Un exemple… parmi d’autres!

Lisez cette nouvelle. Un Britannique qui voulait marcher jusqu’en Inde s’arrête en France, déçu de ne pouvoir communiquer avec la population.

Pourquoi?

Parce que les Français se respectent assez pour ne pas parler en anglais. Et l’homme, naïf, n’avait pas compris ce respect avant de partir.

Et quelle sera la conséquence pour le voyageur britannique? Hé oui, il va apprendre le français!

En d’autres mots: si les Français s’étaient mis à genoux devant lui comme les pauvres petits Québécois à-plat-ventristes, cet homme n’aurait jamais appris la langue. Mais parce qu’ils se sont respectés et ont refusé de parler dans une langue étrangère, ils ont incité l’autre à apprendre la langue.

Un exemple à comprendre et à reproduire ici, chez nous, avec ces immigrants qui ne demandent qu’à apprendre la langue… si seulement ils en ont besoin! Car en ce moment, avec tous les Québécois mous, ils se débrouillent très bien en anglais!

Une leçon pour tous les Québécois, et particulièrement pour les naïfs qui croient que parce qu’on n’adhère pas ouvertement à une idéologie on n’en a pas une pour autant. Tiens, ça me fait penser à quelqu’un...

Car si la naïveté nous attendrit – comme quand un enfant pose une question évidente – elle nous pousse aussi à nous éloigner des grandes vérités et nous enferme dans une logique simpliste en enfantine réduisant chaque problème à une question de relativité et de point de vue.

Pour dépasser cette naïveté, et devenir véritablement adulte d’un point de vue intellectuel, il faut s’affirmer, prendre sa place, se positionner idéologiquement et revendiquer ses idées et ses positions. Il faut savoir qui ont est, ce qu’on vaut, et agir non seulement par le naïf questionnement d’autrui, mais également par la prise de position.

Je lève mon chapeau à tous ceux qui ont le courage de leurs opinions et qui ont la maturité intellectuelle nécessaire pour prendre position. Et spécialement à tous ces Français et ces quelques Québécois qui sont fiers de leur langue et qui n’acceptent pas de se faire reléguer à un statut folklorique.

* * *

Éduquez votre naïf préféré; faites-lui lire cet article.

La situation du français au Québec inquiète. Le débat oppose les tenants d’un renforcement de la Charte de la langue française à ceux qui souhaitent favoriser le bilinguisme des Québécois dans le but de faire du Québec un point de rencontre entre les cultures anglophone et francophone. Mais personne n’a jusqu’ici soulevé l’intérêt d’une troisième voie, celle d’une anglicisation portée par un réseau scolaire anglophone unique accueillant tous les jeunes Québécois.

[…]

Puisque Montréal constitue le principal point d’arrimage du Québec au monde, la locomotive de son économie, le lieu de vie et de travail de ses professionnels, artistes et chercheurs, nous verrons inéluctablement un retour à la situation qui prévalait dans le Québec d’antan. Parler français ne sera plus qu’une manifestation de repli sur soi, fruit d’une stratégie de survivance anachronique, un facteur d’isolement et un frein à la réussite économique.

À cette «louisianisation» qui attend les Québécois des régions, la mise en place d’un enseignement uniquement en anglais constitue toutefois une solution. Le maintien d’un réseau scolaire en français favoriserait en effet indûment les jeunes Montréalais, qui, étant plus naturellement bilingues que leurs concitoyens des régions, bénéficieront seuls des opportunités offertes par notre métropole anglicisée. Un système scolaire anglophone éviterait ainsi une discrimination basée sur l’origine géographique, en accord avec les valeurs québécoises de justice sociale et d’équité interrégionale.

Hé oui! Voilà qui devrait plaire aux handicapés intellectuels comme Vincent Geloso, pour qui quiconque est attaché à la protection de sa langue et des valeurs qui y sont reliées est un « intolérant, fermé d’esprit, sclérosé, moribond voire xénophobe », voici peut-être la solution: l’anglicisation totale et immédiate de tous les Québécois et la disparition du français.

Enfin, nous serons compétitifs! Enfin, nous serons exploitables facilement sans avoir à obliger les transationales de nous traduire leurs ordres! Enfin, nous pourrons vivre dans l’opulence nord-américaine, dans ces villes de sécurité, d’ordre et de richesses où tu peux marcher la nuit en toute sécurité, où la culture est une valeur fondamentale, où les gens ont un sens profond de la communauté. Oui, vive la disparition du français, entend-on crier Vincent Geloso. Et tous les autres, au bûcher! À mort les mécréants, les passéistes et autres tares qui veulent vivre en français et qui croient qu’une langue a d’autres mérites que de communiquer mais qu’elle est aussi transmission de valeurs et sens de la communauté…

p.s. Pendant ce temps, Alain B. continue de me « dénoncer » sur son blogue, toujours sans arguments (et avec de nombreuses attaques ad hominem… chose étrange quand c’est exactement ce qu’on me reprochait). Il y en a qui ne savent pas quand décrocher. Rendez-lui une petite visite; c’est pas facile d’écrire dans le vide tous les jours. C’est son heure de gloire…

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17 Réponses

  1. Personnellement, j’aurais eu la gentillesse de parler en anglais avec cet explorateur, tout en tentant de lui faire apprendre quelques mots de français, parce qu’il est un citoyen étranger. D’ailleurs, un touriste anglophone n’aura aucun problème de communication à Paris ou sur la Côte-D’Azur. Faut pas exagérer!

    Par contre, avec tous les résidents du Québec, incluant les immigrants et les anglophones, je parle toujours en français et je refuse systématiquement de parler en anglais.

    Ton billet montre une fois de plus que la meilleure façon d’agir est celle de parler systématiquement en français avec tous les résidants du Québec.

  2. Anecdote savoureuse et très utile à faire connaître. J’ai passé le mot sur un forum français convivial (le politiclub) à ce lien:

    http://politiclub.forumpro.fr/francophonie-f26/un-exemple-a-suivre-t2498.htm

  3. D’un autre côté, il ne me viendrait pas à l’esprit de visiter l’Ontario sans connaître l’anglais.

  4. Je suis curieux. Est-ce que ca veut dire que selon toi, le gars devrait apprendre a parler la langue de tout les pays qu’il visitera?

  5. La question de la langue, la question de la nation est intimement lié.
    De façon générale, il y a des interventions individuelles basés sur des convictions et souvent de l’entêtement (dans le sens positif).
    Au-delà de l’individu, il y a les meneurs, les leaders (politiques, économiques).
    Et force est de constater que dans le monde occidental, on cherche mais des leaders?????
    oui, oui, il y a les « parleux », ceux qui expliquent et qui disent pourquoi, mais un chef, un leader, un rassembleur…..personne en vue…..et surtout pas la Marois dont l’objectif n’est pas le Québec et la souveraineté, mais bien d’être élue première ministre en tant que femme……puis un anglais (Charest) et la girouette Mario.
    Une idée forte a besoin d’un leader fort. Et dans le moment, il n’y en a pas.

  6. @Leroux: Je crois qu’il faut faire la différence entre un touriste et un immigrant. Ce texte démontre surtout ce qui risque de se produire quand on se respecte, mais l’effet est plus spectaculaire avec les immigrants!

    @Michel: Tu as 100% raison. Marois n’est pas la femme de la situation. Je n’ai plus confiance dans le PQ. Ça prend un leader fort, quelqu’un qui va se tenir debout devant les éditorialistes pourris qui réclament le tout-anglais et qui va proposer des mesures fortes de protection de notre langue. Un test de citoyenneté serait un bon début, la loi 101 appliquée aux Cégeps aussi. Mais il faut aller plus loin, notamment en cessant de subventionner les universités anglophones.

    Merci de ton commentaire!

  7. Différence:
    La France est un pays ou les habitant parlent francais.
    Le Québec n’est pas un pays et le Québec a été fondé par des immigrants parlant francais (Francais et acadiens) ET anglais (Anglais, irlandais, ecossais loyalistes).

    Il est donc normal qu’il y ait des gens qui parlent anglais ici parce que c’est CHEZ EUX aussi.

  8. Je ne sais pas où tu prends tes sources historiques Christian, mais dans les livres d’histoire que je lis le Québec a été fondé par des Français, et non pas par des Anglais, Irlandais ou autres, qui sont arrivés beaucoup plus tard et qui n’ont eu de cesse depuis de chercher à nous assimiler.

  9. Au début de la colonie, il n’y avait que des Français, mais a ce moment la on ne parle que de quelques milliers de personnes, et seulement a Québec et Montréal. La véritable colonisation et occupation du territoire a commencé plus tard, avec les acadiens 1755 les loyalistes 1776 les irlandais 1765, les écossais 1759 sans compter que le Canada avait été abandonné aux anglais par la France, donc une colonie Britannique. On ne peut pas résumer l’histoire du Québec par la courte période du régime français.

    Il faut aussi arrêter de penser que les anglais au Québec ce sont les vieux anglais de Westmount en pantalons à carreaux. L’anglais typique du Québec d’aujourd’hui c’est Quelqu’un comme Kevin Parent.

  10. TEST je n’arrive plus a poster….

  11. Lire le texte suivant:
    http://web.cgaspesie.qc.ca/crioux/wordpress/?p=79

  12. @Louis

    En général, les irlandais n’aiment pas beaucoup les britanniques, ce qui fait en sorte qu’ils n’adoptent pas le comportement colonialiste du bloke-raciste-qui-refuse-de-parler-en-français et parfois même ils deviennent carrément séparatistes.

    Beaucoup de francophones habitants au Québec, incluant de nombreux séparatistes, ont une descendance irlandaise à quelque part dans leur arbre généalogique.

    @Christian Rioux

    « Il est donc normal qu’il y ait des gens qui parlent anglais ici parce que c’est CHEZ EUX aussi. »

    Mais s’ils se sentent VRAIEMENT chez eux AU QUÉBEC, voilà une raison de plus d’essayer à tout le moins de baragouiner le français. Mais le problème, c’est qu’une large proportion de ces gens ne se sentent chez eux qu’au CANADA.

    « Il faut aussi arrêter de penser que les anglais au Québec ce sont les vieux anglais de Westmount en pantalons à carreaux. L’anglais typique du Québec d’aujourd’hui c’est Quelqu’un comme Kevin Parent. »

    Sauf que ce sont ces vieux anglais qui ont toujours le pouvoir financier et politique (et c’est leur droit le plus strict) mais bon, sur le fond des choses, vous soulevez un bon point. Il faut sortir de la vision montréaliste.

  13. Ce n’est pas parce que Marois n’est pas la personne de la situation qu’il faille balancer le projet séparatiste du revers de la main en votant pour Québec Suicidaire, les Verts ou l’ADQ.

  14. @davidg

    Sauf que ce sont ces vieux anglais qui ont toujours le pouvoir financier et politique (et c’est leur droit le plus strict) mais bon, sur le fond des choses, vous soulevez un bon point. Il faut sortir de la vision montréaliste.

    Paul Desmarais est parmis les plus riches au Canada, et c’est pourtant un québécois. On n’est plus dans les années 50 ou les anglais ne faisaient que 2 ou 3 enfants et les envoyaient à l’université, alors que les francophones catholiques avaient des familles de 12 ou plus (on ne pouvait pas empêcher la famille c’était un péché).
    A Montréal ,on ne peut pas vraiment parler d’assimilation, parce que les francophones déménagent vers la banlieue et sont remplacés par des immigrants. Ce qui amplifie le problème. Dans les régions, l’assimilation se fait dans l’autre sens qu’à Montréal. Ici c’est plein de gens avec des noms anglophones, qui ne parlent même plus anglais. C’est le principe des ghettos, plus un groupe reste ensemble, moins il a tendance de s’intégrer. Regardez les Juifs hassidiques…

  15. VRAIMENT (quelle faute conne!)

    @Christian Rioux

    J’ai alimenté la confusion. Je voulais faire état du « pouvoir politique et financier des vieux anglophones » par rapport au reste des anglophones, pas en comparaison avec l’ensemble du Québec. Effectivement, le Québec Inc prend de plus en plus de place et nous ne sommes plus dans les années 40 (déjà dans les années 50, le Québec Inc était en plein essor, ce n’est pas la Révolution Tranquille qui l’a enclenché mais bien le contraire)

    Bref, à part le fait que Desmardais est un francophone « French Canadien living in La Belle Province of Quebec » et non pas un Québécois (bien que je comprenne très bien qu’il fasse partie du Québec Inc et que votre exemple est tout à fait pertinent), je suis d’accord avec votre propos.

  16. DavidG qui est d’accord avec moi! Ca y est, je vire une brosse ce soir!

  17. Ben oui, ça peut arriver parfois!

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