le problème est le bilinguisme lui-même. Il est intolérable que dans la deuxième plus grande ville francophone du monde on ne puisse pas travailler en français seulement. Si vraiment nous sommes attachés à la langue française, à ce qu’elle représente pour nous, culturellement, historiquement et émotionnellement, il est de notre devoir de la protéger en refusant le bilinguisme qui est – comme on l’a toujours vu chez n’importe quel peuple minoritaire – une simple étape vers l’adoption de la langue de la majorité, soit l’anglais.

Au lieu de payer des cours d’anglais aux immigrants, Québec devrait agir sur le fond du problème en réduisant le nombre d’immigrants qui arrivent au Québec (il y en a beaucoup plus que ce que nous pouvons accomoder), en ne choisissant que ceux qui maîtrisent le français et ont une connaissance sommaire de notre histoire (examen obligatoire dans un laps de temps rapide suivant l’arrivée de l’immigrant) et en luttant farouchement contre toute forme de bilinguisme au Québec, notamment dans les services gouvernementaux. Il faudrait également impérativement éliminer les cours d’anglais des écoles primaires, des cours qui contribuent à mélanger l’identité culturelle de nos jeunes et leur donne malheureusement l’impression qu’il est normal de parler anglais au Québec (ce qui ne doit pas être le cas).

Le Québec est francophone, et il faut le crier haut et fort et se donner les moyens de s’assurer qu’il le demeure au lieu d’inciter nos immigrants ghettoïsés à apprendre l’anglais. Sinon, c’est l’assimilation pure et simple qui nous guette, à l’image de plusieurs arrondissements multi-ethniques ou anglophones où on peine à se faire servir dans notre langue.

Soyons fiers; exigeons le français… partout!

AJOUT:

Il n’y a rien de mal à parler plusieurs langues. Ce qui est mal, c’est de l’imposer à l’école. Ce n’est pas tout le monde qui a un intérêt pour les langues, et de plus on ne doit pas imposer une langue en particulier, encore davantage si cette langue est celle qui menace notre culture. Oui au multilinguisme, mais volontaire, et l’État devrait encourager les gens à apprendre une langue du futur comme le mandarin (encourager, et non pas forcer) au lieu d’imposer l’anglais à nos jeunes qui n’ont pas encore formé leur identité culturelle.

Publicités

4 Réponses

  1. Qu’est-ce qui faut pas lire comme niaiserie. Lutter contre toute forme de bilinguisme. Pour moi on vit pas sur la même planête ! Je veux garder ma culture francophone oui, mais je ne veux pas me couper du reste du monde, avoir la possibilité de voyager, lire et parler avec d’autres culture. C’est avec des propos comme ça qu’on plonge le québec dans la noirceur et l’ignorance.

  2. C’est presque dans la même veine d’un billet que j’ai écrit sur mon blogue, dimanche dernier.

    http://lequebecdedemain.dansmonblog.com/Premier-blog-b1/Les-pancartes-electorales-de-l-ADQ-b1-p78.htm

  3. Tout en disant 1 au post précédent, je te dirai l’anecdote suivante:

    À chaque rentrée scolaire, mon père disait que ce n’est pas normal que nous allions à l’école en français. Pour lui, nous parlions français à la maison et donc le seul moyen d’être bilingue était de faite notre scolarité en anglais.

    Je concède, au Saguenay c’est faisable alors que non à Montréal. Mais c’est le même esprit: moins tu parles de langue, plus tu perds des chances professionelles.

    De même, le problème du français au travail est même vécu…en France.

    http://www.cyberpresse.ca/article/20080501/CPMONDE/805010744/5160/CPMONDE

  4. Anglophobie!
    Vous oubliez votre histoire du Québec.
    Nous ne sommes pas que des descendants de francais. Nous sommes un mélanges de français, d’anglais, d’irlandais, d’écossais, d’acadiens, de loyalistes et d’amérindiens. Nous avons un héritage britannique important, cessez de le renier.

    voir le billet suivant:
    http://web.cgaspesie.qc.ca/crioux/wordpress/?p=79

Comments are closed.