Pour ceux qui en doutaient

Que ceux qui doutaient du pouvoir des lobbies israéliens et de l’armement à Washington se ravisent: l’Oncle Sam vient de décider de faire augmenter de 25% son « aide » militaire à l’État hébreu. Pourtant, est-ce réellement nécessaire?

En effet, on a de plus en plus l’impression qu’Israël est devenue une sorte de colonie américaine, ayant droit, peu importe la raison, à une aide pour maintenir son armement dans un état hyper-sophistiqué, lui permettant d’imposer sa volonté sur tout le Proche-Orient.

Évidemment, la rhétorique américaine est claire et simpliste: on aide Israël à combattre le terrorisme. Mais n’est-ce pas là, justement, que de la rhétorique? En 1982, par exemple, Israël était le troisième pays du monde en terme de dépenses militaires par habitant (et le 19e en matière d’éducation, ce qui explique peut-être l’insensibilité complice de ses habitants vis à vis des souffrances causées aux Palestiniens) et elle recevait déjà plus de 3 milliards de dollars d’aide militaire américaine. ((Amnon Kapeliouk, Israël : un pays possédé par son armée, le Monde diplomatique, avril 1982.)) Vingt-cinq ans plus tard, l’aide est sensiblement la même; seules les raisons ont changées: d’un discours anti-communiste on a simplement fait le glissement vers un discours anti-terroriste.

Mais n’est-ce pas là le propre de tout empire, que d’avoir besoin d’ennemis pour justifier son existence? La décennie 1991-2001 a été difficile pour Washington et son appendice israélien: le premier a perdu de son influence un peu partout dans le monde, en ayant en plus à lutter contre une population de plus en plus récalcitrante vis à vis de ses politiques économiques et prêtes à organiser de grandes manifestations, comme cela eut lieu à la conférence de l’OMC à Seattle en 1999. Et pour Israël, ce fut une véritable période noire pour les faucons et les partisans du « Grand Israël »: discussions de paix, concessions, diplomatie… Aux yeux de l’élite néoconservatrice, le monde n’allait nulle part.

Heureusement, vint le 11 septembre. Dieu merci, alléluia! Grâce à cette terrible tragédie, les États-Unis peuvent de nouveau justifier leur aide à Israël et Israël peut désormais refuser de négocier avec les Palestiniens. Les lobbies de l’armement s’en mettent plein les poches, les Palestiniens crèvent de faim dans la rue pendant qu’arrivent les milliards de Washington, enfin c’est le retour du business as usual.

Pour ceux qui en doutaient…

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22 Réponses

  1. Monsieur Louis,
    Les agences de presses du monde entier confirment ce que vous venez d’écrire.
    Voici ce j’ai trouvé sur un fil de presse: « • Les agences de presse ont indiqué que les États-Unis vont porter à plus de 30 milliards de dollars sur dix ans leur aide militaire à Israël. Cette aide représente une augmentation de 25 % de l’aide militaire et de défense des États-Unis à l’Etat hébreu.
    Selon une source gouvernementale, les États-Unis ont également accepté de vendre à Israël des avions de chasse de nouvelles générations ainsi que des bombes sophistiquées et des missiles à guidage laser.
    En 2006, l’État hébreu a reçu 2,4 milliards de dollars d’aide militaire états-unienne, dont les trois-quarts servent à l’achat d’armes à des sociétés US. Le dernier quart finance des achats d’équipements militaires auprès de firmes israéliennes. »

  2. C’est drôle, je vois rarement les gens s’offusquer de l’aide militaire qu’apporte l’Iran au Hezbollah…Comment vous dites ? Ah oui, les sommes sont pas les mêmes ? Hmmm, ça pourrait encore être surprenant de savoir les vraies sommes… Malheureusement, contrairement aux États-Unis, l’Iran dans sa grande transparence ne révèlera surtout pas les sommes qu’elle consacre au Hezbollah, n’est-ce pas ? Non, en fait l’Iran affirme qu’elle ne consacre PAS UN SOU d’aide militaire au Hezbollah…Bien oui, c’est sûr, les mollahs iraniens ne mentent jamais, c’est bien connu… Et dire qu’après on essaie de nous faire croire que les États-Unis détiennent le monopole de l’hypocrisie…

    À quand un billet pour critiquer l’Iran, Louis, histoire de montrer que vos oeillères anti-américaines ne vous empêchent pas de voir toutes les mains tâchées de sang qui trempent là-dedans ?

    Enfin, peu importe. Des armes sont des armes. Les armes israéliennes financées par les États-Unis perpétuent le conflit. Les armes du Hezbollah financées par les Iraniens perpétuent le conflit. Tente de camoufler l’un avec l’autre, ou de justifier l’un en utilisant l’autre, c’est juste leurrer les gens.

  3. Le jour où l’Iran financera une nation belliqueuse et qui maintient dans la misère la plus totale un peuple dont celle-ci a annexé la plus grande partie du territoire, alors oui je critiquerai.

    Mais d’ici là, je critique Washington parce que ce sont eux qui financent le terrorisme israélien. Si l’Iran finançait Israël, je critiquerais aussi.

    Mais toi, évidemment, tu vois tout avec tes préjugés pro-américains; à tes yeux tout est relatif. Si les États-Unis donnent 3 milliards $ à Israël qui agresse les Palestiniens, il faudrait mettre ça sur égalité avec l’Iran qui donne deux-trois AK-47 à la résistance palestinienne ou libanaise.

    Excuse-moi, mais c’est vraiment n’importe quoi. Un peu comme si j’allais voir la police après avoir reçu un coup de batte de baseball en plein visage et qu’elle me dise qu’elle a une histoire de chat dans un arbre beaucoup plus urgente à régler…

    À mon avis, et de par les lectures que j’ai faites et d’après les informations que je vois à tous les jours, Israël est un État criminel, de par son histoire basée sur le sang et de par ses méthodes néocolonisatrices à l’encontre des Palestiniens.

    Alors je n’ai pas envie de critiquer l’Iran, mais plutôt ceux qui permettent à la barbarie israélienne d’avoir lieu: les États-Unis.

    En terminant, plutôt que de parler de l’Iran ou de n’importe quel autre sujet que ce soit, j’aurais bien aimé savoir si toi, Hugo M., tu es heureux d’apprendre que l’État d’Israël, reconnu comme violateur des droits de l’homme depuis des décennies, reçoive 3 milliards $ par année en aide militaire de la part du pays « phare de la liberté », dixit W. Bush.

  4. Comparons simplement la qualité de l’armement iranien du Hezbollah contre la qualité de l’armement américain utilisé par les Israéliens au Liban… C’est incomparable. Remarquez qu’Israël produit certaines de ses propres armes aussi.

    Dans la vente d’armes aux États-Unis, trois états ont un statut particulier: Israël, l’Égypte et la Turquie. Étrangement, c’est plus ou moins dans la même région. Dans les années ’80, un acte d’Israël est passé à l’ONU pour faire une motion et la condamner d’acte terroriste. Le vote a été perdu et la motion a été refusée, alors que tous les pays sauf deux ont voté pour la condamnation. Comme Israël a pas voté contre son acte et que les États-Unis possèdent le droit de veto…

    L’état d’Israël n’est pas plus dangereux que le reste de la région. Mais on s’est arrangé pour profiter d’un climat de conflit dans la région. La guerre dans la région est payante pour l’Occident.

  5. Louis, je ne suis pas « heureux » de voir que les États-Unis fournissent à Israël une aide militaire de 3 milliards par année. Je ne crois pas que cela aide à résoudre le conflit israélo-palestinien. Je ne suis pas pro-américain. Je considère que l’attitude américaine vis-à-vis de ce conflit est souvent déplorable et lamentable et ne fait que perpétuer le problème.

    En fait, si j’étais dans les souliers du président des États-Unis, je me servirais du puissant levier d’influence sur Israël que procure tout cet argent qui leur est donné pour « inciter discrètement » (autrement dit leur forcer la main tout en leur permettant de sauver la face publiquement) le gouvernement israélien à entamer et accélérer des négos de paix avec les Palestiniens. C’est un peu ce que Clinton avait essayé, sans se rendre jusqu’au bout.

    Vous dites: « Le jour où l’Iran financera une nation belliqueuse et qui maintient dans la misère la plus totale un peuple dont celle-ci a annexé la plus grande partie du territoire, alors oui je critiquerai. »

    Et bien, avec une telle attitude, on peut se compter chanceux alors que le Hezbollah, le Hamas et tous ces autres groupes de cinglés ne soient pas aussi armés militairement qu’Israël, autrement vous auriez probablement un beau génocide sur les bras…. Car s’ils étaient plus fort, ces groupes ne se contenteraient pas juste « d’occuper Israël », ils l’anéantiraient totalement. C’est écrit dans leurs chartes. Ils souhaitent la destruction de l’État d’Israël, purement et simplement. Et le barbu Ahmedinejad les encourage et excite tout le monde musulman avec ça. C’est de la haine pure.

    Et vous trouvez ça édifiant, et plus porteur d’avenir que l’attitude d’Israël ou celle des États-Unis ? Pas moi.

  6. Hugo trouve le Hamas cinglé. Il oublie que c’est le parti élu démocratiquement par le peuple Palestinien, au même titre que Sarkosy-la-racaille, pas moins cinglé !

    Et Harper,yétipa assez cinglé à ton goût ce gros lard dégoûtant qui se promène avec des chemises de l’armée, lui qui n’a jamais tenu un gun dans ses mains ?

    Hilary Clinton a promis une augmentation de 90.000 soldats si elle est élue. N’est-elle pas crackpot elle aussi ?

  7. Israël est une plaie pour le Moyen-Orient et le monde. Je propose Isratine, soit une fusion de Palestine et Israël.

  8. Isratine ? Pourquoi pas Paël ? Plus court et plus joyeux !!!

  9. Je ne m’attarderai pas sur la complexité historique qui entoure la création d’Israël que tu aurais beaucoup de mal à comprendre, Louis. Tout comme toi, cette entente ne me rend pas nécessairement heureux. Un minimum de connaissance sur l’Histoire (très complexe) d’Israël aurait changé ton propos.

    En passant, tu oublies de mentionner que dans le même espace de temps à la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh, les États-Unis n’ont pas uniquement conclu une entente avec Israël comme ton billet veut essayer de nous le faire croire. Ils ont aussi conclu une entente avec l’Égypte, l’Arabie Saoudite et cinq autres pays du golfe Persique. Cette entente totalise environ 63 milliards de dollars selon le journal The Guardian. De plus, alors qu’Israël reçoit 30 milliards, l’Arabie Saoudite et l’Égypte recevront respectivement 20 milliards et 13 milliards.

    Surtout qu’en parlant de « terrorisme israélien », n’as-tu pas oublié que le Hamas, ce parti politique et terroriste, ne reconnaît pas à Israël le droit d’exister? Donc, j’apprécierais que tu répondes à cette question: Israël a-t-il le droit d’exister?

  10. Anh Khoi Do,
    La Palestine avait-elle le droit d’exister avant et pendant la création par la « Société des Nation » d’Israël en 1948 ?
    Vous oubliez monsieur que les palestiniens qui se sont fait voler leur territoire sont encore vivants et ils se battent avec les moyens du bord pour récupérer leur territoires.
    Donc, j’apprécierais que vous répondez à cette question: Québec a-t-il le droit d’exister et faire son indépendance?

  11. Excellente question An Khoi Do.

    Mais Louis a tendance a voir les choses de manière très, très unidimensionnelle lorsqu’il est question des États-Unis.

    Il y a les Bons.

    Et il y a les Méchants (on devine naturellement qui détient, de manière exclusive, les droits de représentation des méchants).

    En général, c’est la droite religieuse américaine qui a tendance à voir les choses de manière aussi simpliste et manichéenne 🙂

    Mais la gauche peut-être aussi simpliste et manichéenne quand elle veut, comme c’est souvent le cas lorsque’elle traite du conflit israélo-palestinien.

  12. @AntiPollution:
    J’éviterai de répondre spontanément à ta première question que je trouve beaucoup trop simpliste. Toutefois, pour remettre les choses dans leur contexte historique, la Palestine était sous mandat un mandat de contrôle britannique de 1920 à 1948 en raison de l’effondrement de l’Empire ottoman. De plus, si la création de l’État israélien s’est faite tardivement (en 1948), c’est parce que la Déclaration Balfour de 1917 a traîné. Or, AntiPollution, as-tu oublié que d’après la Déclaration Balfour de 1917, le gouvernement britannique s’engageait à soutenir un plan de création d’un « foyer national » en Palestine pour un peuple juif à condition qu’aucun mal ne soit commis à l’endroit des Arabes présents? De plus, en parlant de « [P]alestiniens qui se sont fait voler leur territoire », savais-tu qu’il y avait – avant la création d’Israël en 1948 – quelques Juifs qui vivaient pourtant en harmonie avec les Arabes?

    Surtout qu’à lire les commentaires très spontanés de Louis et toi, on dirait que vous assimilez le sionisme au judaïsme. En réalité, d’après le professeur d’Histoire de l’Université de Montréal, M. Yakov Rabkin (un expert de renommé international sur Israël), il existe une opposition au sein de la communauté juive – bien que très minoritaires – aux théories sionistes de Théodor Herzl depuis le 19e siècle.

    Ces théories « s’appuient sur la pensée messianique du retour à Sion pour légitimer la construction politico-militaire d’Israël autour de Jérusalem. » Inutile de dire qu’avec la présence d’un certain nombre de sionistes en Palestine avant la création d’Israël, se dessinera une ligne de rupture entre les Juifs et les Arabes. Donc, le sionisme, en premier lieu, et la création d’Israël en 1948 va créer une déchirure chez les Juifs dans le monde, selon Rabkin. Ensuite, quand viendra la création d’Israël, les conflits que nous connaissons aujourd’hui se pointait déjà à l’horizon aux yeux de la philosophe Hannah Arendt:

    Even if the Jews were to win the war … the ‘victorious Jews’ would live surrounded by an entirely hostile Arab population, secluded inside ever threatened borders, absorbed by physical self-defense … And all this would be the fate of a nation that—no matter how many immigrants it could still absorb and how it extended its boundaries—would still remain a very small people greatly outnumbered by hostile neighbors.

    Source: Yakov Rabkin. « A Glimmer of Hope, A State of All Its Citizens », Association for One Democratic State in Palestine/Israel, [s.d]

    Bref, les choses ne sont pas aussi simples que Louis et toi veulent le croire. Pour votre information, je veux une solution bilatérale entre Israël et l’Autorité palestinienne, mais la complexité du conflit israélo-palestinien a des racines qu’il faut tout de même comprendre avant de commenter. Cela dit, Louis et AntiPollution, ce ne sont pas tous les Juifs qui souscrivent au sionisme. Même si j’ai fait une remarque contre le Hamas, je demeure néanmoins contre la violence.
    ____________

    @Hugo M.:
    Merci beaucoup pour la tape dans le dos en ce qui concerne la question sur le droit d’Israël d’exister. Surtout que Louis n’a aucunement envie de répondre à ma question, car on dirait qu’il a peur de faire face à un étudiant en Histoire.

  13. Ça me fait toujours rire de lire des commentaires selon lesquels le Hamas ne reconnaît pas Israël et qu’on devrait donc ipso facto oublier la barbarie de l’État hébreu.

    Si un étranger arrivait chez toi, rentrait dans ta maison, foutait ta femme et tes enfants dehors, occupait 60% de ta maison depuis 40 ans, prenant les meilleures pièces et te laissant les garde-robes et la salle de bain, est-ce que tu le reconnaîtrais? L’accepterais-tu?

    Il n’y aura de reconnaissance d’Israël que lorsque Israël se mettra dans une position pour être reconnue, c’est-à-dire lorsqu’elle cessera de violer les résolutions de l’ONU appelant à la cohabitation d’un État palestinien et israélien, chose qui est actuellement impossible puisque Israël occupe la Palestine depuis 40 ans.

    À lire: Le Hamas et la reconnaissance d’Israël

    Extrait:

    Voilà quelques années, l’historien israélien Dan Diner distinguait trois ordres de légitimité de l’Etat d’Israël, auxquels il accordait des degrés inégaux d’« universalité (5) ». Jugeant « unilatérale » – parce que ne valant que pour les Juifs – la légitimité qu’il qualifiait, curieusement (6), de « sioniste », à savoir celle « née de la promesse divine faite aux Hébreux », il admettait aussi que la « légitimité juive », « puisée dans les horreurs de l’Holocauste », n’était que « partiellement universelle ». Pour enfin considérer comme entièrement « universelle », cette fois, la « légitimité israélienne », qui, à ses yeux, découlait du « droit irrévocable [d’Israël] à l’existence pour la simple raison qu’il existe ».

    On peut effectivement admettre cette « légitimité israélienne » et considérer, avec Maxime Rodinson, que « les droits tirés de la mise en valeur d’un territoire, du travail dépensé, des sacrifices personnels consentis sont les seuls qui puissent être invoqués de façon valable (7) ». Mais on peut alors se demander : pourquoi ce type de droit ne vaudrait-il pas autant pour les Palestiniens ?

    La légitimité d’Israël n’a de chance d’être un jour reconnue, en particulier dans le monde arabe et musulman, que dans un lien indissociable à une « légitimité universelle », palestinienne cette fois. Ce sont en effet deux légitimités que l’Assemblée générale des Nations unies a consacrées conjointement par sa résolution 181 du 29 novembre 1947 sur la partition de la Palestine sous mandat britannique.

    […]

    Face à l’intransigeance maintenue d’Israël, face à l’exacerbation des tensions régionales, le défi se fait de plus en plus pressant pour une « communauté internationale » qui semble s’interdire d’essayer de bâtir un avenir sur cette reconnaissance de facto d’Israël par le Hamas.

    Car oui… le Hamas reconnaît Israël en ayant accepté le dialogue et la création d’un gouvernement d’Union nationale (même s’il a volé en éclat par la suite) et parce qu’il souscrit à une lecture politique favorisant la coexistence de deux États souverains; un Juif, et un Islamique (ce qui ne plaît pas à tout le monde, évidemment).

    Par contre, Israël ne reconnaît toujours pas la Palestine. Doit-on pour autant lui imposer un boycott, couper ses subventions, la qualifier de « terroriste », d’obstacle à la paix? Personnellement, je crois que oui.

  14. Israël n’a aucun avantage à régler le cas de la Palestine puisque des colonies continuent d’être fondées à chaque mois encore maintenant. L’expansion d’Israël n’est pas terminé.

    Le parlement Olmert vient de passer une loi qui garanti que les terres israéliennes ne peuvent plus être vendu qu’à des juifs. Donc les arabes israéliens n’existent pas. QUAND ISRAËL VA-T-IL RECONNAÎTRE LES ARABES ISRAÉLIENS COMME LEURS ÉGAUX ?

    Israël est un État raciste et religieux, les deux vont si bien ensemble.

  15. Ce que tu es tellement naïf, Louis.

    Eh bien revenons-en sur la création d’un gouvernement d’unité nationale entre le Fatah et le Hamas survenue au mois de janvier et de février. Voici ce que Conal Urquhart écrivait dans un article intitulé Hamas official accepts Israel but stops short of recognition et publié dans l’édition du 11 janvier 2007 The Guardian.

    Hamas accepts the existence of the state of Israel but will not officially recognise it until the establishment of a Palestinian state in the West Bank and Gaza, according to the Hamas leader in Damascus, Khaled Meshal.

    Toutefois, dans le chapeau de l’article, on peut lire: « Formal acceptance held back as bargaining chip. » Cela peut sous-entendre que le Hamas peut revenir au radicalisme qui le caractérise comme on l’a remarqué depuis ces derniers temps. Pour le reste, si le Hamas reconnaissait réellement Israël, tu n’as certainement pas besoin de te demander pourquoi ce genre de contenu se trouve sur les chaînes du Hamas:

    1) Première vidéo

    2) Deuxième vidéo

    3) Troisième vidéo

    4) Quatrième vidéo

    5) Cinquième vidéo

    Prochainement fois qu’un épais (qui croit avoir la solution à TOUT) va me dire que le Hamas n’est pas un mouvement terroriste… Je te fais remarquer que les pertes civils autant du côté des Palestiniens que celui des Israéliens me lèvent le coeur, Louis. Toutefois, les « attaques » israéliennes sont fondamentalement dirigées contre le Hamas et non contre les civils palestiniens. La raison expliquant les pertes civiles du côté palestinien, c’est le fait que le Hamas se cache dans la population civile. Après tout, n’est-ce pas ce que faisait les Viêt-Minh pendant la Guerre d’Indochine (1946-1954) pour fuir le Corps Expéditionnaire Français d’Extrême-Orient (CEFEO), du moins jusqu’au face-à-face du 7 mai 1954 à Dien Bien Phu? Sans vouloir me mettre d’un côté, je te fais remarquer que les choses ne sont pas si simples que cela. Cela dit, comparer les attaques de la Tsahal contre le Hamas et le massacre du 9 avril 1948 dans le village palestinien de Deir Yassine est très mesquin.

    De toute façon, Louis, tes discours racistes, anti-juifs et pro-jihadistes me dégoûtent complètement. Pour en finir, trouve les moyens d’être heureux dans ton propre monde (i.e. une utopie), Louis.

  16. @décembre: Je suis tout à fait d’accord avec toi. Le gros problème, à mon avis, vient de la puissance de la propagande israélienne, qui en vient à convaincre les gens qui ne connaissent pas trop la situation qu’Israël serait un pays vertueux s’attaquant aux terroristes…

    Mais dans les faits, il ne fait pas le moindre doute qu’une telle loi raciste ne sera qu’un clou de plus dans le cercueil palestinien.

    Même au moment où on était le plus près de la paix (accords de camps David avec Clinton, Barak et Arafat) le gouvernement Barak négociait d’une main la paix tout en votant des lois pour DOUBLER le nombre de colonies israéliennes en territoire palestinien. D’un côté il parle de tendre un rameau d’olivier, de l’autre il sème les graines de la haine et contribue à la dépossession des Palestiniens.

    Tant et aussi longtemps qu’Israël va considérer que ses frontières sont immuables et que les Palestiniens sont une sorte de population autochtone qu’il convient de contenir (ou d’éliminer, ce qu’ils font très bien avec leus soi-disant attaques ciblées qui détruisent dans les faits de larges quartiers civils), les Palestiniens répondront à ce terrorisme par une autre forme de terrorisme.

    En conséquence, il appert de plus en plus que la seule façon de mettre fin au terrorisme palestinien est de faire cesser le terrorisme israélien.

    Malheureusement, Israël a beaucoup de moyens financiers et elle a extrêmement d’influence dans le monde des médias, ce qui veut dire en clair qu’il est difficile d’informer une population qui ne connaît que ce que ces médias racontent sur la situation.

    Mais… Il suffit d’en parler, d’exposer les faits, et il devient difficile de s’opposer à la réalité, qui est celle d’un État ultra-militarisé financé par les États-Unis, face à un peuple occupé depuis 40 ans et maintenu dans la misère la plus total par cet État criminel.

    Mais il se trouvera toujours des gens pour défendre les tueurs et blâmer les victimes pour le geste du tueur…

  17. Anh Khoi Do écrit:
    « Surtout que Louis n’a aucunement envie de répondre à ma question, car on dirait qu’il a peur de faire face à un étudiant en Histoire. »

    Je crois Anh Khoi Do que vous souffrez d’un fort complexe de supériorité, quand vous écrivez que Louis a peur de faire face à un étudiant en Histoire.
    Être étudiant en Histoire ne prouve pas grand chose, sinon qu’un professeur ou une lecture vous donnent une version souvent biaisée fabriquée sur mesure de l’Histoire et qu’un autre professeur en donne une autre lecture tout aussi biaisée.
    Aux gens de bonne foi d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

    En terminant, la terre continuera de tourner même sans vous Monsieur Anh Khoi Do !

  18. Anh Khoi Do, tu as bien raison de dire que le contexte de la création de l’État d’Israel t’est trop complexe pour que tu puisses l’expliquer.

    Tu le prouve ici dans cette phrase:

    Or, AntiPollution, as-tu oublié que d’après la Déclaration Balfour de 1917, le gouvernement britannique s’engageait à soutenir un plan de création d’un “foyer national” en Palestine pour un peuple juif à condition qu’aucun mal ne soit commis à l’endroit des Arabes présents?(Ahn Khoi Do)

    Un foyer « national » pour un peuple juif (sans majuscule) veut dire la reconnaissance d’une nation dont l’identitaire fondamental est une confession religieuse. C’est comme admettre que les catholiques forment un peuple et une nation.

    Ridicule.

    Le judaïsme n’est pas plus une ethnie que ne l’est le catholicisme ou le boudhisme.

  19. Autre absurdité ici:

    Cela dit, Louis et AntiPollution, ce ne sont pas tous les Juifs qui souscrivent au sionisme.(Anh Khai Do)

    « Juif » avec une majuscule, définie la nation, l’ethnie génétique, le peuple de la Bible dont le père national est Abraham. C’est le sionisme. Il peut être judaique ou pas.
    Tous les Juifs sont sionistes. Une bonne majorité d’entre eux sont athées et anti-juifs, donc antisémites.

    Mais çà, vos professeurs n’osent pas vour l’apprendre, cher Khai Do.

  20. C’est pas Israel la colonie américaine, c’est les États-Unis qui sont une colonie israélienne. Le Congrès et le gouvernement américain est un territoire occupé.

    « I’ve never seen a president –I don’t care who he is– stand up to them [the Israelis]. It just boggles your mind. They always get what they want. The Israelis know what’s going on all the time. I got to the point where I wasn’t writing anything down. If the American people understood what grip those people have on our government, they would rise up in arms. »

    -Admiral Thomas Moorer, 1984

  21. @Kristof

    J’aime bien ton analyse! On se demande qui tire les ficelles de la politique étrangère américaine. On donne depuis des décennies de l’argent à Israël, on leur vend des armes hi-tech afin de foutre encore plus le bordel au Moyen-Orient tandis que tous les présidents (anciens et l’actuel) ont prôné une paix durable dans cette région. Un non-sens ou une stratégie politique bien pensée. Tapez sur eux avec nos armes et nous on dira que nous voulons la paix! Cela ne fait simplement que faire perdurer le commerce d’armes si vitale à l’économie américaine…

  22. C’est pas Israel la colonie américaine, c’est les États-Unis qui sont une colonie israélienne.(Kristof)

    C’est exactement çà.

    The Israelis know what’s going on all the time.(Admiral Thomas Moorer)

    C’est vrai. La raison pour celà est qu’ils s’offrent en collaborateurs à toutes entreprises, institutions, ou gouvernements, pour faire les « jobs sales » à leur place.
    Ils font çà depuis le début du 19emme sciècle, partout dans le monde. C’est pourquoi l’antisémitisme est né en ce sciècle.

    Ils se sont bâtis une réputation de « collaborateurs » si fiables, que les gouvernements leur font confiance avec des informations qu’ils ne divulgueraient même pas à leurs propres citoyens (même l’orsque le sujet de l’information est le citoyen!).

    Cette fiabilité vient du fait qu’ils ne portent fidélité qu’à Israel et au peuple Juif (à ne pas confondre avec le judaïsme), même si on peut les voir quelquefois « jurer » fidélité à un autre pays.

    Depuis la première guerre mondiale, les puissances connaissent et ont utilisés leurs services de collaboration, mais avec prudence, car c’est une arme à deux tranchants qui peut facilement se retourner contre l’utilisateur.

    S’ils sont trop longtemps au service d’un pays, étant mieux et plus informés que les « gens du pays » ils finissent par dominer les postes stratégiques. Et si par malheur ce pays est attaqué ou envahis par une force dont ces Juifs évaluent supérieur au pays, alors ils deviennent du jour au lendemain les collaborateurs de l’envahisseur. Des traîtres qui dominent les postes clés d’un pays.

    C’est l’histoire de la deuxième guerre mondiale.

    C’elle que les profs de Khai Do ne lui conteront pas.

    Les USA, plus grande puissance mondiale, ne craint pas l’envahissement, et donc la domination des Juifs (Israeliens) dans la haute structure politique, des services secrets, et économique du pays, après 100 ans, est quasi totale. Ils sont la Federal Reserve. Ils ont le pouvoir de décider si le dollar américain ne vaut plus rien ou peut prétendre être une dette encore plus longtemps.

    Si la Chine, dans une union avec la Russie, l’Iran, le Pakistan, l’Inde, et les pays pétroliers du caspien (le Turkmenistan vient de passer du côté de la Russie. Sorry, Jean Chretien) deviennent la nouvelle grande puissance, les Juifs se mettront à apprendre le chinois.

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