La violence a-t-elle un sexe?

Un des préceptes fondamentaux du féminisme moderne est le statut de victime de la femme face à un homme qu’on décrit souvent comme étant très violent. Cette vision partiale des choses ne tient plus la route quand on observe que, selon une nouvelle étude, les hommes sont plus souvent victimes de violence conjugale que les femmes.

En effet, si les féministes se basent souvent sur les rapports de police pour perpétuer le mythe de l’homme violent, l’étude démontre le contraire en se basant non pas sur le désir de la personne de porter plainte mais plutôt sur la nature des gestes posés.

Ainsi, au lieu de se fier au jugement subjectif d’une personne se prétendant victime et désirant être considérée comme telle, on considère la situation avec davantage d’objectivité, en demandant aux hommes et aux femmes si leur conjoint a posé tel ou tel geste violent. Bref, on se rapproche de la véritable situation en éliminant le spectre déformant de la subjectivité humaine, qui peut donner l’impression à l’un ou l’autre conjoint d’être une victime ou pas pour un même geste.

Et surprise, les hommes sont davantage victimes de gestes violents que les femmes.

Évidemment, la force physique n’est pas toujours la même et il est difficile de comparer plusieurs petits coups de poing à un seul puissant. Malgré tout, on observe que le geste et l’intention violente qui l’accompagne existent chez les deux conjoints, et non pas seulement chez l’homme. Peut-être celui-ci est-il plus solide physiquement et psychologiquement. Peut-être ne veut-il pas porter plainte par honte ou par amour pour sa conjointe. Dans tous les cas, il se tait et il endure.

S’il faut se méfier de ceux qui voudraient se servir de ce genre d’études pour attiser la haine contre un sexe en particulier ou qui croient pouvoir généraliser sur toute la société à partir de cela, il devient cependant de plus en plus clair que les hommes n’ont pas le monopole de la violence et que les féministes qui colportent ce mythe auraient avantage à modifier leur discours rétrograde et déconnecté de la réalité.

Car la violence existe, et des deux côtés. Et ce n’est pas en offrant de l’aide à un seul sexe et en démonisant l’autre qu’on améliorera la situation et parviendra à une véritable égalité des sexes.

N’est-ce pas là le but à atteindre, après tout?

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27 Réponses

  1. « Évidemment, la force physique n’est pas toujours la même et il est difficile de comparer plusieurs petits coups de poing à un seul puissant. »

    Je crois que c’est là que les gens accrochent et ont tendant à démoniser l’homme, sauf qu’un acte de violence, qu’il soit puissant ou faible reste un acte de violence de trop.

    Bon texte Louis!

  2. Lorsque j’ai lu cette nouvelle sur cyberpresse, je me suis dit que les « masculiniste » allait encore récupérer cette étude et en faire un brulot de démagogie.

    Soit sans craite, je ne veux pas t’accuser de cela… ton article offre un angle intéressant.

    Par contre, j’hésite à propos d’un de ses fondements: Y a t-il réellement des féministes qui se définissent comme tel à cause du mythe que tu soulignes et de la violence faite aux femmes ?

    Je ne crois pas que le rapport « d’inégalité » entre les sexes soit physique, mais plutôt sociétal. Peut-être l’expression « féministe » est-elle mal choisi. Ou peut-être que j’ai mal saisi tout simplement 🙂

  3. J’ai beaucoup de difficulté avec la prémisse et la conclusion de ce texte.

    D’une part, je ne crois pas qu’il s’agisse d’une augmentation de la violence faite aux hommes, mais bien d’un constat moderne de « plaintes » plus largement exprimées par les hommes…nuance. Il fut un temps où un homme n’aurait pas dit une telle chose à des chercheurs.

    D’autre part, désolé oreilles sensibles, cet état de fait me semble prouver que les hommes sont de moins en moins des hommes. Attention: Je ne veux ABSOLUMENT PAS DIRE qu’un vrai homme malmène sa conjointe. Un vrai homme respecte sa conjointe, tout en se respectant lui-même. Ce qui implique que de tels gestes, entre conjoints ou envers des enfants, sont inimaginables dans une maisonnée normale.

    On assiste à une féminisation extrême de nos mâles ici. Ils deviennent roses, sensibles, ne veulent plus être seul pourvoyeur, ne veulent pas se séparer une seconde de leur progéniture, magasinent constamment avec leur conjointe, etc… Résultats, sans doute, de nos beaux programmes d’éducation publics.

    Ce qui produit, à mon humble avis, des enfants (et éventullement des adultes) confus. Qui est le père? Qui est la mère? Les parents se consultent, devant les enfants, sont tellement « égaux » en tout que les rôles se confondent jusqu’à avoir deux parents androgynes.

    La mère doit jouer un rôle que le père ne peut jouer, et inversement. C’est naturel, pour ainsi dire. Un père qui maquille sa fille, c’est malsain.

    Je sais, bien sûr, que vous me traiterez tous d’attardé, de rétrograde. Je m’en fous.

    Nous sommes, ici, une famille traditionnelle (et moderne) où les rôles du père et de la mère ne sont jamais confus. Nous complétons parfaitement les constituantes d’une famille. Les enfants ne sont jamais les parents, le père n’est jamais la mère et la mère n’est jamais le père. Nos enfants se portent à merveille.

    (Extrait de ma dernière intervention aux hommes battus anonymes):
    Bonjour, mon nom est Jacques, ma femme ne m’a jamais battu. Chaque fois qu’elle voulait le faire, j’étais au golf avec mes chums…

  4. Il y a des degrés dans la violence. J’ai déjà lu une étude qui affirmait que 90% des femmes ont déjà été victimes de violence. L’une des questions de cette étude: «Votre conjoint a-t-il déjà levé le ton en vous parlant?»

    Wow. À trop vouloir gonfler les statistiques, on banalise la violence.

    Combien d’homme sont assassinés par leur conjointe à chaque année, que ce soit lors d’une querelle familiale ou après un séparation qui tourne mal? Difficile de trouver des statistiques, mais on n’en entend presque pas parler dans les journaux… qui pourtant ne se gêneraient pas pour en parler!

    Selon les statistiques québécoise de 1999, 17% des hommes ET des femmes se disent victimes de violence. Toutefois, 48 % des femmes victimes de violence conjugale de la part d’un ex-conjoint craignent pour leur vie, contre 13 % seulement des hommes.

    Au cours d’une année, en moyenne, 17 femmes se font tuer par leur conjoint. Seulement 2 hommes se font tuer par leur conjointe.

    C’est sûr, répondrez-vous… la violence faite par les femmes envers les hommes est plus subtile, plus pernicieuse, moins physique, moins… violente. Ben justement! Arrêtons de comparer des pommes avec des oranges! Le gars qui se fait engueuler par sa femme, est-ce que c’est la même chose que la femme qui se fait tapocher par son mari?

    Pas étonnant donc que Murray A. Straus ait développé une échelle d’intensité pour évaluer la violence et les comportements lors de conflits de couple ou d’ex-couple (3 catégories, 18 cas-types au total, dont 12 qui correspondent à de la violence).

    Il me semble qu’au lieu de faire « masculiniste », parler de violence faite aux hommes en levant les bras vers le ciel et en faisant ben pitié, ça fait plutôt… chiffon rose.

  5. Superbe texte Louis. Et tu sais quoi?

    C’est exactement ce qu’a dit Jean-François Plante, le candidat adéquiste de Deux-Montagnes qui a dû quitter son poste car on avait interprété ces mêmes propos comme étant « mysogine » et « banalisant la violence faite aux femmes ».

    J’étais un de ses auditeurs sur sa radio internet et jamais je n’aurais pu prévoir que le lobby féministe était assez puissant pour réussir à déformer ses propos jusqu’à détruire sa carrière politique.

    PS: Si ça vous intéresse, jetez un coup d’oeil à http://www.rubanlucide.com . Très intéressant comme blogue.

  6. En 84, un rapport disait que 300 000 Québécoises par année étaient victimes de violence conjugale.

    Un jour, en 2003 je crois, une demande d’accès à l’information fut faite pour dénicher d’où venait ces chiffres.

    Rien n’a été trouvé concernat ces 300 000. Car le vrai chiffre était de 19 000 !

    Pendant 20 ans, les groupes féministes se sont servis de statistiques erronnées pour justifier leurs demandes. Ils ont reçu… 600 millions$/an

    Pour les groupes d’hommes? 5 millions !

    (J’y vais de mémoire pour les stats mais vous pouvez aller sur http://www.rubanlucide.com pour prendre connaissances des vrais chiffres)

  7. Puisqu’on parle des rapports hommes-femmes…

  8. Bien humblement Louis, je pense que tu es dans le champ sur toute la ligne.

    Où est-tu aller chercher que l’un des préceptes fondamentaux du féminisme moderne est le statut de victime de la femme face à un homme qu’on décrit souvent comme étant très violent? J’ai jamais entendu de féministe dire ça, il s’agit d’une grossière caricature des groupes masculinistes.

    Le féminisme moderne se bat pour l’émancipation des femmes. L’objectif c’est l’égalité des hommes et des femmes et l’abolition du système patriarcal. Historiquement, l’un des mécanismes principaux de sujétion des femmes était le contrôle –le droit de vie ou de mort!– qu’exerçait chaque homme sur « sa » femme dans la sphère privée. L’une des manifestations extrême de ce système de contrôle est la violence conjugale. Normal dans ce contexte dans faire un enjeu central.

    Comme le souligne des intervenants dans l’article que tu mets en lien, il ne faut pas comparer des pommes et des oranges. Les humains –hommes et femmes– sont violents. C’est vrai. Maintenant, il faut voir qu’il y a une différence de degré, entre autre induite par des facteurs physiques mais aussi un conditionnement culturel multiséculaire. À ce que je sache, il est extrêmement rare que la violence contre les hommes devienne un système de terreur et les force à quitter leur maison parce que leur intégrité physique est menacée. À ce que je sache, les groupes d’hommes n’ont pas été obligé de mettre sur pied un réseau de refuges pour accueillir et protéger des hommes et leurs enfants menacés –concrètement– de mort?

    Tout le monde fait face à des épisodes de ‘violence’ dans sa vie de couple, homme et femme, mais ce sont très majoritairement des femmes qui sont victimes d’une généralisation et d’une systématisation de cette violence qui en vient à menacer leur intégrité physique et morale.

    Si on sort de la propagande, il y a une réalité concrète : la violence conjugale n’est pas un mythe. Elle existe belle et bien. Et il y a des gens –très majoritairement des femmes– pour qui la violence dépasse l’épisode exceptionnel au coeur d’un conflit pour devenir une expérience régulière, terrorisante. L’immense majorité des victimes dont la vie bascule du tout au tout à cause de la violence conjugale sont des femmes.

    Pour ce qui est de l’aide gouvernementale, c’est comme n’importe quoi en action communautaire. Que les hommes s’organisent, fasse une vraie jop et ils recevront du fric. On peut pas dire, les groupes de femmes reçoivent X de plus que les groupes d’hommes, c’est pas juste. C’est trop simpliste. Premièrement, il y a beaucoup plus de groupes de femmes, ils sont plus vieux, mieux organisés. Tant qu’à ça, on pourrait comparer les groupes d’hommes à n’importe quel secteur et on arriverait à la même conclusion. La vérité concrète c’est que les groupes communautaires ‘d’hommes’ qui font du bon boulot –pas juste de la propagande– et qui sont là depuis un bon bout de temps sont financé (ex.: Autohommie à Québec). Sous financé, c’est sur, mais c’est la même chose pour tous les groupes.

  9. Il faut regarder les choses bien en face et ne pas se conter des histoires.

    La testostérone fait de l’homme un être plus agressif. Aucun doute là-dessus.

    La femme, parcontre, qui est un être beaucoup plus social, utilise cette violence de l’homme (un peu comme les arts martiaux dont le principe est d’utiliser la force de l’autre contre lui-même)

    Ainsi, dans un conflit conjugal, la femme va souvent chercher à provoquer l’agression de l’homme pour ensuite lui repprocher et le rendre ainsi coupable. Puisqu’il est coupable, il a donc tort et devient disposé à abdiquer sur le conflit d’origine.

    La femme se sert de ses talents de relations-publiques (social) plus développés que l’homme pour « maîtriser » l’agressivité de celui-ci.

    Le problème est le manque d’éducation à ces différences et au relativisme-égalitarisme qui tend à vouloir ignorer les différences.
    Ainsi, les hommes n’apprennent pas à contrôler leur agressivité et les femmes n’apprennent pas à contrôler cette provoquation. Quand les deux ont perdus tout contrôle, on fini avec un drame, surtout chez la femme puisque c’est l’agressivité brute qui est hors contrôle et c’est majoritairement l’homme qui possède les muscles.

    Il n’y a plus d’éducation sexuelle. Et celà en fait partie.

  10. Les récents messages publiques à la télé, où on voit un homme violent attaquer une femme (l’écran télé), suivent cette logique féminine et sont ainsi innéfficaces. Ils culpabilisent l’homme et créent un complexe qui le rendra encore plus agressif.

    On doit plustôt faire prendre conscience à l’homme de sa nature agressive et des moyens de la contrôler en cas de conflit. Et la même chose chez la femme.

  11. Beaucoup de vrai dans le texte surtout en ce qui concerne la récupération par les groupes féministes. En fait c’est devenu un réflexe.
    Une question intéressante serait d’étudier les moyens que s’offrent les lesbiennes pour exprimer leur violence.
    Chicane de femmes ou expression de la masculinité lesbienne?

  12. Jacques,

    des fois, tu me donnes l’impression d’être contre l’évolution tout court. Je m’explique. Le fait que les hommes d’aujourd’hui se sensibilisent n’est qu’une évolution face aux changements sociétaux. Et je ne pense pas que des rôles bien campés comme dans ta famille soient si importants pour un bon développement des enfants. L’humain est un animal qui s’adapte tellement bien à toutes sortes de situations.

    Selon ce que tu nous racontes, ma génération et celles qui me suivent devraient être un regroupement de mésadaptés sociaux, car premièrement, les pères sont de plus en plus sensibles, les femmes travaillent de plus en plus, les couples ne durent pas. Deux de mes amis ont un de leurs parents homosexuels et ce sont des personnes vraiment équilibrées pourtant…

    Donc, le glissement des personnalités que tu nous exposes est exagéré et ne vise en fait que les habitudes de vie qui sont malléables. Je vais parler de moi par exemple. Malgré le fait que je suis très sensible en raison de mon côté artistique très fort (j’ai déjà fait un test de personnalité pour savoir mon pourcentage de masculin-féminin et j’ai obtenu un résultat plus fort du côté féminin avec 54 %), ma compagne me dit souvent que je suis « un vrai gars », à cause de mes comportements… Et en plus, je ne me passionne vraiment pas pour les chars et le hockey!

    C’est certain que la situation idéale serait que la mère reste à la maison pendant les premières années de la vie d’un enfant, car les femmes ont des caractères et une aptitude accrue dans ce domaine. Mais il faudrait pour ça que pour tout le monde un salaire puisse faire vivre une famille…
    _______________________________

    Pour ce qui est du sujet principal, si cette étude mène à plus d’aide aux hommes qui en ont besoin sans pour cela diaboliser les femmes, je suis bien d’accord. Un jour, il faudra bien arrêter de parler toujours en termes d’« hommes-femmes », car, comme dans tout, les généralisations cachent parfois la réalité.

  13. J’abonde dans le même sens que H.Dufort et Nicolas et j’applaudis leurs commentaires. Rare sont les hommes qui sont traumatisés ou ont des blessures graves causées par la violence conjugale. Le contraire est pourtant vrai. De part et d’autre, la violence conjugale n’a pas sa place, mais il ne faut surtout pas minimiser la victimisation dont beaucoup de femmes souffrent.

    @ Jacques: Je magasine avec ma femme et j’essaie de passer le plus de temps que je peux avec les enfants et je partage les tâches ménagères. Mais personne de mon entourage ne me méprendrait pour un homme rose… Au contraire!

    Superbe texte Louis. Et tu sais quoi?

    C’est exactement ce qu’a dit Jean-François Plante, le candidat adéquiste de Deux-Montagnes qui a dû quitter son poste car on avait interprété ces mêmes propos comme étant “mysogine” et “banalisant la violence faite aux femmes”.

    Ben shit Louis! Je crois que ta carrière politique est à l’eau! 😀 😀 😀

  14. Zach écrit :

    Ainsi, dans un conflit conjugal, la femme va souvent chercher à provoquer l’agression de l’homme pour ensuite lui repprocher et le rendre ainsi coupable. Puisqu’il est coupable, il a donc tort et devient disposé à abdiquer sur le conflit d’origine.

    Dans le fond c’est un peu comme les femmes qui se font violer. Elles avaient rien qu’à pas s’habiller de même… Cette idée aussi de sortir seule le soir… M’enfin. Pathétique.

  15. Pour connaitre mieux le personnage Zach Gebello, cliquez sur le lien et suivre les instructions.

    http://jesopinions.blogspot.com/2007/06/qui-se-cache-sous-le-nom-fictif-de-zach.html

  16. @ Jacque: Je veux que tu sache que tu n’es pas complètement seul ici (sauf quand tu fais une association avec le système publique).

    La féminisation de l’homme est devenu relativement forte avec le temps.

    Notre système d’éducation du primaire au secondaire est d’ailleurs je crois principalement dominé par des femmes. On a aussi qu’à regarder nos programmes télé pour nous rendre compte qu’on laisse beaucoup de place aux femmes dans des proportions « défavorables » aux hommes.

    D’ici quelques annés, le retour de balancier auquel on va assister niveau « masculinisme » sera assez intéressant. Attention aux dérapages misogines et rétrogrades par contre…

  17. « Dans le fond c’est un peu comme les femmes qui se font violer. Elles avaient rien qu’à pas s’habiller de même… Cette idée aussi de sortir seule le soir… M’enfin. Pathétique. » (Nicolas)

    Habillée comment?
    Pourquoi une fille, avec toute sa tête, responsable, irait se promener en mini-jupe dehors la nuit?

    C’est exactement le problème que je dénonce. La déresponsabilisation.

    Tu dis la même chose pour un gars qui sort la nuit dans des ruelles obscures habillé comme un riche et qui se fait « mugger » et voler son porte-feuille?

    @Antipollution:

    Prends tes pilules.

  18. Jacques Saint-Pierre, ton constat est franchement absurde. La féminisation des mâles est à cause de l’école publique. Wow! Tu as aussi dis une fois que le suicide chez les personnes âgées était causée par la gauche. Si t’as pas d’arguments, dis rien.

  19. @Olivier Morneau…

    J’ai plein d’arguments, dont certains que je garde pour moi, car vous n’êtes pas dignes de les recevoir.

    Mon constat n’est pas plus absurde que d’autres. Il y a, dans la littérature courante, tout un plaidoyer pour une école valorisant un peu plus les garçons, et c’est un débat d’actualité. Des exemples de textes dégradants ou minimisant le rôle des hommes aujourd’hui pululent dans les livres d’école de nos marmots. On les convainc, lentement mais sûrement, que les hommes ne servent à rien dans notre société. On peut certainement faire un parralèle avec le taux de suicide record (principalement des hommes) qui sévit au Québec.

    L’école publique, qui s’est toujours donnée un rôle « social actif » (rôle pas toujours entièrement mauvais, mais dangereux dans les mains de certains enseignants), s’est affairée, depuis le rapport Parent, à féminiser, gauchiser, environnementaliser, décatholiciser, affaiblir, calmer, pacifier nos enfants.

    J’ai des dizaines d’exemples d’inepties dans les ouvrages en usage dans ces écoles. On y lit : « Le Dieu Karak, qui a créé la terre », ou encore « Il avait deux mamans. Lorsqu’il demandait où était son papa, les mamans riaient et lui répondait qu’il n’en avait pas besoin ».

    Si vous acceptez que ce genre d’idioties soient enseignées à vos enfants, et que vous ne me permettez pas d’accuser cette école d’affecter l’intégrité morale de nos enfants, c’est que vous n’y connaissez vraiment rien, ou que ce lavage de cerveau marche mieux sur certains que sur d’autres.

  20. Je sais pas d’où tu viens car j’ai jamais été victime de ce genre de trucs quand j’étais plus jeune. Par « école publique », j’imagine que tu cibles le niveau primaire? Parce qu’au niveau secondaire, on est loin de ce constat…

  21. @ Jacque: C’est bien. Tu viens de démontrer que, dans quelques occasions (et je te crois sans source ici) certains enseignements pouvaient être interprétés comme pro-femme ou anti-homme.

    Si tu pouvais démontrés que ce genre de déviation ne pouvais arriver (jamais) dans un système privé, ça serait mieux.

    Ou encore démontré que c’est exclusivement à cause du système publique (et que ce sera toujours le cas même).

  22. Olivier,

    Tous les niveaux scolaires sont infectés (certaines universités, comme l’UQAM, sont de véritables usines à socialistes). Il semble que la lobotomie éducative ait fonctionné comme un charme sur toi…

    Tu peux encore exorciser ce mal: voici la recette:

    Il te suffit de lire Léon Bloy, Nietzsche et Spinoza en boucle pendant quelques semaines. Ensuite, tu va magasiner une Mercedes (pas besoin de l’acheter, c’est juste pour te mettre dans un état d’esprit capitaliste). Enfin, tu vas dans la forêt, tu jette un papier par terre et tu crie: « Je m’en fous ». Pour finir, tu vas au magasin avec ta femme en pétant et en rotant. Si le coeur t’en dit, tu peux aussi prendre ton bac de recyclage, le mettre dans ton sac de déchets et le mettre devant la maison de ton voisin (le feeling est particulièrement intense et on se sent comme un criminel de la pire espèce, de quoi remettre du « gars » en toi)

    Si après ça, tu raisonnes encore de la même façon, c’est que c’est fini pour toi, il t’ont eu…

  23. @Honorius, plus sérieusement

    Il s’agit d’un débat long, et qui n’a probablement pas sa place ici. Mais je veux te dire que tu parles à quelqu’un qui fouille ce sujet depuis beaucoup d’années et qui a été publié sur ce sujet. Les cas que j’ai cité sont effectivement extraits de manuels réels.

    Pour ce qui est de l’autre élément (public vs privé), nuance. Je fais référence au public car il formait, jusqu’à tout récemment, une imposante majorité de la population, d’où sa responsabilité plus importante en ce domaine. De plus, les règles et réformes sont imposées par le Ministère, donc, le public. Mais, heureusement, ceci va changer. Les parents se révoltent, enfin.

    Le privé à toutefois un avantage: il peut ajouter (non soustraire) à l’enseignement et ainsi tenter de réparer la bêtise, ou de compenser. (Par exemple, les écoles privées enseigneront le latin, malgré le fait qu’ils soient aussi obligés par le ministère d’enseigner les stupides nouvelles règles de grammaire)

    En tout cas, je pourrais t’écrire des millions de pages là-dessus. Mais j’arrête ici, car c’est limite hors-sujet.

  24. Tout a fait d’accord.
    Comment se fait-il qu’il y ai autant de maisons pour femmes battues, ou elles y apprennent qu’elles ont toujours raison et que tous les hommes sont « pareils », des maudits cochons violents, et aucune place ou service pour les hommes victimes de violence (souvent psychologique) ?

    C’est le même principe que l’infidélité, qui est toujours associée à l’homme, alors que les femmes sont autant infidèles, c’est juste qu’elles le font pour différentes raisons, et dans presque toutes les espèces animales, pas seulement les humains:
    Le mâle a une tendance naturelle et inconsciente a vouloir répendre le plus possible ses gènes à la prochaine génération, donc il profite de chaque occasion possible (toujours prêt).
    La femelle, elle doit sélectionner le mâle ayant le meilleur potentiel génétique, mais quand les meilleurs mâles sont déjà pris, elle en prend un « moins bon », mais ira se faire « fertiliser » par un mâle « alpha » (qui est toujours prêt a profiter de l’occasion). Donc les meilleurs gènes, mais le avec le support d’un autre mâle (Support financier chez les humains, nourriture et protection chez les animaux). Ca se produit avec presque toutes les espèces, mêmes chez les oiseaux.

    Un exemple: Un couple en europe ont eu un enfant ayant une maladie génétique qui aurait fallu que les deux parents aie le même géene, ce qui n’était pas le cas. L’homme a alors fait faire des tests d’ADN sur ses 4 enfants, et le résultat c’est qu’il n’était pas le père d’aucun des enfants, et ils étaient tous de pères différents…

    Maudits hommes ?

  25. Il y a deja eu des test en public, avec caméra cachée:

    Une homme et une femme dans un parc, avec plein de passants. L’homme et la femme sont des acteurs:

    Ils se disputent, et ca devient de plus en plus sérieux, l’homme approche d’un comportement violent.
    Le résultat, les passants arretent et certain interviennet pour défendre la femme.

    Lors du test inverse, lorsque la femme est la personne violente, les gens passent sans rien dire, certains riaient.

    Après avoir expliqué au gens que c’était une étude, et leur ont posé des questions, quand la femme était violente, les gens disaient que le gars devait « l’avoir mérité », alors que quand c’était l’inverse, les gens pensaient que le gars était un violent….

  26. En terminant, est-ce que vous vous rappelez aux nouvelles il y a quelques mois, une femme était accusé de tentative de meurtre sur son mari, elle l’avait poignardé à la gorge dans son sommeil. Elle avait eu une peine avec sursis, parce qu’elle était dépressive la pauvre….
    Si ca avait été un homme, il aurait presque mérité la peine de mort….

  27. Tiens, les mascu viennent faire de la propagande…

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