Pétition exigeant le renvoi de Pierre Morin

Même si Pierre Morin a fermé son blogue, il est important de ne pas le laisser s’en tirer aussi facilement. Non pas par vengeance, mais par soucis de transparence et pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise. Voici pourquoi je vous invite à signer cette pétition.

Celle-ci est adressée au chef de l’ADQ, non seulement parce qu’il est en situation d’autorité sur M. Morin, mais aussi et surtout parce que c’est lui qui a récompensé M. Morin (qui opérait sous le pseudonyme de « MisterPi » pour sa campagne de dénigrement opérée pendant la dernière campagne électorale.

A l’attention de : Mario Dumont, chef de l’Action Démocratique du Québec

Nous exigeons le renvoi immédiat de Pierre Morin, chef de cabinet du troisième vice-président de l’Assemblée nationale et employé de l’Action Démocratique du Québec, pour avoir manqué à son devoir en s’occupant d’un blogue intitulé Les dessous… de la politique sous une identité frauduleuse (une soi-disant « Élodie Gagnon-Martin ») et où il tenait des propos orduriers et diffamatoires à l’encontre des adversaires de l’ADQ.

Il est inacceptable dans une démocratie qu’un individu travaillant au parlement et occupant une fonction importante dans l’appareil législatif puisse occuper parallèlement de telles activités méprisantes. M. Pierre Morin n’est pas un citoyen comme les autres; il a un poste qui lui demande un devoir de réserve et il n’en a pas tenu compte en occupant (anonymement) le blogue pré-cité.

Pour toutes ces raisons, nous croyons que M. Pierre Morin doit être démis immédiatement de ses fonctions.

Veuillez faire circuler cette pétition. Nous avons un devoir moral de nous opposer au détournement de la démocratie opéré par Pierre Morin et à sa campagne de salissage opérée anonymement pour le compte de l’ADQ.

AJOUT: Certaines personnes seront peut-être tentées de dire: « bon, il est démasqué, c’est fini, on passe à autre chose ». Ces gens ont tort et ceux qui pensent ainsi sont des gens qui ont peur d’aller jusqu’au bout et d’être cohérents avec eux-mêmes. Car être cohérent, c’est de se dire à soi-même et au monde que ce qu’on dénonce on ne le fait pas pour des raisons partisanes, mais bien parce que c’est la fonction qui est incompatible avec les conneries écrites sur un blogue. En d’autres mots: on aurait fait pareil si le blogueur avait été au service du PQ ou d’un autre parti.

Malheureusement, dans certains milieux péquistes, on ne semble pas avoir à coeur nos institutions démocratiques et le respect de notre parlement. On préfère la real politik; on préfère que Pierre Morin demeure au parlement, mais les mains liées, plutôt que de le voir sur le chômage à temps plein et avec toute la journée pour bloguer. Si cet argument se tient d’un point de vue pratique, il est bien la démonstration que ceux qui le tiennent ont davantage peur de Morin que quoi que ce soit d’autre et qu’à leurs yeux nos instititutions ne valent pas la peine qu’on les défende.

En outre, ils donnent l’impression d’être davantage intéressés par un règlement de compte contre quelqu’un s’attaquant régulièrement à leur parti que de dénoncer un geste sans transparence et qui mine la confiance qu’ont les citoyens envers ceux qui occupent notre parlement. À moins, bien sûr… qu’ils espèrent eux-mêmes un jour se faire engager par un parti politique pour bloguer « undercover »? Car si on congédie Morin pour ses conneries, ceux-ci peuvent dire adieu au même rôle pour le PQ, par exemple.

Dans tout ce dossier, il y a une chose qui est plus importante que toutes les autres: le parlement doit être un sanctuaire où ceux qui y travaillent sont au-dessus de toutes manoeuvres de salissage et de campagnes de dénigrement partisanes comme celle entreprise par M. Morin.

Si on accepte que Morin continue à travailler au parlement malgré ce qu’il a fait, on lance le signal clair que c’est acceptable de le faire et on incite d’autres à le faire. La seule façon d’empêcher une telle situation de se reproduire est de renvoyer Pierre Morin. Sinon, on est complice par le silence de ses actions et on se prépare pour le prochain épisode avec peut-être de nouveaux acteurs mais la même utilisation de fonds publics et d’espace public pour faire de la diffamation sur des adversaires politiques.

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4 Réponses

  1. Avant de demander un renvoi, on devrait pétitionner pour ouvrir une enquête. On ne peut pas présumer de sa culpabilité, même si les soupçons sont très forts et les indices, incriminants. Je n’ai pas encore vu de preuve directe; une enquête officielle permettrait d’en trouver. Et d’établir de nouvelles normes relatives à l’utilisation des nouvelles technologies par nos politiciens.

  2. […] lorsque Les Dessous de la Politique a fermé et essaie maintenant de faire une pétition pour le renvoi de Pierre Morin. Pour quelqu’un qui dit avoir flirté avec le journalisme, ce n’est pas la déontologie […]

  3. Les formations politiques vont toujours protéger des gens comme Morin parce que les autres partis ont tout intérêt à pouvoir faire la même chose.

    Je suis convaincu que de telles saloperies existent aussi au PQ et au PLQ.

    Par contre, l’ADQ n’a plus de leçon à donner aux autres politiques: la situation actuelle doit être dénoncée et une enquête devrait être faite sur son cas.

  4. […] Parti Québécois lors des dernières élections provinciales. J’en ai déjà parlé ici et ici. Le meilleur résumé de cette histoire appartient à Carl, selon […]

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