Pas de pétrole bon marché, pas de globalisation

Globalism also has the same tendency to impoverish and enslave huge populations whule enriching the elite who managed its operations. The American people were sold on it, even while it destroyed their towns, their landscapes, and their vocations. What a shock, then, to find out that the so-called global economy was just a set of transient economic relations made possible by two historically peculiar circumstances: twenty-odd years of relative international peace and reliable supplies of cheap oil.

Globalism was primarily a way of privatizing the profits of business activity while socializing the costs. This was achieved by discretely discounting the future for the sake of short-term benefits. The process also depended on the substitutions of corporate monocultures and virtualities for complex social ecosystems wherever possible, for instance, Wal-Marts and theme parks for town. Globalism was operated by oligarchical corporations on the gigantic scale, made possible by cheap oil.

[…]

Under the banner of free-market globalism, the chief side effect of oligarchical corporatism making its money piles bigger was the systematic destruction of local economies and therefore local communities. Thus, the richest nation in the world in the early twenty-first century had become and amazing panorama of ruined towns and cities with broken institutions and demoralized populations – surrounded by Wal-Marts and Target stores. ((James Howard Kunstler, The Long Emergency, Atlantic Monthly Press, 2005, p. 186-187))

À mettre sur la table de chevet de votre ami pro-néolibéralisme préféré.

James Howard Kunstler, The Long Emergency, Atlantic Monthly Press, 2005, p. 186-187

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21 Réponses

  1. Hahaha, c’est risible comme texte. On dirait un truc écrit par un cégépien il y a 10 ans de ça, alors que le mot ‘globalism’ venait d’apparaître et servait à qualifier absolument n’importe quoi.

    Définitivement un livre que je m’achèterai usagé pour rire un bon coup !

  2. Rira bien qui rira le dernier quand, dans quelques décennies, le pétrole sera épuisé. Et même un peu avant, quand il ne sera que rare et très cher. On va peut-être moins manger de bananes et de kiwis et recommencer à manger des bleuets du Lac St-Jean plutôt que de la Californie. Et quand ça coutera trop cher de faire venir une bicyclette de Chine, bien on recommencera à les produire ici! Dans le fond, les anti-mondialisation qui sont souvent aussi des écologistes, n’ont qu’à faire confiance au temps et à la Nature pour sortir de force les Occidentaux de leur surconsommation.

  3. Le déclin du pétrole pourrait voir le retour des chemins de fer en Amérique du nord; qu’ils soient électrifiés, au charbon gazéfié ou aux huiles lourdes. C’est un moyen de transport immensément plus efficace, du point de vue de la consommation énergétique, que le camionnage.

    Les oranges de floride, les pêches de l’état de Washington et les bananes du Costa Rica vont demeurer abordables. Ce sont les fruits produits au-delà de la moitié nord des Amériques qui vont devenir beaucoup moins accessibles. Mais en même temps… nommez-moi donc un fruit qui ne peut pas pousser en Floride, sur la Côte ouest ou en Amérique centrale!

    Actuellement, 70% des richesses mondiales convergent vers l’Amérique du nord. Il est évident que cette situation, plutôt unique dans l’Histoire des civilisations, ne pourra pas se perpétuer sans des énergies abordables et « transportables ». Ce taux de convergence des richesses mondiales pourrait diminuer progressivement face à l’augmentation des richesses dans certains pays d’Asie et d’Amérique du sud, et face à la hausse des coûts énergétiques.

    Cela ne causera certes pas de grand boulversement, mais nous devrons réapprendre à consommer de manière intelligente et économe. Comme nos arrière-grands-parents.

  4. Je donnais beaucoup de crédibilité à la théorie du « Peak Oil » avant d’avoir réalisé que toutes les données de ces analyses provenait « d’insiders honnêtes » qui sont « sorti de la business est des rangs » pour « protester » et nous avertir de cette apocalypse.

    Depuis, je suis revenu plutôt au point neutre…

    La hausse des prix du pétrole graduelle est du plutôt au fait que le « cartel » ne construit plus de rafinerie depuis 25 ans et en ferme plutôt.

    Ca fait toujours plaisirs aux « melons d’eau » lorsqu’une rafinerie ferme; ils ont l’impression d’avoir gagné une bataille, mais en fait on joué exactement le jeu des pétrolières.

  5. Euh, à ce que je sache on construit actuellement en mer parmis les plus grands projets pétroliers jamais mis en oeuvre pour aller chercher plus loin du pétrole dans des nappes plus profondes. Et si les sables bitumineux sont actuellement rentables c’est que le prix de vente a augmenté et qu’il continuera de le faire. Je peux bien croire qu’on a toujours joué un peu avec l’offre, mais quand Hubert Reeves dit qu’on a du pétrole pour encore une cinquantaine d’années, je le crois.

  6. Dans les années 70 Saint-Hubert Reeves beuglait à qui voulait l’entendre que le trou dans la couche d’ozone allait détruire l’Humanité avant l’an 2000…

    Les prédictions apocalyptiques des écolos ont toutes une chose en commun: elles se sont toutes avérées fausses !

  7. Je n’ai jamais entendu Reeves parler de la fin du monde. Peut-être effectivement de l’humanité, car il est convaincu que la Vie va survivre à l’Homme. En tout cas, il ne dit pas que ce sera le cas quand le pétrole sera épuisé.

    Ben, je vais te poser la question plutôt que devoir contre-argumenter tes contre-argumentations sans fin: tu crois qu’il y a une source infinie de pétrole? Que la ressource est inépuisable?

  8. L’argumentaire utilisé par les opposants du « peak oil » tient généralement en quatre points:

    1. ARGUMENT DU RÉSIDU: il restera toujours des réserves de pétroles, car il existe des réserves difficilement atteignables ou exploitables

    2. ARGUMENT DE LA CONSOMMATION ASYMPTOTIQUE: à mesure que le pétrole deviendra rare, le prix et la difficulté d’exploitation vont augmenter énormément et donc, la consommation va diminuer (à cause des coûts financiers et énergétiques pour l’exploiter), ce qui étirera les réserves indéfiniment

    3. ARGUMENT DE LA SUBSTITUTION: le prix et la consommation vont baisser car la pénurie va stimuler la recherche d’énergie alternatives, qui le remplaceront

    4. ARGUMENT ANTI-MALTHUSIEN: il n’existe pas de ressource finie ou non renouvelable

    Évidemment, il est possible de démolir chacun de ces arguments. Mais ils demeurent défendables, jusqu’à un certain point. Personnellement, je crois à l’existence de ressources finies et non renouvelables, donc je suis rigoureusement opposé à #4. On peut aussi se référer aux lois de la thermodynamique pour démontrer que le recyclage à l’infini d’une ressource, ou la création de ressources énergétiques « ex nihil », n’est pas réaliste non plus.

  9. Cours de théorie économique 101:

    Aucune ressource n’est inépuisable. Mais jamais dans l’histoire de l’Humanité une ressource ne fut totalement épuisée.

    Comment cela est-il possible?

    Rep.: Assez simple. Plus une ressource est rare, plus elle est chère. Plus elle est chère, plus les gens apprennent à s’en passer.

    C’est ce pourquoi les théories sur le oil peak sont si ridicules. Elles le sont autant qu’une théorie sur le ‘coal peak’, sur le ‘wood peak’ ou sur le ‘natural gaz peak’.

    La réalité est que le pétrole -dont les quantités restantes sont extrêmement sous-estimée- déclinera progressivement comme énergie à l’échelle mondiale à mesure que son prix augmentera.

    Et de nouvelles formes d’énergie émergeront tranquillement. Le phénomène a déjà commencé.

    Et ne vous en faites pas pour les compagnies pétrolières: elles se recycleront graduellement dans ces nouvelles formes d’énergie. Ca aussi, ça a commencé déjà.

  10. On joue un peu avec les mots ici. D’ailleurs je crois qu’Hubert Reeves dit toujours « si on continue à consommer du pétrole à ce rythme-ci on en a pour 50 ans ». Bien sûr que le prix va augmenter avant qu’il y en aie plus du tout et bien probable qu’il en restera toujours un peu. So what? Le fait demeure que notre organisation économique basée sur un prix du pétrole bas va, disons, connaître quelques « turbulences », comme dirait l’autre. Et je pense qu’il serait sage que le Québec commence à y penser sérieusement. Ça aura de l’impact pas seulement sur l’étalement urbain, mais sur la production de sacs de plastiques, sur les vols d’avion, etc.

  11. En fait, et contrairement à ce que Ben affirme, les réserves de pétrole sont plutôt SUR-estimées, puisque c’est la plupart en fonction de ces réserves que les pays peuvent produire à un certain seuil et que les compagnies pétrolières ont intérêt à ne pas décevoir leurs actionnaires en ne divulgant pas l’état réel des réserves.

    Mais cet état, on le connaît. Le plus grand puits au monde, en Arabie Saoudite, a été mis sous pression au cours des dernières années en injectant de l’eau de mer, si bien que maintenant le ratio eau de mer/pétrole est presque 1 pour 1; en clair l’Arabie Saoudite ne peut plus augmenter sa production. Et le monde non plus; voilà pourquoi les prix augmentent.

    Quant aux énergies alternatives, il n’y en a pas une, et même toutes mises ensembles, qui puissent même approcher de l’énergie du pétrole. La seule qui à long terme permettrait peut-être de tempérer un peu les choses et d’offrir de l’électricité (même si l’économie est en ruine) c’est le nucléaire. Le reste, à long terme, ça ne vaut rien du tout. Rien, nada.

    Alors le prix du pétrole va continuer à monter (puisque rien ne peut le remplacer) et inexorablement le mode de vie issu du pétrole à bas prix (dont la ville moderne et ses banlieues) va décrépir, le tout dans une atmosphère de crise économique majeure.

    Ce n’est pas une simple scénario catastrophique; c’est le scénario le plus optimiste. Le plus négatif parlerait plutôt d’une guerre mondiale totale pour le contrôle des dernières ressources de pétrole et d’un effondrement complet des structures des États amenant toutes les sociétés dans le chaos et l’anarchie.

  12. Que les pétrolières nous disent que leurs réserves ont été surestimées n’est guère surprenant, comme Ben l’expliquait, c’est à leur avantage que le marché pense aussi ainsi.

    Si on prend l’argument habituel que les pétrolières sont une bande de crotés; pourquoi croierait-on alors leur estimés sur leur réserves?

  13. «En fait, et contrairement à ce que Ben affirme, ,les réserves de pétrole sont plutôt SUR-estimées, puisque c’est la plupart en fonction de ces réserves que les pays peuvent produire à un certain seuil et que les compagnies pétrolières ont intérêt à ne pas décevoir leurs actionnaires en ne divulgant pas l’état réel des réserves.

    Mais cet état, on le connaît. Le plus grand puits au monde, en Arabie Saoudite, a été mis sous pression au cours des dernières années en injectant de l’eau de mer, si bien que maintenant le ratio eau de mer/pétrole est presque 1 pour 1; en clair l’Arabie Saoudite ne peut plus augmenter sa production. Et le monde non plus; voilà pourquoi les prix augmentent.»

    Here we go again… le conspirationisme de la gauche ! On en sortira jamais.

    Bon, alors recommençons le cours d’économie.

    À l’échelle mondiale, les réserves de pétrole qui s’épuisent appartiennent presque entièrement à un type de pétrole particulier, soit le pétrole brut léger, ou ‘light sweet crude’. Ce pétrole est caractérisé par de très faibles taux de sulfure (moins d’1%) par rapport au brut lourd (‘sour crude’).

    En gros, les réserves mondiales de pétrole qui s’épuisent peu à peu constituent largement des réserves de brut léger. Laissez-moi vous dire que les réserves de brut lourd, elles, sont LOIN, TRÈS LOIN, TRÈS TRÈS LOIN d’être épuisées.

    Car elles n’ont presque pas été entâmées !

    «Alors le prix du pétrole va continuer à monter (puisque rien ne peut le remplacer) et inexorablement le mode de vie issu du pétrole à bas prix (dont la ville moderne et ses banlieues) va décrépir, le tout dans une atmosphère de crise économique majeure.

    Ce n’est pas une simple scénario catastrophique; c’est le scénario le plus optimiste. Le plus négatif parlerait plutôt d’une guerre mondiale totale pour le contrôle des dernières ressources de pétrole et d’un effondrement complet des structures des États amenant toutes les sociétés dans le chaos et l’anarchie.»

    Ca se passe de commantaire. Même le supposé scénario «optimiste» est une niaiserie catastrophiste.

    Je peux affirmer que la ‘ville moderne’ et même les banlieues existaient bien avant l’automobile et l’exploitation pétrolière ! Renseignez-vous un peu sur l’étalement urbain au XIXe siècle, alors que les principaux transports étaient encore le cheval ou le chemin de fer, et vous verrez. Le pétrole n’avait rien à voir là-dedans.

    La réalité, en fait, est que certains gauchistes SOUHAITENT TRÈS PROBABLEMENT qu’un tel effondrement se produise.

    Quel rêve pour une certaine gauche, n’est-ce pas?
    L’effondrement des marchés !
    L’effondrement de l’économie !
    L’effondrement surtout de cette maudite BANLIEUE tant détestée !!!

    Malheureusement, ça n’arrivera pas.

    Il y a un nom à cette attitude: prendre ses désirs pour des réalités.

  14. Ben a tort sur tous les points, ou presque.

    Avant l’avènement des énergies fossiles à haute-performance comme le charbon ou le pétrole, l’étalement urbain était pratiquement inexistant, du moins dans sa forme de banlieue énergivore. C’est le charbon, mais surtout le pétrole, qui sont à la base de ceci.

    Et puis, il n’a rien compris aux réserves de pétroles. Celles-ci sont à peu près à moitié, ce qui signifie que la partie qui reste est la plus difficile à pomper, à raffiner, à transformer. Le ratio énergie investie pour énergie obtenue baisse donc constamment, et même s’il restera du pétrole pour encore probablement des siècles, ce sera de petites poches inexploitées car jugées trop énergivores à exploiter.

    Rappelons-le: avec la demande actuelle, il reste pour peut-être 30, 35 ans max de pétrole. Mais la demande continue d’augmenter et on ne peut pas utiliser tout le pétrole disponible, car ce qui reste est toujours plus difficile à atteindre.

    Ben est l’archétype de la personne qui n’est pas trop informée et qui croit savoir parce qu’elle prend ses désirs pour la réalité. C’est sûr, personne ne veut voir notre mode de vie basé sur le pétrole à bas prix s’effondrer, mais aucun Romain n’a souhaité la chute de Rome non plus et c’est arrivé.

    Et d’une population de 1 million en l’an 100, ils n’étaient plus que 15 000 en l’an 1000. Et qu’on le veuille ou non, c’est ce qui nous attend à une échelle ou à une autre.

    Que Ben le veuille ou non, on n’inventera pas la moindre énergie susceptible de remplacer ne serait-ce que 20% de la puissance du pétrole au cours des prochaines décennies. Penser le contraire porte un nom: pensée magique. Et Ben en est le meilleur exemple.

  15. La banlieue existait vraiment au XIXe siècle? Pas au Québec.

    Dans les années ’50, Pointe-aux-Trembles et Rivière-des-Prairies étaient des chalets, il y avait encore des fermes au pied du Mont-Royal (où on faisait pousser le melon de Montréal, une variété particulière de cantaloup adaptée à notre climat).

    Maintenant, l’étalement urbain de la couronne de la ville de Montréal se fait jusqu’à environ 32km de la ville. Même Saint-Hyacinthe devient de plus en plus habitée par des gens qui vont travailler à Montréal. Ça, c’est de l’étalement urbain, car mis à part Saint-Hya et quelques villes du genre, les banlieues dépendent toutes de Montréal. Mis à part les accomodations importantes (quelques centres d’achat, des épiceries, les écoles et les services), les gens vont travailler dans la métropole, parcourant entre 10 et 70 km chaque jour.

    Rien à voir avec l’étalement urbain du XIXe siècle, même si la banlieue existait à cette époque à Parie. La banlieue de l’époque était indépendante, et les gens n’allaient pas travailler dans la ville, sans quoi la banlieue se serrait d’elle-même greffée à la ville.

    Le gros problème Ben, c’est que le pétrole dont tu parles est plus dur à extraire, moins rentable. Le rendement énergie d’extraction vs énergie produite dans les sables bitumineux n’est même pas de 2, mais il est rentable grâce à une grande extraction. Par contre, il coûte cher à extraire aussi, et l’on ne parle pas de la fin du pétrole ici (il reste 150 ans de réserve selon la courbe de Hubbert), mais de la fin du pétrole BON MARCHÉ. Le pétrole de sources alternatives, comme « offshore » ou autre est tellement cher que d’autres alternatives, comme le charbon ou l’éthanol (à un faible degré) deviennent envisageables.

    De la propagande gauchiste? Non, le simple constat que quand la demande ne baisse pas, mais que l’offre continue de diminuer (n’oublions pas que les courts du pétrole, contrairement au caoutchouc, ne sont pas élastiques, et qu’une augmentation de 25% du prix du pétrole ne résulte qu’en une diminution de 1% de sa consommation), c’est clair que les prix d’une ressource non-renouvelable deviendront de plus en plus élevés.

    Ça aussi, c’est de l’économie.

  16. Manx, la banlieue a commencé à exister à Londres au milieu du 19e siècle lorsque les ouvrier ont commencé à s’établir hors du centre, le long des chemins de fer, dans les petits villages comme Islington. Ils fuyaient ainsi le « smog bowl » du centre et se rapprochaient des sources d’eau potable, inexistantes au coeur de Londres depuis l’établissement d’industries textiles polluantes sur la Fleet.

    Islington a été englobé par Londres en moins d’un siècle. Le « smog bowl » n’a été éliminé que dans les années 1950.

  17. J’ai entre les mains un extraordinaire petit livre appelé ‘Crabgrass Frontier: The Suburbaniation of America’, de l’historien Kenneth T. Jackson.

    Il couvre le processus de suburbanisation de la société américaine depuis le début du XIXe siècle.

    Ouvrage formidable que j’ai plusieurs fois lu, son premier chapitre s’intitule : «The Transportation Revolution and the Erosion of the Walking City».

    Je vous cite ici les deux premières phrases:

    «Between 1815 and 1875, America’s largest cities underwent a dramatic spatial change. The introduction of the steam ferry, the omnibus, the commuter railroad, the horsecar, the elevated railroad, and the cable car gave additional impetus to an EXODUS THAT WOULD TURN CITIES INSIDE OUT AND INAUGURATE A NEW PATTERN OF SUBURBAN AFFLUENCE AND CENTER DESPAIR.»

    Bon, alors me semble que c’est assez clair.

    Bonne nuit à tous !

  18. Tu ne peux pas comparer l’exode rural du 19e siècle à l’accroissement des banlieues du vingtième, où près de 50% de la population des États-Unis vit maintenant. Sur quelle planète vis-tu Ben? C’est vraiment ridicule de comparer les deux.

    Une image: en 1895 le métro Beaubien était peut-être une banlieue de Montréal, mais en 1995 St-Hyacinthe est une banlieue. Si tu ne vois pas la différence, alors je ne sais que faire.

    La banlieue moderne est BASÉE entièrement sur le pétrole à bas prix. Sans ce pétrole à bas pris, rien, absolument rien n’y existe. Elle a été conçu par et pour le pétrole à bas prix, elle n’a ni centre ni vie communautaire par elle-même ni lien avec les agriculteurs aux alentours qui produisent de la nourriture. La banlieue est une anomalie du vingtième siècle causée par le pétrole à bas prix.

    Et puisque ce pétrole à bas prix disparaît (il est déjà passé de 10 à 80$ le baril au cours des sept dernières années, et ce n’est qu’un début et le prix à la pompe a doublé en trois-quatre ans), la banlieue est condamnée et avec elle la ville et notre mode de vie.

    Ouvre tes yeux Ben.

  19. Une autre chose pourrait arriver avec la hausse du prix de l’essence, qui n’est pas discutée ici, et c’est que les banlieues deviendraient de plus en plus autonomes et se développeraient dans des industries locales. Comme il faut 100 ans pour renouveler un parc immobilier, c’est une possibilité de solution qui sera envisagée.

  20. Lu ce matin dans La Presse: 58% des banlieusards travaillent en banlieue. Va-t-on critiquer, ou au contraire saluer, l’établissement de grappes industrielles en marge des grands centres urbains et dans les centres régionaux de proximité?

    Moi j’y vois plutôt l’émergence (peut-être accidentelle) du modèle irlandais; ce pays a décidé de décentraliser ses industries vers les villes satellites des grands centres, tout en développant un transport interurbain efficace (les trains de banlieue surtout). Cela a eu pour résultat de décentraliser l’économie, de diminuer la congestion routière et d’augmenter la productivité des travailleurs (qui voyagent moins pour se rendre au boulot). Et Dublin, moins congestionnée, est plus propre et plus apte à accueillir de grandes manifestations culturelles.

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