Une idée excellente (même si Power Corporation n’aime pas)

Contrairement à Patrick Lagacé, qui continue son oeuvre pathétique de démolition de tout ce qui n’est pas apprécié par ses patrons de Power Corporation inc., je trouve l’idée de Pauline Marois excellente, même si à mon avis elle ne va pas assez loin.

Il est impératif de franciser les immigrants, et l’idée de « deal » entre l’État et ceux-ci – où l’État fournit gratuitement les cours de français mais où l’immigrant accepte en contre-partie de l’apprendre – est tout à fait géniale et très motivatrice. Et ceux qui refusent d’apprendre le français, c’est-à-dire ceux qui refusent de s’intégrer et de réellement adopter leur nouvelle patrie, ne pourraient se présenter aux élections, par exemple.

Mais je crois que Marois ne va pas assez loin et prend un risque, c’est-à-dire celui de se faire accuser de vouloir créer deux classes de citoyens. La solution est simple: le statut de citoyen ne doit être accordé qu’APRÈS avoir démontré le bon vouloir de l’immigrant. C’est-à-dire qu’on doit mettre fin à la situation loufoque où un immigrant fraîchement débarqué (et qui ne connaît souvent rien à son pays d’accueil ni à ses valeurs) peut aller voter et où son vote vaut autant qu’un citoyen habitant ici depuis sa naissance.

En clair, il suffirait d’offrir une sorte de permis de séjour prolongé et conditionnel à TOUS les immigrants. Celui-ci deviendrait permanent si au bout d’une certaine période ceux-ci sont en mesure de passer avec succès un examen de français avec quelques questions sur nos valeurs, nos lois, etc. Et jusqu’au moment de l’examen, les immigrants jouiraient des mêmes droits que les citoyens, sauf celui de voter et de se présenter aux élections.

Il est grand temps de sortir du marasme où nous enferment des bien-pensants comme Patrick Lagacé et d’autres arrivistes de La Presse (Gesca inc. et Power Corporation inc.) qui travaillent activement à la poursuite du statu quo tant souhaité par ceux qui font assez d’argent actuellement pour s’opposer à tout ce qui pourrait s’appeler « changement ». Le projet de Marois est certes incomplet, mais c’est un point de départ nécessaire et indispensable si on espère permettre au fait français et à la culture québécoise de survivre.

AJOUT:

Voici un petit extrait de la dernière merde de André Pratte, un autre chien-de-poche de Power Corporation:

(À ce sujet: n’y a-t-il pas quelque chose de choquant à ce que Mme Marois, qui n’est pas parvenue à apprendre l’anglais en 58 ans, veuille imposer aux immigrants d’apprendre le français en trois courtes années, sous peine de perdre leurs droits?)

Question: N’est-il pas choquant que M. Pratte, qui n’est pas parvenu à apprendre le chinois en 50 ans, veuille empêcher les Québécois de se donner les moyens de protéger leur langue?

En quoi est-ce qu’une personne devrait parler anglais (ou une quelconque langue étrangère) pour avoir le droit de vouloir défendre la langue et la culture de son peuple? Quel est le rapport entre Marois qui ne parle pas bien une langue étrangère et le fait qu’elle espère promouvoir le français au Québec?

Aucun, évidemment. Sauf quand on s’appelle André Pratte ou Patrick Lagacé, et qu’on est payé pour défendre les intérêts de Power Corporation inc., une compagnie pancanadienne dont les intérêts financiers pèsent de plus en plus vers l’ouest et qui a tout à fait avantage à éviter l’élection d’un gouvernement québécois trop audacieux.

Au fait, est-ce que vous parlez le mandarin? Si non, HONTE SUR VOUS; vous ne devriez plus défendre le français si vous ne le parlez pas! (Incroyable ce que La Presse permet qu’on publie comme conneries…)

AJOUT:

Patrick Lagacé ne prend pas la critique!

J’ai tenté à plusieurs reprises de laisser un commentaire sur son « blogue ». Des commentaires plutôt anodins, du style « Je crois que tu as tort Patrick. J’ai écrit une réponse détaillée sur mon blogue à l’adresse suivante [avec le URL] ». Bref, rien de très controversé.

Mais, voyez-vous, M. Lagacé n’a pas publié ce commentaire. Alors je lui ai écrit, et je lui ai expliqué que ce n’est pas lui que je qualifie de pathétique, mais plutôt son action d’acharnement contre Pauline Marois et que j’ai du respect pour lui. Je lui ai demandé de publier mes commentaires. Encore un refus.

Alors, je crois qu’on peut conclure que Lagacé n’est pas différent de quelqu’un comme Élodie G. Martin: ce sont des gens qui n’acceptent pas la critique et qui ne bloguent pas selon leurs idées mais avec un agenda clair et au service d’organisations (Gesca-Power pour Lagacé et l’ADQ pour Élodie) ayant des intérêts politiques.

Sa crédibilité vient d’en prendre un coup selon moi.

Conclusion:

Bon, j’ai parlé à Patrick Lagacé et il semblerait que ce soit un modérateur qui ait « accidentellement » filtré mes commentaires. Disons que je trouve l’accident un peu facile, surtout quand il est répété à plusieurs occasions, mais Patrick Lagacé a publié lui-même un de mes commentaires et donc je me dois ici de dire que ce n’est probablement pas lui qui décide de ce qui est correct de publier et de ce qui ne l’est pas.

Bref, tout ça pour dire que des accidents peuvent arriver, et qu’ils arrivent peut-être plus souvent quand on est en désaccord avec l’auteur, mais qu’à la fin Patrick Lagacé permet qu’on soit en désaccord avec lui.

Ouf… Mais là, on s’éloigne du sujet initial, ne trouvez-vous pas?

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56 Réponses

  1. Je reviendrai car je n’ai pas le temps d’élaborer, étant au travail. Je n’ai pas encore lu ton texte, Louis. Ce soir, promis.

    Je fais juste affirmer ici que je suis sceptique sur la proposition d’interdire l’action politique à ceux qui n’ont pas passé le test du français les estampillant officiellement « citoyens québécois ». De un, ça paraît bizarre venant d’une dame à qui on reproche de mal parler anglais, que ce soit vrai ou faux. De deux, ça a l’air d’une stratégie politique à long terme, comme les fusions municipales, ayant pour but de réduire au silence la gang d’anglos de l’Ouest de Montréal. De trois, les Québécois voteraient-ils pour quelqu’un qui ne parle pas un mot de français? Je trouve tout ça un peu n’importe quoi.

    Peut-être me convaincras-tu, Louis. À plus tard.

  2. Tu as raison Louis. Dans le mémoire que moi et mes amis avont préparé en vue de la Commission Bouchard-Taylor, nous proposons la création d’une résidence temporaire de trois ans, qui serait préalable à l’obtention de la résidence permanente. C’est après celle-ci que le dossier de l’immigrant serait étudié. Pendant ce délais, la personne aurait accès à un permis de travail, à la francisation, aux programmes d’employabilité et à l’aide financière aux études, mais seulement si elle les poursuit dans un établissement francophone (présentement, 80% des immigrants reçus qui fréquentent McGill ou Concordia en bénéficiant de nos frais de scolarité particulièrement bas et de nos prêts et bourses quittent le Québec une fois leur diplôme obtenu). Ceci ne ferait pas de nous des monstres : en Australie, cette résidence temporaire est de cinq ans. Le Canada est en fait le pays qui remet le résidence permanente le plus rapidement, c’est à dire tout de suite après la sélection. Trois ans après, on a accès à la citoyenneté. AUCUN autre pays au monde ne fait si vite.

    Seulement, c’est présentement le fédéral qui émet le statut de résident permanent. La solution n’est donc pas réalisable sans le rapatriement complet de la compétence ou la souveraineté.

    Je militais au PQ en 2001. On avait alors étudié la possibilité d’étendre au Cégep les dispositions de la loi 101. L’argument évoqué pour battre la proposition était le suivant : Bernard Landry va tenir un référendum bientôt. Autant ne pas nuire à nos chances auprès des immigrants et attendons de pouvoir régler toutes ces choses une fois le Québec souverain.

    Pauline Marois fait la démarche contraire. Elle fait le pari que c’est en « challengeant » le système dès maintenant, en posant à partir d’aujourd’hui des gestes qui renforcent la québécitude que la marée souverainiste reviendra. Et ça ne s’arrêtera pas là. Je comprends de Pauline Marois qu’elle a décidé de cesser de simplement « parler de souveraineté » pour plutôt « faire de la souveraineté ». En posant ces gestes, je pense sincèrement qu’elle nous rapproche bien plus d’un référendum que le simple fait d’en promettre un.

    Qu’en penses-tu ?

  3. Ce serait tellement plus simple si le Québec était indépendant et que l’État ne finançait que des services publics francophones et laïcs, et que les gens qui veulent d’autres types de services se le payaient avec leur propre fric.

    Mais dans le contexte actuel, la solution de Marois est irréalisable et anticonstitutionnelle. Ce projet va mourir au feuilleton.

    Il faut accepter le fait que l’anglais demeurera une langue officielle au Québec tant que celui-ci ne se séparera pas du Canada. C’est le prix à payer pour refuser sa propre indépendance.

    En ce qui concerne la Presse à Desmardais, ça fait partie de leur sale boulot de faire des campagnes de salissage anti-québécois! Circulez, y a rien à voir!

    En ce qui concerne ce petit merdeux de André Pratte, son affirmation la plus ridicule est la suivante:

    « Imaginez la réciproque: un Québécois unilingue français déménage en Alberta. Trouverait-il juste qu’on le prive de ses droits fondamentaux en raison de sa méconnaissance de l’anglais? »

    Monsieur Pratte, en quoi consiste les véritables droits fondamentaux des unilingues francophones en Alberta? Pas grand-chose. Ils ont pas mal moins de droits que les unilingues anglophones en ont et en auraient au Québec, même avec la proposition de Marois. Pourtant, le français est supposé être une langue officielle au Canada.

    Tenez-vous le bien pour dit: l’anglais est la seule véritable langue officielle au Canada!

  4. Ouin… Je viens de lire Louis, Lagacé, Pratte et vos commentaires.

    Pratte et Louis ont quelque chose en commun! Ben oui, ils trouvent géniale la stratégie du PQ.

    Je ne suis pas payé par Gesca, mais je me rapproche – honte sur moi! – de Lagacé: la proposition est électoraliste, une surenchère, à la remorque des positions de l’ADQ. Après des années à tenter de courtiser les immigrants, le PQ fait ce que je reproche à l’ADQ: antagoniser les Québécoise de souche et les immigrants. Comme Lagacé, j’ai de la misère à croire que la base péquiste soit derrière ce projet.

    Je reste sur ma position initiale: c’est un peu n’importe quoi comme première tentative sur le terrain identitaire. Personne ne se présentera aux électeurs québécois sans parler français et, à ce que je sache, les immigrants « fraichement arrivés » ne peuvent pas voter de toutes façons avant d’être devenus citoyens canadiens. Le but est donc avant tout d’empêcher les « étrangers du Canada » de venir voter ici ou de financer les partis du Québec. Si c’est pour empêcher la triche du dernier référendum, comme le Love In et l’augmentation circonstancielle d’octrois de citoyennetés dans les semaines précédent le dernier référendum, je n’ai rien contre, du point de vue partisan et stratégique. Mais c’est pas vraiment basé sur une idéologie autre que la peur de l’Autre ou des Anglas, si on peut appeler cela une idéologie. Pas besoin que toute politique soit mue par l’idéologie, mais ici on dirait plus un calcul politique qu’autre chose, pas quelque chose qui vient des trippes.

    Je sais pas, mais le message aurait pu être que tous les Québécois ont le droit de parler français et que l’État québécois s’engage à l’enseigner aux immigrants. Ça aurait plus l’air d’une message de bienvenue que d’une fermeture sur soi.

    Je suis d’accord pour appliquer la Loi 101 aux entreprises de moins de 50 employés. Je ne suis pas contre une citoyenneté québécoise, en attendant l’indépendance et une vraie citoyenneté québécoise.

    Je sais pas. Je le sens pas ce coup là de Marois. Je vais dire comme Davidg, ça serait tellement plus simple si on la faisait cette foutue indépendance!

  5. Heureusement pour mon âme, il semble que mon point de vue se rapproche aussi de celui de Michel David, de Devoir, que je viens de lire:

    http://www.vigile.net/Une-idee-saugrenue

  6. C’est vrai que l’idée d’investir davantage en la francisation est essentiel au maintien du français et de l’identité québécoise. Mais, les modalités sont discutables.

    Si une circonscription veut un député anglophone pour la représenter, en quoi est-ce un problème? C’est la démocratie qui joue son rôle.

    Tout ça est de l’ordre du symbole, rien de plus.

    Mais, oui il faut franciser les immigrants, à grand frais s’il le faut. Les avantages d’une intégration sont énormes pour les immigrants et pour toute la société.

    gs

  7. Et la francisation de la société en général ne franciserait pas aussi les immigrants? Si plus de Québécois parlaient un français convenable, les nouveaux arrivants n’en feraient-ils pas autant?

    À mon avis, cet article de loi a aussi un autre but: détruire le système de donation du lobby hassidim d’Outremont, qui a failli influencer le gouvernement libéral à financer entièrement les écoles privées juives il y a quelques années. Moi, je trouve ça louche de vouloir retirer le droit aux gens de financer un parti sous prétexte qu’ils ne parlent pas français.

  8. J’crois que t’as raison, et chu d’accord que les immigrants doivent être francisés, bien-sûr avant leur participation dans les élections municipales etc. Et un carte de séjour temporaire jusqu’au on preuve qu’on est assez francisé, ce semble bonne idée, à moins une intéressante, mais à même temps il évoque un peu de peur pour en considérer, je sais pa pourquoi.

  9. La francisation vise à inculquer aux non-francophones un niveau FONCTIONNEL de maîtrise du français. Autrement dit, il faudrait que tout le monde soit en mesure de fonctionner dans une société où les services devraient se donner en français, que ce soit en lisant l’affichage public, en demandant une question à un agent de police ou en achetant des billets d’autobus.

    C’est sûr que pour trouver un emploi intéressant, en vente par exemple, il faut atteindre un niveau de français plus étoffé. Cela est vrai pour les immigrants, mais pour les Québécois de souche aussi. Il faut être réaliste, l’enjeu ici n’est pas de former des petits Molière mais de donner à tous les outils nécessaires pour atteindre le « premier barreau de l’échelle sociale », soit la capacité de fonctionner, même minimalement, dans une société dont la langue commune (le ciment social) est le français.

  10. Bah en favorisant l’immigration des pays du Maghreb et en offrant de nombreux cours de français aux arrivants, n’est-ce pas ce que l’on fait? J’ai vu des gens de la communauté marocaine qui ne parlaient pas un mot de français avant de suivre des cours et qui, grâce à l’aide de gens de leur communauté, parlent un français de meilleure qualité que la moyenne maintenant. C’est un petit exemple, car ce n’est pas le cas partout. Mais il me semble que la mesure de Jean Charest de favoriser l’intégration d’abord par les communautés culturelles, et ensuite (ça ce n’est pas dans son agenda, mais selon moi ça devrait l’être) en ayant une culture Québécoise forte, favoriserait les choses. Ce serait bien mieux que de refuser certains privilèges à ceux qui ne parlent pas un français convenable.

    Enfin, on vit dans une société où tu ne peux pas t’en sortir en anglais seulement de toute façon à mon avis. Même mes profs de McGill parlent un minimum de français.

  11. Enfin, on vit dans une société où tu ne peux pas t’en sortir en anglais seulement de toute façon à mon avis.

    Faudrait que tu expliques ça à mes vieilles clientes de l’ouest qui ne parlent pas un mot d’anglais et qui me reprochent de ne pas les servir en anglais. Elles ont vécu toute leur vie à Montréal sans parler un mot de français. Mais est-ce surprenant, quand on sait que le Québécois moyen va se dépêcher de la servir dans la langue de Shakespeare comme un véritable à-plat-ventriste?

  12. C’est pas de l’à-plat-ventrisme, c’est du service. Si le client parle moins bien français que toi tu ne parles l’anglais, faudrait l’aider. Si tu vas en Norvège et que tu vas commander des « french fries », ils vont pas te dire: « Speak in Norvegian, please, we are not going to bend up in front of you. » Ils vont te servir en anglais.

    Mais si tu veux une job avec le public, ou n’importe quel travail qui offre de l’avancement, à moins d’être un juif hassidim (car ceux-ci n’engagent que des gens de leur communauté et que leur communauté ne parle que l’anglais, mais ça c’est un cas à part…), il te faut maîtriser une partie de français. Un immigrant devra, à un moment ou à un autre, apprendre la langue française, ou ses enfants devront l’apprendre.

    Les anglophones de l’ouest dont tu parles ne sont pas des immigrants, mais les vestiges d’une ancienne bourgeoisie dépassée par le Québec moderne. Cette histoire dont tu nous parle, je suis entièrement d’accord avec toi, mais c’est une autre question.

  13. Non, c’est de l’à-plat-ventrisme. Un Québécois n’a pas davantage de raisons de servir quelqu’un en anglais qu’en mandarin qu’en russe ou qu’en italien. Ici la langue publique c’est le français, et quiconque n’accepte pas ce fait est libre de déménager ailleurs. Mais c’est à nous, Québécois, de se respecter et de refuser de servir les gens dans une autre langue que le français.

    C’est aussi ça, se respecter.

  14. Il en a un bien simple: il sait parler en anglais. S’il savait parler espagnol et qu’un unilingue hispanophone vient lui demander le prix des choux à l’épicerie, il devrait lui dire le prix des choux et non: « Apprends à parler en français ». Ça, c’est respecter l’autre aussi.

    Les unilingues ont déjà assez de trouble comme ça pour qu’on leur refuse pas l’affiliation politique en plus.

  15. Les Québécois n’ont pas à s’aplatir sous prétexte qu’ils savent parler une langue étrangère. Nous sommes au Québec; si quelqu’un refuse de parler français, il doit avoir de la difficulté à se faire servir. Sinon, c’est ridicule de se plaindre que les immigrants ne s’intègrent pas.

  16. L’affaire, c’est qu’il sera incapable de travailler dans un monde Québécois, à faire ses impôts, à suivre l’actualité, à vivre dans une communauté Québécoise. À lui seul, cet incitatif est largement suffisant pour, si les moyens lui sont offerts, l’inciter à apprendre le français. Quant à ses enfants… Combien de bambins au Québec ne parlent pas français?

  17. L’affaire, c’est qu’il sera incapable de travailler dans un monde Québécois, à faire ses impôts, à suivre l’actualité, à vivre dans une communauté Québécoise. À lui seul, cet incitatif est largement suffisant pour, si les moyens lui sont offerts, l’inciter à apprendre le français.

    Je ne sais pas où tu vis, Manx, mais je travaille dans l’ouest de l’île et je peux te garantir que ces gens travaillent en anglais, suivent l’actualité en anglais, font leurs impôts en anglais et vivent dans une communauté anglophone.

    Si rien n’est fait, rien ne cassera cette mentalité. Je me suis déjà fait aborder par une dame qui ignorait même qu’il existait des sites internet pour les francophones et je ne compte plus les « in english please » d’anglophones qui parlent le français mais qui EXIGENT d’être servis en anglais.

    Tu vois, eux ils se tiennent et se font respecter. Pas nous.

  18. Oui Louis, tu vises juste avec le mot : respect!

    Je crois que beaucoup de Québécois pensent manquer de respect en exigeant d’un anglophone qu’il se force pour parler français alors que c’est au contraire manquer de respect envers soi-même.

    Le pire, c’est que ça n’a pas de lien avec le fait d’être bilingue ou non, malgré le fait que j’ai longtemps pensé ça. Je connais certaines personnes parfaitement bilingues qui sont vraiment outrées (même plus que moi) de constater que des unilingues anglophones (et des allophones) ne veulent absolument pas faire cet effort de s’ouvrir au moins un peu à la majorité, même par simple curiosité.

    Je ne comprends pas ceux qui croient que le refus d’apprendre à parler en français au Québec est une marque de mépris clair et net.

    Justement, l’affichage francophone prédominant est assez clair il me semble…

    Pour ce qui est de l’idée de Pauline Marois, je ne suis pas certain que ce soit la bonne, même si ça semble être le seul moyen, en dehors de l’accession à l’indépendance du Québec, d’encourager de manière incitative les nouveaux arrivants à apprendre le français.

    À part le statu quo, quelqu’un a une meilleure idée?

  19. J’ai tenté à plusieurs reprises de laisser un commentaire sur le « blogue » de Patrick Lagacé, avec un lien vers cette réponse, mais à chaque fois j’ai été censuré. Je lui ai même écrit pour lui souligner le problème, mais rien à faire: M. Lagacé du haut de son trône n’accepte pas la critique!

    Faut dire, chez Gesca inc. et Power Corporation inc., la désinformation c’est un travail sérieux!

  20. Les conservateurs d’Harper nous reconnaissent comme Nation.
    Sont-ils prêts à changer un tout petit mot de deux lettres le « ou » pour le « et » dans la loi de l’immigration?
    « Pour être reçu citoyen canadien l’immigrant devra savoir parler l’anglais ET le français »

    La loi du Canada sur l’immigration est-telle inconstitutionnelle parce qu’on restreint la citoyenneté canadienne aux SEULS immigrants sachant parler l’anglais ou le français ?

    Allons-nous laisser le sort du Québec entre les mains des médias fédéralistes ?

  21. Imaginez l’inverse: Le canada proclamerait une loi semblable:
    Elle vit au Canada, dans une majorité anglophone, donc si elle ne pourrait pas parler anglais, elle deviendrait citoyene de 2e classe, et ne pourrait pas se présenter pour un parti politique.

    Vous (les séparatistes) seriez les premier indignés! Heureusement , le Canada ne traite pas ses minorités comme le PQ veux traiter les minorités au Québec.
    Minoritées en passant qui ne sont pas nécessairement des immigrants, mais bien des vrais québécois dont les ancêtres irlandais, britanniques ou loyalistes sont installé ici depuis des générations, et qui ont un francais à la limite du fonctionnel, quand même meilleur que l’anglais de Pauline.

  22. @antipollution
    Si un immigrant devait parler anglais ET francais pour etre accepté au Canada, ca bloquerais un bon nombre de francophones aussi…

  23. Monsieur Rioux, je repose la question suivante: en quoi consiste les véritables droits fondamentaux des unilingues francophones en Alberta?

    Heureusement, le Canada ne traite pas ses minorités comme le PQ veux traiter les minorités au Québec.

    Le Québec traite nettetement mieux ses minorités que le ROC. Ne vous en faites pas, le projet de Marois est irréalisable et anticonstitutionnel et va mourir au feuilleton.

    Minorités en passant qui ne sont pas nécessairement des immigrants, mais bien des vrais québécois dont les ancêtres irlandais, britanniques ou loyalistes sont installé ici depuis des générations, et qui ont un francais à la limite du fonctionnel, quand même meilleur que l’anglais de Pauline.

    Rien n’empêchera ces racistes de crisser le camp quand le Québec sera souverain. On en sera bien débarassés. J’ai bien plus de problèmes avec les racistes qui refusent de parler en français qu’avec l’anglais ridicule de Marois!

  24. Christian Rioux,

    tu devrais arrêter de spéculer sur ce que les souverainistes feraient ou ne feraient pas… Ce n’est pas un argument ça!

    À propos, je viens de lire une lettre ouverte d’un allemand dans Le Devoir et qui démolit bien la thèse des anti-Marois.

  25. Monsieur Rioux, répondez seulement et uniquement à cette question :
    La loi du Canada sur l’immigration est-t’elle inconstitutionnelle parce qu’elle restreint la citoyenneté canadienne aux SEULS immigrants sachant parler l’anglais ou le français ?

  26. Une nation reconnue à l’unanimité par un pays a des droits.
    Depuis 1982, le Québec n’a pas signé la constitution canadienne.
    De plus il y a la clause nonobstant.
    Alors la constitution et les exigences pour faire partie de cette nation sont des incontournables.

    En ce qui concerne Patrick Lagacé, il s’agit d’un petit arriviste capable de s’asservir pour Gesca mais pas capable d’avoir une idée ou une opinion. Il est triste de voir une traînée de blogueur envahir et redire et répéter les mêmes âneries que ce pleutre.
    Voilà qu’il se prend pour un journaliste francophone avec un mépris total pour sa langue utilisant des mots et des expressions anglophones dans ses textes.
    Un autre pseudo journaliste,,,,,,s’cusez un autre ti-coune.

  27. Michel a écrit: «De plus il y a la clause nonobstant.»

    Notons au passage que lors des dernières élections fédérales, l’abolition de la clause nonobstant faisait partie des promesses des Libéraux…

  28. À propos, je viens de lire une lettre ouverte d’un allemand dans Le Devoir et qui démolit bien la thèse des anti-Marois.

    « Démolit », pas vraiment. Il ne fait que dire qu’il existe déjà deux classes de Canadiens, les citoyens et les résidents permanents.

    Elle vit au Canada, dans une majorité anglophone, donc si elle ne pourrait pas parler anglais, elle deviendrait citoyene de 2e classe, et ne pourrait pas se présenter pour un parti politique.

    Vous (les séparatistes) seriez les premier indignés! Heureusement , le Canada ne traite pas ses minorités comme le PQ veux traiter les minorités au Québec.
    Minoritées en passant qui ne sont pas nécessairement des immigrants, mais bien des vrais québécois dont les ancêtres irlandais, britanniques ou loyalistes sont installé ici depuis des générations, et qui ont un francais à la limite du fonctionnel, quand même meilleur que l’anglais de Pauline.

    On croirait lire André Pratte, que j’ai par ailleurs entendu ce matin à Radio-Can chez René Homier-Roy. Oui, les séparatistes s’offusqueraient et en profiteraient pour dire que le Canada n’est pas fait pour les francophones. Par contre quand André Pratte demande comment on réagirait si on allait en Alberta et qu’on m’empêchait de voter parce que je ne parlerais pas anglais, je répondrais: « m’en câlisse-tu de l’Alberta, j’n’ai pas l’intention d’aller y vivre ». Un telle loi au Canada anglais signifierait qu’un francophone voulant envoyer son enfant à l’école francophone ne pourrait voter aux élections scolaires régissant cette école! J’avoue que ça serait ridicule. Et j’allume: je disais que personne ne se présenterait aux électeurs québécois sans parler français, mais il me faut nuancer: sauf pour les élections scolaires!

    Ceci dit…

    Si le Canada est un pays officiellement bilingue, le Québec est une province officiellement unilingue. C’est normal et tout à fait légitime d’exiger que le pays que nos ancêtres francophones ont fondé comporte au moins le français parmi ses langues officielles! Le Canada existait avant l’invasion anglaise et c’était le Québec actuel, grosso modo. Par contre, exiger que le Québec soit aussi bilingue, dire que tous le monde au Québec devrait être bilingue, c’est continuer la tentative d’assimilation qui a suivi la Conquête.

    Si le français des descendants des Irlandais, Britanniques ou Loyalistes installés ici depuis des générations est encore à peine fonctionnel, c’est qu’ils n’ont jamais vraiment voulu en faire partie de notre pays, mais imposer le leur. Je les emmerde « royalement ». Ceux qui parlent le français et s’offusquent de leurs confrères qui ne le parlent pas, eux seuls peuvent être considérés comme de « vrais Québécois ».

    Et d’ailleurs, l’anglais de Marois ne serait pas si pire que ça.

    Toutes ces critiques de la part des médias étaient prévisibles! Je continue de ne pas être convaincu de la pertinence du projet de loi de Marois.

  29. À lire, l’analyse de Jean-François Lisée publiée dans Le Devoir ce matin. Où il donne en exemple des pays occidentaux où existent déjà des citoyennetés internes: Finlande, France, Suisse, etc.
    http://www.ledevoir.com/2007/10/23/161520.html

  30. Antipollution, la loi Canadienne sur l’immigration n’est pas anti-constitutionnelle, car il s’agit de sa propre constitution. Par contre, légalement parlant, la propostion de Marois est illégale et anti-constitutionnelle, tout comme la loi 101 au départ.

    Pour sortir du joug de cette constitution canadienne, il faut faire l’indépendance. Dans le contexte actuel, la seule chose qui est faisable pour l’État Québécois, c’est de financer des cours de français pour les nouveaux arrivants et de rendre plus rigoureux l’enseignement des langues à l’école, ce que bizarrement, le PQ n’a jamais cru bon de faire, n’est-ce pas, chère Blogueuse du PQ?

    En devenant un pays indépendant, l’État Québécois pourra ne financer que des services publics francophones et laïcs, et les gens qui voudront d’autres types de services se le payeront avec leur propre fric.

    Monsieur Rioux, si le Canada était moins hypocrite, il ferait de l’anglais la seule langue officielle au Canada, comme il le ferait à coup sûr si le Québec était séparé. Il n’y aurait donc plus de « ou » ni de « et » ni le mot « français ».

    Mais ils ne sont pas cons ces gens du ROC, il savent fort bien qu’ils peuvent protéger l’unité canadian en faisant semblant qu’il existe un bilinguisme dans le ROC!

  31. Dans un sens, c’est un raisonnement circulaire que de dire que la constitution canadienne est constitutionnelle, et que les textes de loi qui sont différents de la constitution canadienne (même d’une virgule) sont anticonstitutionnels!

    Cela ne donne d’ailleurs aucune qualité morale particulière à la constitution, sinon celle de se justifier elle-même.

    La seule conclusion logique, c’est que les provinces n’ont absolument aucune marge de manoeuvre pour légiférer; tout ce qu’elles décident doit s’inscrire strictement dans le cadre de la constitution canadienne, et s’y soumettre de manière absolue.

  32. @davidg

    Rien n’empêchera ces racistes de crisser le camp quand le Québec sera souverain. On en sera bien débarassés. J’ai bien plus de problèmes avec les racistes qui refusent de parler en français qu’avec l’anglais ridicule de Marois!

    Qui est raciste dans ton histoire toi ou eux ?
    Ils sont chez-eux autant que toi.

  33. Et d’ailleurs, l’anglais de Marois ne serait pas si pire que ça.

    Hahaha! As-tu pris la peine de visionner les vidéos sur le net ! C’est vraiment pitoyable!
    Les immigrants arrivés ici depuis quelques mois parlent mieux anglais ET francais qu’elle l’anglais.

    Comme a déjà dit Jacques Parizeau:
     » Une personne qui ne parle pas bien l’anglais au Québec est infirme. »

    Alors elle est gravement handicapée.

  34. @davidg
    Selon toi, le Canada est hypocrite parce qu’il respecte les francophones, alors que vous ne respectez évidemment pas les anglophones.

    Vous avez le droit de faire du « anglo-bashing » tant que vous voulez, mais n’accepteriez jamais un seul mauvais commentaire anti-Québec, ca serait un crime!

    C’est tellement évident que vous ne voulez pas que le Canada fonctionne, que même quand tout va bien, vous essayez de mettre du sable dans l’engrenage.

    Sauf qu’il y a des gens moins aveuglés que vous qui s’appercoivent que le Canada va bien et que la plupart des séparatistes sont des extrémistes anglophobes qui oublient (volontairement) des grands pans de leur histoire pour ne focusser que sur certaines parties.

  35. Que le Canada fonctionne ou pas, je m’en fous, c’est ça la vérité. La raison: ce n’est pas mon pays! Pourquoi? Parce que quand je passe la frontière, je ne m’y sens pas chez moi. Et c’est principalement dû à la barrière de la langue.

    Le but des souverainistes n’est pas de « détruire le Canada », c’est de le laisser à ceux qui l’aiment comme il est plutôt que de se battre indéfiniment pour qu’il soit ce qu’on aurait aimé qu’il soit. À savoir comment l’identité canadienne pourrait survivre sans la spécificité du Québec, ça c’est une autre histoire. Si les Québécois avaient un peu plus de fierté, ils arrêteraient de quémander des accomodements à un Canada anglais qui a raison d’en avoir marre.

  36. Monsieur Rioux,
    je pose la question autrement, est-ce que la loi obligeant les immigrants à baragouinner un peu de francais ou un peu d’anglais est « exclusif » car elle restreint et exclut les autres immigrants qui ne savent pas parler aucune des deux langues ?

    @davidg, je suis d’accord seulement en partie, car une Nation qui ne peut pas faire ses propres lois n’est pas une Nation.

  37. Christian Rioux

    Qui est raciste dans ton histoire toi ou eux ?

    Bien sûr que ce sont eux les racistes. Si je vivais en Alberta, je parlerais toujours en anglais, sauf dans mes activités privées, puisque c’est la langue officielle de l’Alberta. Mais ces racistes vont crisser le camp du Québec quand le Québec sera souverain, pareil comme la famille Layton, et ce sera tant mieux! J’en ai marre de me faire traiter de raciste à chaque fois que j’expose de telles évidences. Avez-vous des arguments sérieux, Monsieur Rioux?

    Quand un groupe vote à 95% contre la libération politique de leurs ennemis, j’appelle ça du vote raciste. C’est leur droit le plus strict, mais c’est un vote raciste. Pareil comme le vote pro-démocrate des Noirs aux États-Unis.

    Ils sont chez-eux autant que toi.

    Absolument. Alors ils ne devraient avoir aucun problème à essayer de parler le français. Mais comme ils sont racistes…

    Selon toi, le Canada est hypocrite parce qu’il respecte les francophones, alors que vous ne respectez évidemment pas les anglophones.

    Mieux vaut en rire! La minorité anglophone est nettement plus gâtée au Québec que la minorité francophone dans le ROC. Des écoles publiques anglaises, des services publics en anglais, des hôpitaux anglais et même juifs, des cégeps et des universités anglophones avec les frais de scolarité trop bas! Ils ont même déjà eu des écoles juives financées à 100%! Finalement, vous avez raison, les Québécois sont racistes! Pourtant, les francophones du ROC n’ont pas droit à tous ces privilèges chromés.

    Et dire que ces racistes ont le culot d’être ceux qui critiquent le plus le frais de scolarité trop bas dans les universités du maudit régime communissssssssssssssssse québécois. Bien sûr, il ne faudrait surtout pas que les « fucking french frogs » aient un accès trop facile aux études. Ça serait trop dangereux!

    Au fond, le ROC s’en crisse du français. Ils font semblant de prôner le bilinguisme dans le seul but de préserver l’unité Canadian. Quand le Québec sera séparé, l’anglais sera la seule langue officielle au Canada, ce qui sera une bonne chose.

    C’est tellement évident que vous ne voulez pas que le Canada fonctionne, que même quand tout va bien, vous essayez de mettre du sable dans l’engrenage.

    Absolument! Ça me fait un grand plaisir! Le Canada est un excellent pays, mais je crois que ça irait encore mieux pour le Québec et le ROC si on était séparés. C’est la seule raison pour laquelle je vote pour le PQ et le Bloc.

  38. Louis, aucun de mes commentaires passent sur le blogue à Lagacé. Juste comme ça. Trop facile l’erreur du mec qui filtre les commentaires. Pour lui avoir indiqué qu’il était un intégriste laic, c’est peut-être pour cela que je ne passe plus. Anyway, depuis je ne lis plus son blogue. Il n’est pas essentiel…

  39. @Folliculaire

    Était-ce vraiment juste ça? « Intégriste laïc »? Je pense que Lagacé serait du genre à ne pas en avoir honte. Il devait y avoir un peu plus que ça.

    Moi même, je me défini comme un laïc radical, en passant.

  40. Michel David du Devoir dit que Mme Marois devrait reculer sur son projet de citoyenneté Québécoise :

    http://www.ledevoir.com/2007/10/23/161576.html

  41. Bon Bon,
    A la lecture de ces nombreux commentaires,principalement de tirage de chignon, force est d admettre qu il y a des choses serieuses qui ne vont plus.
    C est comme si la mise en sourdine d un projet d independance se mettait a inquieter tout le monde, les francophones en premier.
    Valait mieux avoir un projet national……si on tournait ce debat en solutions ou en projet collectif avec des propositions constructives.
    Avons nous besoin vraiement du PQ ou de toute autre formation politique pour structurer notre pensee collective. Je crois a la lumiere de ce que je vois que c est un gros OUI.
    Dans ce sens ayons le courage dans nos critiques de proposer des voies de solution et arretons de se taper dessus en prenant des exemples tres demagogiques parfois.
    Pour y arriver faut commencer par essayer

  42. @antipollution
    Que ca vous plaise ou non, le pays dans lequel vous habitez c’est le Canada, et ca risque fort bien de l’être pour le reste de votre vie. Alors c’est normal de demander aux immigrants de parler au moins l’une des deux langues officielles. C’est certain que ca serait de la mauvaise foi de la part d’un immigrant de venir s’installer au Québec sans avoir l’intention de parler francais, et la grande majorité font l’effort d’apprendre la langue.

    @davidg
    Je n’embarque pas dans ton « flame war » sur le racisme. Je crois que tu te brûles tout seul.

  43. Monsieur Rioux

    Pouvez-vous me dire ce qu’il y a de faux dans mon dernier commentaire?

    Ce sont les néo-colonialistes canadian qui sont les instigateurs du « flame war » sur le racisme, pas moi!

    @Folliculaire

    Le terme « intégrisme laïc » est une impossibilité logique, car la laïcité de l’État est une négation de l’intégrisme.

  44. WOW LOUIS…. TU ME DONNES TOUT ÇA SUR UN PLATEAU D’ARGENT… MES RESPECTS…. VRAIMENT 🙂

    TU DIS :
    « J’ai tenté à plusieurs reprises de laisser un commentaire sur son « blogue ». Des commentaires plutôt anodins, du style « Je crois que tu as tort Patrick. J’ai écrit une réponse détaillée sur mon blogue à l’adresse suivante [avec le URL] ». Bref, rien de très controversé. (J’AI L’IMPRESSION DE M’ENTENDRE… JE ME SENS VRAIMENT MOINS SEULE LOUIS, TU COMPRENDS VRAIMENT MES ÉMOTIONS PROFONDES)
    Mais, voyez-vous, M. Lagacé n’a pas publié ce commentaire (WOW ! ON EST COMME DES JUMEAUX COSMIQUES). Alors je lui ai écrit, et je lui ai expliqué que ce n’est pas lui que je qualifie de pathétique, mais plutôt son action d’acharnement contre Pauline Marois et que j’ai du respect pour lui (EUH.. EST-CE QUE J’AI BIEN LU…. TU LUI AS VRAIMENT DIT ÇA ?? ATTEND… WOW !!! JE NE VOIS PLUS RIEN, J’AI LES YEUX PLEIN D’EAU… À FORCE DE RIRE, ÉVIDEMENT, CE N’EST PAS DE TOI, MAIS DE TON COMMENTAIRE). Je lui ai demandé de publier mes commentaires. Encore un refus.

    DONC, PETIT RETOUR EN ARRIÈRE, MERCI DE TA SOLIDARITÉ LOUIS, VRAIMENT ET SINCÈREMENT MERCI…

    J’AI PRESQUE EU DES LARMES DE JOIE… ME SOUVENANT QUE TU M’AVAIS SI BIEN CENSURÉ, LORS DU DÉBAT *EUH… JE VEUX DIRE, LORS DE LA TIRADE* SUR LE PATHÉTIQUE POST SUR LA GALANTERIE.

    POST QUI S’EST D’AILLEURS TERMINÉ QU’AVEC DES COMMENTAIRES DE GARS… MAIS BON, LES FEMMES, OUI TOUTES LES FEMMES, MOI Y COMPRIT EN TANT QUE… COMMENT TU AS DIT ? EXTRÉMISTE FÉMINISTE… OUI… ÉTIONS SANS DOUTE EN TRAIN DE PROFITER DU SYSTÈME AVANTAGEANT QUE LES FEMMES AU DÉTRIMENT DES HOMMES… *J’AIME BEAUCOUP TES RACCOURCIE INTELLECTUELLE, TES EXPRESSIONS TELS QUE : TOUTE LE MONDE, LES FEMMES, LES HOMMES, JAMAIS, TOUJOURS… ME FONT CHAUDS AU CŒUR.*

    J’AIME T’ENTENDRE TE PLAINDRE DE LA CENSURE, CELA EST DOUX À MON OREILLE…

    MAIS TU ME FAIS PENSER À CELA… IL EST POSSIBLE QUE CE SOIT UN ACCIDENT… CE QUE J’AI VÉCU…

    MES SALUTATIONS LES PLUS SINCÈRE,

    AMUSES-TOI BIEN,

    P.S.

    POUR LE SUICIDE QUI N’INTÉRESSE AUCUNE FÉMINISTE… *SELON TES PROPOS*- Oh, et pendant ce temps 4 suicides sur 5 sont commis par des hommes. Mais ça, ça n’intéresse pas les ‘féministes’…-

    J’AI UNE AMIE QUI VIENT DE METTRE FIN À SES JOURS… QUI PLUS EST, J’AI ÉGALEMENT LE SOUVENIR D’UN AMI MORT ÉGALEMENT DE CETTE FAÇON, AMENANT DANS SON SILLIONS LE SUICIDE DE SA MÈRE QUELQUES MOIS PLUS TARD. DONC, DIRECTEMENT, ÇA ME TOUCHE ET JE ME M’EN CRISS PAS.

    ET JUSTE COMME ÇA, ÉTANT DONNÉE QUE DANS LE DOMAINE SOCIAL, DE PLUS EN PLUS DE FEMMES, SOUVENT FÉMINISTE, Y SONT PRÉSENTES, JE PENSE AU TRAVAIL SOCIAL PAR EXEMPLE,. EST-CE DIRE QU’AUCUNE D’ENTRES ELLES NE S’Y INTÉRESSENT ?

    CE COMMENTAIRE, JE DOIS BIEN L’AVOUER, M’A BLESSÉE.

    COMME SI LA DÉTRESSE QUI MÈNE AU SUICIDE, CELLE DES HOMMES ET CELLE DES FEMMES, CELLE DES ENFANTS… (PARCE QUE J’AI DÉJÀ EU À INTERVENIR AVEC UN JEUNE DE 12 ANS VOULANT METTRE FIN À SES JOURS DANS LE CADRE DE MON TRAVAIL… ) N’INTÉRESSE PERSONNE DE SEXE FÉMININ ET ÉTANT FÉMINISTE EST UNE INSULTE À MON INTELLIGENCE. INSULTE ÉGALEMENT À TOUS CEUX QUI LISSENT TON BLOG.

    BEN, EN TANT QUE NATACHA, EN TANT QUE FEMME, EN TANT QU’INDIVIDU…
    J’AI INTERVENU… (D’AILLEURS, LE JEUNE VA BIEN, IL ME REMERCIE AUJOURD’HUI)

    C’EST UN PETIT RIEN, MAIS AVOIR ÉTÉ LÀ AU BON MOMENT ME FAIT CROIRE QUE CETTE ACTION VAUT LA PEINE… DANS CETTE GRANDE MER DE DÉTRESSE HUMAINE.

    DONC, VOILÀ ET ADIEUX LOUIS

  45. P.S.

    J’ai dû prendre ma seconde adresse pour poster ce commentaire 😛

  46. Heu, Natacha… de quoi parles-tu au juste? Je ne t’ai pas censurée; la seule possibilité que je vois c’est que tu te sois retrouvée dans le filtre anti-spam. Avais-tu posté de nombreux liens URL dans ton commentaire? Si oui, ça se peut que ce soit ça, mais généralement je filtre la liste après quelques jours, donc ton commentaire devrait être ici quelque part. Et tu peux écrire avec n’importe quelle adresse courriel, ça ne changera rien!

    Pour ce qui est de ton amie, mes plus sincères condoléances. J’ai moi-même perdu mon meilleur ami (mon seul ami d’enfance) il y aura bientôt deux ans, alors je sais très bien ce que tu vis. Courage, la vie continue. Mais ça ne doit pas nous empêcher de nous questionner sur les raisons poussant quelqu’un à commettre ce geste.

  47. Euh… Même en écrivant gros, tu n’as donc pas compris… Je t’invite donc relire un certain passage.

    Bien pour la censure, je crois que c’est le même genre d’erreur que tu as eu en postant sur le site de ton nouvel ami, Lagacé.

    Sans rancune, j’aime bien me détendre de lectures légères de temps à autre, je risque donc de revenir un de ces 4 voir si l’évolution tient toujours le cap… vers l’esprit critique… 🙂

  48. Natasha:
    Ce commentaire était très désagréable et ne respect pas la netiquette pourtant très simple et clair: ne pas faire de message en majuscule.

  49. Étant donné que le Québec possède déjà des compétences en Immigration, au niveau de la sélection des immigrants, du certificat de sélection (CSQ) et des quotas… Alors nos compétences pourraient-elles être étendues pour couvrir aussi l’après-immigration (accueil, suivi, intégration)?

    Il est absurde que le mandat du MICC (Ministère de l’immigration et des communautés culturelles du Québec) soit scindé en deux moitiés qui NE PEUVENT PAS SE COORDONNER!

  50. Le monde qui crie, c’est dont tannant…

    Retour sur le sujet: Léger et Léger dit que Marois a gagné des points avec son projet de loi controversé.

  51. Voilà! Le seul but de la proposition de Marois est atteint! Malgré les critiques virulentes, Marois a pris le leadership de la question de l’identité québécoise, pareil comme Dumont lors de la dernière campagne électorale.

    Mais je persiste à dire cette proposition est impossible à mettre en pratique dans le contexte actuel. Il faudra donc se séparer.

    En ce qui concerne Natasha et ses majuscules, je m’en fous! Louis ne voulait pas insulter les véritables féministes. Ce que Louis aurait dû dire, c’est « Oh, et pendant ce temps 4 suicides sur 5 sont commis par des hommes. Mais ça, ça fait l’affaire des fémi-fascistes! »

    Monsieur Dufort, les pouvoirs du Québec en terme d’immigration sont symboliques et c’est le Canada qui contrôle réellement l’immigration. Rien ne peut changer dans le contexte actuel. Il faut donc se séparer pour s’approprier exclusivement ces pouvoirs.

  52. Lisez cette merde raciste! Fuck you Don « Cherry » Martin!

    IT’S TIME TO STOP THE RACISM NOW RAGING IN QUEBEC

    Politicians scrambling for identity are attacking democracy

    Don Martin, The Calgary Herald
    Published: Thursday, October 25, 2007

    The floundering Bloc Québécois couldn’t wait to put its stamp against an « unreasonable accommodation » for visible minorities. They rushed forward a bill this week to block Muslim women from voting behind their burqas.

    Never mind that the ruling Conservatives last week proclaimed their intent-to-legislate on this contrived controversy or that Muslim women already comply with face-revealing requirements to obtain a driver’s licence or passport, the risk of a covered female face in a ballot booth was so horrifically galling, two federal parties raced to put their name on its prohibition. (Note to the million rural residents in Canada now ineligible to vote because they don’t have a street address: Hang in there. Your government will help you after fixing this farcical threat.)

    Given the various actions of separatist forces this month, with a surprising assist from the provincial Liberals, the only face that needs to be uncovered is that of thinly veiled racism now raging in Quebec politics.

    In the scramble for a purified and cleansed Quebec identity, various politicians are proposing or mulling over a shocking series of democratic limitations on anglophones or « foreign nationals, » including newcomers from the other nine provinces.

    The right to run for office, vote in any election, even pick a neighbourhood to live in would be limited by a person’s French-speaking prowess, if assorted kick-around proposals of highly questionable constitutionality come to pass.

    The Bloc has been kicking up a daily fuss in the House of Commons this week, demanding that provincial French-language handcuffs be applied to all federal employees, lest the few workers now exempt from Bill 101 utter a few words of illegal English in the process of earning an Ottawa-issued paycheque.

    That line of attack was so bizarre, even lightweight cabinet minister Josée Verner sounds uncharacteristically forceful in denigrating the Bloc for taking 17 years to finally raise objections to a 30-year-old situation.

    The hullabaloo continued with a Parti Québécois bill filed in the National Assembly by leader Pauline Marois proposing Quebec citizenship that would require French-language testing for future election candidates. That went too far even for former PQ leader Bernard Landry, no stranger to ethnic-bashing himself, but it was given the okeedokee from Bloc leader Gilles Duceppe.

    Even while that bill was being ridiculed by federalists in Quebec, the PQ language critic was musing on an open-line radio show that anglophones in Montreal might lose the right to vote if Quebec became sovereign. To be fair, he did beat a slight backtrack in the angry aftermath.

    Sadly, it’s not just a separatist purge of linguistic impurity that should be giving rights advocates the shivers. Immigration Minister Yolande James, who lives in Montreal, was caught in a memo proposing immigrants be forced to « live their Quebec values concretely » through forcible confinement to francophone communities. After a few years of French-only isolation in Jonquière, she figures, the internment would « awaken them to the realities, the language, and the ways of Quebec. »

    I wish I was making this up. Alas, no.

    What’s worse, all this is playing against the soundtrack of the « reasonable accommodation » hearings of the cultural differences commission, where witnesses sound increasingly unreasonable in accommodating anti-immigrant sentiment.

    The drift of all this is impossible to miss: Non-francophones are not wanted, welcome and may, if Quebec ever achieves sovereign status, be denied Canadian taken-for-granted freedoms of voting, working, speaking and living according to their desires. And you thought Afghanistan had trouble with the democratic concept.

    Imagine, if you can, Albertans engaging in such aggressive cultural protectionism — rolling out special oil patch citizenship and demanding all jobseekers live, speak and limit their religious practices according to established standards backed by a skill-testing question on Ian Tyson music.

    There’d be coast-to-coast condemnation, a frenzy of national outrage against knuckle-dragging rednecks who apparently married inside their immediate family a tad too often to accept worldly cultures.

    The studied silence from the federal government as Quebec turns increasingly and inwardly xenophobic has been unsettling. Clearly they don’t want to be seen badmouthing the Quebecois as they struggle to define their newly recognized « nation » as an unjust francophone society built on ethnic suspicion and cultural intolerance.

    But the emotions, opinions and positions now dominating political discourse in Quebec smack of a class-divided racism that should not be tolerated — in either official language.

  53. Il a raison en partie. Les québécois sont xénophobes:
    http://www.cyberpresse.ca/article/20071024/CPACTUALITES/710240788/6488/CPACTUALITES

  54. Et le ROC est raciste parce qu’il appuie Don Cherry et parce que Don Martin haït le Québec!

    Moi aussi, j’ai le droit de sombrer dans l’amalgame, monsieur Rioux!

  55. @davidg

    C’est vrai que j’ai ratissé un peu trop large, puisque j’en ferai aussi parti.
    Mais pourtant, je vois fréquemment des remarques de ce genre ici sur le ROC.

  56. Très bien monsieur Rioux.

    C’est fort possible qu’il y ait ce genre de propos, mais cela existe ailleurs. Il faut donc relativiser.

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