Viva Chavez!

Dès qu’il est question du Vénézuela et du président Hugo Chavez, le débat s’enflamme rapidement. Voici l’éditorial d’Ignacio Ramonet, dans le numéro d’août du Monde diplomatique. Je n’ai pas l’habitude de copier-coller des textes d’autres personnes, mais je crois que c’est le meilleur éditorial de six paragraphes que j’ai lu depuis longtemps.

Voilà qui devrait boucher un coin à nos amis de droite… En espérant qu’ils auront l’esprit assez ouvert pour remettre en question leurs dogmes.

Hugo Chavez

Hugo Chávez

Peu de gouvernants au monde font l’objet de campagnes de démolition aussi haineuses que M. Hugo Chávez, président du Venezuela. Ses ennemis n’ont hésité devant rien : coup d’Etat, grève pétrolière, exode de capitaux, tentatives d’attentat… On n’avait pas vu un tel acharnement en Amérique latine depuis les attaques de Washington contre M. Fidel Castro. Les calomnies les plus misérables sont colportées contre M. Chávez, conçues par les nouvelles officines de propagande – National Endowment for Democracy (NED), Freedom House, etc. – financées par l’administration du président des Etats-Unis George W. Bush. Dotée de moyens financiers illimités, cette machine à diffamer manipule des relais médiatiques (dont des journaux de référence) et des organisations de défense des droits humains, enrôlés à leur tour au service de ténébreux desseins. Il arrive aussi, ruine du socialisme, qu’une partie de la gauche sociale-démocrate ajoute sa voix à cette chorale de diffamateurs.

Pourquoi tant de haine ? Parce que, à l’heure où la social-démocratie connaît une crise d’identité en Europe, les circonstances historiques semblent avoir confié à M. Chávez la responsabilité de prendre la tête, à l’échelle internationale, de la réinvention de la gauche. Alors que, sur le Vieux continent, la construction européenne a eu pour effet de rendre pratiquement impossible toute alternative au néolibéralisme (lire, dans ce numéro, les articles de Jean Bricmont et Denis Duclos), au Brésil, en Argentine, en Bolivie et en Equateur, inspirées par l’exemple vénézuélien, les expériences se succèdent qui maintiennent vivant l’espoir de réaliser l’émancipation des plus humbles.

A cet égard, le bilan de M. Chávez est spectaculaire. On comprend que, dans des dizaines de pays pauvres, il soit devenu une référence obligée. Dans le respect scrupuleux de la démocratie et de toutes les libertés ((Les mensonges à propos de Radio Caracas Televisión viennent d’être démentis, cette chaîne ayant repris, depuis le 16 juillet dernier, ses émissions sur le câble et par satellite.)), n’a-t-il pas refondé la nation vénézuélienne sur une base neuve, légitimée par une nouvelle Constitution qui garantit l’implication populaire dans le changement social ? N’a-t-il pas rendu leur dignité de citoyens à quelque cinq millions de marginalisés (dont les indigènes) dépourvus de documents d’identité ? N’a-t-il pas repris en main la compagnie publique Petróleos de Venezuela SA (PDVSA) ? N’a-t-il pas déprivatisé et rendu au service public la principale entreprise de télécommunication du pays ainsi que la compagnie d’électricité de Caracas ? N’a-t-il pas nationalisé les champs pétrolifères de l’Orénoque ? Enfin, n’a-t-il pas consacré une part de la rente pétrolière à acquérir une autonomie effective face aux institutions financières internationales, et une autre au financement de programmes sociaux ?

Trois millions d’hectares de terre ont été distribués aux paysans. Des millions d’adultes et d’enfants ont été alphabétisés. Des milliers de dispensaires médicaux ont été installés dans les quartiers populaires. Des dizaines de milliers de personnes sans ressources, atteintes d’affections oculaires, ont été gratuitement opérées. Les produits alimentaires de base sont subventionnés et proposés aux plus démunis à des prix inférieurs de 42 % à ceux du marché. La durée de travail hebdomadaire est passée de 44 heures à 36 heures, tandis que le salaire minimum montait à 204 euros par mois (le plus élevé d’Amérique latine après le Costa Rica).

Résultats de toutes ces mesures : entre 1999 et 2005, la pauvreté a baissé de 42,8 % à 37,9 % ((Mark Weisbrot, Luis Sandoval et David Rosnick. Poverty Rates in Venezuela : Getting the Numbers Right, Center for Economic and Policy Research, Washington, DC, mai 2006.)), tandis que la population vivant de l’économie informelle chutait de 53 % à 40 %. Ces reculs de la pauvreté ont permis de soutenir fortement la croissance, qui, au cours des trois dernières années, a été en moyenne de 12 %, parmi les plus élevées du monde, stimulée aussi par une consommation qui a progressé de 18 % par an ((Lire le dossier « Chávez, not so bad for business », Business Week, New York, 21 juin 2007.)).

Devant de tels succès, sans parler de ceux obtenus en politique internationale, faut-il s’étonner que le président Chávez soit devenu, pour les maîtres du monde et leurs affidés, un homme à abattre ?

Ignacio Ramonet.

La réaction classique de la droite consiste à se mettre la tête dans le sable et à se baser sur des détails pour discréditer les mouvements de gauche qui essaient de faire quelque chose, d’avancer. Ça me fait penser à un passage du livre de Chalmers Johnson, The Cost and Consequences of American Empire, publié en 2000, véritable oeuvre prophétique prédisant presque le 11 septembre un an plus tard…

Dans ce livre, Johnson y parle de son expérience dans les années 70, où il méprisait les militants anti-guerre qui parlaient de communisme sans réellement en savoir long sur le sujet:

« La conclusion était évidente pour moi à l’époque: ces étudiants ne connaissaient rien au communisme et n’avaient pas le moindre intérêt pour combler cette lacune. […] Pourtant, avec le recul, ils réalisaient beaucoup mieux que moi les impulsions d’un Robert McNamara, un McGeorge Bundy ou un Walt Rostow. Ils comprenaient quelque chose d’essentiel à propos de la nature et le rôle impérialistes de l’Amérique dans le monde que je n’avais pas réussi à comprendre alors. En rétrospective, j’aurais souhaité m’être impliqué avec le mouvement contre la guerre. Car malgré sa naïveté et son manque de direction, il avait raison et les politiques américaines étaient dans le tort. » ((Chalmers Johnson , Blowback: The Costs and Consequences of American Empire, First Owl Books Edition, New York, 2001, p.xiv))

Combien seront-ils cette fois-ci à se réveiller, dans dix ou vingt ans, et à réaliser qu’ils ont manqué le bateau et n’ont jamais su comprendre cette nature impériale des États-Unis qui les poussent à s’opposer à tout gouvernement trop indépendant, même s’il est tout à fait démocratique et source de progrès humains?

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19 Réponses

  1. Il serait intérressant de dresser un portrait stratégique de la situation. Autant d’acharnement seulement sur le Vénézuela parce que son leader est à gauche? Beaucoup d’effort sur une puissance négligeable.

    Par contre, à l’intérieur de l’amérique latine, le Vénézuela doit être quand même quelque chose. Son influence aussi, surtout en ce moment. Que le Vénézuela soit à gauche et anti-américains, soit, mais s’il entraîne l’amérique latine avec lui sur ce chemin, quelles conséquences pour l’économie et les États-Unis?

    La maison blanche revoit-elle encore la théorie des dominos de la guerre froide reprendre forme dans sa « cours arrière »?

  2. Les américains sont contre Chavez car il remet en question leur domination et leur mode de vie. Encore de la mauvaise foi de la part des États-Unis. Ils qualifient Chavez de dictateur quand la satisfaction générale du peuple et les résultats sociaux parlent par eux-mêmes.

    @Honorius

    Le Venezuela n’est pas une puissance négligeable, dû moins en rapport à ses richesses pétrolières. Les américains aimeraient bien contrôler ce pays et exploiter ses ressources, ceux-ci étant tellement dépendant de l’or noir.

    Au sujet de l’effet domino, je t’invite à voir mon billet paru sur ce blogue à ce sujet: http://uhec.net/?p=219

  3. Jimmy tu dis « les américains » mais on s’entend sur le fait que ce sont les corporations avec leurs possessions, les médias, qui alimentent la fureur anti Chavez et la raison est la même qu’aux Philippines, au Timor et partout ailleurs ou les décideurs des petits pays refusèrent et refusent encore de se soumettre au règles de la mondialisation et de donner leurs richesses naturelles, leur culture etc…Salut.
    Toutes les guerres contre la terreur se déroulent dans des pays qui ne veulent pas rentrer dans le rang et jouer le jeu des capitalistes sauvages caché sous le manteau de la « démocratie ».
    Ce n’est pas parce qu’on vote qu’on est libre !

  4. Vive Hugo Chavez et son socialisme bolivarien !

    Ce n’est pas nouveau le fait que la Droite néoconservatrice nord-américaine tente de diaboliser Chavez et de le mettre à terre comme ils ont tenté pendant des années contre Fidel Castro.

    C’est une excellente victoire pour la Gauche vénézuélienne. Le seul truc qui maintient Hugo Chavez en haut, c’est l’appuie quasi-entier du peuple. Autrement, il aurait tombé depuis longtemps.

  5. Les succès de Chavez n’excusent pas la sombre dérive autoritaire du régime, qui fait grogner ses propres partisans maintenant: http://economist.com/displayStory.cfm?story_id=8815114

    Et on va se dire les vraies affaires: Chavez peut remercier la conjoncture qui favorise un prix élevé du pétrole…Bravo, il a été opportuniste et profite de ces circonstances, mais sans cette manne pétrolière, toute son idéologie populiste n’aurait jamais été suffisante pour lui permettre de se maintenir au pouvoir.

    La polarisation de l’opinion publique au Vénézuela au sujet de Chavez (on hait Chavez ou on adore, il y a pas d’entre-deux) combinée avec cette dérive anti-démocratique sent mauvais.

    L’histoire pourrait mal se terminer pour le Venezuela. Et ce ne sera pas à cause d’une intervention américaine…

  6. Si Chavez fait des conneries en tant que Venézuelien, alors le peuple en partagera la responsabilité. Mais s’il fait des conneries en tant que collaborateur des USA ou pays étrangers, il mérite la torture puis l’écartellement publique.

    Quelque-chose que nos moutons québécois ne peuvent concevoir ou même survivre.

  7. Mais Hugo, s’il n’y avait pas eu de pétrole, il n’y aurait pas d’américain donc pas de Chavez.

    Il y a Chavez parce que les américains veulent voler le pétrole comme il y a eu Castro parce que les américains voulaient voler Cuba.

    La démocratie au Vénézuela ne sent pas plus mauvais que la dernière élection de Bush qui elle, sent très mauvais. On dit même qu’elle fut volée !

    Bien sûr, l’odorat est une affaire personnelle et ce qui pue pour toi ne pue peut-être pas pour moi et vice et versa !

  8. « En espérant qu’ils auront l’esprit assez ouvert pour remettre en question leurs dogmes. »

    Commence par essayer ça l’ouverture d’esprit. Après, on verra!

  9. « Le seul truc qui maintient Hugo Chavez en haut, c’est l’appuie quasi-entier du peuple. Autrement, il aurait tombé depuis longtemps. »

    Tout comme Hitler.

    Attendez encore 15 ans avant de vénérer Chavez voulez vous? Un gars qui veut changer la constitution de son pays pour allonger son règne, ça ressemble étrangement au parcours des pires dictateurs de l’Histoire.

    Je me souviendrai de vous lorsque le temps m’aura malheureusement donné raison.

  10. @Le Bum: Mais Hitler a été mis au pouvoir par les intérêts financiers, qui réclamaient davantage d’autoritarisme pour en finir avec la social-démocratie et ses politiques en faveur des travailleurs (quoi qu’à l’époque c’était minime). À ce compte, – et si on joue aux points Godwin – ne serait-il pas plus juste de dire que Dumont aurait plus l’air d’un Hitler que Chavez? N’est-ce pas Dumont qui veut éliminer la bureaucratie (et donc renforcer son pouvoir exécutant) et favoriser l’industrie?

    Je blague, je blague… Mais comparer Chavez à Hitler, c’est d’un ridicule… Tu compares un homme du peuple qui travaille pour le peuple et produit des résultats tout en étant irréprochable côté démocratie à un dictateur au service de l’industrie ayant éliminé la démocratie et ayant envahi ses plus proches voisins.

    Faut pas dire n’importe quoi le bum!

    Bon retour parmi nous… nous, les sales gauchistes! 😉

  11. Hitler a été mis en place par les élites industrielles afin de préserver le pouvoir des capitalistes devant la montée de la gauche. Ce n’est pas la même situation ici.

    Chavez n’a pas été poussé au pouvoir avec l’aide de riches groupes parallèles, mais avec le soutien électoral de son peuple.

  12. « Hitler a été mis en place par les élites industrielles afin de préserver le pouvoir des capitalistes devant la montée de la gauche. »(J. St-Gelais)

    Tu peux expliquer?
    Ce serait une contradiction d’avec les faits.

    Trotsky (Leon Braunstein-juif allemand) et son groupe de bolchéviques furent arrêtés au Canada, à Halifax, en 1917, sur le S.S. Kristianafjord, en route pour faire la révolution en Russie. Trotsky avait 10,000$ en poche (une fortune à l’époque) et lui et son groupe étaient partis de New York.

    C’est près de 35 millions en investissement que Trotsky reçu des grands financiers et banquiers juifs allemands de Wall Street et du Russian Soviet Bureau de New York, dirigé par Gregory Weinstein, pour aller faire la révolution communiste en Russie.

    C’est Londres qui avait averti le Canada que Trotsky était un communiste révolutionnaire qui s’en allait déstabiliser la Russie et ainsi prolonger la guerre (14-18) et qu’il fallait alors l’arrêter.

    Biensûr, le Canada dû relâcher Trotsky et ses révolutionnaires.

    Le Lieutenant Colonel John Bayne MacLean écrira en 1918 dans le magazine qu’il a fondé à Toronto (MacLean’s): « Trotsky a été relâché à la demande de l’Ambassade Britannique à Washignton qui elle a agit à la demande du Département d’État des Étas-Unis qui lui l’a fait à la demande de « quelqu’un d’autre. »
    puis ajoute: « Les officiels canadiens furent instruits d’informer la presse que Trotsky était un citoyen américain possédant un passeport américain (que le Président Woodrow Wilson lui avait personnellement procuré) et que sa libération est exigée par le Département d’État des États Unis. »
    et enfin: « Trotsky avait, et a toujours, un pouvoir si grand à Ottawa, que des ordres y ont été données pour que cet homme reçoive toutes les considérations. »

    Pour ceux qui peuvent lire l’anglais:

    WALL STREET
    AND THE
    BOLSHEVIK
    REVOLUTION
    By
    Antony C. Sutton

    Le livre au complet en ligne ici:
    http://reformed-theology.org/html/books/bolshevik_revolution/

  13. Louis, attend dans 15 ans. On s’en reparlera.

    Là, tu te fies aux apparences et oui, ça l’air intéressant à première vue. Mais avant de croire que pour une fois un héros serait à la tête d’un pays d’Amérique du Sud, et bien j’aime mieux me servir de mon esprit critique et prendre mon temps avant de l’installer sur un piédestal comme tu le fais.

    En passant, tu traites pas mal plus souvent les gens de droite de sale que je ne l’ai fait au sujet des gauchistes donc ne dit pas n’importe quoi d’accord? Ce serait tout à ton honneur.

  14. @Zach

    Intéressant ton intervention. Je vais m’informer là-dessus. Mais je parlais strictement de l’Allemagne dans les années 30: « . Des bagarres de rues incessantes opposent communistes aux nazis… La République aurait pu être sauvée si le KPD (Parti communiste allemand) n’avait pas adopté une ligne dure souhaitée par Staline, « classe contre classe » et s’était allié avec le Parti socialiste.  » http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l'Allemagne

  15. « Des bagarres de rues incessantes opposent communistes aux nazis… La République aurait pu être sauvée si le KPD (Parti communiste allemand) n’avait pas adopté une ligne dure souhaitée par Staline, »(J. St-Gelais)

    C’est une supposition sensée.
    Le radicalisme du KPD a certainement aidé à radicaliser encore plus le parti Nazi et en fait tous les patis en Allemagne.

    De plus, le parti Nazi étant un parti national allemand, le KPD ayant accepté d’être sous l’autorité de la Russie soviétique et Lenin, devenait en fait un parti d’un pays étranger.

    Le KPD avait former sa propre milice et provoquait autant les batailles de rues entre les autres milices des autres partis.

    Pendant que les partis se radicalisaient ainsi à partir de 1920, les bolchéviques Juifs étaient aux commandes de tout l’appareil en Russie. Mais à partir de 1930, Staline décida de les éliminés pour ne conserver que ceux aux postes de la police secrète et la propagande. Les Juifs dans le KPD furent aussi assassinés. À partir de là, commence l’extermination de millions de Russes, Polonais, Ukrainiens, Roumains, Hongrois, Allemands, dans les goulags de Sibérie. Les membres du KPD fermaient les yeux sur ces horreurs.

    Le KPD a tout essayé pour faire la révolution bolchévique en Allemagne et détruire la république. Il a bien failli réussir car il obtenait des forts votes.

    Les Nazis ont sauté sur l’occasion l’orsqu’un communiste metta le feu au Reichtag. Aussitôt au pouvoir, Hitler le envoya tous dans des camps de concentration.

    Qu’est-ce que les USA, le Canada, ou le Québec, feraient si un parti communiste assujetti à Moscou et déclarant que leur chef est Poutine, avait des chances de remporter des élections en leurs seins?

    Si Ottawa s’est donné tant de mal et a contourné la loi au référendum de 1995, imaginons que ce fut un référendum pour l’anexion à Moscou!

  16. "Mais Hitler a été mis au pouvoir par les intérêts financiers, qui réclamaient davantage d’autoritarisme pour en finir avec la social-démocratie et ses politiques en faveur des travailleurs (quoi qu’à l’époque c’était minime). À ce compte, – et si on joue aux points Godwin – ne serait-il pas plus juste de dire que Dumont aurait plus l’air d’un Hitler que Chavez? N’est-ce pas Dumont qui veut éliminer la bureaucratie (et donc renforcer son pouvoir exécutant) et favoriser l’industrie?"Ton histoire sur Hitler est celle modifiée par les gauchistes qui ne voulaient pas que ce vil personnage ne soit associé à votre cause. Pourtant, le peuple était à ses genoux, comme vous devant Chavez.Et ta maudite bureaucratie. Partout dans le monde, bureaucratie rime avec improductivité, niaisage, dépenses inutiles, employés tablettés sans avoir rien à faire. Pi toi tu défends ça? Qui t’a convaincu que la bureaucratie était une bonne chose? Le même qui t’a convaincu qu’il faut laisser les BS sur le BS? Bref l’UQAM ?

  17. Y a un reportage sur la révolution Chavez en ce moment à Télé-Québec, pour ceux que ça intéresse.

  18. Pour ceux qui l’ont manqué, cet EXCELLENT documentaire sur la révolution Chavez joue de nouveau à 22h50 à Télé-Québec. À voir!

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