Quel modèle canadien?

Après avoir aligné bêtement la politique militaire du Canada sur celle des États-Unis, voici que Harper fait de nouveau dans l’à-plat-ventrisme devant Washington en cherchant à donner des leçons au Vénézuela. Notre « cher » premier ministre entend proposer le « modèle canadien » au pays de Hugo Chavez en tant que système de rechange à la révolution bolivarienne. Mais quel est ce système canadien, au fait?

S’agit-il de ce système qui est en train de s’américaniser à grande vitesse et où les inégalités sociales explosent, à l’image du pays de l’Oncle Sam? On devrait donc remplacer les politiques redistributrices de la richesse vénézuelienne par un système où l’égalité des chances a été remplacée par la loi de la jungle? Bien sûr que la situation canadienne est actuellement plus enviable que celle du Vénézuela; mais quand on regarde la pente descendante sur laquelle notre pays semble se diriger, et quand on compare aux progrès vénézueliens dans ce domaine, il y a de quoi se questionner sur la pertinence de ce « modèle canadien ».

S’agit-il alors de ce système incapable de satisfaire ses divers communautés culturelles, notamment les Québécois et les Autochtones? Ce pays où les premiers ont le désir depuis quarante ans de faire l’indépendance et où les seconds sont confinés à de petites réserves et doivent bloquer des routes pour se faire entendre. Tandis qu’au Vénézuela, les terres ancestrales des Amérindiens ont été reconnues, sont protégées, et des postes de députés à l’Assemblée leur sont destinés. On est loin ici de la crise d’Oka dans un pays pourtant beaucoup plus marqué par les peuples autochtones que le nôtre.

C’est quoi, le modèle canadien?

Rien du tout. Juste un concept creux, qui ne représente rien du tout. Un modèle, c’est quelque chose d’unique, de particulier. Un modèle, c’est un système qu’on copie ou qu’on dénonce, mais qui a le mérite d’être original et inventif. On peut donc parler du modèle vénézuelien, puisque ce pays s’est lancé depuis une dizaine d’années dans une véritable révolution, s’attaquant à l’accumulation honteuse de richesse entre quelques mains et s’assurant que la population puisse mieux vivre. Mais un modèle canadien? Pas du tout!

En effet, si le Canada a déjà été le fer de lance et un modèle pour le monde grâce à son fédéralisme basé sur les droits de la personne et le multiculturalisme, aujourd’hui le pays est à la remorque des États-Unis. Nos éditorialistes de journaux corporatifs, nos députés – nos élites quoi! – réclament une américanisation croissante de la société, et il serait assez difficile de nier que c’est ce qui se produit.

Et c’est ça qu’on veut offrir au peuple vénézuelien?

Non merci! On est encore assez intelligent en Amérique du Sud pour voir que Bush fait faire sa sale job par un autre et que Harper n’a pas la moindre crédibilité pour parler d’un hypothétique « modèle canadien ».

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33 Réponses

  1. Salut Louis,

    C’est une drôle de coïncidence; je viens de publier un billet portant le même titre et traitant du même sujet sur mon blogue. Je ne vois pas non plus quel genre de modèle intéressant le Canada aurait bien à proposer aux sud-américains.

  2. Le modèle canadien est celui du pays-ressource. Un pays regorgeant de ressources naturelles, qui les exploite pour les exporter vers des marchés plus industrialisés, qui les transforment et les revendent sur leur marché, avant de le ré-importer au Canada. Et disons-le, ça ne marche pas très bien économiquement.

    Je suis plutôt de l’avis de Chavez à ce niveau pour l’Amérique latine: une union bolivarienne. Cette idée date de plus d’une centaine d’année et créerait une sorte d’Union Européenne en Amérique latine. Ainsi, ces pays pourraient s’emprunter de l’argent, au lieu de quêter leur prêt au FMI, qui hausse leur taux d’intérêts dès qu’une mesure déplait à la Maison Blanche ou dès que le pays se détache du « modèle canadien » de pays-ressource qui exporte ses produits aux Américains. Qui plus est, cela fournirait enfin un pouvoir politique important et non-négligeable dans l’hémisphère Sud, et pourrait peut-être y créer une classe moyenne plus forte et… disons-le, existante.

  3. Un autre qui personne qui décide de critiquer la société lui procurant un niveau de vie remarquable pour chanter les louanges d’une société qui est a tout point de vue pire que la notre.

    C’est drôle de vous voir critiquer les « élites » canadienne alors que les élites vénézuéliennes sont bien pires. Les médias sont revenus un outil de propagande de l’état où la critique du pouvoir est impossible.

    Et que dire des élites politiques qui s’en mettent plein les poches:

    « The booming economy may make elective surgery and luxury vehicles affordable for the upper-middle class, but the Venezuelans who are amassing the immense fortunes are the Boliburguesa, or the members of President Chávez’s inner circle. (The name refers to the president’s leftist Bolivarian revolution and the bourgeoisie.) Boliburgueses had constructed mega-mansions in the most storied Caracas neighborhoods and bought spanking new jets. A journalist friend who shadowed one of Chávez’s closest allies was chauffeured around in a bulletproof BMW, flanked by Korean bodyguards who can allegedly brain a would-be assailant with a butter knife at a distance of 20 meters. “It was like something out of Goldfinger,” my colleague said, still somewhat incredulous. Just as bizarre was his description of a Caracas sushi restaurant that had been enthusiastically recommended: rare tuna could be served—for an exorbitant fee—on the belly of a woman in the buff.

    To be sure, this hedonism is out of reach for the great majority of Venezuelans. Even with the billions of dollars that have arrived in the country, four out of 10 residents subsist on two dollars a day or less. »

    (http://www.theamericanscholar.org/sp07/letterfromcaracass-starr.html)

    Nos commandites c’est de la petite bière comparé à ça.

    Et que dire des libertés politiques:

    « Venezuelans of all stripes may have no choice but to accept Chávez’s continued rule. He has used his time in office, and his country’s ample resources, to consolidate a formidable political machinery whose power is based not only on its ability to hand out rewards to supporters, but also to punish its opponents by systematically denying them access to employment and public services. Every arm of the state, from the tax collection agency to the judicial system, is being used to ensure that Chávez’s opponents pay a high cost for their political opinions.

    The centerpiece of this system is the elaborate Maisanta database, an electronic registry of the political allegiances of 12.4 million Venezuelans. In what Venezuelan economist Ana Julia Jatar has termed a “21st century apartheid,” the list is routinely used by government offices to screen job applicants and those seeking social assistance. The Inter-American Commission on Human Rights is currently processing 780 cases of political discrimination against signers of the petition to hold the 2004 recall referendum. Only time will tell whether Chávez’s elaborate system for the suppression of dissent will be sufficient to counteract the effect of an economic downturn. »

    (http://www.foreignpolicy.com/story/cms.php?story_id=3685)

    Même chose pour la supposé meilleur redistribution de la richesse.

    « The most commonly cited statistic in defense of the Chávez-helps-the-poor hypothesis is the decrease in poverty rates, from 42.8 percent when he took office in 1999 to 33.9 percent in 2006. But this decrease is neither unprecedented nor surprising, given that the Venezuelan economy is in the midst of an economic expansion fueled by a five-fold increase in global oil prices since his first term began. Historically, drastic declines in poverty in Venezuela are associated with periods of substantial real exchange appreciation similar to the current one. The last such episode, which lasted from 1996 to 1998, coincided with an even larger decline in the poverty rate, from 64.3 percent to 43.9 percent. The fact that Venezuela is presently running a fiscal deficit despite unprecedented global oil prices signals that the current improvement, just like previous ones, will sooner or later be reversed.

    A full reading of Venezuela’s health and education statistics shows no signs of the dramatic turnaround in well-being often claimed by the Chávez government and its supporters. For instance, the percentage of newborns who are underweight actually increased from 8.4 to 8.8 percent between 1999 and 2004. The infant mortality rate has declined, but it has been declining steadily since the 1940s. There isn’t even much evidence that the government is trying to do more for the poor. The average share of social spending, excluding social security, has actually decreased during the Chávez administration (29.3 percent for the period from 1999 to 2004, in contrast to 31.5 percent for period from 1990 to 1998 before Chávez was in office). »

    (http://www.foreignpolicy.com/story/cms.php?story_id=3685)

    Mais si les valeurs de la société vénézuélienne sont si extraordinaires et si les valeurs de la société canadienne sont si mauvaises, pourquoi vivez-vous encore ici ?

  4. « Le modèle canadien est celui du pays-ressource. Un pays regorgeant de ressources naturelles, qui les exploite pour les exporter vers des marchés plus industrialisés, qui les transforment et les revendent sur leur marché, avant de le ré-importer au Canada. Et disons-le, ça ne marche pas très bien économiquement. »(Manx)

    C’est en plein çà.
    Une colonie Anglo-Américaine, dans laquelle il y a un Québec occupé.

    Harper devrait se teindre la peau en noir et crier « collabo’ation! collabo’ation! »

  5. David, l’élite corrompue et richissime dont tu parles n’est pas vraiment le gouvernement. C’est la PDVSA, l’industrie pétrolière du Vénésuela qui a été nationalisée par Peres autour 1975. Peres l’a laissé devenir un État à l’intérieur de l’État et les américains en ont bien profité.

    C’est une mafia puissante et elle agit exactement comme les autres puissances pétrolières du monde (évasion de taxes,etc…). Ses dirigeants tentent de la privatiser et sont supporté par les américains biensûr qui en aura le contrôle.
    Mais il y a des dirigenats qui sont enclins vers Chaves.

    C’est à cet État dans l’État que Chaves fait face et doit régler pour distribuer la richesse. Il a quand même fait des progres.

  6. Qui aurait cru, du temps où il n’était qu’un modeste fils d’instituteur, qu’Hugo Chavez-Frias installerait son père gouverneur de l’État de Barinas, son frère ministre de l’Éducation, et son cousin à la vice-présidence de l’entreprise publique qui gère les immenses réserves pétrolières du Venezuela?

    (texte complet ici)

    Oh oui! Il l’a l’affaire ce Chavez, tellement mieux que Harper! Je me demande ce qu’on dirait si Harper installait son père comme Lieutenant-Gouverneur…

  7. Je suggère qu’on exporte notre modèle québécois!

    @Zach Gebello
    Tu devrais suivre les conseils de David et quitter St-André pour aller vivre au Vénézuela!

  8. Le modèle de pays-ressource fonctionne très bien au Canada, mais n’est pas fonctionnel en Amérique du Sud. Je n’ai jamais parlé de Vénézuela, j’ai parlé d’Amérique du Sud et de projet de révolution bolivarienne. Le but de cela est d’unir les pays sud-américains dans des traités communs, favorisant le commerce entre ces pays et abattant certaines barrières, pour que le commerce profite auxdits pays et qu’ils puissent accroître leur capital politique, comme l’axe européen l’a fait en se détachant des États-Unis, qui contrôlaient toute l’Europe de l’Ouest après la 2e GGM, au moment où ils ont accordé des prêts à la reconstruction des pays alliés qui ont souffert de la guerre et qui les soutenaient, en échange de quoi ils accueillaient des produits américains, comme les cigarettes, le cinéma, la culture et plusieurs produits. Maintenant, l’UE est plus centrée sur elle-même, ses principaux importateurs/exportateurs sont des pays voisins, le tourisme et le commerce entre les pays est à son plus haut point, les expertises nationales sont partagées, etc. Cela permettrait de sortir l’Amérique du Sud de sa dépendance actuelle aux États-Unis, alors que leurs pays ont remboursé plusieurs fois l’équivalent de leur dette au FMI et à la BM, mais les intérêts ne leur ont jamais retiré leurs chaînes.

  9. « Oh oui! Il l’a l’affaire ce Chavez, tellement mieux que Harper! Je me demande ce qu’on dirait si Harper installait son père comme Lieutenant-Gouverneur… » (P. David)

    C’était la meilleure chose à faire, installer une personne dont il a totale confiance à la vice-présidence.

    C’est une mafia, une « famille ». Elle doit être changée de l’intérieur.

  10. « Oh oui! Il l’a l’affaire ce Chavez, tellement mieux que Harper! Je me demande ce qu’on dirait si Harper installait son père comme Lieutenant-Gouverneur… » (P. David)

    Ton analogie ne fait aucun sens.
    Le Lieutenant-Gouverneur au Québec est un représentant de l’occupant.

    Le Venezuela est indépendant et si l’industrie pétrolière a déjà été occupée par les USA, elle ne l’est plus maintenant, mais elle grouille de collabos.

    Chavez fait comme les juifs. Même technique.

  11. « Le contrôleur général de la République est un ami personnel de Chavez, ancien cadre de son parti. Et le juge suprême, représentant du Ministère public, Isaïa Rodriguez, est un ancien vice-président de Chavez. »

    Ça parcontre, c’est du Canada tout craché. Les juges des cours fédérales et provinciales choisie par Ottawa. C’est comme ça que le Québec a perdu tous ses pouvoirs (Québec dans Canada).

    Chavez utilise la même technique pour combrattre l’État (PDVSA) dans son État.

  12. « …alors que leurs pays ont remboursé plusieurs fois l’équivalent de leur dette au FMI et à la BM, mais les intérêts ne leur ont jamais retiré leurs chaînes. » (Manx)

    Et ils ne pourront jamais les repayer au complet, puisque l’argent pour les repayer est elle-même un emprunt avec intérêts.

  13. @ Zach:

    Mon point est simplement ceci: Si Harper installait impunément des membres de sa famille dans des hautes fonctions gouvernmentales, vous seriez les premiers à hurler au patronage. Cependant, si Chavez le fait c’est acceptable? Petit double standard tu trouves pas?

    Votre aveuglement est sans limite… Chavez n’est qu’un autre dicatateur de république bananière…

  14. Un dictateur n’est élu qu’une seule fois; Chavez a été élu à plusieurs reprises car c’est le plus grand président qu’a connu le Vénézuela. On en a rien à faire que son frère ou son père soit là ou là; ce qui compte ce sont les résultats, et il est en train de sortir son pays de la grande noirceur et sa révolution bolivarienne est un exemple non seulement pour les pays d’Amérique latine, mais même pour nous.

  15. @Philippe

    Bon là, Philippe, tu me désespères. J’écris un commentaire pertinent sur ton blogue, et tu le censures. J’écris une réplique de commentaire sur UHEC et tu l’ignores. J’ai compris le message!!! Tu te dis démocrate? C’est de la frime! Moi, je t’aurai répondu. Good life!

  16. « Mon point est simplement ceci: Si Harper installait impunément des membres de sa famille dans des hautes fonctions gouvernmentales, vous seriez les premiers à hurler au patronage. »(David)

    Mais c’est ce qu’il fait.
    C’est lui qui nomme nos juges et notre gouverneur.

    Il nomme ceux qui sont de sa « famille » (fédéraliste). Ceux qui lui seront fidèles politiquement.

    C’est toi qui est aveugle.

  17. Dès qu’un quelconque dirigeant de pays en développement se drape dans le discours socialiste et saupoudre son pays de mesures populaires tout en s’en prenant aux riches pour faire bonne mesure, tous les gens de gauche se mettent à l’encenser, en fermant honteusement les yeux sur l’inévitable dérive anti-démocratique et autoritaire de ce type de dirigeant. Il s’inspire de Fidel Castro après tout…

    Allez voir cet article éclairant sur sa supposée réforme agraire ici: http://www.iht.com/articles/2007/05/17/america/17venezuela.php

    Vous trouvez ça défendable ? Il déshabille Jacques pour habiller Paul. On appelle ça changer 4 trente sous pour une piastre, sauf qu’en faisant cela il déstabilise le pays qui prendra des années à s’en remettre. Brillant.

    Et la nationalisation de l’industrie pétrolière vénuzuélienne, c’est de la gestion à la petite semaine. Bien oui, temporairement il y aura plus d’argents dans les coffres pour payer des faveurs au peuple et probablement graisser les pattes de ses acolytes et de sa propre mafia. Mais coupé des capitaux et des technologies étrangères de pointe, cela veut juste dire qu’à long terme cette industrie va péricliter, avoir de moins en moins de rendement et les recettes du pétrole pour le Vénézuela vont se mettre à diminuer. Très brillant.

    Mais peu importe. Ce qui compte, c’est les apparences, les slogans, les diatribes hostiles contre les États-Unis.

    Allons-y donc tous en choeur, pour le soi-disant « plus grand président de toute l’histoire du Venezuela »: « Viva Chavez ! Viva Chavez ! Viva Chavez !… »

  18. Il y a de très bons articles sur le Vénézuela dans le Monde diplomatique. Je t’en recommande la lecture régulière, Hugo M., afin de faire contrepoids à la propagande de journaux corporatistes comme l’International Herald Tribune.

    La révolution bolivarienne n’est certes pas parfaite, mais elle est en train de sortir le Vénézuela de la grande noirceur du néolibéralisme pour lui permettre d’inventer un monde un peu plus juste. Les gens là-bas sont plus près que jamais du pouvoir, et ça explique pourquoi Chavez a été réélu: la population sait à quoi s’en tenir avec lui et elle est d’accord avec ses réformes…

    Ce qui n’est pas surprenant, puisque la majorité en profite. Il n’y a que l’élite du vieux Vénézuéla, certes très puissante, qui chiâle. Heureusement, on voit les intérêts financiers de ces gens et on arrive à voir le manque de crédibilité de leur discours.

    À lire, de toute urgence: http://www.monde-diplomatique.fr/index/pays/venezuela

  19. Un article du Herald Tribune comme référence?!
    C’est une farce que tu nous fais-là, Hugo M.?

    Tu sais pas qui est derrière le Herald Times?

  20. Zach, on s’en fout de savoir qui est derrière l’IHT. On lit l’article, et on le juge à sa valeur intrinsèque. L’article explique avec des faits la brutalité de cette réforme et les conséquences négatives qu’elle pourraient apporter. Mais il donne aussi la parole à plusieurs paysans qui se sont retrouvés proprios de grosses terres. Ces gens expliquent qu’ils sont bien contents, que le gouvernement Chavez travaille en leur faveur, qu’ils étaient méprisés avant…Donc cet article du IHT, je le trouve somme toute assez équilibré. Ce n’est quand même pas un éditorial, c’est un reportage qui prétend à la neutralité. En ce qui me concerne, si un article présente suffisamment les 2 côtés d’une médaille, je considère cela crédible, peu importe que l’article soit publié dans un journal détenu par un « gros méchant capitaliste ». De toute façon, plusieurs personnes ici fournissent des liens vers des articles de L’Aut Journal, de Libération ou du Monde diplomatique. Vous allez me dire que ce sont des publications neutres ? À ce que je sache, ces publications ne sont pas plus neutres ou équilibrées que plusieurs publications « capitalistes » (dans le cas de l’Aut Journal, c’est carrément un journal d’opinion qui escamote la plupart des arguments qui viendraient à l’encontre de leurs positions…ca veut pas dire que leurs arguments sont mauvais, mais ca veut dire qu’ils préfèrent s’en tenir à un seul côté de la médaille, ce qui donne une version tronquée de la réalité). Mais c’est pas parce que je suis plutôt à droite que je m’empêche pas de lire les journaux de gauche, tout comme vous devriez pas vous empêcher de lire l’IHT sous prétexte que vous n’aimez pas son propriétaire. Bien sûr, philosophiquement je suis pas mal plus proche de The Economist que je lis régulièrement que du Monde diplomatique par exemple. Mais le Monde diplomatique est très bien fait et je ne me gêne pas de le lire. Peu importe nos penchants idéologiques, je pense que de se renseigner autant à gauche qu’à droite nous donne une perception de la réalité et des faits beaucoup plus complète que de ne s’en tenir qu’à un seul côté.

    En passant, merci Louis pour le lien. Je n’avais pas réalisé qu’on pouvait trouver sur le site du Monde diplo tous les articles pour un même pays regroupés dans une seule page.

  21. « …peu importe que l’article soit publié dans un journal détenu par un « gros méchant capitaliste » » (Hugo M.)

    Qu’est-ce que le capitalisme a à voir?

    Non, décidément tu ne faisait pas de farces. Tu ne sais pas qui est derrière les articles que tu lis. Tu lis n’importe quoi de n’importe qui, et tu viens nous dire que c’est crédible parce que Monsieur Hugo M. trouve que c’est équilibré.

    Franchement.

    Renseignes toi sur qui appartient le Herald Tribune, le combat exemplaire que cette « famille » a engagée jadis au nom de l’intégrité journalistique, puis qu’elle a perdue à la mort du patriarche et puis finalement l’abandon total de l’intégrité et le support à Israel et les oligarches par l’actuel « junior » à la tête de cet empire médiatique.

    Puisqu’on parle de « familles » et de pétrole, n’est-ce pas?

    Non, franchement, si toi tu t’en fout, c’est ton affaire.

  22. Intégrité journalistique ?

    Vous voulez rigoler hein mes p’tits comiques ?

  23. @ Jimmy: Pardon? Je n’ai rien censuré sur mon blogue. Je suis désolé, mais je ne fais aucune censure. Par contre j’ai un petit problème de spam et j’utilise un filtre. J’ignore par contre ce qui a pu être filtré. Ce que je peux te dire c’est que je n’ai pas vu de commentaires de ta part sur mon blogue. En principe, je ne fais même pas de modération alors si tu poste un commentaire, il devrait y apparaitre instantanément. Je suis sincèrement désolé si ton commentaire n’a pas été accepté pour une raison ou un autre. Si ça se reproduit, laisses-moi un message par la feuille de contact.

    @ Louis: Élu sans opposition, ou en réprimant son opposition n’est pas démocratique. Marquez mes mots quand je dis que bientôt, seul le parti Bolivarien aura le droit d’exister au Vénézuéla, si ce n’est pas déjà le cas dans les faits.

  24. @Philippe ok,je comprends. Ca arrive je crois. Essai de faire paraître mes anciens commentaires tout de meme. Bye.

  25. @Zach:

    Viens pas me dire que tu ne vois pas la différence entre nommer son père/mère/frère/soeur/oncle/tante, etc. et ce qui se fait dans un pays vraiment démocratique.

  26. @Jimmy,
    Je ne sais pas s’ils sont encore dans la base de donnée, mais je vais essayer de les trouver. Désolé encore une fois. Et sache qu’il me fera toujours plaisir d’avoir tes commentaires, que je sois d’accord ou non sur le contenu.

  27. J’apprécie ta collaboration Philippe. 🙂

  28. @ Jimmy: Bonne Nouvelle! J’ai retrouvé ton commentaire qui avait effectivement été filtré. J’en ai aussi trouvé un de Renart qui avait souffert le même sort. Désolé pour les inconvénients. Je vais devoir garder un oeil sur mes filtres dorénavant. 🙂

  29. Zach,

    Au lieu de faire une fixation sur la pensée politique du proprio de l’Herald Tribune et penser que la moindre lettre du moindre mot publié dans ce journal devient automatiquement représentatif des seuls intérêts d’Israël et des « oligarchies », lisez l’article et pointez-moi les endroits ou vous considérer qu’ils ont déformé pernicieusement les faits, ou ils versent dans la pure propagande, ou ils racontent des mensonges. Elles sont où dans cet article les entorses graves à l’intégrité journalistique qui fait que cet article ne serait qu’un torchon non-crédible ?

  30. « Viens pas me dire que tu ne vois pas la différence entre nommer son père/mère/frère/soeur/oncle/tante, etc. et ce qui se fait dans un pays vraiment démocratique. »(P. David)

    Tu connais pas la famille Bush?
    Tu connais pas le Groupe Carlyle?

    Où sont des pays vraiment démocratique, Philippe?

  31. « …lisez l’article et pointez-moi les endroits ou vous considérer qu’ils ont déformé pernicieusement les faits, ou ils versent dans la pure propagande, »(Hugo M.)

    Je vais pas faire une analyse d’un article de Simon Romero chaque fois qu’il fait de la propagande pour ses patrons, Hugo.

    Si tu ne t’informes pas sur les gens qui te fournissent l’information, c’est innutile d’essayer savoir si l’information est objective.

    Pourtant tu as un ordinateur et Internet et tu devrais déjà savoir qui est celui qui a écrit l’article.

    Simon Romero est bien américain, né aux USA, élevé aux USA, éduqué aux USA, et a toujours travaillé pour le New York Times (Proprio du Herald Trib.) à part d’avoir été aussi chez Bloomberg News dont le patron est aussi un solide démocrate pro-Bush, pro-guerre d’Irak, etc…

    C’est la même « famille ».

  32. le point Godwin a été atteint avant même que je commence à lire. C’est pas fort

  33. […] Quel modèle canadien? […]

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