Le vote émotionnel

Le dernier sondage CROP – La Presse est assez troublant. D’un côté, l’ADQ prend la tête des intentions de vote avec 34%, mais parallèlement on constate que la majorité des électeurs croient que la meilleure personne pour occuper le poste de premier ministre est Pauline Marois, cheffe du Parti Québécois.

Cette contradiction pourrait s’expliquer aisément si le parti de l’ADQ était plus populaire que son chef. Dans ce cas, les gens voteraient pour l’ADQ malgré le chef. Mais ce n’est pas possible ici, car l’ADQ est avant tout le parti de Mario Dumont; il est à peu près la seule personnalité connue de ce parti et tout, absolument tout dans ce parti découle de ses décisions. C’est le parti de Mario Dumont, et de personne d’autre.

Alors, comment expliquer qu’une partie des voteurs adéquistes croient que Pauline Marois ferait une meilleure première ministre? Je crois qu’il faut parler de la composante émotionnelle du choix.

En effet, l’appui à l’ADQ semble avant tout en être un relié à l’émotion, à la passion, et non pas un choix rationnel et réfléchi. On vote pour l’ADQ parce qu’on suit la vague, parce qu’on veut faire partie de la masse des gens, tels ces bisons qui courent vers la falaise. On suit le courant, et on aime cela; on se sent réconforté par le fait que beaucoup de gens pensent comme soi, et on a confiance dans Mario Dumont et dans son image de bon père de famille réconfortant. On recherche une figure paternelle et Mario Dumont est ce petit père politique qu’on aimerait tant avoir.

Mais quand vient le temps de se questionner sur la question théorique consistant à se demander qui ferait le meilleur premier ministre dans le monde concret, le choix devient immédiatement rationnel. Car même si on se sent émotionnellement attiré par Mario Dumont, on sait que Pauline Marois a davantage d’expérience, est plus capable de travailler en équipe et a davantage la stature d’un chef d’État. Puisque la question est théorique (on ne demande pas « qui souhaitez-vous avoir comme premier ministre ») et ne nous engage pas personnellement, on répond selon sa tête, et la tête nous confirme que Marois a davantage de qualités que Dumont pour occuper le poste.

Ce phénomène du vote (émotionnel) de groupe à l’ADQ trouve son appui dans le concept de la pensée de groupe, tel que développé par Irving Janis en 1972. Selon ce concept, des individus, qui autrement sont tout à fait logiques et rationnels, ont tendance à rechercher un consensus plutôt que d’appréhender rationnellement une situation.

« Le danger d’un tel phénomène est que le groupe peut prendre de mauvaises décisions ou des décisions irrationnelles, même si les individus du groupe auraient personnellement pris une autre décision. Dans une telle situation de pensée de groupe, chaque membre du groupe essaye de conformer son opinion à ce qu’il croit être le consensus du groupe sans se poser la question de ce qui est réaliste. La conséquence est une situation dans laquelle le groupe finit par se mettre d’accord sur une action que chaque membre du groupe croit peu sage. » ((Source))

Ainsi, même si individuellement les gens savent que Pauline Marois ferait une meilleure dirigeante que Mario Dumont, ils votent tout de même pour le parti de Mario Dumont parce qu’ils se conforment et s’identifient à cette nouvelle vague adéquiste. Ils ont soumis leur bon sens rationnel au sentiment sécurisant et émotionnellement gratifiant de la pensée de groupe.

Il y a deux problèmes soulevés par cette constatation de l’aspect intrinsèquement émotionnel de l’appui à l’ADQ.

D’abord, peut-on se fier à un gouvernement élu par des gens ne l’appuyant pas pour ses promesses ou ses politiques, mais parce qu’ils s’identifient à son chef ou à l’image incarné par le parti? N’y a-t-il pas un profond risque de dérapage comme on l’a vu très souvent au cours du siècle lorsque des partis populistes de droite ont pris le pouvoir et on pu agir à leur tête sans craindre le jugement des électeurs, subjugués par le charisme du chef (on pense immédiatement à Hitler, ou plus modérément à Reagan, Thatcher ou Mulroney à ses débuts)?

Ensuite, comment le Parti Québécois pourrait-il exploiter ce vote émotionnel et lui aussi faire vibrer le coeur des gens pour aller chercher des appuis? Car c’est bien là un problème profond: le PQ ne peut pas renier ses idées réfléchies et rationnelles, appuyées par ses militants de longue date, pour espérer conquérir les coeurs. Le parti doit trouver un moyen de contrecarrer l’influence négative de l’ADQ sur le débat des idées et ramener les citoyens à la réalité: on n’élit pas des gens qu’on aime, mais plutôt des gens qu’on croit capable de bien gouverner. Mais comment faire passer le message?

Dans le fond, ce que ce sondage démontre surtout, c’est que les électeurs sont encore un territoire vierge à conquérir. Si pour le moment leur coeur va à Mario Dumont, il ne suffirait peut-être de pas grand chose pour mettre l’accent sur le côté rationnel de la politique et miser sur leur préférence rationnelle envers Pauline Marois.

Car c’est bien beau aimer un parti aveuglément, mais encore faut-il qu’il puisse gouverner rationnellement. Ce qui est loin d’être acquis pour un parti immature et aux politiques irréfléchies comme l’ADQ.

22 Réponses

  1. Mario Dumont et l’ADQ n’obtiennent que 34 % des voix. Il ne faut pas charrier avec l’analogie des bisons. Avec la marge d’erreur, PQ e ADQ sont maintenant à égalité. Alors, ne partons pas en peur avec ce sondage et ne tentons pas de faire dire à ce sondage ce qu’il ne dit pas.

    Un Québécois sur trois appuie l’ADQ. Wow!
    L’ADQ profite essentiellement de la baisse des appuis du Parti libéral. Le PQ n’a rien à gnagner avec la chute d’appuis des libéraux. Chaque pourcentage de moins aux libéraux finira principalement dans la poche de l’ADQ.

    Voir ce sondage en tentant d’associer la popularité d’un chef et le pourcentage obtenu par sa formation politique ne tient pas la route.

    C’est évident que Mme Marois obtient un résultat plus élevé que Mario Dumont. Elle a été au pouvoir plusieurs années. Ça n’enlève rien au fait que Mario Dumont pourrait très bien faire à ce poste…Sait-on jamais.

    Et si le PLQ profitait de la division des votes chez les «nationalistes» et forme un troisième gouvernement. À ne pas rayer de la carte, surtout que le PLQ part avec un avantage : Peu importe ce qui lui arrivera, il va gagner au minimum 30 sièges.(et je suis conservateur pour ce nombre)

  2. Il y a le parti, il y a le chef, il y a l’idéologie que représente le parti. Il n’y a rien d’émotionnel à voter en fonction de l’un ou de l’autre. Mais ça prend les trois pour accomplir quelque chose.

  3. Mais justement, le problème principal du PQ, c’est qu’il est trop rationnel!

    P.S.: J’ai toujours voté pour le Bloc ou pour le PQ, mais je me permets de les critiquer allègrement!

  4. Bah, que veux-tu dire par « rationnel »?

    Je doute de la pertinence de ce sondage. L’ADQ se touche depuis pas mal de temps et le PQ n’a rien fait pour perdre de la popularité. L’écart de 4% perdu par le PQ et regagné par l’ADQ, cet écart que tous les sondages récents mettent, il est louche.

    C’est probablement pas à cause du sondage, mais simplement une anomalie anormale.

  5. De toute façon, les sondages politiques hors campagne électorale sont une fumisterie. Seulement 24% aux libéraux, ce n’est pas sérieux! Trop beau pour être vrai!

    Je sais de quoi je parle, car j’ai une maîtrise en statistique. Faut bien que je flatte mon ego comme les néo-libéraux tels le bum intello!

  6. Tiens, j’ai écrit hier soir un petit quelque chose là-dessus et je voudrais le partager avec vous ici :

    Au chapitre des intentions de vote que le dernier sondage CROP fait apparaître clairement, avec 34% pour Mario Dumont, 30% pour le PQ et 24% pour le PLQ, c’est encore l’insatisfaction des électeurs par rapport aux libertés que le demi-chef Jean Charest a prises depuis son accession à ce nouveau trône tripartite. Pour ne retenir qu’un élément parmi tant d’autres, dernièrement, sa décision de laisser le premier partenariat public-privé d’importance au Québec se faire avec l’aboutissement de l’autoroute 25 est vraiment une décision presque mégalomane, dans un contexte de gouvernement minoritaire. Je ne crois pas qu’il avait ce mandat clair de la population et cela transparaît à mon avis dans les intentions de vote.

    Aussi, il appert que ce sondage fait ressortir la réelle dissension entre les Québécois dans le contexte de la Commission Bouchard-Taylor, malgré un nationalisme ragaillardit par la force des choses (même si c’est malheureusement par la défensive), et l’impossibilité chronique du Parti Libéral d’être rassembleur sur cette question : laissant l’Action Démocratique – Équipe Mario Dumont prendre la première place du peloton.

    Pour ce qui est des résultats du petit dernier aux dernières élections, malgré la charge négative qui auréolait Pauline Marois avant sa victoire dans Charlevoix, le Parti Québécois semble être porté par la seule publicité entourant la vie publique de sa reine, étant donné que le potinage est souvent très payant. D’autant plus que, comme l’ADQ – ÉMD, le fait de ne pas être assis sur le siège d’importance est toujours un plus… Et son positionnement un peu plus sur la fesse droite n’est pas étranger à tout ça!

    En définitive, pour être le plus subjectif possible, je crois que ce sondage démontre surtout une chose, c’est que les gens ont un grand besoin de changement, même si je ne comprends pas trop vers où ce changement irait et si je peux être d’accord au point d’en être fier. Par contre, si j’accumule les intentions de vote selon les entités nationalistes et fédéralistes, il est limpide que mon option a le vent dans les voiles, étant donné que je crois dur comme fer que l’option autonomiste (et le sens de ce terme) est synonyme d’indépendantisme.

    Il ne me reste qu’à attendre la déconfiture de l’ascension de la montagne constitutionnelle par l’expédition à Mario.

  7. DavidG,

    moi je dirais plus que les sondages sont comme des cadavres faisandés, fabriqués de toute pièce pour nourrir l’actualité, ce vautour en négatif de notre pauvre monde…

  8. Par contre, en période de campagne électorale, les sondages constituent un outil très intéressant et assez précis pour les partis politiques et les médias.

  9. C’est vrai que le fédéralisme de statu quo a de moins en moins d’adeptes mais il ne faut pas compter les libéraux pour battus!

    La Commission Bouchard-Taylor risque de faire passer les séparatistes pour des racistes et cela pourrait engendrer une remontée libérale.

  10. Être trop rationnel, c’est de croire que les idées et l’intelligence vont primer sur la démagogie et le populisme en politique. Il faut cesser de rêver en couleurs en se rendre compte que la politique est sale!

  11. C’est drôle, mais je vois plus de préjugés xénophobes à l’ADQ que du côté du PQ.

  12. Bon, enfin! Louis constate que la rationnalité et les idéologies n’expliquent pas tout, encore moins en politique!

    Et enfin! Un sondage qui différencie les francophones des non-francophones, et les régions, du « Grand Québec » et de l’île de Montréal!

    15% de francophones qui appuient encore le PLQ! Je serais curieux de connaître leur moyenne d’âge. D’ailleurs j’aurais aimé avoir tous ces résultats par tranches d’âge tant qu’à faire!

    Si je suis un bison, ça fait longtemps que je suis tombé dans la falaise, même que j’en suis ressorti de l’autre bord! Actuellement, mon sentiment est ceci: donnons le pouvoir à Dumont au plus vite qu’on en finisse. Le plus tôt il sera élu, le plus tôt il aura fait son temps! Comme le bon yenne est agile, il réussira peut-être à faire plus de deux mandats. Disons qu’il réussirait à trôner 12 ans. Ça laisse amplement le temps au fédéralisme de nous prouver encore une fois ses limites. Et ça laisserait une dernière chance aux babyboomers nostalgiques de leurs idéaux de jeunesse de voter pour un ultime référendum gagnant! Ce qui compte c’est que ce soit le PLQ qui s’affaise, pas le PQ, pas tout de suite. J’espère que Dumont ne répètera pas l’erreur de Bourassa s’il se retrouve dans la même position que lui après Meech. Qu’il dira « fuck it, on y va! ».

    P.S. Les allusions à Hitler, Reagan et compagnie sont vraiment de trop. Déjà que les adéquistes sont traités en bovins et les péquistes en personnes sensées, faut pas pousser.

  13. Depuis quand un vote pour le PQ est un vote rationnel ?
    Un vote péquiste à toujours été un vote émotionnel. Ca ne peut pas être un vote de raison quand des gens votent toujours la même chose, sans jamais se questionner, juste parce qu’ils pensent avoir une « cause »

  14. ….Car c’est bien beau aimer un parti aveuglément, mais encore faut-il qu’il puisse gouverner rationnellement. Ce qui est loin d’être acquis pour un parti immature et aux politiques irréfléchies comme l’ADQ…..

    Vous me faites rire avec votre « rationnel ».

    Hitler, Mao, Bush, Berlusconi, Blair et tous leurs homologues sont TOUS des rationnels et gouvernent rationnellement, même en guerre.

    Est-ce que cela empêche la mafia politique d’emprisonner, torturer, tuer d’une quelconque façon ? Non.

    C’est rationnellement que les politiciens plument le voteur et ses enfants, aident les corporations à saccager les richesses naturelles.

    Je préfère les gens émotifs. Au moins, on sait à qui on a affaire tandis qu’avec les rationnels….!

  15. Mmmh… Tu parles des rationnels comme des malfaiteurs.

    L’intelligence et la lucidité sont devenus des fléaux :P. Votons ADQ et Démocratie Chrétienne (ou mieux, PCC)!

    Tu me cites des Hitler et des Berlusconis, mais tu oublies les Pétin, les Staline et Bush de ce monde. Eux aussi gouvernent par les sentiments, et on sait ce que la sympathie de Staline et de Pétin ont donné à la France et la Russie… Une belle place parmi les pays les plus touchés par la 2e GGM. Quand à Bush, on en reparlera longtemps de la dette qu’il a offerte à son pays pour livrer la guerre de papa.

    Mais bon, être rationnel, c’est voir quels sont les problèmes et les régler. C’est pas d’être cruel ou de ne pas être cruel. Quant à comparer le PQ à Hitler, ça a été fait assez souvent et ça a toujours manqué de classe, de corps et d’une quelconque profondeur. Moi aussi je suis capable de dire: l’ADQ est naziste! Mais ça veut dire quoi? Absolument rien, sauf aux jeunes innocents qui avalent tout ce qu’on leur donne!

    P.S. Le PQ n’est pas que le parti de la souveraineté Christian, et le vote pour le PQ n’a pas toujours été pareil, preuve que les gens ne votent pas pour ce parti de génération en génération, comme tu l’entends.

  16. Pourtant l’article no 1 du PQ reste la souverainneté.
    C’est la raison d’être du parti, sinon idéologiquement, ca reste un parti centre-gauche, tous comme les libéraux. Le péquistes voteront toujours PQ jusqu’a leur mort, même si le parti se déclarerait adorateur de Satan. Il y a un pourcentage (environ 10%) de la population, qui sont moins stables, et eux votent d’un bord ou l’autre. C’est ce qui fait que le PQ arrive au pouvoir des fois, et le perd d’autres fois. Depuis qu’il y a trois partis, la division des votes dans une lutte a trois peux favoriser ou défavoriser un parti.
    Mais l’appui réel à la souverainneté ne dépasse jamais 40%. Malgré quelques variances ca revient toujours à ce chiffre et ce depuis plus de 30 ans.

  17. Le PLQ de centre-gauche!? Oh boy, on n’est pas sorti du bois! 😐

  18. Tu veux dire le PQ, Louis?

  19. Ouep… disons que centre-gauche et PLQ dans la même phrase, c’est extrêmement douteux… Avec les baisses d’impôts, les coupures dans l’aide aux immigrants, l’état du ministère de l’environnement et tout le reste… Enfin.

    Non, je pense pas qu’il y ait un « 10% » du PQ qui soit flexible. Il y a QS qui est souverainiste et représente pour l’instant 4% de l’électorat (avant, plusieurs de ceux-ci étaient péquistes), certains vont voter vert pour manifester leur mécontentement, l’ADQ a du voler un bon 10-12% au PQ à lui seul aux dernières élections (sans compter le PLQ). Certaines situations font aussi balancer des votes qui habituellement iraient à l’ADQ vers le PQ…

    L’objectif #1 du PQ est la souveraineté, mais c’est normal que certains fédéralistes stupides ne voient rien derrière cela. Certains souverainistes stupides voient aussi uniquement le fédéralisme chez le PLQ et ça rend difficile le débat d’idées. À en croire d’autres, on dirait que seul l’ADQ a des idées, mais bon…

    L’échiquier politique Québécois est bien plus compliqué que SOUVERAINETÉ VS AUTONOMISTES VS FÉDÉRALISTES. Sinon, on peut bien dire la même chose au sujet des deux autres partis.

  20. ….Mmmh… Tu parles des rationnels comme des malfaiteurs…..Manx

    Mais ils le sont….pas tous, mais ils le sont.

    Staline un émotif ??? Allons, Staline qui saoûlait ses invités pour les faire parler ne buvait jamais d’alcool.

    Parle-moi d’une belle rationalité !

    ….Quant à comparer le PQ à Hitler, ça a été fait assez souvent et ça a toujours manqué de classe, de corps et d’une quelconque profondeur…..Manx

    Je me crisse pas mal de ton analyse de broche à foin. Je suis un québécois séparatiste donc, aucunement attaché à ce parti de couillons qu’est le PQ qui ne fera jamais la souveraineté et encore moins sa reine, Ma-Rois.

    Je n’ai jamais comparé le PQ à Hitler, il n’en a pas l’envergure. J’ai dit qu’Hitler, comme Bouchard ou Lévesque, était un rationnel. On aime bien, les médias, les montrer comme des gens avec des senitments pour nous les vendre et seuls sont dupes les Manx et co.

    Les rationnels font voter les gens avec leurs sentiments.
    Voilà la grosse menterie politique de notre société qui se dit, se pense démocratique, alors qu’elle n’est que l’esclave des banques et de ses émotions mal gérées.
    Et toi Manx, tu frappes dans l’eau avec ton Parti de putes à la solde des corporations, les welfare bums du Québec.

  21. Petit morveux, commence par fermer ta gueule et écouter l’autre parler:

    Je prends la défence du PQ devant les petits malins qui pensent que sous prétexte qu’ils sont devant un ordi, ils ont droit de vomir leur connerie et de faire passer des préjugés pour de la rationalité.

    La rationalité serait le pire des fléaux? Allons, soyons émotifs pour une nuit et voyons ce qui arrive le lendemain.

    Premièrement, je ne suis pas péquiste, mais Solidaire. Mais j,entends toujours des types ignorants avec le Q.I. d’une vache dire « Ha le PQ et ses… Ha le PQ et sa… Ha le PQ c’est ça… » et qui n’ont jamais été péquistes et n’écoutent même pas les péquistes parler.

    Staline a été un sentimental. Il jouait avec le sentiment d’appartenance des gens et incitait les gens à lui vouer un grand culte ou un grand dégoût. Dumont, je m’en crisse de ses sentiments. Il suscite des sentiments, on a jamais dit qu’il en avait. D’ailleurs, pour avoir vu le dernier débat des chefs, je doute de la « sentimentalité » de ce chef, et j’y vois plutôt une machine mécanique qui tente de susciter des sentiments chez les autres. Le « vous devriez avoir honte » que j’ai entendu aurait pu sortir d’un répondeur que ça aurait sonné pareil.

    Mais Dumont incite des sentiments. Castro incite des sentiments. Staline en incitait. Mussolini faisait tout pour se rapprocher du peuple.

    Être rationnel ou sentimental, c’est ni bien ni mal. Avoir des idées bonnes, les défendre, c’est tout ce qui importe.

    Mets des faits, décembre. Ne dis pas « Voilà la grosse menterie politique de notre société qui se dit, se pense démocratique, alors qu’elle n’est que l’esclave des banques et de ses émotions mal gérées. »

    Dis pourquoi tu penses comme ça. Ce genre de conneries-là que tu chies par ton anus, on en mangera pas. Tu mériterais de le ravaler.

    Concrétise, développe tes arguments, bouche-toi le cul et ouvre la bouche pour parler, au lieu de lâcher des âneries sous-développées. Il faut du corps à ton texte si tu veux ajouter de la crédibilité à ton nom.

    Maintenant, reviens-en à un débat d’idées et non un débat de paroles. Défends tes arguments ou ferme-la. Et si c’est pour me relancer des accusations de pacotille, je vais te la refermer aussi sèchement que maintenant.

    P.S. C’est drôle, le PQ à la solde des corporations. Le PQ serait donc le seul parti au Québec à la solde de corporations ET appuyé par les centrales syndicales desdites corporations? Je trouve cet argument très intéressant, comme quoi c’est un extrême tout en étant l’autre en même temps. C’est comme si un forum acceptait la censure et le trolling.

  22. Louis: « le PQ ne peut pas renier ses idées réfléchies et rationnelles »

    tu peux faire une courte liste de ces idées et les raisons rationelles qui les justifie? Comme on dit en anglais: tu protestes trop. Invoquer sa rationalité comme argument c’est un aveu que la chose n’est pas évidente.

    Comme si le vote PQ et le « combat souverainiste » n’étaient pas des positions émotionelles.

    ou comme si les militants de Québec Solitaire n’étaient pas des émotionels qui s’émeuvent en pensant que le capitalisme est la cause de tous les problèmes.

    Louis: « on pense immédiatement à Hitler »

    c’est drôle mais moi je pense immédiatement à Hugo Chavez. C’est pas un bon modèle de populisme émotionel Hugo Chavez?

Comments are closed.