Pourquoi il FAUT appuyer les étudiants

La grève des étudiants pour protester contre la hausse des frais de scolarité – qui augmentera effectivement les frais de près de 33% d’ici quatre ans – est non seulement juste et nécessaire, mais elle est également indispensable pour le bien-être non seulement du monde de l’éducation mais de la société en général.

On ne le dira jamais assez: une société éduquée est une société en santé. Et puisqu’il existe un lien de causalité indéniable entre les frais chargés aux étudiants et le niveau de fréquentation des établissements scolaires (ce n’est pas pour rien que le Québec est troisième au Canada à ce chapitre; malheureusement il y a fort à parier que les hausses feront reculer la fréquentation scolaire) c’est toute la génération future qui écopera de cette hausse des frais.

À cause de cette mesure néolibérale proposée par le PLQ et appuyée par l’ADQ (il faut le souligner), de nombreux étudiants devront désormais choisir entre travailler ou étudier. Car, n’en déplaise à certains vieux cons de la vieille droite, ce n’est pas tout le monde qui peut suivre cinq cours à l’université tout en travaillant 25 heures par semaine. Le résultat: les élèves provenant des couches sociales les plus défavorisées seront tentés de lâcher leurs études, perpétuant une pauvreté intergénérationnelle et détruisant effectivement le mythe de la mobilité sociale.

Et demain, dans vingt ans, le Québec sera perdant, car il y aura moins de diplômés, moins de gens compétents, mais aussi moins de citoyens politisés, moins de personnes instruites. C’est un grand recul dont nous ferons les frais pendant des décennies.

Conséquemment, la seule position logique et cohérente pour quiconque a les intérêts du Québec à coeur est d’appuyer la grève des étudiants et de demander non seulement l’élimination des hausses des frais de scolarité, mais une baisse de ceux-ci, permettant à un maximum de citoyens d’avoir accès au système d’éducation.

Car l’éducation n’est pas une dépense, mais un investissement. Voilà une vérité que la droite, du PLQ à l’ADQ en passant par les éditorialistes pathétiques de La Presse, n’a toujours pas compris.

Ou fait semblant de ne pas comprendre, protégeant les intérêts qui sont les siens.

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87 Réponses

  1. Je suis moi même étudiant et je trouve ces protestations totalement ridicules et enfantines. Même avec cette augmentation, le coût de l’éducation au Québec ne rejoindra toujours pas le coût réel ajusté à l’inflation. Cela signifie simplement que jusqu’à maintenant qu’à chaque année qui passe sans augmentation les étudiants ont dans les faits un rabais proportionnel à l’impact de l’inflation.

    De plus, ces manifestations démontrent bien un mal bien plus criant: les étudiants savent consciemment ou inconsciemment que de dépenser cet argent de leur poche sur eux-mêmes est une perte d’argent. Quand j’échange mon argent contre autre chose, je démontre simplement que cet autre chose a plus de valeur pour moi que l’argent que je donne en échange. À travers leurs plaintes incessantes pour une hausse que je trouve personellement trop petite, les étudiants démontrent que le 1000-1500 (soyons généreux, disont 2000$) qu’ils devraient dépenser de leur poche est une somme qu’ils considère comme étant trop grande pour ce qu’ils retirent de cet « autre chose ».

    À défaut de ne pouvoir avoir un marché libre de l’éducation, que l’on augmente les frais de scolarité du Québec à la moyenne canadienne pour voir.

  2. Tu dis n’importe quoi Yan Grenier (comme d’habitude, il faut le souligner).

    L’inflation n’est pas de 33% en 4 ans.

    Et puis, au lieu de se comparer au Canada et aux États-Unis, deux pays où la situation des étudiants est assez mauvaise, pourquoi ne pas se comparer à la France, où l’éducation est beaucoup plus abordable et où les gens sont beaucoup plus éduqués.

    Je vais terminer ta dernière phrase, que tu n’as pas eu le courage (ou la décence) de terminer:

    À défaut de ne pouvoir avoir un marché libre de l’éducation, que l’on augmente les frais de scolarité du Québec à la moyenne canadienne pour voir

    pour voir… le nombre d’étudiants et l’éducation de la population en général baisser.

    Mais bon, plus rien ne me surprend de toi de toute façon. Ce que tu écris est une caricature de la vieille droite d’avant les années soixante. Heureusement, ici on regarde vers l’avant, et pas vers l’arrière, avec tes idées rétrogrades et qui ne feraient que faire reculer le Québec encore davantage.

  3. Louis peux-tu m’expliquer pourquoi une personne aussi évolutive que toi semble remplie de complexes et ne pas savoir gérer sa vie personnelle? Que fais-tu dans la vie comme travail et quels sont tes « crédentials »?

    Moi, c’est drole, j’avance très vite et ma situation est sans cesse plus éclatante (j’allais dire « s’améliorer », mais au point où j’en suis pas besoin de me faire croire que je suis dans le besoin).

    Au lieu de pleurer au sujet du coût de l’éducation, penche-toi sur ce que tu VEUX comme éducation. C’est étrange, mais la qualité des cours et des structures c’est la dernière chose pour laquelle les étudiants pleurent.

  4. Il n’est pas question de toi et de moi ici. Même si un système permettait à une seule personne de s’accomplir, cela ne justifierait pas de mettre des bâtons dans les roues des 99,9% autres.

    Les complexes, c’est toi qui les a, parce que tu n’as toujours pas compris que l’éducation est une richesse et qu’elle doit être offerte gratuitement à tout le monde.

    Des néolibéraux sans envergure avec un discours comme le tien, j’en rencontre souvent et c’est une partie de plaisir de démonter leur discours rempli de préjugés et tout à fait incohérent.

    Sois au moins honnête avec nous et assume ton égoïsme et le fait que tu te fous éperdument des autres tant qu’ils ne viennent pas t’empêcher de profiter de ce que tu crois – à tort – qui t’es dû.

  5. « nombre d’étudiants et l’éducation de la population en général baisser. »

    Pas fou. Je l’avais pas vue de même, mais s’il sont incapables de faire les efforts pour arriver à se payer ces études qui sont de toutes facons couvertes par des prêts et des bourses (moi j’en ai pas en passant), qu’ils se retrouvent dans un domaine avec d’autres pour qui l’éducation n’est pas assez importante.

  6. « Les complexes, c’est toi qui les a, parce que tu n’as toujours pas compris que l’éducation est une richesse et qu’elle doit être offerte gratuitement à tout le monde. »

    Sa n’a rien à voir avec une question de complexes.

    Tu n’as donc pas encore compris que le lunch gratuit sa n’existe pas?

  7. Je ne comprends vraiment pas pourquoi ils font tout ça! Vraiment pas! Je trouve cela tout simplement stupide! L’augmentation représente seuleemnt 50$ par session. C’est sûre qu vous aller dire: Mais dans quelques années et blablabla…Je le sais. Quand je fais finir l’univertité l’augmentation sera à son plus haut niveau, 500$ de plus. Est-ce que je vais en mourrir? Non. Et je ne suis pas riche non plus. Il faut aussi voir à quel point on ne paye pas cher au Québec comparé aux autres provinces. Atendez…la vous allez dire: Mais en Irlande et en Finlande…Ben oui je sais que là-bas ils ne payent pas! Et puis, ici on est au Québec c’est comme ça et ça va rester comme ça. Demander la gratuité scolaire c’est encore plus stupide. Le Québec à déjà asser de dette comme ça…ET là vous allez dire qu’après une recherche on a constater que le Québec pourait…je l’ai vu moi aussi, mais je ne comprends pas pourquoi on pourait ce permet da gratuité scolaire si le système va déjà mal tsé! En tout, ça fait tout simplement du bien de sortir tout ce que je pensais.

    Ps: Ha oui! Ça sert A-B-S-O-L-U-M-E-N-T ahhh RIEN! Manifester…LE GOUVERNEMENT S’EN FOU CARRÉMENT! Ça changera rien! La décission ils l’ont déjà prise et elle ne va pas changer, vous le savez! Donc… arrêter de faire du grabuge!

  8. « Sa n’a rien à voir avec une question de complexes. »

    Effectivement, alors je vois pas pourquoi c’est toi qui en a parlé en premier.

  9. Beurf, on veut s’inspirer du modèle Canadien. Au Canada, on veut s’inspirer du modèle Québécois. Malgré les frais les plus bas dans l’Amérique pour les étudiants, nos universités tirent leur épingle du jeu. McGill est dans le top 25 des écoles universitaires du monde, alors que les meilleurs médecins au Canada sont formés à Sherbrooke. Cette université connaît d’ailleurs un boom fantastique!

    Et l’on veut s’inspirer du modèle Canadien… Ce modèle où l’endettement moyen étudiant est de 28 000$, au lieu de notre 14 000$ (ce qui est beaucoup élevé déjà).

    Yan a plus ou moins raison en disant que lorsque l’on paye, on donne de l’argent pour quelque chose qui a plus de valeur. Du point de vue fondamental, il a tord. L’argent, ça n’a aucune valeur. C’est une unité de mesure qui donne une valeur à des trucs. Le travail donne de l’argent qui donne autre chose, et personne n’amasse de l’argent pour amasser de l’argent, à moins d’être un idiot. Donc, il serait plus juste de dire que l’on offre plus de travail pour s’offrir notre éducation, pour laquelle on doit déjà travailler comme des fous pour la passer. Je ne sais pas pour la masse étudiante classique, mais en tout cas, parmi les ingénieurs, peu d’entre nous ne pouvons nous permettre de travailler plus de 10h par semaine sans mettre en danger nos études et/ou notre santé.

    C’est pas que le privilège du roi… Il y a des gens, et j’en fais partie, qui se font payer les études par leurs parents. Il y en a sur les prêts et bourses qui mettent leurs études en danger parce qu’ils doivent faire 15h/semaine de travail. Et on leur tappe deçu comme des malades quand ils ont besoin, après leurs mid-terms, d’aller se prendre une bière qu’ils ont mérité à la sueur de leur front. Et les personnes qui chiâlent contre ces étudiants, en disant qu’ils manquent de coeur, ont accès à une télé par 2 à 3 personnes (à ma résidence, c’est une télé par étage, soit par environ 40-50 personnes), vivent seuls ou avec leurs copines (alors que les étudiants se partagent l’appart pour en défrayer les coûts) et viennent chiâler qu’ils travaillent en prétendant ridiculement que les études, ce n’est pas du travail. Que les étudiants ne font pas leur part. Rien de plus con! Un étudiant, c’est censé étudier! C’est ça son travail, jusqu’à ce qu’il gradue. Il est censé se botter le derrière pour avoir des bonnes notes, et non censé se pré-occuper des 14 000$ qu’on va lui facturer à la sortie des études et en le traitant d’ingrat s’il ose dire que c’est cher payer.

    Un autre détail intéressant à constater: des 5 pays devançant le Canada au niveau de l’indice de développement humain (le Canada est 6e), 4 offrent la gratuité scolaire. En Islande, on offre de payer 33% des études aux étudiants partant ailleurs à l’université. Ce qui est étrange là-dedans? C’est que lorsque les étudiants Islandais finissent leurs études à l’étranger, ils reviennent au pays et font profiter les Islandais de leur expertise. Les gens sont reconnaissants lorsqu’on leur témoigne du respect et qu’on leur donne les chances de se dépasser et de performer du mieux que l’on peut.

    P.S. Il y a une erreur dans ton truc Louis. Le dégel est de 500$ par session d’ici 2012, donc 1000$ par année. Comme la moyenne des frais de scolarité est basée sur un indicateur annuel, et que celle-ci était de 1660 (environ) avant le dégel, on assiste plutôt à une augmentation de 55 à 60%, plutôt que de 33%.

  10. Ce billet comporte des demis-vérités (ou des demis-mensonges, c’est comme vous voulez):

    Premièrement, il n’y a pas de lien de causalité « indéniable » entre le niveau des frais de scolarité et la fréquentation des établissements universitaires.

    En fait, si on essaie d’établir un lien entre les deux, on s’aperçoit ironiquement que plus les frais sont bas, plus le niveau de fréquentation est bas ! Au niveau du Canada, c’est en effet au Québec que les frais de scolarité sont de loin les plus bas, et c’est aussi au Québec que le taux de fréquentation universitaire est le plus bas ! Ce sont des chiffres et des statistiques indéniablement bien connues.

    Attention, je ne dis pas à l’inverse que des frais élevés voudront dire des taux de fréquentation plus élevés. Sauf que je considère que c’est de la malhonnêteté intellectuelle que de prétendre que des faibles frais de scolarité favorisent une plus forte fréquentation.

    Deuxièmement, on tente d’impressionner les gens en disant que ces hausses représenteront 33% en 4 ans. Wow. En effet. Mais quelqu’un pourrait me rappeller SVP depuis combien d’années ces frais sont gelés ?…Pour ceux qui ne le savent pas, ils sont gelés depuis 1992. Ca fait 15 ans. Ajoutez 4 ans de hausses prévues, et ca veut dire que les frais auront augmenté de 33% en 19 ans, bien en-dessous de l’inflation. Ca m’apparaît, somme toute, fort raisonnable comme effort.

    Troisièmement, malgré ces hausses de frais, c’est encore et toujours au Québec que l’éducation universitaire demeurera la plus abordable au Canada. Ça ne veut pas dire que les étudiants ne devront pas réaménager leur budget dans les 4 prochaines années. Effectivement, ils devront contribuer plus. Mais c’est charrier que de crier au scandale et de prétendre qu’on va mettre gravement en danger l’accès aux études supérieures avec ces hausses.

    D’ailleurs, nous avons un précédent qui nous indique que la hausse des frais ne fera probablement pas décliner le taux de fréquentation d’un iota: en 1991-1992, les frais de scolarité avaient DOUBLÉ en 2 ans (ils étaient gelés…depuis 1968!). Quel avait été l’impact sur le taux de fréquentation ? Quasi-nul, en fait il a même augmenté de 1%, passant de 20% à 21%, loin de l’apocalypse prévue par les associations étudiantes de l’époque. Il a par la suite descendu de 1% pour revenir à 20% vers la fin des années 90.

    Je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent qu’on doit s’aligner sur le modèle canadien. Autant le gel des frais est ridicule, autant vouloir rejoindre la moyenne canadienne le serait. Je pense qu’on doit s’efforcer d’être sous la moyenne canadienne, sinon même les plus bas. Mais passer de 40% plus bas que les frais les plus bas au Canada avant les hausses, a plus ou moins 20% plus bas que les frais les plus bas après les hausses, je trouve ça tout-à-fait correct. Par la suite, on pourrait s’aligner sur l’augmentation du coût de la vie en général et on arrêterait ces fichues crisettes sociales à tous les 5 ans…

    Alors, il y a encore quelqu’un qui veut crier au loup avec ces histoires de frais de scolarité?

  11. McGill profite de sources de financement supplémentaires sous forme de mécénat, de dons privés ou corporatifs, de fondations familiales et de campagnes de financement efficaces auprès des anciens.

    Les universités francophones devraient peut-être développer un modèle d’appartenance semblable. Je connais peu de diplômés qui retournent sur leur campus ou qui participent aux activités d’anciens ou aux campagnes. D’ailleurs il n’y a pas de locaux richement décorés pour les anciens (comme dans les universités anglophones), ce qui fait qu’on n’a pas vraiment le goût de s’organiser un petit conventum entre amis. Mon école secondaire est mieux équipée que ça pour dorloter ses anciens! Il nous manque certaines traditions…

  12. C’est un mensonge de dire que les frais étaient gelés depuis 1992. Les frais champignons ont fait explosé les coûts.

    Ensuite, oui il a été démontré que plus les frais sont élevés, moins il y a de gens qui étudient. Ça prend pas la tête à Papineau pour comprendre ça.

    Les demi-mensonges, c’est toi qui les écrit, Hugo.

  13. Ouf pendant une seconde j’ai cru que Louis s’adressait à moi (puisque je me nomme Hugo moi aussi).

    En effet, je me souviens lors de mes études universitaires en 1994-1999, avoir vu les « frais afférents » et autres frais accessoires augmenter de manière constante. Ce phénomène est hypocrite, mais en même temps il est un symptome du sous-financement chronique dont souffrent nos institutions publiques.

    Les universités essaient de puiser de l’argent dans n’importe quelle source disponible: vignettes de stationnement à la hausse, frais de photocopie à la hausse, « augmentation » des frais des services aux étudiants, etc. Et parallèlement on coupe dans tout: le nettoyage, la réfection des bâtiments, l’équipement, les services aux étudiants, etc.

    Autre chose, on invite des étudiants étrangers en grand nombre car ils rapportent beaucoup plus. Résultat, il arrive que des Québécois n’arrivent pas à s’inscrire à certains cours qui affichent complet. Mais où sont nos priorités? Ces étudiants étrangers rapportent moins que les Québécois formés, puisqu’ils repartent chez eux et ne contribuent pas à la société. Mais ils paient en argent sonnant…

  14. Louis, les statistiques ne confirment PAS que des hausses de frais entraînent systématiquement des baisses de fréquentation, car le niveau des frais de scolarité N’EST PAS le seul facteur qui motive une hausse ou une baisse du taux de fréquentation.

    Encore une fois, je ne dis pas que des hausses de frais entraînent une hausse du taux de fréquentation. Mais c’est prendre des raccourcis avec la vérité que d’affirmer péremptoirement qu’une hausse des frais signifie automatiquement une baisse de la fréquentation. Les faits ne prouvent nullement cette thèse. Faut éviter de prendre ses croyances idéologiques pour des faits.

    Si tu as des statistiques qui démontrent clairement le contraire, et bien je n’ai aucun problème à ce qu’elles soient mises en lien. Les miennes proviennent d’ici: http://www.iedm.org/uploaded/pdf/memoire_fev04.pdf

    (Avant que tu ne m’accuses de tous les torts de la planète pour avoir « osé » citer une étude de l’horrible IEDM, je te signale que les chiffres des taux de fréquentation et des frais de scolarité cités dans cette étude proviennent de Statistique Canada, et non pas été fabriqué de toutes pièces par la démoniaque et sulfureuse Mlle Elgrably)

    Finalement, 2 points au sujet de ces frais « champignons »:

    1) Si ces frais cachés ont fait en sorte de camoufler une hausse soutenue et importante du cout réel des études, et bien cela vient justement prouver que des hausses de frais n’ont pas automatiquement un impact sur le taux de fréquentation, puisque celui est resté malgré tout le même depuis 15 ans malgré tous ces frais champignons !…

    2) Je suis bien d’accord qu’il y a eu des frais adjacents qui se sont ajoutés au fil des années, mais qu’en est-il des autres provinces ? Si la situation est similaire, cela veut dire que le coût des études n’est pas devenu vraiment plus cher comparé au reste du Canada.

  15. Viens pas me citer l’IEDM SVP, sauf si tu veux perdre toute ta crédibilité. Il n’y a pas le MOINDRE doute qu’une hausse des frais de scolarité entraîne une baisse de la fréquentation des établissements scolaires. C’est la plus simple des logiques et c’est un phénomène qui a été démontré et que j’observe moi-même dans mon entourage.

    Trouve-toi au moins une source crédible si tu veux écrire n’importe quoi.

  16. J’ai une bonne solution à proposer à tous ceux qui pensent que de hausser les frais de scolarité ne conduit pas à une baisse de la fréquentation des établissements scolaires.

    On pourrait rembourser la dette en faisant payer les étudiants! Puisque leur nombre est fixe – indépendamment des frais, puisque selon les propagandistes de l’IEDM et les laquais qui les suivent l’argent semble pousser dans les arbres – on n’a qu’à augmenter les frais de scolarité jusqu’à, disons, un million $ par année!

    Puisqu’une hausse des frais de scolarité n’entraînerait pas de baisse de la fréquentation, on n’a qu’à multiplier le nombre d’étudiants actuels par 1 million $ et avec le 50 à 100 milliards $ reçu par année on règle la dette en cinq ans.

    C’est-y pas beau rien qu’un peu la pensée magique néolibérale de ceux qui sont incapables de comprendre qu’une hausse des frais forcent de nombreux étudiants à choisir entre le travail et les études.

    Des fois, je me dis que ces gens-là doivent tellement se trouver géniaux avec leur imagination fertile et leurs contorsions de l’esprit pour tenter de justifier l’injustifiable, c’est-à-dire leur égoïsme et leur égocentrisme.

  17. Voici ce que dit le rapport sur les droits de scolarité commandé par le Ministère de l’Éducation du Québec et publié il y a quelques semaines : http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/modesFinancement/pdf/droits_scolarite.pdf

    « L’un des scénarios étudiés par le comité, qui s’apparente le plus à celui qui est appliqué par le gouvernement Charest, pourrait entraîner à terme une diminution de près de 6000 étudiants dans les universités québécoises, concluent les experts. »
    http://www.cyberpresse.ca/article/20071024/CPSOLEIL/71024144/5019/CPSOLEIL

  18. « L’argent, ça n’a aucune valeur. C’est une unité de mesure qui donne une valeur à des trucs. Le travail donne de l’argent qui donne autre chose, et personne n’amasse de l’argent pour amasser de l’argent, à moins d’être un idiot. Donc, il serait plus juste de dire que l’on offre plus de travail pour s’offrir notre éducation, pour laquelle on doit déjà travailler comme des fous pour la passer.  »

    Je n’ai absolument pas de problème avec cette définition à part quelques point (dont le fait que l’argent donne la valeur aux choses- ce qui est faux- c’est la rareté et la valeur subjective qu’apporte les gens aux choses qui créent le système des prix). Étant un défenseur du gold standard, on ne s’astinera pas sur le fait qu’un billet comme tel n’a pas de valeur. Même que quand je suis capable, je l’échange contre autre chose pour ne pas perdre la valeur avec l’inflation.

    Pour ce qui est de moi: Je travaille 40-45 heures/sem avec 21 heures de cours/sem+ travaux et je rajoute à cela ma compagnie (apprendre la gestion sur le tas, les calculs de déductions etc…). Je trouve quand même du temps libre à travers cela. Vraiment pas beaucoup de temps libres, mais un peu. Je ne dors pas beaucoup c’est vrai et il m’arrive souvent de passer tout droit pcq j’ai des lectures à rattraper ou des trucs de compagnie à terminer. Cependant, je ne me plains jamais de mon sort: ce fut mon choix.

    J’aurais bien pu tout simplement ne PAS travailler ou très peu, avoir donc droit aux prêts et bourses (je gagne présentement trop à ce qu’il parait et mon père aussi) et avoir tout le luxe d’étudier et d’avoir du bon temps. Cependant, je pense que si j’aurais cette chance j’aurais fini comme une majorité d’étudiants qui ont jamais le temps d’étudier ou de bien faire leurs travaux pour des raisons plus ou moins louches.

    Je valorise ma réussite et je suis prêt à faire tous les sacrifices personnels nécessaires pour y arriver et c’est pour cela que peu importe le prix de mes études je vais obtenir le diplome. Pour la majorité, le diplome universitaire n’est plus un symbole de réussite et de dépassement de soi, mais bien une étape simplement nécessaire, un aboutissement prévu dès le départ (en gros: ils y vont car on leur a dit que d’y aller était important).

  19. « Puisque leur nombre est fixe – indépendamment des frais, puisque selon les propagandistes de l’IEDM et les laquais qui les suivent l’argent semble pousser dans les arbres – on n’a qu’à augmenter les frais de scolarité jusqu’à, disons, un million $ par année! »

    On pourrait en profiter pour monter le salaire minimum à 100$/heure hein? Pcq. une hausse du salaire minimum c’est toujours bon.

  20. Les complexes, c’est toi qui les a, parce que tu n’as toujours pas compris que l’éducation est une richesse et qu’elle doit être offerte gratuitement à tout le monde.

    Ok, alors pourquoi n’es tu pas devenu un prof qui travaille pour pas un rond dans cette utopie du prolétaire ?

    Un richesse…. gratuite.

    Peux-tu me montrer un vers d’eau sèche avec ca aussi ?

  21. http://www.iris-recherche.qc.ca/docs/frais_scolarite.pdf

    Mémoire de l’IRIS sur les frais de scolarité, qui montre des cas où la hausse des frais de scolarité a fait DIMINUER l’accessibilité aux études universitaires, au profit des techniques. Loin de moi le fait de rabaisser les techniques, mais simplement de faire remarquer certains détails:

    « En effet, certaines tendances se dégagent indiquant que les hausses de frais ne parviennent pas à combler les déficits structurels des universités, réduisent le nombre d’admissions et poussent les étudiants vers des domaines techniques. Des études britanniques révèlent aussi que ce sont les étudiants les moins nantis et ceux issus de la classe moyenne qui font les frais des nouvelles réformes. »

    Je me réfère aussi au graphiques 1 et 2 de la page 7. On remarque que de 1994 à 2006, les étudiants ont financé d’environ la même part le réseau universitaire MALGRÉ le mythologique gel. Frais afférents obligent. On remarque aussi qu’un dégel, comme en 1992, représente un désengagement du financement public dans l’éducation. Le tout a été remplacé par une plus grande cottisation étudiante et l’arrivée des entreprises privées, qui ont investi dans certaines recherches (à certaines conditions) et aux universités qui ont signé des ententes d’exclusivité dans quelques marques (les distributrices et les guichets automatiques) pour pallier le manque.

    L’étude montre aussi que dans plusieurs cas, un engagement plus important chez les étudiants a signifié un désengagement gouvernemental en études post-secondaires. On le voit en 1991-1992 d’ailleurs. Ce cas-ci semble aussi prometteur: où sont les belles promesses de Jean Charest, comme quoi pour chaque dollar investi par les étudiants, 10 seraient investis par le gouvernement? Les médias affirmaient 6, mais actuellement, on approche plus du 0 cents, avec le dernier budget. La seule enveloppe dans le post-secondaire à avoir été bonifiée de façon significative est dans les prêts et bourses (Dieu merci, on pourra s’endetter plus grâcement!).

    On nous dit que notre dégel améliorera le réseau post-secondaire. Pour l’instant, les universités ne s’enrichissent presque pas, les compagnies bancaires sourient un peu (car on sait qu’elles sont si pauvres) et la masse étudiante s’apauvrit.

    P.S. Yan: Moi, je propose plutôt quelque chose de simple. Finançons les études universitaires en bonne partie avec les diplômés universitaires! Offrons une éducation gratuite, et prélevons 1% du salaire des titulaires d’un Bac, d’une maîtrise ou d’un doctorat. On dit que les universitaires vont faire plus d’argent que les titulaires d’un DES, ce qui est vrai. Mais pendant les études, on a pas un rond. Donnons la facture au moment où les gens ont les moyens de payer pour les services dont ils ont profité, c’est tout.

  22. Louis, tu tombes dans la bouffonerie avec ces arguments: augmentons les frais à 1 million $ par personne…ca va faire des milliards en revenus…

    Je vais t’avouer quelque chose: comme toi, j’ai tendance à penser à prime abord qu’une hausse des frais DEVRAIT entraîner une baisse de la fréquentation des universités. En effet, les règles économiques veulent que la hausse du prix d’un bien ou d’un service entraîne normalement, je dis bien normalement, une baisse de sa demande. Mais une fois établi ce principe en apparence logique, allons un peu plus loin, et tentons de voir s’il résiste l’épreuve des faits dans le cas précis des frais de scolarité. Et c’est à ce moment que la situation devient beaucoup plus mitigée et complexe, car si tu examines attentivement les données disponibles sur la relation frais de scolarité vs. taux de fréquentation, tu ne constatera pas NÉCESSAIREMENT une baisse de fréquentation si les frais augmentent.

    Même que statistiquement, une hausse des frais semble n’avoir aucun effet sur la fréquentation. Dans les autres provinces, on voit même que des frais élevés sont associés à des taux de fréquentation élevés !

    Je sais bien que ces données semblent totalement illogiques, mais qu’est-ce que tu veux qu’on y fasse ? Qu’on se bouche les yeux et les oreilles ? Qu’on fasse semblant qu’elles n’existent pas ? Qu’on prétendent qu’elles ont été fabriqués de toute pièces et qu’en réalité il y a une chute dramatique des inscriptions universitaires depuis 15 ans en raison des frais « champignons » que les méchantes autorités ne calculent pas dans leurs stats?

    Je serais pas mal plus persuadé qu’il y aurait fort probablement une baisse de la fréquentation si on triplait les frais de près de 300% en à peine 2 ans comme en Grande-Bretagne par exemple ! Ca, ca n’a pas d’allure. Mais on parle ici au Québec d’une augmentation de 33% en 4 ans, ce n’est pas la fin du monde quand même !

    Bref, ca faisait un bout de temps que j’étais pas venu sur ce blog (toujours très bon d’ailleurs par la qualité des discussions), mais à ce que je vois j’ai toujours cette impression que tu ne fais que défendre systématiquement (quoique avec passion) toute position de gauche peu importe les faits en présence, peu importe que la situation soit beaucoup plus mitigée et complexe que tu ne veuilles l’admettre, peu importe que la réalité ne soit pas tout aussi blanche ou tout aussi noire que le voudrait tes réflexes idéologiques.

  23. Heu… 60%, petite correction.

    Le calcul est mal fait. La moyenne des frais est de 1660$ (environ) annuellement, alors que la hausse des frais est de 500$ par session. Comme il y a deux sessions en un an, il faut faire un petit calcul:

    500 * 2 / 1660 * 100% = environ 60%.

    Je continue à le dire: endettement moyen au Canada: 24 000$. Endettement moyen au Québec: environ 12 000$. Et la fréquentation Québécoise est supérieure à la moyenne de plusieurs provinces. En fait, je crois que l’on est en 3e place… Et on est LA province où les étudiants des autres provinces préfèrent étudier.

  24. Ben voyons!
    Quel étudiant serait assez con pour quitter l’université pour aller travailler au WallMart, seulement parce que ca lui couterait 50$ de plus par session.
    Il n’y a pas de lien direct entre les frais de scolarité et l’abandon, puisque des provinces qui ont de très haut frais de scolarité ont aussi un très haut taux de scolarisation.
    Les universités qui sont sous-financées ont besoin de cet argent, et quant aux plus démunis, leurs prêts et bourses ont été augmentés en conséquence.

  25. Faut hausser les frais de scolarité, revoir l’autonomie des universités, adapter les frais de scolarité sur les revenus disponibles, instaurer des partenariats public-privé dans les écoles, stimuler la philanthropie privée comme source de financement, abolir les programmes inutiles, revoir le financement des chaires d’étude et finalement casser les syndicats étudiants une fois pour toute.

    Bienvenue au XXIe siècle !

  26. Ouin, y’a pas à dire, ça finit en queue de poisson ce débat-là!

  27. Personnellement, je viens tout juste de passer à travers 5 années universitaires avec pratiquement aucune aide parentale, sans prêts et bourses et avec un taux d’endettement extrêmement raisonnable (vs mon salaire actuel). Au cours de ces années, je vivais effectivement dans un 3 et demi (dans un sous-sol) et je le partageais avec un coloc. J’ai également vendu ma voiture de cégépien pour payer mes premiers frais de scolarité, j’ai tramé dur pour concilier le travail et les études et j’ai mangé des pâtes plus souvent qu’il est recommandé (merci au Sidekicks!). Par contre, au fil des années, j’ai compris que ces efforts temporaires m’ont permis d’investir de façon permanente dans mon bien-être futur. J’en suis ressorti avec un sentiment de fierté et aujourd’hui je vis extrêmement bien et j’en profite d’autant plus puisque je connais la chance que j’ai de pouvoir me procurer certains biens.

    Au cours de ces années, j’ai côtoyer beaucoup beaucoup d’étudiants… Cellulaires, voitures, sorties arrosées dans les bars, dernière mode, voyages, consommation de produits illicites… je peux vous garantir que le rythme de vie étudiant n’est pas à piqué des vers. Ce n’est évidemment pas le lot de tous, mais une bonne majorité d’étudiants s’en sortent plutôt bien… Pourquoi devrait-on subventionner cette majorité ??? En revanche, pour ceux qui ont de réelles difficultés, nous nous devons de protéger leur accessibilité à l’éducation. En ce sens, le système de prêts et bourses est justifié et le projet actuel prévoit justement un ajustement en conséquence de l’indexation.

    Par ailleurs, je suis totalement abasourdi d’entendre les étudiants contester la « hausse des frais de scolarité »… il ne s’agit pas d’une hausse mais bien d’une indexation des frais de scolarité (pour ceux qui ne comprennent pas le concept … quand votre employeur indexe votre salaire  votre salaire absolu augmente mais votre pouvoir d’achat reste le même). L’indexation est une mesure indispensable si l’on veut conserver la qualité de notre enseignement. En voulant geler ou abolir les frais de scolarité les étudiants se déresponsabilisent de leur propre futur. C’est totalement aberrant…

    En tant qu’étudiants, est-ce que vous réalisez qu’à chaque année votre université doit composer avec une augmentation des frais de salaires, des frais d’entretien, des frais de chauffage, des frais technologiques, etc… Vous êtes prêt à payer l’inflation sur l’ensemble de vos biens (loyer, électricité, nourriture, loisirs, alcool) mais vous ne l’êtes pas quand il s’agit de votre éducation (soit la chose la plus importante dans votre vie à ce stade).

    Enfin, pour ceux qui font références à la gratuité scolaire en France, je tiens à vous rappeler, pour l’avoir vécu moi-même, que le système universitaire français est un système à deux vitesses… Il y a le système public (avec un qualité d’enseignement très moyenne) et les Grandes Écoles (un belle expressions pour dire des universités « privées »). Ces dernières donnent accès aux meilleurs postes et aux meilleurs programmes et peuvent coûter jusqu’à 15 000 $ canadien par année!

    Veut-on vraiment un système à deux vitesses au Québec… veut-on vraiment d’un système qui dépérit à chaque année… Si les étudiants ne continuent à contribuer une faible part du coût de leurs études c’est la valeur de leur diplôme et celle de leurs enfants qui sera affectée.

  28. Désolé pour le radotage, mais je vais copier-coller des affirmations que j’ai déjà faites pour vous expliquer à quel point la propogande de l’Institut Économerdique de Montréal est mensongère et haineuse envers les étudiants.

    Lien pour faire éjaculer certains drouatistes qui haïssent les p’tits morveux d’étudiants pauvres:

    http://www.antagoniste.net/?p=2133

    Ce billet de David Gagnon sur le dégel est un véritable torchon qui ne fait que répéter ad nauseam la doctrine néo-libérale de l’Institut Économerdique de Montréal et qui démontre qu’il ne faut surtout pas donner encore plus d’argent aux universités québécoises, puisqu’ils vont le dilapider et qu’ils ne vont pas l’investir dans la qualité de l’enseignement.

    De plus, il dit la niaiserie suivante:

    « De plus, les frais de scolarité ridiculement bas au Québec ne semblent pas être un facteur qui augmente significativement le taux de diplomation. »

    Et par la suite, il présente un graphique où le Québec est classé 3e au Canada pour le taux de diplomation!

    3e sur 10 provinces, je trouve que le Québec fait belle figure en termes d’accessibilité à l’université. On est loin d’un échec total des frais de scolarité soi-disant trop bas. Mais ça doit être un hasard ou un miracle du Saint-Esprit!

    Je suis convaincu qu’en 1959, le Québec devait se classer 10e sur 10 provinces. Une progression remarquable en si peu de temps, mais qui ne fait pas l’affaire de l’IEDM!

    De plus, en 2001, le Québec était en deuxième place pour ce qui est de l’écart entre le taux de diplomation des 25-34 ans et des 55 ans, pas mal pour un échec retentissant!

    http://www.latribuduverbe.com/archives/2004/09/linstitut_economique_de_montre_1.html

    http://www.latribuduverbe.com/archives/2004/11/les_frais_de_scolarite_et_le_f.html

    ( Vous allez voir dans ce texte à quel point les anglophones sont maltraités par les séparatistes anti-sémites. C’est scandaleux! )

    Mais vous savez, ça va beaucoup trop bien. Crissez dehors ces pauvres que les riches ne peuvent endurer! Il y a trop de crisses de p’tits morveux d’étudiants pauvres à l’université, il faut donc crisser les hosties de pauvres dehors pour réduire le nombre total d’étudiants! Il ne faut surtout pas rendre plus rigoureux les critères académiques pour empêcher les gosses de riches pas suffisamment intelligents d’y être admis, NOOOOOOOOOOOONNN!

    Voici, un extrait du premier lien que j’ai envoyé:

    « Rappelons un fait historique élémentaire. Le rapport de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme publié en 1965 avait révélé que les francophones arrivaient au 12e rang sur 14 dans l’échelle des revenus selon l’origine ethnique, avant les Italiens et les Amérindiens. Très peu de francophones avaient accès à une éducation post-secondaire à l’époque. Cette cohorte plus âgée continue d’infléchir le taux de diplomation global à la baisse. La situation change drôlement quand on découpe les chiffres sur le taux de diplomation en fonction des tranches d’âge pour observer l’évolution qu’il y a eu dans les dernières décennies. »

    Mais les scientifiques (sic) objectifs (sic) de l’IEDM n’ont pas cru bon de tenir compte de cet état de fait lors de leur soi-disant étude! Pendant ce temps, les perroquets des médias continuent de nous seriner ad nauseam cette campagne de progande mensongère et haineuse contre les étudiants!

    Ah que c’est merveilleux de la science non-partisane!

    Quand on a le culot d’accepter sans protester de financer des guerres impérialistes inutiles, la guerre aux drogues et la répression policière des faux crimes sans victimes (suicide assisté, prostitution adulte, fumer dans les bars pour adultes), je ne vois pas en quoi le gel des frais de scolarité est un gaspillage de fonds publics!

    Kin-toé!

    Pas mal pour un méchant néo-libéral sauvage, n’est-ce pas, Louis?

  29. J’avoue que ce serait intéressant de voir une comparaison du taux de diplomation, de la proportion d’étudiants faisant des études supérieures et du nombre d’années de scolarité moyenne pour la population. Qu’on compare le Québec de 1961 au ROC de 1961 et le Québec de 2001 au ROC de 2001, pour voir (on peut aussi tracer un graphique par tranche de 10 ans pour faire bonne mesure). On verra si la « méchante » Révolution tranquille a détruit le beau et glorieux Québec que Duplessis avait construit (ironie)…

  30. Louis, voici d’autres affirmations du méchant néo-libéral que je suis!

    Un autre extrait en réaction à la gauche efficace de Lisée:

    http://uhec.net/2007/10/25/489/#comment-9103

    « Les droits de scolarité. Il manque à nos universités, au bas mot, 400 millions par an pour suivre le rythme de la qualité nord-américaine. Nos droits de scolarité sont les plus faibles du continent (pas de l’Occident).

    Solution du Davidg efficace: Constater que le soi-disant sous-financement des universités, un soi-disant constat curieusement partagé par l’Institut Économerdique de Montréal, les politiciens et les associations étudiantes, est une fumisterie. Abolir le monopole syndical. Privatiser McGill, Concordia, Bishop’s et UQAM. Ouvrir le système universitaire à la concurrence privée, ce qui forcera les autres universités à s’améliorer.

    Pour les universités publiques, rendre plus rigoureux les critères académiques à l’admission, instaurer la gratuité scolaire et augmenter la taxe à l’échec.

    Et s’il fallait qu’il manque vraiment de l’argent, aller chercher cet argent dans les coupures du budget trop élevé dans la santé, le financement des guerres impérialistes, les économies réalisés par le revenu de citoyenneté et les salaires économisés par la fin du monopole syndical dans le secteur public.

    Quiconque osera prétendre que le Québec est trop pauvre pour se permettre un tel système est un déficient intellectuel ou un idéologue néo-libéral fanatique! »

    Ça c’est du néo-libéralisme sauvage d’extrême-drouate!

  31. Arrête de traiter tous le monde de néolibéral (qui n’a rien à voir avec Libéral). C’est comme si je te traitais de communiste.

  32. S.v.p. arrête de traiter tous le monde de néolibéral (qui n’a rien à voir avec Libéral). C’est comme si je te traitais de communiste.

    Tous le monde ne vis pas dans les extrèmes. La majorité des gens tendent plus vers le centre que par les extrèmes gauche-droite.

  33. test

  34. test2

  35. Louis, je n’ai jamais dit que j’étais en faveur de la privatisation d’Hydro-Québec. Hydro-Québec offre un service essentiel, contrairement à la SAQ et Loto-Québec, qui n’est pas un luxe pour les pauvres.

    Voici ce que j’ai déjà dit à ce sujet en réaction à la gauche efficace de Lisée.

    http://uhec.net/2007/10/25/489/#comment-9103

    « Hydro-Québec: C’est la poule aux oeufs d’or du Québec. Comment repenser son utilisation pour nous enrichir collectivement tout en réduisant la consommation d’énergie ?

    Solution du Davidg efficace: Garder les bas tarifs actuel de 6.6 cents du kilowattheure jusqu’à un certain seuil pour permettre aux pauvres de se chauffer l’hiver, quitte à ce que le seuil soit saisonnalisé. Pour la consommation excédentaire, augmenter les tarifs à 10 cents du kilowattheure, tout en baissant les impôts des particuliers. La même grille devra s’appliquer aux entreprises. Terminés les tarifs préférentiels!. Assurer l’autonomie électrique du Québec avec des barrages, l’éolienne et le solaire pour ne jamais plus acheter de l’électricité l’hiver. La privatisation de Hydro-Québec serait prématurée. »

    Par contre, en ce qui concerne la SAQ et Loto-Québec, qui ne sont pas des services essentiels (ce sont même des services nuisibles), l’État devrait les privatiser parce qu’il ne devrait servir de pusher d’alcool ou de pari compulsif, En privatisant et en libérant à la concurrence le marché de l’alcool et celui des loteries et paris, l’État pourra accroître ses revenus de taxes en taxant généreusment ces services.

    Louis, si tu tiens absolument à nationaliser un service, fais-le pour un service essentiel comme Hydro-Québec, pas pour des bébelles nuisibles comme la SAQ ou Loto-Québec!

    Je te suggère de faire la promotion du contrôle étatique de IGA. Pourquoi l’État ne serait pas propriétaire d’une chaîne d’alimentation comme IGA? Après tout, l’alimentation est service vraiment essentiel, contrairement à l’alcool et aux loteries.

    Si tu fais cela mon cher Louis, je t’appuierai!

  36. Louis, je n’ai jamais dit que j’étais en faveur de la privatisation d’Hydro-Québec. Hydro-Québec offre un service essentiel, contrairement à la SAQ et Loto-Québec, qui n’est pas un luxe pour les pauvres.

    Voici ce que j’ai déjà dit à ce sujet en réaction à la gauche efficace de Lisée.

    « Hydro-Québec: C’est la poule aux oeufs d’or du Québec. Comment repenser son utilisation pour nous enrichir collectivement tout en réduisant la consommation d’énergie ?

    Solution du Davidg efficace: Garder les bas tarifs actuel de 6.6 cents du kilowattheure jusqu’à un certain seuil pour permettre aux pauvres de se chauffer l’hiver, quitte à ce que le seuil soit saisonnalisé. Pour la consommation excédentaire, augmenter les tarifs à 10 cents du kilowattheure, tout en baissant les impôts des particuliers. La même grille devra s’appliquer aux entreprises. Terminés les tarifs préférentiels!. Assurer l’autonomie électrique du Québec avec des barrages, l’éolienne et le solaire pour ne jamais plus acheter de l’électricité l’hiver. La privatisation de Hydro-Québec serait prématurée. »

    Par contre, en ce qui concerne la SAQ et Loto-Québec, qui ne sont pas des services essentiels (ce sont même des services nuisibles), l’État devrait les privatiser parce qu’il ne devrait servir de pusher d’alcool ou de pari compulsif, En privatisant et en libérant à la concurrence le marché de l’alcool et celui des loteries et paris, l’État pourra accroître ses revenus de taxes en taxant généreusment ces services.

    Louis, si tu tiens absolument à nationaliser un service, fais-le pour un service essentiel comme Hydro-Québec, pas pour des bébelles nuisibles comme la SAQ ou Loto-Québec!

    Je te suggère de faire la promotion du contrôle étatique de IGA. Pourquoi l’État ne serait pas propriétaire d’une chaîne d’alimentation comme IGA? Après tout, l’alimentation est service vraiment essentiel, contrairement à l’alcool et aux loteries.

    Si tu fais cela mon cher Louis, je t’appuierai!

  37. Louis, je n’ai jamais dit que j’étais en faveur de la privatisation d’Hydro-Québec. Hydro-Québec offre un service essentiel, contrairement à la SAQ et Loto-Québec, qui n’est pas un luxe pour les pauvres.

    Voici ce que j’ai déjà dit à ce sujet en réaction à la gauche efficace de Lisée.

    « Hydro-Québec: C’est la poule aux oeufs d’or du Québec. Comment repenser son utilisation pour nous enrichir collectivement tout en réduisant la consommation d’énergie ?

    Solution du Davidg efficace: Garder les bas tarifs actuel de 6.6 cents du kilowattheure jusqu’à un certain seuil pour permettre aux pauvres de se chauffer l’hiver, quitte à ce que le seuil soit saisonnalisé. Pour la consommation excédentaire, augmenter les tarifs à 10 cents du kilowattheure, tout en baissant les impôts des particuliers. La même grille devra s’appliquer aux entreprises. Terminés les tarifs préférentiels!. Assurer l’autonomie électrique du Québec avec des barrages, l’éolienne et le solaire pour ne jamais plus acheter de l’électricité l’hiver. La privatisation de Hydro-Québec serait prématurée. »

    Par contre, en ce qui concerne la SAQ et Loto-Québec, qui ne sont pas des services essentiels (ce sont même des services nuisibles), l’État devrait les privatiser parce qu’il ne devrait servir de pusher d’alcool ou de pari compulsif, En privatisant et en libérant à la concurrence le marché de l’alcool et celui des loteries et paris, l’État pourra accroître ses revenus de taxes en taxant généreusment ces services.

    Louis, si tu tiens absolument à nationaliser un service, fais-le pour un service essentiel comme Hydro-Québec, pas pour des bébelles nuisibles comme la SAQ ou Loto-Québec!

    Je te suggère de faire la promotion du contrôle étatique de IGA. Pourquoi l’État ne serait pas propriétaire d’une chaîne d’alimentation comme IGA? Après tout, l’alimentation est service vraiment essentiel, contrairement à l’alcool et aux loteries.

    Si tu fais cela mon cher Louis, je t’appuierai!

  38. test3

  39. Louis, je n’ai jamais dit que j’étais en faveur de la privatisation d’Hydro-Québec. Hydro-Québec offre un service essentiel, contrairement à la SAQ et Loto-Québec, qui n’est pas un luxe pour les pauvres.

    Voici ce que j’ai déjà dit à ce sujet en réaction à la gauche efficace de Lisée.

  40. Juste pour comprendre une fois pour toutes la prise de position de chacun. Voici 5 propositions générales qui devraient couvrir à peu près toutes les opinions possibles.

    A) TENDANCE SOCIALISTE: Levez la main ceux qui prônent la gratuité scolaire.
    B) TENDANCE SOLIDAIRE: Levez la main ceux qui préfèrent un gel continu des frais de scolarité.
    C) TENDANCE LUCIDE: Levez la main ceux qui veulent que les frais soient indexés à l’inflation ou à un indice composite.
    D) TENDANCE LIBÉRALISTE: Levez la main ceux qui veulent que les frais de scolarité soient augmentés à un niveau comparable aux autres réseaux d’enseignement nord-américains.
    E) TENDANCE LIBERTARIENNE: Levez la main ceux qui veulent privatiser le réseau d’éducation et désengager l’état.

  41. F) A et E ensemble. J’aimerais voir le système scolaire socialiste en concurrence avec un système scolaire privé capitaliste. L’université du savoir contre l’univesité marchande.

    J’aimerais voir McGill, Concordia, Bishop’s et UQAM privatisés et d’autres possibles concurrents privés en concurrence avec les universités socialistes. (UdeM, Laval, Sherbrooke et restant de l’Université du Québec)

  42. Renart dit:

    Ouin, y’a pas à dire, ça finit en queue de poisson ce débat-là!

    En effet ! Tout comme les protestations des syndicats étudiants, qui vont aussi finir en queue de poisson ou en pétard mouillé.

    Il est assez clair que la majorité des étudiants ne soutient pas le mouvement, et l’opinion publique ne comprend pas majoritairement pourquoi les syndicats étudiants s’émeuvent pour si peu.

    Tout ça va mourir de sa belle mort. Je pense que beaucoup sont las du « chiâlage » public.

  43. Yan Gravel a dit:
    [Louis peux-tu m’expliquer pourquoi une personne aussi évolutive que toi semble remplie de complexes et ne pas savoir gérer sa vie personnelle? Que fais-tu dans la vie comme travail et quels sont tes « crédentials »?]

    Viser une personne en vue de la dénigrer, et de part sa vie personnelle en plus, dans un endroit où le débat est politique et basé sur l’argumentation est un acte grave de disgrâce et de manque de savoir-vivre. Avant de refaire des commentaires, relis la netiquette, respire par le nez avant de faire des commentaires sur ce blogue , informes-toi sur la définition d’un troll sur Wikipédia et peut-être qu’un jour les gens finiront par te lire sérieusement.

    Pour ma part j’appuie fortement la grève en ce sens que l’objectif peut-être utopique de la gratuité scolaire me semble la meilleure pour toute société qui se respecte. Ne dit-on pas que la connaissance est le pouvoir. On dirait alors qu’un peuple ayant le plus de connaissance possible est le plus puissant, le plus productif.

  44. « Viser une personne en vue de la dénigrer, et de part sa vie personnelle en plus, dans un endroit où le débat est politique et basé sur l’argumentation est un acte grave de disgrâce et de manque de savoir-vivre. »

    Oui car en effet le billet était très objectif et poli pour commencer. La raison pour laqulle je tappe sur la vie de Louis est très simple: il parle comme s’il était exempt de défauts et se permet de traiter les autres de connard. S’il ne se sent pas à l’aise avec lui-même, ce n’est pas ma faute. Je n’ai absolument rien inventé: il a même tout publié sur ce blogue même et tant qu’à moi c’est devenu du domaine publique. Peut-être que Louis ne t’a pas envoyé le mémo à propos du fait qu’il a identifié son ex et a vargé dessus ici même?

    S’il veut qu’on le respecte, qu’il montre l’exemple. Peut-être pourrait-il utiliser son nom en entier pour commencer?

  45. Bonjour,

    C’est la premiere fois que j’ecris ici. J’aime beaucoup les blogs. J’allais souvent sur celui de Pat Lagace mais c’est devenu vraiment n’importe quoi. Donc j’essaie ici maintenant.

    Les etudiants maintenant…Ouin..C’est un sujet sensible. Moi meme j’etais etudiant voila pas si longtemps (1 an 12) a L’U de Sherb. Je pense donc que je peux commenter de maniere assez pertinente.

    Je suis pour l’augmentation des frais etudiants. Voici pourquoi:

    1-Le systeme de pret et bourse est tres efficace si il est utiliser judicieusement. Il est tellement efficace que de nombreux etrangers(afrique entre autres) viennent au Quebec etudier tellement le cout est derisoire (ca vient de l’un d’eux cette affirmation).

    2-14000$ d’endettement c’est vraiment pas beaucoup. Car si tu as etudier dans une faculte judicieusement choisie, tu rembourseras ca en 2 facilement. En plus le taux d’interet est tres bas.

    3-Voici la realite que j’ai moi-meme vecu:

    Pendant tout mon Bacc j’ai etudier a temps plein tout en travaillant entre 15-25 heures par semaine dans des restaurants et des epiceries.
    Je n’avais pas droit aux prets et bourses, mais mon pere ne payait pas en realite…

    Ensuite, quand j’ai appris qu’une fois rendu a la maitrise on est considerer comme etant ‘libre de ses parents’, je me suis forcer le cul encore plus pour avoir ma cote de 3 et profiter de cette chance incroyable que la societe quebecoise me donnait.

    J’ai donc pu etudier pendant 1 an 1/2 en maitrise sur le bras du gouvernement (il me donnait 7000$ et me pretait 8000$)..par annee.

    Donc a la fin de mes etudes, me voici un M.Sc. et avec une job de 42500$ en partant par annee.

    Ma dette totale etait d’environ 17000$ (j’avais aussi une marge etudiante)

    Donc pendant 2 ans je n’ai qu’a avoir un niveau de vie moyen (une petite hyundai avec un 5 et demie correct) et je n’aurais plus de dettes. En plus j’aurai un REER.

    Je me rappel avoir calculer le cout de mes etudes (incluant vivre aussi) et avec 12000$ par annee et de la debrouillardise j’etais capapble de m’en sortir.

    Si moi j’ai reussi, vous aussi vous etes capable. C’est certain que ca va etre difficile, mais la vie c’est pas facile anyway. Et il y a des jours ou je m’ennuie de ma vie d’etudiant…

    Au lieu de manifester et d’aller dans les bars le vendredi soir, allez travailler.

    ciao

  46. @David_Quebec

    Félicitations pour votre pétage de broue exceptionnel typique du snobisme rigoriste scientiste (et je sais de quoi je parle, car ma formation est scientifique) et merci beaucoup pour votre témoignage qui démontre que vous avez bien profité du maudit crisse de système
    communissssssssssssssssssssssssssssssssssssssssse
    des universités Québécoises.

    Le problème avec le dégel adéquisto-libéral, c’est que des exemples merveilleux comme le vôtre risquent de se produire de moins en moins souvent. Mais comme vous vous pavanez si bien de votre réussite, les autres ne sont plus importants! Tant mieux pour vous si les autres crisses de p’tits morveux d’étudiants pauvres auront plus difficultés à accéder financièrement aux études supérieures!

    « Donc a la fin de mes etudes, me voici un M.Sc. et avec une job de 42500$ en partant par annee. »

    Bravo! Mais ce n’est pas le lot de tout le monde! Cessez de généraliser votre exemple particulier!

    « Au lieu de manifester et d’aller dans les bars le vendredi soir, allez travailler. »

    Un vrai disciple lucide de Lucien Bouchard! Comme si la majorité des étudiants étaient comme ça. Quel cliché!

    « C’est certain que ca va etre difficile, mais la vie c’est pas facile anyway. Et il y a des jours ou je m’ennuie de ma vie d’etudiant… »

    Ce n’est pas si difficile quand on est curieux intellectuellement et qu’on est passioné par son domaine. Encore moins lorsqu’on profite du maudit
    système communissssssssssssssssssssssssssssssse
    des universités Québécoises qui nous aide financièrement, hein David_Quebec?

    Au lieu de chiâler, retourne travailler!

  47. Monsieur Grenier

    Au lien de déverser votre fiel sur Louis, avez-vous des arguments?

    Que pensez-vous de mes propositions?

    Que pensez-vous de mon commentaire 27, que je vous répète?

    « Désolé pour le radotage, mais je vais copier-coller des affirmations que j’ai déjà faites pour vous expliquer à quel point la propogande de l’Institut Économerdique de Montréal est mensongère et haineuse envers les étudiants.

    Lien pour faire éjaculer certains drouatistes qui haïssent les p’tits morveux d’étudiants pauvres:

    http://www.antagoniste.net/?p=2133

    Ce billet de David Gagnon sur le dégel est un véritable torchon qui ne fait que répéter ad nauseam la doctrine néo-libérale de l’Institut Économerdique de Montréal et qui démontre qu’il ne faut surtout pas donner encore plus d’argent aux universités québécoises, puisqu’ils vont le dilapider et qu’ils ne vont pas l’investir dans la qualité de l’enseignement.

    De plus, il dit la niaiserie suivante:

    « De plus, les frais de scolarité ridiculement bas au Québec ne semblent pas être un facteur qui augmente significativement le taux de diplomation. »

    Et par la suite, il présente un graphique où le Québec est classé 3e au Canada pour le taux de diplomation!

    3e sur 10 provinces, je trouve que le Québec fait belle figure en termes d’accessibilité à l’université. On est loin d’un échec total des frais de scolarité soi-disant trop bas. Mais ça doit être un hasard ou un miracle du Saint-Esprit!

    Je suis convaincu qu’en 1959, le Québec devait se classer 10e sur 10 provinces. Une progression remarquable en si peu de temps, mais qui ne fait pas l’affaire de l’IEDM!

    De plus, en 2001, le Québec était en deuxième place pour ce qui est de l’écart entre le taux de diplomation des 25-34 ans et des 55 ans, pas mal pour un échec retentissant!

    http://www.latribuduverbe.com/archives/2004/09/linstitut_economique_de_montre_1.html

    http://www.latribuduverbe.com/archives/2004/11/les_frais_de_scolarite_et_le_f.html

    ( Vous allez voir dans ce texte à quel point les anglophones sont maltraités par les séparatistes anti-sémites. C’est scandaleux! )

    Mais vous savez, ça va beaucoup trop bien. Crissez dehors ces pauvres que les riches ne peuvent endurer! Il y a trop de crisses de p’tits morveux d’étudiants pauvres à l’université, il faut donc crisser les hosties de pauvres dehors pour réduire le nombre total d’étudiants! Il ne faut surtout pas rendre plus rigoureux les critères académiques pour empêcher les gosses de riches pas suffisamment intelligents d’y être admis, NOOOOOOOOOOOONNN!

    Voici, un extrait du premier lien que j’ai envoyé:

    « Rappelons un fait historique élémentaire. Le rapport de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme publié en 1965 avait révélé que les francophones arrivaient au 12e rang sur 14 dans l’échelle des revenus selon l’origine ethnique, avant les Italiens et les Amérindiens. Très peu de francophones avaient accès à une éducation post-secondaire à l’époque. Cette cohorte plus âgée continue d’infléchir le taux de diplomation global à la baisse. La situation change drôlement quand on découpe les chiffres sur le taux de diplomation en fonction des tranches d’âge pour observer l’évolution qu’il y a eu dans les dernières décennies. »

    Mais les scientifiques (sic) objectifs (sic) de l’IEDM n’ont pas cru bon de tenir compte de cet état de fait lors de leur soi-disant étude! Pendant ce temps, les perroquets des médias continuent de nous seriner ad nauseam cette campagne de progande mensongère et haineuse contre les étudiants!

    Ah que c’est merveilleux de la science non-partisane!

    Quand on a le culot d’accepter sans protester de financer des guerres impérialistes inutiles, la guerre aux drogues et la répression policière des faux crimes sans victimes (suicide assisté, prostitution adulte, fumer dans les bars pour adultes), je ne vois pas en quoi le gel des frais de scolarité est un gaspillage de fonds publics! »

    Et que pensez-vous de mon commentaire 29?

    « Un autre extrait en réaction à la gauche efficace de Lisée:

    http://uhec.net/2007/10/25/489/#comment-9103

    Les droits de scolarité. Il manque à nos universités, au bas mot, 400 millions par an pour suivre le rythme de la qualité nord-américaine. Nos droits de scolarité sont les plus faibles du continent (pas de l’Occident).

    Solution du Davidg efficace: Constater que le soi-disant sous-financement des universités, un soi-disant constat curieusement partagé par l’Institut Économerdique de Montréal, les politiciens et les associations étudiantes, est une fumisterie. Abolir le monopole syndical. Privatiser McGill, Concordia, Bishop’s et UQAM. Ouvrir le système universitaire à la concurrence privée, ce qui forcera les autres universités à s’améliorer.

    Pour les universités publiques, rendre plus rigoureux les critères académiques à l’admission, instaurer la gratuité scolaire et augmenter la taxe à l’échec.

    Et s’il fallait qu’il manque vraiment de l’argent, aller chercher cet argent dans les coupures du budget trop élevé dans la santé, le financement des guerres impérialistes, les économies réalisés par le revenu de citoyenneté et les salaires économisés par la fin du monopole syndical dans le secteur public.

    Quiconque osera prétendre que le Québec est trop pauvre pour se permettre un tel système est un déficient intellectuel ou un idéologue néo-libéral fanatique!  »

    À la place d’écoeurer Louis avec sa vie personnelle, viens m’écoeurer avec tes arguments!

  48. Phil: «Pour ma part j’appuie fortement la grève en ce sens que l’objectif peut-être utopique de la gratuité scolaire me semble la meilleure pour toute société qui se respecte. Ne dit-on pas que la connaissance est le pouvoir. On dirait alors qu’un peuple ayant le plus de connaissance possible est le plus puissant, le plus productif.»

    N’oublie pas que lorsqu’une institution appartient entièrement à l’état, elle y est totalement soumise et il n’y a pas de démocratie directe. Déjà que le Ministère prend ses décisions en catimini et sans demander leur avis aux étudiants, et que les gouvernements essaient de faire entrer la propagande politique dans les écoles sous la forme d’un cours d' »études civique » au Secondaire. Au moins le fait de payer des frais devrait-il donner un droit de parole sur le présent et sur l’avenir de ces institutions.

    Mais que diriez-vous d’un modèle coopératif: les étudiants deviendraient actionnaires de leur université. Ils auraient alors tout intérêt à recruter des bailleurs de fonds, à faire vivre les fondations, à rendre leur université la plus efficace possible. Ce serait une manière de sortir un peu de l’ornière actuelle; et la mise de fond de l’étudiant pourrait lui être remise à la fin, moyennant certaines conditions.

  49. Yan Grenier a écrit:

    La raison pour laqulle je tappe sur la vie de Louis est très simple: il parle comme s’il était exempt de défauts et se permet de traiter les autres de connard.

    Je n’ai jamais traité personne ici de connard, pas même toi, malgré les messages niais que tu m’as envoyés en privé. Si mes arguments t’ont fait sentir connard dans ta position, je n’y peux rien. Assume l’insipidité et l’égoïsme de celle-ci et ne vient pas insulter ceux qui sont assez matures pour attaquer les arguments des gens et non pas ce qu’ils sont.

    @Fanny: Si 500$ de plus par session ça ne te dérange pas, et bien tu dois avoir la chance d’être née dans la ouate. De mon côté, 500$ c’est assez pour me loger pendant deux mois, soit la moitié d’une session. C’est pas rien 500$ quand tu commences dans la vie. De toute façon, le débat n’est pas que la hausse soit injustifiée (elle est injustifiable et n’a pas sa raison d’être) mais devrait porter plutôt sur la pertinence de limiter l’accès aux études en faisant payer les étudiants. L’éducation devrait être gratuite car c’est une richesse pour toute la société.

  50. En parlant « d’éditorialistes pathétiques de La Presse, n’a toujours pas compris.»

    Vous pouvez écouter de vive voix l’opinion d’André Pratte à propos de la gratuité scolaire dans cette entrevue :

    http://www.publications-universitaires.qc.ca/?p=26

  51. « À la place d’écoeurer Louis avec sa vie personnelle, viens m’écoeurer avec tes arguments! »

    Bof non! Mes arguments sont déjà écrits plus haut. Il ne me reste que 2 ans et demi à endurer le pleurnichage et après je sacre le camps alors ce qui arrive au Qc à moyen-long terme j’en ai plus rien à cirer. De toute façon,comment raisonner avec un peuple de gens qui veulent toujours le beurre et l’argent du beurre?

  52. Wow!

    David, vous etes vraiment de mauvaise foi. C’est pas du petage de broue que je fais, j’essaie juste de montrer comment n’importe qui peut sortir gagnant du systeme scolaire quebecois.

    « Bravo! Mais ce n’est pas le lot de tout le monde! »

    Si tu depensais autant d’energie a travailler qu’a dire n’importe quoi ca deviendrait ton lot aussi.

    Tu es frustrer car tu attends qu’on te donne tout dans le bec.

    « Ce n’est pas si difficile quand on est curieux intellectuellement et qu’on est passioné par son domaine »

    A la lumiere de tes propos tu es tout sauf curieux intellectuellement. Si tu etais curieux tu me poserais des questions pour en savoir plus.

    Good bye loser! Je vais aller perdre mon temps ailleurs…

  53. ok mais tout le monde veut du gratuit ….. qui va payer ???

  54. @HDufort
    C) TENDANCE LUCIDE: Levez la main ceux qui veulent que les frais soient indexés à l’inflation ou à un indice composite.

  55. @david_quebec

    Good bye loser! Je vais aller perdre mon temps ailleurs…

    Ne t’en fais pas, c’est l’habitude de DavidG d’être agressif et d’insulter les gens. Il jappe fort mais il ne mord pas.
    Oui il y a plein d’autres blogs intéressants (plug: cliques sur mon nom) mais si tu quittes ce blog à cause de lui, tu joues son jeu d’éloigner ceux qui ne pensent pas comme lui.

  56. Bon sang que vous ne connaissez pas vos chiffres…

    C’est un sous-financement universitaire de 315M$ en passant, selon les derniers chiffres. Et c’est 500$ de plus par années (2 sessions) après 5 ans si l’on compare à l’année de 2006, et non 500$ par session après 5 ans.

    De plus, n’oubliez pas tous les autres facteurs (logement, frais afférents, bouffe, transport, activités, besoins essentiels et secondaires, salaire étudiant moyen, dette étudiante moyenne, taux de croissance de l’inflation VS taux de croissance du salaire (minimum ou non), conditions de travail et de vie, sous-financement de l’Aide Financière aux Études, bonifications de 31,2M$ dans les prêts par les étudiant-e-s dû au dégel, les raisons libérales d’avoir amené un dégel, les conséquences dont une perte entre 3000 et 6000 de l’effectif étudiant, etc.)

    Votre débat tourne bêtement sur du vide.

  57. @David Gagnon : Selon une étude étatsunienne, le Québec se placerait 30e sur 60 sur les états et provinces confondues des États-Unis et Canada en ce qui trait l’accessibilité si l’on insère comme facteurs les frais afférents, le coût de la vie et le revenu moyen de la population.

    Dire que c’est super accessible, avec un taux de diplomation très élevé ici… mon oeil.

  58. @RWatch: N’oublions pas l’Europe non plus! Quand j’entends une propagandiste merdique comme Nathalie Elgrably déclarer, le plus sérieusement du monde, que « les étudiants québécois sont parmi les plus gâtés du monde », ça me fait bien rigoler, surtout quand on sait qu’en France c’est le gouvernement qui paie le loyer des étudiants et l’éducation y est beaucoup moins chère qu’ici. Et le résultat est clair aussi: les gens sont beaucoup plus instruits en France qu’ici.

    Des gens comme Elgrably, qui est la porte-parole de l’IEDM, la filiale québécoise de l’institut Fraser – ne l’oublions pas – sont des porte-étendards de l’obscurantisme et du retour à des idées vieillotes et désuettes dont nous avons mis des décennies à nous débarasser.

    Elle est payée, à même l’argent du patronat, pour faire passer les idées de droite dans la société et instauter une société plus inégalitaire et moins juste.

    C’est une merde, ça y a pas à dire. Dans la même catégorie que Mario Roy, André Pratte, Alain Dubuc, Mario Dumont, etc.

  59. Bon je m’en vais travailler… Je travaille 10 heures aujourd’hui; une chance que je suis pas étudiant, car je pourrais sûrement pas étudier, travailler 10 heures, et combattre un début de grippe en même temps…

    Dans tous les cas, je suis trop épuisé physiquement et psychiquement pour écrire de quoi aujourd’hui… Peut-être Renart ou Jimmy?

    Sinon j’écrirai sûrement de quoi peut-être demain soir si je me sens mieux, ou lundi. J’espère pas être malade, mais tout le monde a pogné la grippe où je travaille et elle est toffe en sacramento.

    Bonne journée à tous.

  60. J’ai une question à poser à ceux qui sont en faveur de la gratuité scolaire à tous les niveaux… Où peut-on prendre l’argent? On manque d’argent partout, en santé, pour nos routes, nos infrastructures, etc On a une dette de plus de 125 Milliards. C’est bien beau d’avoir des convictions profondes, il faut avoir les ressources pour les réaliser. C’est tout à fait utopique de croire en la gratuité totale de l’éducation. Ça fait déraper le débat totalement. Le débat devrait plutôt être: comment faire pour améliorer le financement de l’université et non pas : comment faire pour que les étudiants n’aient pas à contribuer … C’est mon opinion et elle un peu mieux expliquer sur mon blogue.

  61. Un commentaire de Vincent Marissal sur l’anémique tentative de protestation étudiante, la minorité de casseurs qui viennent détruire la crédibilité des protestations, et le fait que la FEUQ consent maintenant à ce que les étudiants assument une part plus importante de leurs coûts d’études, selon toutefois des modalités différentes que ce qui est prévu par le gouvernement: http://www.cyberpresse.ca/article/20071117/CPOPINIONS05/711170786/6730/CPACTUALITES

    La FEUQ semble donc abandonner donc pour de bon ce cliché et cette idée éculée du gel des frais ou, encore pire, de la « gratuité » scolaire (terme frauduleux car il n’y a rien de gratuit, c’est soit on coupe ailleurs, soit on arrache encore de l’argent dans les poches des contribuables).

    Une bouffée de réalisme et de pragmatisme de la part des associations étudiantes sera grandement bienvenue !

  62. Une société fortement scolarisée ne sera pas seulement plus en santé, plus ouverte, plus optimiste et plus confiante, elle sera aussi PLUS HEUREUSE.

    Pour un portrait saisissant sur l’influence de l’éducation sur le type de société, je vous invite à consulter le tableau suivante
    http://www.indicedebonheur.com/fr/articlesfr/impact-niveau-scolarite-societe.htm

  63. Étant 3iemes au niveau du taux de diplomation, on s’attendrait à ne pas être les premiers en Amérique du Nord quant au taux de suicide pour les jeunes si la scolarité influençait réellement le bonheur.

  64. Et alors… le Japon et la Finlande ont des taux de suicide plus élevés que le Québec! Ce sont pourtant des pays où l’éducation occupe une place prépondérante. Yan Grenier, tu mets en relation deux sujets qui n’ont pas grand chose à voir (suicide et taux de diplomation). Es-tu à cours d’arguments intelligents?

  65. « Ce sont pourtant des pays où l’éducation occupe une place prépondérante. »

    Moi: Québec= éducation+ et Suicide +
    Toi: Japon/Finlande = éducation+ et Suicide +

    Je pense pas qu’on est en train de vraiment s’obstiner. Je dis simplement que le lien entre éducation et bonheur est pas aussi simple et qu’il ne justifie pas de geler les frais pour cette raison.

  66. Victor Hugo disait:
    « Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance » Voilà ce que je dis à Jean Charest

    On coupe l’éducation pourquoi? Pour ne pas froisser les baby-boomers qui veulent tout conserver. Nous avons les moyens de payer l’éducation gratuite.
    Présentement, les étudiants universitaire contribuent à 3% du montant total du budget! Qu’est-ce que 3% pour un budget total? Par contre, ce 3% représente 20 000 $ de dette moyenne pour les étudiants. C’est 20 000$ dans un début de carrière à 23 000$ par an savez ce que ça représente? Ce 23 000$ il faut le multiplier par 3 avec l’étalement de la dette sur plusieurs années.
    Achetez une voiture, une maison ou juste avoir un appartement…
    On coupe l’éducation, pour la santé… mais qui payera la santé quand les gens n’auront plus de diplôme…
    Je gagne après 7 ans d’étude post-secondaire 46 000$ par an et 8 ans d’expérience. Mon appartement me coûte 500$ par mois et ma dette étudiante 365$.
    Bravo l’éducation pas cher du Québec.
    Il ne faut jamais oublié que ce n’est pas que les frais de scolarité, c’est les logements, la bouffes, etc…
    C’est sûr qu’avec 50% du Québec sans diplôme, l’éducation fait des jaloux. Tous ses gens voudrait monter les frais pour ce qu’ils n’ont pas eut la chance d’avoir. Les autres les plus riches, ils s’en foute papa et maman paye.
    Pour les autres, ceux qui ont le courage d’étudier un bac, un simple bac, c’est vivre sous le seuil de la pauvreté durant 3 ou 4 ans. Après, c’est vivoter d’un emploi à l’autre à cause du « pas d’expérience », quand ceux qui refuse les emplois sont des baby-boomers justement sans diplôme en général.
    L’éducation doit être gratuite parce que le coût de la vie est déjà assez cher!

  67. Merci de l’intervention, Guy !

  68. « Après, c’est vivoter d’un emploi à l’autre à cause du “pas d’expérience” »

    Parlez pour vous-mêmes.

  69. @Yan Grenier

    Tu es encore étudiant. Que connais-tu de la vie réelle? Sais-tu ce que je fais dans la vie je suis architecte organique? Je bosse en France actuellement parce que je suis un de meilleurs de mon domaine. J’ai été débauché par un chasseur de tête et tout frais payé amené ici. Ça m’a pris 8 ans en arrivé là et jen ai bavé solide. Tu crois vraiment que ton diplôme va t’ouvrir toutes les portes? Tu penses vraiment que tes profs ont raisons? Tu te dis, je me fous du prix, ça va être rentable. C’est ça que tu te dis.
    Quand je te dis que ce qui t’attend c’est la misère en sortant de l’école, c’est réellement ce qui t’attend.
    J’ai bien hâte de te voir avec ta tête (si ce ne sont pas tes parents qui payent tes études) te débrouiller dans la vie. Quand tu as une maîtrise et 32 000$ de dette. Que ta dette d’étude te coute pratiquement autant que ton loyer j’aimerais bien te voir te débrouiller.
    Tu sais combien ça coute réellement vivre. 2 et demi 500$ 100$ hydro 34 internet 25 telephone 300 épicerie 70 passe d’autobus etc. etc. Quand tu vas recevoir 1600$ par mois et que tu vas devoir te débrouiller avec ça en début de carrière… Tu vas te dire crisse que j’ai été con de vouloir que mes frais augmentent.
    Ce qui t’attend en sortant de l’école, mon grand, c’est un boulot de merdre, bloqué par des incompétent plus vieux qui te reprocheront ta connaissance et te couperont les pieds avec la phrase « tu n’as pas d’expérience ». Même avec 8 ans de boulot derrière la cravate, je me le fais encore dire.
    Alors, toi qui est pour les augmentations de frais de scolarité, je peux te prédire ton avenir… à la sortie de ton école avec une dette d’au moins 20 000$, les compagnies vont t’attendre. Elles ne seront pas folle, tu auras une dette à payer à la banque. Que crois-tu que tu vas faire après 20 entrevues de refus, quand on va t’offrir un boulot à 25 000$. Tu vas l’accepter. Quand ça te prendra 10 ans avant de retrouver une santé financière à cause de ta dette d’étude Tu te souviendras de moi.

  70. « Tu es encore étudiant. Que connais-tu de la vie réelle? »
    J’ai 1 ewmploi à temps plein, ma compagnie etmes études et j’ai refusé un emploi à 80 000$ aux USA.

  71. @Yan
    Wow 80 000$ us ça fait presque 40000 canadien présentement hahahahaa
    Si tu as « réellement » refuser un boulot a 80 000 sans avoir complété tes études tu es un fieffé zozo.
    Je me demande seulement, comment tu peux commencer ton commentaire par un  » Je suis moi même étudiant  » et me dire que tu travailles à temps plein…
    Un peu bizarre, ça sonne je balance n’importe quoi…
    De toute façon, si c’est vrai, tu es choyé. On ne construit pas une société sur ces exceptions, mais sur la majorité. La majorité à le trou du cul sous le bras a essayer de payer ses dettes d’étude à la sortie du bacc.
    La situation décrite reste réelle.
    Ça tu ne peux le nier.

  72. Je travaille 40-45 heures/sem réparties sur 3 journées. J’ai 21 heures de cours/sem réparties sur les 4 autres journées. Au travers de cela je prends des contrats pour ma compagnie et je fais mon possible pour trouver des clients pour mon employée.

    Mon travail d’étudiant est programmateur/opérateur de centre d’usinage 5 axes Paolino Bacci Twin. Un ami qui a parlé à un ami a demandé à son employeur de me considérer pour un emploi dans son entreprise. J’aurais fait le même boulot que présentement, mais dans le domaine de l’automobile et payé environ 4 fois plus que présentement. Cependant, je préfère encore aller chercher mon diplome pour aller travailler dans un autre domaine qui m’intéresse plus. Il faut pas se tromper: j’adore mon emploi d’étudiant, mais j’aime la diversité et la job a perdu son côté « défi » il y a de cela quelques temps et même l’argent ne me fera pas faire une job que je ne veux pas faire, quitte à manger de la misère comme je l’ai fait les 2 premières années à s’occuper de toutes mes affaires seul.

    Une petite juste pour toi Guy:

  73. « Tu crois vraiment que ton diplôme va t’ouvrir toutes les portes? Tu penses vraiment que tes profs ont raisons? »

    Non et non. Le diplome ne représente rien pour moi – c’est simplement une formalité requise dans mon domaine dans la majorité des pays si je veux immigrer pour travailler et je me dis qu’au moins durant ces 2 années qu’il me reste je peux en profiter pour étudier autres choses (comme l’économie) en plus de mes cours réguliers pour ne pas perdre mon temps. Je préfère de loin la pratique pour apprendre et jusqu’à maintenant sa va extrèmement bien côté offres de travail durant mes heures libres.

    On m’a déjà offert un emploi dans la préfecture d’Hokkaido au Japon, mais sans un diplome je travaillerais illégalement et ce n’est pas un risque que je veux prendre pour moi ni pour un employeur.

  74. Dites donc, tout ceux qui ont comme argument « Mais tsé, les frais de scolarité tu les rembourses super vite en sortant. », vous êtes au courant qu’on peut étudier en littérature, en musique, en théâtre et en une foule de domaines « improductifs »?

    Êtes-vous donc pour une éducation qui ne sert qu’à alimenter l’industrie et les compagnies? Pour une université acceptant au doigt et à l’oeil les dictats du privé?

    C’est pas ça l’éducation et c’est pas ça l’Université!

    L’éducation sert d’abord à apréhender le monde. La culture n’a pas à être réservé à ceux qui ont les moyens de se la payer.

    Ce genre de raisonnement est la raison même pour laquelle nos universités sont au bord du gouffre. On ne pense plus l’éducation, on la gère.

  75. « Êtes-vous donc pour une éducation qui ne sert qu’à alimenter l’industrie et les compagnies? Pour une université acceptant au doigt et à l’oeil les dictats du privé? »

    Oui et non. Privé dans le sens des clients qui décident ce qu’ils veulent? oui.

    Les gens font tous des choix et s’il y en a qui veulent se payer des cours de philo et d’autres trucs du genre qu’ils le fassent.

  76. Scuse moi, je crois que j’ai pas les moyens de penser.

  77. Dans mon labo d’informatique (1996-1999), la moitié des étudiants qui ont fait des Maîtrises, des Doctorats ou des travaux en « Postdoc » étaient financés directement par des entreprises. C’est une collaboration essentielle et tout le monde y trouve son compte.

    Jamais la recherche fondamentale ne va cesser d’exister, et jamais la recherche financée par le secteur privé ne va cesser d’exister non plus. L’une ne peut exister sans l’autre, et inversement.

    Les étudiants qui faisaient de la recherche fondamentale non subventionnée par des bourses et non payée par des entreprises profitaient directement des investissements injectés dans le labo; jamais ils n’auraient obtenu l’équipement ou les locaux nécessaires sans ces investissements. Cela n’enlève pourtant rien à l’indépendance de leurs travaux et de leur démarche intellectuelle.

    Ceux qui chialent à tort et à travers contre les liens recherche-industrie (ou université-industrie), savent-ils de quoi ils parlent? Ou bien n’ont-ils jamais cherché à comprendre comment fonctionnent ces partenariats, ces synergies et ces mécénats? Des entreprises engloutissent des millions de dollars chaque année dans des idées qui ne rapporteront peut-être jamais, ou bien qui sont tellement éloignées des applications pratiques, qu’elles n’obtiendront jamais de retour sur investissement direct. Pourtant la science avance, et fait avancer la technologie. Exemple: Xerox a dépensé des milliards de dollars en recherche « inutile » dans son labo de Palo Alto dans les années 70/80… et ça a donné l’ordinateur moderne et ses périphériques. Pourtant ce n’est pas Xerox qui en a le plus profité, du moins pas directement.

    Je trouve dommage de lire autant de commentaires ou de raisonnements s’appuyant sur une caricature du monde universitaire. L’université a besoin autant de la contribution des gouvernements, des étudiants, des invididus même (hé les diplômés, votre Alma Mater attend vos dons!), de l’industrie. L’université est l’aboutissement intellectuel de notre société; mais elle en est aussi la nécessaire continuation, sa renaissance même. Tous doivent faire leur part.

  78. « Scuse moi, je crois que j’ai pas les moyens de penser. »

    Spa grave mon Mathieu, tiens, viens je t’ammène au McDo.

  79. Allez voir le Blogue de David Chrétien, c’est trop drôle.

    http://davidchretien.blogspot.com/

    L’ADQ est-il pour l’indexation?

    L’ADQ est-il POUR ou CONTRE le dégel?

    Mystère….

  80. Faut dire que Marois s’est peinturée dans le coin en appuyant le dégel!

  81. Et dire que Marois était contre il y a deux ans!

  82. « Spa grave mon Mathieu, tiens, viens je t’ammène au McDo. »

    Vous ne vous êtes sûrement pas inspiré de André Arthur pour celle-là, nooooooooooooooooooooooon!

  83. Faut dire que quand André Arthur disait une telle chose dans le contexte de Guillaume qui vient de perdre sa partie de baseball, j’étais d’accord avec lui, pour une rare fois!

  84. « j’ai refusé un emploi à 80 000$ aux USA. »

    Monsieur Grenier, vous auriez dû accepter, on serait déjà débarrassé de vous!

  85. « Vous ne vous êtes sûrement pas inspiré de André Arthur pour celle-là, nooooooooooooooooooooooon! »

    Ben non voyon lol.

    « Monsieur Grenier, vous auriez dû accepter, on serait déjà débarrassé de vous! »

    Voyez-vous, étant libertarien, je ne prends pas en considération la collectivité dans la mesure ou je n’utilise pas la force avec mes décisions. Désolé pour la grosse pépenne, mais pas besoin de se décourager: sa arrivera bien assez vite (pas comme un certain gars qui c’est parti un site web quitterlequebec pour finalement faire carrière ici).

  86. Salut,

    Ça m’a pris presque une heure pour lire tous les commentaires. Certains commentaires très pertinents, d’autres n’y ont pas mis autant d’effort. Voilà, c’est mon tour. J’espère que vous me lirez comme je l’ai fait avant.

    Je suis d’accord que certains ont tendance à se construire une opinion en se basant uniquement sur leur situation personnelle. Je sais que c’est difficile d’émettre une opinion en dehors de sa situation puisque nos opinions sont souvent forgée par notre provenance économique et sociale ainsi que notre expérience mais il faut se forcer un peu dans le cadre d’un débat qui réunit plusieurs individus de différentes provenances. Donc, je me forcerai mais je ne ferai pas exception. Mon opinion est teintée par ma provenance et mon expérience vous verrez.

    Ainsi, concernant le début du débat, ce qui à trait au lien de causalité entre la hausse des frais de scolarité et le baisse de fréquentation. Je ne crois pas que le coût des études ne soient le premier facteur qui déterminent si un individu va aller à l’université ou non. C’est plutôt la provenance sociale. Je n’ai pas d’étude précise mais je sais qu’elles existent dans le domaine de la sociologie. Ils expliquent que le fait de provenir d’une famille pauvre et peu éduquée par exemple est un puissant déterminant pour ne pas aller à l’université. Si tes parents ne savent pas lire ou s’intéressent peu ou pas à la littérature, l’orthographe. C’est dès le primaire que tu es désavantagé par rapports aux autres élèves dont les parents les poussent vers la connaissance. Ainsi, si tu viens d’une famille riche et instruite, la pression sociale familiale te forcera à étudier, et peut-être te payeront-ils tes études en plus.

    Un autre point que certains ont effleurer sans le nommer c’est la différence entre la connaissance et la compétence ou l’instruction. À mon avis, la compétence est liée à l’employabilité , elle correspond plutôt à des critères établis par l’employeur et est souvent spécialisée. La connaissance, c’est quelque chose de plus général. C’est un sujet complexe mais en gros, il y a des domaines d’études où on retrouve plus de recherche appliquée, plus de technique et de pratique qui servent directement le développement de l’industrie et qui est en fait souvent plus ou moins dictée par elle. C’est pour cette raison que l’état doit financer l’éducation, pour protéger les domaines de connaissances qui ne servent pas les intérêts des industries mais qui servent l’intérêt général et le bien commun par des réflexions. La philo, socio, littératures, les arts (en dehors du divertissements), etc. Toutefois, le financement de l’éducation par l’État ne règle pas tous les problèmes puisque l’État lui-même est souvent idéologiquement très près de l’industrie comme en ce moment.

    Pour revenir au débat principal, suis-je pour la gratuité scolaire? On pourrait dire que oui mais… J’hésite entre l’abolition de l’école comme mode transmission de la connaissance et la gratuité scolaire. Car pour moi, le système scolaire est un des principaux outils de propagande capitaliste de notre société. Voir Ivan Illich, Une société sans école, toujours actuel. Que nous dit-on à l’école ? Ferme ta gueule et écoute le prof, lui il sait. Retourne à ta place. Respecte l’autorité. Le travail c’est la vertu. La compétition est féroce. etc. etc. Pas de cours de politique au secondaire. Pas de cours généraux à l’université. Des universitaires qui ne savent pas écrire et qui n’ont jamais lu que les 4 ou 5 livres obligatoires du cégep. L’école est parfois rien de plus qu’une bonne préparation à l’obéissance du merveilleux monde du travail. À mon avis, l’éducation devrait préparer les gens pour le monde. Leur permettre de penser par eux-même. Donc je suis pour la gratuité scolaire parce que c’est la moins pire des solutions à court terme. Mais il faudrait penser à redéfinir l’école sinon on est aussi bien de suivre notre formation directement dans les entreprises dans lesquelles on va travailler, compétence assurée, connaissance générale nulle et donc conflits sociaux assurés. Toutefois, je suis aussi pour la gratuité pour une autre raison, c’est qu’à mon avis, l’université ne coûte pas 3000 $ par année, mais plutôt 12 000 $ parce qu’il faut payer son appartement. Et aussi parce que même s’il est vrai que le système de prêts et bourse aide les plus pauvres et certains diront que c’est un investissement, c’est seulement un investissement rentable si tu vas dans un domaine rentable et sortir de l’université avec 20 000$ de dettes ça te laisse peu de choix de vie. Tu dois travailler à temps plein et longtemps pour payer tout ça.

    Dans un autre ordre d’idée et pour revenir sur le lien de causalité entre les frais de scolarités et l’accessibilité. En admettant que les classes favorisés vont aller plus à l’école que les classes moins favorisés même si l’école est gratuite. On peut affirmer que notre système d’éducation publique avantage très favorablement l’élite du pays. L’éducation n’est encore pas très chère ici mais de toute façon les pauvres n’irons pas à l’école. Ils ne profitent donc pas de cette part des dépenses publiques. Il est vrai que l’éducation est financée par les gens qui paient de l’impôt. Mais on peut quand même se poser la question à savoir la gratuité scolaire profite vraiment aux pauvres ou finalement plutôt à l’élite qui de toute façon irait à l’université ? Peut-être faudrait-il qu’on ait la gratuité scolaire seulement pour classes les plus pauvres pour permettre la mobilité sociale ou même les payer pour aller à l’école puisque que la gratuité veux dire 9 000$ au lieu de 12 000$ par année. Ce serait de la discrimination positive. Mais évidemment, les riches se plaindraient puisqu’ils payent déjà le système d’éducation par le biais des impôts.

    En conclusion, le débat sur la gratuité scolaire est un débat qui débouche sur un débat plus large de société. L’éducation, qui elle-même amène la question du système de reproduction de la hiérarchie sociale dans une société. S’il est vrai que l’éducation est bon pour une société, elle justifie également la reproduction des inégalités sociale dans cette société. Les riches sont plus éduqués, donc cela justifie leur meilleure condition sociale aux yeux de tous puisque l’éducation est obligatoire jusqu’à 16 ans. Même les moins éduqués (mais travailleurs) se prosternent devant les gens éduqués et considèrent comme justifié le fait qu’ils soient plus riches et aient un standing social plus haut qu’eux. Et s’ils se révoltent contre les intellectuels, c’est pour mieux sombrer dans le populisme crasse. Comme dans le cas des adéquistes qui se tirent une balle dans les pieds puisqu’en votant pour Mario, ils avantages les mieux nantis qu’ils ne sont pas. Pendant ce temps l’élite intellectuelle vote libéral ou PQ qui veulent maintenir le système en place.

    Bon, c’est un peu long mon commentaire mais j’embarque dans votre discussion, je suis ouvert à discuter mais pas d’attaques personnelles s’il vous plaît.

  87. Les intellectuels doctrinaires de drouate néo-libérale font une campagne de propagande haineuse contre les étudiants en défendant le dégel.

    Leurs principaux arguments sont qu’il y a trop de diplômés universitaires au Québec, que c’est trop facile d’être diplômé universitaire, que les étudiants universitaires sont des parasites bébés gâtés qui sont pour la plupart sur le party, que la trop grande fréquentation universitaire des étudiants coûte trop cher aux contribuables et qu’il faut donc crisser dehors les pauvres qui vont à l’Université, pour augmenter notre budget militaire et qu’il soit plus facile de faire entrer ces crisses de pauvres dans l’armée.

    Or, David Gagnon confirme que cet argument est tout à fait valide et scientifiquement prouvé! Regardez bien le deuxième graphique « Taux de diplomation universitaire au Canada » dans ce billet!

    http://www.antagoniste.net/?p=2465

    Oui! Vous l’avez vraiment l’affaire David Gagnon!

    Il y a vraiment trop de jeunes qui sont diplômés universitaires au Québec! Les autres provinces ont une proportion inférieure de diplômés et ils n’ont pas trop de diplômés! Les diplômés universitaires trop nombreux au Québec nous coûtent les yeux de la tête! Il faut donc crisser dehors les pauvres qui vont à l’Université pour réduire à tout prix la proportion catastrophiquement trop élevée de diplômés universitaires au Québec! Il faut se servir des économies réalisées par le dégel pour envahir l’Afghanistan, c’est prioritaire!

    David Gagnon, je m’incline devant votre lucidité!

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