N’importe quoi… sauf Québécois!

Un article de Katia Gagnon dans La Presse résume bien l’incapacité de la société québécoise à intégrer les immigrants. On y visite une école à Ville Saint-Laurent, et pour y travailler je n’ai pas le moindre doute sur ce qu’écrit Mme. Gagnon.

Un seul paragraphe résume bien tout le drame, à mon avis:

«Qui est québécois, ici?» a demandé Mathieu Soucy, professeur d’éthique et culture religieuse, juste avant que la journaliste entre dans sa classe. Aucune main ne s’est levée. Les 28 élèves de la classe vivent au Québec, plusieurs sont nés au Québec, mais aucun d’entre eux ne se perçoit comme québécois.

Hey oui! Des enfants qui sont nés ici, mais qui ne veulent pas être comme nous. Ils ne veulent pas s’intégrer parmi nous. N’allez surtout pas les traiter de Québécois, car vous allez les insulter. Ils sont libanais, hindous, marocains, pakistanais, sri lankais, tamouls, mais surtout pas québécois!

Mais peut-on leur en vouloir de ne pas avoir le désir de s’intégrer? Car c’est quoi, au fait, un Québécois?

Moi j’en vois souvent des Québécois. Des colonisés qui se dépêchent de parler en anglais à quelqu’un dès que celui-ci hésite sur un mot ou a le moindre accent. Cet employé avec qui je travaille, et qui parle en anglais à des clients dont je sais pertinemment bien qu’ils comprennent le français. Dites-moi, c’est ça un Québécois? C’est quelqu’un qui n’a tellement pas de fierté qu’il se prostitue dans une langue étrangère chaque fois qu’il en a l’occasion?

Arrêtons de nous en prendre aux immigrants qui refusent de s’intégrer, et ce même s’ils sont légion (surtout à ville Saint-Laurent, un véritable ghetto). C’est nous qui sommes à blâmer. C’est notre mollesse, notre attitude à-plat-ventriste, notre peur de passer pour des xénophobes (alors que j’observe des comportements xénophobes presque au quotidien chez d’autres ethnies) et notre incapacité d’être fiers de ce que nous sommes qui conduit les immigrants à nous rejeter.

Quand j’en vois un qui me parle en français, je suis heureux et je lui souris. Mais quand je vois un Québécois se prostituer en anglais pour un immigrant qui n’a pas besoin d’apprendre le français parce qu’il y aura toujours un prostitué pour lui parler en anglais, je me dis que le combat ne fait que commencer.

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46 Réponses

  1. Attention quand même. On parle d’une réalité vue à travers le prisme déformant de Katia Gagnon. La dame ne se gêne pas pour « pourfendre » à toute occasion les travers des politiques Québécoises, tout en se faisant l’apôtre inconditionnelle de la politique officielle et glorieuse du multiculturalisme canadien. Pour déprimer encore plus, lisez Rima Elkouri, toujours en train de se lamenter.

  2. « Des colonisés qui se dépêchent de parler en anglais à quelqu’un dès que celui-ci hésite sur un mot ou a le moindre accent. »

    Exactement! Je suis anglophone mais je travaille très fort d’apprendre le français. Mais quand je suis au resto ou un magasin, ça m’arrive tout le temps. Et même si je continue en français, ils continuent de me repondre en anglais!

    C’est très frustrante.

  3. Éric Grenier, un drôle de nom pour un anglophone, quand même! Hé hé! 😉

    Je viens de voir que tu es le nouveau blogueur affilié aux blogues souverains, bienvenue parmi nous!

    En espérant que tu parviendras à faire comprendre aux anglophones le bien-fondé de notre démarche!

    Si t’as une chance, va lire cette petite histoire chez moi, tu vas la trouver drôle pour sûr!

  4. Qu’est-ce qu’un Québécois ?
    C’est difficile d’avoir une réponse claire, surtout quand on voit des définition comme celle de Davidg:
    « Un québécois est séparatiste et parle français » hors de ca personne ne peut être québécois.
    Le PQ (pour être « politically correct ») définit le Québécois comme un habitant du territoire du québec, qu’importe sans langue ou sa nationalité.
    Moi je pense qu’avant que le terme ne soit modifié par les séparatistes pour servir leurs fin, le terme « Canadien-francais » donne la définition exacte. Un Canadien d’origine francaise simplement, ca exclut les juifs hassidiques qui refusent tout contact et toute intégration, mais ca comprend les francophones hors-Québec.(ils sont quand même 1 million) puisqu’ils originent tous de la nouvelle France.
    Par la suite, il y a eu plein d’influences qui sont venues au Canada ajouter à cette culture, les anglais, les loyalistes, les irlandais, les acadiens, les écossais qui fait que cette notion française a été à la fois diluée et enrichie.

    Donc je crois que le terme Canadien Français, bien que rejeté par les séparatistes parce qu’il comprend le mot « canadien », a la définition la plus précise et la plus claire. Tandis que « Québécois », il y a plusieurs définitions et personne ne s’entend sur laquelle est la bonne.

  5. @H. Dufort

    Pour déprimer encore plus, lisez Rima Elkouri, toujours en train de se lamenter.

    Je l’aime bien moi et je suis la plupart du temps d’accord avec elle. Si on ostracise des gens comme elle, alors ça prouve que le débat a dérappé.

    @ E. Grenier

    Bravo pour votre blogue et votre positionnement politique hors de l’ordinaire!

  6. Je ne parle pas d’ostraciser cette chroniqueuse. Je dis juste qu’en général, ses chroniques me dépriment. Le pire c’est qu’en général je partage une partie de son point de vue et je trouve qu’elle a une certaine vision. Mais sa manière d’aborder les sujets… bof… je ne l’inviterais pas à un party.

  7. Lorsqu’un imberbe vient affirmer que sa famille et lui ont immigré au Québec parce que l’on avait besoin d’eux, je me rappelle de l’intervention d’une immigrante à la commission BT qui disait essentiellement la même chose.

    L’interprétation d’une telle affirmation comme je la vois est :  » T’as besoin de moi québécois, c’est comme ça que ça se passe » Autrement dit vous avez besoin de nous alors vous allez faire les concessions »

    Mais ceux-là oublient de compléter: « Sinon on va s’en aller » et bien moi à ceux-là je dis allez-vous en parce qu’il n’y a aucun dialogue possible avec cette pensée et ils et elles sont nombreuses.

    Mais je conviens que les mous chez nous peuvent penser le contraire mais ce sont des mous.

  8. C’est ça le problème, on recrute nos immigrants en les courtisant, en leur disant essentiellement « vous allez nous sauver du déclin démographique et du vieillissement de la population ». Or, il y a là un danger important; par définition, l’immigrant économique est beaucoup plus centré sur lui-même et individualiste que d’autres citoyens. En effet, il quitte sa situation actuelle pour faire plus d’argent, pour améliorer son confort, etc. Il vient PRENDRE quelque chose ici, essentiellement, et il s’attend à ce qu’on la lui DONNE.

    Les réfugiés, les immigrants familiaux et les immigrants « culturels » (sélectionnés parce qu’ils sont francophones plus que pour des raisons économiques) sont probablement plus enclins à adopter un rôle d’une certaine souplesse. Les immigrants économiques quittent quelque chose, et s’attendent à ce qu’on leur offre « mieux ». D’ailleurs, la délégation générale du Québec ne facilite pas toujours les choses en présentant un portrait très rose du Québec, de sa culture « conciliante » et de son économie « dynamique ».

    Puisque tant de gens désirent venir au Québec, nous pourrions nous permettre d’annoncer nos couleurs immédiatement, plutôt que de nous mettre (collectivement) en position soumise. Ce n’est pas nous qui supplions aux immigrants de venir, ce sont eux qui convoitent notre qualité de vie. Puisqu’il y a beaucoup de demandeurs et peu d’élus (sans compter les délais), nous sommes en position de force, du point de vue de l’offre et de la demande.

    Le marché de l’immigration est toujours un marché de vendeur, non d’acheteur.

    Les rapports de force devraient être rétablis. L’immigrant qui arrive ici est forcément mésadapté (parce qu’il n’a pas d’expérience de vie dans notre société), il est en décalage (parce que son expérience de vie est différente), il est en situation de vulnérabilité (car son sens du jugement n’est pas adapté à ce qui se passe ici) et en situation de minorité morale (parce que ses valeurs ne correspondent pas au « sens commun »).

    Il me semble que le meilleur cadeau qu’on puisse leur offrir, c’est de les aider à prendre conscience de leur décalage, de les aider à apprendre le Québec, pour qu’ils aient toutes les chances de leur côté. Combien de fois ai-je vu des immigrants débarquer ici et se faire arnaquer par des gens se prétendant leurs amis, échouer à leurs entrevues d’emploi parce qu’ils étaient peu préparés, acheter une voiture pourrie parce que dans leur pays d’origine une voiture âgée de 20 ans roule encore très bien, attraper un coup de froid parce qu’ils ne savent pas ce que sont la tuque, les bottes d’hiver et les mitaines, etc.

    Impossible de les aider si on les accueille en leur disant qu’ils ont raison et que nous avons tort. Ils vont s’imaginer tout de suite qu’ils ont le devoir et la capacité de réformer le Québec à leur goût personnel.

  9. Pour être un Québécois, il faut essayer de parler le français et être séparatiste.

    Pour être un « French Canadian », il faut avoir la langue française comme langue maternelle et être un fédéraleux. Cela inclut effectivement les « French Canadians outside Quebec ».

    On ne peut pas être à la fois un « French Canadian living in La Belle Province of Quebec » et un Québécois. Ces deux catégories sont mutuellement exclusives (déformation de mathématicien!). Ceux qui croient qu’on peut définir ces termes autrement sont soit des fieffés menteurs, soit des opportunistes ou soit des idiots.

    Je ne suis pas un « French Canadian living in La Belle Province of Quebec » parce que je suis séparatiste et que j’en ai rien à foutre du Canada.

    Assumez votre véritable identité mes chers fédéraleux! Soyez fiers de faire partie, pour le moment, de la majorité des « French Canadian living in La Belle Province of Quebec » et cessez de jouer les vierges offensées!

    Avez-vous honte?

  10. Davidg, je ne suis pas du tout d’accord avec le fait que tu mélanges l’auto-perception, l’identité et la citoyenneté. Ce faisant, tu créées des classes de citoyens, tu rejoins l’idée du « Québec dans la tête » et tu frôles dangereusement le nationalisme ethnique.

    Ce n’est pas en rejetant les Québécois fédéralistes, non francophones, partiellement bilingues ou simplement mêlés que tu arriveras à les intéresser au projet de pays. Pire encore, en les stigmatisant de la sorte tu leur donne en quelque sorte raison.

    Il ne faut pas être mou, mais il ne faut pas non plus tordre le bras aux gens; ce ne serait ni démocratique ni moralement acceptable.

    Je crois que tout le monde a besoin d’être rassuré sur la nature sociale et identitaire du projet souverainiste. Le problème actuel est que nous ne pouvons pas offrir un projet qui soit moins accommodant, pour les citoyens, que ce que le Canada peut leur offrir. Qui voterait pour une société qui soit, même marginalement, plus répressive que ce celle qu’ils croient détenir.

    On en vient à espérer des dérapages encore plus importants ailleurs au Canada, pour que l’illusion multiculturelle vole en éclats. L’approche interculturelle québécoise deviendrait alors un modèle, une valeur-refuge pour « nous » et pour « eux ».

  11. Davidg, je ne suis pas du tout d’accord avec le fait que tu mélanges l’auto-perception, l’identité et la citoyenneté.

    Qu’un fédéraleux comme Christian Rioux fasse semblant de ne pas me comprendre, je peux l’accepter! Il faut bien que les « French Canadian living in La Belle Province of Quebec » fassent semblant d’être Québécois pour vendre leur camelote fédéraleuse. MAIS QU’UN SÉPARATISTE COMME MONSIEUR DUFORT NE COMPRENNE PAS MON PROPOS, C’EST RIDICULE!

    IL N’A JAMAIS ÉTÉ QUESTION DE CITOYENNETÉ DANS AUCUN DE MES COMMENTAIRES, BORDEL DE MERDE! JAMAIS!

    C’EST-Y CLAIR ÇA, CRISSE!

    Les « French Canadians living in La Belle Province of Quebec » ont les mêmes droits que les Québécois dans le Québec-Territoire, et c’est très bien ainsi! JAMAIS JE N’AI REMIS EN QUESTION CET ÉTAT DE FAIT, CÂLISSE! JAMAIS!

    Ce faisant, tu créées des classes de citoyens, tu rejoins l’idée du « Québec dans la tête » et tu frôles dangereusement le nationalisme ethnique.

    À SOUÈÈÈÈÈÈRE, ON FA PEUR AU MONDE, BOUH!

    Votre propos me fait penser à des campagnes de peur fédéraleuses. Les mêmes clichés utilisés par les fédéraleux pour asservir le Québec!

    D’accord, je crée des classes de citoyens mais JE N’AI JAMAIS DIT QUE CES CLASSES NE DEVRAIENT PAS POSSÉDER PAS LES MÊMES DROITS! JAMAIS!

    Et en passant des classes de citoyens qui ne possèdent pas les mêmes droits, ça existe déjà au Québec. Pensez au fémi-fascisme, au multiculturalisme, au gais et lesbiennes, aux autochtones, aux soldats, aux lobbyistes, aux thinktanks, aux groupes de pressions, aux syndicats, aux subventions aux entreprises, à l’exclusion créée par le système actuel d’aide sociale et au bs-bashing qui s’ensuit, au système de justice qui favorise les riches, au système de santé soviétisé qui permet aux riches d’avoir la priorité dans les listes d’attente, au népotisme quasi-systématique dans le secteur public, au dégel des frais de scolarité, etc..

    C’est pas des classes de citoyens ça, dont la majorité ont été créées par des fédéraleux et quelques unes par des péquistes? Mais ce n’est pas une priorité pour Monsieur Dufort, NOOOOOOOOOOOOOOOOON! Mieux vaut critiquer Davidg qui est un soi-disant « pur et dur » dans la novlangue péquiste, c’est un problème d’urgence nationale! Je suis un élément dangereux qui doit être éliminé!

    « Québec dans la tête »

    Je n’ai jamais dit que je soutenais un tel lavage de cerveau. Cependant, ne me dites pas que les immigrants ne subissent pas un lavage de cerveau par les autorités fédérales et qu’on ne leur met pas le « Canada dans la tête »
    De plus, pensez au programme fédéral des commandites, à Jour du souvenir, à l’invasion canadienne en Afghanistan et au « Il faut soutenir les troupes! » ce n’est pas pour mettre le « Canada dans la tête » des gens ça?

    « Nationalisme ethnique »

    Ma définition d’un Québécois n’a aucun caractère ethnique, bien au contraire!

    Je cite un de mes commentaires à ce sujet:

    « Pour le reste, un Québécois peut être de gauche, de droite, de centre, fémi-fasciste, machiste, anti-américain, pro-américain, pacifiste, impérialiste, libertarien, néo-conservateur, néo-libéral, communiste, socialiste, libertaire, péquiste, adéquiste, parti Vert, Québec Suicidaire, anti-sémite, juif, catholique, islamiste, bouddhiste, agnostique, athée, raélien, blanc, noir, jaune, amérindien, anglophone, francophone, hétérosexuel, gai, bi, trans, maso, écologiste, matérialiste, capitaliste, anti-capitaliste, syndicaleux, patroneux, PEU IMPORTE JE M’EN FOUS EN AUTANT QUE LES DEUX CONDITIONS SOIENT SATISFAITES! »

    http://uhec.net/2007/11/08/514/#comment-9428

    Il n’y abolument rien d’ethnique là-dedans! Niet! Nada!

    Ce n’est pas en rejetant les Québécois fédéralistes, non francophones, partiellement bilingues ou simplement mêlés que tu arriveras à les intéresser au projet de pays.

    Il n’y a aucun rejet dans mes propos. Il faut bien sûr intéresser ces gens à devenir des Québécois. En quoi mon propos entre-t-il en contradiction avec le fait de vouloir vendre le séparatisme aux « French Canadian living in La Belle Province of Quebec »?

    L’identité Québécoise n’est pas coulée dans le béton pour un individu. Au début, Guy Bertrand était un Québécois, mais quand il croyait en ses chances d’être nommé juge à la Cour Suprême, il est devenu un « French Canadian living in La Belle Province of Quebec » et depuis qu’il s’est apercu que les fédéraleux ne veulent plus rien savoir de lui, il est redevenu un Québécois. Au début, Jean Lapierre était un « French Canadian living in La Belle Province of Quebec » et braillait tellement il avait peur de perdre ses Rocheuses en 1980, il est devenu Québécois et a voté pour le OUI en 1995 et quand il s’est aperçu qu’il pouvait faire partie du pouvoir, il est redevenu un « French Canadian living in La Belle Province of Quebec ». Et je crois même qu’il pourrait redevenir un Québécois un jour.

    Pire encore, en les stigmatisant de la sorte tu leur donne en quelque sorte raison.

    Stigmatisation! Quel mot épeurant! Je suis dangereux! Un autre cliché fédéraleux!

    À SOUÈÈÈÈÈÈRE, ON FA PEUR AU MONDE, BOUH!

    Comme si la stigmatisation n’existait pas déjà au Québec!

    Il ne faut pas être mou, mais il ne faut pas non plus tordre le bras aux gens; ce ne serait ni démocratique ni moralement acceptable.

    Je n’ai jamais dit qu’il fallait tordre un bras aux gens. Où est le rapport? Il faut prendre le temps de convaincre les « French Canadian living in La Belle Province of Quebec » de devenir des Québécois. À mon avis, la séparation du Québec devrait se faire par référendum, avec un OUI gagnant avec la majorité de 50% plus 1 des gens formant la liste électorale (ho ho! Le méchant Davidg ne croit pas au 50% plus 1 des suffrages exprimés, pas pire pour un anti-démocratique comme moi qui veut tordre le bras des gens!)

    Monsieur Dufort, êtes-vous un Claude Morin des temps modernes? Je ne crois pas mais ça y ressemble en crisse! Claude Morin était très fort sur ce genre de raisonnement, on a compris par la suite pourquoi…

  12. On ne peut pas être à la fois un « French Canadian living in La Belle Province of Quebec » et un Québécois. Ces deux catégories sont mutuellement exclusives (déformation de mathématicien!). Ceux qui croient qu’on peut définir ces termes autrement sont soit des fieffés menteurs, soit des opportunistes ou soit des idiots.

    Es-tu obligé d’insulter tous ceux qui ne sont d’accord avec ta définition ridicule…

    En plus, selon toi, la majorité de la population du Québec n’est pas « québécoise ». Et tu ne trouves pas ca ridicule ?

  13. Monsieur Rioux

    Il est possible que certains trouvent mes termes insultants mais je ne peux pas les qualifier autrement.

    Bien sûr, je trouve ça ridicule que la majorité de la population du Québec ne soit pas Québécoise, pour le moment. C’est pour cette raison que le Québec n’est pas encore séparé!

  14. DavidG, l’expression « Québec dans la tête » correspond à une idée idéalisée ou utopique qu’on se fait du Québec, à l’aide de ses perceptions personnelles. Si vous avez lu Le Devoir depuis un mois, vous avez certainement parcouru les articles sur ce sujet. Il s’agit, pour eux, d’un exercice de consultation publique. Pour certains toutefois, le « Québec dans la tête » se substitue à la réalité et devient une vision dogmatique.

    Monsieur DadidG, je trouve que vous y allez un peu fort en tapant ainsi sur vos alliés objectifs que sont les autres souverainistes.

  15. DavidG a écrit: «Je n’ai jamais dit qu’il fallait tordre un bras aux gens. Où est le rapport? Il faut prendre le temps de convaincre les « French Canadian living in La Belle Province of Quebec » de devenir des Québécois.»

    Et vous espérez les convaincre en les méprisant de la sorte?

    DavidG a écrit: «Monsieur Dufort, êtes-vous un Claude Morin des temps modernes? Je ne crois pas mais ça y ressemble en crisse!»

    Votre paranoïa est déroutante.

    Ah oui. Et je ne suis pas contre le dégel des droits de scolarité, si cela peut vous fournir davantage de munitions.

  16. Bon d’accord, je retire mes propos concernant le « Québec dans la tête ». Cette vision dogmatique de centre-gauche syndicaleuse fémi-fasciste du Québec souverain a causé la perte du PQ lors des dernières élections. Mais ce n’est pas cette vision dogmatique que j’ai voulu illustrer par mes propos non plus.

    Pour illustrer le caractère non ethnique de mon propos, je dois ajouter que Amir Khadir est un Québecois mais que Stéphane Dion n’en est pas un.

    Je ne vois pas en quoi cela est insultant de traiter ces gens de “French Canadians living in La Belle Province of Quebec”, car cela décrit exactement ce qu’ils sont! Les fédéraleux devraient demander aux anglophones du ROC pourquoi ils préférent utiliser le terme “French Canadians living in La Belle Province of Quebec” plutôt que « Quebecker ».

    Pour un séparatiste, le terme « Québécois » n’est pas une insulte, alors le terme “French Canadian living in La Belle Province of Quebec” ne devrait pas insulter les fédéraleux. Pourquoi les fédéraleux ne seraient-ils pas fiers d’être des “French Canadian living in La Belle Province of Quebec” de la même façon que les séparatistes sont fiers d’être Québécois?

  17. Mon allusion à Claude Morin n’était qu’une taquinerie visant à illustrer votre raisonnement qui ressemble au discours hésitant de Claude Morin.

    Évidemment vous n’êtes pas un fédéraliste espion pour la GRC, comme Claude Morin!

    « Et je ne suis pas contre le dégel des droits de scolarité »

    Vous êtes donc en faveur de la stigmatisation des « ptits morveux d’étudiants pauvres », vous les méprisez, vous les rejetez et vous créez des classes des citoyens!

    Par contre, ce n’est pas parce que vous pensez ainsi que vous n’êtes pas un vrai Québécois. Faudra que les péquistes le comprennent!

  18. Bien sûr, je trouve ça ridicule que la majorité de la population du Québec ne soit pas Québécoise, pour le moment. C’est pour cette raison que le Québec n’est pas encore séparé!

    Et d’un coup de baguette magique, au lendemain de la séparation, tous le monde vont devenir des québécois 🙂

    Et oui c’est insultant quand tu me traites de « french-canadian », de fédéraleux, et de quoi encore. Je suis québécois, avec tous ce qui vient avec. Je suis en partie acadien, ma femme en partie irlandaise et c’est ca aussi être québécois. Toi tu en prends seulement une petite partie de ce que c’est d’être québécois et tu méprises le reste.

    Si tu as un problème d’identité, c’est TON problème.

  19. @davidg
    Avant de chiâler contre le degel des frais de scolarité, prends le temps de lire le texte suivant:

    http://www.antagoniste.net/?p=2133

  20. Christian Rioux,

    coudon, serais-tu un pusher d’influence pour David Gagnon?

    Hé hé!

  21. Tout le monde ne deviendra pas des Québécois lorsque le Québec sera séparé. Les « French Canadians living in the new fucking country of Quebec » qui veulent rester dans le Canada pourront déménager au ROC si ça leur chante, ce qui sera un bon débarras pour nous et une bonne chose pour eux!

    D’autres « French Canadians living in the new fucking country of Quebec » voudront rapatrier le Québec dans le Canada et fonderont, sous la houlette du PLQ, le mouvement déséparatiste, ce qui est tout à fait légitime et acceptable dans ce pays démocratique que sera le Québec.

    « Et oui c’est insultant quand tu me traites de « french-canadian », de fédéraleux? »

    Je ne vois pas en quoi cela vous insulte de vous faire appeler un « French Canadian living in La Belle Province of Quebec », surtout que vous avez vous-même dit que « le terme « Canadien-Francais » donne la définition exacte ». Je ne fais que répéter machinalement ce que vous dites, mais dans la bonne langue!

    Le terme « fédéraleux » est une réplique au terme « nationaleux » (comme si le séparatisme était synonyme de nationalisme, ce qui n’est pourtant pas la même chose!) utilisé par le très crédible intellectuel de drouate néo-conservatrice fédéraliste anti-syndical zélateur de Haine FM, Réjean Breton!

    Alors si un intellectuel chevronné comme Réjean « syndicaleux, nationaleux, péquOUIste, artOUIste » Breton peut utiliser le terme « nationaleux », pour dénigrer les séparatistes et si un autre intellectuel crédible de drouate néo-conservatrice, Maurice Dantec, peut traiter les séparatistes d’anti-sémites, je ne vois pourquoi un quidam insignifiant comme moi se gênerait d’utiliser le terme « fédéraleux »!

    Le fait que vous soyez un acadien et que votre femme soit d’origine irlandaise n’a rien à voir avec mon propos. Continuez à faire semblant de ne rien comprendre! Vous ne pouvez pas être un Québécois parce que vous n’êtes pas un séparatiste, point à la ligne!

    « Si tu as un problème d’identité, c’est TON problème. »

    Je n’ai aucun problème personnel d’identité, je suis un Québécois et je ne suis pas un « French Canadian living in La Belle Province of Quebec », tout cela est très clair dans ma tête et dans mes paroles.

    Par contre, c’est effectivement aux séparatistes eux-mêmes de vendre le séparatisme aux « French Canadians living in La Belle Province of Quebec » et pour le moment, les séparatistes ne font pas les choses de la bonne façon. C’est donc aux Québécois eux-mêmes de tenter de régler leur propre problème d’identité!

  22. Un autre exemple: il y a deux ans, David Gagnon était un Québécois. Maintenant, il ne l’est plus!

  23. SVP je crois qu’on a mieux à faire que de parler d’un idiot passant soi-disant de la gauche à l’extrême-droite en deux ans. Je suis en train de lire un texte de lui en ce moment-même où il faisait la grève, en 2005, et appuyait toutes les revendications des étudiants.

    Qui est David Gagnon?

    On ne le répétera jamais assez. Ce type est une ordure loufoque, rien de plus.

    Je te croyais meilleur argumentateur Christian. Citer le blogue-poubelle de David Gagnon, c’est pas fort…

  24. En passant, un séparatiste qui est un faveur du dégel est toujours un Québécois, ce que le PQ et les Verts Suicidaires ne comprennent pas! Après ça, y en a qui ont le culot de me dire que ma définition de « Québécois » n’est pas suffisamment « inclusive » (sic)!

    Le billet de David Gagnon sur le dégel est un véritable torchon qui ne fait que répéter ad nauseam la doctrine néo-libérale de l’Institut Économerdique de Montréal et qui démontre qu’il ne faut surtout pas donner encore plus d’argent aux universités québécoises, puisqu’ils vont le dilapider et qu’ils ne vont pas l’investir dans la qualité de l’enseignement.

    De plus, il dit la niaiserie suivante:

    « De plus, les frais de scolarité ridiculement bas au Québec ne semblent pas être un facteur qui augmente significativement le taux de diplomation. »

    Et par la suite, il présente un graphique où le Québec est classé 3e au Canada pour le taux de diplomation!

    3e sur 10 provinces, je trouve que le Québec fait belle figure en termes d’accessibilité à l’université. On est loin d’un échec total des frais de scolarité soi-disant trop bas. Mais ça doit être un hasard ou un miracle du Saint-Esprit!

    Je suis convaincu qu’en 1959, le Québec devait se classer 10e sur 10 provinces. Une progression remarquable en si peu de temps, mais qui ne fait pas l’affaire de l’IEDM!

    De plus, en 2001, le Québec était en deuxième place pour ce qui est de l’écart entre le taux de diplomation des 25-34 ans et des 55 ans, pas mal pour un échec retentissant!

    http://www.latribuduverbe.com/archives/2004/09/linstitut_economique_de_montre_1.html

    http://www.latribuduverbe.com/archives/2004/11/les_frais_de_scolarite_et_le_f.html

    ( Vous allez voir dans ce texte à quel point les anglophones sont maltraités par les séparatistes anti-sémites. C’est scandaleux! )

    Mais vous savez, ça va beaucoup trop bien. Crissez dehors ces pauvres que les riches ne peuvent endurer. Il y a trop de crisses de p’tits morveux d’étudiants pauvres à l’université, il faut donc crisser les hosties de pauvres dehors pour réduire le nombre total d’étudiants! Il ne faut surtout pas rendre plus rigoureux les critères académiques pour empêcher les gosses de riches pas suffisamment intelligents d’y être admis, NOOOOOOOOOOOONNN!

  25. Un extrait du premier lien que j’ai envoyé:

    « Rappelons un fait historique élémentaire. Le rapport de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme publié en 1965 avait révélé que les francophones arrivaient au 12e rang sur 14 dans l’échelle des revenus selon l’origine ethnique, avant les Italiens et les Amérindiens. Très peu de francophones avaient accès à une éducation post-secondaire à l’époque. Cette cohorte plus âgée continue d’infléchir le taux de diplomation global à la baisse. La situation change drôlement quand on découpe les chiffres sur le taux de diplomation en fonction des tranches d’âge pour observer l’évolution qu’il y a eu dans les dernières décennies. »

    Mais les scientifiques (sic) objectifs (sic) de l’IEDM n’ont pas cru bon de tenir compte de cet état de fait lors de leur soi-disant étude! Pendant ce temps, les perroquets des médias continuent de nous seriner ad nauseam cette campagne de progande mensongère et haineuse contre les étudiants!

    Ah que c’est merveilleux de la science non-partisane!

    Quand on a le culot d’accepter sans protester de financer des guerres impérialistes inutiles, la guerre aux drogues et la répression policière des faux crimes sans victimes (suicide assisté, prostitution adulte, fumer dans les bars pour adultes), je ne vois pas en quoi le gel des frais de scolarité est un gaspillage de fonds publics!

  26. DavidG: «Mon allusion à Claude Morin n’était qu’une taquinerie visant à illustrer votre raisonnement qui ressemble au discours hésitant de Claude Morin.»

    Je suis loin d’être hésitant. J’ai fait le tour de la question de la souveraineté depuis l’échec de 1995 (à l’époque j’étais très militant mais j’ai arrêté pendant 10 ans), j’ai analysé le phénomène ADQ, les faiblesses du parti Libéral depuis le dépare d’Allaire, les problèmes du nationalisme civique (un oxymoron), etc. Je suis d’ailleurs contre l’approche référendiste et étapiste issue de la doctrine Morin. Je ne suis pas en faveur du discours RINiste radical ou de la déclaration unilatérale (souveraineté instantanée). Je crois plutôt à une poursuite de l’émancipation québécoise, par tous les moyens, suivant le modèle norvégien.

  27. Vous me rassurez, monsieur Dufort. C’est bien!

  28. « Éric Grenier, un drôle de nom pour un anglophone, quand même! Hé hé! »

    Je suis français, bien sur, mais au terme de la langue, je suis anglophone! 🙂

  29. Dans son dernier livre, Mathieu Bock-Côté (doctorant en sociologie à l’UQAM) critique avec beaucoup d’éloquence le modèle multiculturel dont vous parlez dans ce billet.

    Sa thèse de doctorat porte justement sur cette problématique.

    On peut l’entendre en entrevue sur le site des publications universitaires.
    http://www.publications-universitaires.qc.ca/?p=23

    GL

  30. Le problème avec Bock-Côté, c’est que c’est un vieux réactionnaire de droite qui tient le même discours passéiste depuis des années. Un peu comme ton ami David Gagnon, d’ailleurs (sauf que Bock-Côté assume ses idées de droite, contrairement à Gagnon qui est tout mêlé dans sa petite tête).

    S’il a quelque chose d’intéressant à dire, c’est qu’il a beaucoup changé.

  31. Monsieur Grenier,

    Je vous félicite pour votre position politique intellectuellement réfléchie, qui s’explique en partie par la présence de racines francophones dans votre terre natale, ce qui n’est pas le cas pour la quasi-totalité des anglophones du West-Island.

    Bienvenue tout de même dans le club de David Payne, David Levine et du regretté Richard Holden (suicide), des anglophones qui sont devenus des vrais Québécois.

    Les Québécois peuvent très bien tenter de convaincre les « French Canadians living in La Belle Province of Quebec » des bienfaits de la séparation, car cela serait bénéfique pour eux.

    Cependant, vous faites fausse route lorsque vous tentez de convaincre les anglophones du Québec des effets bénéfiques de la séparation pour le Québec.

    Il faut admettre ce fait: il n’est pas dans l’interêt des anglophones du Québec d’appuyer la séparation du Québec, et c’est tout à fait compréhensible, car la séparation leur fera perdre plusieurs privilèges consentis par la citoyenneté canadienne. Il faut avoir l’honnêteté d’admettre cet état de fait qui crée un vote raciste anti-séparatiste tout à fait légitime, élection après élection, référendum après référendum.

    Ce que vous devriez faire plutôt, c’est d’utiliser l’approche de l’ex-député du PLQ dans « Notre-Dame of Grace » Reed Scowen qui, dans son livre « Le temps des adieux – Plaidoyer pour un Canada sans le Québec », fait la promotion du séparatisme en expliquant comment la séparation du Québec favorisera les intérêts du ROC (Rest of Canada).

    http://www.radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/31/31602.htm

    Voici quelques avantages, de mon cru, de la séparation du Québec pour le ROC.

    1) L’anglais sera la seule langue officielle au Canada. Enfin, la paix!

    2) Le Québec va perdre ses Montagnes Rocheuses mais pas le Canada! Gnagnagna gnagna gna!

    3) Le service militaire obligatoire pour tous les Canadiens avec les dépenses militaires comme priorité gouvernementale principale, suivi de la police et du financement des églises protestantes.

    4) Le rétablissement de la peine de mort au Canada.

    5) L’abolition de l’avortement.

    6) L’abolition du mariage gai.

    7) L’Alberta n’aura plus à partager ses richesses pour financer les maudits programmes sociaux des bs socialistes du Québec.

    8- Le Québec est moins riche que la moyenne canadienne. Bon débarras si le Québec part, ça va amoindrir le dékésélibwe fiskhâl pour les autres provinces.

    9) Le retrait définitif du Canada du protocole de Kyoto. Interdiction de Greenpeace au Canada, pour « complot socialiste ».

    10) La prison pour adultes pour les enfants de plus de 8 ans commettant un acte criminel.

    11) Le protestantisme deviendra la religion d’État au Canada, comme était le catholicisme au Québec il y a plus de 50 ans.

    12) La castration physique de tous les adultères masculins. Pour les femmes adultères, l’excision du clitoris.

    13) L’abstinence avant le mariage et l’abolition des pilules contraceptives, ce qui diminuera les dépenses pour les condoms.

    14) Droit de vote, de conduire, de mariage et de sexe marital à partir de 21 ans.

    15) Prohibition complète de la cigarette, de l’alcool et du pot.

    16) Décentralisation progressive du pouvoir vers les provinces.

    17) Abolition du statut d’autochtone.

    18) Abolition des parcs nationaux qui coûtent trop cher au contribuables.

    19) Fin du multiculturalisme et du statut d’immigrant réfugié. Seuls les Américains et les citoyens des nations du Commonwealth pourront immigrer au Canada.

    20) Abrogation du rapatriement de la Constitution de 1982. Retour à la soumission à la Couronne britannique.

    21) Fin du Bloc Québécois, du NPD et du Parti Vert. Bipartisme obligatoire entre « Tories » et « Liberals ».

    22) Libre ciculation de toutes les armes chez les adultes de 21 ans et plus.

  32. Louis, je trouve que tu y vas un peu fort en qualifiant David Gagnon, d’ « ami de Guillaume Lamy », faut pas exagérer!

    En ce qui concerne ce prétencieux de Bock-Côté, c’est vrai que c’est un réactionnaire de droite, mais au moins il est séparatiste et son point de vue sur la question est le bienvenu, même si je ne suis pas d’accord avec lui. On peut en dire autant de Joseph Facal, Jacques Brassard et même de Mario Dumont, quand celui-ci redeviendra séparatiste!

  33. Guillaume Lamy fait partie des anciens collaborateurs de David Gagnon sur son blogue de gauche-mêlée manumilitari.net; je ne sais pas s’ils sont toujours amis. Mais j’ai rien contre toi Guillaume si tu es de bonne foi.

    Par ailleurs, j’aime pas le mot « séparatiste ». C’est le mot utilisé par les dénigreurs des indépendantistes. Le séparatisme, c’est l’idéologie de la séparation, et on n’est pas séparatiste mais plutôt indépendantiste car le but n’est pas la séparation mais plutôt la maîtrise de son destin.

    Mais Bock-Côté est peut-être un « séparatiste », tout comme l’ordure qu’est Josef Facal. Quant à moi, des droitistes qui veulent que le Québec soit un pays sans que ça ne change quoi que ce soit aux inégalités sociales – bref qu’on se fasse crosser en français plutôt qu’en anglais – sont une plaie toute aussi béante que les soi-disant autonomistes mêlés à la traîne de Dumont.

  34. Cher Louis,
    tu n’aimes pas Joseph Facal et je n’aime pas Amir Khadir. Tu n’aimes pas les Lucides et je n’aime pas les Solidaires. On est quitte? Hi hi hi.

  35. Davidg,

    « Il faut admettre ce fait: il n’est pas dans l’interêt des anglophones du Québec d’appuyer la séparation du Québec, et c’est tout à fait compréhensible, car la séparation leur fera perdre plusieurs privilèges consentis par la citoyenneté canadienne. »

    Je suis totalement en désaccord. C’est certaine que un Québec souverain va respecté les droits de la minorité anglophone. C’est tout d’effet possible et préfèrable que on explique aux anglophones que le Québec souverain et meilleure pour eux parce que un Québec souverain va fonctionné mieux.

    « la promotion du séparatisme en expliquant comment la séparation du Québec favorisera les intérêts du ROC (Rest of Canada). »

    Ca fait pas de sens, ça. Pour les anglophones qui vivre au Québec, les avantages pour la ROC sans Québec donne rien pour eux. Oui, certainement, pour les anglophones au Canada anglais c’est une bonne stratégie, mais pas pour les anglophones au Québec.

  36. @Louis

    « j’aime pas le mot « séparatiste ». C’est le mot utilisé par les dénigreurs des indépendantistes. Le séparatisme, c’est l’idéologie de la séparation, et on n’est pas séparatiste mais plutôt indépendantiste car le but n’est pas la séparation mais plutôt la maîtrise de son destin. »

    Mon utilisation du mot « séparatiste » est un sarcasme pour me moquer des campagnes de peur fédéraleuses autour de ce vilain mot! Évidemment, je suis un indépendantiste!

    Quand j’utilise le mot « séparatiste », je l’emploie comme synonyme de « indépendantiste », même si je comprends très bien la distinction que tu fais entre ces deux termes.

    Par contre, je n’aime pas le terme « souverainiste » (si je l’ai employé, c’est mon erreur) ou pire encore, j’abhorre profondément le terme « nationaliste » qui n’est pas du tout un synonyme de « indépendantiste ».

    Il faudra que les forces séparatistes comprennent un jour qu’il ne faut pas nécessairement être nationaliste pour être indépendantiste.

  37. @Louis

    « Mais Bock-Côté est peut-être un « séparatiste », tout comme l’ordure qu’est Josef Facal. Quant à moi, des droitistes qui veulent que le Québec soit un pays sans que ça ne change quoi que ce soit aux inégalités sociales – bref qu’on se fasse crosser en français plutôt qu’en anglais – sont une plaie toute aussi béante que les soi-disant autonomistes mêlés à la traîne de Dumont. »

    D’accord avec toi, mais il faudra bien l’appui de ces drouatistes pour faire la séparation du Québec, sinon le projet séparatiste sera voué à l’échec! Quand est-ce que les péquistes et les Verts Suicidaire vont comprendre une telle évidence?

    En ce qui concerne la direction politique que prendre un Québec indépendant, on tentera de régler le cas de ces drouatistes APRÈS que la séparation sera réalisée.

  38. Monsieur Grenier

    « C’est certaine que un Québec souverain va respecté les droits de la minorité anglophone. C’est tout d’effet possible et préfèrable que on explique aux anglophones que le Québec souverain et meilleure pour eux parce que un Québec souverain va fonctionné mieux. »

    Ce raisonnement ne peut pas s’appliquer à la grande majorité des anglophones du Québec qui se foutent éperdument du Québec et de la langue française.

    De plus, il est illusoire de penser que l’anglais sera une langue officielle dans un Québec indépendant et que les anglophones auront les mêmes privilèges qu’en ce moment. Seul le français sera une langue officielle dans un Québec indépendant.

    Les anglophones du Québec ont tout intérêt à ce que le Québec reste dans le Canada. C’est une colossale perte de temps que d’essayer de convaincre les anglophones du Québec alors que ce n’est pas dans leur intérêt que le Québec quitte le Canada. Le vote raciste anti-séparatiste des anglophones du Québec, tout à fait compréhensible et légitime, en est une preuve éloquente!

    « Pour les anglophones qui vivre au Québec, les avantages pour la ROC sans Québec donne rien pour eux. Oui, certainement, pour les anglophones au Canada anglais c’est une bonne stratégie, mais pas pour les anglophones au Québec. »

    Absolument, mais si on convainc les anglophones du ROC que la séparation est une bonne chose, le ROC déploiera beaucoup moins d’efforts pour empêcher cette séparation. Le but de cette manoeuvre est d’affaiblir le camp du NON.

  39. @david

    1) L’anglais sera la seule langue officielle au Canada. Enfin, la paix!

    Et qu’est-ce que tu fais du million de francophones hors-québec ?

    3) Le service militaire obligatoire pour tous les Canadiens avec les dépenses militaires comme priorité gouvernementale principale, suivi de la police et du financement des églises protestantes.

    4) Le rétablissement de la peine de mort au Canada.

    5) L’abolition de l’avortement.

    6) L’abolition du mariage gai.

    9) Le retrait définitif du Canada du protocole de Kyoto. Interdiction de Greenpeace au Canada, pour « complot socialiste ».

    10) La prison pour adultes pour les enfants de plus de 8 ans commettant un acte criminel.

    11) Le protestantisme deviendra la religion d’État au Canada, comme était le catholicisme au Québec il y a plus de 50 ans.

    12) La castration physique de tous les adultères masculins. Pour les femmes adultères, l’excision du clitoris.

    13) L’abstinence avant le mariage et l’abolition des pilules contraceptives, ce qui diminuera les dépenses pour les condoms.

    14) Droit de vote, de conduire, de mariage et de sexe marital à partir de 21 ans.

    15) Prohibition complète de la cigarette, de l’alcool et du pot.

    16) Décentralisation progressive du pouvoir vers les provinces.

    17) Abolition du statut d’autochtone.

    18) Abolition des parcs nationaux qui coûtent trop cher au contribuables.

    19) Fin du multiculturalisme et du statut d’immigrant réfugié. Seuls les Américains et les citoyens des nations du Commonwealth pourront immigrer au Canada.

    20) Abrogation du rapatriement de la Constitution de 1982. Retour à la soumission à la Couronne britannique.

    21) Fin du Bloc Québécois, du NPD et du Parti Vert. Bipartisme obligatoire entre « Tories » et « Liberals ».

    22) Libre ciculation de toutes les armes chez les adultes de 21 ans et plus.

    Tu délires complètement. C’est pas avec des propos comme ca qu’on va te prendre au sérieux. La majorité des canadiens partagent des valeurs semblables à la majorité des québécois. Seule la langue est différente. Alors que les américains ont des valeurs très différentes

    @louis
    Le terme séparatiste est le bon terme et c’est celui qui est utilisé partout dans le monde pour définir les groupe qui réclamement le partitionnement d’un état. Le PQ a toujours essayé de trouver des mots plus « soft » pour éviter de faire peur au monde, comme « souverainiste »

  40. @davidg

    Le vote raciste anti-séparatiste des anglophones du Québec, tout à fait compréhensible et légitime, en est une preuve éloquente!

    Quand tu les traites comme tu le fait, comment veux-tu qu’ils adèrent à ton projet qui les exclus dès le départ. C’est pas parce qu’ils sont racistes, mais plutôt parce que des gens comme toi les traitent comme une race inférieure et souhaite leur expulsion d’un Québec séparé. C’est normal qu’ils n’appuient pas le projet.
    Tous les séparatistes ne sont pas comme toi. Pour certains d’entre-eux, les anglais font partie du québec et auraient leur place dans un québec séparé, mais ils sont minoritaires dans votre mouvement.

    Et cE’st justement pour ca que ce projet ne peux pas marcher, parce que ceux qui y croient y croient pour des raisons différentes. Certains (comme Facal) en feraient un république de droite, d’autres comme Falardeau, un société gauchiste anarchiste et anglophobe.

  41. Pour que l’indépendance du Québec se fasse, politiquement, il faut sortir des voies sans issue. Comme par exemple:

    1) La coalition « arc-en-ciel »
    Cette idée de former plusieurs partis souverainistes et de les coaliser dans un effort commun a été maintes fois évoquée. Toutefois, c’est un objectif très difficile à atteindre dans l’état actuel des choses. Le Conseil de la souveraineté n’est pas assez neutre, idéologiquement (il est très à gauche). Le mode de scrution et de formation du gouvernement pénalise la fragmentation du vote souverainiste. Mais on ne pourra pas empêcher l’étalement des idéologies économiques, alors il faudra prendre note.

    2) Le parti « tout-en-un »:
    Lorsque le PQ a été fondé, à une époque où le Québec surfait sur la vague de la Révolution tranquille, qui aurait cru que le paysage politique serait aussi éclaté 30 ans plus tard? Difficile de faire tenir des souverainistes de gauche, du centre, de droite dans le même parti, dans le même moule. Difficile de rejoindre les RINistes nostalgiques, les étapistes, les autonomistes sortis du placard avec les mêmes discours.

    3) Convaincre tout le monde des bienfaits du « socialisme »:
    Lévesque a déjà affirmé qu’il voyait dans un Québec libre un idéal socialiste. Toutefois, il faut quelque peu tempérer cette affirmation; le « socialisme » de Lévesque, c’est de la social-démocratie classique, assortie de la nécessaire nationalisation des ressources stratégiques à l’époque du « maître chez nous ». Ce n’est pas l’abolition du capital et de la propriété individuelle. Le socialisme tel qu’évoqué par certains militants ressemble plus au marxisme militant ou à l’utopie de l’état-providence-bienfaiteur-tuteur, qu’à la social-démocratie de Jean Lesage. Je n’embarque pas dans cette galère anti-capitaliste et je ne suis pas le seul.

    4) L’autonomisme comme tremplin vers l’indépendance:
    Je ne crois pas que l’autonomie est un projet qui tienne la route, en particulier du point de vue constitutionnel (car sans gains constitutionnels, tout gain autonomiste demeure précaire). Je ne crois pas qu’on puisse passer d’un « Québec-province » à un « Québec-autonome », puisqu’il s’agira de gains symboliques et de spin politique. Tout projet qui ne permet pas la transformation du Québec-province en un Québec-état (que ce soit dans un Canada reconfiguré, par l’octroi d’un statut particulier ou à travers un rapatriement de pouvoirs législatifs) n’est pas digne de mention, puisqu’il ne nous apporte aucune NOUVELLE marge de manoeuvre.

  42. Ah parce que tu crois que si tu est l’immigrant, tu vas adopter immédiatement l’étiquette locale?

    Les Québécois en Floride, est-ce qu’ils sont Américains?

    Je vis en Allemagne. Je suis, de manière civique, Allemand car j’ai choisi de vivre dans ce pays et c’est chez moi.

    Mes voisins sont-ils d’accord? Jamais dans 100 ans. Pour eux, je suis un Ausländer, un étranger et je vais le rester jusqu’à ma mort. Je ne suis même pas « à la maison » ici.

    Ma mère est-elle d’accord? Non. Pour elle, je suis né au Québec et je suis donc Québécois.

    Et toi Louis? Quelle étiquette colles-tu à mon identité?

    Ça m’insulte d’être traité comme un étranger, ça m’insulte cette étiquette de seconde classe dans le front.

    Ne dis pas « Tu n’es pas Allemand » car tu viens de te prendre à ton propre jeu. Tu condamnes l’absence d’attachement identitaire des immigrants envers le Québec alors ne viens surtout pas me lancer des roches pour m’identifier à mon nouveau pays.

  43. Berliner a écrit: «Les Québécois en Floride, est-ce qu’ils sont Américains?»

    Ils sont, pour la plupart, des estivants.

  44. J’aime tellement cela prendre M. Rioux en défaut quand il donne des leçons de français. Comme lorsqu’il dit…

    Le terme séparatiste est le bon terme et c’est celui qui est utilisé partout dans le monde pour définir les groupe qui réclamement le partitionnement d’un état. Le PQ a toujours essayé de trouver des mots plus « soft » pour éviter de faire peur au monde, comme « souverainiste »

    C’est faux: Radio-Canada titre « Des indépendantistes impatients » en parlant du Kosovo.

  45. Radio-Canada est un nid de séparatistes. J’en sais quelque chose. J’en connais plusieurs.

    Et en plus Radio-Canada, quoique bien mieux que TQS ou TVA pour la qualité du français, n’est pas une référence absolue. Ils ne font pas encore la différence entre un ouragan et un clyclone.

    As-tu déjà entendu parler d’indépendantistes tchétchènes ? Rarement. Il a toujours été question des séparatistes tchétchènes.

  46. Pourquoi veut tu qu on se percoit comme kbkois. Je reste depuis 30 ans au Saguenay et tout le monde me demande de quelle nationalité je suis. Dernierement j’ai fais remarquer à un flot de 20 ans que j’étais ici ben avant lui sti.

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