Made in China

Je lis un livre qui est en train de changer ma vision du monde: Chine-USA, la guerre programmée, de Jean-François Subsielle. Ce livre explique de quelle façon la croissance effrénée de la Chine n’aura d’autre conséquence, à terme, que de mener vers un affrontement entre les États-Unis et la Chine et de quelle façon toutes les politiques étatsuniennes actuelles n’ont qu’un seul but: nuire à la Chine en la privant des ressources nécessaires à son développement futur.

En effet, si j’affirmais dans le texte Députés ou Croisés? que les buts de la guerre en Afghanistan étaient d’encercler l’Iran, d’endiguer la Russie, de permettre la reprise de la culture du pavot et de permettre la construction d’un oléoduc vers le sud-est asiatique, il me semble de plus en plus que j’ai oublié un objectif central: nuire à la Chine en l’empêchant de sécuriser ses sources de pétrole (en Iran, ou dans les ex-républiques soviétiques d’Asie centrale), elle qui est archi-dépendante des importations de l’or noir pour sa croissance économique.

C’est pour cette raison que les États-Unis auraient envahi l’Irak: dans un contexte où le pétrole sera de plus en plus rare et coûteux (à cause du pic pétrolier), il ne fallait pas seulement s’accaparer de cette ressource mais surtout empêcher le Dragon chinois et son milliard et demi d’habitants d’en prendre possession. Car jusqu’au moment de l’attaque, la Chine avait déjà conclu une entente pour sécuriser 30% de sa consommation de pétrole à partir de l’Irak dès que les sanctions internationales seraient levées. Mais évidemment, la guerre a effacé cette entente…

En clair, les États-Unis seraient déjà en guerre contre la Chine, mais ne peuvent pas la menacer directement pour une raison bien précise: elle est l’Usine du monde, fournissant près de 80% de la marchandise de Wal-Mart, par exemple. Dans ce contexte, on assiste à une confrontation larvée entre les néoconservateurs, partisans du Project for a New American Century, qui veulent endiguer la Chine et l’empêcher d’accéder au rang de superpuissance capable de menacer l’hégémonie étatsunienne, et les néolibéraux, qui profitent de la main d’oeuvre bon marché chinoise.

Par ailleurs, ce qui milite le plus pour une guerre entre les deux pays serait, selon Susbielle, leurs ressemblances économiques. Car si l’URSS menaçait les États-Unis, ils ne jouaient pas dans le même carré de sable: on pouvait se contenter de mettre un mur et d’endiguer la menace. Mais dans le cas présent (et futur, puisque la Chine devrait dépasser les États-Unis vers 2020 au niveau de la parité du PIB), la Chine est en compétition directe avec le pays de l’Oncle Sam; chaque gain pour la Chine est forcément une perte pour la puissance hégémonique actuelle.

Cependant, malgré ces ressemblances, il existe une différence de taille entre les deux pays: le régime politique.

« Dans la course universelle à l’efficacité qui domine le monde néolibéral, la Chine a pris une longueur d’avance dans bien des domaines. Dans le mode de désignation des élites, d’abord, la démocratie part avec de lourds handicaps. Sélection du candidat, campagne électorale et chasse aux suffrages, autant d’étapes obligées qui sont par trop aléatoires pour offrir un degré suffisant d’efficacité.

Est-ce à l’opinion publique, inconstante et volage, de décider qui, parmi les prétendants, est le plus apte à diriger le pays? Faut-il plutôt confier ce choix à un comité central, avatar à l’echelon du pays du conseil d’administration d’une entreprise? La dictature de l’efficacité milite pour le second terme de l’alternative. »

Bref, le régime chinois est mieux adapté à la mondialisation des échanges que celui des États-Unis, même si ce dernier fait des efforts pour limiter la démocratie depuis quelques années.

Finalement, il faut le constater: non seulement la Chine a un régime politique plus efficace pour la nouvelle économie, mais elle est plus populeuse que les États-Unis, a une croissance supérieuse basée sur des activités productrices (contrairement à l’économie du tertiaire étatsunienne), possède une plus grande homogénéité ethnique, et est en voie de supplanter les États-Unis à tous les niveaux économiques.

D’où le désir de ces derniers de ne pas céder leur place de numéro un mondial et de lutter – de toutes les façons possibles – contre la Chine.

Tout ceci me rappelle un autre livre, immédiatement best-seller à sa sortie en 1988, et qui avait prophétisé la fin de l’URSS: Naissance et déclin des grandes puissances, de Paul Kennedy. Un volumineux chapitre traite de ce qu’il appelle « la crise des puissances moyennes » et qui est en fait l’incapacité des puissances régnantes à faire face à la montée de puissances secondaires qui sont appelées à devenir des superpuissances. Par exemple, c’est l’incapacité de la « vieille Europe » à accepter sa perte de vitesse économique et à satisfaire les ambitions d’une Allemagne en pleine expansion à la fin du 19e siècle qui a mené aux guerres subséquentes.

En ce sens, la guerre est la grande révélatrice: elle rebrasse le paquet de cartes et révèle à chacun sa place réelle dans le monde. Et c’est une étape obligée, car l’histoire de l’humanité ne montre que peu de cas cas de superpuissances acceptant paisiblement de perdre leur statut au profit d’une autre. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien si Kennedy voit dans la Chine, au moment où il a écrit son livre (en 1986, soit bien avant qu’elle devienne si puissante!) une future concurrente pour le rôle de superpuissance mondiale.

En conclusion, il y a tout lieu de penser que les politiques militaires actuelles étatsuniennes visent à endiguer la Chine et à l’empêcher de devenir une superpuissance menaçant les intérêts de l’Oncle Sam dans le monde. Que ce soit la soi-disant guerre au terrorisme (particulier, considérant l’historique de terrorisme des États-Unis), la guerre en Afghanistan, la guerre en Irak, les opérations de déstabilisation au Vénézuela, les menaces à l’encontre de l’Iran, tout ceci ne sert qu’un seul et même but: empêcher la Chine de prendre la place des États-Unis comme seule superpuissance mondiale.

Et c’est justement en luttant contre l’inévitable que les États-Unis pourraient éventuellement nous diriger vers la pire des guerres…

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21 Réponses

  1. J’irais pas mettre tout sur le dos des États-Unis, mais ça va être très intéressant.

    On devrait interdir de suite les armes nucléaires. Faudraient pas tous s’exterminer non plus…

  2. À voir la réaction des États-Unis face à la Corée du Nord, ou même à l’Iran, je crois que les États Unis jouent à fond la carte du positionnement, mais ne veulent pas s’embarquer dans une guerre contre les chinois, guerre qui pourrait facilement dégénèrer en conflit nucléaire. Tous y seraient perdants.

    Ils ne savent pas grand chose non plus sur l’armée chinoise, si ce n’est qu’elle est immense et à jour technologiquement.

    Les États-Unis sont comme un homme qui se débat dans le sable mouvant. Certes, ils ont les moyens militaires de faire beaucoup de dommages, mais leur base économique est au bord de l’effondrement. Pas de cash, pas d’armée. Pas de cash, attache ta tuque, les tensions civiles sont encore très vives. L’Amérique est aussi possédée par des intérêts étranger, saoudiens entre autres.

    Je ne m’inquiéterais pas trop, si ce n’est que nous, Québécois et Canadiens, exportons bien trop aux USA. Et ça nous fragilise en même temps qu’eux.

  3. La Chine premiere puissance… peut-etre ce n’est pas impossible par contre….

    Une population vieillissante alors que la chine est encore un pays du tier-monde,

    un ratio gars/fille qui fait qu’il va avoir une penurie de 70 millions de fille en 2020,

    des problèmes environnementaux qui n’ont aucun sens, je crois que c’est 16 des 20 villes les plus pollué au monde qui s’y trouve…

    une corruption généralisé

    et un peuple qui commence tranquillement pas vite à se révolter(liser un peu les journaux autre que ceux du quebec….)

    Voilà ce qui risque de nuire à la chine et qui pourrait permettre à nos voisins et amis américains de rester numéros 1

    D’ailleurs question PIB, un article interessant la desus
    http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1244.php

    Oublier pas que lorsqu’on lit les journaux de 1965 l’URSS est supposé dépasser les USA autour de 1980… hehehe

    Enfin, en dehors de l’économie, la guerre nucléaire entre Chine et USA ca pourrait surement faire un bon film, mais la on vit dans la réalité

  4. Des hypothèses intéressantes, mais l’auteur saute aux conclusions un peu vite. Des 2 grandes futures superpuissances économiques, soit l’Inde et la Chine (certains ajouteraient le Brésil, mais ne compliquons pas inutilement les choses), je parierais plutôt sur le cheval indien.

    Il est déjà prévu que la population de l’Inde dépassera bientôt celle de la Chine. L’Inde est déjà beaucoup mieux intégrée au système économique mondial. C’est une démocratie, loin d’être parfaite bien sûr, mais qui fonctionne et qui a su gérer ses tensions sociales depuis plusieurs décennies mieux que la Chine.

    Mais ce n’est pas juste cela qui me fait parier sur l’Inde. C’est d’abord et surtout le fait que le développement chinois ne pourra se poursuivre sans une profonde remise en cause de son régime politique. Il va sans dire qu’une telle remise en cause, sans obligatoirement provoquer un autre Tienamen sanglant – ou pire que Tienanmen – secouera la société chinoise pendant longtemps. Son développement économique piétinera ou en souffrira le temps qu’elle règle ses problèmes domestiques.

    On oublie souvent qu’il ne peut y avoir de développement social et économique durable et persistant sans un régime de libertés légales, qui reconnaît le droit de propriété et par le fait même, la capacité pour un individu d’améliorer son sort et de pouvoir bénéficier du fruit de son travail. Les libertés légales suppose évidemment la liberté politique, la liberté de critiquer, de discuter pour faire progresser les choses. D’ailleurs, la grande majorité des entreprises chinoises sont profondément inefficaces et plusieurs d’entre elles feraient faillite si ce n’étaient du soutien des banques d’État chinoises qui les font vivre à bout de bras grâce aux réserves de devises gigantesques que l’immense surplus commercial chinois procure au pays. La pensée critique, la reddition de comptes qui font intégralement partie des économies de marché sous régime démocratique n’existe que peu en Chine.

    Bref, toutes ces libertés, la Chine ne les possède pas, et le Parti communiste chinois fait tout en son pouvoir pour retarder le jour ou il devra faire face à la marmite des revendications sociales et politiques qui sont nourries par son fulgurant développement.

    Cela avait semblé astucieux au départ d’adopter des politiques économiques « capitalistes » tout en gardant le contrôle total du système politique pour éviter la débande que Gorbatchev avait imposé à l’URSS avec sa politique de glasnost (transparence) et perestroika (réforme).

    Mais aujourd’hui, on s’aperçoit que tout cela n’est qu’une bombe à retardement qui causera un tort considérable à la Chine.

    Donc ce n’est pas pour demain la fin des États-Unis comme superpuissance. Le peuple américain possède une capacité de résilience et de rebond remarquable. Les Américains sont capables du pire et du meilleur. Leur démocratie est vigoureuse et capable de se regénérer et de se purger de ses excès.

    Bien sûr, je soupçonne que l’anti-américanisme souvent primaire dont on fait preuve nous fait souhaiter sècretement la chute prochaine des États-Unis. C’est ce qui rend ce genre de bouquin si plaisant. On aurait évidemment plus tendance à bouder un bouquin qui amènerait des arguments contraires sur la continuation des États-Unis comme superpuissance planétaire.

  5. Les USA ont déjà perdu.

    C’est l’Asie et non seulement la Chine.

    La coalition: Chine, Iran, Inde, Russie, et éventuellement Iraq.

    Les Chiites prendront le pouvoir sur le pétrole.
    Iraq, Iran, Arabie Saoudite, Pakistan.
    Le Kowait suivra, et lepipeline Indo-Pakistanais-Iran-Chine, passera par l’Afghanistan.

    L’armée USA est à bout de souffle et est même pas cappable d’envahir « convenablement » un petit pays comme l’Iraq. Israel a échouée contre le Liban.

    C’est terminus.

  6. Politiquement, les États-Unis sortiront affaibli de l’aventure irakienne pour un certain temps.

    Mais militairement et économiquement, ce n’est même pas une égratignure sur leur potentiel. Vous n’avez qu’à comparer l’effort national titanesque en hommes, en $ et en sueur que les Américains ont fourni lors de la Deuxième Guerre mondiale et à l’effort fourni en Irak pour réaliser que dans l’ordre des conflits militaires impliquant les États-Unis, le conflit irakien représente bien peu.

    Le déficit américain, qui avait bondi à plus de 400 milliards en 2004, revient maintenant sous la barre des 200 milliards et se dirige au point d’équilibre un peu aprèes 2010…et tout cela malgré un engagement irakien sans relâche depuis 4 ans.

    Non, malgré les apparences que nous donnent les bulletins télévisés en direct de Bagdad, les États-Unis ne sont pas à bout de souffle.

    Contrairement à ce que l’on pense, l’armée américaine a superbement « performé » en Irak. En moins de 3 semaines, le gouvernment irakien avait tombé, les Américains contrôlaient la capitale, et il n’y avait pas de résistance civile contre eux. Game over. Militairement parlant, la machine militaire américaine a exécuté un chef-d’oeuvre opérationnel réglé comme sur du papier à musique.

    C’est la stratégie d’après-guerre qui fut lamentable.

    Le maintien des forces militaires américaines au sein des villes irakiennes fut la première erreur. La Maison Blanche n’a pas compris que 3 semaines après l’invasion, dès avril 2003, la portion militaire était terminée et que la mission devenait presque exclusivement politique. L’armée américaine aurait du se retirer en périphérie, dans le désert de l’ouest du pays et rester sur des bases retranchées. Il faut savoir que le peuple irakien n’était pas nécessairement opposé aux forces américaines, car il savait bien que les États-Unis les débarasseraient du régime irakien. Par contre, une fois cela fait, le peuple irakien ne désirait surtout pas que les Américains s’éternisent. S’ils s’étaient retirés assez promptement des villes, les Américains auraient pu conserver un certain capital de crédibilité. Au contraire, ils ont finalement par s’impliquer jusqu’aux oreilles dans la semi guerre larvée que se livrent les différentes factions irakiennes.

    La 2ème erreur fut d’avoir sous-estimé ou ignoré le « troublemaker » iranien. On le sait, la majorité des Irakiens sont chiites…L’Iran a toujours disposé d’une capacité d’influence considérable sur les chiites irakiens. Remontons un peu dans le temps: on se rappellera que début 2005, les premières élections irakiennes sont un large succès. À cette époque, la stabilité sociale en Irak était bien supérieure à ce qu’elle est aujourd’hui. Les attentats étaient beaucoup plus rares. Malgré les nombreuses embûches, plusieurs estimaient que le pire était peut-être passé….

    Fast foward à l’automne 2005: Ahmedinejad est élu président de l’Iran. Sa politique est en une de confrontation avec les États-Unis. Cela est d’autant plus facile en raison de l’attitude obstinée de l’administration Bush qui refuse toute discussion et tout compromis. Les modérés du gouvernement iranien n’ont d’autre choix que de se rallier à une politique vigoureuse d’affirmation des intérêts iraniens. Cette politique, elle passera principalement par l’Irak. Téhéran multiple les contacts avec les différentes factions chiites irakiennes et finit par provoquer de plus en plus d’instabilité. Ca dure maintenant depuis près de 2 ans avec des pointes variables d’intensité. Ne vous leurrez pas, c’est cette capacité iranienne de faire du trouble en Irak qui a finalemen incité Condoleeza Rice et l’administration Bush à commencer des discussions publiques avec le régime iranien.

    Voilà je crois les principales erreurs des Américains. Les États-Unis sont capables d’envahir et de faire tomber 90% des pays et gouvernements de cette planête en quelques jours. C’est, encore et toujours, la gestion de l’après-guerre qui leur échappe.

  7. Ton analyse est très bonne et je ne remet rien en question mais il faut regarder le développement de la Chine d’un autre oeil. Francois à raison quand il dit que la Chine a une population très vieilissante (résultat des politiques de Deng Xiaoping, « l’enfant unique »), la Chine reste très instable politiquement, à cause de la corruption énorme au sein du Parti « Communiste » et des groupes d’oppositions de plus en plus influents (des groupes pour la démocratie, la secte Falun Gong, des nationalistes), c’est sans compter les nombreuses révoltes paysannes, le niveau d’éducation des enfants qui baisse depuis 10 ans et le retard technologique (surtout dans les logiciels et l’informatique), toutes ces choses vont finir par avoir un impact sur la croissance économique.

  8. Je ne suis pas certain que la Chine conserve une direction autocratique de la société lorsqu’elle se tourne de plus en plus vers le capitalisme.

    Le libéralisme économique rime avec le liberalisme politique. La libre circulation des biens, des personnes et des idées vont de pair. Les soubresauts démocratiques se feront de plus en plus sentir je crois.

    @Louis, j’ai lu l’oeuvre de Paul Kennedy voilà plusieurs années. Vraiment intéressant. Il disait aussi qu’une superpuissance finit toujours par hypothéquée son développement socio-économique par la militarisation qui accapare progressivement plus de revenus de l’État face à la montée d’autres puissances. Exactement la politique que Bush applique présentement en endettant à outrance les Etats-Unis. Je devrais relire ce livre!

  9. De plus, les liens économiques s’entrecroiseront grandement entre les 2 pays. La mondialisation fait disparaître les frontières politiques des nations au profit de l’économie globalisée.

    Une telle guerre est possible, advenant une dépression économique ou un dérapage politique, mais je n’y crois pas vraiment, et ne le souhaite pas non plus!

  10. Et que dire du fait que les Américains empruntent en Chine l’argent pour payer les dépenses militaires de l’invasion en Irak?

    Sachant ça, d’après moi, la Chine a déja gagné la guerre avec les USA avant même qu’elle ne soit déclenché.

    Si les USA quittent l’Irak sans avoir terminé leur mission, ils auront moins d’argent pour rembourser les Chinois et s’ils demeurent, et bien ils devront emprunter encore plus d’argent à ces mêmes Chinois.

    Bref, la Chine est déja gagnante.

    Et quand on sait que lorsque les USA toussent, on attrape la grippe…Ouf! Crise économique à prévoir..

  11. Wooooow, deux secondes… On parle de la croissance économique « supérieure » à celle des États-Unis. Elle est supérieure EN POURCENTAGE. Une augmentation de 100 milliards de dollars représente une hausse de 8% en Chine du PIB, alors que cela augmente le PIB des États-Unis d’environ 1%. Donc, une croissance économique de 8% en Chine équivaut à 1% aux États-Unis. Comme, par année, la croissance économique de la Chine augmente de 5% chaque année et celle des États-Unis d’environ 2%, la croissance américaine est plus forte que celle chinoise. Les économistes remarquent même que la Chine connaîtra un jour un plafond économique. Il ne faut pas uniquement voir l’augmentation en %, mais aussi en chiffres absolus.

  12. Manx: Il faut parler de PIB relatif, car 100 milliards en Chine et 100 milliards aux États-Unis n’ont pas la même valeur. Mais dans tous les cas, en 2020 la Chine dépassera les États-Unis même en absolu, si la croissance économique de cette dernière se poursuit. Et rien n’indique qu’elle ne se poursuivra pas.

    La Chine a tellement d’avantages sur les États-Unis qu’il sera difficile de l’empêcher de devenir numéro un. Son régime politique est fait sur mesure pour le néolibéralisme, sa population est nombreuse, elle est l’usine du monde, elle profit de transferts technologiques importants de corporations occidentales…

    Ce n’est qu’une question de temps avant que la Chine prenne la place qui doit être la sienne: numéro un mondial.

    Et l’Inde pourrait très bien être numéro deux vers 2050…

  13. Hu Jintao est un sanglant barbare. Il aura tôt ou tard déclenché l’offensive vers les USA et ces derniers iront à l’arme atomique pour éliminer cette partie du globe. Bien avant 2050.

  14. @ Louis: Ouais, mais ça c’est du à du calcul intégral très simple. Si la croissance augmente de 5% par année contre un 2% de l’autre côté, il est rapide de voir la Chine supplanter l’autre. Par contre, les économistes ne croient pas que la croissance de la Chine sera éternelle. Un jour, elle va commencer à diminuer progressivement pour rejoindre le classique 2% de croissance annuelle de la majorité des pays.

  15. ……..Contrairement à ce que l’on pense, l’armée américaine a superbement “performé” en Irak. En moins de 3 semaines, le gouvernment irakien avait tombé, les Américains contrôlaient la capitale, et il n’y avait pas de résistance civile contre eux. Game over. Militairement parlant, la machine militaire américaine a exécuté un chef-d’oeuvre opérationnel réglé comme sur du papier à musique……Hugo

    hahahahahahahahaha………hahahahahahaha

    Bien sûr, la plus forte armée du monde contre « rien », même 3 semaines, moi je trouve que c’est très long et très peu performant.

    Pour le reste, l’action américaine en Irak est minable.

    Maintenant, nous savons que les blessés qui en reviennent ne recoivent pas les soins auxquels ils devraient avoir droit, que l’Amérique ne performe pas là non plus ! Salut

  16. Aux cartomanciens en herbe.

    Vous qui prédisez l’avenir en feignant un petit doute, faites-nous donc le plaisir de nous renseigner sur quand commencera l’été 2007 qui tarde depuis le « chauffage de la planète ». Merci.

  17. Beurf, il faut savoir que le climat n’est pas quelque chose de stable, mais de statistique. Cela signifie qu’il peut y avoir un écart. Au lieu de regarder ta ville, regarde le monde entier, et tu verras qu’au global, la planète se réchauffe. Demain, il fera 26 à Paris (température classique) même s’il fait plus froid ici. Il fera 29 à Regina, 34 à Orlando et 36 à Rome. Et ce, même si on se les gèle ici temporairement. N’oublions pas que la hausse de température au XXe siècle a été de 0,5 degrés, ce qui est déjà inhabituel et aurait causé certains dérèglements. D’ailleurs, la moyenne de 1990 à 2007 de température globale est de 1 degré supérieure à celle du XXe siècle.

    Comme le disait Nancy Todd du New Alchemy Institute: « Si nous avons tord, au moins aurons-nous le mérite de n’avoir nui à la vie de personne. » (Elle parlait d’alternatives à l’énergie nucléaire, mais cela peut bien s’appliquer à la théorie climatique; mieux vaut prendre ces conséquences pour vraies et agir, que de les voir comme fausses pour s’apercevoir de son aveuglement, un peu trop tard).

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