Comme un coup de canon

La décision du Parti Québécois de voter contre le budget de Monique Jérôme-Forget est comme un coup de canon dans un ciel bleu; personne ne l’avait vu venir. L’ADQ avait déjà annoncé qu’elle s’opposerait au budget; elle espérait ainsi dépeindre les deux autres partis comme étant de vieux partis hostiles à ses propositions. Et le PLQ comptait sur la désorganisation du PQ pour s’assurer du soutien de celui-ci – ou de son abstention – afin de faire passer son budget. Mais c’était sans compter sur l’effet Marois.

En effet, depuis qu’il devient de plus en plus évident que Pauline Marois sera le prochain chef du Parti Québécois – et qu’un sondage ait donné 40% des intentions de vote au PQ avec elle à sa tête – le PQ se retrouve dans une situation beaucoup plus avantageuse qu’il y a quelques mois. Les Libéraux ont sans doute cru pouvoir prendre le PQ de vitesse, en proposant des élections trop rapides pour le parti puisse être prêt, mais même sans chef le Parti Québécois est un adversaire extrêmement coriace, qui peut toujours surprendre: il peut très bien accélérer le rythme de la course à la direction et même se lancer dans une campagne avec un chef intérimaire, et surfer sur la vague du renouveau inspiré par Pauline Marois.

Cependant, cette stratégie n’est pas sans risques.

D’abord, Le parti peut très bien avoir à porter le fardeau de la chute du gouvernement et du nouveau déclenchement d’élections. Le PLQ a alors beau jeu de dire qu’ils se sont fait battre à cause de baisses d’impôts « à la classe moyenne », et ce sera au PQ de répéter, contre une presse corporatiste largement acquise aux arguments néolibéraux, que ces baisses d’impôts profitent surtout aux plus riches, et non au citoyen lambda. Une grosse commande, s’il en est une!

Ensuite, le PQ n’a toujours pas de chef, et il y a le risque improbable mais possible que quelqu’un décide de se présenter contre Pauline Marois, ce qui empêcherait le couronnement hâtif permettant de se lancer en puissance dans la campagne électorale estivale. Le PQ pourrait certes régler le problème en resserrant (encore) ses règles pour les éventuels candidats, mais il donnerait l’impression de vouloir museler une éventuelle opposition à Marois. Et on ne se lance pas en campagne avec du grenouillage.

Puis, ne l’oublions pas, les finances du parti sont à sec. Le PQ a fait la dernière campagne à crédit, et avec les résultats décevants de celle-ci, il n’a presque plus d’argent, contrairement aux coffres bien garnis de l’ADQ et du PLQ.

Finalement, il y a le danger ultime: perdre les prochaines élections et se ramasser avec le problème insoluble de la reconsidération de l’option souverainiste, des éternels débats entre l’aile-gauche et l’aile-droite, et l’implosion potentielle du parti qui suivrait la défaite.

En ce sens, cette position du Parti Québécois est extrêmement courageuse, et même osée, mais si le calcul politique s’avère imprécis, ou si un nouveau pépin doit survenir en cours de route, le parti peut payer chèrement cette bravade.

Car sur le fond, le PQ a entièrement raison de voter contre ce budget qui utilise l’argent du déséquilibre fiscal pour donner des bonbons aux plus riches. Mais en politique comme dans la vie, parfois même le meilleur des principes peut se faire briser par la dure et plate réalité.

31 Réponses

  1. Bring it on! Ils sont faits comme les rats qu’ils sont s’ils s’opposent au budget.

    « […]surfer sur la vague du renouveau inspiré par Pauline Marois[…] »? Ah ah ah. Ben oui. Elle inspire autant de renouveau qu’une toune de Daniel Hétu.

    L’ADQ rentrera majoritaire, j’en suis certain.

    Et ce sera le bonheur pour 4 ans. Que dis-je, l’extase!

    Mais vous verrez, le PQ, ils vont s’écraser, ce sont des mauviettes.

  2. J’ai beau ne plus être péquiste depuis 2002, cette fois je dis bravo au PQ (et quand même aussi à l’ADQ, car les deux partis voteront contre).

    L’État québécois est dans le rouge absolu: la dette augmente de 3 milliards$ par année.

    Baisser les impôts d’un milliard$ est absolument IRRESPONSABLE et stupide. Quel oppostunisme de la part de Charest et sa bande !

    Une grande partie de cet argent nous vient du fédéral, via le programme de péréquation.

    Cet argent doit allr dans les services à la population et le service de la dette. C’est à ça que sert la péréquation, câlisse !

    Fuck off les baisses d’impôts !! Ca attendra le vrai équilibre budgétaire.

    Si le PLQ est vraiment prêt à disparaître, allons-y, je suis partant: comme ça le Québec sera divisé par la droite nationaliste (ADQ) et la gauche nationaliste (PQ).

    Et les fédérastes n’auront plus de parti pour se réfugier. Excellent !

  3. messemble je suis pas vraiment dans le débat moi…
    je couperai les impots encore plus tout en degageant au maximun l’état de la gestion pour eviter les déficits et avec une fiscalité avantageuse on pourrait peut-etre repartir l’économie du Quebec….. Notre économie a beau allé aussi bien qu’en 1970 on est encore merdique face au reste de l’amérique du nord

  4. Un pari audacieux de la part du PQ. Il semble vouloir se racheter pour la débandade des dernières élections et prévenir la disparition possible du parti.

    Le PQ veut couper l’herbe sous le pied de l’ADQ avant que celui-ci accapare un nombre important de ses électeurs.

    Ils se sentent au pied du mur et veulent à tout prix remonter la pente, et avec Marois comme chef annoncé, ils peuvent réussir leur coup. Son discours rassembleur entre gauche et droite doit subir l’épreuve du temps, mais cela est faisable. Mais ce sera une partie d’échecs implacable.

    Mais l’effet Marois pourra jouer son oeuvre. Entre un Charest détesté par le plupart des électeurs, et une équipe adéquiste peu rodée au pouvoir, les électeurs choisiront peut être l’expérience d’un ancienne ministre connue qui a occupé plusieurs postes clés dans les derniers gouvernements.

  5. Jacques, tu m’as pris par surprise avec Daniel Hétu!

    Bon, pour arrêter de dire des niaiseries, je salive déjà de voir s’effondrer la gang à Johnny!

  6. « …contre une presse corporatiste largement acquise aux arguments néolibéraux »

    Faux. Les médias québécois sont gauchistes, d’où le gang bang contre l’ADQ en 2003 et 2007.

    Un moment donné, tu verras clair!

    Et oubliez ça! Le gouvernement ne tombera pas.

    Ce n’est qu’une stratégie du PLQ pour faire passer les 2 autres comme étant des « anti » classe moyenne surtout pour détruire la sympathie de celle-ci envers l’ADQ.

    Lorsque le spin aura fait son chemin, le PLQ fera ce que suggère l’ADQ: Couper la poire en 2 ou 3 genre 1/3 en baisse d’impôt, 1/3 sur la dette et 1/3 aux programmes sociaux.

    Marquez la date et l’heure à laquelle le Bum intello vous aura instruit sans vous facturez une cenne: 25 mai 2007 à 4h24 , heure avancée de l’Est!

  7. Enfin le PQ a de l’innitiative.

    Le problème est qu’il faut qu’il soit au pied du mur pour en avoir.

  8. De plus, avec leur faible taux d’allégeance dans la population francophone, qui n’est pas à son avantage, le PLQ devrait mettre de l’eau dans son vin. Une nouvelle élection ne lui servira guère. Comme dans tous les gouvernements minoritaires, il lui faudra concéder quelques points à l’un ou l’autre des partis d’opposition afin de faire accepter son budget et faire perdurer son gouvernement.

    Nous verrons cela dans les prochains jours!!!

  9. Ce que je trouve incroyable, c’est que même les amis de John à Toronto, les éditorialistes du Globe and Mail, sont contre des baisses de taxes en utilisant l’argent du fédéral. C’est quand même intéressant de voir que pour une fois, les fédéralistes seront redevable aux deux partis qui pourtant menacent la fédération! Il est vrai que Mister Charest ne fait pas preuve de vision et de renouveau dans la réduction de la dette… en fait, ses manoeuvres contribuent à l’augmenter. Mme Jérôme-Forget se targue de penser à ses petits-enfants, tactique infâme afin d’émouvoir, alors qu’il n’en est rien: on s’endette encore! De plus, d’après ce que j’ai pu comprendre, nous ne recevrons en tout et pour tout qu’un maigre 600$ par contribuable. Pendant ce temps, nous devrons débourser pour des soins de santé, payer plus cher notre élextricité, nos médicaments, nos études, nos immatriculations, l’essence… C’est beau la gestion de dépanneur sauce Charest.

  10. Comme c’est ironique! Pendant toute la campagne électorale, on a reproché aux libéraux de ne pas avoir tenu leur promesse de 2003 de baisser les impôts. Maintenant qu’ils tiennent promesse, on hurle aux quatre vents que c’est « IRRESPONSABLE ».
    Et pourtant, les baisses d’impôt incluse dans ce budget ne représentent que 75% des baisses promises en 2003.

    Considérant l’état des finances publiques, ce sera toujours une mauvaise idée de baisser les impôts pour la simple raison que le gouvernement est trop inefficace et qu’il ne peut remplir sa mission sans cet argent. Tout le monde le sait, mais mais quand Jean Charest a décidé de ne pas tenir cette promesse avant les dernières élections, a-t-on salué sa sagesse?

    Damned if you do, damned if you don’t… Y aurait-il du mal à avoir un peu de cohérence?

  11. @Philippe,
    le PLQ avait promis des baisses de 250 millions.

    S’ils avaient utilisé le tiers de leur surplus pour les baisses d’impôts, et avaient investi le reste dans les domaines exigés par les deux partis d’opposition, le budget aurait passé « comme une lettre à la poste ».

  12. En quelque part, ce sont les libéraux qui se sont trompé dans tout ça. C’t’idée aussi de préparer un budget sans faire de concession ni même consulter l’opposition quand on est minoritaire. C’est à euz de se déprendre. Y’ont juste à mettre de l’eau dans leur vin!

  13. @ H. Dufort: Le point de mon dernier commentaire était qu’en 2003, les libéraux avaient promis une baisse d’impôt de 1 milliard de $ par année pendant 5 ans. Aux dernières élections, l’ADQ et le PQ se sont empressés de souligner comment Jean Charest a manqué à cette promesse, alors qu’ils savaient qu’il aurait justement été irresponsable de la part des libéraux de la tenir. Alors, maintenant que les libéraux essaient de tenir au moins une partie de cette promesse, selon l’apparente volonté de l’électorat (puisqu’on leur reprochait de ne pas l’avoir fait dans leur dernier mandat), on les traite d’irresponsables! Ironique non?

    Je ne dispute pas le fait que les baisses d’impôts proposées dans le budget sont excessives, là n’était pas mont point.

    En fin de compte, ça va probablement se passer comme je l’avais prédit dans un autre de mes commentaires ici. Ni le PQ, ni les libéraux ne feront le cadeau à l’ADQ que serait des élections hâtives. Gageons qu’il y aurait biens des négotiations en dessous de la table qui fera qu’un budget amendé sera adopté la semaine prochaine. Et si les baisses d’impôts doivent être réduites ou abandonnées, Jean Charest pourra blâmer les deux autres partis pour ça et avoir la conscience claire…

  14. @Philippe,
    je vous rejoins sur ce point! Charest va finir par plier « juste un peu » et apporter des amendements au budget pour faire plaisir au PQ. Quant à Monique machin, elle va probablement nous piquer une de ces colères…

  15. @Philippe David: On peut reprocher à quelqu’un de ne pas tenir parole même si on n’est pas d’accord avec cette parole.

    Un parti est élu en fonction du plan de match qu’il propose, mais ne le suit pas. On peut lui reprocher de ne pas le suivre même si on préférait le plan de match d’un autre parti. Ça veut dire que son plan de match était de la marde, tout simplement.

  16. La manière dont les baisses d’impots ont été promises laissait prévoir une situation houleuse plus tard.

    Par contre la « vague Marois »? Tu veux dire LE sondage qui vous place à 40%?

    Le PQ a l’air joyeusement désespéré et en recherche de messie s’il se croit capable de faire tomber un gouvernement sur la seule conviction apportée par un sondage.

    On dirait une sorte de panique. C’est plutôt amusant à voir.

  17. Le scandale d’Option Canada s’en vient aussi.

  18. Moi y’a une chose qui me tue dans la discussion sur les baisses d’impôts. Le gouvernement avait promis des baisses d’impôts en 2003, c’est vrai. Mais il avait promis de les faire sur ses propres bases, à partir d’une révision des programmes (la réinginierie). Chose qui n’a pas été faite (et tant mieux).

    La promesse de baisses d’impôts de 2007 est différente. Elle a été promise en catastrophe à partir d’un réglement partiel du déséquilibre fiscal. Il n’avait JAMAIS été question de baisser les impôts avec cet argent. Au contraire, c’était sensé être réinvesti dans nos programmes.

    En 2003, j’étais contre la promesse de baisses d’impôts pour des raisons politiques et idéologiques. À mon sens, ce n’est pas une priorité. En 2007, je suis doublement contre. Contre pour les mêmes raisons qu’en 2003 mais en plus je trouve ça irresponsable. On a enfin une mince marge de manoeuvre et on la gaspille en baisse d’impôt. Sans révision des programmes, ça n’a pas de sens, c’est irresponsable.

    Ce qui me purge aussi, c’est qu’il manque un élément de débat. Il y a un début de débat sur les baisses d’impôts. On est pour ou on est contre, on en débat. Mais après. Qu’est-ce qui se passe après? Dans quoi on coupe pour compenser. Ça on en parle pas…

    Qui plus est, si en 2003 les libéraux pouvaient dirent qu’ils avaient un mandat; c’est loin d’être clair en 2007.

  19. Merci Louis.

    Geste courageux du PQ. Maintenant je pense que si on est un tant soit peu souverainiste dans l’âme, il nous faut nous mobiliser, appuyer Marois.

    Moi qui n’y croyais plus, je pense devenir membre du PQ depuis l’annonce du couronnement Marois. Ça ravive la flamme. Et ce n’est surtout pas Harper qui va l’éteindre avec ses plans de représentation proportionnelle…

  20. Oh, et en pensant, je ne fait pas partie de ces gens trop pauvre pour payer de l’impôt (…par ailleurs, faudrait aussi reconnaître qu’ils ne paient peut-être pas d’impôts mais qu’ils paient des taxes en masse…). En fait, jusqu’à date j’avais un taux d’imposition de 20% et je vais retomber à 16%. Mais c’est pas grave, ça me fait chier pareil. Surtout que je m’attends à ce que hydro et la garderie augmente ben vite…

  21.  »Moi qui n’y croyais plus, je pense devenir membre du PQ depuis l’annonce du couronnement Marois. Ça ravive la flamme. Et ce n’est surtout pas Harper qui va l’éteindre avec ses plans de représentation proportionnelle… »

    Simonak on vit sur 2 planètes différentes ! moi être péquiste je capoterai raide voir une snob pareil, qui ne parle meme pas anglais, avec à son actif des chef d’oeuvres comme la réforme scolaire et des toilettes silencieuses a 100 000 $ Etre péquiste je prierai pour quelle reste dans son chateau de Moulinsard voudrait pas avoir une bonne femme pareil comme leader LOL
    Après s’être fait torcher dans 2 courses a la chefferie la voila qui revient hahahahaha
    PATHÉTIQUE
    Ce que je trouve aussi drole c’est quand je faisait mon histoire du quebec en secondaire 4 je voyais l’election du PQ sur video comme moment historique… aujourd’hui j’ouvre ma tv aux nouvelles pis je vois les meme face avec des cheveux bleus !!!! Une chance que la TV est maintenant en couleur, sinon je ferais pas la différence entre le bulletin de nouvelle et le canal Historia ! 😛
    Prochaine étape… donnons un laptop a madame Marois et regardons comment elle se debrouille 😛 Ca risque d’être plutot drole lorsqu’elle demandera c’est quoi un google hahaha

  22. Je vais redevenir péquiste si ça continue…

    En réponse à François, Marois parle anglais, je l’ai entendue quelques fois. Oui, elle a un gros accent et elle devrait sans doute améliorer sa prononciation, mais ce n’est pas une unilingue française.

    Pour ce qui est de la toilette, ce n’est pas elle qui l’a commandée, mais des fonctionnaires de son ministère. Et devine quoi? Sa successeure, Mme Jérôme-Forget peut l’utiliser maintenant.

    Je suis cependant d’accord avec toi pour ce qui est de la réforme de l’éducation… quelle horreur…

  23. Bah pour commenter un peu:
    Le budget ne contient même pas les investissements en éducation et en logement social promis par le PLQ. Vous savez, les baisses d’impôts n’étaient pas la seule promesse électorale. Mais on croirait, à voir le fonctionnement du PLQ, que c’était la plus importante. Je trouve simpliste de proposer 10 choses, en respecter 5 et que les gens trouvent cela correct.

    De plus, les économistes ont effectué un scénario optimiste des finances du Québec en 2050, et en viennent à la conclusion que nous n’aurons pas les moyens de payer nos programmes sociaux rendus là (si je me rappelle, une dette de 200 milliards). Il faudrait couper, car on manquerait de subventions. Éventuellement, les impôts baissés actuellement devraient être rehaussés, alors c’est ridicule d’employer une telle mesure, alors qu’on sait qu’on demandera plus des enfants qui nous suivront pendant que les boomers seront à la retraite.

    Les baisses d’impôts servent à des enfants pourris gâtés et privent le gouvernement d’argent qu’ils ont besoin d’investir au service de la dette et dans les vraies promesses qui s’avèrent à être des investissements plus que des dépenses: l’éducation, l’abolition de la taxe sur le capital, l’environnement (un investissement extrêmement brillant, car cela deviendra une denrée rare d’avoir un pays propre et en santé dans un futur proche), le déveoppement éolien et hydroélectrique (à moins grande échelle que l’éolien, je préférerais), géré sainement (et je ne parle pas de rendre l’éolien nécessairement public, mais de le gérer comme il faut, et non comme actuellement) et la sensibilisation à l’efficacité énergétique, sans oublier un appui dans le secteur forestier, qui est intimement lié aux économies de plusieurs régions.

    Le PQ ET l’ADQ ont compris que le Québec avait besoin de cet argent; le PLQ croit que les Québécois en mettent trop et n’en retirent pas assez, alors que nos programmes sociaux nous donnent globalement des économies de 2,7 milliards de dollars en services, par rapport à l’Ontario (selon des études de la chaire d’études québécoises de l’université d’Ottawa), et certains sont de meilleure qualité (le réseau d’Hydro-Québec et les CPE, par exemple). Ça, c’est de la vraie argent qui revient dans nos poches! Viendra un jour où on va en manquer, de l’argent, et il serait temps de commencer à en mettre un peu de côté pour régler nos dettes ou l’investir pour plus tard. Il n’y a que le PLQ qui n’a pas compris cela.

    Un dernier point important: The Gazette, le Toronto Star et le monde anglophone en général ont été outrés que le PLQ propose, avec les 900 millions de la péréquation, de baisser les impôts, et ce PENDANT la campagne électorale. Le PC s’est fait bombarder en chambre au fédéral, quand ils ont affirmé que c’était le droit du PLQ de faire ce qu’ils voulaient avec un argent qui remboursait, selon le principe de la péréquation, un désinvestissement fédéral dans les programmes sociaux. C’était d’autant plus frustrant que certaines provinces, comme le Manitoba, n’en ont pas tiré un sou, et que le PM Québécois propose de « baisser les impôts » avec ce montant-là.

  24. Selon la Constitution canadienne de 1982, les paiements de correction du déséquilibre fiscal doivent impérativement être utilisés pour les infrastructures et les services. Mais il est vrai que le Québec n’a pas signé la Constitution… Hahaha.

  25. Vous savez quoi? Si le buget passe, je vais économiser près de $1000 en impôt. Suis-je riche? Pas du tout… je gagne dans les $30K, mais grâce au budget, mon taux d’imposition tombe de 20% à 16%. C’est pas négligeable. En réalité, les baisses d’impôts n’affectent même pas les plus riches. Si vous faites plus de $75000 par an, votre taux d’imposition reste inchangé. Soit dit en passant, je me suis justement fait dire par les gros supporteurs syndicalistes de ce blogue que quelqu’un qui est en dessous de la barre des $75K est encore de la classe moyenne. Alors on pourrait dire au moins que la méthode choisie pour appliquer les baisses d’impôts cible exactement la classe moyenne. Une petite chose que les gauchistes sur ce blogue on de la misère à comprendre, c’est que les riches compte pour moins de 10% de la population. La plus large part des impôts collectés viennent de la classe moyenne.

    Autre note, le budget prévoyait déjà un augmentation de 6% pour la santé et une augmentation de 5% pour l’éducation et $30 milliards pour la rénovation des infrastructures. C’est pas comme si le gouvernement négligeait grossièrement ses mission.

    À mon avis, la chose qu’il aurait dû faire est de faire de moins grosses baisses d’impôt, mais de mettre le trop plein dans la réduction de la dette, de façon à réduire le fardeau des générations futures.

  26. Me semble que nos politiciens oublient une grande parti du gros bon sens. On garoche de plus en plus d’argent dans les ministères pis on oubli vite de demander des comptes, de l’efficacité et de la bonne gestion. Nos politiciens ont oublié qu’ils ont oublié des kilomètres pour la construction du métro jusqu’à Laval, que nos viaducs tombent par manque de suivi pendant la construction, que l’UQAM est dans le trou pcq on a fermé les yeux sur un mégalomane…..et `ca continu. À quand la rigeur et l’imputabilité!!!

  27. Avec toutes ces conneries, les électeurs québécois qui ne suivent pas les nouvelles ne savent pas pour qui voter! Je travaille dans une station d’essence et j’en vois beaucoup de monde passé qui « chialent » qui veulent plus d’argent… et que dès que quelque chose augmente et bien la c’Est la galère! C’est ce genre de monde que le PLQ veut séduire…

    Plusieurs personnes veulent beaucoup de services mais ne veulent pas payer pour… ils aiment mieux se payer un écran géant ou un énorme BBQ. Ils ne s’apercoivent pas que l’État ne créé pas d’argent…

    Alors, j’en vient a mon point, c’est franchement irresponsable de baisser les impôts alors que toutes les institutions se plaignent qu’elles manquent d’argent!!

  28. @ Philippe David:
    D’accord avec toi, il n’y a pas que du mal là-dedans. Mais ta baisse d’impôt, désolé de la mettre comme ça, je me la fourre très profondément dans le derrière, car même les experts libéraux affirment qu’avec cette baisse, on devra couper en 2009. Résultat: c’est bien profitable pour ceux qui en paient actuellement, mais ceux qui auront le fardeau des retraités, les plus jeunes (la génération dont je fais partie) n’en tireront aucun profit. Dans un contexte où on prévoit des déficits majeurs d’ici 2050, même le gauchiste que je suis, et probablement Louis, Renart et Jimmy, savons qu’un investissement en coupure d’impôts, c’est un catalyseur vers la crise financière que l’on voit arriver de loin. Je me suis déjà demandé si ces baisses libérales ne servaient pas justement à cela: offrir plus d’argent pour que l’état doive se saborder plus rapidement de certains services sociaux moins rentables en les privatisant plus rapidement. Mais bon, je ne lance pas d’accusations, je me contente plutôt de dire que le PLQ n’a pas le coeur à la bonne place.

  29. @ Manx: Je t’admettrai que l’idée des baisses d’impôts n’est pas la plus géniale. À mon humble avis, on aurait dû mettre une bonne portion du montant du déséquilibre fiscal dans le remboursement de la dette.

    La santé n’est désormais plus un problème qu’on peut régler avec de l’argent. Il faut y trouver une autre solution sinon elle compromettra éventuellement toutes les autres missions du gouvernement. L’augmentation de 6% déjà allouée devrait être suffisante.

    L’éducation a déjà reçu une augmentation de 5% et $30G a déjà été alloué aux réparations et entretien des infrastructures.

    La seule bonne raison d’ine baisse d’impôt est de stimuler l’économie en donnant plus à dépenser aux payeurs de taxes. Et encore là, ce que le gouvernement donne d’une main avec les baisses d’impôt, il le reprendra de l’autre avec la TVQ.

    Mais si le gouvernement veut me payer une tasse de café le matin, je dirai pas non…

  30. On dit qu’il y a assez d’argent en éducation? Voyons… les enseignants sont à la base de tout…. Sans enseignant, il n’y aurait pas de population « intelligente »… il n’y aurait pas de médecins, par exemple…. Alors comment peux-on explique que le salaire de base d’un enseignant en entrant dans le domaine est d’environ 35 000$. C’est bien parce qu’ils aiment leur métier qu’ils continuent… Sinon ils iraient en Ontario… où le salaire est beaucoup mieux!

    Et notre merveilleux gouvernement Charest (pfff) a bloqué le droit aux enseignants de manifester…. Il leurs a fermé la « gueule » à coup de loi!!! oufff 🙂

  31. Il y a trop d’argent en éducation, mais c’est parce qu’elle est mal utilisée.

    Les profs sont sous-payés depuis longtemps, mais comment expliquer que les problèmes des écoles ne sont jamais réglés et ce, peu importe le nombre de millions ajoutés?

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