Loi 104: la capitulation du pouvoir politique

(La vie continue, la vie continue, la vie continue…)

Pour ceux qui vivent sur la Lune ou étaient cachés dans une caverne sur Mars, la loi 104 a été votée par le Parti Québécois en 2002 (un projet piloté par Diane Lemieux) afin de colmater une brèche dans la loi 101 et qui permettait à des parents d’envoyer un enfant un an dans une école privée anglophone puis par la suite de l’inscrire lui, et tous ses frères et soeurs, dans une école publique anglophone pour le reste de son éducation.

La récente décision de la Cour supérieure d’invalider cette loi souligne de nouveau tout le potentiel de conflits qui découle du chartisme instauré par Pierre Elliot Trudeau, qui limite le pouvoir des parlements au profit d’un document rigide et qui ne peut virtuellement pas être modifié.

Jean Charest a-t-il les couilles pour défendre la loi 104?

Dans le coin gauche, on a le politique, fort de ses députés élus et représentant la population.

Dans le coin droit, on a le judificiaire, s’appuyant sur la charte et représentant elle aussi la population (dans un concept autre que celui de la majorité démocratique) via ses « droits inaliénables » enchâssés dans la constitution.

Et c’est la guerre.

Sauf qu’à un moment donné, il faudrait mettre de l’ordre dans tout ça. Dans les faits, avec le chartisme, c’est le politique qui se met à genoux devant le judiciaire. Par exemple, si le politique décide que le système de santé public et universel est une valeur des plus importantes pour la population (ce que tous les sondages confirment), pourquoi devrait-il capituler devant un arriviste corrompu comme Chaoulli qui veut foutre tout notre système en l’air pour ensuite se faire la piastre?

Et c’est la même situation avec la loi 104: il y a un consensus démocratique en faveur de la loi, cette volonté est réflétée par le parlement, mais quelques juges décident d’envoyer tout ça à la poubelle au nom de la charte! Le message lancé par le judiciaire au politique est le suivant: « Tu peux passer les lois que tu veux… sauf qu’au bout du compte c’est moi qui décide. »

Poutant, un des principes fondateurs de la démocratie est justement la séparation des pouvoirs. N’y aurait-il pas moyen qu’à quelques reprises ce soit le politique qui gagne? Que les politiciens aient le courage d’utiliser la clause nonobstante (qui permet des exceptions culturelles) pour faire respecter la volonté des citoyens?

Mais c’est peut-être trop demander d’un gouvernement misérable qui navigue de projets ratés en projets en voie d’être ratés et gère le futur du Québec à la petite semaine. Un gouvernement libéral qui manque non seulement de couille, mais de la conscience que ça prend pour s’en servir avec justesse.

Car à trop respecter une charte devant défendre les « droits inaliénables », on est en train de s’aliéner pour de bon.

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22 Réponses

  1. Dans les deux cas, je suis en faveur des décisions rendues.

    La démocratie n’est en fait rien d’autre que la dictature de la majorité, en ce sens elle n’est pas beaucoup mieux que la volonté judiciaire.

    Dans les deux cas, les décisions ne viennent que confirmer l’hypocrisie de la masse et ses dualités. Entre vous et moi, quelqu’un qui a de l’argent, il va envoyer ses enfants dans les écoles publiques où l’on sait qu’il en ressortiront handicapés de ne pas être bilingue? Pensons à l’ancien ministre de l’éducation péquiste Sylvain Simard qui envoyait ses enfants en Ontario dans des écoles privées anglaises alors qu’il s’était fait élire sur des bases d’exclusivité linguistique française. Il nous dit à nous petit peuple, vous m’avez élu, asteure mangez de la merde, avec le salaire de ministre que vous me payez, je vais envoyer mes enfants à l’école anglaise tout en faisant semblant de croire à la charte québecoise de la langue française et en son système d’éducation. Par contre, vous, vous n’avez pas d’argent, vous ne pourrez pas.

    Même chose pour le système de santé. Jean Charest, monsieur clip, avocat minable des petites créances, celui la même qui brandissait à qui mieux mieux sa carte d’assurance maladie interchangeable avec la carte de crédit pour blaster l’ADQ,on apprenait qu’il allait se faire soigner au privé. Personne n’est tombé en bas de sa chaise en apprenant cela. Aille, j’ai 2 millions dans mon compte en banque et je vais attendre comme un pingouin mon tour dans un hopital lugubre, désuet et décrépite pendant que je pourrais aller me faire soigner au privé. Voyons donc. Encore une fois, ce jugement ne va pas avec la vertue populaire j’en conviens et les bonnes volontés idéalistes que l’on se donne derrière l’urne lorsqu’on va voter oui au référendum ou PQ dans une élection provinciale mais bien à la réalité pragmatique de la vie courante qui est parfois loin des contes de fées que promulguent la vertue.

    C’est un excellent article, je me demande comment ça se fait que personne n’y ait répondu encore…il faut croire que ce site gagne à être connu.

  2. Nous y voilà!

    Cette confrontation à forces inégales se devait d’être abordée. D’un côté, nous avons les vieux documents censés protéger la pérennité du territoire et de sa population en faisant valoir des « valeurs suprêmes ». Ces balises perdent, à mes yeux, de plus en plus de crédibilité, notamment parce qu’elles ne sont pas modifiées progressivement, faute d’unanimité interprovinciale, ces dernières – de surcroit – ne relevant pas toutes des mêmes paliers gouvernementaux.
    De l’autre côté, nous avons des politiciens qui n’osent plus se mouiller devant des dossiers potentiellement conflictuels, par peur de perdre des appuis. Pourtant, ils ont obtenu leur siège à l’Assemblée nationale pour défendre les intérêts du plus grand nombre possible de Québécois et d’en débattre démocratiquement, sans abdiquer. Ce n’est donc pas en s’en remettant uniquement aux juges et aux juristes qu’un peuple peut s’épanouir indéfiniment .

    Un jour, une charte, adoptée dans le passé, ne défend plus sereinement certaines causes. Un jour, des regroupements d’individus, passionnés par leurs ambitions personnelles, constatent les brèches et en profitent, sans mauvaises volontés.

    S’il doit y avoir un débat, à nouveau, il serait aberrant de n’employer que des documents juridiques sans tenir compte des effets sur la « masse ».

  3. Peut-on ouvrir les portes de nos écoles à l’anglais comme langue d’enseignement pour tous afin de répondre aux besoins croissants d’un marché principalement anglophone? Pourquoi ne pas simplement exiger un meilleur enseignement de l’anglais comme langue seconde dans les établissements publics et privés? Pourquoi ne pas offrir d’autres alternatives (cours optionnels, bains linguistiques, sorties d’immersion, etc.)? Ne vivons-nous pas au sein d’une région dont la langue officielle est le français? Nos institutions ne doivent-elles pas défendre la langue qui nous lie ensemble?

  4. Pourquoi ne pas simplement donner le choix aux écoles de choisir la langue d’enseignement et le choix aux parents de choisir la langue d’enseignement qui est la meilleure pour leurs enfants?

  5. Soyez pas surpris.

    Malgré que les étiquettes apposées sur nos partis politiques mentent un peu de nos jours, un parti libéral va voter pour moins de lois. (du moins, les gens votant pour eux s’attendent à ca).

  6. Autant le politique que le judiciaire sont nécessaire pour une gestion équilibrée de toute société. C’est un équilibre difficile à atteindre, jamais idéal, fait en réalité de compromis qui sont souvent insatisfaisants pour certains groupes. C’est comme cela dans la plupart des démocraties.

    Il est inévitable que les droits individuels garantis par la Charte canadienne entrent parfois en conflit avec les politiques adoptées (en toute légitimité et avec raison) par l’Assemblée nationale pour préserver et promouvoir la culture nationale distincte du Québec.

    Malgré tout, je considère que la situation actuelle n’est pas aussi mauvaise (du point de vue du Québec) qu’on le dit puisque en toute extrémité, la Charte elle-même garantit la primauté de la volonté politique sur le judiciaire grâce à l’article 33 de la Charte (la fameuse clause nonobstant). Mal connue du public puisqu’utilisée rarement (mais en particulier par Bourassa dans les années 80 pour se soustraire à certains éléments d’un jugement de la Cour suprême sur la Loi 101), la clause nonobstant nous fournit un ultime recours pour désavouer des jugements ou des parties de la Charte qui ne correspondraient pas avec les intérêts nationaux du Québec.

    Naturellement, il faut éviter de recourir à l’article de manière abusive car du point de vue judiciaire, l’article 33 est l’équivalent d’une arme nucléaire tactique : ça peut faire énormément de dommages collatéraux si utilisé à mauvais escient.

    Pour le moment, le gouvernement du Québec a clairement indiqué qu’il allait contester le jugement de la Cour d’appel sur la loi 104 en Cour suprême. Il y a unanimité de tous les partis de l’Assemblée nationale à ce sujet. Évidemment, on est pas encore rendu au point ou on devrait recourir à l’article 33 pour maintenir la loi 104 en place dans l’éventualité ou la Cour suprême confirmerait le jugement de la Cour d’appel. Mais ultimement, le Québec a l’arme nécessaire pour exercer sa volonté politique contre les jugements arbitraires des cour.

    D’ailleurs, en dehors des questions linguistiques, je ne serais pas opposé à ce que le Québec invoque l’article 33 dans certains cas d’accomodements disons déraisonnables (les poignards sikhs dans les écoles).

  7. Yan,

    « Pourquoi ne pas simplement donner le choix aux écoles de choisir la langue d’enseignement et le choix aux parents de choisir la langue d’enseignement qui est la meilleure pour leurs enfants? »

    Est-ce que j’ai besoin de te répondre?

    Vous (les libertariens) devriez décrocher de votre système à courte vue qui met tout dans le même panier.

    Le jugement et le sens de la responsabilité humaine — même avec des États qui « devraient » être plus raisonnables que le peuple — font disparaitre à la pelle des espèces animales et végétales, alors je ne voudrai jamais laisser la pérennité de ma langue et de ma culture aux mains du conformisme anglophile…

  8. Dans un Québec indépendant, le problème serait plus simple à régler. D’abord, on éliminerait les dispositions liberticides de la loi 101, comme les section ridicules sur l’ « affichage » et le « contenu musical francophone » qui sont complètement inutiles et indignes d’une société soi-disant « libre ».

    Ensuite, en ce qui concerne le système d’instruction (la majorité de l’éducation se déroule à la maison), l’État ne financerait QUE DES ÉTABLISSEMENTS PULBICS D’ENSEIGNEMENTS FRANCOPHONES ET LAÏCS. Ce qui signifie la privatisation de tous les établissements d’enseignement anglophones qui peuvent très bien se financer eux-mêmes, incluant les cégeps anglophones et les Universités McGill, Concordia et Bishop’s.

    Ceux qui veulent autre chose, comme une instruction francophone privée, anglaise, rabbinique, musulmane, catholique, protestante, baptiste, méthodiste, pentecôtiste, raélienne, crétationniste, hindouiste, bouddhiste, scientologiste, astrologiste, impérialiste, etc. POURRONT SE LE PAYER AVEC LEUR PROPRE FRIC!

    Mais ce n’est pas grave, on est tellement mieux au Canada avec les chicanes linguistiques perpértuelles et faites-vous en pas, la loi 101 sortira encore amoindrie de la commission montréalaise Bouchard-Taylor sur les accomodements!

    Vive le Canada!

  9. @Yan

    Pourquoi l’État Québécois devrait payer pour les écoles anglophones mais pas pour les écoles francophones? Ça ne devrait pas être plutôt le contraire, où à la limite, ni les unes ni les autres selon la perspective libertarienne? Pourquoi payer les deux, comme actuellement?

    En passant, des écoles multilingues totalement privées existent au Québec. Il y a entre autres Vision School: http://www.visionschools.com

    Et même la méchante loi 101 communisssssssssssssssssssssssssssssssssse
    N’EMPÊCHE AUCUNE PERSONNE D’Y INSCRIRE SON ENFANT!

  10. Hey David tu sembles irrité. Aurais-tu du sable dans ton vagin? Je n’ai aucunement dit que les écoles devraient être financés selon la langue d’enseignement. Je dis depuis toujours que toutes les écoles sans exceptions doivent retourner au privé et que l’État doit se désengager de ce domaine. De toute façon, je ne veux pas que l’État m’impose la langue d’enseignement pour mes enfants alors je quitte le Québec. De cette façon , je règle mon problème rapidement, efficacement et sans avoir à briser vos petits coeurs (malgré le fait que de voir partir des québécois qui désirent trouver meilleur ailleur est pour vous une chose totalement immorale et immonde).

    En passant, le premier Yan n’est pas moi. Petit anarcho-communiste. La guerre des langues, sa fait tellement petit peuple. On dirait une rediffusion du socialisme national.

  11. « je ne voudrai jamais laisser la pérennité de ma langue et de ma culture aux mains du conformisme anglophile… »

    Ce n’est pas « ta » langue ni « ta » culture. C’est une langue et une culture et n’a de valeur que dans la mesure où les gens y adhèrent librement. Ce que tu prones, c’est une illusion de culture et de cohésion qui n’existe pas réellement dans les faits.

  12. @Yan

    Je ne vous ai pas confondu avec Monsieur Provencher. Je ne vois pas ce que mon vagin inexistant vient faire dans ce débat. Après tout, je dénonce moi-même le régime fémi-fasciste au Québec. Vous auriez pu au moins me dire que j’avais des graves problèmes d’irritation anale!

    « Je dis depuis toujours que toutes les écoles sans exceptions doivent retourner au privé et que l’État doit se désengager de ce domaine. »

    Là, vous me rassurez! C’est tout à fait cohérent. Évidemment, vous êtes incapable de dire comment les démunis vont pouvoir s’instruire si on applique VOTRE SOLUTION IMMÉDIATEMENT, CETERIS PARIBUS!

    Comment peut-on justifier que des pauvres seraient incapables de s’instruire alors qu’on dépense sans compter dans les guerres impérialistes (je sais que vous êtes contre ces guerres)?

    Ne devrait-on pas cesser de financer outrancièrement ces guerres, cesser de financer la guerre aux drogues, cesser de financer les nombreux dispositifs d’insécurité, cesser les subventions aux entreprises, cesser de soutenir les monopoles et les cartels, abolir les monopoles syndicaux et publics, abolir les bourses publiques et les corporations publiques, privatiser la monnaie ou à la limite revenir à l’étalon-or, privatiser les routes et ouvrir définitivement les frontières AVANT DE DÉMANTELER LE SYSTÈME PUBLIC D’INSTRUCTION?

    Faudrait mettre de l’ORDRE dans votre démarche idéologique, car sinon les gens vont ne pourront pas être convaincu de la validité de votre idéologie. IL FAUT Y ALLER DE MANIÈRE PROGRESSIVE!

    « malgré le fait que de voir partir des québécois qui désirent trouver meilleur ailleur est pour vous une chose totalement immorale et immonde ».

    Ces sornettes sont propres aux délires socialistes omniprésents dans ce blogue. Je ne vous ai jamais dit cela. Ce que je vous ai dit, c’est que vous profitez allègrement du méchant système communisssssssssssssssssssssssssssssssssse
    québécois pour mieux vous préparer à partir. Tout de même, je ne crois pas qu’il s’agisse d’une chose immorale et immonde que de quitter le Québec. C’est votre droit le plus strict.

    Mieux encore, je vous encourage à partir au plus sacrant, comme ça, on sera BIEN DÉBARRASSÉ DE VOUS. BON DÉBARRAS ET BONNE CHANCE!

    « Petit anarcho-communiste. »

    Je préfère « anarcho-socialiste » mais je vous remercie du compliment!

  13. « C’est une langue et une culture et n’a de valeur que dans la mesure où les gens y adhèrent librement. »

    Je suis d’accord avec vous. Cependant, je vous rappelle que le Canada tente progressivement d’IMPOSER ÉTATIQUEMENT l’anglais au Québec.

    Alors nous en reparlerons lorsque le Québec sera indépendant.

    Mais j’y songe, VOUS ÊTES EN FAVEUR DU MAINTIEN DU QUÉBEC DANS LE CANADA, même si vous êtes en faveur du démantèlement de l’État. Drôlement incohérent!

    Pourtant, la séparation du Québec DOIT précéder le démantèlement de l’État Québécois!

    Mettez de l’ordre dans votre démarche idéologique!

  14. @Louis

    « pourquoi devrait-il capituler devant un arriviste corrompu comme Chaoulli qui veut foutre tout notre système en l’air pour ensuite se faire la piastre? »

    C’est vrai que le Docteur Chaoulli est un arriviste corrompu. Cependant il faut remettre en question la soviétisation des soins de santé au Québec. On augmente encore les budgets de manière gargantuesque alors qu’il y a TROP D’ARGENT DANS LE SYSTÈME DE SANTÉ, sans amélioration significative. Il y a trop de longues attentes, trop de Couillard Difficile (au moins, André Arthur frappe dans le mille sur celle-là), trop de bureaucratie d’apparatchiks, trop de salaires élevés en raison des monopoles syndicaux et de l’équité salariale fémi-fasciste, trop de chirurgiens qui ne peuvent pas travailer en raison des quotas, trop d’équipements désuets, etc..

    Par contre, il n’est surtout pas souhaitable de copier le modèle américain qui est encore plus mauvais que le système soviétisé québécois.

    Néanmoins, il serait plus efficace de permettre la concurrence privée dans les soins de santé, ce qui forcera les hôpitaux à servir plus correctement leurs patients, et permettrera une gestion plus efficace des ressources.

    Plusieurs endroits ont introduit le privé dans la santé avec des succès remarquables. La Suède a presque complètement privatisé ses hôPitaux, tout en CONSERVANT L’ASSURANCE PUBLIQUE (ce qui permet toujours au pauvres de se faire soigner), ce qui force les hôpitaux à s’occuper de leurs patients, car ceux-ci DEVIENNENT DES CLIENTS. Voilà toute une différence: un client devient un revenu pour l’hôpital et non une dépense. ET LA SITUATION EN SUÈDE S’EST AMÉLIORÉE DEPUIS CES CHANGEMENTS.

    De plus, si des gens ont suffisamment les moyens pour se faire soigner dans une clinique complètement privée, POURQUOI LES EN EMPÊCHER, si cela ne change rien au système de santé?

    Mes chers socialistes, va falloir sortir de votre tour d’ivoire et admettre une fois pour toutes que la soviétisation des soins de santé n’est pas la meilleure option, même si cela est moins pire que le système américain pourri!

  15. « Alors nous en reparlerons lorsque le Québec sera indépendant.

    Mais j’y songe, VOUS ÊTES EN FAVEUR DU MAINTIEN DU QUÉBEC DANS LE CANADA, même si vous êtes en faveur du démantèlement de l’État. Drôlement incohérent! »

    Premièrement, je ne suis pas convaincu qu’un « Québec libre » sera un Québec où les citoyens sont plus libres. Beaucoup de lois liberticides ont été votés au niveau provincial et rien ne me rassure à l’idée de penser que ces mêmes groupes auraient aussi le controle des règles maintenant fédérales. Je ne suis cependant pas rassuré du fait que le fédéral ait ces contrôles de toute façon.

    Deuxièmement, je ne suis formellement pas ni en faveur ni contre le Québec dans le Canada. Ceci est pour moi insignifiant dans le mesure où l’agression de l’État envers moi existe peu importe le nom et la taille de l’État. La seule raison pour laquelle je préfère un Québec dans le Canada est que le Canada peut supporter le Québec artificiellement économiquement. Je doute fortement de la survie économique d’un Québec souverain, mais encore là, séparé ou non je m’en fiche pas mal.

    Et ma démarche est très claire: appuyer sur le bouton idéologique à toutes les occasions. Je n’ai pas de plan en tant que tel pour réduire l’État et un plan en vaut bien un autre (parlez-en aux étatistes). Mon but est la réduction de l’État. Point final. Si c’est au niveau de l’éducation alors j’en suis heureux. Si je peux écorcher le support étatique à l’armé, pourquoi pas? Mais je ne crois pas en cette réduction progressiste par pallier. J’y vais plutôt par domaine et je m’attaque à ceux que je connais.

    « Vous êtes incapable de dire comment les démunis vont pouvoir s’instruire si on applique VOTRE SOLUTION IMMÉDIATEMENT, CETERIS PARIBUS! »

    Sur un marché libre l’éducation, il y aura surement des regroupement pour aider ces même pauvres (et même maintenant cela existe à plusieurs degrés). Un marché libre est un marché en constante évolution alors laissez faire le ceteris paribus. Les expressions latines sa ne vous fait pas.

  16. « Pourtant, la séparation du Québec DOIT précéder le démantèlement de l’État Québécois! »

    Un Québec souverain ne sera pas un pays où les politiciens ont comparativement moins de pouvoirs sur la population. Au besoin, ils ne feront que rapatrier ou réécrires des lois pour remplacer les vieilles.

  17. Quel bel optimisme mon Yan! On va avancer avec des gens comme toi! 😉

    Il y a plus de chance de changer les choses seulement au Québec qu’au Canada entier quand même, un peu de logique! Avoue que t’as des boxers avec des feuilles d’érables dessus…

  18. Non. Aussi, une des raisons principales qui me pousse à ne pas souhaiter la séparation du Québec comme moyen de diminuer l’État est que je cherche la diminution de la force de l’État sur l’individu, peu importe sa taille.

    L’État aura le pouvoir tant et aussi longtemps que la population croiera en la légitimité de l’État. Une fois que la population n’y croiera plus, le système s’effondrera comme un chateau de carte, peu importe sa taille.

    Prenez le système de santé par exemple: je souhaite l’introduction de la 2eme vitesse (l’officielle, puisque cette autre vitesse existe déja et sa s’apelle se faire soigner ailleur). Si il est vrai que les services du privé sont meilleurs (ou percus comme tel) par les clients, éventuellement ceux qui pourront se le permettre de plus en plus convaincrons leurs voisins et amis de l’essayer et un jour ou l’autre ils se regarderont et se demanderont la question suivante: pourquoi payer à la fois pour le privé et le publique quand on ne fait qu’utiliser le premier et payer le second pour les autres? C’est à ce moment que le monopole de la santé tombera.

  19. Souveraineté du Québec à part, c’est tout de même ironique d’entendre un gauchiste invétéré présenter presqu’exactement la même argumentation pour la primauté des consensus démocratiques et des majorités populaires sur le pouvoir juridique que celle qui propulse la droite religieuse aux états-unis depuis trente ans. En fait, depuis Roe v. Wade, qui interdit aux états d’empecher l’avortement… malgré le fait qu’il existait à l’époque, dans certains états un très fort « consensus démocratique » contre l’avortemement.

    Il se trouve aussi beacoup d’anciens militants du Reform party dans l’ouest qui en ont contre cette magistrature qui penche trop souvent à gauche (à leurs yeux) et qui voudraient que le consensus populaire (lire la majorité) ait le dernier mot.

    Je ne suis ni contre l’avortement, ni contre la souveraineté, je ne fait que souligner l’ironie.

  20. les écoles québécoises devraient toutes avoir des programmes d’anglais intensifs. On vit en Amérique du Nord, faut arrêter de s’imaginer qu’on est le petit village gaulois

    Mais vous oubliez qu’un gouvernement qui tient vraiment au français réduirait la proportion de gens susceptibles de vouloir inscrire leurs enfants à l’école anglaise en réduisant la quantité d’immigrants et en favorisant la natalité chez les francophones. Mais j’ai l’impression que tout le monde hurlerait au « racisme » même les soi-disants nationalistes du PQ.

    Si vous êtes des vrais nationalistes assumez vous. Vous voulez conservez une majorité québécoise ? Alors il faut un bon taux de natalité chez les québécois et une limite à la quantité d’immigrants non-francophones que l’on accepte. C’est tout.

    Si vous attendez que la séparation règle nos problèmes vous allez attendre longtemps: notre attitude doit changer, les conséquences politiques de ce changement viendront après.

  21. Protéger la loi 101 et avoir des cours d’anglais à l’école est deux choses complètement différentes.
    La population du Québec doit protéger sa langue maternelle exactement comme ne pas accepter d’accomodements raisonnables.
    COUP DONC nous sommes CHEZ-NOUS au Québec, nous avons le DROIT de vivre comme nous l’entendons.
    La loi 101 doit être protégée à TOUT PRIX.
    Les immigrants qui viennent chez-nous doivent respecter notre langue et nos coutumes; sinon ils vont ailleurs.
    En ce qui concerne les cours d’anglais dans les écoles, c’est primordial pour tous ceux qui parlent FRANÇAIS avant tout. C’est une richesse de pouvoir s’exprimer en plusieurs langues.

  22. Il n’existe aucun système parfait.

    Il existe cependant un principe fort simple économique, les besoins sont illimités mais les ressources le sont.

    Et il existe des systèmes étatiques pour palier à ses besoins.

    Les systèmes de type communiste ou socialistes qui vont comme suit: Personne ne peut être riche, donc tout le monde doit être pauvre. On ne peut pas soigner tout le monde, donc ne soignons personne (ou presque, il faut quand même donner l’impression qu’on s’occupe des gens avec des médias complaisants) Alors on est pauvre et on nous distrait avec la culture et avec des mythes et des histoires à dormir debout.

    Les systèmes nationalistes, on ne peut pas soigner tout le monde, donc soignons les gens sur des bases discriminatoires comme l’ethnicité, la langue, l’orientation sexuelle, la religion etc.

    Les systèmes capitalistes…on ne peut pas soigner tout le monde, alors soignons les soit disant méchant riches, les privilégiés, etc….ou peut-être est-ce ceux qui ont travaillé pour gagner de l’argent?

    Finalement, pourquoi la dernière option serait si diabolisée si finalement on réalise qu’elle pourrait être aussi valide que les deux autres…ou tout aussi injuste??

    En quoi est-ce que le privé peut nuir aux intérêts publics? Ah! Le méchant privé. Les méchantes compagnies qui font des profits (…et aussi des pertes by the way avec les risques encourus).

    J’ai hâte de lire un texte d’un site communiste ou syndicaliste étatiste qui fera autre chose que de la propagande gauchisante. C’est à dire considérer les deux côtés de la médaille et être capable de dire du bien des soit-disants « méchants ennemis capitalistes » qu’il faut toujours blaster à fond de train…

    Les droitistes anarcho-capitalistes font certes également de la propagande, cependant, ils sont capable de dire du bien de l’ennemi auto-déclaré. Disons que ça me convient plus qu’un discours unisens.

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