101

Trente ans, ce n’est pas rien. Ça se fête! Mais les milliers de citoyens qui ont marché dans les rues de Montréal aujourd’hui, à l’invitation du mouvement Montréal Français, pour souligner le trentième anniversaire de l’adoption de la loi 101, n’ont pas seulement marché pour souligner cette date importante, mais aussi pour revendiquer le maintien et le renforcement de cette loi si nécessaire à notre survie en tant que peuple.

Que serait le Québec aujourd’hui sans la loi 101 de Camille Laurin? Pas besoin de chercher bien loin: il suffit de se promener dans de certains quartiers et de voir encore, ci et là, quelques vieux immeubles commerciaux peinturés avec des slogans en anglais. « Speak White! » qu’on disait à l’époque.

Loi 101

Outre son aspect profondément positif pour notre culture et qui a permis de mettre fin – ne serait-ce que pour un temps – à la suprématie de la culture anglo-saxonne, cette loi est une véritable affirmation nationale de ce que nous sommes, non seulement à nous-mêmes, mais à tous ceux qui immigrent ici. Avec du mordant, elle permettrait de dire fièrement « nous parlons français au Québec » et tous les immigrants se devraient d’apprendre notre langue pour pouvoir fonctionner ici.

Malheureusement, ce mordant n’existe pas. Même si elle a beaucoup amélioré la situation, la loi 101 n’a pas su s’adapter au vingt-unième siècle, à internet, à la délocalisation, à la mondialisation des marchés et à l’augmentation de l’immigration. Gouvernements péquistes et libéraux ont tous deux plié l’échine devant des entreprises qui ne font de la proéminence du français qu’une simple façade. Et aujourd’hui encore, on se prépare insidieusement à capituler devant un jugement de la cour…

Aujourd’hui, plus que jamais, l’indépendance du Québec devient nécessaire pour protéger le fait français en Amérique du Nord. Bernard Landry l’explique bien:

« Quand on choisit d’aller vivre au Danemark, on sait qu’on devra être Danois. Quand notre drapeau flottera devant l’édifice des Nations unies, quand on choisira de venir au Québec, on saura que ce sera pour être Québécois et Québécoise. »

En ce moment, trop d’immigrants se croient au Canada – et seulement au Canada – et ne ressentent pas le besoin d’apprendre le français. Dans l’arrondissement Saint-Laurent, par exemple, où 49% de la population est d’origine étrangère, il est souvent difficile de se faire servir en français. Pire: des arrivants qui sont ici depuis des années refusent obstinément d’apprendre la langue, notamment parce qu’il y aura toujours des Québécois à-plat-ventristes pour sortir leur vocabulaire shakespearien dès qu’ils entendent un mot d’anglais.

Et c’est bien là le plus gros des problèmes. On aura beau renforcer la loi 101, lui donner des dents, et même un gros couteau, tant et aussi longtemps que les Québécois ne se respecteront pas assez pour exiger d’être servis en français et pour refuser de parler anglais sur le territoire québécois, ce sera une bataille perdue. C’est à nous d’être fiers de ce que nous sommes et de faire respecter notre langue dans notre pays.

Car souligner le trentième anniversaire de la loi 101, c’est bien. Exiger une loi 101 avec plus de mordant, c’est mieux. Mais faire le choix de vivre et de travailler en français, jour après jour, c’est la seule façon d’assurer la pérennité de notre culture.

Ajout: À lire, un texte de Renart: Loi 101 : la marche est une activité qui se pratique debout

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62 Réponses

  1. Je ne vois pas où est le problème au fait que les immigrants parlent l’anglais et pas le français…
    Je crois que les entendre parler l’anglais et dialoguer avec eux permet, au contraire, de s’ouvrir au monde extérieur et de mieux comprendre/parler lors de voyages ou simplement lors d’autres discussions avec des anglophones.
    Je pense que la langue française reste LA langue la plus parlée au Québec (et le restera encore longtemps), je trouve même qu’il est pire d’être un québecois qui ne parle pas l’anglais que d’être un étranger qui ne parle pas français et me mettant à la place d’un immigrant, je penses que l’anglais est plus facile a apprendre et plus utile, si jamais un jour, je dois encore une fois, émigrer ailleurs ou travailler sur la scène internationale (ou encore plus près, interprovinciale)…

  2. Tout-à-fait d’accord avec toi là-dessus Louis.

    Il y avait un reportage à Radio-Can la semaine dernière sur les 30 ans de la loi 101. Un jeune anglo (me rappelle plus quelle communauté ethnique) disait: « I don’t believe French is that important you know…We live close to the U.S., in North America, and obviously English is far more useful… »

    Ce genre d’attitude (assez répandu malheureusement dans les communautés ethniques) m’agace royalement.

    Bon, on va mettre une chose au clair tout de suite: c’est sûr et certain que l’anglais est fondamental. TOUS les Québécois, sans exception, devraient comprendre et parler anglais. Personnellement, je parle anglais couramment, je lis en anglais, et j’écoute des films ou de la musique en anglais. J’ai aucun problème avec cela. Je vais d’aileurs m’assurer que mes 2 fils puissent maîtriser l’anglais plus tard.

    Mais ceci étant dit, il en reste pas moins qu’on est pas au Dakota du Nord ici ou personne ne se pose de questions sur la culture ou la langue. On est au Québec, sur le territoire de la seule nation française d’Amérique. Les habitants de cette nation, qu’ils soient ou non de langue maternelle française, ont le devoir de défendre et promouvoir ce qui est au coeur de cette nation, soit la langue française.

    Oui, le devoir. Et les chialeux que « ça leur tente pas » de faire des efforts pour apprendre le français, faire des efforts pour le parler, et bien ils sont pas forcés de vivre ici non plus. J’ai peut-être l’air radical, mais c’est important que tous les Québécois, peu importe leur origine, réalisent qu’ils sont dans un endroit spécial, et que ça demande et mérite des efforts pour être conservé, maîtrisé et développé.

  3. Tout-à-fait d’accord avec toi là-dessus Louis.

    Christian, c’est une attitude comme la vôtre que je trouve déplorable par contre.

    Ce que vous dites me rappelle le reportage à Radio-Can la semaine dernière sur les 30 ans de la loi 101. Un jeune anglo (me rappelle plus quelle communauté ethnique) disait: « I don’t believe French is that important you know…We live close to the U.S., in North America, and obviously English is far more useful… »

    Ce genre d’attitude (assez répandu malheureusement dans les communautés ethniques mais aussi chez des Québécois « de souche » comme le veut l’expression) m’agace royalement.

    Bien certain que l’anglais est fondamental. TOUS les Québécois, sans exception, devraient comprendre et parler anglais. Je parle personnellement anglais couramment, je lis en anglais, et j’écoute des films ou de la musique en anglais. J’ai aucun problème avec cela. Je vais m’assurer que mes 2 fils puissent maîtriser l’anglais plus tard.

    Mais ceci étant dit, il en reste pas moins qu’on est pas au Dakota du Nord ici ou personne ne se pose de questions sur la culture ou la langue. On est au Québec, sur le territoire de la seule nation française d’Amérique. Les habitants de cette nation, qu’ils soient ou non de langue maternelle française, ont le devoir de défendre et promouvoir ce qui est au coeur de cette nation, soit la langue française.

    Oui, le devoir. Et les chialeux que « ça leur tente pas » de faire des efforts pour apprendre le français, faire des efforts pour leur parler, et bien ils sont pas forcés de vivre ici non plus. J’ai peut-être l’air radical, mais c’est important que tous les Québécois, peu importe leur origine, réalisent qu’ils sont dans un endroit spécial, et que ça demande et mérite des efforts pour être conservé, maîtrisé et développé.

  4. Tout-à-fait d’accord avec toi là-dessus Louis.

    Christian, c’est une attitude comme la vôtre que je trouve déplorable par contre.

    Ce que vous dites me rappelle le reportage à Radio-Can la semaine dernière sur les 30 ans de la loi 101. Un jeune anglo (me rappelle plus quelle communauté ethnique) disait: « I don’t believe French is that important you know…We live close to the U.S., in North America, and obviously English is far more useful… »

    Ce genre d’attitude (assez répandu malheureusement dans les communautés ethniques mais aussi chez des Québécois « de souche » comme le veut l’expression) m’agace royalement.

    Bien certain que l’anglais est fondamental. TOUS les Québécois, sans exception, devraient comprendre et parler anglais. Je parle personnellement anglais couramment, je lis en anglais, et j’écoute des films ou de la musique en anglais. J’ai aucun problème avec cela. Je vais m’assurer que mes 2 fils puissent maîtriser l’anglais plus tard.

    Mais ceci étant dit, il en reste pas moins qu’on est pas au Dakota du Nord ici ou personne ne se pose de questions sur la culture ou la langue. On est au Québec, sur le territoire de la seule nation française d’Amérique. Les habitants de cette nation, qu’ils soient ou non de langue maternelle française, ont le devoir de défendre et promouvoir ce qui est au coeur de cette nation, soit la langue française.

    Oui, le devoir. Et les chialeux que « ça leur tente pas » de faire des efforts pour apprendre le français, faire des efforts pour leur parler, et bien ils sont pas forcés de vivre ici non plus. J’ai peut-être l’air radical, mais c’est important que tous les Québécois, peu importe leur origine, réalisent qu’ils sont dans un endroit spécial, et que ça demande et mérite des efforts pour être conservé, maîtrisé et développé.

  5. Louis je suis d’accord avec toi. Exigeons le français d’abord comme les américains exigent l’anglais d’abord car eux aussi ont des troubles avec ces latinos qui baragouinent l’anglais et vivent en espagnol.

    Mais il y aura toujours des immigrants bornés et des locaux tout aussi bornés.

    S.v.p. parle-moé pu de Landry.
    Monsieur belles-paroles qui n’a jamais eu assez de couilles pour faire l’indépendance. Un gros zéro ce Landry.

    @Christian
    Si tu dois émigrer apprends l’anglais et tu seras heureux.
    Ici c’est un paradis EN FRANÇAIS.
    Personne ne devrait être tenu de parler une autre langue et il devrait être normal de s’attendre que partout au Québec nous soyons reçus dans notre langue maternelle.
    Il y a une richesse certaine à parler plusieurs langues c’est évident.
    Mais demande à n’importe quel polyglotte et tu verras, sa langue maternelle domine ce qu’il a intellectuellement appris. Salut.

  6. Bonjour Louis,

    Pour ma part, l’éducation (spécialement aux niveaux primaire et secondaire) est clé. Focusons sur l’enseignement d’un excellent français et l’exposition à un bon degré de littérature.

    De là, pour ce qui est de l’anglais, c’est Jacques Parizeau qui avait eu la meilleure formule : On souhaite que les étudiants excellent en français, en en sciences, en histoire et aussi en anglais.

    Une très bonne maîtrise du français n’est pas pour ma part antinomique à une très bonne maîtrise de l’anglais, voire d’une autre langue.

  7. « Si tu dois émigrer apprends l’anglais et tu seras heureux.
    Ici c’est un paradis EN FRANÇAIS. »
    À Décembre
    Donc… si je comprends bien (C’est possible que non), tu dis que si j’émigre en Chine pendant 2 ans et après en Italie pendant 3 ans, pas besoin d’apprendre le mandarin ou l’italien, mais l’anglais… Par contre, si un chinois ou un italien vient vivre ici, il est forcé d’apprendre le français… hum… Où est la logique là-dedans? Je répète qu’il est possible que je n’ait pas compris ton point.
    « Personne ne devrait être tenu de parler une autre langue et il devrait être normal de s’attendre que partout au Québec nous soyons reçus dans notre langue maternelle. »
    Je suis d’accord sur ce point
    « Il y a une richesse certaine à parler plusieurs langues c’est évident.
    Mais demande à n’importe quel polyglotte et tu verras, sa langue maternelle domine ce qu’il a intellectuellement appris. »
    Pas sur, je connais quelqu’un (dont la langue maternelle est le français) qui a étudier dans un CEGEP anglais et dans 2 Universités anglaises et cette personne discute mieux de sujets intellectuels en anglais qu’en français (la différence est minime, mais parfois cette personne cherche parfois ses mots en français pour expliquer son point)

    À David Tardif
    Entièrement d’accord, mais le problème c’est que l’enseignement du français au secondaire est médiocre (me rappelant avoir appris quasi la même chose 2 ans de suite)

  8. Excellent point de vu M. Tardif, mais au contact de la lanque anglaise comme le long des frontières, les amis deviennent des friends, les frites des Fries etc.
    Mais, comme vous le dites, si chacun pouvait maitriser premièrement sa langue et en plus en maitriser une couple d’autres serait encore mieux.

    Il ne faut pas oublier pour ceux que ça interresse que 4 lanques sont parlées sur notre continent; en plus du français, il y a l’anglais ( Canada, États-Unis ) l’espagnol partout ailleurs et le portugais au Brésil.

  9. Quelques precisions qui me chicotent:

    Le fameux « speak white »; appart dans le poeme de Michele Lalonde (qui a ete affiche pendant un ti bout sur le mur de la bibliotheque du parlement de Quebec) est ce que quelqu un peut me dire si un de ses grand peres ou grand mere ou meme ancetre s est deja fait dire ca? Quelqu un peut me donner un fait historique et pas seulement des ecrits litteraires (Chamberland ou Valliere) ou des histoires qui viennent des Etats-Unis (quand ils voulaient denigrer les noirs). Parce que meme le dictionnaire des oeuvres litteraire du Quebec n a aucune idee d ou sort cette expression qui a toujours ete utilisee ainsi aux E-U « Speak white nigger! ».

    A propos du « Exigeons le français d’abord comme les américains exigent l’anglais d’abord car eux aussi ont des troubles avec ces latinos qui baragouinent l’anglais et vivent en espagnol. »
    euh…

    Pour etre parente proche de familles latinos dans le sud des E-U je peux dire que malgre le fait que l administration du pays commence a s eveiller sur cette question, la primaute du capitalisme fait en sorte que les commerces et meme les gouvernement d Etats se complaisent bien dans leur bilinguisme. Le temps que je passe a San Francisco est pratiquement juste en espagnol, tout est ecrit dans les deux langues (memes certaines informations gouvernementales!)et quand un commercant voit mon physique il me parle tout de suite en espagnol. Sans compter qu avec tout les immigrants illegaux (donc qui vivent en circuit ferme) il est trop facile de ne parler qu espagnol toute sa vie et je ne crois serieusement pas que les Etats-Unis vont se passer de cette mains d oeuvre quasi gratuite qu ils peuvent traiter de la sorte parce qu en plus elle ne parle meme pas « la bonne langue ». Voila pour la volonte des E-U a reelement rester un pays de langue anglaise. (Il n y avait pas une histoire a Boston ou Chicago ou les bulletin de vote vont devoir etre en chinois en plus de l anglais? hum… a rechercher).

    Pour revenir au sujet principal…

    La loi 101 est une des meilleure chose que le Quebec a fait pour sauvegarder sa culture et son cote distinct. Je crois quand meme que nous pourrions aller plus loin. Moi aussi je pense que l education est le pas premier. Pour les immigrants mais aussi pour les anglophones. Leur apprentissage de la langue francaise est equivalent a notre apprentissage de « anglais langue seconde » pendant notre scolarite, i.e. presque nul. Ce n est pas normal.

    Exiger d etre servi en francais? C est vrai que c est la moindre des choses, mais dans la vraie vie (et dans le quartier chinois:P) ce n est pas si simple. Je veux bien repeter ma commande en francais, regarder la tite madame bizarre, et meme aller jusqu a lui dire « you don t speak french at all even if you live in Quebec? » mais appart la rendre mal et me frustrer… qu est ce que ca va vraiment donner?

    J aime mieux croire aux jeunes et investir dans leur education ainsi que lans la diffusion de la culture quebecoise.

  10. Je suis bien content de lire ce texte de Louis, car j’ai écrit et publié un texte sur mon blogue sur ce sujet et, bizarrement, je n’ai reçu aucun commentaire, bien que j’en reçoive au moins quelques-uns à chaque texte, en majorité. J’étais en train de me demander si mon propos était trop extrémiste, mais il rejoint tout à fait celui de Louis.

    Je pense que mon propos se place surtout en contradiction avec la position de Christian R. (Rioux?) pour qui l’ouverture sur le monde passerait par l’obligation d’accepter au Québec des individus qui rejettent par choix notre langue, et qui serait donc une sorte de pont culturel. Ha ha! Désolé Christian, mais j’aimerais bien choisir quand ça me tente de pratiquer mon anglais… Donc, on pourrait appeler ça un pont obligé! Et pour construire un pont, il faut bien qu’il y ait un obstacle à franchir…

    Travaillant dans le public, je n’ai pas le choix de répondre en anglais à un client qui m’aborde dans cette langue, alors ça serait bien le minimum que je puisse avoir le même traitement partout où que je sois, en tant que consommateur. Comme le dit bien Louis, cette pensée (fédéraliste?) est de l’à-plat-ventrisme; et je rajouterais que c’est de l’à-plat-ventrisme déguisé en dogme mondialisant, où le nationalisme est à la remorque du conformisme, de l’efficacité, des intérêts économiques, d’où la peur de s’affirmer pour ne pas nuire à la force du statu quo.

    Et il y a la question du rapport de force avec l’anglais comme langue internationale qui nous oblige à renforcer les mécanismes de protection du français et d’une politique d’immigration qui préconise des individus francophones à la base ou avec le désir d’apprendre le français. J’irais encore plus loin : de bons résultats à un test de français de base (surtout à l’oral) devraient être conditionnels à l’acceptation d’un immigrant ici.

    Si on veut se faire respecter, il faudra bien clarifier les choses à l’avance pour les immigrants. Sinon, je ne vois pas comment nous pourrons freiner le recul du français, surtout à Montréal.

  11. Les montréalais ne se battent pas assez pour imposer leur langue. Ils se mettent à genoux devant l’anglais. Ils sont si fiers que certains d’entre eux prennent un malain plaisir à se communiquer dans la langue de Shakespeare. Eh oui, des bons franco canadians!

    À la tuerie de Dawson on s’aurait cru à New-York! Ils renient notre langue!

    Get the fuck out of my face!

  12. Que les fédéralistes ne s’en fassent pas: la commission montréalaise Bouchard-Taylor sur les accomodements leur donnera de bons arguments pour affaiblir encore plus cette loi anti-sémite!

  13. Que les fédéralistes ne s’en fassent plus: la commission montréalaise Bouchard-Taylor sur les accomodements va fournir des arguments pour affaiblir une fois de plus cette loi anti-sémite!

  14. Que les fédéralistes ne s’en fassent plus: la commission montréalaise Bouchard-Taylor sur les accomodements fournira des arguments pour affaiblir une fois de plus cette loi anti-sémite!

  15. ….Je répète qu’il est possible que je n’ait pas compris ton point….Christian

    C’est exactement ça.
    Si tu émigres aux States, apprend l’Anglais.
    Si tu pars pour la Chine apprend le mandarin.
    D’ailleurs si tu veux faire de l’argent, apprend le mandarin pour traduire les textes des autres et ton voyage en Chine sera payé assez vite merci !

    L’anglais a beau être international, faire plaisir aux gens que nous visitons en touriste ou comme immigrant, c’est de leur parler dans leur langue, c’est le minimum du respect me semble.

    …..je connais quelqu’un (dont la langue maternelle est le français) qui a étudier dans un CEGEP anglais et dans 2 Universités anglaises et cette personne discute mieux de sujets intellectuels en anglais qu’en français……

    Il s’agit d’une exception.
    Moi aussi lorsque je travaillais avec des anglophones il m’arrivait dans les conversations avec les francophones ensuite de chercher les mots en anglais pour mieux expliquer ma pensée en français. Hé que je trouvais que l’anglais était bien fait !
    J’ai compris qu’il s’agit plus d’un manque de vocabulaire français que d’une facilité à « penser » en anglais !

    Il n’en demeure pas moins que l’anglais prendra la place qui lui revient et que bien des patois et langues disparaîtront dans un avenir prochain et lointain, c’est la vie, on meurt, les langues autant que nous.

    Y a-t-il une langue plus parfaite que le latin ? Et pourtant, c’est une langue morte, trop difficile pour le commun des mortels qui n’utilisent que 250 à 300 mots dans toute sa vie, un concierge en France par exemple !

    Imagine un québécois pas instruit et sans argent dans son ghetto. Utilise-t-il plus de 100 mots dans toute sa vie ? J’en doute. Salut bien.

  16. Que les fédéralistes ne s’en fassent plus: la commission montréalaise Bouchard-Taylor sur les accomodements leur fournira des arguments pour
    affaiblir une fois de plus cette loi anti-sémite!

  17. Que les fédéralistes ne s’en fassent plus, la commission montréalaise Bouchard-Taylor sur les accomodements leur fournira des arguments pour
    affaiblir une fois de plus cette loi anti-sémite!

  18. test

  19. Que les fédéralistes ne s’en fassent plus! La commission montréalaise Bouchard-Taylor sur les accomodements leur fournira des arguments pour
    affaiblir une fois de plus cette loi anti-sémite!

  20. ewertr

  21. wer

  22. Que les fédéralistes ne s’en fassent plus: la commission montréalaise Bouchard-Taylor sur les accomodements leur fournira des arguments pour
    affaiblir une fois de plus cette loi anti-sémite!

  23. Vous n’aimez pas le terme fémi-fasciste, Louis?

  24. Les montréalais ne se battent pas assez pour imposer leur langue. Ils se mettent à genoux devant l’anglais. Ils sont si fiers que certains d’entre eux prennent un malain plaisir à se communiquer dans la langue de Shakespeare. Eh oui, des bons franco canadians!

    T’en sais quoi au juste? T’es Montréalais? Et pourquoi les bastions péquistes et bloquistes sont sur l’île de Montréal, hein?

    À la tuerie de Dawson on s’aurait cru à New-York! Ils renient notre langue!

    Un collège anglophone!!!

    Et, moi, quand j’ai écouté les nouvelles à Radio-Can, tous les étudiants de Dawson qui étaient interrogés répondaient dans un français presque parfait, avec seulement un léger accent anglais.

  25. Vous n’aimez pas ça le terme « fémi-fasciste » n’est-ce pas?

    C’est pour cela que vous avez bloqué David!

  26. uiop

  27. David et Daniel,

    il doit bien y avoir un « bug » avec le site parce que Louis ne modère pas les commentaires, mis à part les spams qui se font automatiquement.

  28. Laissez respirer le système avant de conclure à la censure ou au bogue. Le commentaire de David a été envoyé quatre fois!

  29. Il arrive que certains mots ou commentaires déclenchent une protection du contrôle anti-spam d’Askimet (qui est tout de même fiable à plus de 95%). Dès que j’ai vu qu’il y avait des messages en attente, je les ai tous autorisés..

    Désolé pour les inconvénients.

  30. @Louis

    Excusez-moi de vous avoir faussement attribué ce problème. Désolé pour le commentaire répété 4 fois! Je le saurai la prochaine fois!

  31. Excusez-moi de vous avoir faussement attribué ce problème. Désolé pour le commentaire envoyé 4 fois! Je le saurai la prochaine fois.

  32. Davidg est mon nouveau pseudo.

  33. Je trouve que la discussion est biaisée. L’anglais n’est pas le vrai problème. Quelqu’un qui s’isole et ne s’exprime dans un seule langue est bien pauvre, que ce soit l’anglais ou le français. Il est normal de connaitre deux ou même trois langues.
    Le joual et l’impossibilité pour les Québécois de s’exprimer correctement en francais, sans compter la propagation de ce dialecte dans les médias de l’information et la publicité, ca c’est le vrai problème.

    Le français « Québécois » n’est rien d’autre qu’un dialecte bâtard, mélangé de mots anglais écrit en français, et d’une ignorance de la grammaire de base.

    S.v.p. lisez ce document:
    http://gaspe.cgaspesie.qc.ca/crioux/francais.html

  34. Je remarque qu’il y a déjà un « Christian R. »
    S.v.p. notez qu’il s’agit d’une autre personne, et ne pas mélanger nos propos.

  35. Selon certains d’entre-vous, il faudrait que vous soyez servis en français au Yukon, ou au Manitoba, mais vous refusez ce droit à un Québécois anglophone de Montréal ?
    Soyons réaliste, le québécois moyen n’est pas un descendant de colons francais. Le québécois moyen est un mélange d’acadien, français, anglais, irlandais, d’amérindien et loyaliste. Qu’il ait un peu plus de l’un ou de l’autre, il est autant chez-eux que vous.

  36. Si être québécois se limite à parler français, comment se fait-il qu’un juif ou un arabe qui parle français n’est pas un « vrai » québécois ?

    Si je parle anglais, je ne suis plus un québécois, et je devient un « canadian » ?

    L’identité québécoise est-elle si faible qu’elle ne tient qu’à ca ?

    A force de se concentrer sur le seul point de la langue, l’identité québécoise s’en trouve diluée.

    Selon ce que j’en comprend, vous voulez un Québec multiculturel et multi-ethnique, avec des valeurs très différentes des nôtres, mais qui parle francais, plutôt que d’avoir des anglophones avec des valeurs presque pareilles au nôtres…

  37. Monsieur Rioux

    D’abord, je vous remercie pour votre lien Internet qui est très révélateur!

    Il y a une contradiction flagrante dans vos propos. Vous dites que « L’anglais n’est pas le vrai problème » et vous traitez les Québécois d' »anglophobes » (voir son site) alors que la plupart des inexactitudes du joual québécois proviennent de l’anglais. Voilà le résultat des plusieurs siècles de colonisation anglaise, du néo-colonialisme canadien et d’un enseignement bâclé du français pour satisfaire les normes multiculturaleuses trudeauistes que la Commission montréalaise Bouchard-Taylor sur les accomodements va continuer de nous imposer.

    Bien sûr, l’enseignement des langues est très important, le multilinguisme suisse en est un bon exemple et les langues y sont enseignées de manière rigoureuse. Au Canada, c’est l’assimilation à l’anglais qui est visé. Au Québec, Il faudrait PRIORISER LE FRANÇAIS tout en enseignant mieux les autres langues, comme en Suisse!

    « Le français « Québécois » n’est rien d’autre qu’un dialecte bâtard »

    Mais là vous exagérez! Ce qui est révélateur aussi dans votre site, c’est que vous associez le Québec au « méchant joual », le Canada à de « l’anglais correct et pragmatique » et la France à du « merveilleux français ».

    Pourtant, les anglicismes, les jurons et les contractions sont aussi présents en France qu’au Québec.

    Vous devez douter de mon assertion concernant les anglicismes n’est-ce pas? Pourtant, en voici une liste très partielle:

    rocking-chair, tube (que vous citez en bon exemple dans votre site!), parking, shopping, briefing, debriefing, marketing, toast (on ne peut pas tartiner nos toasts aux Québec, mais on peut porter un toast en France!), week-end (presque tout le monde au Québec dit « fin de semaine » sauf dans certains médias), football, second, e-mail, show-business, label, casting, cocooning, fast-food, nominé, sponsor, zapping, design, feedback, stop, auto-stop, camping-car, ice tea, coka light, self, bogue, louquage, top, coach, live, fioul, flashy, best of, making of, surbooker, in, out, tous les autres maudits « ing » et j’en passe encore beaucoup.

    MAIS COMME CE SONT LES FRANÇAIS QUI ONT CRÉÉ CES ANGLICISMES, IL N’Y A PAS DE PROBLÈMES!

    Ce n’est pas en restant dans le Canada qu’on va améliorer le français, n’est-ce pas, Monsieur Rioux?

  38. Christian Rioux,

    la bataille du français est perdue ailleurs au Canada, alors si je décide (ce qui me surprendrait) d’ailleurs m’établir dans une autre province, je vais m’adapter à une vie plus anglophone, pour suivre la majorité. J’irais m’installer au Japon que je me mettrais au japonais : c’est le gros bon sens. Il ne faut pas faire abstraction des gens autour de soi, le monde n’est pas encore un univers totalement accommodant pour les unilingues anglophones, il faudrait bien qu’ils s’en rendent compte un jour…

    Le malheur avec ça, c’est que c’est supposé être bilingue « coast to coast », mais ce n’est pas du tout le cas. C’est juste une belle manière d’assimiler les canadiens-français et de laisser les unilingues anglophones québécois ne pas se forcer pour apprendre le français, puisqu’ils se considèrent au Canada avant d’être au Québec. C’est juste plate de se rendre compte qu’on ne vit pas à la même place même si on est assis un à côté de l’autre. Même si je suis capable de converser un peu avec cette personne, je ne peux pas la respecter puisqu’elle rejette ce que les francophones peuvent lui apporter : le respect ne peut pas se construire dans un seul sens.

    Mais dis-moi, t’as déjà encouragé un de tes amis unilingues anglophones à apprendre le français? J’espère que oui…

  39. Merci Davidg et Renart, j’étais en train de pomper!

    « Biaisé » qu’il dit le gars à la feuille d’érable rouge qui semble nous prendre pour une gang de morons!

  40. De rien Martin!

    Christian Rioux,

    je viens de remarquer ça :

    « Quelqu’un qui s’isole et ne s’exprime dans un seule langue est bien pauvre, que ce soit l’anglais ou le français. »

    Tu remarqueras que je tape toujours sur les unilingues (et les allophones qui choisissent d’apprendre l’anglais au lieu du français)… Je n’ai pas de problème avec les anglophones bilingues, mis à part qu’ils me mettent des bâtons dans les roues pour ce qui est de mon désir d’avoir un pays et d’arrêter de parler de cette foutue question!

    Et en passant pour un gars qui se targue d’avoir un français impeccable, il te manque un « que » et un « e » à ton « un » dans la phrase en référence…

  41. J’enlève Stop et Auto-stop de ma liste, car Stop est un mot réellement français qui a été emprunté par les anglais.

  42. Le plus drôle, c’est qu’il se moque des nouveaux mots français comme cocktail = coquetel, freeware = gratigiciel mais par contre l’Académie Française met les anglicismes qu’elle veut dans son dictionnaire.

  43. Les contractions comme chu, tsé et pantoute font partie intégrante de la richesse du français. Aucun problème sur ce point.

    « Toé » et « moé » étaient utilisés par les bourgeois en Nouvelle-France, pas par le peuple! Ils disaient même « roé » plutôt que « roi ». Cela a été transmis plus tard aux autres générations.

    En ce qui concerne les sacres, ils contribuent eux aussi à la richesse du français québécois. SACREZ BIEN, SACREZ MIEUX, ÇA CRÉE DE L’AMBIANCE!

    Ne reste que les erreurs de grammaire et les anglicismes à corriger!

  44. Je voulais dire:

    Les contractions comme chu, tsé et pantoute font partie intégrante du français QUÉBÉCOIS.

  45. Je rajouterais que j’ai connu une fille pendant mes études qui venait d’une région française (je ne me souviens plus laquelle) et, la première fois que je l’ai rencontré, je pensais vraiment qu’elle venait d’une région québécoise. Elle disait « toé » entre autres…

    Ce que Christian Rioux nous raconte ressemble à un conte de fées! Dans la réalité, la langue est vivante, tant dans ses bons côtés que dans ses moins beaux.

  46. Toutes les langues empruntent aux autres langues, l’anglais lui-même est basé sur l’ancien allemand, mélangé avec du latin. Utiliser un anglicisme pour ce qu’il est c’est correct, souvent le mot est l’original et la traduction est mauvaise ou inprécise. Les anglais utilisent plein de mots francais et espagnols et personne ne s’en offusque.

    Mais « inventer » un mot en écrivant un mot anglais à la française et oser dire que c’est du francais « québécois »… Quand le joual sera un dialecte et ne sera plus du francais (comme le créole), alors il dispraitra peu à peu. Une langue parlée par 6 millions de personnes, ca ne peut que disparaitre. Alors que le francais, en perte de vitesse partout dans le monde est quand même parlé par plusieurs dizaines de millions de personnes.

    Je n’ai jamais dit que les francais étaient parfait non plus. Ils font leur part d’erreurs aussi, mais c’est bien moins important que ce qui arrive ici. A part les anglicismes (ex: parking, stationnement est une invention québécoise) ils font des erreurs de prononciation. Par exemple, pour bien des francais, ils n’y a plus de différence entre « brun » et « brin », ca se prononce pareil (un peu comme « bran ») ou encore « lait » se prononce « lé », il n’y a presque plus de distinction entre le « é » et le « è ». Eux ils parlent « francé », nous on parle « francè »

    Si vous y teniez tant que ca au francais, vous vous efforceriez de le parler correctement.
    Pas besoin de parler avec la bouche en « cul de poule », essayons simplement de corriger les erreurs les plus graves et le francais ne s’en portera que mieux.

    Cessez d’extraire une ou deux lignes hors contexte de mon texte et osez dire que la majorité du texte est faux.

    p.s.: Ne pas confondre faute de frappe et méconnaissance de la langue.
    Quant à la feuille d’érable qui vous agace tant, sachez que c’est un favicon en rotation sur mon site web, que WordPress extrait de mon url (quand le hockey va commencer, il va changer pour le logo du Canadien). Quand on échange avec des gens sur la planète entière, on parle une langue commune (anglais) on s’identifie avec notre pays. Et ne vous en déplaise, le Québec c’est pas un pays.

  47. Toutes les langues empruntent aux autres langues, l’anglais lui-même est basé sur l’ancien allemand, mélangé avec du latin. Utiliser un anglicisme pour ce qu’il est c’est correct, souvent le mot est l’original et la traduction est mauvaise ou imprécise. Les Anglais utilisent plein de mots français et espagnols et personne ne s’en offusque.

    Quel est ton point au juste? Les Français peuvent emprunter des mots anglais, toutes les langues se nourissent des autres, mais tu reproches au Québécois de parler une langue teintée par notre histoire de nègres blancs d’Amérique? Mes grands-parents devaient tenter de comprendre l’anglais pour avoir le privilège de travailler pour un salaire de merde sous les ordres d’un foreman anglophone lui-même employé par un capitaliste anglophone?

    Mais “inventer” un mot en écrivant un mot anglais à la française et oser dire que c’est du francais “québécois”… Quand le joual sera un dialecte et ne sera plus du français (comme le créole), alors il disparaitra peu à peu. Une langue parlée par 6 millions de personnes, ça ne peut que disparaître. Alors que le français, en perte de vitesse partout dans le monde est quand même parlé par plusieurs dizaines de millions de personnes.

    Ce ne sont pas les Français qui utilisent « mél » pour signifier « mail »? J’aime beaucoup mieux « courriel » et « baladodiffusion » ainsi que la plupart des mots reliés à l’informatique qui sont nés ici.

    Je n’ai jamais dit que les Français étaient parfait non plus. Ils font leur part d’erreurs aussi, mais c’est bien moins important que ce qui arrive ici. À part les anglicismes (ex: parking, stationnement est une invention québécoise) ils font des erreurs de prononciation. Par exemple, pour bien des Français, ils n’y a plus de différence entre “brun” et “brin”, ça se prononce pareil (un peu comme “bran”) ou encore “lait” se prononce “lé”, il n’y a presque plus de distinction entre le “é” et le “è”. Eux ils parlent “francé”, nous on parle “francè”.

    Si vous y teniez tant que ça au français, vous vous efforceriez de le parler correctement.
    Pas besoin de parler avec la bouche en “cul de poule”, essayons simplement de corriger les erreurs les plus graves et le francais ne s’en portera que mieux.

    Cette citation servait seulement à te corriger d’avantage, toi le donneur de leçon.

    p.s.: Ne pas confondre faute de frappe et méconnaissance de la langue.

    Non, c’est clair. Tes erreurs ne sont pas que des fautes de frappe.

    Si les Français sont assez cons pour « franciser » tout ce qui vient des États-Unis, et, surtout, si les Académiciens sont trop imbus d’eux-mêmes, impérialistes et dédaigneux, comme toi, des apports des Québecois, tant pis pour toute la francophonie! Nous y tenons au français, à notre langue française. Et notre français est encore bien loin du créole, justement. Il pourrait se porter mieux s’il n’était pas assailli de toutes parts par l’influence américaine, si le système d’éducation était différent, peut-être. Mais justement, nous ne voulons pas qu’il périclite davantage. Grâce à la Loi 101, le pire a été corrigé. Il y a encore du chemin à faire, d’autant plus que la Loi 101 est attaquée régulièrement et que même du fin fond de la Gaspésie, on accuse les francophones de Montréal de tous les maux, dont celui d’être pareils aux anglophones, alors qu’ils résistent et résistent chaque jour. Ça passe particulièrement mal venant de quelqu’un qui donne mal la leçon de français, se vantant de parler la langue du monde, l’anglais bien sûr, et qui malgré cette ouverture sur le monde, oppose automatiquement à la culture québécoise celle de ceux qui ne sont pas nés ici. Les Québécois sont un mélange « d’acadien, français, anglais, irlandais, d’amérindien et loyaliste » mais il ne devrait plus intégrer d’autres cultures, c’est ça?

    À vous lire, Christian Rioux, vous êtes de ceux qui reprochent aux nationalistes québécois leur cause parce qu’elle est devenue plus civique, parce qu’elle se veut plus inclusive. Notre culture ne se résume pas à notre langue, mais sans notre langue il resterait bien peu de notre culture! Les nationalistes québécois ne revendiquent pas le bilinguisme au Manitoba et au Yukon car ils estiment la cause perdue là-bas. Ils veulent se prendre en main avant qu’il ne soit trop tard. Ça a pris, quoi, deux ou trois générations pour que les Canadiens-français émigrés en Nouvelle-Angleterre soient assimilés? Ici, ça prendrait plus de temps, certainement. Ça passerait probablement par une diminution de la qualité de la langue, sa « dialectisation ». Si c’est déjà votre impression, raison de plus pour cesser de tergiverser en faisant la fine bouche. Si tout le Québec continue à être autant contre Montréal, on s’en va chez le diable, c’est certain.

    Si ce qui vous chicotte le plus est la mise au rencart du catholicisme et de ses symboles, sachez que nous sommes une méchante gang de pures laines à l’avoir voulu et, de ce fait, à nous estimer en droit de garder les autres religions en dehors des affaires publiques.

    Je le répète, ça nous prend un État indépendant laïc et francophone au plus sacrant. D’ici quatre ou cinq générations, nous n’aurons même plus la possibilité de choisir si oui ou non nous voulons fonder un nouveau pays. Là, le multiculturalisme à la canadienne aura fait son oeuvre. Il nous restera plus qu’à nous tricoter une ceinture fléchée pour l’arborer sur une chemise à carreaux en espérant que quelqu’un nous paie pour nous photographier et manger des fèves aux lard.

  48. Si vous haissez autant l’anglais, et chérissez autant le français, pourquoi défendez-vous le joual, puisqu’il est en grande partie basé sur l’anglais ?

    C’est pas parce que nos ancêtres étaient ignorants et peu éduqués que nous devons l’être aussi.

  49. « Mes grands-parents devaient tenter de comprendre l’anglais pour avoir le privilège de travailler pour un salaire de merde sous les ordres d’un foreman anglophone lui-même employé par un capitaliste anglophone? »

    Tes grand parents, ou alors tes arrière-arrière grand-parents ? Qu’est-ce qu’ils faisaient comme travail tes grand-parents ?
    Faut pas dramatiser. Les francophones catholiques faisaient des familles de 14 enfants, alors que les anglo protestants faisaient 2 ou 3 enfants et les envoyaient à l’école. C’est normal qu’avec 14 enfants, tu pouvais pas tous les envoyer à l’université… Il faudra un jour que vous acceptiez que la France nous à laissé tomber et que nous somme devenus une colonie britannique. C’est donc normal qu’il y ait beaucoup d’anglais autour de nous. Justement une raison de plus pour essayer de garder la langue francaise en bon état.

    Et qu’est-ce que tu as contre le capitalisme ? Tu préférerais le communisme ?

  50. Je défend ma langue, point. Vous appelez cela du joual, moi j’appele ça du français. Je suis capable de faire la part des choses entre ce que l’Académie française dicte par conservatisme et l’exemplaire combat qu’on mène ici pour la langue française ici. Je suis capable de faire la différence entre la langue écrite et le langage parlé. Autrement dit je suis fier de mon pays, le Québec, de ma langue, le français, et je hais toute tentative pour rabaisser les efforts qu’on fait ici pour continuer à vivre en français, qu’elle vienne des vieux croutons de l’Académie française, d’un Parisien snob ou d’un Gaspésien qui a abdiqué.

    Et je ne hais pas l’anglais. Encore moins les anglophones. Je hais la menace que l’anglais représente pour le français. Je n’aime pas trop non plus l’américanisation du monde, mais c’est un autre sujet.

    Et je suis d’accord avec vous que la qualité de notre langue pourrait être meilleure, qu’il faut la soigner.

  51. Un petit article qui pourrait vous intéresser:
    http://www.ledevoir.com/2007/08/22/154192.html

  52. Monsieur Rioux.

    « Selon certains d’entre-vous, il faudrait que vous soyez servis en français au Yukon, ou au Manitoba, mais vous refusez ce droit à un Québécois anglophone de Montréal ? »

    Ce n’est pas que les séparatistes disent. Ceux-ci n’ont aucun problème à ce que l’anglais soit la seule langue officielle dans le reste du Canada. Mais pourrait-on se faire servir ou communiquer en français au Québec sans se faire taxer de racistes? C’est tout à fait normal de réclamer ce droit.

    « Le québécois moyen est un mélange d’acadien, français, anglais, irlandais, d’amérindien et loyaliste. Qu’il ait un peu plus de l’un ou de l’autre, il est autant chez-eux que vous. »

    « Si être québécois se limite à parler français, comment se fait-il qu’un juif ou un arabe qui parle français n’est pas un “vrai” québécois ? Si je parle anglais, je ne suis plus un québécois, et je devient un “canadian” ? »

    Je souscris à la pensée de Pierre Falardeau lorsqu’il s’agit de définir un québécois: UN QUÉBÉCOIS DOIT ÊTRE SÉPARATISTE ET ESSAYER DE PARLER LE FRANÇAIS D’ABORD ET AVANT TOUT. Bien sûr, ceux qui ne correspondent pas à cette définition ont le droit de vivre ici et pourraient même devenir des excellents Québécois dans un Québec indépendant, mais pour le moment ils doivent être considérés comme étant des « Canadians ».

    En ce sens, Jean Crétin et Pierre Troudeau sont des « Canadians » même si ce sont des blancs francophones de souche mais Vivian Barbot et Joseph Facal sont des Québécois, MÊME SI CE NE SONT PAS DES QUÉBÉCOIS DE SOUCHE.

    « Selon ce que j’en comprend, vous voulez un Québec multiculturel et multi-ethnique, avec des valeurs très différentes des nôtres, mais qui parle francais, plutôt que d’avoir des anglophones avec des valeurs presque pareilles au nôtres… »

    Aucun séparatiste ne va proférer une telle ânerie. Vous faites plutôt état de la vulgate multiculturaleuse trudeauiste qui reprendra de la vigueur grâce à la commission montréalaise Bouchard-Taylor sur les accomodements!

    « Si vous haissez autant l’anglais, et chérissez autant le français, pourquoi défendez-vous le joual, puisqu’il est en grande partie basé sur l’anglais ? »

    Personne n’a dit qu’il haïssait l’anglais et personne n’a dit qu’il défendait les nombreux anglicismes dans le joual québécois.!

    « C’est pas parce que nos ancêtres étaient ignorants et peu éduqués que nous devons l’être aussi. »

    Je vous rappelle que c’est un parti séparatiste qui a été le seul à se prononcer contre le dégel des frais de scolarité lors de la dernière campagne électorale. L’ignorance fait l’affaire des fédéralistes. Bien sûr, certains séparatistes croient que l’ignorance sert leur cause, JE LEUR DIS ILS SE TROMPENT ROYALEMENT!

  53. @Martin

    « d’autant plus que la Loi 101 est attaquée régulièrement et que même du fin fond de la Gaspésie, on accuse les francophones de Montréal de tous les maux, dont celui d’être pareils aux anglophones, alors qu’ils résistent et résistent chaque jour. »

    Pertinente et importante précision de votre part! Les FRANCO-MONTRÉLAIS SONT CEUX QUI DÉFENDENT LE MIEUX LA LANGUE FRANÇAISE ET LE PEUPLE QUÉBÉCOIS. Tout à fait d’accord!

    J’en ai plutôt contre les anglos-montréalais qui refusent de parler en français (pas ceux qui font leur possible pour le parler) et SURTOUT CONTRE L’INTELLIGENSIA MONTRÉALAISE MULTICULTURALEUSE TRUDEAUISTE qui est le produit de la masturbation intellectuelle de Cité Libre et des diktats du néo-colonialisme canadian tel que prônés par le Parti Libéral.

    « Si tout le Québec continue à être autant contre Montréal, on s’en va chez le diable, c’est certain. »

    Tout à fait d’accord, les gens des régions devront distinguer l’ « intelligensia montréalaise » versus les « franco-montréalais ».

    Par contre, les déclarations maladroites et décevantes de Gérard Bouchard et la décision de nommer un conseil d’experts ENTIÈREMENT MONTRÉALAIS pour la Commission montréalaise Bouchard-Taylor est un signe évident du mépris de l’intelligensia montréalaise pour les régions. Bien sûr, les régions doivent cesser leur archarnement contre Montréal pour tout et pour rien, mais ce genre de mépris de la part de l’intelligensia montréalaise ne calmera leur colère!

    Précisons à nouveau qu’au cours des dernières élections le PQ a reçu un vote massif DANS LES RÉGIONS PAUVRES (Abitibi-Témiscamingue, Côte-Nord, Bas-St-Laurent, Gaspésie, Îles de la Madeleine, Saguenay-Lac-St-Jean, Nunavik) et dans le MONTRÉAL FRANCOPHONE. De plus, l’ADQ a dominé les RÉGIONS SÉPARATISTES MIEUX NANTIES (sauf à Québec et en Beauce où les fédéralistes sont très forts).

    Il y a sûrement un moyen de concilier les régions et les franco-montréalais, mais ceci ne fait pas partie de l’agenda des multiculturaleux!

  54. « Précisons à nouveau qu’au cours des dernières élections le PQ a reçu un vote massif DANS LES RÉGIONS PAUVRES (Abitibi-Témiscamingue, Côte-Nord, Bas-St-Laurent, Gaspésie, Îles de la Madeleine, Saguenay-Lac-St-Jean, Nunavik) et dans le MONTRÉAL FRANCOPHONE.  »

    Rafflé? En Gaspésie, le PQ n’a pa rafflé tous les comptés (Bonaventure est Libéral), et n’a gagné que par peu de voies dans les autres.

    Et depuis quand il y a un compté ou seul les francophones on le droit de vote ? Ca me rapelle les sondages tordus ou il disent que les Québécois francophones votent de telle ou telle façon. C’est anti-democratique, c’est comme si on disait que les votes des autres ne comptaient pas.

  55. « Je souscris à la pensée de Pierre Falardeau lorsqu’il s’agit de définir un québécois: UN QUÉBÉCOIS DOIT ÊTRE SÉPARATISTE ET ESSAYER DE PARLER LE FRANÇAIS D’ABORD ET AVANT TOUT.
    Bien sûr, ceux qui ne correspondent pas à cette définition ont le droit de vivre ici et pourraient même devenir des excellents Québécois dans un Québec indépendant, mais pour le moment ils doivent être considérés comme étant des “Canadians”.
     »

    C’est la phrase la plus ridicule que j’ai jamais entendue, et provenant de Pierre Falardeau, ca ne me surprend pas, Il a même déjà dit que les séparatistes devaient penser à utiliser le terrorisme, et il appuyait le Hezbolla…. En plus son français laisse à désirer. Quel génie ce gars la, continue à l’admirer.

    Alors selon cette définition, la majorité des Québécois ne sont pas québécois, puisque au cas ou vous le l’auriez pas remarqué, vous êtes minoritaires, sinon le référendum aurait passé.

    Continue à penser comme ca, à t’isoler du reste du monde qui ne pense pas comme toi et t’entourer de gens qui disent ce que tu veux entendre. Et tu va finir croire en ces âneries.

    En attendant, moi le « canadian » du Québec, je contine à défendre le français contre ceux, comme certains « vrais québécois » d’entre vous, qui pensent que c’est pas important de bien parler sa langue pour la protéger.

  56. « Précisons à nouveau qu’au cours des dernières élections le PQ a reçu un vote massif DANS LES RÉGIONS PAUVRES (Abitibi-Témiscamingue, Côte-Nord, Bas-St-Laurent, Gaspésie, Îles de la Madeleine, Saguenay-Lac-St-Jean, Nunavik) et dans le MONTRÉAL FRANCOPHONE. De plus, l’ADQ a dominé les RÉGIONS SÉPARATISTES MIEUX NANTIES (sauf à Québec et en Beauce où les fédéralistes sont très forts). »

    Selon ce raisonnement, (s’il était vrai), ca voudrait dire que les pauvres et peu éduqué votent PQ, alors que les riches et éduqué votent libéral ou ADQ.
    Et comment tu définis une « région séparatiste » un compté ou l’ADQ ou les libéraux dominent ?. Parce les votes des « canadians » ne comptent pas autant que les votes des « vrais québécois séparatistes » ?

  57. C’est quoi ces drapeaux du Canada après chaque pseudo?

    Beurk!

  58. Louis, mets un drapeau du Québec au moins. Si c’est impossible techniquement, câlisse-les aux poubelles!

  59. Louis, mets un drapeau du QuÃ?©bec au moins. Si c’est impossible techniquement, cÃ?¢lisse-les aux poubelles!

  60. Désolé les boys; y a encore des bugs un peu partout… J’essaie de tout régler pour que tout fonctionne, mais ces jours-ci dès que je règle quelque chose c’est quelque chose d’autre qui flanche! 😛

    J’ai créé un billet pour tous les problèmes techniques: http://uhec.net/2007/01/01/386/

    Si vous avez des problèmes, n’hésitez pas à y laisser un commentaire. C’est facile de retrouver ce billet: je l’ai daté du premier janvier 2007, ce qui en fait dont le premier billet du blogue! 😉
    ..

  61. […] Au lendemain de la fête de la loi 101, cet événement a soulevé des questions, entre autres chez Louis, et je me dois de vous diriger vers un ajout que je viens de faire tantôt à mon texte Loi 101 : […]

  62. […] la demande. Ça s’appelle aussi se tenir debout.Ajout (lundi 27 août) :Je reviens de lire un texte de Louis sur le même sujet et je ne peux qu’insérer ici le commentaire que j’ai laissé sur […]

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