La nouvelle patente libérale

Jean CharestAprès avoir surfé sur le renouvellement du fédéralisme, sur le développement durable et sur la question des accomodements ras, voici que le Parti Libéral du Québec revient à ses vieilles amourettes: la croissance économique. Il faut se demander: ce parti a-t-il réellement autre chose à proposer aux Québécois que son programme économique de droite?

On peut lire, dans cet article:

« On a ce marchand qui nous demande de l’aide pour recruter de la main-d’oeuvre et Mario Dumont, lui, nous dit que nous avons atteint la limite (en immigration). Il nous dit que c’est fini, que nous n’avons pas besoin de plus de monde », a analysé M. Charest, selon qui « les Québécois voient là-dedans des choix bien clairs ».

Ce saut qualitatif du discours sur l’identité nationale vers le succès économique représente bien la nouvelle tengente adoptée par Jean Charest. Malheureusement pour lui, son raisonnement est plus que douteux et ne risque pas de convaincre les Québécois francophones – ceux qui le délaissent de plus en plus – de lui faire confiance.

En effet, comment peut-on accepter l’idée selon laquelle il faudrait accueillir davantage d’immigrants pour satisfaire les besoins des entreprises alors que nous avons déjà des dizaines de milliers de chômeurs? On dira peut-être: ces emplois sont moins bien payés, avec des conditions de travail n’intéressant pas les Québécois. Mais justement, de quel droit le gouvernement libéral appuierait-il le cheap labor et les entreprises qui sont incapables de respecter leurs employés?

Et puis, s’il manque vraiment de main-d’oeuvre qualifiée, pourquoi ne pas la former ici, chez nous? Tiens, par exemple, en réduisant les coûts d’inscriptions à l’université ou dans les écoles techniques. L’idée, c’est de former les gens ici; de transformer un chômeur québécois en un employé québécois, et non pas d’aller chercher des Mexicains ou des Indiens pour faire le travail. Investir ici, maintenant, en rendant plus accessible les études. Mais le gouvernement va dans la direction opposée avec son augmentation des frais de scolarité.

Ceci dit, n’oublions pas que dans un système économique mondialisé, tel que valorisé par le PLQ, on assiste à une compétition de tous contre tous. Les Québécois sont en compétition avec la Chine, et Charest n’a pas tort de dire que nous devrions valoriser nos cerveaux et créer les brevets qui risquent de nous enrichir. Mais peu importe ce qu’on choisit, un emploi ne se « crée » pas; il se transforme.

Alors, pris dans son idéologie néolibérale du tout-marché, Jean Charest avait le choix entre proposer un modèle permettant aux Québécois de prendre l’avantage dans cette lutte globale entre les travailleurs ou d’appuyer les entreprises en important la main-d’oeuvre peu coûteuse. Charest a fait le choix d’appuyer celles-ci au détriment des travailleurs et il risque d’en payer un coût politique quand un politicien au verbe facile comme Mario Dumont risque de lui rappeler, avec raison, qu’il a été élu pour le bien-être de l’ensemble des Québécois, et pas seulement des entreprises.

Conséquemment, il semble de plus en plus évident que ce nouveau discours libéral n’est qu’une simple patente organisée à la va-vite pour tenter d’arrêter l’hémorragie et éviter la chute annoncée de Jean Charest et du Parti Libéral du Québec.

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35 Réponses

  1. Je crois pas que les immigrantes volent des boulots des québécoises. Les immigrants qui sont permis à venir au Canada (et especiallement le Québec avec ses propres règles en matière de immigration) sont travailleurs qualifiés et proffessionels, ils travaillent dans les secteurs où il y a besoin.

    «L’idée, c’est de former les gens ici; de transformer un chômeur québécois en un employé québécois»

    C’est une bonne idée, mais je crois pas que les victimes des fermetures des compangnies de exploitation et fabrication partout Québec, le chômeur average, iront se maîtriser en administation ou décider à devenir un medecin, scientiste, haute-functionaire etc. Il existe beaucoup des secteurs où le brain drain du Québec, qui existe encore aujourd’hui, a laissé en sous-effectir, et les immigrants qualifiés, les 50 000 immigrantes qui sont permis à venir au Québec chaque anné (compare aux 296 mil chômeurs au Québec) satisfaissent les besoins.

    (Statistiques selon Immigration Québec et Statistiques Canada)

  2. Ben voyons ! amener des cerveaux et des investisseurs ici va justement creer de la richesse…c’est simple si le gars construit son usine ici au lieu qu’en ontario c,est des bels emplois pour tes chomeurs… tout comme le cerveau qui vient faire sa recherche ici, c’est nous qui profitons de son savoir ! De plus ton trucs de dire qu’un emploi ca ce cree pas… ca veux-tu dire qu’il n’a pas plus d’emploi qu’il n’en avait au moyen age ?

  3. Non, ce que Louis veut dire c’est qu’il n’en sait rien mais qu’il continuera à nous dire que lui il sait comment elle fonctionne la patente.

    Demandez-lui pas dealer avec un père indisposé ou un ticket de parking de 40$: il y a tout de même des limites et c’est plaisant pour certains de se sentir victime de quelque chose.

    Louis est un symptôme du cancer qui empeste l’Internet: de belles phrases sans contenu réel avec une argumentation déficiente (quand elle n’est pas tout simplement inexistante) et un « discours » populiste.

    Je conseille fortement à Louis de diminuer le nombre de nouveaux fils à un seul aux deux semaines. Peut-être qu’avec du contenu pour 2 semaines il pourra améliorer ses lamentations – qui sait.

  4. Nous ne faisons plus d’enfants et les baby-boomers vont à la retraite, donc il n’y a plus assez de gens pour combler les emplois.

    Les immigrants sont NÉCESSAIRES, sinon, notre société va disparaitre tranquillement. C’est ou bien ca ou bien se remettre à faire des familles de 10 enfants, et les féministes n’en veulent pas. Le prix à payer pour le féminisme, c’est une société sans enfants.

    Alors endurez, et ca sera probablement un arabe ou une chinoise qui changera vos couches au foyer.

  5. « Ben voyons ! amener des cerveaux et des investisseurs ici va justement creer de la richesse…c’est simple si le gars construit son usine ici au lieu qu’en ontario c,est des bels emplois pour tes chomeurs… tout comme le cerveau qui vient faire sa recherche ici, c’est nous qui profitons de son savoir ! De plus ton trucs de dire qu’un emploi ca ce cree pas… ca veux-tu dire qu’il n’a pas plus d’emploi qu’il n’en avait au moyen age ? »

    Cette classe d’immigrants, qu’il y ait une immigration de 10 000 ou 50 000 personnes par année, sera toujours présente en même quantité. On ne refusera jamais quelqu’un qui arrive avec la volonté et le capital pour faire une usine, ou se cherche un brevet de recherche sérieuse.

    Les autres immigrants, la majorité, qui arrivent avec une scolarité pas « équivalente » selon nos standards, une famille et des enfants, c’est elle que la baisse de l’immigration affecterait.

    Oui, la croissance économique du Québec serait affectée si on avait moins d’immigrants. On ne convertira pas un employé de scierie (le chômage dans ce domaine commence à grimper) en médecin (domaine où l’on manque toujours de gens) ou un infirmier. Par contre, des infirmiers et des médecins étranges peuvent décider d’immigrer au Québec.

    L’immigration est devenu une nécessité pour l’Occident, car son mode de vie et son manque de valorisation de l’intelligence dans les plus bas échelons de la société le demande.

  6. @François: Tu écris: « Ben voyons ! amener des cerveaux et des investisseurs ici va justement creer de la richesse…c’est simple si le gars construit son usine ici au lieu qu’en ontario c,est des bels emplois pour tes chomeurs… »

    Tu démontres exactement mon point: si l’usine est construite ici plutôt qu’en Ontario, rien n’a été créé: on a simplement transféré des emplois de l’Ontario vers ici.

    Le néolibéralisme, c’est la compétition de tous contre tous, une sorte d’anarchie hiérarchisée où le monde entier est en compétition contre le monde entier. Tu ne « crées » pas d’emplois, parce que la consommation ou l’argent disponible à la consommation ne change pas; il se distribue différemment, simplement.

    C’est un peu comme le complexe Dix30 à Brossard. Crois-tu sérieusement qu’il se crée des emplois là-bas? Les gens vont simplement délaisser les commerces du boulevard Taschereau et du centre-ville de LaPrairie pour y aller. À terme, un emploi perdu dans ces endroits va être remplacé par un autre au Dix30.

    Il faut se débarasser des mythes de la création d’emploi ou de richesse. On ne crée ni l’un ni l’autre; on transforme plutôt ce qui existait déjà sous une forme différente. Et que ce soit transformé ici ou en Chine ne change rien globalement; c’est une lutte de tous contre tous et dans une économie globalisée si l’emploi n’est pas « créé » ici il le sera ailleurs et vis versa.

    En passant,et juste pour le fun, même si ça n’a absolument pas rapport avec le sujet, proportionnellement il y avait davantage d’emplois au Moyen-Âge que maintenant. Le chômage n’existait pas vraiment à cette époque-là. Mais c’est juste une parenthèse!

  7. Il faut se débarasser des mythes de la création d’emploi ou de richesse. On ne crée ni l’un ni l’autre; on transforme plutôt ce qui existait déjà sous une forme différente.

    C’est le parti Libéral qui en fait un mythe. Mais ca existe effectivement.

    On parle alors de « recyclage » du marché (passer des calèches aux automobiles, et tout le marché autour) et/ou d’une réduction de l’appareil bureaucratique de l’État (restitution du capital dans le marché).

    Pour Charest de parler de création de richesse alors qu’il n’ose même pas parler de la réduction de la taille de sa « corporation » n’est que discours populiste pour les pseudos libéraux votant pour lui.

  8. « Proportionnellement il y avait davantage d’emplois au Moyen-Âge que maintenant. »

    C’est encore le mythe économique selon lequel le travail est plus important que la raison pour laquelle il a débuté en premier lieu. Louis est un sophiste.

    La richesse ce n’est pas que l’argent, mais aussi les connaissances accumulées et les façons que nous avons de faire plus avec moins. La richesse peut être une transformation, c’est vrai, (l’idée n’est pas une transformation, mais bien une création) mais elle n’est que richesse si:

    1- Le résultat de la transformation vaut plus aux yeux de l’homme que le stade original.

    2-Cette transformation ne donne pas un résultat qui aurait pu être obtenu avec moins de richesses (on parle alors de perte). La règle peut aussi être énoncé comme: Produire plus avec moins .

    Le marché puni ceux qui n’écoutent pas les règles 1 et 2 par des pertes financières et la faillite grâce à la compétition.

    En passant: que l’usine soit construire au Qc ou en Ontario ne change rien au fait que des emplois sont disponibles à une nouvelle usine à ce moment là.

    Aussi: J’aimerais savoir sur quoi tu te bases pour parler du marché? As-tu fait des études ou est-ce simplement des déductions de ton cru? Tu sembles avoir très peu de connaissances et de nombreuses lacunes.

  9. @Francis: Je suis d’accord avec toi sur le fait que le PLQ entretient ce mythe. Mais il n’est pas le seul: la plupart des partis (de droite) l’ont adopté et s’en servent pour orienter leurs politiques économiques et les adapter au néolibéralisme.

    Je crois que Charest est désespéré. S’il ne se passe rien très bientôt pour lui et son parti, le PLQ pourrait bien disparaître de l’extérieur de l’ouest de Montréal aux prochaines élections.

    Alors, il retourne à la base: un discours de droite basé sur des arguments économiques qui, si incohérents ou improbables soient-ils, ont tout de même un potentiel de convaincre une partie de l’électorat de voter pour lui.

  10. Monsieur Rioux,

    D’abord je dois préciser que je suis en faveur d’une immigration accrue au Québec. Mais à certaines conditions, dont la fin du multiculturalisme fédéraleux et la laïcité complète de l’État Québécois.

    Voici un extrait provenant de ce lien:

    http://www.matin.qc.ca/articles/20070907080604/voici_taux_chomage_pour_les_provinces_canadiennes.html

    Le taux de chômage au Canada s’établissait à 6 pour cent en août. Voici le taux pour les provinces du pays. Le chiffre figurant entre parenthèses est celui du mois précédent:

    Terre-Neuve-et-Labrador 13,7 (13,6)

    Ile-du-Prince-Edouard 7,9 (8,1)

    Nouvelle-Ecosse 8,9 (8,8)

    Nouveau-Brunswick 7,7 (7,2)

    Québec 7,0 (6,9)

    Ontario 6,4 (6,6)

    Manitoba 4,2 (4,2)

    Saskatchewan 4,9 (4,8)

    Alberta 3,5 (3,3)

    Colombie-Britannique 4.0 (4,1)

    Vous dites:

    Nous ne faisons plus d’enfants et les baby-boomers vont à la retraite, donc il n’y a plus assez de gens pour combler les emplois.

    Tant mieux! Mais si seulement c’était vrai!

    Voilà une autre niaiserie colportée par les politiciens, leurs renifleurs de pets démographes et leur porte-queue des médias. TOUS AUX ABRIS! À SOUÈÈÈRE, ON FA PEUR AU MONDE! BOUH! Le Québec a un taux de chômage trop élevé et supérieur à la moyenne canadienne. Seules les provinces maritimes sont pires que le Québec! La situation québécoise est une catastrophe en comparaison au reste de l’Amérique du Nord!

    Alors ne me dites surtout pas qu’il manque de travailleurs et qu’il faut absolument des immigrants pour combler la soi-disante « pénurie » d’emplois (sic) au Québec! Quand le taux de chômage au Québec sera inférieur à 4%, on en reparlera et je serai tout à fait d’accord avec vous à ce moment-là!

    Mais on est loin d’en être rendu là!

  11. Monsieur Rioux.

    Les immigrants sont NÉCESSAIRES, sinon, notre société va disparaitre tranquillement. C’est ou bien ca ou bien se remettre à faire des familles de 10 enfants, et les féministes n’en veulent pas. Le prix à payer pour le féminisme, c’est une société sans enfants.

    Encore une fois! TOUS AUX ABRIS! À SOUÈÈÈRE, ON FA PEUR AU MONDE! BOUH!

    Il ne faut surtout pas revenir à l’époque de la Grande Noirceur catho-intégriste où les curés forçaient les femmes à se faire pinner à sec sans jouir par des éjaculateurs précoces pour se faire engrosser et chier un troupeau d’enfants! On voit bien ce que ce genre de doctrine catho-intégriste arriérée engendre comme misère abjecte en Haïti de nos jours.

    D’ailleurs, je suggère aux ONG humanitaires de distribuer des caisses de Depo-Provera et des condoms aux femmes en Haïti. Ce serait beaucoup plus efficace pour sortir Haïti de la misère, que de l’argent jeté par les fenêtres qui servira de pots-de-vin au gouvernement!

    Mais cela n’arrivera pas, car les catho-intégristes de Rome ne sont pas cons. Il faut que le génocide du tiers-monde se poursuive, ce qui fera l’affaire de l’intelligensia néo-libérale occidentale, et il faut donc bannir toute contraception et toute protection contre les MTS!

    Le féminisme a été une bonne chose pour le Québec en nous faisant sortir de cette Grande Noirceur catho-intégriste. Et quand vous dites que les féministes ne veulent de grosses familles, c’est de la bouillie pour les chats. Ce sont surtout les hommes qui ne veulent plus autant d’enfants et c’est une bonne chose!

    Je remercierai toujours les féministes pour avoir permis aux hommes de choisir s’ils voulaient fonder une famille ou pas. C’est une liberté fondamentale dans une société qui se prétend civilisée comme le Québec.

    Ne confondez pas le féminisme avec le fémi-fascisme que j’ai déjà dénoncé dans ce blogue. Le fémi-fascisme est une pervertion du féminisme qui vise la domination des femmes dans la société, ce qui n’est pas du tout la même chose!

    Alors endurez, et ca sera probablement un arabe ou une chinoise qui changera vos couches au foyer.

    Ouais pis!

  12. Est-ce qu’on est d’accord pour dire que les besoins en emplois sont liés au nombre de gens?

    Si tu fais entrer 50 000 personnes de plus au Québec, ça fait quand même 50 000 personnes de plus qui vont consommer, créant ainsi plus de demandes pour les entreprises qui vont avoir besoin de plus d’employés pour combler cette demande de produits.

    En fin de compte, je crois que l’idée est d’organiser le système pour faire en sorte d’obtenir le plein emploi dans le but de faire grossir la classe moyenne, tous les moyens sont bons pour y arriver, malheureusement la manière néo-libérale n’est pas indiquée, puisqu’elle tend à appauvrir le peuple pour être compétitive avec d’autres nations pauvres.

    Le problème dans cette manière de voir la mondialisation, c’est que le but ultime est de garder les acquis corporatifs en faisant abstraction des acquis du plus grand nombre. S’il faut se serrer la ceinture, serrons-nous-la tous…

  13. Un des premier problème est le mythe du plein emploi. Celui-ci est impossible à réaliser dans une société en évolution (peu importe le sens). La fameuse idée selon laquelle on pourrait avoir une économie « stable » dans le sens où les choses restent comme elles sont pour que personne ne court de risque fait complètement abstraction de la réalité.

    Pour baisser le taux de chômage dans un État où il manque de main d’oeuvre c’est bien simple: on réduit les incitatifs qui pourraient faire en sorte que certains trouveraient cela moins pénible de ne pas travailler que de travailler.

  14. EDIT:
    « Si tu fais entrer 50 000 personnes de plus au Québec, ça fait quand même 50 000 personnes de plus qui vont consommer, créant ainsi plus de demandes pour les entreprises qui vont avoir besoin de plus d’employés pour combler cette demande de produits. »

    Ceci est un petit sophisme Keynesien et en tant que tel ceci n’est pas toujours faux en général. Cependant, c’est la production qui « drive » la consommation. En effet, comment consommer si : a) On a rien de produit à consommer et b) on a rien pour se procurer d’autres bien par l’échange? Aussi l’accumulation de richesses permet l’investissement dans plus de capital et un retour futur plus grand qui fait à son tour baisser les prix et gonfler la demande pour la main d’oeuvre.

    Donc, le premier moyen de créer des emplois n’est pas d’obtenir des immigrants qui créeront une demande, mais bien d’avoir des investissements qui apporteront le capital nécessaire à la mise en place de structures de production permettant de donner des emplois aux nouveaux arrivants qui pourront dépenser par la suite.

  15. @Renart: Tu as tout compris! Le problème n’est pas l’immigration, le manque d’immigrants ou le surplus d’immigration, mais bien la façon dont on gère les ressources de l’État.

    Le gros problèmes avec le néolibéralisme à la sauce Charest, c’est justement que c’est encore une minorité qui va profiter de tous les avantages au détriment de la majorité.

    Il faudrait plutôt favoriser l’éducation de la majorité, en baissant les frais de scolarité, et aussi augmenter le salaire minimum. Mais surtout, augmenter l’impôt des plus nantis, afin qu’enfin ils contribuent équitablement à la richesse nationale!

    En somme, le désir de Charest de se servir de l’immigration pour mousser ses idées économiques de droite n’est pas plus respectable que Dumont qui se sert de la question pour se faire du capital politique.

  16. « Il faudrait plutôt favoriser l’éducation de la majorité, en baissant les frais de scolarité, et aussi augmenter le salaire minimum. Mais surtout, augmenter l’impôt des plus nantis, afin qu’enfin ils contribuent équitablement à la richesse nationale! »

    Toutes ces mesures créent un climat qui ammenera la pauvreté. Pour règler le problème de pauvreté, cela prend bien mieux qu’un plaster sur les symptomes.

    1- Les frais de scolarités au Québec sont parmis les plus bas (ou bien les plus bas) en Amérique du Nord. On pourrait s’attendre à ce que ce qui en résulte serait que plus de Québécois sont aux études ou du moins plus longtemps, or il n’en est rien. Même du temps où l’université était totalement gratuite et qu’il y avait des bourses généreuses, pas plus de gens allaient à l’université. La gratuité du service a très peu à voir avec la motivation d’étudier et de réussir dans la vie.

    2-Augmenter le salaire minimum pénalisera tous les travailleurs pour qui le patron ne pense pas qu’ils vaille la peine de payer ce montant pour eux. En gros, l’on parle d’une augmentation du chômage en plein chez ceux que l’on voulait aider en plus d’une augmentation des prix au détail qui se fera encore plus remarquer chez ces mêmes personnes qui seront encore plus pauvres.

    3-Les fameux nantis au Québec sont déjà les plus taxés en amérique du nord. Les nantis ont le choix d’être au Québec ou de ne pas y être. Augmenter les impots est l’équivalent de les jeter dehors- ils ne seront pas assez dupe pour rester dans une province qui les taxe beaucoup plus que la province voisine par exemple.

  17. Je précise ma pensée:
    J’aurais du écrire , « il n’y AURA plus assez de gens pour combler les emplois. »

    Parce que ca fait juste commencer, mais ca va aller en empirant.

  18. @Louis

    Il faudrait plutôt favoriser l’éducation de la majorité, en baissant les frais de scolarité, et aussi augmenter le salaire minimum. Mais surtout, augmenter l’impôt des plus nantis, afin qu’enfin ils contribuent équitablement à la richesse nationale!

    D’accord avec toi en ce qui concerne les frais de scolarité, à la condition de resserrer les critères académiques d’admission et de mettre fin au monopole étatique afin de permettre la concurrence entre les universités. Donc, il faut privatiser McGill, Concordia, Bishop’s et UQAM et permttre la concurrence privée.

    Au fait, avez-vous remarqué que les néo-libéraux et l’Institut Économerdique de Montréal ne proposent jamais cette solution? Ça se pourrait-tu qu’ils ont tout intérêt à ce que les pauvres s’instruisent moins pour laisser la place aux plus riches? Eux, ils préfèrent conserver le monopole étatique en faisant augmenter les frais pour les p’tits morveux d’étudiants qu’ils méprisent tant! Et après ça, ils ont le culot de se prétendre les apôtres du soi-disant « libre-marché » et il faudrait en plus croire à cette fumisterie!

    Mais par la suite mon cher Louis, vous faites état de deux délires socialistes: le salaire minimum, qui est pourtant la principale cause de pauvreté au Québec, et la sempiternelle et injuste « augmentation des impôts pour les riches ».

    En ce qui concerne le salaire minimum, il faut l’abolir et remplacer toutes les mesures de prestations sociales (RRQ, CPE, Assurance Emploi, pensions, BS, salaire minimum, subventions aux entreprises) par un revenu de citoyenneté (et des allocations pour les mineurs) qui sera beaucoup moins lourd bureaucratiquement que la litanie des programmes sociaux actuels.

    Pourquoi les socialistes, sauf Michel Bernard et Michel Chartrand, ne parlent jamais de cette solution? Ça se pourrait-tu que ça serait très dangereux pour les syndicaleux corporatistes et les bureaucrates?

    Et ce qui concerne l’augmentation des impôts pour les riches, elle complètement injuste, car elle désinciterait au travail, et inefficace, car elle inciterait encore plus à l’évasion fiscale. Ce qu’il faut faire à la place, c’est:

    1) Privilégier les taxes à la consommation, qui sont des taxes volontaires et qui désincitent à la suconsommation (en effet, la surconsommation est un des pricipaux leitmotivs socialistes!), plutôt que les impôts, qui sont coercitifs et qui désincitent au travail.

    2) Pour l’impôt qui reste, en faire une « flat tax », i.e. un impôt avec le même taux pour tout le monde, qui rendrera son administration fiscale beaucoup moins fastidieuse et coûteuse. En plus, ça va mettre H&R Block en faillite puisque même un débile mental pourra remplir lui-même sa déclaration d’impôts!

  19. @Davidg: Je trouve que tu as beaucoup de points commun avec les néolibéraux. Est-ce un hasard si Political Compas met néolibéraux et libertariens sur le même axe?

    L’idée d’une flat tax est ce qu’il y a de plus débile parmi les débiliteries néolibérales. Faire payer autant le riche que le pauvre va à l’encontre de toute logique humaniste qui soit. Quiconque gagne davantage DOIT payer davantage; on appelle cela la redistribution de la richesse. Il faudrait très certainement augmenter drastiquement les impôts des plus nantis afin que cessent la saignée des pauvres vers les riches.

    Pour ce qui est de la taxe à la consommation, c’est une autre débilerie de la droite néolibérale, qui encore une fois défavorise les plus pauvres qui eux ne paient pas d’impôts. Je crois qu’il faudrait plutôt réduire les taxes à la consommation et augmenter les impôts des plus nantis en conséquence.

    Je suis donc en profond désaccord avec tes arguments de droite et ta logique néolibérale. Remarque que ça prouve mon point du début, lors du premier article de Renart sur les libertariens: les Libertariens sont des néolibéraux. En fait, le seule différence c’est qu’ils sont plus radicaux et qu’ils ne s’assument pas complètement à droite.

    En passant, dernier point, un revenu de citoyenneté est une autre mesure régressive. De quel droit donne-t-on de l’argent à un riche qui en a déjà? Je crois au contraire qu’il faut augmenter l’aide sociale, les prestations de chômage, et les financer avec de plus lourds impôts pour ceux qui ont les moyens de payer. Ça va faire, l’État qui se fait saigner par les plus riches depuis 20 ans!

    À plus tard, cher ami néolibéral.

  20. L’idée de la flat tax est très simple: Les groupes de pression populistes auraient à payer pour les décision qu’ils veulent imposer à tous, ralentissant ainsi les dépenses de l’État.

    Suis-je contre? Non. Suis-je pour? Non. Je considère les taxes comme un mal NON essentiel mais toutes mesures qui font que j’en ai moins à payer me suffit pour le moment.

    « Je suis donc en profond désaccord avec tes arguments de droite et ta logique néolibérale. »

    Sa c’est certain que sa va le faire sauter lol!

  21. « Il faudrait très certainement augmenter drastiquement les impôts des plus nantis afin que cessent la saignée des pauvres vers les riches. »

    Es-tu simplement stupide ou malhonnête? Je t’imagine en train d’écrire ces choses, te bidonnant en voyant que certains vont même jusqu’à croire que tu as raison et t’appuyer – il est difficile d’imaginer un personnage aussi ridicule.

  22. Monsieur Grenier.

    Je suis d’accord avec vous concernant vos points 2) et 3). Je ne suis pas d’accord avec votre point 1) et comme vous ne vous gênez pas pour attaquer Louis personnellement, je n’hésiterai plus à utiliser des attaques personnelles (écrites seulement) contre vous, de la même manière dont j’ai procédé avec le crosseur de bum intello!

    Vous essayez de nous enculer avec vos arguments de gouttières, comme vos ti’zamis de nettoyeurs de chiottes néo-libéraux. Reprenons vos phrases une par une:

    Les frais de scolarités au Québec sont parmis les plus bas (ou bien les plus bas) en Amérique du Nord.

    C’est vrai, pis? L’Europe, vous en faites quoi? Savez-vous où se situe l’Europe sur un globe terrestre? Vous croyez encore que la Terre est plate, maudit crétin à marde?

    « On pourrait s’attendre à ce que ce qui en résulte serait que plus de Québécois sont aux études ou du moins plus longtemps, or il n’en est rien. Même du temps où l’université était totalement gratuite et qu’il y avait des bourses généreuses, pas plus de gens allaient à l’université. »

    Crisse d’enculé, vous ignorez complètement des faits historiques fondamentaux, mais vous êtes trop crosseur pour en tenir compte. Je le répète: le rapport de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme publié en 1965 avait révélé que les francophones arrivaient au 12e rang sur 14 dans l’échelle des revenus selon l’origine ethnique!

    De plus, le taux de diplomation universitaire au Québec est au 3e rang parmi les provinces canadiennes chez les 25-34 ans en 2001!

    ET APRÈS ÇA, VOUS OSEZ NOUS DIRE QUE DES FRAIS DE SCOLARITÉ PEU ÉLEVÉS NE CONTRIBUENT PAS À L’ACCESSIBILITÉ AUX ÉTUDES UNIVERSITAIRES, ESPÈRE D’ENCULEUR DE MOUCHE À LA NOIX!

    Maudite progagande de l’IEDM à marde! Au fait, pouvez-vous nous dire mon cher Louis où est passée l’aide supplémentaire par les prêts et bourses dont même les crosseurs de l’IEDM en ont fait eux-mêmes la promotion?

    Câlissez donc votre camp aux States au plus sacrant, on en sera bien débarassé!

    ET DIRE QUE VOUS AVEZ LE CULOT DE TRAITER LOUIS DE SOPHISTE!

    TABARNAC!

  23. Lol. Je reviens la dessus dès que j’aurai fini de rouler par terre. LOL!

  24. Louis,
    J’aurais changé bien volontiers dans les années ’80 les 200,000 jobs bien payés ( 30,000$ et + )de l’industrie automobile de l’Ontario contre les 400,OOO jobs mal payés ( salaire minimum + ) de l’industrie du textile du Québec.
    Notre peuple aurait fière allure.

  25. « De plus, le taux de diplomation universitaire au Québec est au 3e rang parmi les provinces canadiennes chez les 25-34 ans en 2001!

    ET APRÈS ÇA, VOUS OSEZ NOUS DIRE QUE DES FRAIS DE SCOLARITÉ PEU ÉLEVÉS NE CONTRIBUENT PAS À L’ACCESSIBILITÉ AUX ÉTUDES UNIVERSITAIRES, ESPÈRE D’ENCULEUR DE MOUCHE À LA NOIX! »

    Bonjour petit enculé de socialiste pseudo-anarchiste (anarchiste seulement sur les points que tu aimes et totalitaire sur les points qui font ton affaire- comme tout bon socialiste en fait), si le prix des études serait proportionnel aux taux de diplomation cela voudrait dire que puisqu’on est les moins cher on devrait être les premiers.

    La vérité c’est que le lien n’est pas aussi direct et que cela ferait bien ton affaire, en bon socialiste qui se respecte, d’avoir ce qui fait ton affaire payé par les autres tout en t’évitant de devoir payer pour les services que les autres , eux, jugent essentiels. Tu n’as rien d’un anarchiste et même les véritables anarcho-socialistes, pour ce qu’ils vallent, sont toujours moins idiots que toi. Tu n’es qu’un autre socialiste avec un autre plan social.

  26. SVP tout le monde restons polis les uns envers les autres. Nous pouvons avoir des idées différentes sans pour autant nous insulter.

    Si vous êtes témoin ou victime d’insultes de la part de quelqu’un, je vous suggère simplement d’appliquer la recette anti-troll qui consiste simplement à volontairement ignorer la personne qui fait le choix de ne pas discuter avec civisme et de le faire poliment.

    Il est tout à fait possible d’attaquer les idées des gens sans attaquer la personne. Par exemple, dans mes derniers échanges avec David, nous avons attaqué mutuellement nos idées, mais nos attaques étaient toujours centrées sur les idées et non sur nos personnes. C’est ce que j’encourage tout le monde à faire afin que ce blogue reste le plus agréable à lire possible!

    Merci! 🙂

  27. @Louis

    Moi, un néo-libéral! Moi, de droite! Tu délires! Ce n’est pas parce que je suis un anarcho-socialiste que je ne vais pas approuver une mesure comme l’impôt proportionnel. C’est la seule idée néo-libérale qui a de l’allure ou presque. Dans le contexte actuel, il faut y aller progressivement et de manière pragmatique. Ça s’appelle du syncrétisme politique mon cher Louis: quand une bonne idée est émise, je l’appuie! C’est à se demander si Monsieur Grenier n’a pas raison de vous critiquer, mais je trouve qu’il va trop loin pour que je lui donne raison!

    Pour ce qui est de la taxe à la consommation, c’est une autre débilerie de la droite néolibérale, qui encore une fois défavorise les plus pauvres qui eux ne paient pas d’impôts

    Il est vrai que les taxes à la consommation sont en théorie des taxes régressives. Par contre, les biens essentiels ne devraient pas être taxés, incluant l’électricité (jusqu’à un certain point), ce qui amenuiserait de beaucoup cette régessivité. En fait, ces taxes seraient un forme de taxe de luxe. De plus, les taxes à la consommation désincitent à la surconsommation, ce qui est l’un de vos principaux leitmotivs socialistes.

    Le problème de l’impôt en théorie progressif est qu’il est tellement élevé au Québec qu’il désincite au travail et incite à l’évasion fiscale, ce qui fait en sorte que l’impôt est devenu en pratique régressif au Québec. Trop d’impôts tue l’impôt. Va voir cette description de la Courbe de Laffer et tu vas mieux comprendre: http://fr.wikipedia.org/wiki/Courbe_de_Laffer

    Je crois qu’il faudrait plutôt réduire les taxes à la consommation et augmenter les impôts des plus nantis en conséquence.

    Et ainsi augmenter la surconsommation et l’évasion fiscale. Comme c’est efficace!

    En passant, dernier point, un revenu de citoyenneté est une autre mesure régressive.

    Complètement faux, le revenu de citoyenneté (RC)est justement ce qui rend le flat tax progressif. En effet, le revenu de citoyenneté ne serait pas imposable. Prenons les deux individus suivants qui ont un taux d’imposition unique de 20% (ce n’est qu’un exemple!):

    1) Le crisse de pauvre A reçoit 10 000$ de RC et gagne un minable salaire de 10 000$. Il paie donc 2000$ en impôt, ce qui fait un taux d’imposition de 10% sur 20 000$.

    2) Le maudit riche B recoit 10 000$ de RC et gagne un salaire obèse de 1 000 000. Il paie donc 200 000$ en impôts, ce qui fait un taux d’imposition de 19.8% sur 1 010 000$, ce qui est presque le double du taux d’imposition pour le crisse de pauvre A.

    Tu ne peux pas trouver meilleur impôt progressif que ça mon cher Louis et ce, sans encourager l’évasion fiscale!

    Et ne me dites pas que Michel Chartrand et Michel Bernard sont des néo-libéraux assoiffés de sang! Ce sont des socialistes qui se sont aperçus que le système actuel de redistribution de la richesse ne fonctionnait pas! Et ces gens-là sont ma principale inspiration quand je parle de cette idée qu’est le revenu de citoyenneté.

  28. Monsieur Grenier.

    si le prix des études serait proportionnel aux taux de diplomation cela voudrait dire que puisqu’on est les moins cher on devrait être les premiers.

    Vous semblez avoir oublié de lire mon affirmation suivante. Je le répète: le rapport de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme publié en 1965 avait révélé que les francophones arrivaient au 12e rang sur 14 dans l’échelle des revenus selon l’origine ethnique!

    Mon cher Monsieur Grenier, je vous informe que, à la fin des années 50, le Québec était DERNIER dans les taux de diplomation universitaire. Ça prend plusieurs générations pour combler un tel retard et ce retard ne pourra pas être rattrappé de mon vivant, surtout si on décide d’augmenter les frais de scolarité de manière aussi ridicule. Les études universitaires sont beaucoup mieux imprégnées dans la culture du ROC qu’au Québec.

    C’est une donnée historique et culturelle que l’Institut Économerdique de Montréal n’a pas cru bon de considérer dans sa soi-disante « étude » soi-disant « scientifique » puisque cela aurait été à l’encontre de son idéologie néo-libérale!

    Et je me dois d’ajouter: en le Québec arrive en deuxième place pour ce qui est de l’écart entre le taux de diplomation des 25-34 ans et des 55 ans. Pas mal pour un méchant système socialiste!

  29. Autre chose: Ce que tu prones (le mix flat tax et revenu citoyenneté) cela s’appelle le « Negative income tax ».

    De plus: Je ne peux critiquer des chiffres sur les taux de diplomation. J’espère seulement que ces diplomes ne sont pas des papiers sans valeur: des critères plus bas pour augmenter le taux de réussite (en éducation en tout cas, c’est pas la difficulté des cours qui va tuer les étudiants soyez en certain et je ne suis pas convaincu que le niveau de difficulté soit adéquat pour ce niveau. J’élabore avec des exemples au besoin).

  30. Monsieur Grenier

    Autre chose: Ce que tu prones (le mix flat tax et revenu citoyenneté) cela s’appelle le « Negative income tax ».

    Absolument. Même Milton Friedman, un libertarien chevronné, avait proposé cette idée.

    Comme quoi le RC trouve des inspirations dans tous les côtés du spectre politique (droite ou gauche)!

    J’espère seulement que ces diplomes ne sont pas des papiers sans valeur: des critères plus bas pour augmenter le taux de réussite (en éducation en tout cas, c’est pas la difficulté des cours qui va tuer les étudiants soyez en certain et je ne suis pas convaincu que le niveau de difficulté soit adéquat pour ce niveau. J’élabore avec des exemples au besoin).

    Je comprends votre inquiétude concernant la valeur des diplômes. Personnellement, je n’ai pas besoin de vos exemples, mais vous pourriez exposer vos exemples pour le bénéfice des socialistes. En effet, ceux-ci ont tendance à vouloir médiocratiser à tout prix l’université, quitte à admettre des cancres qui n’ont pas le potentiel académique pour y étudier! Une doctrine très courante dans les associations étudiantes!

    Celà dit, le problème de la valeur des diplômes dans un pays n’a pas grand chose à voir avec les frais de scolarité moyens dans un pays donné. À ma connaissance, le Québec est presqu’égal avec le ROC, est supérieur aux États-Unis (sauf de grandes universités coûteuses comme Berkeley, Harvard et Yale, par exemple, qui sont parmi les meilleures au monde!). et est inférieur à l’Europe, là où les frais sont moins élevés qu’au Québec!

    L’important, c’est que les critères d’admission se doivent d’être sévères et j’observe une glissade dangereuse (et généralisée en Amérique du Nord) dans ces critères depuis quelques temps. Il faudra resserrer ces critères, et j’ai l’impression que l’augmentation des frais de scolarité sert uniquement à masquer politiquement ce problème.

    Néanmoins, je suggère la fin du monopole public dans les universités, ce qui introduirera de la concurrence et rendrera meilleures l’ensemble des universités Québécoises. Pourquoi ne pas privatiser McGill, Concordia, Bishop’s et UQAM et ne pas permettre la concurrence?

    Mais l’Institut Économerdique de Montréal ne l’a jamais proposé…

  31. « Celà dit, le problème de la valeur des diplômes dans un pays n’a pas grand chose à voir avec les frais de scolarité moyens dans un pays donné ».

    Je n’en suis pas certain. Il faut comprendre que les totalitaires aiment le contrôle et quand tu veux pouvoir taxer plus de riches, sa prend plus de riches. Une façon de le faire serait de trouver un moyen de créer des riches. Cette idée qui transforme l’homme en outil pour la société n’est pas de mon cru mais bien d’un enseignant et je suis certain qu’il n’est pas seul dans son navire.

    De toute façon, mon opposition à l’université gratuite à tout prix (oui, oxymore) est plutôt au niveau moral de la chose. Je voudrais bien en discutter, mais on retomber à la base de la propriété privé et c’est une discussion sans fin.

    « L’important, c’est que les critères d’admission se doivent d’être sévères et j’observe une glissade dangereuse (et généralisée en Amérique du Nord) dans ces critères depuis quelques temps. »

    Comme je l’ai écrit plus haut, pour plusieurs créer des riches est un but de l’éducation gratuite dans l’espoir que les riches payeront plus de taxes. Si cela ne serait fait que pour le bien être des étudiants en tant que tel, personne ne se plaindrait s’ils désirent quitter le Québec après leurs études. Alors on s’imagine que créer des diplomes en quantité industrielle créera de la richesse. Ce qui crée la richesse c’est la qualité, pas la quantité.

    En parlant de qualité vs quantité: il y en a qui ont déjà entendu parler des vitriers du temps de l’URSS? Le gouvernement a demandé des vitre résistantes (épaisses) et il payait à l’épaisseur. Ensuite, pour règler le problème évident, il a décidé de payer à la surface (grandeur). Pour règler le nouveau problème, il a décidé de payer à la qualité et s’est trouvé avec beaucoup plus de coûts qu’il en aurait été nécessaire pour arriver à des vitres qui avaient un minimum de qualité.

    Pour ce qui est des cours universitaires:

    -N’êtes-vous pas tanné de payer pour que des universitaires passent 3 heures à faire ceci:

    A) Parler de 3 objets qui les représentent
    B) Parler des avantages d’une grande famille
    C) Parler des avantages d’une patite famille
    D) Parler de sa propre définition de ce qu’est une famille.

    Je ne rigole pas. cas véritable et très frais du four.

  32. “Si tu fais entrer 50 000 personnes de plus au Québec, ça fait quand même 50 000 personnes de plus qui vont consommer, créant ainsi plus de demandes pour les entreprises qui vont avoir besoin de plus d’employés pour combler cette demande de produits.”

    Ca dépend de quel immigrants tu parles. Si on parle d’un individu qualifé, diplomé gagnant genre 35-50k par année, oui.

    Mais si on parle de quelqu’un plus pauvre qui aura recours à foule de programmes sociaux pour son insertion et orientation, il risque d’être un négatif fiscal pendant un certain temps.

  33. C’est bien pratique ça, faire entrer des familles qui vont voter Libéral et NON pendant 3 générations.

    En passant, que pensez-vous de la proposition Libérale de créer un hymne national fédéraliste pour le Québec? J’ose à peine imaginer la valeur artistique et l’émotion qui va transpirer de cette galette musicale écrite par une Commission de hauts-fonctionnaires et de sociologues…

  34. Y ont pas deja le Oh Kaneda pour ça?

    Un peu débile.

  35. FrancisD,

    mon exemple illustrait seulement l’idée que l’économie est proportionnelle en premier du nombre de gens dans la société. Si le nombre gonfle et que le taux de chômage reste approximativement le même et qu’il y a toujours autant une pénurie de main-d’oeuvre, à quoi ça sert ultimement de faire entrer des gens de plus ici?

    Pour les réfugiés politiques je veux bien croire que c’est utile, mais les autres, les chauffeurs de taxi avec de gros diplômes, c’est bien aussi, mais ça ne règle pas notre problème de main d’oeuvre spécialisée et minimalement oui le leur, en accédant à une société où ils ont peut-être plus de chance de s’en sortir…

    C’est très discutable comme stratégie à mon avis.

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