Prolongement de la 25: gaspillage!

On apprend que le prolongement de l’autoroute 25 vers Laval sera confié à une firme australienne, au détriment de plusieurs entreprises québécoises intéressées dans le projet. C’est le pire des deux mondes.

En effet, les PPP eux-mêmes ont démontré leur échec en Angleterre, ou même ici au Québec quand ils ont été appliqués. Ils sont plus chers – profit oblige – et les compagnies privées qui administrent les services ont tendance à tourner les coins ronds et à sous-payer leurs employés. Mais au moins, quand il s’agit d’entreprises québécoises les profits restent pour la plupart au Québec, même si l’argent investi profite moins à la société que dans le cas où les travaux sont effectués par le public.

Mais dans ce cas, non seulement c’est un PPP, mais en plus les bénéfices vont quitter le Québec vers l’Australie. N’est-ce pas là un formidable gaspillage? Nous avons des employés qualifiés, des ingénieurs compétents, une expertise, et nous devons dépenser l’argent des contribuables pour engraisser une compagnie australienne, pour de l’argent qui quittera très simplement le Québec vers Sydney.

Si vraiment il fallait construire ce pont – ce qui reste à démontrer, puisque le même investissement dans le transport en commun aurait probablement été beaucoup plus productif – le seul comportement logique et économe pour l’argent des contribuables serait de le faire construire par le public, afin de réduire au minimum le gaspillage de notre argent et la saignée de nos ressources vers l’étranger.

Et que l’argent investi puisse être redépensé dans notre collectivité.

14 Réponses

  1. C’est vrai que faire construire par le public est le meilleur moyen d’éviter le gaspillage. On n’a qu’à penser à la construction du métro de Laval et à la Gaspésia. Des exemples de bonnes gérances.

  2. Quelques corrections:

    1-Il y a des firmes québécoises qui vont y profiter (comme Ciment St-Laurent).
    2-La main-d’oeuvre sera québécoise.
    3-Les risques liés au dépassement de coûts et au non-respect de l’échéancier vont être aussi de la responsabilité du partenaire privé.

  3. On peut affirmer que le dépassement des coûts et le respect de l’échéancier sera de la responsabilité du partenaire privé: ah oui, alors que l’on nous présente les chiffres . Jusqu’ici on nous a dit que cela ferait économiser 100 millions.
    Un scénario de dépassement de plusieurs millions voire des dizaines de millions qui ne pourraient pas être assumé par le partenaire privé le sera
    par le public car la faillitte du privé le cas échéant est prévisible.

  4. Le projet se chiffre à un peu plus de 500 millions de $. Le gouvernement va sauver du temps et de l’argent grâce au privé.

    Un rapport d’analyse faisant état de tous les coûts et dépenses va être fait public à la fin. Il sera disponible sur le site Internet du ministère des Transports du Québec.

  5. Juan Carlos,

    Le gouvernement va sauver du temps et de l’argent grâce au privé.

    Ça ressemble étrangement à un spin ça…

  6. Le délai de construction sera raccourci de deux ans.

    100 millions viendront du privé.

    Où est le spin?

  7. Le génie du public ont connait ça.
    C’est 143 millions le kilomètre à construire.
    C’est 11 millions de frais d’opération l’an, pour 2 millions de revenus. Soit un déficit annuel à répétition de 9 millions pour la vie.
    La STM et le métro de Laval public, ça vous dit quelque chose ?
    ch

  8. @Christian Non moi ça ne me dit rien du tout:)

  9. « Ils sont plus chers – profit oblige »

    J’attends toujours ton étude Louis qui me démontrera que le prfit du oprivé coute plus cher que le gaspillage du public…j’attends toujours…

    « Si vraiment il fallait construire ce pont – ce qui reste à démontrer, puisque le même investissement dans le transport en commun aurait probablement été beaucoup plus productif »

    Cet argument est n’importe quoi Louis…tu n’es meme pas capable de prouver ce que tu avances…les seuls qui ont cet argumentation sont les groupes de pression pro-transport en commun, alors ils ne diront pas le contraire!

    Pour ce qui est de la compagnie australienne qui va soit disant se sauver avec tous les profits, je n’ai aucun probleme avec ca! Combien chargeait les compagnies québécoise pour le meme travail? Si c’était 25 millions de plus, et bien la société aura économisé 25 millions…et pouvoir le dépenser ailleurs…ou tout simplement ne pas le prendre de nos poches! Pourquoi subventionner une entreprise québécoise non compétitive?

  10. Qu’on la construise cette maudite autoroute, qu’on en finisse une fois pour toutes. Aaaargh! J’ai habité à Mascouche pendant 15 ans (toute mon enfance et mon adolescence) et j’ai pesté maintes fois contre l’absurdité du réseau routier dans ce coin-là. Pour se rendre à Montréal, il faut faire un énorme détour par Repentigny vers l’est (autoroute 40) ou par la 440 et Laval vers l’ouest (Pie IX). Tout un effet environnemental, des milliers de voitures qui font un détour de 40 km chaque jour!

    Quant aux autobus, pendant des années ils ont été pris dans des bouchons de circulation effroyables. La voie réservée construite à la fin des années 90 a amélioré les choses, mais les détours sont toujours là.

    Ça prenait l’autoroute 25 et son pont en 1990 déjà, peut-être même avant.

    Quand même dommage que Charest ait lancé ce projet en PPP, on aurait pu s’en tirer avec un bon vieux pont à péage construit par le MTQ. On est rendu bien frileux dans nos projets collectifs! Un p’tit pont d’autoroute bien niaiseux, pis on s’arrache la chemise pendant 15 ans. Tsss. Ça va être beau quand il va falloir en construire un à Sorel pour compléter une autoroute de ceinture autour de Montréal…

  11. On lit régulièrement ici, jusqu’à plus soif, même, que les PPP ne marchent pas et vont anéantir notre peuple. On ne lit jamais, par contre, de véritables compte-rendus d’expériences qui n’ont pas fonctionnées.

    On lit, par contre, presque à tous les jours, des histoires d’horreurs de projets mal gérés par nos bons fonctionnaires.

    Le succès d’un projet sera à la hauteur de ceux qui le mène, que ce soit au public ou au privé. Toutefois, le privé pourra bénéficier de certains avantages: moins de contraintes syndicales, moins de contraintes bureaucratiques, planification initiale plus précise en raison de la nécessité de répondre à un appel d’offres, accès à des gestionnaires expérimentés qui ne travaillent pas pour la même entreprise depuis 40 ans et ont donc une vision périphérique plus importante, etc…

    Et quant à l’illusion des « profits qui s’en iront en Australie », c’est du vent. La main d’oeuvre sera locale, l’équipe de gestion sera locale pour le temps du projet, les achats de matériaux seront faits ici si nous sommes compétitifs (et nous le serons: pensez-vous que du béton australien pourra être moins cher que le nôtre? Si vous y croyez, c’est que vous n’avez jamais vu un bateau de votre vie…) etc…

    Donc, beaucoup d’inquiétude pour pas grand chose.

  12. Jacques Saint-Pierre: « On lit régulièrement ici, jusqu’à plus soif, même, que les PPP ne marchent pas et vont anéantir notre peuple. On ne lit jamais, par contre, de véritables compte-rendus d’expériences qui n’ont pas fonctionnées. »

    La privatisation du réseau d’eau potable de Londres est un cas classique d’échec de PPP.

  13. @Jacques St-Pierre : On ne lit jamais non plus de compte-rendus de véritables succès de PPP, où tous les citoyens en auraient plus pour leur argent. Quand tu veux voler la job de quelqu’un, c’est à toi de prouver que tu vaux plus. Pour le moment, on compte les échecs, on attend les grands succès.

    D’ailleurs, le viaduc de la concorde n’était-il pas un PPP? À ce que je sache, ce sont aussi des firmes privées qui sont venues témoigner en commission.

    Le problème, c’est simple. Le citoyen fait pas sa job et élit des crétins, qui engagent des crétins, et après on se demande pourquoi c’est mal géré. Même chose dans l’entreprise privée. Sauf qu’on règle pas un problème de structure de gestion en brûlant l’édifice et en le faisant reconstruire à 3 fois le prix.

    Mais c’est ça la beauté de la droite : essayer de déloger des maringouins à coup de missiles cruise, elever toutes les dents et mettre un dentier au lieu de plomber la seule carie. « Y a de la rouille dans un engrenage? On vend la compagnie qui nous rapporte 2 milliards par année. »

    C’est pas un peu excessif? Un manque flagrant d’idées et de solutions créatives autres que des vieilles théories du 18è siècle recylclées? Ou un manque d’exercice du cerveau pelvien qui fait qu’on en veut à l’humanité toute entière??

  14. « On apprend que le prolongement de l’autoroute 25 vers Laval sera confié à une firme australienne, au détriment de plusieurs entreprises québécoises intéressées dans le projet. C’est le pire des deux mondes. »

    Faux, c’est un consortium australo-québécois. Il faudra éviter de mentir pour mieux faire passer son point de vue.

    « …et les compagnies privées qui administrent les services ont tendance à tourner les coins ronds et à sous-payer leurs employés. »

    Tant que tu écriras ça, je répondrai ceci: Pourquoi les syndicats de fonctionnaires demandent-ils à chaque négociation la parité avec le secteur privé si les employés du privé gagnent moins chers?

    « …le seul comportement logique et économe pour l’argent des contribuables serait de le faire construire par le public, afin de réduire au minimum le gaspillage de notre argent et la saignée de nos ressources vers l’étranger. »

    Dois-je rappeler le gaspillage de l’Agence de la Santé de l’Outaouis qui envoient leurs employés suivre le cours « Le Yoga du rire » ? Tellement mieux géré dans le public…

    « …quand il s’agit d’entreprises québécoises les profits restent pour la plupart au Québec, même si l’argent investi profite moins à la société que dans le cas où les travaux sont effectués par le public. »

    Profite moins que dans le public? Hein? Gradué de l’UQAM ou quoi?

    @ M. St-Pierre

    « Toutefois, le privé pourra bénéficier de certains avantages: moins de contraintes syndicales, moins de contraintes bureaucratiques… »

    Pour ce qui est des contraintes syndicales, je crois que ce soit dans le privé ou le public, c’est les syndicats de la construction qui font la pluie et le beau temps. Donc là-dessus, je ne crois pas qu’il y aura une différence significative entre les deux options.

    Je me trompe peut-être mais bon.

    Et malheureusement, je dois ici faire la même prédiction qu’avant les fusions municipales: les PPP sur papier, c’est ce qu’il y a de mieux à faire mais avec la mentalité socialisto-québécoise que l’on connaît, ce sera un flop!

    Le Québec, c’est le paradis du syndicalisme mafieux et des fraudeurs à cols blancs.

    Ça fait qu’on est dans la m****!

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