Le PQ capitule

Drapeau blancLe PQ votera contre le budget, mais seulement 3 députés sur 36 se présenteront lors du vote, ce qui signifie en clair que le gouvernement libéral ne sera pas défait et que le Québec ne retournera pas en élections cet été.

Et qu’obtient donc le Parti Québécois pour accepter de ne pas défaire le gouvernement Charest? Presque rien! À peine plus de 150 millions $, et les baisses d’impôts aux plus nantis, consenties avec l’argent du déséquilibre fiscal, sont intactes. Bref, c’est une défaite sur toute la ligne pour le PQ et on se rend de plus en plus compte que le parti n’a jamais réellement eu l’intention d’aller en élection.

En terme de négociations, le PQ pourrait peut-être demander conseil à Jack Layton du NPD, lui qui avait obtenu des concessions de près de 4 milliards $ en 2005 du gouvernement minoritaire de Paul Martin. Ça, c’est de l’argent. Ça c’est un poids politique.

Mais manifestement, le PLQ n’a pas pris le PQ au sérieux et il semble qu’il a eu raison de le faire. C’était un beau bluff, un grand bluff, mais ça restait un bluff et ce n’est pas avec un tire-pois qu’on va à la guerre.

Malgré tout ceci, il y a un point positif pour le PQ. Cette crise a permis d’observer la fragilisation croissante du leadership de Jean Charest, de moins en moins appuyé par son caucus. Il s’agit cependant d’une piètre consolation pour un parti qui faisait du vote sur le budget une question de principe et qui savait que 70% de la population était opposée aux baisses d’impôts de Jérôme-Forget.

Pendant ce temps, Mario Dumont regarde et sourit. Il n’a rien gagné, mais il n’a rien perdu non plus. Il avait pris un grand risque en refusant de négocier avec les deux autres partis, mais il n’aura pas à payer le prix.

Bref, c’est une drôle de crise qui se termine. Une petite guerre où le perdant qui capitule risque de reprendre du poil de la bête avec un nouveau chef et où le gagnant voit son leadership menacé. On ne sait plus trop qui a réellement gagné.

On sait juste que le PQ a manqué une grosse occasion de respecter son programme et ses convictions et de se tenir debout devant l’intransigeance du gouvernement Charest.

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29 Réponses

  1. Ouin… capitulation totalle et pourquoi donc?
    Quelques broutilles… le PQ se contente de bien peu.

    Avec le taux d’insatifaction face à Charest, c’est sur qu’il se serait rétracté si le PQ avait vraiment voulu.

    Le seul gagnant ici c’est l’ADQ qui poursuite dans son rejet du budget.

    On devrait instaurer une règle à l’assemblée, abscence = vote contre, ou égale vote comme le reste du parti.

    Si le PQ ne veut pas forcer d’élections, qu’il ait au moins la décence de voter sur le budget, s’ils ne veulent pas d’élections, ils se doivent de voter pour. C’est encore plus ridicule de les voir se cacher.

  2. « On ne sait plus trop qui a réellement gagné. »

    Ça Louis, c’est la question que je me pose depuis le week end dernier.

    J’ai beau regarder la situation à l’endroit ou à l’envers, je suis incapable d’en venir à une conclusion.

  3. C’est le PQ qui a gagné selon moi.

    Pas à cause des gains, mais parce que cette confrontation a permis de prouver qu’il n’était pas mort.

    C’est pas grand chose, mais c’est un amélioration.

  4. Je dirais que le PQ n’était pas prêt. Manque de fonds et programme peu défini. De plus, la nouvelle chef devrait faire un peu sa marque après avoir été élu dans une élection partielle, question de faire un peu de promotion au parti.

  5. >On sait juste que le PQ a manqué une grosse occasion de respecter son programme et ses convictions et de se tenir debout devant l’intransigeance du gouvernement Charest.

    Je crois que c’est faux. L’occasion n’était pas là et je crois que le PQ en a tiré profit de la crise budgétaire au maximum. L’opinion publique montrait un dégoût des élections et au acceuil assez favorables aux baisses d’impôts. En votant contre ce budget, le PQ se serait mis à dos l’opinion publique. Et maintenant que le PQ fait un votre symbolique on clame à l’occasion manquée…

  6. Lâchez-moi les plus nantis, 42% des Québécois ne paient pas d’impôt!

    J’ai fait des études et je suis en fin de carrière après avoir été sous-payée — parfois de 50%! — toute ma vie. Je travaille de 50 à 80 heures par semaine depuis 10 ans parce que je suis travailleuse autonome (comme 15% de la population). Il me reste 14 ans pour cotiser à mon REER et ne pas être aux crochets de la société à ma retraite. Je ne suis pas une sale riche, insinuer cela c’est de la pensée stalinienne carrément. Je suis en faveur de la justice sociale, mais franchement je fais ma part et je ne me sens pas coupable pantoute d,avoir enfin une bauisse d’impôts. moi qui ai créé 6 emplois et formé des stagiaires.

    J’étais contre l’idée de gaspiller 78 millions en élections aprées 3 mois seulement.

  7. J’avais prédit ce résultat sur mon Blog il y a deux jours.
    Le PQ n’a jamais eu l’intention de faire tomber le gouvernement, c’est juste une tactique pour faire parler d’eux dans les médias.

    Mais leur façon de faire frise le ridicule: on négocie une entente, mais on vote quand même contre le budget… Mais on va tous être absents, comme ca le gouvernement ne sera pas renversé…

    Mêmes les journalistes lors du point de presse semblaient confus.

    Quant au baisses d’impôt aux « mieux nantis », la défénition de « nantis » est large pour les péquiste, ca veux juste dire ceux qui ne sont pas pauvres, donc la classe moyenne et plus. La classe moyenne est celle qui paye pour les autres depuis des décennies, alors il est grand temps de lui donner un peu de marge de manoeuvre.

  8. Premier truc, Mario Dumont n’a pas refusé de négocier avec les deux autres partis… Il a été mis de côté. Dans les semaines précédants le budget, les adéquistes avaient rencontrés pas mal de ‘représentants de la société civile’ (à droite comme à gauche) et s’apprêtaient à porter certaines demandes auprès de Monique Jérome Forget. Le problème c’est que Gilles Taillon, le négociateur de l’ADQ, s’est vu accorder en tout et pour tout un gros 20 minutes! À comparer les péquistes n’avaient rien eu dutout. Les libéraux ont cru pouvoir passer en force en décidant eux mêmes ce qu’ils allaient donner aux oppositions.

    La réaction des deux partis d’opposition a été différente. L’ADQ s’est braquée et le PQ s’est énervé (quitte à s’humilier publiquement par la suite).

    Qui gagne dans la situation actuelle? Dur à dire effectivement.

    À terme je pense que ce sera l’ADQ, s’ils sont capable de passer par dessus le traumatisme de voter contre des baisses d’impôt. Ils vont s’en sortir parce qu’ils n’auront pas participé au grenouillage. Bref, ils restent vierges… La seule nuisance pour eux de l’épisode aura été de ralentir un peu leur progression dans les intentions de vote.

    Le PQ a joué gros. Je ne sais pas trop ce qu’ils vont en tirer. D’une part, ils ont réussi à casser l’image d’une force politique négligeable et ont réussi à prendre l’initiative et à s’imposer dans le paysage médiatique. D’autre part, ils étaient pris avec l’image du patient politique en phase terminale et là il y a de forte chance qu’ils aient réussi à donner la tague aux libéraux. Faudra voir comment les médias vont jouer ça mais on entend de plus en plus d’analyse comme quoi des 3 partis se sont peut être les libéraux qui sont les plus mal pris. En tout cas, la pression sur Charest a augmenté considérablement.

    L’enjeu, au final, est de savoir qui sera le perdant. Péquistes ou libéraux? Ça va dépendre du spin médiatique j’imagine…

    * * *

    Baisse d’impôts et nantis… Le PQ proposait d’abandonner un tiers des baisses d’impôts; celles s’adressant aux gens gagnant plus de 75 000$/an. Je pense que c’est à eux que faisait référence Louis. Et je suis désolé mais à ce revenu là, l’éthique de mieux nantis colle.

  9. Un détail. On arrête pas de parler des quelques 40% des gens qui ne paient pas d’impôt. De deux choses l’une. Premièrement, il ne faudrait pas croire que ces gens là ne contribuent pas aux finances de l’État. Aux dernières nouvelles, ils paient des taxes et des tarifs comme tout le monde et consomment dans les monopoles qui rapportent gros à l’État (Hydro-Québec, Loto-Québec, SAQ). Proportionnellement à leurs revenus, je ne serais pas surpris qu’ils contribuent autant que les autres aux finances de l’État (voir plus que certains biens nantis). Deuxièmement, le fait d’être trop pauvre pour payer de l’impôt n’en fait pas des citoyens de seconde zone qui n’ont pas leur mot à dire en politique.

  10. La classe moyenne ne paye pas pour ceux qui n’ont pas les moyens de payer. C’est faux.

    La classe moyenne paye pour les impôts que les corporations et leurs produits de consommation ne payent pas.

    Ceux qui sont trop pauvre pour payer n’ont rien à y voir.

    Cette remise d’impôt ne fera qu’empirer la situation.

  11. Nicolas, j’aime bien ton analyse #8. J’ajouterai ça dans la balance pour me faire une opinion.

  12. je trouve pas que le PQ a abdiqué…Il ne fallait pas abattre le gouvernement, le peuple ne voulait pas d’élections.Le dogmatisme a grandement desservi le PQ…rappelons-nous le 26 mars. Je crois que le PQ a fait preuve de bon aloi et que cela va lui permettre de se choisir un nouveau chef, refaire ses finances et REPENSER une partie de son programme.Arrêtons de faire de l’intellectualisme et remettons à l’écoute des aspirations du peuple.Et finalement serions-nous en meilleure position si après une élection hâtive, Mario,le fumambule, serait devenu premier ministre.

  13. Si c’est pas incroyable de lire ça !!

    Le PQ n’a pas d’argent, il est endetté de 4 millions$.

    PERSONNE ne voulait d’élections.

    Je crois au contraire que le PQ a gagné: il s’est remis sur la « map » très rapidement et a démontré qu’il n’était pas mort.

    Pendant ce temps l’ADQ s’est croisé les bras et n’a rien fait.

    En plus, cette crise sur le budget a considérablement affaiblis les libéraux, qui se retrouvent avec un chef moins populaire que jamais.

    Non mais sérieux, qu’est-ce qu’il te faut de plus?

    Le mot ‘compromis’ a-t-il un sens pour toi?

    Pour ce qui est de la comparaison avec Jack Layton, elle ne tient pas la route, car les circonstances sont totalement différentes.

    1- Layton a volé au secours d’un gouvernement coprrompu qui risquait bel et bien de tomber, car deux partis le voulaient aux communes, alors que dans le cas présent, aucun parti ne vulait sérieusement d’élection.

    2- Layton avait l’avantage de négocier avec un gouvernement qui enregistre année après année des millards de surplus, et qui avait clairement les moyens d’en donner quelques-uns pour avoir son appui, ce qui n’était pas le cas présentement.

  14. N’ il y a-t-il pas une marge entre le provincial et le fédéral?? me semble que la différence est très évidente. Je suis d’accord avec la décision du PQ , ils ont démontré qu’ils existent encore, qu’eux au moins réagissent contrairement à l’ADQ .

  15. Je crois que l’attitude du PQ était responsable et honorable. Tout le monde sait qu’ils n’étaient pas prêts pour une élections. Ils sont endettés, sans chef et sans programme. Malgré les sondages, il y a fort à parier qu’ils se seraient fait piétiner s’il y avait eu des élections et L’ADQ en aurait été le grand gagnant. Personne ne veut passer les rennes du pouvoir à Mario et sa bande. Pas tout de suite du moins…

    Par contre, je serai curieux de savoir quelle sera l’opinion des voteurs adéquistes lorsqu’ils auront reçu le chèque de remboursement d’impôt que Mario a voulu leur enlever… Je ne suis pas si sûr qu’ils sont tous fermement contre ces baisses d’impòt. Quelque chose qui pourrait revenir hanter Mario un jour…

  16. Sans prétendre représenter l’opinion de tous les adéquistes (de toute façon, je ne suis adéquiste que parce qu’il n’y a aucun parti conservateur au Québec), je ne crois pas qu’ils laissent tomber le parti comme ça.

    L’opposition officielle existe pour confronter les mauvaises décisions du gouvernement. Et d’utiliser cet argent pour offrir des baisses d’impôt est une mauvaise décision selon plusieurs (moi, je suis encore déchiré là-dessus).

    Une fois le budget passé, il restera bien peu de ressentiment, je crois..

  17. Je ne voulais pas aller voter cet été non plus, mais parce que je suis contre le budget, ça m’aurait pas déranger. Et j’aurais peut-être voter PQ, mais à les voir s’applatir comme ils l’ont fait, c’est certain que je ne voterai pas pour eux aux prochaines élections.

    Ce que le PQ a montrer, c’est qu’ils ne sont juste pas prêt à aller en élections, même pour défendre leurs convictions. Ça me fait penser à un discour qu’on entend depuis près de 15 ans: on va attendre les conditions gagnantes pour faire un référendum sur la souverainté.

  18. Dans Cyberpresse ce matin:

    L’Assemblée nationale adopte par une mince majorité (46 voix contre 44) le budget du gouvernement Charest , modifié pour répondre aux exigences du Parti québécois. Les 111 millions ajoutés pour des mesures en santé et en éducation seront financées par une hausse des impôts des banques et des pétrolières.

    La dernière ligne devrait en faire sourir quelques uns ici, pas vrai Louis, Rénart et Jimmy? C’est ça les concessions obtenues par le PQ.

  19. En référence aux réponses 8 et 9 de Nicolas au sujet des « mieux nantis » qui vont bénéficier des baisses d’impôt.

    Je suis parmi ces gens sur qui la gauche lève le nez, c’est-à-dire les « mieux nantis » (je fais 85,000$ par année, il semble qu’on devient « mieux-natis » à partir de 75,000$…). C’est pourtant les importants prélèvements fiscaux qui sont fait sur les chèques de paie de gens comme moi qui permettent d’assurer l’essentiel des services gouvernementaux qui excitent tellement ces mêmes gens de gauche.

    Car la vérité, c’est que c’est la classe moyenne supérieure et + qui fournit l’essentiel du financement de l’État. Selon les stats officielles du ministère des Finances, 44% des contribuables ne paient aucun impôt. 18% en paient très peu (borne inférieure de la classe moyenne). Ca laisse seulement 38% des contribuables pour assumer l’essentiel du financement des services pour tous les autres. Belle société égalitaire, n’est-ce pas?

    Je comprends que même ceux qui ne paient pas d’impôt sur le revenu paient quand même des taxes à la consommation et des tarifs. Mais la TVQ, c’est seulement 7,5% sur les achats (et non pas sur le revenu total de quelqu’un), et les tarifs au Québec sont parmi les plus bas. Comparez cela à un taux d’imposition de 30 à 40% pour la classe moyenne supérieure et + (sans compter toutes les taxes à la consommation) et il devient clair que les classes moins fortunées paient en proportion de leurs revenus bien moins d’impôts et de taxes que les plus fortunés.

    Je ne me plains pas de mon sort, même si je ne mêne pas une vie de « gens riche et célèbre » non plus. J’aimerais bien cependant que moi et mes semblables reçoivent un minimum de considération de la part de ces biens-pensants qui nous perçoivent toujours commes des espèces de chiens galeux parce qu’on est soi-disant « riches ». Je travaille fort pour ce salaire et à une certaine époque je me suis débattu pas bien loin du seuil de pauvreté d’ailleurs. C’est par le travail, la persévérance et de longues études que je me suis hissé dans cette classe moyenne « supérieure » et je dois ma situation à personne d’autre que moi-même. Qu’on vienne pas me faire la morale sur ma « richesse ».

    Quand j’entends certains s’offusquer « ce sont les plus riches qui reçoivent le plus de baisses d’impôt ! », je trouve cela d’une malhonnêteté crasse car après tout, c’est assez normal et logique que les gens qui paient le plus d’impôt voient leur fardeau fiscal baisser un peu lorsque des baisses d’impôt sont promulguées ! On ne peut tout de même pas baisser les impôts de ceux qui n’en paient pas ou presque pas.

    Non, je ne demande pas des baisses d’impôt à chaque année. Nous avons collectivement décidé de nous donner des bons services publics, ça coûte cher, et je comprends que je dois assumer une proportion plus grosse des impôts.

    Mais l’équité fiscale entre citoyens, je m’excuse, c’est pas juste à sens unique en faveur des pauvres. C’est pas parce qu’on est plus fortunés qu’on est des citoyens de seconde zone et qu’on a pas le droit sous prétexte qu’on est « riche », à un réajustement de notre fardeau fiscal de temps en temps.

  20. Faire plier Charest et Forget, c’est un exploit en soi. Surtout quand t’es un parti souverainiste (Charest était vice-président du comité du Non), et surtout quand tu viens de vivre une crise majeure et que t’as un chef intérimaire qui a été catapulté à ce poste.

    Obtenir 111 millions de concessions, ce n’est pas mal. Le PQ ne voulait pas abolir les baisses d’impôts mais bien utiliser une partie de l’argent de la péréquation pour ajouter de l’argent en santé et en éducation. Surtout avec ce qui s’en vient: au moins deux de nos universités, et pas les plus petites, vivent des crises financières. Que le gouvernement devra vraisemblablement éponger. À moins qu’on ne ferme l’UQAM et l’UdeM, pour ne garder que des universités anglophones à Montréal?

    Considérons ces 111 millions de dollars comme une fraction non négligeable de l’objectif stratégique du PQ (qui était grosso modo de l’ordre de 300 millions de dollars). C’est un résultat honorable, d’autant plus que les moyens utilisés pour y arriver sont intéressants.

    Reste à voir comment l’état va amortir le trou causé par le retrait de la taxe sur le capital d’entreprise, d’ici à 2010 — mais c’est un autre débat. La hausse continuelle du déficit du Québec n’est certainement pas jugulée.

    Notons qu’on pourrait réduire davantage les impôts des contribuables, de plusieurs milliards même, si l’on augmente la TVQ. Puisque les biens de consommation essentiels (dont la majorités des produits d’épicerie) ne sont pas taxés, cela ne pénaliserait pas les moins riches et cela encouragerait l’épargne (après tout, nous sommes déjà surendettés individuellement).

    Accepteriez-vous une baisse d’environ 500$ par année dans vos impôts, contre une hausse de la TVQ de 2%… en sachant que la TPS risque de baisser encore de toute manière?

  21. La population était opposée au budget, mais encore plus opposée aux élections. Le PQ n’avait pas d’autre choix de toute façon.

  22. @ H.Dufort

    Accepteriez-vous une baisse d’environ 500$ par année dans vos impôts, contre une hausse de la TVQ de 2%… en sachant que la TPS risque de baisser encore de toute manière?

    Je n’aurais aucun problème avec ça personnellement.

  23. Vous avez raison, Hugo M., mais si vous payez trop d’impôts c’est que les corporations n’en payent pas assez et la taxe sur la consommation est trop basse.

    Comparez avec les autres provinces et vous verrez que c’est le cas.

  24. @Philippe,
    moi aussi je préférerais ce genre d’arrangement! C’est à peu près kif-kif au niveau fiscal, pour la classe moyenne, mais ça a des effets généralement bénéfiques sur l’épargne. Je préfère les mesures qui donnent au citoyen un moyen de contrôle relatif, cela le responsabilise.

  25. « Accepteriez-vous une baisse d’environ 500$ par année dans vos impôts, contre une hausse de la TVQ de 2%… en sachant que la TPS risque de baisser encore de toute manière? »

    Pour cette année, je ne suis pas d’accord.

    Mais pour l’an prochain, je n’ai aucun problème avec ça, en autant qu’on refasse la liste des produits taxables.

    Par exemple, est-ce normal que le papier hygienique soit taxé? Il ne faudrait pas être obligé de recommencer à se servir de papier journal.

  26. Mieux nanti, Hugo, mieux nanti, c’est le mot que j’ai utilisé… Je ne vois pas c’est quoi le problème avec l’usage de ces termes. À 80 000$ et plus par année, tu es clairement mieux nantis que la majorité de tes concitoyens. C’est la stricte réalité.

    Dans les biens « non-essentiels » taxé il y a les serviettes hygiéniques et tous les produits de bébé. Bonjour la cohérence.

    Moi je suis contre de remplacer l’impôt par des taxes. L’impôt c’est progressif. Le but c’est justement que ceux qui ont plus de moyens contribuent plus. Les taxes tout le monde les paient également. C’est régressif. On aura beau dire un taux de taxation à 14% quand tu gagne 20 000$ ça n’a pas le même impact que quand tu en gagne 80 000$.

    D’ailleurs, côté baisse d’impôt. Un des trucs qui me purge c’est le fait que de baisse en baisse, l’impôt est de moins en moins progressif. Ça, c’est pas juste.

    P.S. : Je paie de l’impôt. 20% au provincial. Grace au budget je retombe à 16%. Mon ménage est tout ce qu’il y a de plus classe moyenne.

  27. @Nicolas,
    n’oublie pas que la majorité des biens dits « essentiels » ne sont pas taxés. Rien n’empêche une personne qui n’a pas beaucoup d’argent d’acheter un poulet frais (non taxé) plutôt qu’un poulet rôti, ou d’acheter des légumes frais (non taxés) plutôt qu’une salade pré-coupée et pré-emballée, ou d’acheter une brique de cheddar (non taxée) plutôt que du fromage râpé, etc.

    La catégorie des moins nantis auxquels les taxes feraient mal, c’est surtout ceux qui dépensent de manière irresponsable. Il faut compenser par l’éducation à la consommation. Certains organismes sociaux (dont l’AFEAS) donnent déjà des cours de budget aux pauvres, ce qui est une initiative admirable.

  28. @ Philippe David (concernant la hausse d’impôt des banques et des pétrolières)

    Oui ça me fait plaisir et sourire, pas toi?

    Cet argent va servir à la société, pas à se vautrer dedans, pas à jouer au Monopoly réel à la grandeur de la planète.

  29. @ Renart: Je vous faisais une petite bourde parce que je sais que vous êtes très critique des banques et des pétrolières. Mais que ceux-ci soient plus taxés ne me chagrine pas du tout moi non plus 🙂

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