Au coeur de la tempête

C’est décembre et il neige. La nature s’endort sous un épais manteau de « grosse marde blanche » comme disait mon ancien voisin, et étrangement je me sens rendu au niveau des bilans. Car si le printemps, l’été et l’automne représentent la vie qui s’éveille, qui se développe et qui meurt inexorablement, l’hiver m’a toujours fait penser à une sorte de pause qui n’en finit plus entre deux mondes en suspens, entre la vie qui meurt d’un côté et celle qui pourra revivre, différente, au printemps. Et pendant cette pause, je réfléchis, je cherche un sens à tout ça. Comprendre, du moins essayer…

Est-ce de la nostalgie? Probablement. Si elle me lisait, cela flatterait son égo de savoir que je pense encore à elle et que je m’ennuie. Mais elle ne me lit plus et c’est tant mieux. De toute façon, je ne crois pas qu’elle trouvait que j’avais du talent ou que ça importait d’écrire des mots étheriques dans un univers vide sur des ordinateurs isolés. Mais j’aimerais être enfin libre de ce passé qui me hante. De cet automne d’une relation qui est maintenant définitivement couvert de neige et qui se composte pour faire renaître, au printemps, quelque chose de nouveau.

Les hommes, on est comme ça: on est lent du côté des émotions. Paraît que ça vient de notre côté ancestral de chasseur, où il aurait été plus ou moins utile de se mettre à pleurer devant un prédateur ou à s’émerveiller du paysage quand on devait chasser une proie. Non, nous autres on pense par étapes: on met de côté les émotions, on fait ce qu’on a à faire, et on pleurera plus tard (si possible jamais), on regardera le paysage demain (si on n’a pas d’autre chose à faire) et on réfléchira sur le sens de tout ça peut-être un jour (jamais). Nous sommes des êtres de raisons; nous pensons par objectifs à atteindre.

Par exemple, si tu te retrouves tout nu seul dans la rue, l’homme aura tendance à prendre les choses une par une. D’abord s’habiller. Ensuite manger. Se loger. Se trouver un travail. Se trouver une blonde. Procréer (avoir du fun). Ainsi de suite. Objectifs, étapes à atteindre, buts, précisions, raison. Nous sommes des êtres rationnels. Et souvent, nous avons tendance à mettre les choses ou les gens dans de petites boîtes, des choses qu’on a acquises, des objectifs immatériels cochés d’un gros « x » signifiant qu’ils ont été atteints. Et on se laisse dépérir jusqu’à la prochaine fois.

La femme, c’est différent. Pendant que son homme était à la chasse aux mammouths, elle devait concentrer son énergie à une multitude de tâches: cueillir des petits fruits, s’occuper des enfants, socialiser pour entretenir des relations de coopération, etc. Les femmes sont multifonctionnelles; elles sont capables de faire plusieurs choses à la fois et de faire des liens entre celles-ci plus facilement que les hommes. Leur cerveau dispose de davantage de connexions entre la raison et les émotions; elles sont donc capables de mieux être à date dans leur vie, de faire des choix en fonction de leurs émotions et de plus être à l’écoute de leur corps.

Et qui est mieux que l’autre? Mais personne! Ce n’est pas une guerre! Il va sans dire que les plus grands génies (rationnels) sont des hommes, mais encore une fois les plus grands criminels aussi. L’homme dispose de cette capacité à concentrer toute son attention et son énergie vers des champs d’intérêts très canalisés, puisqu’il se soucie peu de ses objectifs déjà atteints, comme sa femme, son travail, ses amis, etc.

Et c’est là que j’en suis souvent; d’une passion à une autre, sans tête ni queue. D’un objectif à atteindre à un autre. D’une concentration incroyable de ma concentration dans un but à atteindre unique et la mise en oeuvre de toutes mes énergies pour l’atteindre.

Par exemple, quand j’avais vingt ans, j’étais sur l’aide sociale et je ne faisais rien de très constructif. Mon père m’amena faire un tour de moto, et je décidai ce soir-là que j’en voulais une. Le lendemain je suis allé porter mon c.v., j’ai commencé à travailler la semaine suivante, la semaine suivante encore je commençais mes cours de moto et le 1er avril suivant j’étais au volant de mon bolide. Objectif atteint.

Ou encore: je commençai à jouer aux échecs sérieusement à 21 ans. Auparavant, je ne savais que les règles, sans plus, et je ne jouais qu’occasionnellement. J’ai donc joué, joué encore, je me suis inscrit dans un club, je me suis occupé du club, j’ai lu des dizaines de livres sur le sujet, j’ai fait des tournois, j’ai pris des cours avec un maître à qui je lui disais que mon objectif était de devenir un expert. Et en 2005, je devins expert en parties rapides, battant aussi occasionnellement des maîtres. Objectif atteint.

Plus tard, encore, il y eût ce blogue. Objectif: entrenir un des blogues politiques les plus en vue au Québec. Tant d’énergie consacrée à ce blogue, à ces textes qui ne sont que des mots; tant de folies créatrices pour atteindre l’objectif, encore une fois atteint.

Mais il y avait quoi autour? Il y avait l’autre, la femme, celle qui me tempérait, qui me calmait, qui me ramenait sur la Terre et m’aidait à comprendre qu’à la limite c’est pas si important ces trucs-là. Que je n’ai pas besoin de passer trois heures par jour à prendre des notes sur l’appui de la CIA aux traficants de drogue contras cherchant à attaquer le Nicaragua sandiniste; qu’il est finalement inutile de gaspiller mes soirées à écrire sur ceci ou cela. Bref, que l’objectif à atteindre n’est peut-être pas une chose si importante que cela et qu’en me consacrant corps et âme à tant de trucs « dans ma tête » je perdais de vue tout le côté émotionnel de la vie, c’est-à-dire elle, nous, ce qu’on vivait, ce qu’on cherchait à bâtir.

Nous étions dans un cul-de-sac: je ne comprenais pas qu’elle ne pouvait pas comprendre ma passion, et elle voyait ma passion comme une autre lubie inutile qui me détachait d’elle et lui donnait l’impression que je la fuyais. Mais nous étions si différents.

Personnellement – et je sais qu’on me traitera de prétentieux et je peux y faire face – je nous considérais comme deux génies. Pas seulement parce que nous étions les gagnants d’une course de millions de spermatozoïdes, mais parce que nous représentions des caractéristiques vraiment intéressantes: son intelligence émotionnelle et mon intelligence rationnelle. Ensemble, nous aurions pu vraiment nous compléter.

J’ai toujours admirer de quelle façon les femmes parviennent à régler leurs problèmes. Elles se demandent ce qui ne va pas – elles mettent un mot sur l’émotion – puis elles règlent le problème. Elles quittent sans se retourner. Le choix est fait; il n’y a plus le moindre argument de la raison pouvant combattre une décision basée sur des émotions.

Tiens, quand elle m’a laissé, par exemple. Elle en était déjà à l’étape de séparer les meubles et du « copain-copain » alors que je n’avais même pas encore compris (émotionnellement) qu’on n’était plus ensemble. Et plus elle insistait pour accélérer, moins je comprenais. Si bien que ça a dégénéré. J’avais beau lui parler à son côté rationnel et lui dire que tout ça demandait du temps pour l’adaption (on a habité un mois et demi ensemble seulement, dont une grande partie où elle travaillait six jours par semaine et était très fatiguée) et elle de me parler à mon côté émotionnel en me disant que les sentiments n’étaient plus là, ça ressemblait plus à un discours de sourd-muet qu’autre chose. Elle ne comprenait pas mes arguments, et je ne comprenais pas les siens. Nous étions si différents.

J’aurais aimé comprendre son émerveillement devant telle toile ou telle musique. Ça m’arrivait moi aussi de m’émerveiller devant un paysage, mais moins souvent. J’aurais voulu moi aussi pleurer devant un film, ou encore avoir de gros « ups » qui me donnent envie de sauter de joie ou des « downs ». Mais non. Moi je pense en terme d’objectifs; je faisais passer notre bonheur actuel en prévision d’un bonheur futur. Je préférais rembourser mes dettes plutôt que de sortir. J’économisais chaque dollar pour espérer améliorer ma situation et un jour pouvoir avoir assez d’argent pour vivre. Mais pendant que j’atteignais un à un mes objectifs, je perdais ce qui me semblait acqui: elle.

Je me suis demandé: est-ce que c’est à cause de mes médicaments? Ça fait maintenant un an et demi que j’en prends contre l’anxiété. Maintenant, par exemple, je suis capable de dormir des nuits complètes, ou de me faire engueuler par des clients sans péter ma coche, ou de gérer ma vie au quart de tour. Je suis capable de mettre de l’argent dans mes RÉER et de m’imaginer contracter un contrat de services funéraires pour mes vieux jours. Bref, je suis stable, adulte, responsable; je m’entretiens, je suis libre de ma vie, je gère mon budget, je fais des économies, je joue à la bourse (quoi qu’idéologiquement j’aimerais que les transactions soient taxées), je mange bio, je recycle, je prends des marches. « Fitter, happier, and more productive », disait Radiohead. Mais c’est ma vie. Une vie plate; je la comprends d’être partie.

Sauf qu’elle est toujours là, la nuit. Va-t’en! Pourquoi ne me laisses-tu pas dormir tranquille? À toutes les semaines, j’ai quelques relents de réalité qui me rappellent que j’ai déjà été quelqu’un d’autre. Quelqu’un de plus anxieux, de moins sociable, qui avait beaucoup plus de difficultés dans ses relations interpersonnelles, mais qui ressentaient davantage les choses, malgré mon handicap d’être un homme pour tout ce qui concerne les émotions. Et la nuit, souvent, je me vois lui dire: « J’ai besoin de toi ». Et elle s’en va. Car elle, elle n’a pas besoin de moi. Je m’ennuie d’elle, sa chaleur, ses couleurs me manquent, mais elle ne s’ennuie pas de ma froideur et de ma rationnalité.

Je m’ennuie d’elle; pas de la présence de n’importe qui dans ma vie, mais de elle. De ses joies et peines, de ses sourires, de son histoire, de ses rêves. J’ai eu l’occasion de pouvoir me ramasser dans les bras d’une autre, plus jeune, très jolie, mais à quoi bon? Ça m’apporterait quoi, une fois les échanges de fluides corporels terminés? Du vide, que du vide. Pas de sentiments. Qu’un vide émotionnel que je connais déjà très bien par moi-même.

Je me suis toujours demandé pourquoi le génie des échecs Bobby Fischer avait cessé de jouer. Après tout, il était champion du monde, en 1972, après avoir battu Spassky dans un tournoi à Reyjavik, en Islande. Pour la première fois depuis des décennies, un non-Soviétique – un Américain de Brooklyn en plus! – était le champion du monde. Mais maintenant, j’ai compris. J’ai tout compris, car moi aussi je n’ai pas touché au jeu depuis un an. J’ai compris que de concentrer toutes ses énergies dans une seule chose, c’est peut-être un beau cadeau à faire à l’humanité (car l’oeuvre nous dépasse et reste dans le temps) mais c’est terriblement mauvais pour son équilibre mental et ça nous éloigne des autres merveilleuses choses de la vie.

Car après tout, jouer aux échecs c’est juste pousser du bois. Et écrire sur un blogue, c’est juste écrire des mots. Et un livre, c’est juste d’autres mots. Et (…) c’est toujours juste (…).

Mais qu’est-ce qu’on fuit comme ça en se lançant corps et âmes dans des passions qui nous éloignent du bonheur en nous donnant l’impression qu’on a enfin trouvé un sens à sa vie?

Mais qu’est-ce que le bonheur, après tout? Est-ce l’objectif à atteindre ou le chemin menant vers cet objectif? Et comment réconcilier les émotions et la raison, hommes et femmes, afin que l’union des deux forces soit enfin possible?

C’est à toutes ses questions que je réfléchis, au coeur de la tempête, pendant qu’elle est déjà ailleurs, probablement avec quelqu’un d’autre, et que moi je me questionne encore et toujours sur les raisons de cet échec que je me remémore les plus beaux moments. Le Mont Mansfield, 1,1 km. de hauteur et sept heures de marche dans la bouette, quand on était tellement claqué en redescendant qu’on avait eu de la difficulté à macher pendant des jours (photo)… Noël, et sa famille si chaleureuse et accueillante… Les tours de char complètement débiles… Les nuits si chaudes… Les trop rares surprises… Les feux dans le foyer et la lotte à la moutarde… Les feux d’artifice sur le pont… La mine à Asbestos… Le spa… Les quelques partys… Ces rares moments où nous étions enfin un « nous »..

Et je me demande à moi-même: mais de quoi as-tu donc si peur pour ne pas vivre dans le présent et constamment le sacrifier au profit du futur?

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34 Réponses

  1. Tu fais une obsession. Vas consulter avant de virer (plus) fou.

  2. Salut Louis,

    Je passe très souvent par ici sans jamais ne laisser de commentaires. Je ne sais pas trop quoi te dire par rapport à ce billet à part qu’il est très bien écrit, comme tous les autres. Il reflète une certaine sensibilité qui me touche beaucoup. La politique, j’en mange, mais les émotions, aussi 😉

    Lâche pas, l’hiver, ça nous porte à être souvent plus nostalgique qu’on le voudrait bien. Le fait de repenser à cette rupture saura peut-être t’aider dans l’avenir pour ne plus refaire les mêmes erreurs. 🙂

    Bonne journée!

    Noisette

  3. Yan Grenier,

    si Louis était si fou, nous n’aurions pas pu lire ton commentaire…

    Louis,

    je suis content de voir que tu assimiles ta rupture et que tu délaisses de plus en plus ton côté négatif (qui commençait à me faire peur).

  4. Un bon conseil Louis, et ce n’est pas un conseil d’ami, soit plus Zen. Le fanatisme n’a jamais conduit au bonheur. Ton ex-copine semble plus équilibré que toi. Tu devrais prendre exemple sur elle. Tu semble aussi incapable de te fixer des objectifs à long terme. Tu devrais y penser.

  5. « si Louis était si fou, nous n’aurions pas pu lire ton commentaire… »

    Wow.

    + ce que Gilles Laplante a écrit.

  6. Je ne vois pas ce que texte prouve, apporte ou explique vraiment.

    J’ai retenu deux choses:

    -Il pense toujours à son ex-copine (qui n’est certainement pas plus saine que lui, ça semblait être une folle pathétique)
    -Il trouve que sa vie est moche

    Le deuxième constat étant plus important que le premier.

    Je retiens que Louis parle de la manière donc les hommes et les femmes pensent mais que ça semble être fait sans grande base scientifique ou approfondissement. Au mieux, des préjugés sofistiqués. Il s’en sert pour introduire une problématique: Il s’est acheter une moto, il est devenu bon au échec, il a écrit un blog, et il se rend finalement compte que cela ne voulait rien dire ou ne lui apportait rien et qu’l cherche autre chose.

    Moi je vais donner un conseil, juste pour commencer. On est jamais obligé d’essayer de tout régler en même temps.
    Arrête de te comparer à ton ex. Tu assume qu’elle va mieux que toi, sans apporter de preuves (du moins dans le texte) et tu te compare à elle. Tu finis par te dire qu’elle est plus intelligente, qu’elle vaut mieux que toi et que tu avais besoin d’elle.
    Tous des faussetés que tu construis dans ta tête.

  7. Yan Grenier,

    « Wow. »

    merci pour cette belle ironie, ça me fait chaud au coeur!

  8. C’est pas vraiment de l’ironie. Je suis plutôt surpris de recevoir des réponses aussi vides et sorties d’une banque de clichés.

  9. Yan Grenier,

    faudrait choisir entre ironie et sérieux, insultes et compliments, tu es dur à suivre…

  10. Inquiète toi pas Renart, tu finiras bien par comprendre…ou pas. Sa change pas grand chose.

  11. C’est simple : on fuit le moment présent.

    Or, le moment présent c’est la seule chose qui existe vraiment. Le passé ne revient jamais et l’avenir devient instantanément le passé.

    Nous, les humains du XXIe siècle, nous passons beaucoup de temps à faire, à posséder, à consommer. Nous sommes dans l’«action», ce qui peut sembler très positif; mais ça ne l’est pas, parce que nous sommes comme des mouches qui bourdonnent dans une vitre, prisonnières d’une barrière qu’elles ne comprennent pas.

    Ce n’est pas un reproche, c’est une constatation. Nous devrions simplement être et le reste vient naturellement. La «non-action». Le dharma. Comme la rivière qui coule tout naturellement dans son lit.

    Les gens sont pressés de te donner des conseils. Ce n’est pas de conseils dont tu as besoin. La solution est en toi. Puis-je suggérer simplement, humblement de t’«écouter». Ne pas te juger. Ne pas analyser. Vide ton esprit. Médite, si tu le peux.

    Ton texte est très beau, j’ai aimé le lire.

    Fais ce que tu aimes. Prends soin de toi. Retourne vers ton centre, retourne à la base. Et quand tu te sentiras serein, les choses vont «subitement» se mettre à aller très bien.

    Bonne soirée.

  12. L’homme, un être rationel? Ça serait révolutionaire! Il est tout sauf ça. Il ne vit qu’en fonction de ses passion.

    Accent Grave

  13. La réputation de l’instant présent est très surfaite. En maîtrisant le passé et l’avenir, l’humain a réussi à perpétuer sa mémoire, à créer des édifices moraux et culturels qui dépassent la durée de sa vie. Il est aussi devenu responsable.

    Quand on croise une très jolie fille tous les matins en allant travailler, l’instant est furtif. Le présent nourrit de beauté mais nous laisse sur notre faim. Toutefois, c’est dans l’anticipation de ce petit bonheur qui se répète chaque matin qu’on trouve une étincelle de vie; et c’est en le répétant dans sa tête, l’après-midi, qu’on y puise un bonheur qui se savoure.

    L’homme qui vit dans l’instant présent, dans le maudit instant présent, a renoncé à ses rêves et à sa mémoire; son existence est stérile. Il devient dépendant des rencontres éphémères, ne recherche plus la beauté, croque les miettes que le vent porte à sa bouche.

    Louis, il serait temps que tu classes tes souvenirs pour ne ressasser que ceux qui en valent la peine. Et il faut te tourner résolument vers le futur. Tes pieds sont solidement ancrés dans le présent, de toute manière. Mais il est question ici de ta tête…

  14. Merci pour vos commentaires.

    J’ai observé: la plupart des commentaires écrit par des hommes sont du genre « tu devrais faire ceci ou cela » (objectif à atteindre) alors que ceux écrits par une femme sont plutôt de l’ordre de l’émotion.

    Contrairement à ce qu’écrit Honorius, le fait que les hommes et les femmes pensent différemment est un fait scientifique établi et maintes fois prouvé, notamment dans le Love Lab de Gottman où il a observé de nombreux couples dans l’intimité. Et contrairement aux divagations de Honorius, je ne trouve pas mon ex plus intelligente que moi (il n’a probablement pas lu le texte, car il est question de deux types d’intelligences, une rationnelle et une émotionnelle).

    En ce qui me concerne, c’est 1-0 pour les filles pour ce qui est des commentaires. Je constate qu’autant les commentaires masculins sont pertinents dès qu’il est question de politique, autant le niveau d’intelligence baisse drastiquement dès qu’il est question d’émotions.

    Je crois que ça démontre mon point: les femmes sont émotionnelles et les hommes rationnels.

    Ça me donne envie d’écrire plus souvent sur ce genre de sujets.

    Oh, et pas besoin de donner de la crédibilité aux commentaires de Yan Grenier ou Gilles Laplante; un bon rire et les deux yeux vers le haut suffisent; on ne nourrit pas les trolls et on ne discute pas avec les imbéciles. On cherche encore le moindre commentaire positif sur ce blogue de la part de ces deux ordures.

    Merci à tous pour vos commentaires émotifs ou rationnels, et bravo à ceux qui ont compris que je ne demande de conseils à personne mais que j’écris parce que j’ai envie d’écrire sur le sujet.

  15. Mon existence n’est pas stérile. Mes rêves et ma mémoire font partie intégrante de moi. Quand survient une rencontre belle et fugace, je la savoure, tout simplement.

  16. Z’avez compris que Longueuilloise et Aline Binette c’est moi.

  17. @Louis

    Quand je fais face à un(e) ami(e) avec un problème émotionnel, ca commence toujours avec un période d’écoute, bien sur.

    Mais un moment donné, lorsque la personne a verbalisé le problème je crois que la question « OK, que penses-tu FAIRE (et comment puis-je t’aider) à propos dudit problème? » se pose.

    S’en sortir plutôt qu’en faire un mode de vie…

  18. Avoir rédigé un tel billet est déjà un pas en avant. Tu as extériorisé tes émotions, tes réflexions. Je te souhaite de garder la tête haute.

  19. Je ne suis pas une habituée de ce blogue, (d’ailleurs je serais bien embêtée de vous dire comment j’y suis arrivée, en sautant d’un blog à l’autre sûrement) mais je ne peux m’empêcher de laisser un commentaire. Je suis sidérée de lire des commentaires aussi insolents et froids sur un billet comme celui-ci. Louis se donne la peine de faire ouvertement cette auto évaluation de lui même, une mise au point émotive que parfois seuls les écrits arrivent à bien cerner même pour lauteur. Je n’ai pas vu le bout où il nous supplie de lui donner des conseils pour aller mieux, ni le bout où il demande ce que nous en pensont. J’ai vu par contre que bien peu on su répondre à la seule queston ammenée. Ça me désole. D’autant plus que j’ai peine à y répondre moi même. Peur du présent à cause du passé projeté dans le futur. C’est à peu près comme ça pour moi des fois, quand j’oublie de me botter le cul. Bonne route Louis.

  20. Tu ne trouve pas ça gros Louis, faire un lien entre l’intelligence et les émotions. Mon chat a beaucoup d’émotions mais n’est pas si intelligent que ça. Ramener l’intelligence féminine à la qualité de leurs émotions n’est pas un compliment à leurs faire. Tu semble préférer te faire materner plutot que de te faire dire les vrais affaires. Et tant mieux je te permets d’exercer tes muscles oculaires.

  21. « Et contrairement aux divagations de Honorius, je ne trouve pas mon ex plus intelligente que moi (il n’a probablement pas lu le texte, car il est question de deux types d’intelligences, une rationnelle et une émotionnelle). »

    Je ne vais pas revenir sur le fait que, que ça soit au niveau de l’intelligence ou n’importque quoi d’autre, tu te sents inférieur par rapport à ton ex.

    Ton texte, c’est l’éloge de tout ce que tu penses ne pas pouvoir faire et tout ce que tu t’imagines qu’elle peut (et tu généralise ça à toutes les autres femmes du même coup).

    Sinon:

    « Puis-je suggérer simplement, humblement de t’«écouter». »

    et

    « Fais ce que tu aimes. Prends soin de toi. »

    Sont de bons conseils.

  22. @La Fêlée: Merci beaucoup pour ton commentaire. Je vois que tu es une des rares à avoir noter les questions que je me suis posées et toutes les réflexions qui en découlent. Merci.

    @Gilles Laplante: J’aimerais beaucoup que tu nous parles des émotions de ton chat. Explique-nous de quelle façon c’est un être émotionnel, capable de ressentir la joie, la peine, la colère, la tristesse, la mélancolie, la culpabilité, la gêne, l’angoisse, l’attendrissement, le ressentiment, la passion, la fébrilité, la nostalgie, la compassion, l’envie… Avant d’écrire n’importe quoi, relis-toi donc. Ça t’évitera d’avoir l’air fou.

    En passant, l’intelligence émotionnelle (IE) est aussi importante que le quotient intellectuel, représentant l’intelligence rationnelle.

    Mais je ne m’attends pas à ce que tu remettes en question tes dogmes. Faut pas trop t’en demander.

    @Honorius: Tu n’a rien compris à ce que j’ai écrit. Rien, mais rien du tout. Je ne fais pas l’éloge de ce « que je pense ne pas pouvoir faire et qu’elle peut faire », mais plutôt je fais une comparaison entre les deux façons de penser. Tu n’as vraiment, mais vraiment rien compris. Je ne suis même pas certain que tu as pris la peine de lire.

  23. Ayoye! Toujours beaucoup de joie ici…

    Tout d’abord: *applaudissements* Si je pouvais je décernerais une plaque honorifique à Honorius pour avoir donné la réponse la plus sensée à la question la plus insensée (si question il y avait ce que je ne crois malheureusement pas).

    Si je me fie aux commentaires que Louis a donné aux commentaires déjà présents, tout ce qu’il voulait c’était de l’encouragement et une petite tape dans le dos.

    *Tape dans le dos* « Fais-toi en pas mec, tu va t’en sortir. C’est une mauvaise passe. Concentre toi sur toi c’est ce qui est important dans un moment où tu te sens perdu. Tu es jeune, tu va en rencontrer d’autres. Tu as appris en passant par cette dure épreuve et tu ne referas plus la même erreur. »(et c’était même pas ironique)

    Voilà

    Moi ce que je vois c’est qu’il se sent vide parce que pendant que quelqu’un l’aimait et prenait soin de lui il préférait mettre son énergie sur d’autre chose. Il se sent vide parce qu’il vient de se rendre compte que la chaleur humaine, le rire, la complicité et la compréhension mutuelle sont beaucoup plus importants et apportent pas mal plus en tant qu’être humain que se qu’on recherche uniquement pour notre petit nombril.

    Je pense qu’il a un problème de priorités.

    C’est tout. Ce n’est pas chimiquement dans son cerveau, ce n’est pas la faute de ses chromosomes, ni de son pénis, ni de la testostérone et encore moins de vieux réflexes néanderthaliens.

    L’être humain possède quelquechose qui s’appelle la raison et cette raison c’est ce qui nous permet de prioriser, de réfléchir au poids des gens autour de nous, à nos erreurs, à nos buts… Se regarder dans le mirroir et se dire « F***! C’était vraiment pas fort de me comporter comme ça! J’ai éloigné quelqu’un que j’aimais et maintenant je le regrette! J’ai mal! » C’est rationnaliser les émotions…ce qu’il n’a pas fait.

    C’est ce que je reproche à ce texte: partout il est écrit rationel+homme mais pourtant tout ce que je lis c’est une plaie ouverte, des émotions (autre prix pour accent grave qui même si il ne parlait pas de Louis, a si bien dit avec si peu de mots).

    Mais ce que je reproche surtout c est le mega raccourci intellectuel utilisé…moi j’était parfaitement d’accord avec « des préjugés sofistiqués » pour qualifier ce qui a été fait dans ce texte.

    Gottman est vraiment un spécialiste dans son domaine et il existe rééllement des intelligences émotionnelles et rationnelles.Ce n’est pas là que la qualité des lien du texte est douteuse.

    Une reflexion sur soi et une remise en question c’est une bonne chose.

    Virer ça en analyse anthropo-psychologique c’est presque insultant pour les gens qui te lisent.

    Bon rétablissement (c’est rough (m’excuse du mot en anglais, lapide moi pas:P) une rupture…c’est platte mais c’est ça) et c’est vrai que ça fait du bien quand même de voir que t’es plus positif.

    oh avant que j’oublie: tu vois bien que ce que les gens pensent de ton texte n’a aucun rapport avec leur sexe.

  24. @Pwel: Si tu te sens insultée par mon « analyse anthropo-psychologique », rien ne t’oblige à rester dans le coin. De toute façon, qu’apportes-tu au débat à part mettre des 1/5 à tous les textes que Renart, Jimmy ou moi écrivons?

    La vérité, la vraie vérité, c’est que tu es frustrée depuis que j’ai écrit un texte sur le féminisme où tu étais en désaccord avec moi, et que depuis ce temps tu n’en manques pas une pour t’attaquer à moi.

    Le simple fait que tu juges systématiquement tous les textes ici mauvais (puisque tu les cotes tous, sans exception, à 1/5) mais que tu continues de les lire, démontre le peu de logique de ta position.

    T’appuyer sur Honorius pour t’attaquer à moi, c’est pas fort. Surtout qu’il n’a même pas lu le texte. Mais je ne m’attends à rien de toi, puisque je connais ton but et je sais qu’il n’y aura jamais rien de positif à attendre de toi.

    Si tu es incapable de constater les différences naturelles entre les hommes et les femmes, c’est ton problème. C’est peut-être pour ça d’ailleurs que tu supportes un féminisme revanchard et destructeur qui ne tient pas compte de ces différences. Libre à toi de vivre dans ton illusion que tout le monde est pareil et que la différence est de l’ordre de l’acquis alors que tous les scientifiques s’entendent pour dire qu’il existe des différences fondamentales qui sont du domaine de l’innée.

    De toute façon, je le répète, si t’aimes pas ce qui s’écrit ici (puisque manifestement tu n’aimes pas le moindre texte) tu peux toujours te trouver un blogue de féministes enragées qui veulent castrer tous les hommes en reniant les différences entre les sexes.

    SVP, ne me réponds pas, je n’attends rien de quelqu’un comme toi. Au plaisir de ne pas te lire.

  25. Louis,

    c’est très drôle (?) pour moi de savoir que Pwel est en partie l’actrice de mes mauvais votes…

    Ça fait un petit bout que je remarque qu’il y a des votes de 1/5 au deuxième ou au troisième vote (étant donné que je me donne bien sûr un 5 parce que je suis toujours content d’un texte quand je le publie et qu’en même temps je sais très bien qu’il y a des lecteurs contre nous qui s’amusent à donner des 1/5, nonobstant le sujet — lisent-ils même les textes?). Sauf que je remarque cette tendance même sur Cent Papiers…

    Admettons que je préfère les commentaires, même stupides, à des votes de 1/5…

  26. Je t’assure Renart. J’ai fait une compilation, et à partir de mon texte sur le féminisme, elle mettait systématiquement 1/5 à tous les textes. Elle ne venait pas pendant des jours, puis elle arrivait, mettait 1/5 à 10 textes en trois minutes, et puis voilà!

    Je voulais pas avoir à parler de cela, mais je crois que ça donne du poids à mon argument selon lequel je crois qu’elle n’a pas la moindre estime pour ce qui se fait ici et que tout ce qu’elle cherche c’est à me « punir » pour avoir « osé » penser différemment d’elle quant au féminisme.

    Elle a vu que je m’ouvrais en parlant de ma vie privée, et telle une rapace, elle fonce pour m’attaquer.

    Je vois clair dans son jeu.

  27. Je suis désolé Louis, mais j’ai lu le texte, et je sais de quoi il parle.

    Il parle de toi, de ton ex, et c’est un commentaire sur ta vie. Ben oui, rien que ça.

    Quand tu dis que toi elle te manque mais qu’elle ne manque pas ta froide rationalité (je paraphrase), c’est toi que tu compares à elle. C’est toi qui te sens inférieur et on est plus dans la pensé masculine et féminine.

    Et ta rationalité, comment l’exprime tu finalement? En te fixant des objectifs? Ce n’est pas l’expression de la rationalité. Ces trois paragraphes où tu nous parle de ta vie ne sont pas l’illustration du mécanisme de fonctionnent d’un esprit rationnel. Ils parlent du vide, de la futilité.

    Un objectif, il se concrétise, puis rien, le vide. Pas de sens. Puis, cet objectif, ce n’était rien finalement. C’était pousser du bois, c’est écrire des mots sur un pays très loin, ce n’est pas très important finalement. La voilà la réponse à ta question finale: le vide, le manque de sens.

    Que faisait tu à 20 ans? Rien de constructif? Peut-être ne savais tu pas où aller, alors tu à bouger juste pour bouger et si tu t’arrêtes, c’est le vide. Il n’y a rien. Rien de constructif, rien de nouveau, rien d’enrichissant, toujours un peu la même chose, pas d’évolution. Mais cela ne sert à rien d’évoluer si on est déjà un génie.

    Ton ex, la pensée féminine, qui bouge, progresse, est déjà plus loin, qui déjà ne pense plus à toi. Toi qui était plus anxieux avant, mais vivait plus peut-être.

    Quelles choses excitantes fais-tu maintenant? Jouer aux échecs, un blog, être stable et avoir un RÉER?
    Je crois que, quand tu y penses, tu trouves ces choses vides. Je crois que te comparer à ton ex te reflète tout ça, que tu a hate que ça passe. Le questionnement risque fort de rester par contre.

    J’ai peut-être tord. Je sais qu’il vaudrait mieux pour toi que oui.
    J’ignore si je suis intelligent.

  28. Louis,

    Je ne pensais pas que mon chat t’intéressait autant mais étant donné que tu n’y connais rien en animaux je vais t’informer.
    Quand je carresse mon chat il ressent de la joie, du plaisir et il le démontre en ronronant. Quand il voit un autre chat sur son territoire il démontre de la colère et c’est assez évident. Quand il se fait prendre à faire quelque chose d’interdit comme de voler de la nourriture il démontre de la culpabilité, quand il y a de l’orage, il démontre de l’angoisse. Encore une fois, tu démontres ta méconnaissance du sujet et c’est toi qui a l’air fou. Mais tu es tellement habitué que tu ne t’en rend plus compte, comme quoi la colère est bien mauvaise conseillère.
    Je n’ai pas de problèmes émotifs et psychologiques et je vis très bien avec mes dogmes. Peux-tu en dire autant? Es-tu capable toi de te remettre en question? Il y va de ta santé mentale.

  29. Franchement, si vraiment quelqu’un met des notes de 1/5 sur tes textes juste parce que cette personne n’est pas d’accord avec toi, eh ben… c’est cette personne qui a un problème pas toi et ça lui revient!

  30. la meilleur défense c’est l’attaque…

    Je commence à comprendre comment ça fonctionne ici… Et puis si tu veux pas de comm. sur ta vie perso (somme toute assez banale ne vous en déplaise) arrête de faire un lofteur de toi-même…

    bonne page de journal intime !

    Merci, plus besoin de télé-réalité, la nation peut donc dormir en paix. Ici nous avons les hauts et les bas d’un blogeur en quête d’écoute et d’amour…. pas facile la réalité… je comprend ça.

    notation ton texte : 1, mauvais parce que c’est ce que je crois.

    @ Aline : mauvais veut dire, non seulement le texte est mauvais, mais la nonation va de soit avec les convivtions profondes. Comme dans « cette émission je la trouve poche pour son contenu rétrograde ou sexiste ou ce livre est plate, par une écriture lourde est dépourvue de sens. Ainsi un blog peut être mauvais par goût, par son contenu et même par sa forme… ça arrive… c’est juste de même.

    Évidement, il est impossible d’argumenter son pointage, mais si l’option était là… fort probable que nous on serions plusieurs à laisser savoir ses raisons.

    Bon, je vais prendre l’invite lancé par de Louis à Pwel, c’est à dire aller voir des blogs ailleurs…

    @ Louis : Bonne chance, bon courage. Le meilleur reste à venir.

  31. Gilles: Tu as l’air d’un idiot en affirmant que ton chat a des émotions. Ce n’est pas parce qu’il ronronne qu’il est un être émotif.

    Moi, je me remets constamment en question, et ici devant tout le monde, alors que toi tu considères avoir la vérité infuse et tu ne changes jamais d’idée avec tes idées vieillotes.

    Personnellement, je te classe dans la catégorie de ceux qui n’apportent rien à ce blogue.

  32. « Personnellement, je te classe dans la catégorie de ceux qui n’apportent rien à ce blogue. »

    Tanné d’être seul?

  33. Lâche qui a peur d’écrire son nom!

  34. Louis,
    Veux-tu m’expliquez ceci :
    Au coeur de la tempête 4 déc 2007 par elodiegmartin
    (Publié sur uhec.net). C’est décembre et il neige. La nature s’endort sous un épais manteau de « grosse marde blanche » comme disait mon ancien voisin, et étrangement je me sens rendu au niveau des bilans. Car si le printemps, …
    Le dernier humain – http://ledernierhumain.wordpress.com
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