La ville est hockey…

Le club de hockey Canadien représente très bien Montréal. De moins en moins de francophones, une direction qui se fout des partisans, et de (trop) nombreux joueurs étrangers qui ne sont ici que pour l’appât du gain et qui ne se sente aucunement liés à la ville et à ses habitants.

On a glorifié Kovalev, on a acheté son DVD (très plate, en passant, où la moitié est consacré à son auto-congratulation d’être le plus beau, le plus grand, le plus fin, le meilleur), mais on a oublié que ça faisait trois ans qu’il était un cancer qui rongeait l’équipe en refusant de jouer avec intensité. Cette année il a connu un petit sursaut en saison régulière, fâché d’avoir été écarté de l’équipe d’élite russe aux championnats mondiaux, mais sitôt les séries commencées, c’est le même Kovalev qu’avant: un branleux qui fait dans la dentelle et qui refuse de se salir dans les coins de patinoire.

Je nomme Kovalev, mais je pourrais parler de Plekanec (la fillette), qui a connu ce soir son seul bon match, après cinq parties où il a eu l’air d’une patineuse artistique ayant peur des coins de patinoire. J’aurais pu nommer Kostitsyn, les deux frères, qui sont des joueurs unidimensionnels, juste bons à couper vers le filet en vitesse et allergiques à l’intensité et aux jeux simples qui font gagner une équipe. Ou encore Markov, qui joue comme une lavette. Et de nombreux autres! Qui feront probablement gagner Boston lundi.

« Voici VOS Canadiens », annonce Michel Lacroix. Non, ce ne sont pas MES Canadiens. Oui je m’identifie à Latendresse, à Bégin, à Lapierre, à Bouillon, à Brisebois. Je peux même m’identifier à des Higgins ou des Price. Mais ne me parlez pas de ces Européens qui rêvent déjà à l’élimination de leur club pour aller retrouver les leurs dans leur pays d’origine. Des joueurs de location, qui remplissent un contrat pendant la saison régulière pour ensuite se traîner lamentablement les pieds. Ne me parlez pas de ces joueurs, qui ont fait des Sénateurs d’Ottawa une équipe DOMINANTE pendant six-sept ans en saison régulière avant de les voir s’écraser à chaque printemps.

Ne me parlez pas de ces joueurs étrangers, qui n’ont jamais connu la fierté de porter l’uniforme bleu-blanc-rouge et qui ne sont pas prêt à souffrir – à sacrifier un peu de leur égo surdimensionné – pour gagner.

Mais telle équipe, telle ville? Je les vois aussi, tous ces immigrants, ghettoisés, ici seulement pour leur petite vie à eux, fermés sur leur société d’accueil (au mieux) ou carrément haineux vis à vis de ceux qui les accepte (au pire). Tous ces nombreux immigrants incapables de dire « bonjour » en français, qui ne veulent même pas savoir qui était René Lévesque et qui ne demandent qu’à gagner un peu d’argent pour se brancher au plus vite sur les émissions câblées de leur pays d’origine, ou la dernière crap étatsunienne.

Et c’est cette équipe qu’on appelle Montréal. Et quand le Canadien se fera éliminer lundi, je me dirai que c’est un peu notre ville qui s’est fait surclasser, non pas par des gens plus talentueux, mais par des gens plus motivés, plus cohérents, et ayant envie de vivre ensemble pour atteindre un but commun. Une équipe, une ville, pas un amalgame de petits ghettos individuels.

Au fond, on a peut-être l’équipe qu’on mérite, nous qui refusons depuis tellement longtemps de nous faire respecter. Dans notre langue, et selon nos valeurs.

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8 Réponses

  1. Louis, Francis Bouillon est un États-Unien. Il est né d’un père haïtien et d’une mère québécoise, c’est pourquoi il parle français. Christopher Higgins est également un États-Unien, mais il ne parle pas un maudit mot de français. Carey Price est un Canadien unilingue anglais. Guillaume Latendresse, Maxim Lapierre, Mathieu Dandenault, Patrice Brisebois et Steve Bégin sont les seuls Québécois francophones de l’équipe, mais ils sont des joueurs moyens et plutôt mineurs au sein de l’organisation du Canadien de Montréal, c’est pourquoi presque personne ne s’identifie à eux pour leur talent, mais je leur accorde un respect en tant que mes compatriotes, rien de plus rien de moins. J’accorde ce même respect à Guy Carbonneau, à Pierre Boivin et aux autres Québécois francophones qui travaillent dans l’ombre pour le CH.

    Par contre, les joueurs que ça fait 15 ans qui sont à Montréal et qui ne parlent pas un maudit mot de français après tout ce temps-là, comme Saku Koivu. Il ne doit pas se rendre compte qu’il est le capitaine du club qui était jadis un symbole de l’identité nationale française au Québec. Il se doit, il a même l’obligation morale, de parler français et il ne le fait pas (tape sur ma tête avec un marteau!). Qu’il ne soit même pas capable, après 12 ans, de se présenter à l’Hôpital Sainte-Justine et dire à un enfant malade, et ce, en français: «Bonjour mon jeune! Comment ça va?», est tout aussi scandaleux et insultant envers les enfants malades, envers l’Histoire de son équipe et envers le Québec en entier, car il est une inspiration pour la jeunesse et il n’est même pas capable de leur parler français quand il les croise dans la rue ou dans des activités communautaires.

    Les illustres grands joueurs qui ont occupé son poste et qui nous faisaient vibrer, bien avant sa naissance, avaient peut-être la fleur de lys plus à la bonne place que lui.

    Je pense à Maurice Richard, Guy Lafleur, Bernard Geoffrion, Jacques Plante, Henry Richard, Jean Béliveau, Mario Tremblay, Réjean Houle, Yvan Cournoyer, Guy Charbonneau, Patrick Roy, Georges Vézina, Aurel Joliat, Doug Harvey, Bob Gainey, Ken Dryden, etc.

    Quand c’était ce CH qui comptait les buts, qui gagnait les matchs et qui enfilait les coupes Stanley, on pouvait dire que NOUS avions compté un but, que NOUS avions gagné un match et que NOUS avions gagné une coupe Stanley, au détriment du conquérant anglais.

    Aujourd’hui, le Canadien de Montréal est devenu the Canadian of Montreal. Mince consolation: ILS perdent leurs matchs, ILS ne comptent pas de buts et ILS sont éliminés des séries.

    Bizarre de constater que NOUS gagnions et que EUX perdent!

    Par contre, comment est-ce que Saku Koivu, les autres joueurs anglos du CH et autres immigrants peuvent avoir du respect pour nous et se forcer le cul pour apprendre la langue de Molière, alors que nous, Québécois francophones, se torchons avec notre propre langue, hein?

    Nos journalistes québécois, malgré leur bonne volonté, sont muselés à l’os. Les nouvelles que l’on peut retrouver dans La Presse (fédéraliste) et Le Devoir (indépendantiste) sont contrôlées par la secte catholique et nos valeureux bien-pensants de la gau-gauche syndicale.

    Inutile d’être surpris de la désinformation qui nous plane dessus au Québec. Un peuple mal informé et ignorant des règles les plus élémentaires de sa propre langue et de sa propre Histoire (comme nous) est un peuple fini et condamné à disparaître, car il n’a aucune utilité dans ce monde.

    Nous parlons le joual de Tremblay, la déformation étymologique de feu Sol Favreau (j’ai toujours cru qu’il ne rendait pas service aux jeunes en déformant les mots), les sacres à tous vents d’Elvis Gratton, les insanités de Zouf Story et de Pénétration débile et autres TABARNACOS du genre.

    Et on s’étonne pourquoi les Québécois se torchent avec la langue.
    Nos futurs enseignants de français font 36 fautes dans leur examen final de dissertation écrite. Ça va être beaux lorsqu’ils enseigneront pour de bons à nos jeunes et ça se dit enfants de la loi 101.

    Cet immobilisme de merde nous fait perdre notre place au profit des immigrants.

    La loi 101 n’est pas bien protégée, car les anglos l’ont vidé de sa substance et de son tact en la rendant quasiment inoffensive comme une vulgaire parure. Et tout ça, c’est notre propre faute, car nous avons refusé notre liberté (avec les magouilles d’Ottawa, on s’entend) et on en paye le prix aujourd’hui.

  2. Tirée du blogue de la fédération des Communistes-Libertaires du Nord-Est. Un vieille article (…30 janvier…) pour un sujet d’actualité……!

    http://www.nefacmtl.blogspot.com

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    Ceriseries

    La dernière fois que le Canadien de Montréal a gagné la Coupe Stanley, en 1993, certains journalistes et amateurs avaient fait tout un plat autour du fait que l’ensemble de l’équipe était composé de joueurs nord-américains. C’était la preuve que nos gars étaient les meilleurs, les plus fiers compétiteurs. On affirmait, à la Don Cherry, que ça confirmait la supériorité des joueurs d’ici par rapport aux européens.

    15 ans plus tard, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Plusieurs européens ont à leur tour gagné la coupe avec leurs équipes respectives. Certains, comme Peter Forsberg et Niklas Lidstrom, ont été des joueurs clés pour des clubs dominants.

    Chez le Canadien, la situation était moins rose. Bien sûr on a toujours eu des performances fiables de la part de Saku Koivu, mais aujourd’hui il devient clair que c’est plutôt un joueur de 2ième trio qu’une vedette capable de transporter son club. Il faut aussi mentionner Andrei Markov, qui brille officieusement comme joueur étoile depuis plusieurs saisons. Mais les 5-10 dernières années ont surtout apportées une vague de joueurs européens médiocres : Bulis, Perezhogin, Berezin, Czerkawski, Dackell, Malakhov et Petrov ont été parmi la parade grise qui nous a défilé devant les yeux. Une parade qui ne s’est jamais rendu sur la rue Ste-Catherine pour sabrer le champagne…L’an passé c’était le comble du mal européen chez Canadien : Niinimaa, Samsonov, Aebischer et Kovalev ont grandement contribué à une saison des plus décevantes.

    Cette année les choses ont été renversées. Kovalev a changé du tout au tout et mène à la merveille une bande de jeunes biélorusses, tchèques, français, suisses, etc. Nos glorieux sont de retour et nous les adorons. Au match d’hier soir (29 janvier), cette adoration était palpable dans le Centre Bell.

    Mais qu’en est-t-il vraiment? N’y a-t-il pas toujours eu des bons joueurs nord-américains et des bons joueurs européens dans la LNH? N’y a-t-il pas toujours eu des mauvais joueurs nord-américains et des mauvais joueurs européens dans la LNH? Est-ce qu’il est trop simple d’affirmer qu’il n’y a que des joueurs qui sont bons ou mauvais, peut importe leur origine? Non. Des fois dans la vie il y a des choses simples. La capacité humaine de pratiquer et se perfectionner à un sport en est une.

    Il est étonnant de constater les préjugés raciaux qui sont souvent associés aux joueurs de hockey d’un pays ou d’un autre. Les russes veulent juste gagner de l’argent mais avant la chute du bloc communiste c’était des guerriers sans merci prêts à mourir pour défendre un buste de Stalin. Les québécois ont plus de finesse que les joueurs de l’ouest canadien, parce que Montréal est plus cosmopolite que Saskatoon. Les scandinaves sont comme les canadiens mais un peu moins compétitifs parce que l’État Providence a eu une plus grosse emprise sur leurs pays. Bienvenue à la pente glissante des interprétations culturelles où poussent les plus grandes niaiseries à caractère racial et qui font honneur à la pensée de Don Cherry : les ceriseries.

    Ce genre de propos n’est pas ouvertement raciste, mais ça baigne dans un environnement politique qui racialise l’être humain. Biologiquement, nous sommes semblables à 99% ou plus. Le concept des races a été inventé historiquement pour justifier l’esclavage, piller l’Afrique et le monde et diviser la classe ouvrière. Les amateurs d’hockey qui se respectent doivent tout faire pour effacer le racisme de leur sport et de l’ensemble de la société. Go Habs Go!

  3. Faudrait savoir ce que vous voulez. On ne peut pas gagner et en même temps aller chercher uniquement des joueurs francophones. Et ca ne veut pas dire qu’ils voudraient jouer pour le Canadiens non plus.

    Le hockey est un sport international, avec des joueurs venant de plein de pays. Et quand ce sont des joueurs (ex: russes) c’est bien mieux pour eu d’apprendre l’anglais, parce s’ils sont échangé n’importe ou ailleurs qu’a Montréal, le français ne leur servira a rien.

    Arrêter aussi d’exiger que les joueurs de HOCKEY étranger apprennent 3 ou 4 langues, quand certains d’entre vous on même de la misère avec le français. Ce sont des joueurs de Hockey, pas des linguistes.

  4. « Faudrait savoir ce que vous voulez. On ne peut pas gagner et en même temps aller chercher uniquement des joueurs francophones. Et ca ne veut pas dire qu’ils voudraient jouer pour le Canadiens non plus. »

    Bah si, je crois qu’ils voudraient. Mais Montréal est une ville cosmopolite avec des gens de plusieurs nations, et c’est ce que le hockey représente actuellement. On veut avoir les meilleurs joueurs, pas les joueurs les plus « francophones » possible. Et cela a amené des résultats cette année: on a eu la 2e meilleure équipe dans l’association de l’Est, et même si la série contre Boston a été mêlée à des hauts et des bas, personne peut dire qu’on n’a pas eu de bons shows.

    Perso, je blâme une partie sur les arbitres pour notre défaite d’avant-hier. C’est cave à dire, mais c’est vrai qu’il y avait un grossier parti-pris niveau pénalités (en temps normal, les arbitres DOIVENT favoriser l’équipe perdante, mais là, c’était vraiment grave). Mais bon, les joueurs de Boston ont bien joué et ont mérité de gagner aussi. Je pense pas qu’ils chiâlent contre le fait que Charra ou Milan Lucic soient pas de Nouvelle-Angleterre. Ils reconnaissent que les joueurs locaux et d’ailleurs livrent la marchandise et ils sont contents.

  5. On croirait rêver: du pur Don Cherry mais à l’envers!

    Dites, Louis, portez-vous aussi des vêtements dignes d’un clown de cirque comme votre mentor? Vous partagez pourtant les mêmes idées non?

    Allez…bonne chance quand même pour ce soir à TOUTE L’ÉQUIPE!!!

  6. @ Manx.

    Relis le classement final de l’Association Est! Le Canadien de Montréal est champion de la Division Nord-Est et de l’Association Est. Je te rappelle que, durant les séries, le premier joue contre le huitième, le deuxième contre le septième, le troisième contre le sixième et le quatrième contre le cinquième.

    «…en temps normal, les arbitres DOIVENT favoriser l’équipe perdante…»

    Qui c’est qui a inventé ce règlement stupide-là? En passant, le travail des arbitres a été qualifié sur toutes les tribunes et par tous les experts comme pourri et partial pour les clubs états-uniens, cette saison. Lors d’une défaite humiliante des Flames de Calgary, l’entraîneur-chef, Mike Keanan, en voyant qu’il ne restait que 10 minutes à jouer et que le match était sans espoir avec les arbitres contre son équipe, a rappelé ses joueurs et les a fait retraiter au vestiaire. Voilà comment un leader doit se comporter lorsqu’il voit que l’arbitrage est corrompu par des intérêts obscurs (ceux de Gary «Ti-cul» Bettmann, francophobe et anti-Canadien mal-caché, qui est à la botte des États-Unis et qui rêve de vider le Canada de tous ses clubs et de les transférer aux USA, comme dans le désert de l’Arizona (wouach out, le lien avec le hockey?)).

    Tu ne crois pas au pouvoir discrétionnaire des arbitres de la LNH lorsqu’ils doivent obéir aux ordres d’en haut? C’est à cause de ce pouvoir discrétionnaire que la coupe Stanley est retenue aux USA depuis 1993. Tout ce que je souhaite à «Ti-cul» Bettmann, c’est ni plus ni moins que connaître une finale toute canadienne, juste une fois durant son mandat, juste pour le voir chier dans ses culottes en remettant la coupe Stanley. Pas de Détroit, pas de Dallas, pas de Minnesota, pas de Pittsburgh, pas de Philadelphie, pas de Washington, aucun club états-unien en finale! Juste Montréal, juste Calgary, juste Edmonton, juste Ottawa, juste Toronto, juste Vancouver! Je devrais aussi, par respect aux deux clubs qu’il nous a fermé en pleine face: juste Québec et juste Winnipeg. Comment réussirait-il à manipuler la série avec une finale canadienne, hein? Qu’ordonnerait-il aux arbitres qui ne se rendent pas compte qu’ils ne sont que ses pions, hein?

  7. « Relis le classement final de l’Association Est! Le Canadien de Montréal est champion de la Division Nord-Est et de l’Association Est. »

    Mon erreur ^^.

    « Qui c’est qui a inventé ce règlement stupide-là?  »

    As-tu déjà suivi un cour d’arbitre dans un sport professionnel? C’est le premier principe que j’ai appris en cour: pour rendre une game intéressante, l’arbitre doit favoriser l’équipe en train de perdre. Demande-toi pas pourquoi dans n’importe quel sport, l’équipe qui tire de l’arrière obtient toujours beaucoup moins de pénalités et l’équipe qui est en avance reçoit des pénalités pour de pures conneries. Tu regarderas les games qui suivent, c’en est même évident.

    « Tu ne crois pas au pouvoir discrétionnaire des arbitres de la LNH lorsqu’ils doivent obéir aux ordres d’en haut? C’est à cause de ce pouvoir discrétionnaire que la coupe Stanley est retenue aux USA depuis 1993. »

    C’est la seule raison? Allons, moi j’en trouve de biens meilleures. Et c’est Claude Julien qui, au début de la série, s’est plaint de la nullité des arbitres.

  8. Hey Louis: NA NA NA NA NA NA NA NA HEY HEY HEY GOOOOD BYE!!!!!!!!!!

    Ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini. Telle est la morale de l’histoire!

    😆

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