En appui à VLB

VLB a décidé de commencer à brûler ses livres pour dénoncer l’anglicisation du Québec et l’à-plat-ventrisme de ses élites. Si certains Québécois-mous rigolent bien de son initiative, moi je la prends très au sérieux: la situation est critique et accepter l’anglicisation que nous propose nos élites revient à détruire effectivement notre culture. D’où l’image du livre qui brûle.

J’ai écrit un commentaire sur un autre blogue qui résume bien mon opinion de nombreux Québécois-mous qui ne réalisent pas à quel point la situation du français est critique:

Je trouve toujours ça plate de voir que beaucoup de Québécois ne comprennent à quel point la situation est critique parce qu’ils s’enferment dans leurs ghettos francophones et n’en sortent pas. S’ils avaient l’esprit plus ouvert, s’ils allaient un peu à l’ouest de la « main » des fois, s’ils osaient se promener à Ville Saint-Laurent, Kirkland, ville Mont-Royal, Hamstead, Côte-des-Neiges, Lasalle, Beaconsfield, Westmount, Pointe-Claire, etc. ils verraient à quel point la situation du français est catastrophique et en régression.

Travaillant moi-même dans l’ouest de l’île, je suis de plus en plus sensibilisé à la régression du français et à l’anglicisation des immigrants. Je suis donc à même de constater que le cri du coeur de VLB est tout à fait justifié!

Si on n’agit pas dès maintenant, en imposant notre langue partout sur le territoire et en rejetant les tentatives d’anglicisation de Pauline Marois, entre autres, il n’y aura bientôt plus rien à protéger. Il n’y aura plus de culture, qu’un folklore de type louisianais où on remplacera la nourriture cajun par une poutine au sirop d’érable.

Il est minuit moins cinq, et merci à Victor Lévy-Beaulieu de tirer l’alarme et de donner un bon coup de pied dans les partis à tous les Québécois-mous, qui par leur à-plat-ventrisme contribuent à l’anglicisation du Québec et à la disparition de la culture québécoise.

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11 Réponses

  1. « s’ils osaient se promener à Ville Saint-Laurent, Kirkland, ville Mont-Royal, Hamstead, Côte-des-Neiges, Lasalle, Beaconsfield, Westmount, Pointe-Claire… »

    Ça résume bien la portée de votre vision montréalocentriste. Si vous sortiez à l’occasion de votre métropole chérie, vous vous rendriez peut-être compte que la régression du français que vous annoncez ne se concrétise pas du moment qu’on s’éloigne un peu de Montréal. Si je considère qu’il y a matière à amélioration en matière d’intégration culturelle des immigrants, je crois qu’il n’y a pas lieu de déchirer sa chemise sur la place publique à ce propos. La maitrise chancelante des règles élémentaires de la grammaire pas les étudiants québécois (moi le premier) me semble une situation beaucoup plus préoccupante et qui mérite qu’on s’y attarde réellement.

  2. Dans la foulée des alarmes qui retentissent à propos de l’anglicisation du Québec, deux pince-sans-rire ont proposé simplement d’angliciser le Québec; chose qui serait plus efficace dit-ton.

    À lire ici
    http://www.ledevoir.com/2008/02/28/178055.html

  3. J’abonde dans le sens de Leif Thande… Le Québec, ce n’est pas que Montréal. Et la manière même dont cette ville est structurée est une source de problèmes: les divisions entre quartiers semblent devenir un obstacle grandissant à l’intégration des immigrants. Vous pourriez nous en envoyer quelques-uns en région… Cela nous ferait grandement plaisir et nous avons toute la place qu’il faut.

    Néanmoins, Victor Lévy-Beaulieu n’a pas tout à fait tort sur un point: actuellement, le PQ défend bien plus mal la langue française que le PLQ, n’en déplaise à plusieurs! Je ne suis tout de même pas prêt à embarquer dans le bateau alarmiste de l’assimilation. Ça fait des décennies qu’on nous sert la même salade.

  4. @Guillaume Lamy: J’aime beaucoup ce texte; il démontre à mon avis tout l’absurde de la position de Marois, notamment, qui plaide que le bilinguisme permettrait aux gens de réussir.

    Elle prend le problème à l’envers. Le problème n’est pas qu’il manques d’anglophones au Québec pour réussir; le problème est que justement il faille apprendre l’anglais pour réussir. C’est-à-dire que le français est déjà en train de devenir une langue folklorique, un peu comme avant la Révolution tranquille.

    Ce texte a donc le mérite de pousser à l’extrême la logique et de démontrer qu’une anglicisation pure et totale serait plus productive.

    @Leif Thande: Merci de ton commentaire. Je crois que ce qui se passe à Montréal est primordial car Montréal est le coeur du Québec. Pour ce qui est de la maîtrise du français, je préfère voir une majorité parler un français imparfait que de voir deux-trois franco-saskatchewanais avoir un doctorat en la matière et être incapables de se faire livrer une pizza en français.

  5. Que Victor Lévy Beaulieu brûle son œuvre et n’oublie rien

    Le Québec de Victor Lévy Beaulieu me tombe sur les nerfs depuis toujours. Son «Québec» est tout ce qu’il y a de plus terne, bourré de petites vies sombres, hypocrites, maladives, vengeresses et dépressives où la chicane et la trahison s’abreuvent à une nature humaine tordue. Victor Lévy Beaulieu fait partie de ceux et celles qui croient que le reflet dans un miroir culturel aide les gens à se comprendre, à s’accepter et à changer pour le mieux. Mais ce n’est pas en passant des heures devant un miroir (livre, radio, télévision) que l’humain saisit sa destiné. Le miroir, c’est un gadget pour cacher aux autres ses réelles intentions. Comment ne pas penser aux découvreurs de l’Amérique remettant aux indiens des fragments de miroirs à qui ils volèrent ensuite les terres.

    «Si rien n’est fait et rien ne bouge, il brûlera toute son oeuvre car cela signifiera que tout ce qu’il a écrit n’a servi à rien.» Source Victor Lévy Beaulieu a passé toute sa vie à marchander des miroirs de la société québécoise sous son angle la plus sombre. On ne peut pas parvenir à autre chose qu’une vue sombre. Il fait partie de ceux qui ont tué le rêve québécois en le poussant dans une nuit sans fin. Victor Lévy Beaulieu vient de sombrer dans la noirceur de son œuvre mouvante comme Nelligan dans l’abîme du rêve.

    Sa génération, celle des révolutionnaires tranquilles, sera maudite malgré son œuvre. À l’instar de l’église catholique d’avant révolution dominant le Québécois, Victor Lévy Beaulieu fait du chantage en annonçant qu’il brûlera son œuvre. Qu’il la brûle car il est temps qu’une vraie lumière nous donne un peu d’espoir.

    Serge-André Guay, président éditeur
    Fondation littéraire Fleur de Lys

  6. Les québécois montréalais sont la cause directe de l’anglicisation de Montréal. Ils quittent l’île de Montréal pour la banlieue parce qu’ils n’aiment pas les « immigrés », alors ils les laissent se débrouiller entre-eux au lieu de les intégrer à la société québécoise.

    Hors Montréal, votre vision catastrophique qui ne sert qu’a justifier votre option n’existe pas. Les anglophones s’intègrent très bien en région, et leur descendance est souvent assimilée en français.

  7. @Christian Rioux

    « Ils quittent l’île de Montréal pour la banlieue parce qu’ils n’aiment pas les « immigrés »  »

    Je crois plutôt qu’ils quittent Montréal en général parce qu’ils n’ont pas les moyens de se payer un bungalow-avec-un-gros-terrain-pis-un-gros-garâge-qui-peut-contenir-2-chars sur l’Île de Montréal, ce qui est la cause principale de l’étalement urbain.

    Mais pour le reste je suis d’accord avec vous sur le reste du premier paragraphe et même sur la partie « vision catastrophiste qui n’existe pas hors de Montréal » quoique je considère tout de même que l’anglicisation de Montréal en termes de langue maternelle (mais pas nécessairement en terme de langue principale d’usage) est un problème sérieux qui ne se réglera pas en restant dans le Canada.

  8. Monsieur Guay, malgré mon désaccord avec certains propos de VLB, j’apprécie l’oeuvre de VLB et je ne suis pas d’accord avec vous.

    Ce n’est pas parce que VLB dit des niaiseries en traitant Marois de « traîtresse » que toute son oeuvre est mauvaise.

    Le Québec que décrit et que dénonce VLB, c’est celui de la Grande Noirceur. Celui qu’il ne faut jamais oublier afin de mieux comprendre et se souvenir d’où on vient.

    Et juste pour cela, la contribution de VLB est inestimable et sa valeur artisique est incontestable.

  9. Et ne serait-ce pas plus avantageux d’essayer de convaincre encore plus en priorité les séparatistes qui ne votent plus pour le PQ et qui nuisent au progrès du projet séparatiste de rentrer au bercail?

  10. @Alexis St-Gelais

    « Néanmoins, Victor Lévy-Beaulieu n’a pas tout à fait tort sur un point: actuellement, le PQ défend bien plus mal la langue française que le PLQ, n’en déplaise à plusieurs! »

    Du délire!

    Crisse, vous êtes encore plus une andouille politiquement parlant que Jimmy St-Gelais et ses Verts. Vous êtes devenu à présent le « roi de l’andouille St-Gelais »! Faut le faire!

    Défendre la langue française en restant dans le Canada, y en a qui en fument du bon!

  11. Les québecois d’origine, comme les immigrants, garderont toujours leur culture et ce peu importe la langue. Céline Dion, Simple Plan ou Pascale Picard sont-ils moins québecois parce qu’ils ne chantent pas en français. Arrêtez de jouer sur la peur de la langue. Aux Étas-Unis une bonne partie de la population s’exprime en espagnol… est-ce qu’ils sont moins américain pour autant? NON! Je vous invite à vous rendre sur mon blogue (www.blogueurs.ca) pour mon opinion sur VLB. C’est du raciste ces altercations. Entouré de 350 millions d’anglophones, moi je veux comprendre, m’exprimer et échanger avec le reste du monde. J’ai pas envie de rester un village Gaulois. Si c’était le mandarin qui nous entouraient.. alors ça serait la langue à apprivoiser sans perdre mes racines (les beaux moments avec mes frère, ma mère et mon père)… peu importe si c’est la language des signes, je veux juste communiquer avec la majorité. Je crois que VLB souffre de protectionniste énorme. C’est dangereux de se renfermer.

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