Vivre, c’est tuer

Tiens, ça faisait longtemps que je n’avais pas réagi à Patrick Lagacé. Faut lire son dernier billet, où il publie le texte de Valérie Fortin, qui est fâchée fâchée parce que Lagacé dénonce ce salopard de Paul Watson pour qui la vie d’un humain vaut moins que celle d’un phoque.

Voici un extrait du (long) texte de Mme. Fortin, où celle-ci tente d’expliquer en quoi nous devrions tous nous sentir coupables…

Toute vie s’équivaut en soi, en ce sens que tout animal, humain ou non, est animé par son propre désir ou instinct de survie. Tout animal souffre sous la torture physique et psychologique, et passe sa vie à tenter d’éviter la douleur et la mort. Nous sommes tous des animaux, nous sommes tous égaux dans la souffrance et dans la mort. Suis-je une criminelle pour ça ? Suis-je coupable de haute trahison envers ma race humaine ? Va-t-on m’immoler à mon tour ?!

Et bien, Mme. Fortin, vous mangez quoi pour survivre? Des légumes? De pauvres légumes qui sont animés par leur propre désir de survie, souffrant de la torture physique imposée par le fermier, et qui passe leur vie à chercher le rayon de soleil pour éviter la douleur et la mort… C’est ce légume que toi, CRIMINELLE, tu manges? Qu’attends-tu donc pour boycotter tous les TUEURS de légumes?

Non, désolé pour les soi-disants protecteurs des animaux mais qui sont surtout des pourfendeurs d’humains, mais vivre c’est tuer la vie. On tue la vie à chaque seconde; on tue des microbes, des bactéries – n’ont-elles pas le droit de vivre? – des insectes. On tue des légumes, des fruits. On tue des animaux. C’est ça la vie. On se nourrit du sacrifice d’une autre forme de vie pour permettre à la nôtre de persister.

Et savez-vous quoi? Entre des phoques tués à coup de pioche et un radis arraché à son sol nourricier, il n’y a qu’une question de perception. Et entre de la bonne viande sauvage, d’un animal sain et non bourré de médicaments, et toutes ces oies gavées ou poulets engraissés que Mme. Fortin ne semble pas vouloir défendre, je choisis la première option.

Nous sommes des omnivores; nous mangeons de tout. Y compris la vie, animale ou végétale. Respect pour les chasseurs de phoque, respect pour les agriculteurs, respect pour l’animal ou le végétal qui nous permettent de survivre, et respect pour tous ceux qui tentent de mieux vivre en ce bas-monde.

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14 Réponses

  1. Là là mon ti-pit va falloir que t’apprennes à parler pour toi,si tu veux te définir en tant qu’omnivore parce que tu serais prêt à manger n’importe quoi,du bébé tant qu’à faire,n’implique pas ceux qui ont choisi d’écouter leur conscience et ont décidé d’exclure les viandes et le poisson car vois-tu lorsqu’on est de bonne foi et non pas hypocrite,on réalise que les animaux souffrent alors que pour les végétaux ça reste à prouver et une fois prouvé il y a de grosses chances qu’ils souffrent beaucoup moins que les animaux sinon hé ben il ne me restera plus qu’à maudire l’univers pour avoir créé un être aussi stupide et infect que moi.Y a t-il quelque chose de plus abject qu’un intellectuel de mauvaise foi?Louis,pour ton bien,laisse ton ordi quelque temps ,poigne tes skis de fond pis loue-toi un refuge en pleine forêt et là le soir venu regarde les étoiles sans chercher à comprendre ce qui s’offrira à tes yeux,t’auras peut-être une autre vision des choses…

  2. Quelqu’un qui se nourrit exclusivement de végétaux va avoir des problèmes de santé, ou même de développement si c’est un enfant.
    C’est comme nourrir un lion de légumes, son organisme n’est pas fait pour ça.

    Quant aux défenseurs des animaux, il se réjouissent de la mort des chasseurs de phoques:

    http://web.cgaspesie.qc.ca/crioux/wordpress/?p=85

  3. C’est théoriquement possible d’obtenir tous les éléments nutritifs nécessaires à son alimentation sans se nourir de viande… Les substituts, comme les noix et les dérivés du soya, peuvent « faire l’affaire », car ils contiennent des protéines végétales.

    Quand on est en appart et aux études, on en sait quelque chose, car la viande coûte cher -_-. Ça ne veut pas dire qu’il faut obligatoirement virer végétariens.

    Il n’y a aucun mal à ce que l’espèce humaine joue son rôle d’omnivore dans la chaîne alimentaire. Tant qu’il est joué de façon responsable (contrôle des chasses et élevage), c’est même un geste qui peut devenir bénéfique pour la biodiversité. Grâce à cela, on peut par exemple limiter la population de phoques, qui mangent une grande quantité de poissons, ou du chevreuil qui détruit des essences d’arbres qui se font de plus en plus rares.C’est pour ça que quand la saison de la chasse à l’arc est lancée et que la population de chevreuils a dramatiquement augmenté, on émet des permis supplémentaires pour pouvoir abattre une femelle ou un autre mâle.

    Ça me ramène à une question bien simple: peut-on reprocher à un animal (i.e. l’Homme) de jouer adéquatement son rôle de prédateur? Je nous trouve très responsables, car nous tentons de produire suffisament de nourriture pour que notre « population » augmente dans presque tous les coins du monde.

  4. Le tube digestif d’un humain ressemble beaucoup plus à celui des animaux se nourrissant de végétaux qu’aux prédateurs carnivores qui ont ce tube court et droit.La production de protéines végétales ne nécessite environ que le dixième de la superficie nécessaire à produire la même quantité en protéines d’origine animale,lisier de porc en moins.L’économie d’eau ,en proportion ,est encore plus profitable avec les cultures végétales et pour ce qui est de l’argument (si vous appelez ça un argument) hypocrite concernant l’effroyable cri de la carotte ou de n’importe quel végétal lorsqu’on l’extirpe de son giron maternel,bien que croyez-vous qu’ils mangent ces animaux d’élevage que vous allez manger à votre tour?En fait ce que vous essayez de nous dire c’est qu’il serait plus aisé de faire comprendre à un phoque de se nourrir d’algues marins que de faire comprendre à un homo carnivorus de se nourrir d’aliments d’origine végétale,entende qui a des oreilles et de la substance entre celles-ci!

  5. En fait, notre système digestif n’est ni adapté à la digestion des viandes ni à celle des végétaux : il s’agit d’un hybride des deux, qui digère peu efficacement à peu près n’importe quoi. Bref, nous sommes véritablement des omnivores (c’est un anthropologue qui écrit).

    Cela dit, il me semble qu’il faut éviter la sensiblerie qui escamote les vraies questions. Tout d’abord, si nous pouvons consommer de la viande, c’est quand même plus onéreux en ressources et davantage générateur de gaz à effet de serre de produire de la viande plutôt que des légumes (on parle ici surtout du bétail d’élevage). Il serait donc avisé de réduire cette consommation de viande, d’enrichir notre diète de végétaux, ce qui de toutes façon sera bénéfique pour notre santé.

    D’un autre côté, consommer modérément de la viande, n’est pas mauvais non plus, mais il faut le faire de façon responsable, en tentant de préserver les espèces et l’équilibre écologique (déjà passablement débalancé par notre « succès » en terme de population et par l’industrialisation à tout crin), tout en minimisant autant que possible les souffrances subies par les animaux que nous consommons.

    Cela m’étonne toujours de voir comment certains se scandalisent de l’abattage d’un animal sauvage qui a bien vécu dans la nature, tout en n’ayant AUCUNE réaction à l’égard des millions de têtes de bétails abattues chaque année par l’industrie agroalimentaire, dans certains cas après avoir vécu dans des conditions très peu intéressantes.

    Respecter les animaux, ce n’est pas faire semblant d’être des ruminants, c’est traiter adéquatement les autres espèces, en respectant l’équilibre écologique. C’est tout à fait ce que font les chasseurs de phoques qui s’assurent de ne pas faire souffrir indûment les bêtes, tout en contribuant à limiter la croissance du large troupeau de phoques qui se trouve dans l’estuaire, ce qui donne une chance aux morues de se multiplier, etc. C’est ça, la pensée écologique, c’est prendre en considération l’ensemble des facteurs en jeu, plutôt que de seulement s’émouvoir face à des photos de jeunes phoques aux yeux pleins d’eau. ..

  6. « M. Louis »,

    Quand vous proférez des insanités comme celle-ci :
    « ce salopard de Paul Watson pour qui la vie d’un humain vaut moins que celle d’un phoque. »,
    prenez-vous seulement la peine d’aller contre-vérifier vos dires à leur source, ou vous contentez-vous de répéter la désinformation prémâchée par votre gourou Lagacé ?
    Pas la peine de répondre, je connais évidemment la réponse, l’éloquence de votre niaiserie parle d’elle-même.
    M. Watson n’a jamais dit que « la vie d’un humain vaut moins que celle d’un phoque », ça n’a aucun rapport, vous dites n’importe quoi, vous êtes complètement dans le champ. Vraiment, M. Louis, vous êtes pitoyable et j’ai honte pour vous.

    On pourrait aussi s’attendre, se fiant à l’étalement que vous faites de votre « culture » sur votre blogue, que vous en auriez démontré un peu plus que ça au sujet du végétarisme. En ce domaine, le moins que l’on puisse dire est que vous ne jouez pas à plus intelligent que vous êtes, c’est un créneau qui, on le voit, vous échappe totalement, au point que vous croyez et écrivez les pires sottises et absurdités qui soient.

    Au plus fort de votre état d’inconscience le plus exemplaire, au plus fort de votre délire schizophrène, réalisez-vous que vous poussez le mépris jusqu’à confondre la souffrance d’un animal et d’un légume, que vous poussez l’injure jusqu’à comparer la souffrance physique et psychologique d’un radis à celle d’un phoque, à déclarer qu’entre les deux n’existe qu’une « différence de perception » ?!?!
    Monsieur, si vous pensez réellement les scandaleuses conneries que vous proférez, vous êtes un bon candidat pour l’asile. S’il ne s’agit que d’un trouble de déficience intellectuelle, alors je me risque tout de même à vous renvoyer à votre cours de biologie 101.
    Mais j’ose croire que vous n’êtes pas sérieux, que vous n’êtes pas débile à ce point. Puisque nous souffrons, humains, autant que les animaux non humains, vous osez donc dire que la souffrance humaine est comparable à celle — toujours hypothétique — des radis…
    Vous êtes, à mes yeux, ni plus ni moins qu’un monstre pour éructer de telles énormités.

    Vous demandez :
    « Et bien, Mme. Fortin, vous mangez quoi pour survivre? Des légumes? De pauvres légumes qui sont animés par leur propre désir de survie, souffrant de la torture physique imposée par le fermier, et qui passe leur vie à chercher le rayon de soleil pour éviter la douleur et la mort… »

    Pour répondre à votre question débordant d’intelligence et de pertinence, je mange des légumes, oui, mais jamais des comme vous. Des pauvres légumes comme vous, je trouve ça indigeste, idiot, prétentieux, bavard et baveux, bref ça me coupe l’appétit.

    Vous vociférez, encore une fois à travers votre chapeau :

    « les soi-disants protecteurs des animaux mais qui sont surtout des pourfendeurs d’humains »,

    mais sur quoi ou sur qui basez-vous donc cette grossièreet stupide généralisation ?! Connaissez-vous tous les protecteurs d’animaux de la planète, pour décréter cette vérité du haut de votre chaire sur les grandes questions de la vie et de la mort ?

    Aussi, si vous aviez lu les messages suivant mon texte sur le blogue de Lagacé, vous y auriez vu plusieurs clarifications que j’y fait, notamment quant à mon engagement envers tous les animaux exploités et torturés, dont les animaux dédiés à la boucherie. En voici d’ailleurs un extrait :

    « […] j’ai déjà écrit sur les animaux de boucherie et je vais sans doute continuer à le faire jusqu’à la fin de mes jours. Pour répondre à votre question, il est évident que les animaux de boucherie souffrent plus encore que les phoques, surtout ceux confinés dans les industries à viande sur pattes. Je pourrais vous décrire longtemps tous les sévices inouïs subis par ces pauvres animaux du début à la fin de leur vie, des cochons castrés à froid aux veaux enchaînés qui ne peuvent même pas se lécher aux truies réduites à des machines à saucisses en passant par les poussins mâles jetés vivants dans des sacs poubelle, les canards gavés qui vomissent du sang, les chevaux qui « pleurent » en voyant leurs congénères se faire égorger, etc., etc. Dans le cas des volailles, par exemple, plusieurs sont ébouillantées vivantes et conscientes du fait qu’elles relèvent la tête au-dessus de la cuve d’eau électrifiée ou parce que le couteau rotatif mécanisé sensé leur trancher la gorge leur ouvre plutôt la poitrine ou leur tranche le visage ou le dessus de la tête… Une étude réalisée aux États-Unis (où les procédés d’abattage sont semblables à ceux prévalant ici) estime que chaque jour, au moins 30 000 à 60 000 poulets sont plongés vivants dans le réservoir d’échaudage… Plusieurs personnes s’imaginent (même Patrick le croyait) que les animaux sont égorgés une fois morts, alors qu’ils ne sont qu’« étourdis » (sauf, notamment, pour la viande certifiée cachère ou halal, de plus en plus populaire dans le monde, pour laquelle les animaux sont traditionnellement égorgés à froid). Ils sont donc « assommés » par un pistolet à percuteur ou électrocutés — plus rarement gazés — afin que le cœur, pompant, assure l’évacuation d’un maximum de sang. Malheureusement, nombreux sont ceux qui reprennent conscience avant ou pendant la saignée.
    Maintenant, le fait que les animaux de boucherie souffrent plus encore que les phoques ne nous permet pas d’abandonner ces derniers pour autant. Nous sommes plusieurs, au printemps, à focaliser sur cette chasse parce qu’elle à lieu à ce moment-là, puis à retourner ensuite militer pour les animaux de boucherie, cette fois dans l’indifférence totale de la population et des médias. Ne pas s’occuper des phoques sous prétexte que d’autres animaux souffrent plus reviendrait, pour quelqu’un d’autre, par ex., à abandonner sa mission auprès des enfants battus au profit des enfants cancéreux sous prétexte que ces derniers souffrent peut-être plus, ou à abandonner la lutte contre la déforestation sous prétexte que la lutte contre la pollution est plus importante. Je crois que toutes les causes sont importantes, du moment qu’elles ont comme objectif d’aider des individus, animaux ou humains, à moins souffrir. Jamais je ne me permettrais de juger la cause de quelqu’un, du moment qu’il fasse quelque chose de bien, sa modeste part au mieux-être du Monde. Ce n’est malheureusement pas le cas de la majorité des gens, hélas, qui se permettent de juger arbitrairement de la valeur des causes et des même de celle des vies… !!! »

    Vous affirmez également que : « vivre c’est tuer la vie. »

    Voici un autre extrait de mes explications sur le blogue concernant ce point :

    « […] vous confondez, comme bien d’autres, les animaux aux humains sur les plans alimentaires, techniques et de conscience. Si nous commes capables, contrairement aux phoques, de manier le gourdin, c’est directement tributaire au fait que nous manions également la pensée intellectuelle et une conscience qui nous est propre (enfin, pour certains humains). Il n’est pas rare que cette conscience s’accompagne d’une sensibilité envers les autres, qu’ils soient animaux humains ou non, d’une empathie minimale ou, tout au moins, d’une compréhension de la douleur physique et psychologique que les autres ressentent lorsqu’on leur inflige de mauvais traitements ou qu’on les tue. Le lion ne peut faire autrement que de manger la gazelle pour survivre, ainsi va la dure réalité dans la savane. Mais l’Homme peut parfaitement se passer de viande pour survivre et être en excellente santé, des milliards de végétariens et de végétaliens à travers le monde le prouvent depuis des millénaires. Étant conscients que la viande n’est pas essentielle à notre survie, la torture et le meurtre annuel des 53 milliards d’animaux boucherie n’est donc pas justifiable, à mes yeux, sur le plan éthique. Nous possédons les moyens techniques et les connaissances pour transformer les industries de la viande, des œufs et du lait, en industries végétaliennes : qu’attendons-nous pour révolutionner positivement nos sociétés ? Ça bousculerait certes nos habitudes alimentaires, mais quel serait ce tourment comparé à la réduction colossale de souffrance sur Terre ?
    […] tout écologiste conséquant avec lui-même devrait être végétarien car l’industrie de la viande dévaste littéralement l’environnement. Aussi, tout humaniste conséquent avec lui-même devrait également être végétarien, puisque la consommation de viande des pays riches contribue à priver en nourriture les pays pauvres. Les « carnivores » sont donc responsables, à leur façon, de la faim dans le monde, même si plusieurs d’entre eux se disent humanistes ou écologistes… »

    Maintenant, puisque vous vous affectez grandement de la souffrance du pauvre légume, puisque dans votre te-tête vous entendez le cri strident de la carotte que le cuisinier égorge sans pitié, sachez que, comme l’explique si éloquemment Mme Pelchat en intervenant sur le blogue en question : « la production d’une portion de viande de bœuf nécessite 16 fois plus de ressources agricoles et énergétiques qu’une portion d’aliment végétal. Autrement dit, si les céréales qui sont utilisées pour nourrir les bovins étaient utilisées pour nourrir directement les humains, elles nourriraient 16 fois plus de personnes. 1,3 milliard d’êtres humains pourraient être nourris avec les céréales utilisées pour engraisser le bétail des États-Unis.
    La terre peut supporter un très grand nombre de végétariens, elle ne peut en revanche supporter qu’un nombre limité de mangeurs de viande. Ça ce sont des faits (je veux dire de vrais faits, pas des pseudo-faits comme il en pleut sur ce blog).
    En bref, la raison principale pour laquelle il y a pénurie de nourriture est que plus de 40% de la production mondiale de céréales est utilisée pour engraisser les animaux d’élevage plutôt que pour nourrir directement les humains. Cette conversion de denrées végétales en produits d’origine animale est déficitaire car dans ce processus en moyenne 90% de la nourriture initiale est perdue sous forme d’excréments! Ça c’est du gaspillage! Le problème peut bien être retourné dans tous les sens, on peut rejeter la faute sur ceci ou sur cela, cela n’y changera rien. Puisque les ressources alimentaires sont limitées, il est tout simplement impossible de consommer aussi massivement des produits d’origine animale sans que des dizaines de millions de personnes ne meurent de faim à un endroit ou à un autre. Ce ne sont pas uniquement les animaux qui en sont les victimes, les humains aussi crèvent pour que vous puissiez manger votre steak. Chaque fois que vous mangez un repas de viande, songez seulement qu’il en aura coûté en moyenne 10 assiettes vides, 10 ventres creux qui auraient pu être rassasiés, et après quelques récidives, 10 cadavres victimes de cette folie. Si cela vous dérange trop d’y penser, il suffit de l’ignorer, ou de faire un petit don une fois par année pour vous donner bonne conscience. Si au contraire la résolution de cette crise vous semble plus importante et urgente que la satisfaction toute égoïste de vos papilles, alors vous savez ce que vous avez à faire. Avec l’avènement des agro-carburants, le drame est en voie de prendre une ampleur apocalyptique. Il est plus que temps d’agir. »

    Combien de pauvres herbes souffrantes dévorez-vous à travers la chair de votre « viande sauvage » ou industrielle, monsieur Louis ?
    Si moi je suis criminelle d’exister, tel que vous le déclarez, que dire de vous ?!

    Aussi, sachez que je ne dénonce pas les atrocités perpétrées à l’endroit des animaux dans le simple but :
    « d’expliquer en quoi nous devrions tous nous sentir coupables… »
    Encore une fois, ça n’a rien à voir, nous nagez en plein délire dans vos interprétations erronées de mes propos. Je dénonce ces atrocités pour inciter les gens à des prises de conscience, pour leur donner envie de changer certains de leurs comportements et, surtout, pour inciter le débat, au Québec, sur la légitimité du traitement excessivement cruel qu’on réserve aux animaux. J’essaie seulement d’initier un questionnement, une remise en question de la nécessité réelle de tuer, notamment, 53 milliards d’animaux de boucherie par année. Vous ne voulez pas participer intelligemment au débat, vous ne voulez pas ouvrir votre esprit et remettre en question cette idée qu’il faut « tuer [des animaux] pour vivre », c’est votre affaire, vous seul vivez avec votre conscience. Mais, de grâce, ne contribuez pas vous aussi à polluer la toile de conneries indigestes et autres ragots médisants, ne participez pas comme vous le faites à la dangereuse désinformation qui prévaut présentement sur le Web, notamment.

    Pour votre information, sachez que depuis près de 30 ans, M. Watson, co-fondateur de Geenpeace et fondateur de la Sea Shepherd Conservation Society, sillonne les mers et risque sa vie pour faire directement obstacle aux pêcheurs braconniers de tous les pays, aux baleiniers soviétiques et japonais, aux pêcheurs utilisant illégalement les filets dérivant, aux trafiquants d’ailerons de requins, aux massacreurs de dauphins, aux chasseurs de phoques et autres tueurs de cétacés.
    Une des campagnes prioritaires de la Sea Shepherd Conservation Society est de s’attaquer au problème global du système de pêche à la palangre pélagique de surface, d’intervenir directement pour en stopper l’usage illégal. Une ligne pélagique de surface est faite habituellement de nylon monofil. Sa longueur peut aller de 1,6 km à 100 km. La ligne est maintenue à flot par des bouées de polystyrène ou de plastique. Environ tous les 300 m, une seconde ligne y est attachée, allant vers le fond sur environ 5 m. Sont fixés à ces lignes des hameçons garnis d’appâts, calamars, poissons, chair fraîche de dauphin. Les appâts des hameçons peuvent être aperçus depuis les airs par les albatros qui plongent dessus, qui y restent accrochés et se noient. D’autres espèces marines aperçoivent les appâts depuis le fond et restent accrochées quand elles essaient de les manger.

    La flotte japonaise lâche jusqu’à 100 millions d’hameçons par an rien que pour la pêche au thon bleu dans le Sud. Outre les poissons et mammifères marins, des dizaines de milliers d’oiseaux sont ainsi tués chaque année. Une estimation prudente des albatros tués par les palangres japonaises est de 44 000 par an. Le présent chiffre pourrait bien être doublé, selon les chercheurs, mais le nombre d’albatros tués par les bateaux de pêche d’autres nations n’est pas disponible. On estime que, de douze des quatorze espèces d’albatros recensées, des dizaines de milliers meurent chaque année de cette manière. Au vu du grand nombre d’oiseaux ainsi tués, ce style de pêche peut être considéré comme la plus sérieuse menace pour la survie de ces espèces. 20 000 tortues de l’espèce « caretta caretta » sont capturées chaque année par les palangres des pêcheries espagnoles en Méditerranée. On estime que 4 000 d’entre elles sont rejetées à la mer et meurent avec l’hameçon accroché dans la gorge.

    Les palangres sont les grandes coupables de la diminution du nombre de requins dans les océans. Ces lignes d’une longueur de 1 à 100 miles sont appâtées avec du poisson (mais aussi du dauphin ou du phoque tués illégalement) pour attirer l’attention des thons, espadons et requins. Ceux-ci sont pêchés surtout pour leurs ailerons (qui ne représentant que 4 % de leur poids), parfois pour leur cartilage, l’huile de leur foie et leurs dents. Les pêcheurs arrachent leurs ailerons avant de les rejeter encore vivants à la mer. Leur agonie est affreuse : incapables de nager, ils coulent lentement vers le fond, et meurent dévorés vivants par d’autres poissons. Si les palangres ne sont pas abolies, beaucoup d’espèces de requins disparaîtront dans les prochaines décennies.

    Des pays comme le Sénégal sollicitent les services de M. Watson pour lutter contre les braconniers qui sévissent chez eux. Aux Îles Galapagos, il oeuvre là aussi à protéger les fragiles écosystèmes marins, les tortues, les requins, les concombres de mer…
    Les Japonais contournent les lois internationales de protection des baleines pour les chasser à des fins supposément scientifiques, alors qu’ils les massacrent pour revendre leur viande : Paul Watson les a à l’oeil et tente de leur nuire autant qu’il le peut.
    Tout autour du monde, du Canada en passant par la Norvège et jusqu’en Afrique du Sud, les phoques sont massacrés, et Paul Watson le dénonce tout en luttant pour les protéger.

    L’homme, qui fut d’abord médecin puis, un peu plus tard, professeur d’écologie à l’Université de Pasadena, est considéré mondialement comme l’un des grands experts de nos océans. Il donne régulièrement des conférences dans les universités, ainsi que de nombreuses conférences de sensibilisation à travers le monde, tout en occupant plusieurs fonctions au sein de différentes associations à vocation environnementale.
    SOS Grand Bleu l’a nommé citoyen d’honneur en 1996.
    En 2000, le Time Magazine l’a désigné comme l’un des héros écologistes du XXe siècle.
    Son éthique personnelle l’a poussé à devenir végétalien strict, et tous les repas servis sur les bateaux de la Sea Shepherd Foundation sont obligatoirement végétaliens.

    Jusqu’à aujourd’hui, toutes les tentatives de poursuites judiciaires contre Paul Watson et son association ont échoué, soit parce que les films systématiquement pris par les membres de l’association ont clairement démontré le non fondement des accusations, soit parce que les navires victimes étaient eux-mêmes hors la loi.

    Autrement dit, malgré toutes les conneries que vous pouvez ingurgiter et renvoyer, M. Watson est tout sauf un « salopard ».

    Et contrairement à ce que vous débitez, nous ne sommes pas obligés de tuer des animaux pour vivre, des milliards de végétariens et de végétaliens le prouvent depuis des milliénaires — à moins, bien sûr, que vous n’arriviez, par un phénomène d’abstraction dont seul vous connaissez la recette, à nier notre existence, ce qui ne m’étonnerait pas de votre part.

    Finalement, si vous avez fait dans votre vie, pour les animaux humains ou non et pour l’environnement, ne serait-ce que le millionième de ce que Paul Watson fait, depuis 30 ans, dites-le maintenant ou taisez-vous à jamais.

  7. C’est impossible que nourrir la planète avec des végétaux. Déjà que la production mondiale de mais, riz et blé est insuffisante et que les prix montent.

    Dans les pays nordiques, souvent la viande et le seul moyen de survie, parce qu’il fait trop froid pour cultiver.

    Et en plus, les végétariens, c’est récent (quelques décennies), et on commence a s’apercevoir qu’ils ont des problèmes de santé et doivent prendre des suppléments pour compenser les carences.

  8. « C’est impossible que nourrir la planète avec des végétaux. Déjà que la production mondiale de mais, riz et blé est insuffisante et que les prix montent. »

    La seule viande qui ne se nourrit pas de végétaux que nous faisons pousser et que nous élevons, c’est le poisson ou les fruits de mer, car personne ne mange de plancton (dans certains cas, on mange des algues, mais bon…). Pour faire 1kg de boeuf, il faut 20 kg de végétaux (souvent dans des terres à fourrages) et, si je ne me trompe pas, 40 litres d’eau. Il faudrait que je retourne voir… Mais tout cela pour dire que l’élevage de bovins, d’ovins ou porcin demande des terres plus grande que l’agriculture céréalière ou d’autres alternatives, comme le soja ou les peanuts.

    Le gros avantage de l’élevage animal va dans la richesse du fûmier, qui permet, une fois traité pour retirer l’ammoniaque et parfois les phosphates, de ramener une bonne concentration dans le sol. Ce n’est pas aussi efficace qu’un engrais chimique, mais cela fournit enrichit le sol par des moyens quasi-gratuits.

    Et avouons-le, si on devait uniquement faire pousser ce qui a les meilleurs rendements, la bouffe que l’on mange sur notre table serait vraiment ennuyeuse… J’aime manger du bon boeuf, ou du chevreuil ^^, du poulet, de la laitue iceberg, du tofu et pas mal tout ce qui est commestible; je m’en sacre que ce soit plus ou moins productif. Sans oublier que cela causerait des dégâts environnementaux quant à la monoculture et rendrait les agriculteurs vulnérables aux infestations et à la montée des prix de certains engrais (si les agriculteurs font pousser plus de maïs et que le maïs draine le sol de phosphates et d’azote, les engrais qui ajoutent de l’azote et du phosphate se vendront plus cher).

    Je suis d’accord que d’interdire la viande est ridicule, mais il faut donner des arguments véridiques.

  9. C’est moi où les granos-végétaliens n’ont rien à faire de leurs journées? Valérie Fortin a écrit un maudit gros commentaire de la mort que presque personne ne va lire pour défendre les cochonneries de Paul Watson (MÊME LA CHEFFE DU PARTI VERT EST CONTRE SES PROPOS). Savez-vous ce qui me fait suer chez vous, les granos-végétaliens? C’est que vous culpabilisez les gens qui ne pensent pas comme vous et qui n’adhèrent pas à vos thèses. Désolé, mais moi je mange de la viande! Je suis un de ces fils de Satan qui osent se nourrir de boeuf haché, de poulet, de jambon, de saucisse, de smoked-meat, de veau, de pain de viande, etc. Laissez-moi vous dire que j’aime ça et que ce n’est certainement pas vous ou Watson qui allez m’empêcher de manger et de boire ce que je veux!

    Je suis contre la chasse aux phoques, à cause des méthodes barbares qui sont utilisées pour les tuer, mais jamais je n’irai dire que la vie d’un animal, quel qu’il soit, est plus importante que la vie d’un être humain.

  10. bonjour, je mangerai bien de l’humain, ou puis-je en trouver? du frais, du tendre, de l’intelligent(pas du français)
    on m’as dit en Afrique peut-être… remarque en Inde je peux avoir de la jeune fille aussi
    faire offre (bon payeur)
    bisous
    Merci

  11. Bonjour a tous et a toutes,
    J’aimerais juste ajouter ma petite note a ce debat. Les trois seules raisons pour lesquels « nous » continuons a manger de la viande est par force de l’habitude, la publicite que l’on en fait partout (Mc DO, Burger King, etc) et le gout!En revanche il y a milles et une raisons : scientifiques, ecologiques, sanitaires pour lesquels un regime vegetarien est plus avantageux. Il vous suffit de visiter ce site pour en avoir un apercu : http://www.suprememastertv.com/
    Aussi nous ne sommes pas « omnivore » comme beaucoup voudrait le penser, nous sommes des herbivores, des etudes ont prouve que notre constitution n’est faite pour digerer la viande (d’ou cancer du colon, du sein, de la prostate, etc).
    Donc s’il vous plait renseignez vous avant d’evoquer des faits et si vous choisissez de continuer a manger de la viande ne decouragez pas ceux qui ont eu le courage, la bonte d’esprit et le bon sens de changer leur habitudes pour mieux vivre.

  12. Moi aussi je voudrais soulerver une petit qestion:

    Pourquoi est-ce en majorité toujors des hommes qui s’oppose a la chasse ?
    Certes, il y a bien quelques femmes mais la grande majorité sont tous des hommes, les chasseurs de phoques sont des hommes, alors je pense que l’homme a bien de la difficulter a oublier que le temps des hommes des cavernes est révolue, la ou on chassais pour survivre, mais aujourd’hui, comment se fait-il que l’on continu l’abbattage de tous ces animaux ?

    Bien sur, que pour le plaisir saddisme de l’homme et on voit bien que l’homme ne veut pas perdre ce plaisir de tuer, tuer par plaisir n’est-ce pas une violation de la loi ?

    http://www.earthlings.com/

    Comme l’a dit Mark Twain,

    «De tous les animaux, l’homme est le seul qui est cruel. Il est le seul qui inflige la douleur pour le plaisir de le faire. Il est un trait qui n’est pas connue à l’augmentation des animaux. »

    Avec tous les progrès de la civilisation, notre dépendance à l’assassinat nous maintient dans l’âge des ténèbres, dans le monde de sauvages. Il nous empêche de cultiver notre capacité à la bonté, la compassion, et de la justice, les qualités dont nous avons besoin de développer si nous voulons aller de l’avant dans un avenir sûr et prospère, dans laquelle nous ne craignons pas l’un l’autre.

    Et si la viande n’est pas nécessaire a la santé, pourquoi on continu tous ces abbatages ? Et si nos océans se meurt, pourquoi nous continuons a les vider ? Cela nous mène ou??

    L’homme a décidémment aucun respect pour rien…a part sa patite personne.

  13. Enfin un commentaire intelligent 🙂

    Plus je vois ce qu’on fait aux animaux, plus je déteste la race humaine!

  14. Et c’est là qu’on voit que tu ne connais rien aux animaux pour dire cela. On trouve de tout dans la nature, meme des animaux qui tuent pour le plaisir… la nature c’est beau.

    Et personnellement, je n’ai jamais vu un commentaire aussi idiot que celui de Sissi. On dirait qu’il a ete redigé par une enfant de maternelle ! Une telle naiveté, une telle simplicité, … rien que le passage sur la civilisation c’est un grand moment. On ne parlera pas du coté sexiste du commentaire, c’est juste risible.

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