La vieille droite contre les pauvres et la démocratie

Les deux vieux épouvantails de soi-disant lucides, Monmarquette (un néolibéral parmi les néolibéraux) et Facal (ce rapace de la vieille droite nationaleuse), proposent de pénaliser davantage les pauvres. Grâce à eux, l’écart entre riches et pauvres risque d’augmenter, réduisant encore davantage la cohésion sociale et notre qualité de vie.

Quelques-unes de leurs lubies:

1) Augmentation des droits de scolarité. Conséquences: baisse du taux de diplômation, augmentation de l’endettement chez les jeunes, baisse générale du niveau d’éducation de la société québécoise. Et quand un journaliste souligna à Facal que ça ferait augmenter l’endettement étudiant, le vieil idiot répondit: « le niveau d’endettement sera plus élevé, mais acceptable ». Hey le bozo, c’est déjà inacceptable d’avoir à s’endetter pour étudier!

2) Augmentation du coût de l’électricité. Conséquences: les pauvres seront pénalisés. Puisque l’électricité se vend au même coût indépendamment du revenu, c’est une sorte de taxe régressive, c’est-à-dire que proportionnellement au revenu toute hausse fait plus mal au pauvre qu’au riche. C’est la logique-même: un individu gagnant 20 000$ par année voyant son compte d’électricité passer de 1200 à 2000$ par année a perdu 4% de son pouvoir d’achat, alors qu’un plus riche gagnant 100 000$ – même s’il consomme davantage – dont le compte passe de 2400 à 4000$, ne perd que 1,6% de son pouvoir d’achat. Proportionnellement, on pénalise les pauvres en augmentant les coûts de l’électricité, surtout qu’il y a toujours un minimum en-dessous duquel on ne peut plus économiser.

3) Compteurs pour l’eau. Même principe que pour l’électricité. Actuellement l’eau est payée par l’ensemble de la société. En refilant ce fardeau à chaque individu, on favorise ceux qui sont les plus fortunés et on défavorise tous ceux qui paient moins d’impôts (les plus pauvres et la classe moyenne inférieure).

4) Implantation de péages à Montréal. Comme je l’écrivais ici, toute forme de péage en fonction du véhicule défavorise les moins bien nantis et la classe moyenne, puisque le fardeau imposé est proportionnellement plus lourd à porter que pour un plus riche, qui actuellement participe davantage au réseau routier grâce à ses impôts. La seule forme de péage acceptable serait un péage proportionnel au revenu. La technologie existe et certains pays ont un système semblable pour les infractions au code de la sécurité routière. Ne manque que la volonté.

5) Augmentation du coût des CPE. Dans les faits, on veut détruire les CPE, mais on n’y va pas directement car on sait à quel point ceux-ci sont populaires. À terme, on préfère voir des gens s’endetter (quand ils sont solvables!) en travaillant au salaire minimum et en remettant leur maigre chèque de paix à une gardienne d’une garderie privée.

Non messieurs les néolibéraux, votre propagande de droite ne passe pas. Vos « propositions » menacent d’envoyer le Québec dans le tiers-monde en faisant exploser la pauvreté. Un Québec américanisé où on ne peut même plus sortir de chez soi le soir, où on doit condamner nos fenêtres et s’armer, ça ne m’intéresse pas, ça ne nous intéresse pas.

Mais de toute façon, comme l’a dit ce vieux con de Facal (je paraphrase ici, car je n’ai pas noté mot-à-mot sa déclaration): « il est certain que la politisation est une menace. Mais regardez Hydro-Québec. Avant la régie de l’énergie, les hausses de tarifs devaient être présentées devant les députés, qui les refusaient souvent à cause de la pression populaire. Mais maintenant ce n’est plus le cas. » Comprenez-bien le message: pour M. Facal, la démocratie est une ennemie. Il vaut mieux prendre des décisions impopulaires par des gens non-élus que de respecter le pouvoir de la majorité. Car pour M. Facal (tout comme pour André Pratte, son vieux pote), la population est stupide, la démocratie est inutile, est ce sont des économistes comme M. Monmarquette qui ont le vérité et qui doivent l’imposer.

Notons en effet que M. Montmarquette a étudié à l’université de Chicago, d’où sont sorties les thèses néolibérales ayant été appliquées en premier sous le Chili de Pinochet, enfin délivré du socialisme démocratique de Allende et n’ayant plus à se soucier des mouvements de contestation puisque tous les contestataires étaient tués.

Alors, le voici le message de la vieille droite représentée par Facal et Montmarquette: faisons payer les pauvres et empêchons-les d’utiliser les institutions démocratiques pour protester!

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10 Réponses

  1. La drouate étatiste a pour but de saccager les programmes sociaux pour détourner l’argent des CONtribuables à leurs propres fins. Tant qu’aucune réduction réelle de la taille de l’État ne sera faite, ces propositions sont inacceptables et le mesures sociales sont préférables aux mesures de drouate étatiste.

    La proposition 1) est inacceptable. 2) pourrait se faire à la condition de faire payer un petit prix pour la consommation normale d’un ménage pauvre et augmenter le prix selon la consommation. Idem pour 3). 4) est idiot surtout si le tarif des transports en commun n’est pas presque gratuit pour compenser. Les orphelinats criminels CPE doivent être abolis pour être remplacés par des allocations familiales.

  2. Voici ce que je disais à propos de l’électricité quand on parlait de la « gauche efficace » (sic) dans ce blogue.

    Garder les bas tarifs actuel de 6.6 cents du kilowattheure jusqu’à un certain seuil pour permettre aux pauvres de se chauffer l’hiver, quitte à ce que le seuil soit saisonnalisé. Pour la consommation excédentaire, augmenter les tarifs à 10 cents du kilowattheure, tout en baissant les impôts des particuliers. La même grille devra s’appliquer aux entreprises. Terminés les tarifs préférentiels!. Assurer l’autonomie électrique du Québec avec des barrages, l’éolienne et le solaire pour ne jamais plus acheter de l’électricité l’hiver. La privatisation de Hydro-Québec serait prématurée.

    Le même raisonnement pourrait s’appliquer aux compteurs d’eau.

  3. Louis, tu charries quand tu traites Facal de vieux con. Facal est un homme très intelligent mais il sombre parfois dans son dogmatisme et il travaille pour ses intérêts corporatistes.

  4. Toujours les riches qui paient pour les pauvres. Pauvres petits pauvres… J’imagine que d’augmenter les frais de scolarité stimulerait les pseudo-intellectuels indéterminés de la vie à faire un choix définitif au lieu de niaiser sur les bancs de l’université en changeant incessamment de programme.

    D’autre part, le fait de se scolariser doit permettre d’obtenir un bon salaire et ainsi faciliter le paiements des dettes d’études. Donc, soit tu reste chez-vous à rien faire sans dettes et sans revenus, soit tu vas à l’école, tu gagnes un bon revenus et tu paies tes dettes d’études.

  5. 1) «Non messieurs les néolibéraux, votre propagande de droite ne passe pas.» (Louis)

    Alors ça, ça reste à prouver: http://www.canoe.com/archives/infos/general/2008/01/20080123-204655.html

    2) Joseph Facal est plus un centriste qu’un dinosaure de droite comme tu le prétends.

    3) Le problème avec les frais de scolarité, ce sont les frais afférents qui viennent avec ça. Je ne suis pas contre le dégel des frais de scolarité (le sous-financement des universités est trop chronique pour ne rien faire, sinon c’est l’éducation elle-même qui en souffrira) en autant que le dégel vient avec l’abolition des frais afférents et une bonification dans le système des prêts et bourses pour aider les étudiants qui proviennent de milieux plus pauvres.

    4) À ce que je sache, personne ne t’oblige à envoyer tes enfants dans une garderie (CPE ou garderie privée peu importe). Tu peux les laisser chez une gardienne durant ta journée de travail ou chez les grands-parents, chez un oncle, chez une tante ou chez un(e) ami(e) de la famille. Pour ça, ô surprise, on a besoin d’une allocation familiale (la PUGE de Harper et le 100$ par semaine de l’ADQ). Et puis, les CPE sont des parkings à enfants qui sont là pour prendre ton argent, même si ton enfant n’a pas encore sa place en CPE. Ils te voient dans la rue et ils te font payer pareil. Belle justice, n’est-ce pas?

  6. Alors là, Louis, vous me surprenez. Soit vous êtes un bolchévique nostalgique affublé d’une pensée précambrienne, ou soit vous êtes complètement illettré économiquement car à qui profitent les taux ridiculement bas des tarifs analysés par les économistes de renom en question (contrairement à vous, je considère ces 2 personnages comme extrêmement compétents dans leur domaine et à moin que vous ayez des arguments autres que de les attaquer personnellement comme vous le faites bassement, je vais continuer ainsi…)? Au pauvre qui vit modestement dans son petit 3 1/2 avec une salle de bain, qui utilise les transports en commun, qui n’envoie pas ses enfants à un CPE et/ou à l’université, etc. ou au riche qui vit somptuairement dans son château en banlieue style Pauline Marois, avec sa piscine chauffée, ses 4 salles de bains, ses 2 VUS, qui envoie ses enfants dans un CPE et à l’université en voiture SVP et qui n’utilise jamais les transports en commun???

    La position que vous défendez, loin de profiter aux pauvres, contribue plutôt à perpétuer les privilèges que les riches ont sur notre bien commun. Rien d’autre! Vous protégez les privilèges des riches!!! En plus, les bas taux que vous voulez continuer à garantir favorisent le gaspillage éhonté de ces ressources (qui n’a pas vu un québécois arroser son entrée de garage l’été, ou garder allumées ses décorations de Noël en juillet?).

    Plutôt que de vous scandaliser bêtement devant les suggestions des professionnels de l’économie, pourquoi ne pas défendre une position où les taux en question pourraient être modulés pour les gens moins fortunés, genre bourses d’études pour certains étudiants, etc.?

    Soyez moins primitif dans vos interventions qui, je m’en doute, doivent tout de même être provocatrices histoire de susciter un quelconque intérêt pour ce blogue…

  7. 1) Augmentation des droits de scolarité. Conséquences: baisse du taux de diplômation,

    Il y a des statistique en masse qui prouvent que les droits de scolarité n’influencent pas le taux de diplômation. Si tu veux devenir médecin, est-ce que tu vas quitter les études parce que ça coute 100$ de plus par an, et aller travailler chez Wal-Mart pour le reste de ta vie a la place ?

    2) Augmentation du coût de l’électricité. Conséquences: les pauvres seront pénalisés.

    Au Québec, le cout de l’électricité est l’un des plus bas au monde. Quand une chose est sous évaluée, les gens la gaspillent.

    3) Compteurs pour l’eau. Même principe que pour l’électricité.

    Justement, même chose que l’électricité, il faut éviter les abus

    4) Implantation de péages à Montréal.

    Il est grand temps que les montréalais payent pour leur infrastructure. Présentement c’est tout le Québec qui paye pour Montréal.

    5) Augmentation du coût des CPE.

    Les CPE sont hyper-subventionnées. A un point tel que certain parent qui ne travaillent pas mettent leur enfants dans les CPE pour avoir la paix. Si ça couterais un ti peu plus cher, ils y repenseraient et peut-être qu’ils prendraient leur responsabilités.

  8. Louis, je ne contesterai pas avec toi qu’il y a un lobby de droite assez puissant au Québec, qui utilise toutes sortes de moyens pour faire passer leurs messages. Il suffit de mentionner l’IEDM et l’un de ses porte-parole, l’incroyable Nathalie Elgraby dont les propos sont tellement de mauvaise foi, que c’en est incroyable.Cette dernière prend décidément son lectorat pour de véritables cons.

    Quoi qu’il en soit, même si sur plusieurs points je suis plutôt d’accord avec toi, je le suis moins avec les frais de scolarité. Je signale que le tarif québécois à cet égard est LE plus bas au Canada. Et ces mêmes diplômés, dans bien des cas, ne savent même pas écrire de manière acceptable. Ainsi donc, nous n’avons pas besoin de plus de diplômés mais plutôt de diplômés de qualité capables d’énoncer une pensée claire, de développer un tant si peu une idée et être en mesure de la défendre avec quelques arguments.

    Ce problème va si loin, qu’il soulève d’innombrables points d’interrogation relativement au merveilleux monde de l’éducation au Kouébak. Combien de programmes sont parfaitement inutiles et, conséquemment, combien de diplômés auraient eu intérêt à s’inscrire dans d’autres secteurs de formation de manière à trouver un emploi??? Il y a mille questions de ce genre à explorer dans ce domaine et pourtant elles restent sans même l’amorce d’une réponse.

    En fait, il faudrait revoir tout le secteur de l’éducation au Québec, du secondaire au cegep et, si possible, universitaire. Trop de chasse-gardée, autant du côté des professeurs, des fonctionnaires que des étudiants (frais de scolarité).

  9. « Il y a des statistique en masse qui prouvent que les droits de scolarité n’influencent pas le taux de diplômation. Si tu veux devenir médecin, est-ce que tu vas quitter les études parce que ça coute 100$ de plus par an, et aller travailler chez Wal-Mart pour le reste de ta vie a la place ? »

    On parle ici de 1000$/an, et cela ne concerne pas les futurs médecins ou MBA. On parlerait plutôt des diplômes qui ont déjà une technique qui lui est affiliée (chimie et laboratoire, par exemple), ou de trucs plus inconventionnels. D’ailleurs, les études prouvent justement que la hausse des frais de scolarité diminue les accès.

    Au Canada, on a des frais parmi les plus élevés de l’OCDE. Ça, faudrait pas l’oublier. Si notre électricité est moins chère, nos frais pour étudier le sont plus.

    « Au Québec, le cout de l’électricité est l’un des plus bas au monde. Quand une chose est sous évaluée, les gens la gaspillent. »

    Ouep, effectivement. Il faudrait augmenter à 8-10 cents/kWh, parce que comme ça, certaines alternatives, comme le solaire, la digestion anaérobique ou l’éolien pourraient être implantés.

    « Justement, même chose que l’électricité, il faut éviter les abus. »

    Ouep, car on voit que la Californie et le Colorado, qui ont subi des innondations à cause d’un manque d’eau (ironique, non? Cela est aussi du à la déforestation et à un manque en design de drainage) et qui ont des compteurs d’eau. Le Québec a le priviège d’avoir un bon accès à l’eau et un climat humide. Les compteurs pourraient utiles, mais de là à dire que l’on abuse. Les limiter aux industries est selon moi suffisant. Si on veut les ajouter aux résidences, c’est un choix, mais ce n’est pas nécessaire.

    « Il est grand temps que les montréalais payent pour leur infrastructure. Présentement c’est tout le Québec qui paye pour Montréal. »

    Hahahahahahahahahaha

    « Les CPE sont hyper-subventionnées. A un point tel que certain parent qui ne travaillent pas mettent leur enfants dans les CPE pour avoir la paix. Si ça couterais un ti peu plus cher, ils y repenseraient et peut-être qu’ils prendraient leur responsabilités. »

    Tout le monde en connaît heh? J’ai trouvé des données qui montrent que le taux de natalité augmente. On peut allouer cette augmentation en partie grâce à des services d’aide aux nouveaux parents, comme le CPE, qui a fait plus que tripler le nombre de places en garderies. En plus de leur être économiques.

    Peu importe si c’est le gouvernement ou les parents qui paient pour le CPE, quelqu’un paiera. Je préfère que ce soit la société qui paie une bonne partie pour aider les parents, mais c’est un avis. Je n’ai pas vu d’abus, comme tu parles.

  10. @Christian Rioux

    tu as dit… »Il est grand temps que les montréalais payent pour leur infrastructure. Présentement c’est tout le Québec qui paye pour Montréal. »

    drole je voit pas ca de meme….c’est plutot les banlieusards qui payent pas.
    t’se ceux qui habitent a st-glinglin et qui voyage a chaque jour vers Montreal pour aller travailler

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