L’idiot du village… ou le culte de l’à-plat-ventrisme!

<img src='http://deloison.florent.free.fr/blogimage/idiotwip2.jpg&#039; Suite à mon dernier billet, où je dénonçais l’entreprise d’anglicisation de la culture québécoise entreprise par un certain angryfrenchguy, il y a eu de nombreuses réactions. Plusieurs négatives, quelques-unes positives, mais surtout une conclusion: plusieurs n’ont pas aimé le ton que j’ai employé mais étaient d’accords sur le fond. À preuve, ce dernier billet a été relativement bien coté et un sondage sur la question démontre qu’une majorité des visiteurs ne croient pas qu’on puisse défendre le français en s’exprimant en anglais.

Donc la forme, la forme. Il aurait peut-être fallu dire les choses différemment, mais c’est plus fort que moi quand je suis confronté à un idiot, un vrai, un irrémédiable. Je veux dire: il y a des gens avec qui on peut s’expliquer, faire valoir ses points de vue, mais il y en d’autres qui répondent avec des insultes (voir ses commentaires suite au billet de Renart)et une litanies d’approximations douteuses sur le soi-disant bien-fondé de son entreprise de destruction.

Dans la vie, il y a un temps pour la discussion, les échanges d’idées, la médiation, et il y a un temps pour la dénonciation. Par exemple, c’est bien beau de recycler, de planter un arbre et de faire du compost sur son balcon, mais si tu dénonces pas l’usine à côté de chez toi qui respecte pas les plus banales lois environnementales, ce que tu fais n’as aucun sens.

À mon avis, c’est ce que sont les gens comme angryfrenchguy et les autres clowns qui croient, dans leur esprit tourmenté, qu’on peut favoriser la cause du français et de l’indépendance du Québec en le faisant en anglais.

Ok, résumons quelques-uns de leurs arguments.

1) « Nous devons parler de l’indépendance du Québec à l’international sinon n’importe qui va dire n’importe quoi sur nous! »

Malheureusement pour eux, la vérité c’est que n’importe qui va toujours dire n’importe quoi sur tout le monde et que la seule chose qui se dégage d’un texte anglophone portant sur le Québec est qu’une personne qui soit tombé sur ce site et qui avait le désir de visiter le Québec va maintenant avoir la conviction que les Québécois parlent anglais et que l’anglais est une langue officielle au Québec. Et pour ce qui concerne l’indépendance, elle se fait à Québec, pas à Jakarta ou à Hong Kong.

Et aussi… La majorité des utilisateurs du blogue-poubelle de angryfrenchguy sont des Québécois francophones écrivant… en anglais. Belle entreprise d’assimilation!

2) « Nous devons communiquer avec les anglophones, établir un pont. »

Ça me fait penser un peu à l’histoire du voleur pris en flagrant délit chez quelqu’un et qu’au lieu de le chasser il faudrait « établir un pont avec lui » et lui offrir le repas et peut-être même un digestif. Non. Quand un intrus est chez toi, tu le chasses et ça finit là. Et si, collectivement, nous avons décidé que la langue commune des Québécois est le français, c’est que le seul pont possible doit se faire en français.

Un pont, c’est simplement une capacité de communiquer. Et si la communication doit se faire dans une langue plutôt qu’une autre, c’est un choix politique. Et si, collectivement, nous décidons que cette communication doit se faire en français afin de forcer les immigrants à s’intégrer à nous, c’est que nous savons que c’est la seule façon pour eux d’apprendre.

J’aurais envie de dire à tous les angryfrenchguy de ce monde de sortir un peu de leur bulle, de se promener un peu à Montréal. Qu’ils viennent faire un tour à Ville Saint-Laurent, où une personne sur deux n’est pas née au Québec et où tu as de la misère à te faire dire l’heure en français. Qu’ils viennent voir ces immigrants qui sont ici depuis cinq, dix, ou quinze ans, et quoi n’ont JAMAIS eu besoin d’apprendre le français car il y avait toujours des Québécois assez colonisés pour leur donner tout-cuit dans le bec en anglais.

Des Québécois colonisés comme notre idiot du village national, qui, grâce à son blogue, va aider ces immigrants à mieux pouvoir vivre au Québec… en anglais!

Ce qui me répugne le plus avec ce angryfrenchguy, c’est qu’il croit faire quelque chose de bien alors que ce qu’il fait est profondément nuisible et dommageable pour la langue française au Québec. Grâce à des gens comme lui, on a de la difficulté à faire dire « bonjour » à des immigrants ici depuis dix-quinze ans, et face à un gouvernement fédéral offrant trop de services en anglais aux immigrants (et un gouvernement provincial de plus en plus accomodant), on s’attendrait à autre chose que davantage de la même erreur.

La SEULE solution pour intégrer ces immigrants est de leur faire comprendre que la SEULE langue acceptable pour communiquer au Québec est le français. De cette façon, ils n’auront pas le choix de s’intégrer et d’apprendre notre langue. C’est en leur parlant constamment en français, en les faisant pratiquer, en les encourageant (chose que je fais fréquemment à mon travail puisque je parle à tous les clients en français.. plusieurs me remercient de leur donner l’occasion de pratiquer), mais en restant ferme dans la nécessité d’une communication en français, qu’on peut les aider à s’intégrer.

Malheureusement, tant et aussi longtemps qu’il y aura des à-plat-ventristes et des traîtres comme angryfrenchguy pour leur permettre de participer à une vie culturelle québécoise en anglais, ils ne ressentiront pas le besoin d’apprendre le français.

En ce sens, il est important de dénoncer ce type et de l’inciter à cesser son entreprise nuisible pour la langue française et l’intégration des nouveaux arrivants au peuple québécois.

* * *

Sur la nécessité d’intégrer ces immigrants, je vous invite à lire l’excellent texte d’Accent Grave.


Quelques extraits:

Leur télé ne capte que les stations américaines, ils ne connaissent aucun artiste local, ne lisent pas, ne goûtent pas nos mets. L’histoire de leur pays d’adoption ne leur est d’aucun intérêt, ils ne sortent pas de leur refuge si ce n’est pour se rendre à l’épicerie spécialisée où à un lieu de culte spécifique. On sent une odeur de mépris, vision périphérique nulle.

[…]

Ce sont des apatrides frustrés. Ils resteront apatrides. Meilleure chance à leur progéniture. Eux, ils auraient voulu immigrer aux É.-U., ils se sont contentés du Canada. Le Québec là-dedans? Leurs concitoyens? Leurs voisins? C’est quoi ça?

La solution est claire et simple: soyons nous-mêmes, en français, et ne leur permettons pas de s’isoler encore davantage en leur offrant une fenêtre culturelle EN ANGLAIS sur le Québec.

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30 Réponses

  1. Je ne peux qu’être à 101% d’accord avec ton billet. Ni plus, ni moins.

  2. Noisette, as-tu lu le billet précédent?

    Ton opinion me surprend!

    Louis, à part le terme « blogue-poubelle » qui est trop fort et qui convient mieux au blogue gagnonien ou à http://www.quitterlequebec.com/, ton billet est moins vindicatif et je suis d’accord avec toi.

    Surtout avec ce commentaire stupide, bourré de matras de la propagande fédéraleuse, qu’angryfrenchmuy a envoyé dans le Blogue de Renart et dont je remets le lien pour les autres lecteurs.

    http://renartleveille.wordpress.com/2008/02/25/la-colere-a-des-limites/#comment-3861

    Quand c’est rendu que des séparatistes répètent sans réfléchir de tels mantras fédéraleux, c’est décourageant!

    Je commence à me demander si si tu n’avais pas raison au fond dès le départ, mais le terme « traître » est trop fort à mon avis.

  3. @Davidg: Le terme « traître » implique tout de même une certaine forme d’intelligence. Le traître comprend qu’il agit contre les siens et qu’il nuit à ceux dont il prétend faire partie, mais il le fait EN TOUTE CONSCIENCE.

    L’idiot, au contraire, ne comprend pas ce qu’il fait et ignore qu’il se contredit ou qu’il fait du mal.

    Entre les deux, j’hésite entre une certaine forme de respect pour l’intelligence du traître ou un certaine forme de naïveté indulgente qui serait le dû de l’idiot.

    Dans les deux cas, peu importe ses motivations ou s’il réalise ce qu’il fait, il nuit profondément aux intérêts d’un Québec francophone et de l’intégration des immigrants.

    Et je trouve étrange qu’on s’attaque à la forme de mon précédent billet mais qu’on passe sous silence son langage ordurier du type « tu es une tapette » ou « tu es un pédé » (il ne manque que le « mon père est plus fort que le tien, mais considérant son niveau de langage ça devrait sûrement venir bientôt).

  4. Je ne crois pas que ce gens sont traîtres, car ils ne savent pas qu’ils nuisent.

    Idiot est un terme plus approprié.

    Ou mieux encore: inconscient.

  5. D’où ce second billet où je tente de clarifier et d’expliquer une énième fois dans l’espoir que le début d’une petite lueur se fasse dans son cerveau…

    Mais faut pas trop en demander à certains… Quand on n’a pas de colonne vertébrale, c’est difficile de ne pas ramper au sol.

    J’espère tout de même que ces précisions vont permettre aux autres de mieux comprendre pourquoi il faut dénoncer les personnes comme angryfrenchguy et pourquoi il faut se tenir loin de ce genre d’initiatives ayant comme finalité une plus grande anglicisation du Québec.

  6. Bonsoir
    «Quand un intrus est chez toi, tu le chasses» : Laissez moi simplement vous dire que j’avais pas mal plus de respect pour vous avant de lire cette phrase, elle m’a fait dresser les cheveux sur le crâne. La majorité de ces « intrus » a été intolérante avec nous depuis le début de notre histoire. Ils ont eu une attitude que je qualifierais de barbare. Mais vous venez de faire la même erreur qu’eux! Vous les généralisez autant qu’il l’ont fait des frogs et des fucking french canadians. Mais si vous êtes aussi idiot qu’eux, comment osez-vous les critiquer? Il y avait des anglais dans les patriotes de 1838 et il y en a toujours eu qui étaient sympathiques à la cause souverainiste! Défendre la souveraineté en anglais est peut-être maladroit, mais je n’appuierai pas davantage quelqu’un d’extrémiste tel que vous…
    Une femme définitivement frustrée,
    Mía

  7. Alors quoi, quand un intrus est chez toi avec une batte de baseball et un couteau et qu’il est en train de voler ta télévision, tu lui offres à souper et tu l’invites à regarder la partie de hockey?

    Non, mais c’est n’importe quoi ça!

    Quand tu surprends un voleur chez toi tu le mets à la porte; tu ne dialogues pas! C’est ou toi, ou lui.

    Ou bien le Québec est francophone, ou bien il ne l’est pas. Il ne peut pas être francophone et anglophone en même temps.

    p.s. Ma position n’est pas du tout extrémiste. Je suis pour un respect de la loi 101, qui fait du français la seule langue officielle au Québec. Si tu es contre cette loi, vote pour un parti qui veut l’éliminer et ça finit là!

  8. Je vois mal comment l’exemple du voleur peut se comparer avec le débat d’assimilation. Un voleur entre et part avec ton stock (ou mange un volée… dépendament de la tournure du vol et de votre présence). Nous n’avons pas le choix de vivre avec. Il y a quatre options possible: Soit nous tentons de les assimiler par la force, sois nous tentons de leur donner le goût de se convertir, sois ils décident de nous cèder le territoire et le quittent ou sois nous réussissons à vivre en harmonie.

    La différence avec votre exemple est que nous n’aurons pas le choix d’apprendre à les connaitre, que nous le voulions ou non. Et eux devrons faire de même sinon nous resterons dans l’impasse présente. Chacun possède sa technique pour se faire connaitre de l’autre et je ne peux dire laquelle est la meilleur, mais je doute que les obligés à vivre en français sois la solution idéale.

  9. Merci bien Félix! (C’est ce que je pense, mais mieux dit…)
    Mía

  10. @Mia,
    Tout le plaisir est pour moi!

  11. Félix,

    effectivement, il faut leur faire comprendre de la meilleure manière possible que le concept de langue commune est différent au niveau du Québec et au niveau mondial. Et le français n’est malheureusement pas le moyen exclusif de le leur faire comprendre…

  12. Tu as (encore) tort Renart. Il est IMPOSSIBLE d’apprendre aux immigrants à parler en français si… on ne leur parle pas français. Il faut qu’ils SENTENT que s’ils n’apprennent pas le français ils ne pourront pas communiquer, travailler, exister au Québec. Il faut que l’intégration se fasse de soi et que ceux-ci ressentent une URGENCE à s’intégrer.

    En ce sens, prôner ce que tu prônes, c’est-à-dire une soi-disant francisation passant par l’anglais, est la meilleure façon d’aller au désastre et d’inciter un nombre grandissant d’immigrants à ne pas s’intégrer.

    Jusqu’où iras-tu pour refuser l’évidence? Le français est en voie de disparition à Montréal et toi et ton nouveau pote l’anglophile frustré vous voulez ouvrir un nouvel espace d’intégration à la majorité anglophone qui nous domine déjà…

    Avec des souverainistes et des francophones ramollis comme ça, on n’a plus besoin de fédéralistes et d’anglophones pour nous assimiler!

  13. Louis,

    tu veux leur faire apprendre de force? Bonne chance.

    Je ne parle pas de l’apprentissage du français, je parle d’aller les rejoindre pour qu’ils finissent par prendre la décision de l’apprendre, ce que ce gars se propose de faire, par la bande. C’est pas sorcier à comprendre il me semble!

  14. Pourquoi « bonne chance »? C’est très facile. Si demain matin tu t’en vas vivre en Russie, tu vas apprendre le russe, non? Pourquoi? Je te pose la question: pourquoi vas-tu apprendre le russe? Simple: parce que si tu veux te faire comprendre, vivre, et communiquer, tu sais que tu ne pourras rien faire si tu ne parles pas le russe.

    C’est pareil ici. On doit cesser d’offrir des services en anglais si on veut les franciser. Je sais de quoi je parle parce que je travaille précisément avec des immigrants dans le quartier le plus multi-culturel de Montréal. Ces gens ne vont JAMAIS apprendre le français si on leur parle en anglais constamment. JAMAIS.

    Alors arrêter de parler « d’aller les rejoindre pour qu’ils finissent par prendre la décision de l’apprendre ». Tu penses quoi? Tu penses qu’en expliquant en anglais quelque chose tu vas donner le goût d’apprendre le français? Pas du tout. Le gars va se dire « pourquoi j’apprendrais le français si tout le monde me comprend en anglais ».

    Sors de ta bulle rose bonbon. L’apprentissage d’une langue vient de la nécessité de l’apprendre pour pouvoir communiquer avec autrui. 95% des gens n’apprendront jamais une autre langue sauf s’ils en sont forcés.

    Tu es naïf Renart et tu aurais avantage à t’ouvrir un peu plus à la réalité montréalaise. Va te promener dans les quartier multi-culturels. Va recontrer un immigrant. Retourne le voir dans un an. Regarde s’il a appris le français. Tu réaliseras qu’il ne l’a pas appris parce qu’il n’a jamais eu BESOIN de l’apprendre.

    Et des sites comme angryfrenchguy sont un autre outil à sa disposition pour ne JAMAIS avoir besoin d’apprendre le français.

    Sors de ta bulle un peu et ouvre-toi à la vraie réalité de ce qui se passe à Montréal en ce moment.

  15. @Louis,
    la différence entre le Québec et le Canada est que la Russie en possède que le Russe comme langue officiel alors que le Canada possède le français et l’anglais. Résultat, un citoyen canadien est en droit de se faire servir, au niveau gouvernemental, en français ou en anglais partout à travers le pays.

    Nous ne pouvons interdire l’anglais au Québec justement à cause de notre affiliation au Canada. Et vu que le Canada possède ses deux langues comme officiels, nous ne pouvons interdire quelqu’un d’en servir un autre, légalement, en anglais. Pareil si vous vous rendez dans un village francophone ne Saskatchewan, rien n’interdit le commerçant de faire affaire, de façon légale encore une fois, avec vous en français.

  16. @Félix: Il n’y a qu’un seule langue officielle au Québec est c’est le français. Mais de toute façon, c’est un faux argument. Voici pourquoi.

    Tu parles comme si c’était le fait que le Canada soit bilingue et que le fédéral offre des services en anglais qui pousse les immigrants à apprendre cette langue.

    Moi, au contraire, je te parle de gestes au quotidien que chacun de nous pouvons faire pour favoriser l’intégration des immigrants. Que le Canada soit un pays bilingue, trilingue ou ayant le mandarin comme langue officielle n’empêche en rien tout Québécois de faire du français sa seule langue et de toujours s’adresser aux immigrants en français afin de les pousser à choisir cette langue.

    Que le Canada soit unilingue, bilingue ou ayant le mandarin comme langue officielle ne change rien au fait que le projet de angryfrenchguy est un outil supplémentaire permettant aux immigrants de ne PAS s’intégrer.

    Cela n’a donc rien à voir avec les langues officielles du Canada mais plutôt avec les actions au quotidien de chaque Québécois.

    p.s. Si Alain B. lit ce commentaire, ceci constitue un exemple de débat se basant sur des arguments. Quoi que dans son cas on se demande si c’est pas du temps perdu de chercher à lui apprendre à avoir des arguments…

  17. Renart, je conviens avec toi que Louis y va un peu fort dans la forme (le terme « traître » est exagéré) mais une chose est claire pour moi sur le fond: ces blogues-là nuisent à la cause séparatiste en plaçant la charrue devant les boeufs et en plaçant en priorité le fait de convaincre les anglophones du bien-fondé de la séparation, alors qu’il n’y a pas encore suffisamment de francophones convaincus.

    De plus, ce qui me sidère le plus chez des gens comme angryfrenchguy, c’est leur utilisation inconsciente de la propagande fédéraleuse. Il est décourageant de constater que la progagande fédéraleuse trouve autant d’échos chez des séparatistes.

    Le commentaire suivant de angryfrenchguy dans ton blogue en est la meilleure preuve:

    http://renartleveille.wordpress.com/2008/02/25/la-colere-a-des-limites/#comment-3861

    « Mais c’est certainement pas pour faire l’éloge du nationalisme Québécois des sophismes pompeux, de la xénophobie assumée et du patriotisme épais. »

    De la propagande fédéraleuse à son meilleur!

    Et en plus, il nous ramène les niaiseries de René-Daniel Dubois sur le nationalisme et des fédéraleux racistes comme Tym Machine ( http://www.tymmachine.blogspot.com/ )
    et Tony Kondaks ( http://docs.google.com/View?docid=dg6n6657_8gfjsb8 ) n’hésitent pas à cracher leur fiel haineux contre les méchants séparatistes dans ce blogue, et ce sans que les séparatistes ne réagissent!

    Et il y a aussi Sgt Scott (dans son cas, je ne crois pas que son blogue est à dénoncer, car les circonstances sont différentes) et sa niaiserie suivante qui est digne de la propagande fédéraleuse:

    « Et comme vous l’avez tous si bien exprimer ce n’est pas en démonisant « l’autre » qu’on y arrivera. »

    De voir des telles âneries écrites par des fédéraleux peut se comprendre mais par des séparatistes, c’est décourageant!

    La première priorité Renart, c’est de faire en sorte que le PQ redevienne la coalition qu’elle était afin de convaincre les séparatistes non-péquistes de revenir au bercail et de cesser de se disperser chez les Verts Suicidaires, l’ADQ et même le NPD qui est le parti le plus fédéraleux.

    La deuxième priorité est de convaincre le plus de « French Canadians living in La Belle Province of Quebec » possibles de devenir des Québécois, pas de convaincre les anglophones!

  18. Tant que nous resterons dans le Canada, l’anglais et le français sont les langues officielles du Québec. Il faut donc se séparer pour régler ce problème.

    Par contre, ce n’est pas une raison pour accepter de parler en anglais aux « Canadians living in La Belle Province of Quebec ».

  19. @Louis,
    ne prétendez pas ce dont je ne prétend pas. Cela ne créer que de la déformation et nuit au débat. Je n’ai jamais prétendu que le Canada était bilingue et je ne le ferai pas puisque je suis parfaitement conscient qu’il ne l’est pas. Toutefois, je suis aussi conscient qu’il y a des communauté francophone éparpillé à travers le Canada. La compagnie pour laquelle je travaille possède des succursales à travers le Canada et je reçoit souvent des appels d’autres provinces car les autres succursales ne parlent pas en français. Leur nombre est peut-être minime, mais ils sont là.

    De plus, le français n’est pas la seul langue officielle au Québec. Légalement parlant, les conséquences de la loi 101 font que la langue française prime sur les autres langues dans le sens où chaque citoyen possède le droit de se faire servir ou aborder en français à travers le Québec. Toutefois, cela ne limite ne rien l’officialité de la langue anglaise qui peut être utiliser comme bon leur semble tant et aussi longtemps que l’accès à la langue française est respecté.

    Finalement, je doute que les intentions d’angryfrenchguy soit de fournir plus d’outils aux immigrants pour ne pas s’intégrer à la culture québécoise. Au contraire, je crois que sont intention est de leur donner goût à s’interesser à cette dernière. Je tiens, toutefois, à vous rappelez que dans le blogue de Renart, j’ai spécifié que je ne trouvais pas que c’était la meilleur méthode pour procèder. Sauf que je ne possède pas la science infuse et je ne peut qu’appuyer l’intention de cet homme de par son geste sans nécessairement appuyer le-dit geste.

  20. Le seule façon qu’un blogue comme angryfrenchguy pourrait être utile, ce serait pour essayer convaincre les anglophones du ROC d’expulser le Québec du Canada, comme Reed Scowen l’a fait. Voir mon commentaire ici:

    http://uhec.net/2007/11/12/523/#comment-9568

    Qu’attendent-ils pour procéder ainsi? Va-t-il falloir que je leur explique?

  21. Avant de laisser un commentaire suite à la publication de tes deux billets sur angryfrenchguy, je tenais à aller faire une visite sur son site et comprendre un peu mieux ce qu’il tente d’y accomplir…

    J’ai premièrement remarqué que, même si le blogue semble populaire (selon TLMEB), il n’y avait pas – avant la prise de bec avec un certain Louis 😉 -beaucoup de commentaires laissés par les visiteurs. Tu as raison, beaucoup sont francophones et la plupart écrivent en anglais. Personnellement, ça ne me donne pas la chair de poule mais c’est effectivement étrange comme résultat. L’idée de départ de M. Boulanger est intéressante, il est fort louable de vouloir expliquer aux canadiens-anglais et aux américains (ou toute autre personne vivant sur la planète) ce qui se passe au Québec, un peu à la manière de la première page des albums d’Astérix.

    En présentant les aspects linguistiques et politiques du Québec dans un contexte nord-américain, le blogue pourrait effectivement être intéressant et éducatif. Les américains, par exemple, pourraient réaliser qu’ils sont non seulement entourés d’espagnols mais qu’il existe là-haut des irréductibles qui parlent encore français mais qui ne semblent pas vouloir devenir la deuxième Louisiane du continent.

    Cependant, si le blogue n’attire que les québécois francophones et que le débat demeure stérile, le fait que ça se passe dans la langue de Shakespeare ne permettra pas nécessairement à son auteur d’atteindre son but. Peut-être qu’angryfrenchguy (enragé de quoi au juste?) ferait-il mieux d’aller combattre la perception qu’ont certains canadiens-anglais vis-à-vis du Québec, de ses craintes et de ses aspirations. Il aura quand même besoin d’une dose de courage car ça fait 30 ans que les canadiens-anglais attendent notre réponse à la question: « what does Quebec want? » Mais M. Boulanger pourra tout de même défendre nos couleurs en s’obstinant avec les « blogging tories », incluant Barbara Kay, Gerry Nicholls, Steve Janke et autres enragés de ce monde. Avec la qualité de sa plume anglaise, M. Boulanger sera sans doute capable de les faire changer d’idée…

    Je crois mieux saisir un de tes arguments lorsque tu parles de notre servitude par rapport à nos compatriotes anglophones et aux nouveaux arrivants. C’est vrai, on leur rend la vie facile. Lorsque je suis arrivé à Montréal il y a une quinzaine d’années, c’est un phénomène qui m’a vraiment surpris. Que des francophones aient une discussion entre eux en anglais de façon aussi naturelle me déconcertait. Il semblait évident que le petit gars de Québec pouvait comprendre et prendre part à la conversation. Un montréalais anglophone lançait une conversation en français et on lui répondait en anglais. Et j’entend ça encore au bureau de temps à autre…

    De plus, je suggère à tous les souverainistes québécois qui adhèrent à l’idée de M. Boulanger d’écrire sur les blogues et sites américains (The Nation, UTNE, Americablog…) et de présenter notre histoire, elle est fascinante. Qui sait, ça pourrait aider à une reconnaissance des USA en cas d’une proclamation d’indépendance!

    Finalement, espérant pouvoir retourver ici un homme en colère, j’espère que nous trouverons les mots justes pour avoir de bonnes discussions. J’ai une sainte horreur des combats de boxe comme on retrouve sur le forum du journal Le Québcois. Il est essentiel que nous soyons solidaires car nous ne serons jamais capables de la réaliser l’indépendance!

    Et, comme disent les anglais: my two cents 😉

  22. Excellent commentaire lutopium! J’aime particulièrement ce passage: « De plus, je suggère à tous les souverainistes québécois qui adhèrent à l’idée de M. Boulanger d’écrire sur les blogues et sites américains (The Nation, UTNE, Americablog…) et de présenter notre histoire, elle est fascinante. Qui sait, ça pourrait aider à une reconnaissance des USA en cas d’une proclamation d’indépendance! »

    C’est vrai, si leur but est vraiment de s’adresser aux étrangers, pourquoi ne pas le faire sur des forums américains, australiens, ou britanniques. Comme ça, ils seront certains que leur action ne participera pas à l’anglicisation des immigrants!

    Soyons solidaires, bien d’accord avec ça! Mais la solidarité implique de regarder dans la même direction. Elle ne peut pas exister si une personne détruit ce qu’une autre essaie de construire. Elle ne peut pas exister si des gens, de par leurs actions, favorise l’anglicisation des immigrants, alors que d’autres veulent les franciser!

  23. @Lutopium,
    je ne peut qu’applaudir votre intervention. Il est vrai que la façon la plus efficace de faire connaitre notre histoire est de la présenté surleur terrain et non attendre qu’ils viennent nous voir.

    @Louis,
    « Mais la solidarité implique de regarder dans la même direction. Elle ne peut pas exister si une personne détruit ce qu’une autre essaie de construire. »

    Malheureusement, ont dirais que la majorité des québécois aime bien leur petite guerre intestine. Prenons par exemple le conflit unilatéral Québec vs Montréal. J’entends souvent des gnes chialé contre montréal, mais la réplique ne viens jamais de l’autre bord… probablement par indifférence. Pareil pour le conflit ville vs banlieu vs campagne.

    Je me demande parfois si c’est réellement nous qui créont se débat ou si une entité continue de l’alimenté pour nous détourné de la solidarité. Il me semble qu’entre personnes matures, de tels débats ne devrait même pas avoir lieu.

  24. « Mais la solidarité implique de regarder dans la même direction. Elle ne peut pas exister si une personne détruit ce qu’une autre essaie de construire. Elle ne peut pas exister si des gens, de par leurs actions, favorise l’anglicisation des immigrants, alors que d’autres veulent les franciser! »

    Absolument Louis, mais cette solidarité séparatiste ne peut pas exister non plus si le vote séparatiste est dispersé sur quatre partis politiques québécois, ce qui nuit encore plus à la progression du projet séparatiste que ces blogues insignifiants.

    Cette même solidarité ne peut pas exister si des séparatistes favorisent l’élection du gouvernement fédéraleux alors que d’autres veulent élire un gouvernement séparatiste.

  25. La vraie question, Davidg, est de savoir si le PQ est un parti indépendantiste. Je n’en suis pas si sûr. N’oublie pas que le but du parti était de faire l’indépendance, pas de gouverner.

    Maintenant, après avoir relégué le référendum aux oubliettes, voici que Marois s’attaque au coeur de la culture québécoise en favorisant l’anglicisation…

    Je pense, comme Victor Lévy-Beaulieu, que le PQ ne représente plus la cause indépendantiste. Sauf que moi je ne crois pas plus dans l’ADQ, un parti beaucoup trop à droite et extrémiste.

    La solution est souvent dans l’équilibre et la modération, mais avec fermeté. Tant qu’on aura des élites anglophiles et frileuses politiquement, ça donnera le résultat qu’on connaît: la régression du français et l’anglicisation des immigrants, qui pourront toujours se faire servir par des Québécois sans colonnes, que ce soit au travail, dans la rue, à l’épicerie, sur un obscur blogue…

  26. @Louis

     » Sauf que moi je ne crois pas plus dans l’ADQ, un parti beaucoup trop à droite et extrémiste. »

    D’autant plus que l’ADQ ne veut pas nécessairement se séparer avec leur naïveté de tenter ENCORE de renouveler le fédéralisme. Faut dire que les chicanes constitutionnelles ont le don d’attiser la ferveur séparatiste et les libéraux l’ont très bien compris en prônant le statu quo.

    Si le PQ ne représente plus la cause séparatiste, peut-on prétendre que Québec Suiciaire représente mieux les séparatistes? Je ne crois pas!

  27. Tu ne devrais pas censure Alain B. et Arnold S..
    Laisse-leur la chance de se ridiculiser.

  28. censureR

  29. J’ai introduis temporairement la modération. Que ceux qui veulent être publiés enlèvent les attaques ad hominem, les insultes et tout ce qui nuit au débat en le situant sur la forme au lieu d’être sur le fond.

  30. Votre langue serait plus respectée de par le monde s’il n’était de notoriété publique que le français a détruit et continue de détruire de nombreuses langues dont ma propre langue le breton,mais aussi le basque ,corse,polynésien,kanak……………………
    Ce que vous ressentez,nous le connaissons depuis des siècles et du fait de votre langue le français.L’anglais lui ne nous a jamais fait aucun tort.

    REMEMBER & RETALIATION

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