Journalisme citoyen

J’aimerais vous inviter à visiter le site RadiCarl.net qui fait une critique de ce blogue et des textes de l’auteur de ces lignes. Il est stimulant de constater l’impact que peu avoir le journalisme citoyen et l’intérêt que peut générer une synergie du type de celle qu’il y a sur ce blogue et à laquelle participent activement Jimmy et Renart!

Je reproduis ici le dernier paragraphe:

Mais bon, peu importe l’actuel fonctionnement des communications dans notre système, l’impact social d’Lelectronlibre.net est de bon augure pour l’évolution de l’esprit collectif québécois. Il est maintenant équivoque : les internautes se relayant l’information librement deviennent en soit un vaste réseau médiatique informel, si bien que maintenant, la ligne se rétrécie entre le journalisme citoyen et le journalisme professionnel. De la sorte, à l’heure de la convergence des médias de masse, l’authentique journalisme trouvera peut-être son salut dans cette nouvelle dynamique.

Et vous, croyez-vous que le blogue, ou le journalisme citoyen entièrement indépendant, peut effectivement être appelé à jouer un rôle social, à influencer le cours des choses, à faire obstacle à l’information pré-mâchée et souvent aseptisée des médias de masse?

En d’autres mots: est-ce que ce ne sont que des mots perdus dans l’ether ou peuvent-ils résonner dans les esprits et les consciences de la multitude?

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14 Réponses

  1. Je me pose souvent cette question.

    Plusieurs éléments font que mon opinion n’est pas encore tranchée:

    -Les blogues font rarement du journalisme citoyen. Ils font plutôt du texte d’opinion basé sur des sources journalistiques traditionnelles. Il existe, bien sûr, des exceptions dont je parlerai plus bas.

    -Par contre, l’élément interactif du blogue joue en sa faveur. Contrairement aux médias traditionnels, il offre à monsieur et madame tout le monde l’occasion de se prononcer publiquement, du jamais vu. Andy Warhol doit jubiler.

    Je crois toutefois que pour certains marchés, ou certaines situations précises, le journalisme citoyen peut et doit exister.

    On n’a qu’à penser au journal de cette petite fille de Sarajevo qui avait fait un tabac en librairie. Il s’agissait, enfin, du regard direct d’une citoyenne ordinaire sur des événements tragiques. De plus en plus de blogues relatent les expériences réelles de gens sur le terrain, souvent dans des zones troubles et au-delà des « griffes » des journalistes, si j’ose dire.

    C’est vraiment dans ce type de blogues que je vois un intérêt réel. Des gens qui ont des choses importantes à dire et qui ne peuvent être dites autrement que par cette voie.

    Pour les autres blogues (comme les nôtres), l’intérêt est tout de même de confronter plusieurs points de vue et de se rendre compte qu’au-delà de la fausse bonne entente quotidienne des coins de rues, existe une réelle diversité d’opinions dans notre beau pays qu’est le Canada!

  2. Bravo Jacques, très bien dit!

  3. « résonner dans les esprits et les consciences de la multitude? »

    Multitude probablement pas, encore faut il être lu. L’avantage qu’à un blogue versus une nouvelle standard c’est qu’avec les commentaires et les nombreux débats qui s’en suivent, il devient pratiquement impossible de ne pas connaître l’envers de la médaille, ce qui nous est très rarement communiqué dans les médias.

    Je crois que c’est surtout en ce sens que les blogs comme ceux-ci sont très enrichissant.

    Comme Jacques le dit, maintenant tout le monde peut avoir son mot à dire, tout le monde a le droit à son opinion et a le droit de l’exprimer.

  4. Si on regarde l’intérêt que les médias traditionnels portent au phénomène, on peut d’ores et déjà affirmer que le blogue joue un rôle social. Je ne suis pas prêt cependant à le qualifer et à le juger.

    Dans le domaine politique, on voit que cet outil est fortement utilisé autant chez-nous lors de la dernière élection, en France lors des présidentielles et des législatives, et aux États-Unis pour la présidentielle de 2008.

    Je ne crois donc pas que c’est un feu de paille et que ce médium est là pour rester. Et effectivement, les médias de masse devront s’ajuster, jusqu’au jour ou les blogues seront eux aussi noyautés par ces mêmes médias de masse; c’est déjà commencé d’ailleurs.

  5. « Et vous, croyez-vous que le blogue, ou le journalisme citoyen entièrement indépendant, peut effectivement être appelé à jouer un rôle social, à influencer le cours des choses, à faire obstacle à l’information pré-mâchée et souvent aseptisée des médias de masse? »

    Louis, c’est évident que la réponse est oui.

    Il faut continuer!

  6. Louis le sait, j’ai déjà publié mes impressions de son blogue sur le mien. Je crois que les blogues ont un avenir qui n’a pas encore pris toute son ampleur. C’est un véhicule puissant et à la portée de tous. Tous ne sont pas aussi populaires que l’Homme en colère, mais ils contribuent tous à donner une image différente des médias traditionnels et leur interactivité en font des forums très dynamiques.

    Longue vie aux blogues de tous genres!

  7. Effectivement ! Les blogues donnent une voix à ceux qui n’en avaient pas avant. Ils permettent de sortir des discours officiels et de donner des sons de cloche sur tous les sujets possibles. Évidemment, cette démocratisation a le désaventage de son aventage dans le sens qu’elle donne une voix à la médiocrité autant qu’à l’excellence. Ce qui n’est pas un drame en soi puisque le jugement des visiteurs et lecteurs est implacable. L’élimination se fait tout naturellement.

    Les miens (Les délires d’Akakia et Le Peuple métis de la Boréalie) sont régulièrement visités et je le prends comme une récompense au temps et au soin que j’y mets. Pour preuves, non seulement les commentaires affichés, mais aussi et surtout ceux qui nous écrivent afin d’étendre la discussion, de suggérer des sujets ou de demander des nouvelles d’une absence qu’ils trouvent ptolongée.

    Russel Bouchard

  8. Un article sur un sujet connexe (Résistance et média alternatif)…

    Pour ce qui est spécifiquement des blogues… J’ai évidemment beaucoup de plaisir à bloguer. Et j’ai même un peu de succès! Ceci dit, je me faisais une réflexion hier. Ça fait des années que je donne dans le ‘journalisme alternatif’. J’ai collaboré sur le web, dans des radios et dans des journaux imprimés. Je continue, en parallèle à mon blogue, de contribuer à des journaux. Là j’en ai un qui sort aujourd’hui. C’est un petit journal communautaire. J’ai pas d’enthousiasme débordant face à ça, alors que pour mon blogue… J’ai quelques textes que je trouve très pertinent dans ce journal et je me disais, tiens, je vais les mettre sur mon blogue. Et là ça m’a frappé. Sur mon blogue j’aurai quelques centaines de lecteurs tout au plus. Alors que dans le journal, en partant c’est quelques milliers! Oups…

    Voilà, les blogues c’est bien. C’est quotidien, c’est amusant. Ça rejoint du monde. Mais c’est encore une goutte d’eau…

  9. Je t’ai suivi depuis le début et je suis toujours ébahi de ton blogue.
    Tu as fait un sacré chemin!
    Ton avenir est prometteur!
    Lâches-pas Louis!

  10. Nicolas,

    le lien que tu fais avec le journal imprimé est intéressant et, ma foi, presque décourageant. Mais il faut spécifier que le médium informatique, pour obtenir de l’information sur l’actualité, est jeune et pas encore entré dans les moeurs. Qui, comme moi en ce moment, s’installe avec son café devant l’ordi?

    Ça évoluera jusqu’à supplanter les journaux imprimés, ce qui diminuera par ricochet l’utilisation de papier.

  11. Je ferais attention, Renart, avant d’oser des prédictions sur le fait que le net va supplanter les imprimés. À chaque nouvelle innovation technologique, on prédit la disparition du papier. Et pourtant ce n’est jamais arrivé. Moi ce que je prédis, c’est déjà visible (ex.: les quotidiens gratuits), c’est que l’imprimé va évoluer en fonction de la nouvelle technologie et des nouvelles habitudes mais ne sera pas supplanté. En fait, il est à peu près certain, c’est presque déjà fait, que les grands groupes de communications –qui reposent tous sur le papier– vont fagociter l’essentiel du web et l’intégrer à leurs plateformes médias. Tout simplement.

  12. Nicolas,

    c’était plus un désir qu’une prédiction. Car pour ce qui est des infos écrites, courtes et concises, le médium informatique est parfait. Tandis que pour la littérature, ou n’importe quel écrit qui se déploie en longueur, le livre physique sera difficile à battre. J’ai hâte de voir de près les nouvelles technologies qui tentent déjà de le remplacer.

  13. Les publications papier vont devenir un simple véhicule pour les idées, qui seront aussi véhiculées sur le Net à travers divers services (payants ou gratuits): pages web, agrégateurs RSS ou Atom, blogues, abonnement par courriel, etc.

    De la même manière, une même pièce musicale peut exister dans iTunes, dans votre lecteur MP3, sur CD ou dans un jukebox électronique. L’information s’émancipe du support; on ne produit plus les idées en fonction de la page ou du sillon, mais en fonction d’une diffusion élargie et « sans égard au support ».

    Ce n’est donc pas la disparition du papier qu’il faut annoncer, mais bien une séparation toujours plus stricte entre le message et le médium. N’en déplaise à McLuhan.

  14. […] Voilà, je vous transmets ici le communiqué de Pierre Dubuc, rédacteur en chef de L’Aut’Journal. En effet, pour la suite des choses, je juge ce communiqué important ; d’autant plus qu’il semble quelque peu faire écho à mon dernier article à propos du blogue Un homme en colère. […]

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