La patate chaude

Ira-t-on en élections, oui, non, peut-être? Harper a démontré qu’il était en plein contrôle de la situation en tendant un piège à Stéphane Dion. Ce n’est pas un gros piège, mais c’en est un tout de même.

En effet, si Dion vote contre le discours du trône et respecte les positions libérales quant à Kyoto ou au retrait des troupes d’occupation de l’Afghanistan, ses chances de gagner les prochaines élections sont très faibles. Les sondages donnent près de 40% des votes au Parti Conservateur, et le Parti Libéral a presque été éliminé du Québec.

Mais d’un autre côté, si le PLC vote en faveur du discours du trône – ou si un nombre suffisant de ses députés d’abstiennent – le parti perdre toute crédibilité au cours des prochains mois lorsqu’il critiquera les choix du gouvernement. Harper pourra alors prendre son air de porc frais et dire: « Vous avez appuyez les orientations du gouvernement quand vous ne vous êtes pas opposés au discours du trône, alors arrêtez de vous plaindre! ». Et au Québec, on pourra profiter de ce temps pour mieux organiser les troupes conservatrices, notamment en utilisant les réseaux créés par l’ADQ. Et si Dion devait quitter la chefferie du Parti Libéral? Pas de problème, on s’arrange pour faire passer les mesures les plus radicales car aucun parti ne voudra aller en élections sans chef!

On peut détester les positions politiques de droite vieillottes et dépassées de Harper et de ses amis conservateurs (ou adéquistes, au Québec), mais force est d’admettre qu’il joue très bien le jeu politique. Comme quoi un manipulateur sachant manipuler aura souvent l’avantage sur un idéologue un peu naïf comme Dion.

Comme on dit, la balle est dans le camp de ce dernier. Et voilà bien une rare situation où celui qui a le pouvoir entre ses mains souhaiterait avant tout ne pas posséder cette puissance. Ce n’est plus une balle que doit frappper Dion, mais plutôt une patate chaude qui lui a remis Stephen Harper, convaincu qu’il ne peut pas perdre. Sans marge de maneuvre, Dion a maintenant le choix entre une mort rapide et violente ou la lente asphyxie de celui qui se décide à jouer la « game », mais qui commence avec la moitié du match en retard.

45 Réponses

  1. Dion fera comme le PQ a fait qu Québec.
    Ils vont être officiellement contre, mais la plupart seront « absents » lors du vote.

  2. Bonne analyse!

    Et une petite plogue ici.

  3. Le parti Libéral canadien, traditionnellement éparpillé autour du « centre », se repositionne depuis l’après-Chrétien autour d’un centre-gauche plus ou moins authentique. Ce faisant, il se rapproche du NPD, qui est aussi un parti de gauche sociale (welfare state) mais plus poussé, plus centralisateur, « pan-canadianiste », et plus intéressé au confort moral de notre société qu’à la construction d’un ensemble canadien prospère ou même viable.

    La rencontre du NPD et du parti Libéral actuel est inévitable; ils agissent désormais dans la même arène idéologique, la seule différence majeure étant que le PLC est essentiellement ontarien (de focus) alors que le NPD est essentiellement excentrique (côte ouest et côte est).

    La base militante du NPD se comporte surtout comme un réseau de lobbys de causes. La base militante du PLC est surtout corporatiste, mais évolue actuellement; malgré les difficultés logistiques, un rapprochement est possible.

    Ce qui pourrait en résulter, advenant l’effondrement du PLC en tant que parti majeur, serait une fusion plus ou moins forcée (et confortable) avec le NPD, ou peut-être une « grande alliance », pour former un amalgame de centre-gauche plus ou moins solide. Il est à prévoir qu’une victoire écrasante du parti Conservateurs enverrait une onde de choc très violente à la gauche canadienne; à partir de là, rien ne serait impossible.

    Lorsque le parti Conservateur s’est effondré après Mulroney, la possibilité d’une fusion avec un « voisin idéologique » n’était pas possible; le parti Conservateur était pratiquement seul à droite. Les échecs des « spinoff » conservateurs des années 1990 (Alliance Canadienne, Reform Party, etc) l’ont démontré, la consolidation idéologique est la seule manière de reprendre le pouvoir après la dislocation d’un parti majeur.

    Demain verrons-nous émerger le… « Nouveau Parti Libéral-Démocrate » (NPLD) ou carrément un « Parti Démocrate Canadien » (PDC)… un véhicule éclectique et une alliance difficile, n’existant que pour contrer les Conservateurs?

  4. Je crois que c’est possible, et viable. J’y ai déjà pensé et le résultat de ma réflexion était qu’un tel parti aurait une petite chance, mais serait trop centralisateur(traditionnel gauche). Ce qui fait la force du Parti Conservateur, c’est sa vision décentralisatrice (traditionel droite) auprès de l’ouest et du Québec (pour des raisons différentes).

    Donc les conservateurs seraient encore au pouvoir longtemps.

  5. Je ne sais pas si c’est pertinent de tergiverser sur les stratégies politiques dans le cadre démocratique canadien actuel. J’ai peur que ça donne de la légitimité à cette façon de faire clairement à l’encontre d’une éthique publique respectable.

    Non pas que vos commentaires soient dans le champ, au contraire. Ils sont à mon sens très justes. Mais, je me demande s’il ne serait pas mieux de dénoncer la politicaillerie actuelle et surtout ce qui la permet.

    Le Canada est à mon sens une vieille démocratie qui n’a pas su évolué avec le temps. Nous avons affaire à une série de partis régionaux et une absence certaine de plusieurs éléments importants du spectre politique. Il serait peut-être temps de franchir le xxe siècle (je sais que nous sommes au xxie…).

    Un mode de scrutin proportionnel aurait sans doute des avantages importants pour la bonne conduite de la démocratie canadienne. Le jeu des coalitions permettrait une meilleure représentativité, du moins une représentativité plus large.

    De plus, les partis seraient obligés de montrer qui ils sont vraiment, du moins c’est ce que je crois. Je me fie à ce que j’ai pu observer lors de mon séjour de 6 mois en Europe. Les camps sont biens définis et ceux qui essaient de rassembler en portant plusieurs chapeaux tel Bayrou ou le CDH en Belgique, ne l’ont pas facile…

    Bref, pourquoi s’en tenir à faire des pronostics sur cette pseudo-démocratie plutôt que de chercher à en corriger les contours ? En fait, c’est une question ouverte et je respecte votre sens de l’analyse, car comme je l’ai dit il m’apparaît pertinent et assez juste.

  6. @Capitaine Virgil,
    la proportionnelle, la possibilité de former des gouvernements de coalition et le bannissement des gouvernements minoritaires, pourraient changer la donne. Mais au niveau canadien, je crois que ce dossier est plutôt moribond; il ne semble pas y avoir de volonté politique.

    Au Québec, certains partis entretiennent le dossier de la proportionnelle et il semble que l’idée ait fait du chemin. Avec la donne politique actuelle, presque tous les partis pourraient potentiellement y voir un intérêt. Toutefois, le « triple déficit démocratique » comme je l’ai souvent surnommé, couvre aussi la possibilité d’élire un député minoritaire dans son comté, ce qui peut nous donner un premier ministre minoritaire chez lui, à la tête d’un gouvernement minoritaire en sièges et en électorat. Triplé gagnant (sic)!

  7. Quel stratège que Stephen Harper ! Ce type est réellement impressionant. J’ai toujours voté pour le Bloc, mais aux prochaines je voterai conservateur pour la première fois de ma vie.

  8. Ben, voterez-vous pour la stratégie ou pour l’idéologie? Juste une question, comme ça…

  9. Le système d’élections à la « proportionnelle » est un autre délire de parvenus intellectuels congénitaux qui vise essentiellement à graisser un establishement d’apparatchiks politiques non élus, i.e. les députés non élus qui seront nommés grâce à la proportionnelle, dans chaque parti politique.

    Et les zélateurs de cette idiotie ont le culot d’appeler ça de la vraie démocratie (sic). Moi j’appelle ça de la médiocratie à son meilleur!

    Voici des modifications simples au système électoral qui rendrerait le système électoral actuel au Québec beaucoup plus juste et démocrate que la fumisterie de la « proportionnelle ».

    1) Des élections à l’Australienne. Les députés seraient élus comme ici mais par un mode de scrutin uninominal à n-1 tours avec majotité absolue, où « n » est le nombre de candidats. Avec un tel système, tous les gouvernements auraient été minoritaires au Québec depuis le PQ en 1994!

    2) Une réorganisation de la carte électorale visant à égaliser le plus possible les populations de chaque comté, sauf pour le comté d’Ungava qui est trop grand pour être encore agrandi.

    3) Des élections à tous les cinq ans, à date fixe, sauf quand le gouvernement est minoritaire.

    4) Une durée limitée de la carrière politique, i.e. dès qu’un député ferait partie d’un gouvernement majoritaire (sauf s’il était élu dans une élection partielle), il ne pourrait plus jamais se présenter à une élection, sauf s’il devient chef de parti.

    Alors crissez-nous patience avec la maudite proprotionnelle, ça ne fonctionnera jamais!

  10. À H. Dufort: l’idéologie ne me dérange pas, car contrairement à ce qu’affirment les braîllards de la gauche, Harper n’est qu’un homme de centre-droite assez pragmatique.

    Mais oui, j’admire profondément le génie plitique de cet homme.

    Et faudra qu’un jour Gilles Duceppe et ses bloqueux reconnaîssent que c’est Stephen Harper qui réussira bel et bien à libérer le Québec du cancer libéral-trudeauiste.

    Je voterais pour le Bloc s’il en avait la possibilité, mais c’est Harper qui est en train de faire la job qui permettra peut-être au Québec de respirer après avoir été soumis à ce mal absolu qu’est le PLC depuis presque un siècle.

  11. Dans ce genre de situation, j’ai toujours l’impression qu’on me joue une mauvaise pièce de théâtre.

    Les médias essaie de créer un petit buzz: « Le gouvernement tombera-t-il? » etc etc. Mais tout le monde connais déja la fin (y tombera pas). Et tout le monde connais les raisons en plus: le PLC est bas dans les sondages. Les gens leur pardonneront leur supposé « molesse » idéologique. Les vrais raisons étaient bien bonnes, et pragmatiques.

    Alors ce genre de mauvaise comédie, au fond, pas beaucoup d’impacte sur la perception de la population des différents parties ou de leurs intentions de vote.

    Un gros gros « faire semblant », irritant.

  12. Voter pour le bloc ou le PC c’est presque pareil, puisque la seule facon que le PC n’Entre pas (majoritaire) c’Est de voter pour la seule autre option possible, donc les liberaux. Donc un vote pour le bloc = un vote pour les conservateurs.
    La seule différence c’est que ca ferait peut-etre un député bloquiste inutile de moins au communes.

  13. Le scrutin proportionel n’est pas la solution parfaite non plus. La plupart des endroit qui utilisent ce système se retrouvent constamment en élection, parce que les gouvernements sont minoritaires et tombent constamment.
    Certains partis apparaissent juste pour profiter du système ce qui ajoute encore au probleme.

    La proportionelle mixte pourrait être un compromis acceptable. (i.e.: un certain % des sièges est au scrutin traditionel, et les reste est a la proportionelle)

    Reportage de 5 sur 5 sur le sujet: Les modes de scrutin (le 4e dans la liste):
    http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/5_sur_5/niveau2_liste147_200703.shtml#

  14. Christian, le système mixte de scrutin que tu as décrit est celui utilisé en Écosse, il me semble.

  15. @Ben

    Au risque d’être fort ennuyant et redondant pour les autres, je répète que, avant de devenir député, Stephen Harper était un libertarien d’extrême-droite favorisant un démantèlement quasi-complet de l’État. Aujourd’hui, l’opportunisme politique l’a transformé en un étatiste de centre-droit, un peu comme Mario Dumont.

    Pour le bénéfice de Ben, revoici un éditorial du Québécois Libre datant du 15 janvier 2005:

    http://www.politiquebec.com/forum/
    viewtopic.php?t=16760&start=0&sid=13f3841a7a4fb17dd7af1654d0cfda3f

    ÉDITORIAL

    Martin Masse est directeur du Québécois Libre.

    STEPHEN HARPER: UN EX-LIBERTARIEN DEVENU UN ÉTATISTE COMME LES AUTRES

    par Martin Masse

    Si la tendance se maintient, Stephen Harper deviendra premier ministre du Canada dans une semaine et les conservateurs pourraient même faire élire quelques députés au Québec. Je devrais être fier. Harper est un ancien lecteur et abonné du Québécois Libre. J’ai été son premier organisateur au Québec lorsqu’il est revenu en politique à l’automne 2001 pour contester le leadership de l’Alliance canadienne. Il sera sans doute le politicien le plus près du mouvement libertarien à avoir accédé au pouvoir dans ce pays.

    J’ai connu Stephen Harper au milieu des années 1990, alors que je militais pour le Parti réformiste du Canada, dont il était l’une des principales vedettes. Malgré son enracinement solide dans les provinces de l’ouest, ce parti était perçu comme défendant des positions extrémistes, n’avait qu’un écho marginal dans l’est du pays et ne comptait qu’une poignée de supporters au Québec. Il s’agissait d’une coalition de conservateurs, de populistes de l’ouest, de traditionalistes religieux, de libertariens et de libéraux classiques.

    Mais au-delà des controverses médiatiques, la plupart de ses positions pouvaient se ramener à un grand thème: limiter la taille de l’État fédéral par une décentralisation des pouvoirs vers les provinces et une réduction de l’intervention du gouvernement dans l’économie et la vie des individus. Le Parti réformiste était vilipendé par tout l’establishment politique et médiatique justement parce qu’il avait des principes clairs qui allaient à l’encontre de l’étatisme bien-pensant dominant et qu’il faisait peu de compromis.

    Après la transformation du Parti réformiste en Alliance canadienne et sa fusion ultime avec le vieux Parti progressiste-conservateur, cette élection devrait être la consécration pour les réformistes qui ont traversé le désert électoral pendant toutes ces années en défendant ces principes. En fait, c’est plutôt le contraire qui se passe: l’élection de Stephen Harper devrait confirmer une fois pour toute qu’il est parfaitement inutile de chercher à faire avancer des idées libertariennes en jouant le jeu de la realpolitik démocratique.

    Le Stephen Harper que j’ai connu

    En réponse aux attaques des libéraux qui ont ressorti certaines déclarations controversées qu’il a faites il y a plusieurs années, le chef conservateur déclarait la semaine dernière que même si ses positions sur certains sujets ont évolué, ses croyances fondamentales n’ont pas changé au cours de la dernière décennie. Ou bien il est devenu hypocrite et manipulateur comme la plupart des politiciens, et raconte n’importe quoi pour bien paraître; ou bien il a été complètement happé par la bulle politique au point qu’il n’arrive même plus à distinguer ses principes d’autrefois de ses compromissions d’aujourd’hui.

    Le Stephen Harper que j’ai connu n’aurait certainement pas été à l’aise à défendre le programme dévoilé par le Parti conservateur au cours de cette campagne. Entre sa démission comme député réformiste en 1997 et son retour en politique, nous nous sommes rencontrés à quelques reprises à Montréal. Il présidait la National Citizens Coalition, un groupe de pression canadien-anglais dont la devise était alors « More freedom through less government ». Difficile de décrire plus succinctement le programme libertarien.

    Nous discutions politique et philosophie. Harper était à cette époque un grand fan du QL. Je suis presque tombé en bas de ma chaise une fois lorsqu’il m’avait parlé de façon élogieuse de mon article sur les « cinq attitudes libertariennes essentielles », en mentionnant le no 53 dans lequel il avait été publié. J’avais non seulement oublié le numéro, mais au moins une ou deux des cinq attitudes en question!

    Stephen Harper préférait se définir comme libéral classique plutôt que comme libertarien, un terme qui avait selon lui des connotations trop idéologiques. Il n’avait aucune sympathie pour les positions anarcho-capitalistes, mais se sentait à l’aise avec la position voulant que l’État devrait se concentrer sur quelques fonctions essentielles (sécurité, défense, justice, affaires extérieures, etc.) et que l’interventionnisme étatique devrait être réduit à sa plus simple expression. La NCC n’avait alors aucune présence au Québec et il m’avait proposé de mettre sur pied une aille québécoise à partir du réseau du QL. Des divergences stratégiques et son retour en politique ont fait en sorte que ce projet n’a pas abouti.

    Lors de la course à la chefferie de l’Alliance canadienne à l’automne 2001 et l’hiver 2002, j’étais le « contact » officiel de la campagne de Stephen Harper au Québec. Après avoir constaté pendant cette campagne le manque d’intérêt du chef et de son entourage à développer à court terme une organisation au Québec, j’ai décidé de ne pas perdre mon temps à m’impliquer après son élection (voir mon article à ce sujet dans le National Post lors de la campagne électorale de juin 2004: « Stephen Harper rediscovered Quebec too late »).

    Un politicien socialiste comme tous les autres

    Tout de même, le Stephen Harper de 2002 avait encore des instincts libertariens. Sa priorité numéro 1 était de réduire le fardeau fiscal – à un niveau plus bas que celui des Américains! (Voir « How to get Canada back on track »). Aujourd’hui, il promet de réduire la TPS de deux points de pourcentage, ce qui n’aura qu’un effet marginal sur le revenu disponible des Canadiens.

    Le Stephen Harper que j’ai fréquenté n’aurait jamais défendu le système de santé en faillite du Canada. Aujourd’hui, il promet de s’opposer au développement du privé en santé, ce qui en fait un politicien socialiste comme tous les autres chefs fédéraux. Lors du dévoilement du programme complet du PC vendredi dernier – par ailleurs rempli de promesses de dépenses et d’appui du gouvernement à tout un chacun –, le critique conservateur des Finances Monte Solberg a déclaré en parlant des programmes sociaux: « Spending continues to go up. There will be no cuts. … We will protect the social safety net. » Bref, c’est le statu quo, l’État fédéral ne subira aucune cure d’amaigrissement.

    Voilà ce qu’on obtient aujourd’hui, avec un chef de parti et futur premier ministre au passé le plus libertarien qu’on puisse imaginer, compte tenu de l’influence restreinte de notre mouvement. Ce gouvernement conservateur gouvernera en fait comme l’aurait fait le vieux Parti progressiste-conservateur (que Harper et ses camarades réformistes avait pourtant quitté à la fin des années 1980 à cause de ses compromissions). Il pourrait même faire moins bien que le gouvernement de Jean Chrétien entre 1993 et 2002, alors que Paul Martin mettait un peu d’ordre dans les finances publiques, éliminait le déficit, contenait les dépenses et réduisait un peu les impôts (voir à ce sujet l’étude de l’IEDM sur l’évolution des dépenses fédérales au cours des dernières décennies). Outre la promesse de se retirer de l’accord de Kyoto et d’abolir le registre des armes à feu, le programme de Stephen Harper n’a pratiquement rien de clairement moins étatiste que celui de Paul Martin.

    Comme je l’ai écrit plusieurs fois dans mes éditoriaux et sur le Blogue du QL, la politique partisane est une perte de temps pour ceux qui veulent vraiment réduire la taille de l’État. La démocratie est un système collectiviste dont toute la logique repose sur l’achat de clientèle électorale. Ou bien on refuse de jouer ce jeu et on reste marginal; ou bien on veut absolument obtenir le pouvoir, et alors il faut abandonner ses principes libertariens et adopter une attitude opportuniste.

    Stephen Harper veut devenir premier ministre et a fait une excellente campagne pour y arriver. Mais pour cela, il est devenu un autre politicien étatiste insignifiant, qui au mieux maintiendra l’État fédéral canadien à sa taille actuelle, au pire le fera croître comme l’a fait George W. Bush, un président que plusieurs conservateurs admirent. Comme on dit, ça va changer le mal de place, et les rats libéraux méritent certainement une défaite spectaculaire. Mais si lui, un ancien lecteur et admirateur du QL, ne peut en fin de compte faire mieux, que peut-on espérer de plus par des moyens politiques?

  16. @Ben

    Harper n’est qu’un homme de centre-droite assez pragmatique.

    D’accord, Harper est un excellent stratège politique mais d’affirmer que la drouate détient le monopole du pragmatisme relève de la même fumisterie qui fait en sorte qu’on puisse affirmer que la gaugauche détient le monopole de la compassion! J’en ai marre de ces clichés dogmatiques qu’on répète ad nauseam pour mieux nous crosser!

    Est-ce que l’invasion de l’Afghanistan, la propagation de l’État policier et la poursuite effrénée de la guerre aux drogues sont une illustration du soi-disant pragmatisme (sic) de Harper? J’y vois bien plus du populisme, pareil comme Dumont!

    À ce que je sache, Jacques Parizeau, un intellectuel rationnel économiste formé à la très prestigieuse London School of Economics, est nettement plus pragmatique que cet insignifiant de Harper, et ce malgré que Parizeau fut chef de ce méchant parti séparatisssssssse, communissssssse et anti-sémite (sic) qu’est le PQ!

    Et faudra qu’un jour Gilles Duceppe et ses bloqueux reconnaîssent que c’est Stephen Harper qui réussira bel et bien à libérer le Québec du cancer libéral-trudeauiste.

    C’est déjà fait! Les bloquistes le reconnaissent déjà et fort clairement. À ce que je sache, le PLC n’a jamais été aussi moribond au Québec et le Bloc est tout à fait à l’aise avec un gouvernement conservateur minoritaire. Le Bloc souhaite que ça se poursuive ainsi. Les bloquistes préfèrent Harper à Dion et c’est mon cas aussi.

    Je voterais pour le Bloc s’il en avait la possibilité, mais c’est Harper qui est en train de faire la job qui permettra peut-être au Québec de respirer après avoir été soumis à ce mal absolu qu’est le PLC depuis presque un siècle.

    Bien sûr, les conservateux sont un moindre mal comparé aux libéraleux et même aux NPDeux mais le problème, c’est que les conservateux, surtout lors du règne de Mulroney, ont déjà essayé de régler le problème constitutionnel, MAIS ÇA N’A JAMAIS FONCTIONNÉ, CAR LE ROC NE RECONNAÎTRA JAMAIS UN STATUT PARTICULIER POUR LE QUÉBEC!

    Quand les adéquisteux prendront le pouvoir et réclameront du gouvernement fédéral conservateux qu’il satisfasse les exigences constitionnelles autonomistes du Québec, cela déclenchera une autre chicane constitutionnelle et les libéraleux reprendront le pouvoir, ce qui ramènera le PQ à l’avant-plan au Québec! Pourquoi dois-je toujours répéter une chose aussi simple?

    Il faut qu’on change la devise du Québec. Le « Je me souviens! » doit devenir « M’en rappelle pus! ». Ça presse!

  17. Merci de nourrir ce blogue, Davidg! 🙂

  18. @Martin

    J’ai plus de temps pour commenter en ce moment!

    @Christian Rioux

    Voter pour le bloc ou le PC c’est presque pareil, puisque la seule facon que le PC n’entre pas (majoritaire) c’est de voter pour la seule autre option possible, donc les liberaux. Donc un vote pour le bloc = un vote pour les conservateurs.

    Affirmation idiote et dogmatique qui a pour but de convaincre les gens de ne pas voter pour le Bloc! Dans la quasi-totalité des comtés francophones du Québec, les libéraux seront troisièmes! Un vote pour le Bloc sera donc un vote contre les Conservateurs. C’est de voter libéral, NPD ou Parti Vert (sic) qui aidera les Conservateurs (hein, Monsieur St-Gelais!)

    Élire une cinquantaine de députés du Bloc (malheureusement, ça n’arrivera pas à cause de « M’en rappelle pus! ») éviterait un dangereux gouvernement Conservateur majoritaire et l’inflation galopante de dépenses militaires qui s’ensuivra et qui sera financée avec l’argent des provinces, des coupures dans les programmes sociaux et dans le dégel des frais de scolarité.

    Qu’on laisse donc le ROC élire un gouvernement Conservateur minoritaire et j’en serai tout à fait à l’aise, comme en ce moment!

    La seule différence c’est que ca ferait peut-etre un député bloquiste inutile de moins aux Communes.

    D’autres clichés stupides! Je répète: je préfère élire des députés qui soi-disant ne font rien et ne sont là soi-disant que pour leur pensions que d’élire des colonisés comme Thomas « Socialized centralized Canada knows best for Quebec » Mulcair, Denis « OVNI, déportateur d’immigrants séparatisses, Kid Kodak » Coderre, et Maxime « le fantasme du bum intello » Bernier, trois opportunistes qui travaillent contre les intérêts du Québec et qui travaillent eux-aussi pour leurs pensions! Voilà le véritable message que les Québécois doivent envoyer: il faut cesser de reconnaître la légitimité du gouvernement fédéral et pour ce faire, il faut élire des députés séparatistes!

    P.S.: Malheureusement, Denis « OVNI, déportateur d’immigrants séparatisses, Kid Kodak » Coderre n’a pas été capturé par les Talibans! Quel Dommage! D’un autre côté, il n’eût pas fallu que Coderre devienne un saint-martyr Libéral!

  19. @Christian Rioux

    Parlons donc de l’inutilité de la députation conservatrice québécoise. Faut dire tout de même que je pourrais dire la même chose des libéraux mais ça fait longtemps que tout le monde ou presque le sait!

    Tous ces députés sont des patins au service de l’establishment fédéral et surtout ils appuient le financement, avec l’argent des taxes, d’une guerre impérialiste inutile et injuste qui n’a pas l’appui populaire de la NATION Québécoise.

    Voici ces députés, regroupés par catégories:

    The Libertarian Sucker

    -Maxime « le fantasme du bum intello » Bernier (Beauce):

    Élu seulement parce qu’il est le fils de Gilles Bernier, un ex-député conservateur respectable dans ce même comté, ce petit fils à papa insignifiant est un autre libertarien défroqué qui est rendu un étatiste comme les autres qui succombe à l’hytérie guerrière. Au moins, il distribue des Jos Louis aux soldats!

    The Has Beens

    -Jean-Pierre Blackburn (Jonquière – Alma)

    Ce parasite s’est fait réélire parce qu’il ne pouvait plus travailler nulle part. Quel brochet!

    -Lawrence « Père Ovide » Cannon (Pontiac): L’ex-Père Ovide et renifleur de pets de Robert Bourassa. le pire député que j’ai eu dans mon comté de La Peltrie. Même France « la ministre de la défusion de L’ancienne-Lorette » Hamel, était moins pire. Au moins, elle essayait de faire quelque chose pour son comté, même si c’était juste des niaiseries!

    You know me! Fuck the ideas!

    -Denis Lebel (Roberval – Lac-Saint-Jean)

    Élu seulement parce qu’il était l’ex-maire de Roberval. Deux conservateurs au Saguenay-Lac-St-Jean, c’est à croire que le Doc Maillet a raison quand il traite cette population de tarés!

    The Radio-X Separatist Haters Squad:

    Tous ces députés sont des Wannabe inconnus qui n’auraient jamais été élus sans le précieux appui de Haine FM. En plus, ces députés forment la majorité du caucus québécois du PC avec 7 députés sur 11. Sans autre commentaire!

    -Sylvie Boucher (Beauport – Limoilou)
    -Daniel Petit (Charlesbourg – Haute-Saint-Charles)
    -Steven Blaney (Lévis – Bellechasse)
    -Jacques Gourde (Lotbinière – Chutes-de-la-Chaudière)
    -Luc Harvey (Louis-Hébert)
    -Christian Paradis (Mégantic – L’Érable)
    -Josée « au moins, elle est baisable » Verner (Louis-Saint-Laurent)

    Monsieur Rioux, même si les députés bloquistes étaient toujours absents à la Chambre des Communes et flambaient leur salaire de poche dans les bars de Ottawa, les bloquistes seraient plus utiles, ou à tout le moins plus positivement inutiles, que la députation conservatrice! Alors, foutez-moi la paix avec l’inutilité bloquiste!

  20. @Martin
    « Élire une cinquantaine de députés du Bloc (malheureusement, ça n’arrivera pas à cause de “M’en rappelle pus!”) éviterait un dangereux gouvernement Conservateur majoritaire et l’inflation galopante de dépenses militaires qui s’ensuivra et qui sera financée avec l’argent des provinces, des coupures dans les programmes sociaux et dans le dégel des frais de scolarité. »

    Tu nages en plein délire. En quoi avoir des député inutiles et sans pouvoir peut-il éviter les « dangereux » conservateurs ?
    Selon toi qui devrait gouverner le Canada? Je te rapelle que le Bloc ne pourra jamais, puisqu’il ne présente des députés que dans un nombre limité de comtés, au Québec.

    NORMALEMENT, voter pour une élection veut dire voter pour ceux qu’on veut avoir pour diriger le pays. Tu as le choix entre Conservateur (droite), Libéraux (centre gauche) et NPD (gauche).
    Selon toi, les conservateurs sont dangereux, les libéraux sont des méchants, et les NPD sont autre chose (?)

    Il reste qui ? le parti vert ?

    Dans un pays autre que le Canada, le Bloc n’aurait même pas le droit d’exister. Et c’est un élection fédérale, alors le bloc devrait être obligé d’avoir des candidats dans TOUS les comtés du Canada. Ils ne le feraient pas, ca leur couterais trop cher. Ils gardent le cash….

    Ca prend un séparatiste aveuglé pour ne pas voir que le Bloc est une abérration, et qu’ils avaient eux même dits qu’ils ne seraient la que pour un mandat. Mais la possibilité de faire du cash facile et d’avoir un pension à vie du fédéral sans avoir de responsabilités c’était trop attrayant….

  21. Ca fait chier les bloqués que les conservateurs vont bien et qu’ils ont une affinité avec un partie de l’électorat du Québec.

    Au début, leur raison d’exister était la négociation de la séparation avec le reste du Canada. La séparation n’a pas passé.

    Ensuite leur raison c’était de contrer les méchants Reform (qui existaient en réponse au Bloc).

    Après leur raison c’était de « défendre les intérets du Québec »

    Ensuite leur raison de vivre était de contrer les méchants conservateurs.

    Ensuite leur raison c’était de chialer contres les méchants libéraux et les commandites.

    Et maintenant que les libéraux sont en reconstruction, ils ne trouvent plus rien à dire.

    Alors qu’en réalité leur seule raison d’être c’est d’encaisser leur chèque du Canada et de faire la promotion du séparatisme.

  22. J’ai eu l’occasion de poser moi même la question a M. Duceppe, lors du débat des chefs. La population avait pouvait poser des questions directement, et j’avait été choisit pour poser ma question.
    Voici sur les archives de Radio-Canada:
    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/electionsFed2006/2005/12/13/017-elections_debat.shtml

    C’est à peu près au milieu du vidéo.

    Il n’a pu que répondre vaguement qu’il avait le droit d’y être parce qu’il représentait les séparatistes, et après il a bifurqué sur un autre sujet.

  23. @Christian Rioux

    Ne pas me confondre avec Davidg, SVP. Nos noms, nos avatars et même nos positions politiques sont assez dissemblables pour que la confusion soit facile à éviter me semble!

    Notre principal point commun, par contre, c’est d’être critiques et de la gauche et de la droite en plus d’être souverainistes.

    Il n’y a pas de « normale » façon de voter. Matante Gertrude peut voter pour le plus beau des candidats si ça lui chante. Généralement, on vote pour des gens qui nous représentent, idéalement pour qu’ils prennent le pouvoir, mais pas absolument. Les gens du Bloc sont ceux qui me représente mieux et c’est le cas pour beaucoup de Québécois. Je ne voterai jamais Libéral. J’ai déjà voté Conservateur, ceux de Mulroney, pour appuyer le libre-échange, mais je ne vois pas pourquoi je voterais pour la gang à Harper.

    Les foutus arguments clichés des fédéralistes selon lesquels on perd son vote en appuyant le Bloc puisqu’il ne prendra jamais le pouvoir et que ce parti est inutile et a prouvé son inutilité sont, justement, des clichés creux qui ne résistent pas à l’analyse. Jamais le Canada-anglais n’aurait ouvert la porte à un début de réglement de déséquilibre fiscal, jamais on aurait eu un simili-siège à l’ONU, jamais on aurait parlé de la « Nation québécoise dans un Canada uni » sans la pression des nationalistes québécois, c’est-à-dire l’action concertée du PQ et du Bloc. En plus, le PC ne serait jamais arrivé près du pouvoir sans l’effondrement des Libéraux au Québec, causée en majeure partie par l’acharnement du Bloc.

    (Et je t’ai écris cela sans aller voir le clip. Évidemment il a le droit d’être là! Je comprend qu’il ne se soit pas attardé à une question remettant en question son évidente légitimité!)

  24. Le Bloc s’évertue à chiâler contre les méchants conservateurs, et pourtant c’est grâce au (à cause du) Bloc si les conservateurs sont élus.
    Donc un vote pour le Bloc favorise ceux qu’ils tentent de démoniser.
    Est qu’il n’y a pas une méchante contradiction ?

  25. SVP Christian, come on, les Libéraux de centre-gauche… pas fort fort… Les Libéraux sont au mieux de centre-droit, y a même pas de débat là-dessus!

  26. « pantins » et non pas « patins »!

  27. L’idéologie Libérale, et ce dans n’importe quel pays est une idéologie de centre-gauche.
    Tu confonds avec néo-libérale, qui est une idéologie de droite.

  28. Absolument pas. Le (néo)libéralisme économique prôné par le Parti Libéral du Canada en fait de lui un parti de centre-droit. C’est même pas comme s’il y avait un débat sur la question. C’est juste de même, et c’est quelque chose sur à peu près tout le monde s’entend.

    Grosso modo:

    Parti Conservateur (droite)
    Parti Libéral (centre-droite)
    Nouveau Parti Démocratique (centre-gauche)

    ADQ (droitte)
    PLQ (centre-droite)
    PQ (centre-droite dans la gouvernance, centre-gauche dans le discours…)
    QS (centre-gauche)

    C’est bien beau d’avoir des opinion sur tout, mais faut pas dire n’importe quoi! Le Parti Libéral du Canada est loin, très loin, très très loin d’être un parti de centre-gauche.

  29. Même si tu veux clore le débat avnat qu’il n’aie lieu. Je suis en désaccord avec toi. Libéral et Néo-libéral c’est très différent. Les partis d’idéologie libérale au Canada (le PLC et le PLQ) sont centre gauche. Le PLQ avec Charest a eu une légère tendence Centre droite pendent un certain temps et le PQ aussi du temps de Bouchard, résidus de leur temps passé au parti conservateur. Mais ils ont revenus à centre gauche.
    Est-ce qu’un parti de droite aurait placé 50% de femmes comme ministres ?

    Aux États-Unis, un Libéral c’est considéré un poté d’extrème gauche.

    NPD et Québec « solitaire », sont à gauche, et non centre-gauche.

  30. « Libéral » peut être utilisé à plusieurs sauces:

    Aux États-Unis, « Liberals » signie de gauche ou centre-gauche.

    Le Parti Libéral du Québec était progressiste, de centre-gauche, dans le temps de Lesage. Sous Charest, il était de centre-droite-droite avec leurs intentions de nettoyer la fonction publique et favoriser les PPP à tout crin. Maintenant, ils sont plus près du centre que jamais.

    Le Parti Libéral du Canada, sous Trudeau, était de centre-gauche, tellement interventionniste que nous payons encore les dettes accumulées alors. Sous Chrétien et Martin, le parti était celui du pouvoir et du monde des affaires, aussi de centre-droite. Sous Dion, avec la question de l’environnement, et sa ressemblance avec le NPD sur quelques questions, on pourrait dire qu’il est plus à gauche, c’est-à-dire près du centre.

    Un « vrai » libéral porterait donc à gauche. Un néo-libéral, à droite. Mais comme les Libéraux sont pour la plupart des néolibéraux, alors ça devient mêlant.

    De toutes façons, comme le prouve Harper, un parti ne peut aspirer à gouverner qu’en se rapprochant du centre.

    Et, évidemment, Louis qui a déjà de la misère à admettre que le PQ récent était au centre, ne sera pas prêt d’admettre que le PLQ ou le PLC est de centre-gauche!!!

    Mais moi, vous le savez, la gauche et la droite, j’en ai soupé.

  31. Quel est le rapport entre le nombre de femmes et le positionnement du parti sur l’échiquier politique? Même s’il y avait 100% de femmes, le Parti Libéral serait toujours à droite, y a même pas de doute là-dessus. Le parti des PPP, du désengagement de l’État, de la hausse des frais de scolarité, c’est assurément un parti de droite ça.

    Je crois que tu es contaminé par la politique étatsunienne, divisée entre ceux qui sont appelé des « liberals » et des « conservatives », sur une échelle qui se joue beaucoup plus au niveau de la moralité qu’autre chose. Mais dans les faits, autant le Parti Démocrate que le Parti Républicain sont tout à fait à droite sur l’échiquier politique.

    On peut dire bien des choses, mais affirmer quelque chose d’aussi incroyable que le PLC et le PLQ seraient de centre-gauche, ça dépasse toute forme de réflexion ou d’analyse logique.

    Et par ailleurs, Québec Solidaire et le NPD sont effectivement de centre-gauche. Si tu cherches des partis vraiment de gauche, regarde du côté des socialistes et les communistes. Ni QS ni le NPD ne remettent en question l’économie libérale; ils veulent simplement améliorer la redistribution de la richesse et leurs programmes sont orientés vers la social-démocratie, une idéologie de centre-gauche.

    Un peu de révision politique 101 peut-être, Christian? Ça nuirait pas… parce que là vraiment ça fait pas mal dur ton « analyse ».

  32. Chritian Rioux a posté à peu près en même temps que moi…

    C’est assez évident ici que la classification gauche-droite dépend de qui la fait et de quelle époque on parle! Louis se dit à gauche, Christian à droite et moi au centre. Par rapport à mon point de vue, la grille de Louis est toute décalée vers la droite: mon centre est son centre-droit. Et Christian place la gauche plus à gauche que je le fais: pour qualifier les « Liberals » américains de « potés d’extrême gauche », faut être très près des neo-cons!

  33. Et je partage avec Louis son étonnement sur l’affirmation de Chritian Rioux à propos des partis de droite ne pouvant avoir une députation comportant la moitié de femmes. 😯 Ça, ça ne donne pas vraiment le goût de se dire à droite! Mais en même temps, il y a un fond de vérité…

    Ceci dit, par électoralisme, on peut bien en nommer des femmes, pour mieux paraître tout en demeurant « plutôt à droite »!

  34. Monsieur Rioux, je reprends là où j’étais rendu. J’avais dit:

    « Élire une cinquantaine de députés du Bloc (malheureusement, ça n’arrivera pas à cause de “M’en rappelle pus!”) éviterait un dangereux gouvernement Conservateur majoritaire et l’inflation galopante de dépenses militaires qui s’ensuivra et qui sera financée avec l’argent des provinces, des coupures dans les programmes sociaux et dans le dégel des frais de scolarité. »

    Vous m’avez répondu:

    Tu nages en plein délire. En quoi avoir des députés inutiles et sans pouvoir peut-il éviter les “dangereux” conservateurs ?

    Délire? Quel délire? Dites-moi ce qu’il y a de faux dans mon affirmation!

    Vous n’avez rien compris. Pourtant, j’avais été très clair dans mon paragraphe précédent:

    « Dans la quasi-totalité des comtés francophones du Québec, les libéraux seront TROISIÈMES! Un vote pour le Bloc sera donc un vote contre les Conservateurs. C’est de voter libéral, NPD ou Parti Vert (sic) qui aidera les Conservateurs (hein, Monsieur St-Gelais!). »

    Comment pouvez-vous affirmer une telle sottise alors que les libéraux seront TROISIÈMES dans la quasi-totalité du Québec francophone?

    Un député du Bloc de plus sera un député de moins pour les Conservateurs à la prochaine élection. Trivial!

    Néanmoins, je vous donne raison quand vous dites « députés inutiles et sans pouvoir », mais parlez moi aussi de la grande inutilité des députés mercenaires conservateurs du Québec. Quels pouvoirs ont-ils réellement à part d’être des pantins au service du fédéral? Relisez mon commentaire #19. Les députés conservateurs sont encore pires!

    Selon toi qui devrait gouverner le Canada?

    Le Parti Conservateur mais minoritaire, pas majoritaire. Je suis tout à fait à l’aise avec le gouvernement actuel! C’est la même chose pour le Bloc! Voter pour le Bloc permettra d’éviter un gouvernement Conservateur majoritaire qui, je le radote, causera une inflation galopante des dépenses militaires qui sera financée avec l’argent des provinces, des coupures dans les programmes sociaux et avec le dégel des frais de scolarité.

    Je te rapelle que le Bloc ne pourra jamais, puisqu’il ne présente des députés que dans un nombre limité de comtés, au Québec.

    NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON! Je suis en état de choc!

    Vous êtes un génie Monsieur Rioux! Comment pouvais-je ignorer une telle évidence? Je me coucherai moins niaiseux ce soir!

    NORMALEMENT, voter pour une élection veut dire voter pour ceux qu’on veut avoir pour diriger le pays. Tu as le choix entre Conservateur (droite), Libéraux (centre gauche) et NPD (gauche).
    Selon toi, les conservateurs sont dangereux, les libéraux sont des méchants, et les NPD sont autre chose. Il reste qui ? le parti vert ?

    Les séparatistes n’ont rien à foutre du gouvernement fédéral. Ils ne doivent donc pas reconnaître sa légitimité en faisant élire des fédéralistes à Ottawa!

    Pour les séparatistes, le Parti Conservateur est le moins pire des partis fédéralistes, a fortiori quand il est minoritaire, car il est moins centralisateur que les autres partis. Les séparatistes rejettent catégoriquement les idioties centralisatrices du PLC, du NPD et des Verts (à part Monsieur St-Gelais qui doit avoir de la petite peipeine et qui fait semblant d’être séparatiste!). Au fédéral, le scénario politique est idéal en ce moment pour les séparatistes. Pourquoi modifier une combinaison gagnante?

    Dans un pays autre que le Canada, le Bloc n’aurait même pas le droit d’exister. Et c’est un élection fédérale, alors le Bloc devrait être obligé d’avoir des candidats dans TOUS les comtés du Canada. Ils ne le feraient pas, ca leur couterais trop cher. Ils gardent le cash….

    Belle vision de la démocratie! Si je suis votre raisonnement, le Reform Party n’aurait jamais existé et l’élection de André Arthur est illégitime! Une chance que votre raisonnement ne s’applique pas, car sinon votre merveilleux Stephen Harper ne serait pas le Premier Sinistre du « plusssssse mailleur pays au Monde »!

    Ca prend un séparatiste aveuglé pour ne pas voir que le Bloc est une aberration, et qu’ils avaient eux même dits qu’ils ne seraient la que pour un mandat.

    Ça prend un fédéraliste aveuglé pour nous affirmer toutes ces sornettes. Le Bloc n’a jamais prétendu n’être là que pour un seul mandat si le statu quo constitutionnel était maintenu. Le Bloc souhaitait n’être là que pour un seul mandat, À CONDITION DE GAGNER LE RÉFÉRENDUM!. C’est le gouvernement fédéral centralisateur qui est une aberration, pas le Bloc! Et même si c’était vrai, les autres partis changent d’idée très souvent. Le PLQ a pris 4 ans pour baisser les impôts et a scrapé encore plus le système de santé, Jean Chrétien est devenu pour le libre-échange et la TPS, l’ADQ est contre les baisses d’impôts et le PQ est pour les baisses d’impôts!

    Mais la possibilité de faire du cash facile et d’avoir un pension à vie du fédéral sans avoir de responsabilités c’était trop attrayant….

    Absolument. Pareil comme les autres députés. En plus, ça règle en partie le déséquilibre fiscal! Savez-vous que André Arthur n’a jamais été aussi riche dans sa vie qu’en ce moment?

    « Alors qu’en réalité leur seule raison d’être c’est d’encaisser leur chèque du Canada et de faire la promotion du séparatisme. »

    Tout à fait! C’est pour cette raison que les séparatistes doivent faire élire des députés du Bloc. C’est très bien comme ça!

  35. @Christian Rioux

    Faudrait vous recycler en humoriste! Vous seriez très drôle! Dehors Martin Matte et Vive Christian Rioux!

    Le Bloc s’évertue à chiâler contre les méchants conservateurs, et pourtant c’est grâce au (à cause du) Bloc si les conservateurs sont élus.
    Donc un vote pour le Bloc favorise ceux qu’ils tentent de démoniser.
    Est qu’il n’y a pas une méchante contradiction ?

    Le Bloc démonise d’abord et avant tout les libéraux, sauf qu’il est souhaitable d’avoir un gouvernment Conservateur minoritaire.

    Vous n’avez rien compris, alors je vais radoter encore:

    « Dans la quasi-totalité des comtés francophones du Québec, les libéraux seront TROISIÈMES! Un vote pour le Bloc sera donc un vote contre les Conservateurs. C’est de voter libéral, NPD ou Parti Vert (sic) qui aidera les Conservateurs (hein, Monsieur St-Gelais!). »

    Je ne peux pas être plus clair!

  36. Pour fixer les idées, ma classification gauche-droite se base sur les axes économiques du « political compass » et du jeu « Nationstates ». Si vous avez d’autres crtitères non économiques, on discutera très longtemps!

    Je vous suggère de lire ce texte:
    http://www.quebecoislibre.org/philo1.htm

    Au début, le terme « libéral » ou « libéral classique », encore très utilisé en Europe francophone aujourd’hui, signifiait une idéologie d’extrême-droite quasi-anarcho-capitaliste qui visait le démantèlement quasi-complet de l’État, et la primauté de la propriété privée et du principe de non-agression, i.e. ce qui est appelé « libertarianisme » de nos jours.

    Par contre, de nos jours, au Québec, au Canada et en Grande Bretagne des partis soi-disant « libéraux » prônent une idéologie de centre-gauche (et même carrément de centre au PLC) plus modérée que la gauche socialiste. En fait, le terme « libéral » a pratiquement aucune signification réelle dans ces partis soi-disant « libéraux », tellement leurs idées varient en fonction du « vent électoraliste ».

    Pire encore, au États-Unis, le terme « liberal » signifie une idéologie socialiste démocratique de gauche visant un accroissement des libertés civiles, en comparaison avec l’état corporatiste policier et impérialiste de droite des Républicains.

    En ce qui concerne les partis fédéraux Canadiens, voici ma classi:

    -Nouveau Parti Démocratique (centre-gauche)
    -Parti Vert (centre-gauche, mais moins à gauche que le NPD dans les questions non-environnmentales, de plus en plus proche des libéraux)
    -Parti Libéral (centre)
    -Parti Conservateur (centre-droite, moins à droite que les Républicains américains)
    -Bloc (sans classification, la promotion du séparatisme est son but principal)

    Pour les partis de la nation Québécoise, ma classification est la suivante:

    Québec Suicidaire (gauche)
    Parti Vert (centre-gauche)
    PLQ (centre-gauche, mais de plus en plus vers le centre)
    PQ (centre-gauche, mais de plus en plus vers le centre, pareil comme les libéraux sauf pour la question nationale)
    ADQ (centre-droit)

    Précision concernant le PQ: au début, René Lévesque souhaitait simplement que le PQ soit une coalition de séparatistes de tout acabit (gauche, centre ou droite). Faudra que Marois songe à revenir à cette formule gagnante qui lui permettra de reprendre le pouvoir et de gagner le prochain référendum.

    La séparation du Québec n’a rien à voir la classification gauche-droite. Elle doit aller de soi et ne doit pas être réservée à une élite syndicaleuse fémi-fasciste de centre-gauche. Le PQ devra comprendre cette trivialité un jour s’il veut reprendre le pouvoir et gagner le référendum.

  37. « Quel est le rapport entre le nombre de femmes et le positionnement du parti sur l’échiquier politique? Même s’il y avait 100% de femmes, le Parti Libéral serait toujours à droite, »

    Le féminisme et l’égalité homme-femme est un sujet de la gauche, pas de la droite. La vraie droite prône la famille traditionelle, avec la femme à la maison. Il n’y a bien que toi pour dire le l’idéologie libérale est de droite.

    « NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON! Je suis en état de choc!
    Vous êtes un génie Monsieur Rioux! Comment pouvais-je ignorer une telle évidence? Je me coucherai moins niaiseux ce soir! »

    Rigole si tu veux, mais il y a encore des gens qui n’ont pas compris ca. Gilles Duceppe dans ses discours dit pourtant qu’il va « gagner ». Et le lendemain de chaque élection, ils célèbrent leur « victoire ».
    La démocratie a bien des défauts. Personellement, je commence a penser que ca prendrait un minimum de quotien intellectuel pour avoir le droit de vote. Donc la « matante » de Martin n’aurait pas le droite de vote. 🙂
    Malheureusement, la « géniocratie » ne peut pas marcher parce que la majorité des gens n’auraient pas le droit de vote..

    « Le Bloc n’a jamais prétendu n’être là que pour un seul mandat  »

    Dois-je vraiment te trouver la citation de Lucien Bouchard ? Elle a passé souvent à la télé…
    En plus il disait que les députées du Bloc n’aurait pas de pension parce qu’il n’y allaient que pour un seul mandat

    p.s. comment on fait pour « quoter » sur ce blog, ca simplifierais la lecture des mes commentaires.

  38. Mon dieu, es-tu vraiment en train de dire que tous ceux qui sont en faveur de l’égalité homme-femme sont de gauche? Alain Dubuc, André Pratte, Mario Roy et les autres clowns de Gesca inc. doivent bien être morts de rire!

    Arrête avec tes histoire de moralité de la vieille droite conservatrice de type américaine.

    Le PLQ, tout comme le PLC, sont clairement des partis de droite, ou au mieux centre-droite. J’ai même pas le début d’un léger doute sur la question. Peut-être que quelques lectures complémentaires sur le sujet pourrait t’éclairer…

  39. comment on fait pour « quoter » sur ce blog, ca simplifierais la lecture des mes commentaires.

    Avec la balise ‘blockquote’…

    Et oui, il te faudra avoir recours au « bloc » 😉

  40. @Louis

    J’ai même pas le début d’un léger doute sur la question. Peut-être que quelques lectures complémentaires sur le sujet pourrait t’éclairer…

    Alors, tu as reçu une illumination et tu es dorévanent le seul possesseur de la vérité universelle. Bonne chance avec ta nouvelle religion.
    Mais ne viens pas demander d’Accomodements…

  41. Monsieur Rioux

    Le féminisme et l’égalité homme-femme est un sujet de la gauche, pas de la droite.

    Considérant l’écrasante majorité d’hommes dans la députation du PLQ, je trouve racoleuse et idiote la décision de Charest de nommer un conseil des ministres à 50% féminin, qui ne tient pas compte de la compétence de ses députés. Le fémi-fascisme (et non pas le féminisme) fait l’unanimité chez l’ensemble des partis politiques au Québec, peu importe l’idéologie politique (gauche,droite, centre). Oubliez vos catégorisations gauche-droite sur cette question.

    Cependant, je souhaite que les féministes remportent leurs deux dernières batailles au Québec: l’égalité politique et la laïcité de l’État, ce qui enlèvera toute justification au régime fémi-fasciste.

    En d’autres termes, politiquement parlant, je souhaite qu’il y ait une égalité hommes-femmes chez les candidats, la députation et les ministres. De plus, j’espère qu’on élira plus souvent des femmes au poste de Première Ministre. Ça, c’est du vrai féminisme profitable et beaucoup moins hypocrite et injuste que le fémi-fasciste « dans l’ombre » actuel, appuyé par des hommes féminisés et des femmes castrantes!

    La vraie droite prône la famille traditionelle, avec la femme à la maison.

    Je me dissocie entièrement du discours passéiste des masculinistes machistes qui veulent retourner en arrière sur cette question. Qu’ils s’en aillent vivre au Texas et on en sera bien débarrassé!

    L’imposition intégriste religieuse et patriarcale de la famille traditionnelle et de la femme obligatoirement esclave de son mari n’a plus sa place au Québec et est une élucubration dépassée. Cette droite traditionnelle n’a plus sa place au Québec!

    Qu’on laisse donc les gens choisir quel mode de vie leur convient! C’est ça, le véritable sens de la bataille féministe!

  42. @Christian: Ce n’est pas une illumination ou quoi que ce soit de semblable. C’est simplement qu’en dix ans d’intérêt pour la chose, dont des études en sciences politiques et des dizaines voire des centaines de livres lus, je n’ai jamais lu/entendu/vu quiconque dire que le PLC ou le PLQ étaient des partis de gauche ou que des partis ayant comme politiques le désengagement de l’État et l’adoption de politiques économiques néolibérales pouvaient être considérés de centre-gauche.

    Je m’excuse si j’ai été un peu condescendant avec toi et je tenterai de faire plus attention à l’avenir. Ceci dit, je dois dire qu’à mes yeux ce que tu avances sur le sujet est tout à fait faux et injustifiable de quelque façon que ce soit.

  43. Monsieur Rioux

    Rigole si tu veux, mais il y a encore des gens qui n’ont pas compris ca. Gilles Duceppe dans ses discours dit pourtant qu’il va “gagner”. Et le lendemain de chaque élection, ils célèbrent leur “victoire”.

    Pour le Bloc, la victoire c’est simplement d’avoir une majorité de députés au Québec!

    La démocratie a bien des défauts. Personellement, je commence a penser que ca prendrait un minimum de quotien intellectuel pour avoir le droit de vote. Donc la “matante” de Martin n’aurait pas le droite de vote. Malheureusement, la “géniocratie” ne peut pas marcher parce que la majorité des gens n’auraient pas le droit de vote..

    Surtout qu’avec votre géniocratie, le Québec serait déjà un pays depuis 27 ans et George W. Bush n’aurait jamais été élu.

    Et je radote encore une fois: « Le Bloc n’a jamais prétendu n’être là que pour un seul mandat si le statu quo constitutionnel était maintenu. Le Bloc souhaitait n’être là que pour un seul mandat, À CONDITION DE GAGNER LE RÉFÉRENDUM!« 

  44. Louis, il n’y a de démantèlement de l’État en cours au Québec et au Canada! L’interventionnisme étatique n’a jamais cessé de croître!

    Tout ce qu’on fait, ce sont des réaménagements budgétaires pour accomoder les mieux nantis, les bureaucrates, les syndiqués, la police et l’armée au détriment des plus pauvres. Par exemple, on dégèle les frais de scolarité et on rationalise le b.s. mais on met encore plus d’argent dans les routes, le système de santé et les équipements militaires.

  45. Dans la Presse aujourd’hui:

    Au Québec, le Bloc québécois arrive toujours en tête dans les intentions de vote avec 39% des appuis. Le Parti conservateur arrive bon deuxième avec 25% tandis que le Parti libéral et le NPD sont à égalité pour la première fois, avec 15% des appuis chacun. Le Parti vert recueille pour sa part 5%. Mais dans la région de Québec, le Parti conservateur continue de damer le pion au Bloc québécois en obtenant 47% des intentions de vote, comparativement à 25% pour les troupes de Gilles Duceppe.

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