Nathalie Elgrably, profession: propagandiste

Nathalie Elgrably, propagandiste officielle de l'IEDMLa démonstration n’est plus à faire que le Journal de Montréal est un quotidien médiocre, au service de l’idéologie dominante et des intérêts de Quebecor inc. La seule présence régulière de Nathalie Elgrably, « porte-parole » de l’Institut Économique de Montréal (IEDM), think-tank de droite relié à l’Institut Fraser, dans la section éditoriale du journal peut convaincre les plus sceptiques de l’entreprise de désinformation et de propagande qui anime ce pitoyable quotidien.

Dans son dernier torchon, publié jeudi dernier, Elgrably faisait un éloge du libre marché et s’en prenait aux protestataires du sommet de Montebello:

« S’opposer au libre marché ne signifie pas voler à la rescousse des démunis ou prendre la défense de la veuve et de l’orphelin. Ce n’est pas un symbole de valeurs morales « supérieures » et d’altruisme. C’est tout le contraire, car cela implique l’imposition de mesures de contrôle coercitives. S’opposer au libre marché, c’est imposer sa volonté par la force. Il suffit d’écouter les porte-parole des groupes présents à Montebello pour réaliser qu’ils veulent tous exiger de nous certains comportements et en interdire d’autre. »

Mais qui est ce « nous »? Sûrement pas la population en générale. Ce « nous »,ce sont les entreprises, à qui on demande de respecter l’environnement et qui sont « victimes » de nos valeurs de redistribution de la richesse permettant une société plus égalitaire et qui sont « imposées » par le gouvernement. Ce « nous », ce n’est pas le « nous » de la société dans son ensemble, mais c’est bien le « nous » d’un groupe d’intérêt particulier ayant avantage à limiter au minimum toute forme de réglementation du commerce.

Et c’est justement cette réglementation qui fait peur à Elgrably et à ses amis de la haute finance. Sans réglementation de la part de l’État, c’est l’anarchie, c’est la lutte des uns contre les autres, et dans cette lutte inégale les gagnants et les perdants sont connus à l’avance. Car sans l’État pour permettre aux plus pauvres de se faire respecter, c’est le retour aux conditions de travail et de vie d’avant la Révolution tranquille!

En effet, notre niveau de vie presque en entier est tributaire des avancées sociales reliée à l’utilisation de la légitime force de l’État pour obliger les entreprises à respecter leurs employés. Hausse du salaire minimum, imposition de normes du travail, respect de la syndicalisation, système de santé public, système d’éducation public, voilà toutes des mesures qui, dans le monde néolibéral de Nathalie Elgrably, sont des entraves au libre marché et au libre choix. Mais ce sont grâce à ces mesures que notre société a pu évoluer, et ce sont ces « entraves » qui permettent de réguler le marché et d’empêcher une loi de la jungle qui détruit le tissu social et propulse dans la pauvreté une large partie de la population.

D’ailleurs, pas besoin d’aller bien loin pour voir les dérives du tout marché. On n’a qu’à observer les pays qui ont appliqué les ajustements structurels du FMI et ceux qui ont décidé de privatiser à outrance et de laisser tomber les soi-disant injustes contraintes. L’Argentine, dont le niveau de vie a reculé et qui a vécu une terrible crise économique, le Mexique qui s’enfonce toujours plus dans la pauvreté, les États-Unis, dont les écarts entre riches et pauvres sont en constante progression et où le pouvoir d’achat réel des consommateurs stagne ou diminue depuis trente ans, la Russie, dont l’introduction du libre marché a fait reculé le pays de plusieurs décennies. Et on ne parle pas non plus de tous ces pays tiers-mondistes qui se sont offerts poings liés à l’idéologie néolibérale et dont le niveau de vie des citoyens est à la baisse.

Le libre marché, contrairement aux affirmations trompeuses de Elgrably, est une aberration sans contrôle de l’État. Le libre marché, c’est ouvrir les portes du poulailler au renard, c’est permettre au voleur de voler « librement » ses victimes sans craindre de représailles. C’est un système économique qui mène de crises en crises (la crise des années 30 n’a-t-elle pas été partiellement causée par un système économique ultra-libéral réduisant au minimum les interventions de l’État?) et qui ne permet qu’à une minorité – dont Elgrably, au service de celle-ci – de s’enrichir pendant que la majorité de la population – nous – y perd au change.

Contrairement aux fabulations de cette propagandiste, la force est non seulement utile mais nécessaire. Car sans la force commune, légitime et démocratique de l’État, c’est la force brute de chaque individu qui s’oppose à son prochain et c’est toujours le plus fort qui gagne. Bref, c’est l’anarchie.

Heureusement, le type de discours de Elgrably ne trouvera que peu d’écho chez quiconque connaissant les buts et les objectifs de l’IEDM. Le seul hic, c’est que le lecteur moyen du Journal de Montréal pourrait croire ces divagations. Il est donc de notre ressort d’informer une majorité de personnes sur les véritables objectifs de Elgrably, d’expliquer ce qu’est l’IEDM et en quoi ce qu’elle propose tient davantage à la protection des intérêts de ses riches commanditaires privés qu’à la valorisation du bien commun.

Et tiens, pourquoi pas un boycott du Journal de Montréal et de toutes les publications de Quebecor? Me semble qu’il y a des journaux pas mal plus intéressants à lire et moins dangereux pour le cerveau!

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41 Réponses

  1. Louis,

    malgré la qualité de ton texte, je n’ai pas aimé ta comparaison avec le renard… hé hé!

    Sans blague, il ne faut pas céder un iota devant les belles paroles qui vendent le rêve d’une société plus juste et plus performante aux seules mains des corporatistes, car il n’y a rien de plus faux et de plus vil : l’économie seule ne peut avoir de morale sans des balises étatiques.

    Je ne comprends toujours pas pourquoi nous ne sommes pas encore d’accord sur le fait que le système dans lequel nous évoluons, quel qu’il soit, se doit d’être assujetti à la collectivité dans le but évident de tendre vers les meilleures conditions possibles pour chacun de ses éléments, selon leurs capacités et leurs incapacités. Donc, il faut la solidarité à l’esprit de compétition pour espérer arriver à une société plus juste.

    Nathalie Elgrably est grassement payée pour faire croire que la solidarité est un concept périmé et que la population devrait avoir peur de sa propre rage cagoulée (qui est bien la preuve d’une liberté de parole tronquée), et donc d’admirer en béatitude, la bave au bord des lèvres, les succès personnels des élites économiques. Heureusement, les places sont très limitées. Une chance car 6,671 milliards de gens riches qui consomment comme les Occidentaux le font équivaudrait à un suicide collectif planétaire.

  2. En passant Louis,

    il y a un problème avec l’édition des commentaires…

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  3. « la crise des années 30 n’a-t-elle pas été partiellement causée par un système économique ultra-libéral réduisant au minimum les interventions de l’État? »

    Non, la crise des années 30 est le résultat (selon l’analyse soit autrichienne ou « Chigacotienne ») de:

    A)L’intervention du gouvernement dans le marché par des politiques inflationistes et le fait que la banque centrale ait pu créer de l’argent dans les airs (fiat money). De plus, les banques, avec la complicité du gouvernement et de la banque centrale, ont prêté de l’argent qu’ils n’avaient même pas en banque. Le seul moyen de garder le boom créé par la création de fausse richesse est d’injecter encore plus d’argent de contrebande dans le système, ce qui a pour effet de faire diminuer la valeur de l’argent et de pousser les gens à dépenser rapidement puisque l’épargne est une perte d’argent.

    B)L’école de Chicago ne blame pas la banque centrale d’avoir créé cette fausse richesse, mais bien de ne pas avoir donné les liquidités aux banques au moment ou les résultats de cette politique ont fait peur à la population. Les gens ont tous voulu avoir leur argent en même temps et puisqu’il y avait moins d’argent que l’argent qui supposé être dans le système, les banques ont demandé à la banque centrale de leur donner plus de liquidité, la banque centrale a refusé, des banques ont faites faillites et les gens ont eu peur de dépenser le peu qu’il leur reste de crainte de tout perdre.

  4. « Je ne comprends toujours pas pourquoi nous ne sommes pas encore d’accord sur le fait que le système dans lequel nous évoluons, quel qu’il soit, se doit d’être assujetti à la collectivité dans le but évident de tendre vers les meilleures conditions possibles pour chacun de ses éléments, selon leurs capacités et leurs incapacités »

    La raison est simple: toute tentative d’arriver à cet état de fait demande l’imposition de normes morales par un groupe sur un autre et toutes les fois où le communisme (ce que tu prônes ici dans ce paragraphe) a été mis en pratique, il en suivi mort, désolation, canibalisme et recul prononcé des civilisations.

  5. Yan,

    le sens « communiste », c’est toi qui l’ajoutes. Sans doute parce que les systèmes politiques se résument pour toi à des catégories bien précises. Si tu veux rester dans la dichotomie droite-gauche…

    Si tu avais pris la peine de lire et de comprendre la phrase suivante, « Donc, il faut la solidarité à l’esprit de compétition pour espérer arriver à une société plus juste. », tu aurais compris que je suis pour un système capitaliste éthique.

    Si j’ai le choix entre l’État et l’individu (égoïste) pour maintenir une éthique forte dans la société, je choisis sans conteste l’État (mais pas celui que nous connaissons aujourd’hui, trop amputé par les lobbys de toutes sortes).

  6. Ça sent le copier-coller ton billet.

    Je l’ai lu ici à plusieurs reprises il me semble…

    Oui, le « nous » c’est la population qui se fait faire la morale par tes amis qui se cachent derrière des masques parce qu’ils ne sont pas sûrs de leurs idées.

    À moins que ce soit parce qu’ils ont hontes de penser comme ils le font?

  7. @ Renart

    « Si j’ai le choix entre l’État et l’individu (égoïste) pour maintenir une éthique forte dans la société, je choisis sans conteste l’État (mais pas celui que nous connaissons aujourd’hui, trop amputé par les lobbys de toutes sortes) »

    L’État n’est-il pas constitué d’individus égoïstes? Donc si je suis votre raisonnement, lorsqu’une compagnie a trop de « pouvoirs », elle devient corrompue. Et la solution à ce problème de corruption c’est de créer une institution avec des milliers de fois plus de pouvoirs (et surtout bien armée)?

  8. @ Louis

    « En effet, notre niveau de vie presque en entier est tributaire des avancées sociales reliée à l’utilisation de la légitime force de l’État pour obliger les entreprises à respecter leurs employés. Hausse du salaire minimum, »

    S’il y a quelque chose de destructeur de jobs pour les pauvres, c’est bien le salaire minimum!

    Si vous mettez un prix minimum de 5$ sur le brocoli, que croyez-vous qui va se passer? La quantité achetée va dimimuer. C’est la même chose pour les emplois. Lorsqu’un employé est trop cher, on ne l’engage pas (où on le met à pied). Si le salaire minimum était vraiment une façon d’éliminer la pauvreté, le passer à 30$/h règlerait le problème de façon définitive, vous ne pensez pas?

    Le gouvernement est tellement présent dans toutes les sphères de la vie des citoyens qu’en critiquant ce que vous coyez être les résultats du libre marché, c’est en fait l’État que vous pointez du doigt.

  9. Le pire, c’est que cette soi-disante économiste a remplacé la chronique du Prof Lauzon qui était à mon avis plus pertinent. Mais un gars de gauche est mal vu dans le JDM. Les clients publicitaires ont du dire à Péladeau de le retirer. Des propos socialisants sonnent mal à coté d’une pub de GM ou Bell.

    @Yan

    Il y avait vraiment une baisse de revenus du travailleur moyen dans les années 20. Inévitablement, étant le moteur de croissance, la consommation de masse était de plus en plus déficitaire et donc était intimement reliée à la crise.

  10. @ Jimmy St-Gelais

    « Inévitablement, étant le moteur de croissance, la consommation de masse était de plus en plus déficitaire et donc était intimement reliée à la crise. »

    Le moteur de la croissance n’est pas la consommation, tel que le prétendent les Keynesiens mais bien l’épargne.

    Pour ce qui est de la dépression des années 30, je vous invite à jeter un coup d’oeil à:

    America’s Great Depression
    http://www.mises.org/rothbard/agd.pdf
    (c’est un livre de 406 pages)

    ou aussi (plus court, 16 pages):

    Great Myths of the Great Depression
    http://www.mackinac.org/article.aspx?ID=4013

  11. @Sylvain
    Il est facile d’affirmer qu’une théorie est fausse au détriment d’une autre. Il ne s’agit que d’interprétation de la réalité. On pourrait trouver d’autres livres affirmant le contraire des affirmations des liens que tu m’as cité.

    Si le moteur de la croissance est l’épargne, on est vraiment mal barré en 2007. L’épargne des consommateurs est au plus bas et l’endettement crève le plafond. Voir mon billet à ce sujet:

    http://pourquedemainsoit.blogspot.com/2007/07/frnsie-boursire-et-endettements-massifs.html

    Il serait plus juste de dire que le crédit est le moteur de la croissance de nos jours.

  12. Depuis quand communisme = Russie 1917 ~ 25 ?

  13. Si vous mettez un prix minimum de 5$ sur le brocoli, que croyez-vous qui va se passer? La quantité achetée va dimimuer. C’est la même chose pour les emplois. Lorsqu’un employé est trop cher, on ne l’engage pas (où on le met à pied). Si le salaire minimum était vraiment une façon d’éliminer la pauvreté, le passer à 30$/h règlerait le problème de façon définitive, vous ne pensez pas?

    Où est la logique là-dedans? Vous affirmez qu’un salaire minimum trop élevé aurait l’effet d’un prix trop élevé du brocoli, un effet dissuasif. Ne venez pas ensuite nous demander si un salaire minimum de $30 réglerait le problème de la pauvreté! Aucune démonstration là-dedans.

  14. « Il serait plus juste de dire que le crédit est le moteur de la croissance de nos jours. »

    Et l’argent ainsi prêté provient de ou?

  15. @ Jimmy St-Gelais

    Donc si je comprend bien, toutes les interprétations de la réalité sont aussi plausibles l’une que l’autre? S’il n’y a aucun moyen de distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux, ce que vous avancez est donc aussi vrai/faux que ma position sur le sujet?

    Comme vous le mentionné, nous sommes *vraiment* mal barré. En fait, le crédit sous la forme de monnaie sans contrepartie métallique est au centre du problème des récessions et dépressions. Nous vivons non seulement à crédit monétairement parlant mais aussi au niveau des infrastructures et du capital accumulé par nos ancêtres. Ceci ne veut pas dire qu’il n’y a pas des innovations technologiques ni du capital « légitime » qui continue de se créer mais il n’est pas possible de maintenir indéfiniment son crédit. À un moment ou a un autre, quelqu’un découvre la supercherie et tout s’écroule comme un château de cartes.

  16. À un moment ou a un autre, quelqu’un découvre la supercherie et tout s’écroule comme un château de cartes.

    On est mieux de continuer à ignorer alors… 😀

  17. @Sylvain

    C’est exactement ce qui se passe ces dernières semaines. C’est le retour du balancier.

  18. @ Martin Beaudin-Lecours

    Lorsque quelque chose est trop cher, on ne l’achète pas. C’est logique puisque si c’est *trop* cher… c’est que le prix est trop élevé par rapport à ce qu’on est prêt à payer.

    Si vous avez un salaire minimum à 0.05$/h, vous ne créez probablement pas de chômage puisqu’il est peu probable que quelqu’un au Québec accepte moins. Mais si le salaire minimum est plus haut que ce qu’un employeur est prêt à payer pour un employé, il ne l’engagera pas (trop cher). En somme, le salaire minimum est une façon de dire « tous les gens qui « valent » moins de X$/h pour les employeurs ne travailleront pas »!

  19. Ignorer? En fait ce sont les plus pauvres qui sont touchés par l’inflation ou l’hyperinflation. Ceux qui ont des actifs physiques (maison, bateau, or, etc.) ont l’avantage que le prix de leurs biens augmente avec la dévaluation de la monnaie. Par contre, ceux qui sont salariés et on un peu d’épargne sous forme monétaire se font raser.

  20. ‘La seule présence régulière de Nathalie Elgrably, « porte-parole » de l’Institut Économique de Montréal (IEDM), think-tank de droite relié à l’Institut Fraser, dans la section éditoriale du journal peut convaincre les plus sceptiques de l’entreprise de désinformation et de propagande qui anime ce pitoyable quotidien.’

    Hahahaha, priceless !

    Quel plaisir de voir cette énième pitoyable frustration de gauchiste évervelé dont le potentiel de conneries, tel la science, ne semble pas avoir de limite !

  21. Ignorer le problème n’est pas sage. La problématique s’envenime tandis qu’on se cache la tête sous le sable. La balloune va péter et on ne sera pas plus avancé. Seules une meilleure redistribution des revenus et un contrôle accru sur le crédit pourraient permettre d’éviter la crise qui s’annonce.

  22. Je ne voudrais pas taire les propositions de personne pour améliorer notre système. Mais, il faut considérer le portrait dans son ensemble et, il me semble qu’il manque un élément important à ces discussions sur la tendance à faire prendre à notre gourvernement: les gens qui sont à l’origine du scandale de la SQ à Montebello. Car cette information est déterminante lorsqu’on espère travailler/discuter dans le sens de l’amélioration.

    Si on prend la peine de se poser les questions qui s’imposent face à des preuves si accablantes contre une entité supposée « au-dessus de tout soupçon », nommément, Qui? et Pourquoi?, on voit rapidement une trame de fond faire son chemin. Aussi, la raison même de la présence des 3 policiers de la SQ, qu’on ne peut que supposer (mais ne me charriez pas avec des objectifs de « contrôle » et de « sécurité »), pointe directement vers les leaders de nos gouvernements et les tenants des assises néo-libérales, les grandes banques. Les deux groupes officiels présents à Montebello, finalement.

    Quand je regarde ce portrait, qui se révèle de plus en plus dans des cas de scandales au manque de transparence, soutenus avec des preuves toujours plus solides, je n’arrive pas à me convaincre que quelques nouvelles lois, même bien débattues, arriveront à corriger ce qui permet les pires excès: ceux qui dirigent notre société et les « tweakings » insidieux qu’ils ont appliqués à ce système qu’on leur a simplement légué.

    C’est comme espérer guérir un cancer en appliquant des « plasters » sur un hématome cutané qu’il causerait. Le problème qui urge, c’est pas l’hématome.

    Si, conséquemment, vous vous demandez quel est donc le « target », le cancer, écoutez cet interview radio:
    http://video.google.com/videoplay?docid=-4365951046937467040

  23. @Yan

    Et l’argent ainsi prêté provient de ou?

    Du capital qui est sous le contrôle de la bourgeoisie.

  24. @Yan

    « Et l’argent ainsi prêté provient de ou? »

    Bien du système financier situé au sommet de l’infrastructure économique, of course. Mêmes les banques sont dans le rouge, car elles prêtent plus que ce qu’elles ont en liquidités dans leurs coffres. C’est le principe de base des banques. Je ne vois pas le lien avec l’épagne ici…

  25. Parfaitement d’accord avec la citation d’Elgrably ici.

    Par contre, la propagande a plusieurs niveaux; les businessmen et politiciens présents à Montebello n’étaient pas la pour favoriser le libre marché.

  26. @FrancisD
    Tu es d’accord avec ça toi? Voyons donc. Elle parle de mesures coercitives. Parlons-en. Quand des citoyens s’opposent à un néolibéralisme outrancier, on complote pour les discréditer aux yeux du public. Quand un pays décide de trouver une autre voie, on le menace et lui impose des sanctions (comme le Venezuela). Et si un président élu démocratiquement ne fait pas l’affaire de l’élite économique de Washington, on l’assassine avec l’aide de la CIA (Allende au Chili).

    Le néolibéralisme clame la liberté, mais c’est implicitement la liberté du plus riche contre celle du plus pauvre. Ce n’est pas une coercition directe, certes, mais une manoeuvre insidieuse d’imposer la volonté des plus nantis sur le reste du monde.

  27. Il y avait vraiment une baisse de revenus du travailleur moyen dans les années 20. Inévitablement, étant le moteur de croissance, la consommation de masse était de plus en plus déficitaire et donc était intimement reliée à la crise.

    Il me semble que les années 20s étaient au contraire un « boom » économique. De ce que je me rappelle, la Federal Reserve avait rendu très facile l’accès au crédit (trop, dillation de la masse monétaire).

  28. @FrancisD

    Oui, il y a eu un écart grandissant de revenus entre les classes populaires et les classes aisées. De plus, comme tu le dis, le crédit était trop facile et a diminué le revenu réel des consommateurs. L’endettement était chronique.

    Va voir mon billet: http://pourquedemainsoit.blogspot.com/2007/07/frnsie-boursire-et-endettements-massifs.html

  29. @Jimmy

    Je ne suis pas pour le néolibéralisme. Cette citation n’était pas du néolibéralisme, mais plutôt libertarienne/anarcho-capitaliste.

    Les néolibéraux parlent comme cela, mais agissent en socialistes (pour les compagnies amis avec eux) par la suite.

    Reste à savoir ce que madame Elgrably ferait _vraiment_ si elle serait au pouvoir. Surement la même chose que nos gouvernements on fait sur le plan économique depuis 40 ans…

  30. Les néolibéraux parlent comme cela, mais agissent en socialistes (pour les compagnies amis avec eux) par la suite.

    Citation humoristique.

  31. « Seules une meilleure redistribution des revenus et un contrôle accru sur le crédit pourraient permettre d’éviter la crise qui s’annonce. »

    Vous voulez dire voler ceux qui produisent pour donner à ceux qui ne produisent pas? Je ne vois pas en quoi ceci peut régler quelque problème que ce soit. En pratique, c’est la classe moyenne qui écope puisqu’elle n’a pas la moyens d’éviter les impôts. Les gens très riches ont beaucoup de moyens et on une excellente motivation pour éviter de payer (ils en ont plus à voler). Le crédit illégitime provient des banques centrales et des banques à chartes et est la cause des problèmes de crises économiques. La seule façon de limiter ce crédit est de privatiser la monnaie. Laisser la monnaie dans les mains du gouvernement c’est courrir tout droit à la catastrophe.

  32. « Quand des citoyens s’opposent à un néolibéralisme outrancier, on complote pour les discréditer aux yeux du public. Quand un pays décide de trouver une autre voie, on le menace et lui impose des sanctions (comme le Venezuela). Et si un président élu démocratiquement ne fait pas l’affaire de l’élite économique de Washington, on l’assassine avec l’aide de la CIA (Allende au Chili). »

    Et votre solution à ce problème c’est de mettre plus d’armes et de pouvoirs entre les mains de l’État? Vous ne trouvez pas qu’il en a déjà assez? La différence entre les partis politiques c’est vers qui ils veulent pointer les armes du gouvernement. Baissez vos armes, ensuite nous pourront discuter.

  33. Seules une meilleure redistribution des revenus et un contrôle accru sur le crédit pourraient permettre d’éviter la crise qui s’annonce.

    Et qui metterais tu en charge de cette redistribution? Je crois que les gens, individuellement, sont pleinement capable de prendre charge de leur situation financière, mais je doute fortement qu’il aie une personne en ce monde capable de prendre un charge celle de millions de personnes avec une seul et unique politique.

  34. Je sais pas trop, mais c’est pas le premier billet sur Nathalie Elgrably que je lis ici…

    Je veux bien croire qu’elle travaille pour le démoniaque Institut Économique de Montréal (Vade Retro Satanas), mais après tout ce n’est qu’une économiste parmi tant d’autre qui peut des fois avoir tort, des fois avoir raison.

    Si il y a encore un autre billet sur elle, on va finir par croire qu’il y a un fantasme là-dessous 🙂

  35. Je ne suis pas un grand amateur de Nathalie Elgrably. Son problème n’est pas en général ce qu’elle dit, mais bien CE QU’ELLE NE DIT PAS. Elle oublie de dire qu’il n’a JAMAIS ÉTÉ QUESTION DU LIBRE MARCHÉ à Montebello. De plus, elle n’a JAMAIS PARLÉ DES GUERRES IMPÉRIALISTES NI DE LA GUERRE AUX DROGUES. Je n’ai aucune idée de ses opinions sur ces sujets! Je sais qu’elle n’adhère pas au mantra néo-libéral « les guerres sont bonnes pour l’économie » http://argent.canoe.com/lca/chroniques/mytheseconomiques/archives/2006/03/20060331-153857.html
    . Mais elle a déjà écrit un texte pro-israélien.
    http://www.vigile.net/Quebec-and-a-question-of-values

    Son agenda est-il libertarien ou néo-libéral? Même si elle prétend s’inspirer du libertarien Bastiat, je ne suis pas certain que son agenda est libertarien. Peut-être que je me trompe.

  36. Nathalie Elgrably supporter d’Israël !!!

    Ça explique tout.

  37. « Le gouvernement est tellement présent dans toutes les sphères de la vie des citoyens qu’en critiquant ce que vous coyez être les résultats du libre marché, c’est en fait l’État que vous pointez du doigt. »

    Sylvain, tu résumes tout! Bravo!

  38. Nathalie Elgrably est un pur produit de l’époque. Tout ce qu’elle dit est fort logique, mais hélas, n’a strictement aucun rapport avec la réalité.

  39. […] ou de donner une quelconque importance au discours anti-étatique de propagandistes comme Nathalie Elgrably, il serait peut-être bon de se rappeler qu’au-delà d’être une contrainte, […]

  40. Les « pseudo-études » de l’IEDM possèdent, pour la plupart, des carences fondamentales qui les discréditent: elles ne s’abreuvent qu’à des sources limitées, choisies en fonction d’ornières idéologiques et péchant souvent par «auto-citation»; leurs appuis théoriques sont simplistes ou parfois même inexistants; elles ne «s’encombrent» pas de données permettant de vérifier si leurs hypothèses sont confirmées ou réfutées par les faits, elles se limitent plutôt à émettre des opinions «auto-portantes» répétées à satiété dans des «notes économiques» que jamais aucune revue scientifique n’oserait publier. Avec l’IEDM, nous sommes généralement en présence de travaux qui relèvent de la pseudo-science et de la propagande. La vraie science économique se développe dans les universités et dans certaines institutions gouvernementales. Elle se débat dans les revues scientifiques spécialisées. L’IEDM y est absente car l’IEDM est à l’économie ce que l’astrologue est à l’astronomie: un charlatan.

  41. Celles de l’IEDM possèdent, pour la plupart, des carences fondamentales qui les discréditent: elles ne s’abreuvent qu’à des sources limitées, choisies en fonction d’ornières idéologiques et péchant souvent par «auto-citation»; leurs appuis théoriques sont simplistes ou parfois même inexistants; elles ne «s’encombrent» pas de données permettant de vérifier si leurs hypothèses sont confirmées ou réfutées par les faits, elles se limitent plutôt à émettre des opinions «auto-portantes» répétées à satiété dans des «notes économiques» que jamais aucune revue scientifique n’oserait publier. Avec l’IEDM, nous sommes généralement en présence de travaux qui relèvent de la pseudo-science et de la propagande. La vraie science économique se développe dans les universités et dans certaines institutions gouvernementales. Elle se débat dans les revues scientifiques spécialisées. L’IEDM y est absente car l’IEDM est à l’économie ce que l’astrologue est à l’astronomie: un charlatan.

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