Collège Saint-Jean: des relations publiques!

La réouverture partielle du Collège militaire de Saint-Jean-sur-Richelieu ne servira pas qu’à former quelques soldats à temps partiel sur la rive-sud de Montréal, loin de là. Le véritable objectif est plutôt d’implanter une « culture » militariste chez les Québécois, à l’image de celle qui existe un peu partout dans le reste du Canada.

En effet, Stephen Harper a toujours eu un problème insoluble: comment satisfaire à la fois les Québécois, historiquement contre la guerre, et les Canadiens, qui sont plus facilement va-t-en-guerre? La solution est assez simple: on doit convaincre les Québécois de l’utilité de son armée et de la nécessité de faire la guerre. Pour ce faire, on fait des relations publiques (comme l’armée l’a fait juste avant le départ des soldats de Val-Cartier vers l’Afghanistan), mais ce n’était pas assez. Car si les gens de Québec semblaient plus aptes à avaler la propagande de l’armée, les Montréalais ont continué à dénoncer cette guerre.

En réouvrant le Collège militaire de Saint-Jean, on pourra réintroduire le culte du soldat dans la communauté, et ce, aux portes de Montréal. Voir tous ces types qui jouent les durs se promener dans la rue, faire des parades, et répandre « la bonne nouvelle ». Les gentils soldats qui vont donner des bonbons aux enfants (faisant oublier qu’ils vont en tuer d’autres en Afghanistan), qui vont aider les personnes âgées à traverser la rue, qui vont se faire VOIR pour tenter de convaincre l’opinion publique que l’armée est grande, utile et nécessaire.

Car de Montréal, l’armée c’est abstrait. On en entend peu parler; on perçoit souvent les gens qui l’appuient comme étant un peu bizarres, déconnectés, voire arriérés. Mais c’est vrai: comment peut-on être contre la guerre et en même temps appuyer des soldats qui la font et qui s’en vont tuer en notre nom?

Il fallait donc donner un visage plus humain à l’armée, et c’est ce à quoi la parade inutile des soldats à Québec il y a quelques semaines, pour « fêter » leur départ au royaume de la mitraille, a servi, et c’est ce à quoi servira la réouverture du Collège militaire de Saint-Jean. Il faut voir les soldats, les côtoyer, leur parler, échanger avec eux. Et les appuyer.

Et voter Conservateur.

Par ailleurs, ce n’est pas seulement une institution qui a été temporairement fermée. C’est un collège qui a été mis hors-service juste avant le référendum de 1995, et qui aujourd’hui ouvre de nouveau ses portes alors que les Conservateurs croient le mouvement souverainiste mort et enterré.

Mais le mouvement n’est pas mort; il dort. Tout comme ceux qui ne voient pas l’entreprise de propagande du gouvernement Harper, qui croient pouvoir améliorer la perception des Québécois quant à l’armée en instruisant quelques têtes brûlées rasées à Saint-Jean-sur-Richelieu.

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35 Réponses

  1. C’est fascinant de voir comment on traite les militaires au Québec! Alors que la France exhibait ses soldats le 14 juillet, alors que les États-Unis traitent chacun de leur soldats comme des héros, nous au Québec, il faut les cacher!

    Évidemment, pour le québécois de moins de 50 ans, un militaire est un ramasseux de branches pendant un épisode de verglas ou un pelleteux de bouette durant une inondation sagnéenne!

    Un soldat francophone est une personne qui servira le Québec à travers le Canada et à travers le monde.

    Loin de moi l’idée de vouloir faire le troll, mais ce que tu m’énerves Louis avec ton pseudo-pacifisme souverainiste!

    Ça veut sauver le Darfour, mais ça veut pas de militaires….

  2. Wow, mon Louis, tu délire complètement là !

    Crois-tu sincèrement que c’est un petit collège qui pourra crééer une «culture militariste» chez les Québécois??

    Si oui, t’es vraiment plus nono que je le croyais.

  3. Fessenden,

    en passant, à quoi servent les soldats canadiens en majorité en ce moment? Pas à sauver le Darfour en tout cas!

    Dans un Québec souverain, je serais POUR une armée résolument pacifiste et qui se déploierait là où la population le voudrait (je ne pense pas que les gens d’ici veulent mandater des tueurs à la solde des intérêts du corporatisme…). Comme ça devrait se faire dans une vraie démocratie, malheureusement dans laquelle nous ne nous trouvons pas, il faut se le rappeler sans cesse.

  4. Ben,

    s’il n’y avait pas de gain propagandiste à faire, il ne le réouvrirait pas…

    C’est comme dire que la pub ne sert à rien.

  5. Si vous avez bien regardé les nouvelles ces derniers jours, le Québec est un terreau fertile pour l’armée Canadienne par les temps qui courent.On pète des scores au niveau du recrutement.

    On ne peut pas tous les envoyer à Val Cartier, ni à Kingston. Le collège avait probablement été fermé à l’époque par manque de recrutement au Québec, ce qui n’est plus le cas.

    Eh bien, qu’est-ce qu’on peut y faire? Si 20% des gens croient qu’on doit aller en Afghanistan, qu’ils s’enrôlent. Anyways, l’armée canadienne s’occupe tellement mal de ses anciens combattants qu’ils viendront grandir les rangs des anti-guerre, après avoir, bien sûr, grossi les rangs des amputés de guerre.

    Je ne crois pas que ce soit dans un but propagandiste, mais bien utilitaire, que la base a été réouverte. Au mieux, c’est un bon incitatif pour le jeune qui ne veut pas s’éloigner de sa famille.

    Ils sont déjà partout en ce moment, du Salon Pepsi-jeunesse au Festival du Cochon, alors une base ou non, la machine est bien en marche.

    Les afghans n’ont qu’à bien se tenir…. hehe.

  6. Le cynisme de Louis au sujet du gouvernement conservateur est un puits sans fond semble-t-il. Lâcher le manichéisme et faire preuve d’un peu de nuances pour un billet ou deux pourrait être rafraîchissant Louis…

    Même si la réouverture du Collège militaire est naturellement à mettre dans la colonne des gains au niveau « relations publiques » pour Ottawa, il est assez évident que les raisons en arrière de cette réouverture sont essentiellement logistiques. Les besoins de l’armée sont en hausse, c’est assez normal que la structure organisationnelle soit renforcée.

    Le Collège militaire de Saint-Jean a été fermé en 1994, durant le premier budget Martin si je ne me trompe. C’était le début de la grande ronde de coupures pour mettre fin au déficit fédéral, et les forces armées y avait goûté comme tout le monde.

    À l’époque, on n’avait pas hésité à dénoncer cette décision comme un bel exemple du favoritisme envers l’Ontario puisque des 2 collèges militaires canadiens, c’est le collège québécois qu’on avait fermé et non pas celui de Kingston en Ontario.

    Je suis personnellement heureux de cette réouverture. J’ai un copain officier dans l’armée qui avait fait son cours là-bas au début des années 90 et je me rappelle d’y être allé 2 ou 3 fois lors de parades ou de célébrations.

    Louis, ne t’inquiètes pas du potentiel de « propagande » du Collège. Même à l’époque où le Collège existait, les Québécois n’étaient pas plus militaristes qu’aujourd’hui.

    Les Québécois sont des isolationnistes dans leur forte majorité. On veut pas se faire achâler avec ce qui se passe à tel ou tel endroit sur la planète. Oh bien sûr, on est pas moins vertueux que les autres et en principe on veut aider, mais dès que 2 ou 3 coups de feu résonnent, on se met à douter et ca prend pas de temps que tout ce à quoi on pense, c’est de sacrer le camp.

    On serait au Darfour que ce serait la même maudite affaire, que la cause soit plus noble ou non ne ferait pas un pli sur la différence: si ça brasse le moindrement, on « décrisse » de là. C’était comme ça à la Première guerre, c’était comme ça à la Deuxième guerre…Pendant que la France criait à l’aide et que les panzers d’Hitler roulaient partout à travers l’Europe, nous, on voulait rien savoir…Achâler nous pas avec ça !

    Ce n’est pas la réouverture d’un Collège militaire qui va changer grand chose à ce profond sentiment isolationniste.

  7. @Louis:
    Si tu visitais TA ville un peu plus souvent, tu saurais qu’au coin de Langelier et Hochelaga, il y a une BFC(Base des Forces Canadienne). On les voit se promener en habit militaires dans toute la ville en faisant de la propagande ?

    Arrête de freaker avec ça, on deviendra pas plus militariste pour autant.

    @Renart:
    On avait envoyé des casques bleus au Kosovo, qui est une armée pacifiste. Et certains casques bleus se sont fait tuer. Si on envoyait des soldats québecois pacifiste au Darfour, vas-tu aussi demander le retrait parce que c’est trop dangeureux ?

  8. Je ne crois pas que les québécois diraient non à une intervention au Darfour, ou, question de priorité, en RDC.

    Dire non à la guerre ne veut pas dire non à une mission de paix. L’Afghanistan est un no man’s land ou l’Occident se casse et recasse la gueule, tout ça aux frais des contribuables. On aime pas jeter notre argent dans le vide pour enrichir des particuliers avec le sang des innocents.

    Quant aux Américains, ils sont pareils. Ça a pris le Lusitania, puis Pearl Harbor, puis le bateau au Vietnam, puis le 11 septembre pour se laisser embarquer dans toutes les guerres auxquelles ils ont participé.

    Ici, c’est un peu plus dur d’obtenir ce genre de provocation : notre réputation de pacifistes nous vaut une certaine immunité contre le terrorisme, quoi qu’on puisse en dire (depuis les boîtes à malle explosives de la GRC il y a 40 ans,on a la paix). J’avoue que le présent gouvernement joue les agents provocateurs, mais bon, à ce que je sache, il est toujours minoritaire. Espérons que notre entêtement Québécois à refuser la guerre nous vaudra un peu d’immunité au sein d’un Canada maintenant belliqueux.

    Pour moi c’est simple : tu veux la paix? Crisse la paix aux autres, à moins d’être menacé mettons au 2è degré. Ce n’est pas le cas avec les Afghans. Attaquer les américains peut être vu comme une représaille à l’impérialisme. Attaquer des pacifistes comme le Québec, c’est faire entrer dans la bagarre des gens qui ne voulaient rien avoir avec ça. Ce serait un peu crétin.

    Toronto, Ottawa, Vancouver, Calgary peut-être, mais au Québec? Si ça arrive, c’est pas du côté des terroristes qu’il faudra chercher les coupables.

  9. http://www.antagoniste.net/?p=1482

    vous ecouterez le petit video et ensuite vous me direz comment qu’on négocie avec des gens comme ca ?

  10. Tu as le droit d’être pacifiste Louis mais le mépris que tu démontres envers les militaires (… quelques têtes brûlées rasées) est dégeulasse et te déshonore.

    Tu fais quoi comme métier pour être si hautain et dénigrant?

    Est-ce cohérant d’être pour la paix d’un côté et être haineux de l’autre?

    Un autre paradoxe inexplicable.

    Et de toute façon, tu dénigres tout ce que fait Harper. Tellement que pour la deuxième fois depuis que je connais uhec.net, j’ai prédit ce matin devant mon frère que tu écrirais un billet anti-Harper à ce sujet lorsque j’ai lu la nouvelle dans La Presse, le quotidien favori de l’un des auteurs les plus prolifiques de ce blogue.

  11. Crime Louis, qui est ton contact, ton « deep throat » au sein du gouvernement Conservateur?

    En deux jours, tu nous apprends que Bush a envoyé Harper en son nom en Amérique du Sud et aujourd’hui tu nous apprends que derrière les portes closes on a pris la décision de rouvrir le Collège Millitaire pour faire de la propagande pro-armée dans la région de Montréal.

    Chanceux va ! Un souverainiste qui pourrait déménager à Ottawa: ce serait cool!

  12. « Toronto, Ottawa, Vancouver, Calgary peut-être, mais au Québec? Si ça arrive, c’est pas du côté des terroristes qu’il faudra chercher les coupables. »

    Exact, il faudra plutôt chercher du côté des syndicats, de l’ancienne CASSÉE ou des futurs felquistes.

  13. Avec ces organisations là, on peut dormir en paix, le pire qu’il peut nous arriver, c’est d’être envahi par une campagne de cartes postales, de fax ou de chansons de mauvaise qualité a Capella. Peut-être, dans le pire des cas, une poche de thé renversée sur le tapis que nous appellerons « merde » pour le topo du téléjournal.

    *a Capella= sans accompagnement instrumental, et non un artiste pop Italien.

  14. Ah: tu as dû ouvrir ton dictionnaire à ce que je vois !

    En effet, comme livre de chevet c’est parfait !

  15. Le pacifisme des Québécois, c’est la vertu de l’homme chaste… parce qu’impuissant.

  16. Il y a une différence fondamentale entre une mission de paix au Darfour, par exemple, pour éviter un génocide, et une mission en Afghanistan servant à assurer les intérêts géostratégiques étatsuniens dans la région. Les soldats canadiens qui s’en vont mourir pour les États-Unis, pour endiguer la Chine, pour encercler l’Iran, pour sécuriser le pétrole… Wow, quel beau combat!

    @Hugo: Tu devrais arrêter de lire Pratte et son journal jaune. Les Québécois ne sont pas isolationnistes; ils veulent une armée qui se consacre à des missions humanitaires, et non pas à tuer au nom de Washington.

    @Ivelios: L’impact d’une base de l’armée dans une ville de 2 millions d’habitants comme Montréal n’est pas le même que dans un gros village comme Saint-Jean. Les Conservateurs espèrent que ça aura un impact sur l’opinion publique dans la région. N’oublions pas que les gens de Saint-Jean ont voté ADQ, donc ils sont sensibles au discours de la droite…

    @Francois: SVP évite surtout de citer des trucs du site-poubelle de David Gagon. Antamachin, c’est de la propagande au cube. Et en passant, oui on négocie avec des gens comme ça, parce que si on ne négocie pas, on les laisse gagner. Le terrorisme fondamentaliste n’a jamais pu être battu par les armes, et il ne le sera jamais. Prétendre le contraire, c’est oublier les leçons de l’histoire. Contre des gens qui sont prêts à mourir pour leur cause, utiliser les armes c’est augmenter leur prestige et faciliter leur recrutement.

    La seule solution, c’est la coopération entre les nations. Mais tant qu’il y en aura une qui pratique le terrorisme activement dans la région (les États-Unis) et qui cherche surtout à nuire aux autres pays pour satisfaire ses besoins égoïstes, ce n’est pas possible.

  17. @ Louis, ce grand historien qui affirme que le terrorisme fondamentaliste « n’a jamais pu être battu par les armes », voici un cour d’histoire 101:

    « Myths about invincible guerrillas and insurgents are a direct result of America’s collective misunderstanding of its defeat in South Vietnam. This loss is generally credited to the brilliance and military virtues of the pajama-clad Vietcong. The Vietnamese may have been tough and persistent, but they were not brilliant. Rather, they were lucky—they faced an opponent with leaders unwilling to learn from their failures: the United States. When the Vietcong went toe-to-toe with U.S. forces in the 1968 Tet Offensive, they were decimated. When South Vietnam finally fell in 1975, it did so not to the Vietcong, but to regular units of the invading North Vietnamese Army. The Vietcong insurgency contributed greatly to the erosion of the American public’s will to fight, but so did the way that President Lyndon Johnson and the American military waged the war. It was North Vietnam’s will and American failure, not skillful use of an insurgency, that were the keys to Hanoi’s victory.

    Similar misunderstandings persist over the Soviet Union’s defeat in Afghanistan, the other supposed example of guerrilla invincibility. But it was not the mujahidin’s strength that forced the Soviets to leave; it was the Soviet Union’s own economic and political weakness at home. In fact, the regime the Soviets established in Afghanistan was so formidable that it managed to survive for three years after the Red Army left.

    Of course, history is not without genuine insurgent successes. Fidel Castro’s victory in Cuba is probably the best known, and there was the IRA’s partial triumph in 1922, as well as Algeria’s defeat of the French between 1954 and 1962. But the list of failed insurgencies is longer: Malayan Communists, Greek Communists, Filipino Huks, Nicaraguan Contras, Communists in El Salvador, Che Guevara in Bolivia, the Boers in South Africa (twice), Savimbi in Angola, and Sindero Luminoso in Peru, to name just a few. If the current U.S. administration maintains its will, establishes security in Baghdad, and succeeds in building a functioning government and army, there is no reason that the Iraqi insurgency cannot be similarly destroyed, or at least reduced to the level of terrorist thugs.

    Insurgencies generally fail if all they are able to do is fight an irregular war. Successful practitioners of the guerrilla art from Nathanael Greene in the American Revolution to Mao Zedong in the Chinese Civil War have insisted upon having a regular army for which their guerrilla forces served mainly as an adjunct. Insurgencies also have inherent weaknesses and disadvantages vis-à-vis an established state. They lack governmental authority, established training areas, and secure supply lines. The danger is that insurgents can create these things, if given the time to do so. And, once they have them, they are well on their way to establishing themselves as a functioning and powerful alternative to the government. If they reach this point, they can very well succeed. »

    http://www.foreignpolicy.com/story/cms.php?story_id=3689

    À cet exemple il faut aussi ajouter le Japon durant la 2e guerre.

    Mais bon, pour Louis les faits historiques c’est de la méchante propagande.

    C’est pourquoi Lois préfère substituer l’histoire par sa vision manichéenne de la réalité.

    M’enfin, Louis ça aurait été le genre de personne a envoyé des psychologues à Dawson au lieu d’envoyer des policier.

  18. Louis:
    De 1. IveLLios avec 2 L svp. Pour reprendre un discourt de Renart, quand le monde n’est pas d’accord avec mon opinion, on massacre mon nick.

    De 2. Donc, tu accepterais que nos soldats canadiens ou québecois, advenant la souverainté du Québec, se fassent tirer dessus sans répliquer, tout cela au nom de la paix ? Désoler, mais si j’étais là-bas, je me fouterais des ordres et je tirerais pour me défendre, même si je n’ai rien d’un tueur. De plus, à l’époque si je me souviens bien, on demandait le retrait des casques bleus justement parce qu’ils ne pouvaient pas répliquer et que plusieurs sort mort, tout cela au nom de la paix.

    De 3. La BFC à Montréal est situer dans la circonscription de Hochelaga-Maisonneuve, compté de Louise Harel(PQ) au provincial et dans la circonscription de Hochelaga, compté de réal Ménard(BQ) au fédéral. Avoue que l’impact est assez important vu que ce sont des « comptés de gauche ». Pourtant, on voit pas de militaires se promener. Et je suis certain que ça va être la même chose pour St-Jean. On ne verra pas de militaires se promener. Et peut-être qu’on va voir des commerces s’ouvrir, créant ainsi plusieurs emplois. Dis-moi pas que tu es contre la création d’emploi svp…

  19. @David: Ta petite propagande de droite, voici ce que j’en fais:

    Pax Americana
    La Fondation Carnegie pour la paix internationale
    Créée en 1910 à l’initiative du maître de forges Andrew Carnegie, la fondation qui porte son nom est devenue en un siècle l’un des think tanks les plus riches du monde. Dirigée par une longue succession d’anciens responsables des services secrets et organiquement liée à une cinquantaine de multinationales, la Carnegie poursuit des recherches sur la politique internationale et promeut les politiques économiques « libérales » en Russie et en Amérique latine.

    Considéré au début du XXe siècle comme l’homme le plus riche du monde, Andrew Carnegie incarne le rêve américain au cours de la révolution industrielle. Né en Écosse, en 1835, dans une famille de tisserands, il émigra avec sa famille aux États-Unis, en 1848. Après avoir travaillé comme coursier à Pittsburg, dès l’âge de treize ans, il entra dans la Compagnie des chemins de fer de Pennsylvanie et y exerça rapidement des responsabilités. Durant la guerre de Sécession (1861-65), il supervisa le transport ferroviaire des troupes du Nord. À la fin des hostilités, il fit fortune en quittant la Compagnie des chemins de fer et en s’investissant dans la construction de ponts en fer pour remplacer les ouvrages en bois. Toujours à l’affût du progrès technique, il abandonna bientôt cette activité pour se consacrer à la production d’acier, devenant le plus important maître de forges au monde.

    Industriel atypique, Andrew Carnegie défendit le droit de ses ouvriers à se syndiquer tout en leur imposant de très dures conditions de travail. Adepte du darwinisme social d’Herbert Spencer, il était persuadé que la plupart des gens peuvent faire fortune s’ils disposent de l’éducation nécessaire et en ont le courage. Mais il en concevait une obligation de secours des riches pour les pauvres. Il finança la construction de trois mille bibliothèques publiques qu’il offrit à des collectivités locales et fonda un Institut de technologie à Pittsburg (aujourd’hui dénommé Carnegie Mellon University). Convaincu de la valeur du droit international pour résoudre les conflits entre les nations, il finança la construction du Palais de la paix à La Haye destiné à héberger la Cour internationale d’arbitrage.

    Lié au Parti républicain, il décida en 1910, à l’âge de 75 ans, de créer le Fonds Carnegie pour la paix internationale (Carnegie Endowment for International Peace – CEIP) sur les conseils de ses amis Elihu Root (ancien secrétaire à la Guerre de William McKinley et ancien secrétaire d’État de Theodore Roosevelt) et Nicholas M. Butler (recteur de la Columbia University). Carnegie appréciait Root qui avait été l’un des principaux promoteurs de la Cour de La Haye, il en fit donc le directeur de sa fondation. Peu après, en 1912, Root reçu le Prix Nobel de la Paix.

    Cependant leur conception de la paix doit être replacée dans son contexte. William McKinley déclencha la guerre contre l’Espagne pour  » libérer  » Cuba et les Philippines, tandis que Theodore Roosevelt (Prix Nobel de la Paix en 1906) annexa Panama et envahit Saint-Domingue et le Honduras. Tout cela, bien sûr, au nom de la lutte contre la colonisation européenne.

    La fondation était initialement divisée en trois départements :
    – Droit international et règlement des conflits ;
    – Causes et conséquences de la guerre ;
    – Coopération et compréhension internationale.
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    Andrew Carnegie

    Quoi qu’il en soit, tous ces efforts ne parvinrent pas à enrayer le processus qui conduisit à la Première Guerre mondiale. Andrew Carnegie chargea le recteur de la Columbia University, le politicien républicain Nicholas M. Butler, de créer une section européenne de la fondation, qui fut basée à Paris. En 1919, Carnegie mourut après avoir vendu ses aciéries au banquier J. P. Morgan et, en 1925, Butler succéda à Root comme directeur général. La fondation Carnegie milita pour la signature du Pacte Briand-Kellog bannissant la guerre, et Butler obtint le Prix Nobel de la Paix en 1931.

    Parallèlement, en 1919, Elihu Root créa le Conseil pour les relations étrangères (Council on Foreign Relations – CFR) dont la fondation Carnegie assura le financement principal [1].

    En 1946, Butler s’efface au profit de John Foster Dulles (président du Conseil national des Églises et ambassadeur aux Nations unies, futur secrétaire d’État), tandis qu’Allen Dulles (ancien responsable de l’OSS et futur directeur de la CIA) est élu président du CFR. Les activités des deux frères sont puissamment soutenues par la Fondation Rockefeller dont John Foster devient président en 1948.

    Au début des années 70, Thomas L. Hugues (ancien directeur du renseignement au département d’État) devient président de la Carnegie Endowment for International Peace (CEIP), tandis que Milton Katz (ancien agent de l’OSS, puis responsable des programmes joints de la Fondation Ford et de la CIA [2]), puis John W. Douglas (ancien attorney general adjoint) en sont directeurs.

    La Carnegie interrompt sa publication phare, la revue de droit International Conciliation et acquiert Foreign Policy, la revue créée par Samuel Huntington [3]. Le siège social est transféré de New York à Washington. En 1971, la fondation donne naissance à l’Arms Control Association, puis l’année suivante au German Marshall Fund of the United States, un think tank transatlantique subventionné par la République fédérale allemande. En 1981, elle incube l’Institute for International Economics, un centre de recherche sur les effets positifs de la globalisation.

    En 1991, alors que l’Union soviétique disparaît, Morton I. Abramowitz (ancien directeur du renseignement du département d’État) est élu président de la fondation Carnegie. Il désigne Robert Carswell (un ancien agent du Bureau du renseignement de la Navy qui fut le principal négociateur lors de la crise des otages en Iran), comme directeur.

    En 1993, la Carnegie ouvre une filiale à Moscou. Celle-ci joue un rôle de conseil auprès du président Boris Eltsine dans le processus de privatisation de l’économie ex-soviétique, grâce à l’interface de personnalités comme Yegor Gaidar. Elle est alors accusée d’être un cheval de Troie de la CIA.
    La fondation créée aussi le Groupe des 50 qui rassemble les patrons de cinquante multinationales opérant en Amérique latine.
    Ce club conseille divers gouvernements et promeut le projet de Zone de libre-échange des Amériques [4]. Il est animé par l’ancien ministre vénézuélien du Commerce et de l’Industrie, Moisés Naím, par ailleurs directeur de Foreign Policy.

    En 1997, Jessica T. Matthews (ancienne directrice des Affaires globales au Conseil de sécurité nationale) est élue présidente. Elle nomme bientôt William H. Donaldson (membre des Skull & Bones [5] et intime de la famille Bush, futur président de la Commission des opérations de Bourse -SEC) comme directeur. Cette nouvelle équipe s’attache à transformer Foreign Policy en une revue grand public et tente d’implanter en Chine une filiale comparable à celle dont elle dispose en Russie. Pour ce faire, elle a noué des liens avec l’Institut d’études stratégiques de l’École du Parti à Pékin et avec l’Académie des sciences sociales de Shanghai.

    La Carnegie est aujourd’hui une des fondations les plus riches des États-Unis. Elle emploie 150 chercheurs et édite de nombreux rapports. Foreign Policy est désormais publié non seulement en anglais, mais aussi en six versions étrangères (arabe, espagnol, grec, italien, portugais, turc), totalisant 170 000 exemplaires. C’est le seul think tank états-unien, spécialisé en politique étrangère, destiné à un public global.

    http://www.voltairenet.org/article14683.html

    Retourne faire tes devoirs David. Quand tu auras mieux à citer qu’une organisation servant de sous-main à la CIA et financée par le plus haut gratin du monde et idéologiquement reliée aux néoconservateurs, tu repasseras.

    En attendant, tu peux toujours continuer à raconter tes mensonges et à te faire le relais de la propagande néoconservatrice sur ton blogue…

    @Ivellios: Désolé pour les deux « l »; j’ai lu vite.

    Évidemment que non je n’accepterais pas que les soldats se fassent tirer dessus sans réagir. Mais il faut régler les problèmes politiquement, et les soldats doivent être les garants de la paix et des solutions politiques plutôt que d’être le poing armé de l’impérialisme des États-Unis.

    Quant à la « création d’emploi » à Saint-Jean, je crois que tout le monde sait ce que j’en pense. Les emplois ne se « créent » pas, ils se transfèrent d’un endroit à un autre.

    Et regarde les nouvelles aujourd’hui: 300 millions pour des militaires au Saguenay… Tu ne vois toujours pas la propagande?

  20. Louis, je persiste.

    Les Québécois sont isolationnistes.

    C’est pas une théorie de La Presse qui le dit, ce sont la plupart des historiens. L’isolationnisme des Québécois ne date pas d’hier et est toujours existant. C’est une conséquence de notre statut de peuple minoritaire qui fut coupé du reste du monde après la défaite de 1760 et qui resta replié sur lui-même pendant plus de 200 ans. C’est aussi lié à l’instinct de survivance, la légendaire prudence “normande” auquelle référait Bourassa pour expliquer l’ambivalence des Québécois face à l’indépendance.

    Ne me dites pas que vous croyez vraiment que parce que le Darfour aurait les apparences d’une cause plus “noble” que les Québécois seraient prêt à tolérer des pertes de vies humaines en constante augmentation ? J’hésiterais pas à prendre un pari là-dessus. Les Québécois ne toléreraient pas plus les pertes de vies qu’en Afghanistan et le niveau d’opposition à une mission de combat au Darfour atteindrait les mêmes niveaux qu’en Afghanistan. On trouverait des arguments différents de ceux de l’Afghanistan pour s’y opposer, mais inquiétez-vous pas on en trouverait, comme:

    A) On se dirait que finalement on devrait seulement y aller qu’à partir du moment ou toutes les factions en place trouvent un terrain d’entente et acceptent un cessez-le-feu, et nous demandent de venir les aider…

    B) On se dirait aussi que l’humanitaire c’est bien beau, mais si de toute façon on a absolument aucun intérêt stratégique, économique, ou politique à cet endroit, pourquoi on enverrait nos enfants se faire tuer dans le désert du Soudan ? On a juste à augmenter notre soutien aux organismes humanitaires de première ligne, on ferait des campagnes de financement…on dirait qu’il vaut mieux tenter de solutionner le conflit au niveau diplomatique…

    C) On pointerait du doigt les alliés en maugréant que si ca va mal, c’est qu’il ne font pas leur part…

    D) Etc…

    Peu importe la cause, l’image de soldats qui reviennent de l’autre bout de la planète dans des cercueils est plus puissante sur l’imaginaire collectif que tous les arguments humanitaires.

    Les Québécois ne sont pas militaristes et à part pour défendre leur propre territoire, les Québécois ne sont pas dans leur grande majorité prêt à mourir pour quelque cause que ce soit. C’est ce que révèle le mouvement d’opposition à l’intervention en Afghanistan, tout comme l’opposition contre l’intervention en Europe durant les deux geurres mondiales.

  21. Louis, je ne comprends pas cette agaçante tactique (vous n’êtes pas le seul à faire cela malheureusement):

    -David cite des extraits d’un texte qui présente somme toute plusieurs arguments intéressants qui font réfléchir (je ne dis pas que l’article a entièrement raison, mais il soulève plusieurs points pertinents, ancrés dans des faits réels).

    -Plutôt que d’évaluer et discuter ces arguments à leur juste valeur, vous fouillez sur l’Internet et vous trouvez – AH ! AH! – que Foreign Policy appartient… au Groupe Carnegie ! Le méchant groupe Carnegie ! Vous considérez alors, sans même tenter de comprendre ou de discuter la justesse des arguments, que ce texte ne peut être autre chose qu’un torchon mensonger et propagandiste et classez le tout sous étiquette « propagande insipide de droite ».

    On appelle ça faire un procès d’intention. Et ça tue tout débat.

    Je veux bien croire que le Foreign Policy représente un courant d’opinion, mais c’est ridicule de penser qu’à cause de cela tout ce qui est publié dans ce magazine devient faux. À ce que je sache, le Monde diplomatique pousse un agenda plutôt à gauche, et je ne trouve pas que les articles de ce journal sont tous entièrement faux…

    Pour être « fair », je dirais que ce n’est pas seulement les gauchistes obsessifs qui font cela, plusieurs partisans de la droite font la même maudite affaire lorsque placé face à un article, disons, de l’Aut Journal. Incapable de discuter des arguments, ça vire en procès d’intention sur le curriculum vitae des auteurs…

    C’est le problème des idéologues de tout acabait: incapable de saisir que la réalité n’est jamais toute noire ou toute blanche.

  22. @Hugo: Le Carnegie group est un think-tank néoconservateur au même titre que l’IEDM est un think-tank néolibéral. Le but de ce texte est de convaincre les gens que la guerre peut vaincre le terrorisme (ce qui évidemment est faux). Discuter des arguments de ces propagandistes est une pure perte de temps, et cela vaut également pour l’IEDM.

    Parlons de sources crédibles, je ne sais pas, genre qui ne sont pas financés par des organismes au service de multimilliardaires ou reliés aux faucons de Washington. Tsé, genre comme…

  23. @IveLLios

    La base de Longue Pointe n’est pas dans le comté d’Hochelaga-Maisonneuve, mais bien dans Bourget.

    D’autre part, pour vérifier le reste de tes dires, j’ai parlé avec mes 3 associés, 3 historiens (j’aime avoir l’heure juste en business), et tu délires complètement. Les Québécois n’ont rien d’un peuple isolationniste.

    De notre arrivée en nouvelle France à aujourd’hui, nous sommes un des peuples les plus ouverts sur les autres, qui s’approprie des éléments des cultures des autres pour les ajouter à sa propre culture sans vouloir écraser, assimiler.

    Il a toujours été tout à fait normal pour un Américain du Nord de ne pas avoir envie d’aller se battre outre-mer pour des intérêts étrangers. L’Europe a tellement été le théâtre de conflits tout aussi stupides que sanglants; l’Amérique des premiers siècles était un havre de paix à l’autre bout du monde pour quiconque voulait fuir une poudrière. Quiconque connait l’abc de l’histoire de l’Amérique sait cela.

    C’est encore le cas, d’ailleurs. La guerre ne se passe jamais sur notre territoire. Même pas proche. Bon, bon, y en a qui vont me ressortir le 11 septembre.

    Pardonnez-moi, mais j’ai encore un doute sur la capacité d’Al Qaeda de faire un coup pareil. Une bande de mecs dans des cavernes et avec un budget de 100 000$ auraient pu se moquer du Norad, piloter des 767 comme des F-22, les utiliser comme missiles, faire tomber 3 tours au WTC sans causer de dommages collatéraux, pèter une partie du pentagone, provoquer des incendies dont la chaleur fait maintient l’acier en fusion pendant 3 semanes pour ensuite ne laisser aucune trace, les avions de titane et d’acier ayant tous été vaporisés?

    En plus, fait incroyable : LA MOITIÉ DES KAMIKAZES ONT SURVÉCU À LEUR COUP! WoW.

    En admettant que le 11 septembre était un coup d’Al Qaeda, pourquoi avoir laissé filer Ben Laden avant, pendant et après?

    C’est un signe de lucidité que de refuser d’entrer en Guerre pour des mauvaises raisons (i.e. la construction d’un pipeline, ainsi qu’une route reliant l’Afghanistan à l’Iran, prochaine étape du Georges W. World Tour). Mais pour ceux qui trouvent le Québec moumoune ou isolationniste, faites votre part, soyez cohérents et allez vite vous enrôler, au lieu de jouer les gérants d’estrade. Aucune excuse : ils prennent n’importe qui et paient très bien.

    Donc, David, bum, Ben, Hugo, Ivellios, et les autres partisans de l’interventionnisme militaro-commercial, assumez-vous, nom de Dieu.Un gérant d’estrade au Hockey ne peut pas joindre les rangs du Canadien de Montréal, mais dans l’armée, c’est possible. Mieux, je vais « linker » cette page à une de mes connaissances, recruteur dans l’Armée, il n’aura pas de misère à « inciter » ces futures recrues prêtes à défendre la Patrie des cultivateurs de Pavot, et paver la route vers Théhéran.

    À moins, bien sûr que vous ne soyez du genre à dire « On DOIT aller en guerre! » en utilisant le « ON » de la bonne façon, c’est à dire, en excluant la personne qui parle. Ce qui doit être le cas. En tout cas, c’est pas tous les jours qu’on peut prendre la mesure du courage et de l’intégrité de purs inconnus. Voici votre chance!

    Alors vous y allez?

  24. @Eric Bondo:
    Après vérification, j’admet que la BFC est dans le compté de Bourget, mais le but de cette intervention était de démontrer que le BQ possedait le compté. Je me trompe sur ce point ?

    Et pour la théorie de l’isolationnisme, ce n’est pas moi qui en ai parler, mais hugo M., et je ne suis pas totalement d’accord avec lui, car j’habiterais au koweït ou en Arabie Saouhdite et je ne me sentirais pas plus concerné par cette guerre que je le suis présentement dans mon salon à Montréal.

    Mais comme c’est à moi que vous vous adressez, je vais vous répondre tout de même.

    Quand vous parlez des 3 tours du WTC, je ne vois pas ou est la troisième. Si vous parler de la tour #7, sachez, monsieur Bondo, que la propriétaire a admit et avouer qu’elle voulait la faire démolir. C’est seulement une coincidence le fait qu’elle ai pris feu et soit tombé. Mais bien sur, les conspirationnistes vont dire que c’est mensonges et que le gouvernement états-uniens a délibérement détruit cette tour.

    Si le monde, à mon avis, pensent que les États-Unis sont la pour de mauvaises raison, c’est parce qu’on les voient uniquement dans des conflit au moyen-orient, ou ils ont des intérêts. J’agirais de même moi aussi si j’étais un gouvernement. Mes intérêts avant celui des autres. Quand la région sera calme, j’irai ailleurs, c’est ça la politique. D’ailleurs, on agit tous comme ça, à la maison. On fait ce qu’on a à faire et ensuite, on va aider le chum qui a besoin d’un coup de main pour peinturer ou refaire son garage. Comparaison douteuse, mais le principe est là !

    Bien sur quand les États-Unis vont aller au Darfour, la population mondiale va penser qu’ils veulent faire un bon coup de publicité. Ils sont baisés de tout les côtés: Ils vont pas aider, ce sont des sans coeur; ils vont aider, c’est juste de la publicité.

    Pour le recrutement, ça va me faire plaisir d’y aller. Bon salaire, bon avantages sociaux et bonne retraite. Et j’aurai ENFIN la chance de pouvoir entrer dans l’armée. J’ai essayer à 17 ans et je me suis fait refuser l’accès. Peut-être que cette fois, je vais avoir plus de chances !

  25. @ Hugo M

    Ton commentaire #21 est tellement pertinent.

    C’est comme un prof qui se fie au nom qu’on retrouve sur le dessus d’un travail pour donner sa note au lieu de le coter sur son contenu. Et on a tous connu un prof qui corrigeait comme ça.

    Ce n’est pas l’auteur qu’il faut juger mais ses arguments.

    Rejeter du revers de la main un document parce qu’on n’aime pas le petit monsieur qui le signe témoigne d’une fermeture d’esprit que l’on ressent beaucoup sur ce blogue.

    Prendre les points un par un et les analyser: voilà une belle preuve d’intelligence!

    J’aurai justement un service à demander bientôt à Louis qui va exactement dans le sens de ton commentaire Hugo. Je vous en ferai part s’il accepte.

  26. « Retourne faire tes devoirs David. Quand tu auras mieux à citer qu’une organisation servant de sous-main à la CIA et financée par le plus haut gratin du monde et idéologiquement reliée aux néoconservateurs, tu repasseras. »

    Crime Louis, dans l’extrait que tu publies, il y a pleins de bonnes choses mais tu craches sur l’ensemble!

    C’est quoi ça?

  27. @Ivellios

    On peut différer d’avis, mais je ne peux que saluer les gens conséquents.

    Comme disent les anglais : « You put your money where your mouth is. »

    Quant à la base, ce n’est sûrement pas à Westmount qu’on irait installer une importante base militaire. Il faut être près de son bétail, i.e. les pauvres prêts à jouer à la roulette russe pour un bon salaire, une bonne retraite etc.

    En passant, vous avez probablement tous lu qu’aujourd’hui, c’est Bagotville qui empoche.
    300 millions $.

    Pour un pays qui se prépare à se retirer (2009) de l’Afghanistan, je trouve qu’on se crinque pas mal.

  28. @ bum intello

    La réponse #22 de Louis n’a fait que confirmer ce que je disais. Les sources crédibles, pour lui, ne sont crédibles que dans la mesure ou elles s’alignent sur les leitmotiv de la philosophie à laquelle il souscrit. Malgré ce que Louis dit, ce n’est pas le fait que Carnegie soit un think tank de droite qui l’embête, c’est le fait qu’il présente des arguments différents de ce qu’il croit. La preuve de cela c’est que s’il fallait que le groupe Carnegie publie un texte critiquant les faiblesses d’une stratégie de lutte militaire contre des insurgés, il s’empresserait en jubilant d’y référer en disant: « Même un think tank de droite le dit, donc c’est doublement vrai ! » Le pire, c’est que des textes très critiques de la stratégie de l’administration Bush existe déjà dans Foreign Affairs ou Foreign Policy, suffit de faire une recherche dans les articles des dernières années, ce qui prouve bien qu’il ne sont pas vendus comme veut le croire Louis…

    Les anglophones disent: « An ideologue is someone for whom ideology trumps evidence ».

    Autrement dit, consciemment mais aussi inconsciemment les idéologues tronquent, escamotent ou déforment la réalité pour qu’elle « fitte » et soit synchronisée avec leur idéologie. C’est normal car leur idéologie représente leur cadre de référence pour comprendre le monde. Sans elle, ils sont bouleversés, insécurisés.

    Placé devant des arguments solides ou des faits réels qui viennent contredire des parties de l’idéologie, les idéologues les rejettent tout simplement non pas en tentant de les discuter sérieusement et ouvertement, mais en trouvant un autre angle d’attaque sans aucun rapport avec la nature de la discussion. Celui de faire un procès d’intention est l’une des techniques les plus connues.

    Et c’est malheureusement ce qui se produit. L’autre jour, j’ai « osé » faire référence à un reportage du International Herald Tribune et Zach m’a dit que j’étais bien innocent car le proprio du groupe Herald Tribune était un « oligarque qui supporte Israël »… Mais sur l’article lui-même, pas un traître commentaire…

  29. 1- Louis parle de la réouverture du Collège militaire comme s’il n’y avait pas déjà une base là-bas. Pourtant, même si le collège militaire est fermé depuis 1994, la base et l’école des langues des FAC sont toujours là. C’est pas le fait d’y ramener un cours d’élève-officier de deux ans qui va transformer la région. Par contre, ça va peut-être aider à renforcer le bilinguisme et le français dans les forces armées.

    2. Oui, il y a un part électoraliste dans ça, et après?

    3. Louis, ayant déjà porté l’uniforme, je trouve tes propos au sujet de nos soldats insultants au plus haut degré. Tu as beau être contre la guerre, et c’est ton droit le plus strict, mais les soldats ne font que leur job, qui consiste souvent à protéger ton droit à leur chier dessus. T’es pas obligé de les applaudir, mais t’es pas obligé de les insulter non-plus.

    4. @ Hugo: bravo pout tes interventions. Elles sont un vent de fraicheur ici ou les principaux intervenants ont bien souvent tendance à vouloir taire le message en tirant sur le messager.

  30. Les Soldats Canadiens, c’est quand la dernière fois qu’ils ont protégé notre beau pays?

    On peut à la limite être fier de ce qu’ils ont fait comme casques bleus, pour les autres, moins fier lorsqu’ils travaillent pour les pétrolières, comme dans ce cas-ci.

    La protection indirecte, préemptive, bla bla bla. On est les voisins des USA. Nous avons une armée de pacotille (Harper a annoncé autant d’investissement dans les 5 prochaines années que ce que les Américains dépensent en un mois)avec, cependant, les meilleurs uniformes du monde. Anyways, aucune armée conventionnelle n’a l’intention de nous attaquer, et c’est la GRC qui fait la job anti-terroriste sur notre territoire. Et, eh oui, à part peut-être depuis qu’Harper est premier Ministre, et encore, on a pas d’ennemis.

    Le terrorisme n’est pas un ennemi, c’est un concept abstrait. À moins d’avoir un régime politique stalinien qui s’attribue le monopole de la terreur à l’échelle planétaire, chaque système aura ses résistants, et parfois ils useront de violence pour arriver à leur fin. La guerre au terrorisme ne peut avoir de fin, tant que la peur existera en chaque homme.

    Quant à l’opinion de Louis sur le Carnegie institute, j’aimerais simplement spécifier qu’un think tank, l’expression le dit précisément, est une « boîte à penser ». Étrange de se faire servir par Hugo la réthorique de l’idéologie pour prendre la défense de « boîtes à penser ».

    C’est pour ça qu’ils sont si faciles à citer.

  31. Hugo,

    que pourrais-je ajouter de plus à ton commentaire 28?

    Rien.

  32. ….Mais c’est vrai: comment peut-on être contre la guerre et en même temps appuyer des soldats qui la font et qui s’en vont tuer en notre nom?

    Right on man !

    Les voteurs sont tous des putes à différent prix. Il y a longtemps que les politiciens, leur miroir, le savent et s’en servent, qui s’assemblent se ressemblent.

    Pour ce qui est de la soldature, je ne crois pas qu’il n’y ait rien de plus ridicule qu’une « carrière militaire ». Oui, il y a ces mamans chéries qui braillent fièrement en envoyant leur fils à la mort. Selon moi, elles aussi sont un peu zinzin ou zinzine(?).

    Le Québec a autant besoin d’une armée que d’un trou dans tête !

    Sauver le Darfour !!! Allons donc. Nos réseaux de circulation, nos égouts en fait, toutes nos infractructures sont en déconfiture, le gouvernement insiste qu’il n’a pas d’argent et nous allons dépenser des millers de $ pour aller au Darfour ? Pour quoi faire ? Charité bien ordonnée commence par soi-même.

    Policer la planète, le rêve de la « nouvelle » démocratie qui exige la guerre préventive. Pure paranoïa.

    À moins que nous nous soyons tous trompés, que la civilisation soit un outil pour rendre les hommes encore plus tordus, plus insensibles, détachés complètement de la nature qu’ils prétendent vouloir sauver en continuant à la polluer en catimini parce que les voteurs et les autres ne veulent pas changer d’un iota leur façon de vivre.

    Les démocrates d’aujourdd’hui lancent des cris de guerre et nourrissant le complexe militaro-industriel. Ils sont déboussolés, ne savent plus ni négocier, ni écouter et c’est bien dommage.

  33. Justement, le Québec a besoin d’un trou dans la tête ! lol

  34. Ni d’un trou dans tête, ni d’un bum intello !

  35. Joyeux Noël décembre!

    Hé Hé dirait Renart!

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