Au sujet de la classe moyenne

On a beaucoup entendu Mario Dumont parler au nom de la classe moyenne au cours de la dernière campagne électorale. Tellement, qu’on avait presque l’impression qu’il était le champion défenseur de celle-ci, ayant à coeur ses intérêts, et que sa seule mission au parlement serait de l’aider à prospérer.

Pourtant, depuis qu’il est à l’Assemblée nationale, Mario Dumont n’a rien fait pour la classe moyenne, bien au contraire. Dernière attaque en règle contre celle ci: il exige davantage de fermeté contre les travailleurs d’entretien de la STM qui se sont vus forcés de déclencher la grève devant l’intransigeance de la partie patronale.

Évidemment, il est normal de vouloir régler le conflit à la STM. Mais pourquoi prendre automatiquement le parti des patrons? Ceux-ci ont refusé toute forme de compromis depuis le début, rejetant du revers de la main les nouvelles propositions de la part du syndicat. À quelques heures de la grève ils auraient encore pu négocier, faire de nouvelles propositions, démontrer une ouverture. C’est précisément la fermeté et l’obstination de la direction de la STM qui ont mené à cette grève.

Mais derrière cette contradiction évidente de Mario Dumont, qui s’attaque à la classe moyenne au nom de la classe moyenne, il y a quelque chose de beaucoup plus dangereux: c’est toute l’idéologie néolibérale de la nouvelle droite qui s’oppose à toute forme de syndicalisation, soi-disant au nom de la classe moyenne. Tous ces gens au discours haineux, revanchard,malheureux de leur propre exploitation et de leur salaire insuffisant, qui s’attaquent à d’honnêtes travailleurs de la classe moyenne et aux syndicats, qu’ils accusent d’être responsables de tous les maux.

Puisque le Québec n’est pas un vase clos, regardons un peu ce qui se produit dans une société où le taux de syndicalisation diminue.

Aux États-Unis, par exemple, le taux de syndicalisation est passé de près de 35% il y a quelques décennies à seulement 13% aujourd’hui. Logiquement, si on suivait les arguments de la « drouate », on observerait une augmentation de la richesse de la classe moyenne et du pouvoir d’achat en général. Mais c’est exactement le contraire qui s’est produit.

En effet, les revenus réels nets du cinquième des foyers les plus pauvres a crû de seulement 5% entre 1979 et 2002, ceux de 20% des foyers a augmenté de 15% en moyenne sur la même période. Au contraire, pour le cinquième le plus riche, la croissance a été de 48% et pour le 1% des foyers les plus riches, l’augmentation moyenne des revenus a été de près 111%. Tout ceci au même moment où la productivité augmentait de près de 53% et que le salaire moyen global, en dollars constants de 2004, stagnait de 15,24$ en 1973 à 15,23$ en 2004.

Bref, on le constate, la baisse du niveau de la syndicalisation n’a pas profité à la classe moyenne, loin de là. Les écarts entre les riches et les pauvres – donc la dislocation de cette classe moyenne – se sont accentués et la hausse de la productivité n’a pas le moindrement profité aux travailleurs. On a plutôt assisté à une désintégration sociale caractérisée par un appauvrissement marqué des plus pauvres et un enrichissement très important des plus riches. Entre les deux, ce qui reste de la classe moyenne s’est déchiré entre la majorité vers le bas et une minorité vers le haut.

Devant ces résultats éloquents, on ne peut que constater et dénoncer le manque de vision et de cohérence du discours de Dumont et de ses fans de la droite. Au nom de la classe moyenne, ils s’attaquent à des travailleurs et à des syndicats qui représentent le progrès social et la survivance à long terme de cette même classe moyenne.

Voilà pourquoi le combat des travailleurs de la STM est aussi le nôtre. Car le jour où les syndicats auront été brisés – le rêve de la droite – sera aussi le jour où notre niveau de vie en général baissera et le jour où on pourra enterrer le concept même de classe moyenne. Puisque le taux de syndicalisation est un excellent indicateur de la richesse du tissu social d’une société, voilà pourquoi chaque victoire des travailleurs est à célébrer, et chaque défaite à craindre comme un nouveau recul non seulement pour la classe moyenne, mais pour l’ensemble de la société québécoise.

Au fond, c’est facile de s’attaquer à la classe moyenne et à d’honnêtes travailleurs qui ne demandent qu’à gagner honorablement leur vie. C’est beaucoup plus difficile et exigeant intellectuellement de s’attaquer aux vraies plaies sociétales que sont les profits astronomiques des pétrolières, des pharmaceutiques, des compagnies de télécommunications, des banques, des compagnies minières…

Publicités

55 Réponses

  1. Ça y est, c’est reparti de plus belle. Une belle guerre de chiffres en perspective. Une autre belle bataille rangée entre droitistes et gauchistes entrecoupée d’interventions de trolls imbus d’eux-même. Ça va être beau!

    Avant de vous laisser vous entre-déchirer à qui mieux, mieux, j’avancerais l’hypothèse suivante: le peuple jaloux des syndiqués n’entretiendrait pas tant de haine si les bien-pensants de la gauche ne transformaient pas à tout coup en question de principe des quêtes on ne peut plus corporatistes.

    Alors allons-y pour le Grand Cirque. Les lignes ouvertes ne vont pas dérougir et Mario, passé d’anti-corporatiste à populiste, va pouvoir aussi faire de la récupération politique et consolider sa base au détriment de l’ordre public.

  2. @ Louis:

    « Voilà pourquoi le combat des travailleurs de la STM est aussi le nôtre. »

    Est-ce que tu crois vraiment ça?

    Le combat des syndiqués de la STM ne profitera à personne qu’à eux-mêmes et les autres syndiqués de la ville qui n’attendent que leur tour pour revendiquer la même chose.

    Il ne profitera certainement pas aux usager qui doivent composer avec les incovénients de la grève. Et qui par dessus le marché devront éventuellement payer plus cher leur CAM pour payer les salaires faramineux de ces employés et de leurs compères.

    La réalité est que les syndicats sont devenus une perversion. Autrefois ils défendaient les opprimés. Aujourd’hui, ils ne font d’engraisser des travailleurs déjà bien nantis (on est loin de vivre mal à $50K/an) au détriment des plus pauvres et tu as le culot d’essayer de nous faire gober qu’ils font tout ça pour nous?

    Foutaise!

  3. Les employés de STM font la grève pour avoir le droit de prendre leur retraite avant l’âge de 55 ans…Alors que parout ailleurs en Occident à cause de l’espérance de vie qui augmente on cherche à repousser l’âge de la retraite, ici on veut faire abaisser l’âge de la retraite. Il y a quelque chose de bizarre dans cette démarche.
    Comme le dit Yves Boisvert dans l’édition de la Presse du 23 mai 2007…cette grève marque peut-être un point de non-retour.
    À prendre les petits salariés en otage peut-être que le syndicalime corporatiste a joué avec le feu.Une bonne remise en question du modèle de négociation serait une bonnechose. L’imagination au pouvoir

  4. Pris dans le dogme gauchiste qui lui impose un biais pro-syndical peu importe la situation, notre cher Louis marque ici clairement la limite de sa propre argumentation.

    Ce que Louis dénonce dans le supposé néo-libéralisme (privilégier une minorité aux dépends de la majorité), c’est exactement ce qu’il encourage d’un autre côté avec son appui inconditionnel à cette bande d’idiots de la STM qui font honte au syndicalisme en prenant en otage des centaines de milliers de travailleurs de la petite classe moyenne.

  5. @ Jean-Jacques

    J’aime bien ça : « L’imagination au pouvoir »!!!

    J’en parle ici :

    http://renartleveille.blogspot.com/2007/05/la-stm-rabais.html

    @ Louis

    Je suis bien d’accord avec ton texte sur la question de l’utilité du syndicalisme dans la société, mais, comme on le voit avec la STM, il devrait y avoir moyen d’être plus réaliste et que les syndicats puissent parfois se remettre en question. Donc, je ne pense pas que la population a tout faux, que cette grogne est raisonnable malgré le fait que certains exagèrent en clamant la mort du syndicalisme.

    Le moyen ultime serait que tous les travailleurs puissent avoir de bonnes conditions de travail à la base (ce qui rendrait le syndicalisme obsolète), mais qui pourrait mettre ça de l’avant et y arriver quand les profits faramineux des compagnies passe en partie par des salaires de crève-faim?

  6. Ah, tiens donc, Ben vient de créer une « petite classe moyenne » maintenant qu’il est clair que syndicalisme et classe moyenne vont de pair…

    C’est la direction de la STM qui prend en otage la population en refusant de NÉGOCIER la convention collective et en imposant ses positions.

    De toute façon, à mes yeux une argumentation qui traite d’idiots d’honnêtes travailleurs ne demandant qu’à négocier leur contrat de travail ne vaut pas bien cher.

    Ah qu’il serait beau le monde sans syndicats! Une minorité ultra-riche d’un côté et une vaste majorité vivant dans la pauvreté. C’est le rêve! (*sarcasme*)

    L’expérience des États-Unis est assez concluante: le recul des syndicats s’accompagne d’un recul de la classe moyenne, puisque l’existence même d’une classe moyenne de masse dépend des syndicats.

    Traiter d’idiots des travailleurs de la classe moyenne qui défendent leurs droits comme le fait Ben, c’est donc traiter d’idiots l’ensemble de la classe moyenne québécoise et contribuer à sa destruction.

    Voilà où nous amène la drouate: vers une destruction de la classe moyenne, comme aux États-Unis.

    @Renart: Personne n’est content de cette grève. Idéalement, la direction de la STM aurait dû négocier de bonne foi au lieu d’imposer des conditions de travail aux employés.

    Cependant, pour que les travailleurs aient tous des bonnes conditions de base, il faudrait soit que nous vivions dans une économie entièrement planifiée, soit qu’il y ait de forts contre-pouvoirs, ce que sont précisément les syndicats!

    Malheureusement, ce que nous observons, c’est beaucoup de la jalousie. Des gens qui ont fait des études, et qui gagnent moins que des travailleux syndiqués, et qui les jalousent. Mais ils se tirent dans le pied en ayant cette attitude, car c’est précisément la baisse du taux de syndicalisation qui pousse les salaires vers le bas.

    Bref, l’argumentation de la drouate est incohérente et contradictoire.

  7. @ Louis:
    « C’est la direction de la STM qui prend en otage la population en refusant de NÉGOCIER la convention collective et en imposant ses positions. »

    Si ça avait été le cas, ce serait un lock-out et non une grève. Ce sont les syndiqués qui on rompu les négociations.

    « Malheureusement, ce que nous observons, c’est beaucoup de la jalousie. »

    Que les employés de la STM cherchen à améliorer leur sort, soit, mais pas sur le dos des plus pauvres.

    Quand par après tu clamera dans un de tes billets que tu défends les intérêts des pauvres, on risque de te prendre avec un gros grain de sel. Ce que tu nous dis essentiellement c’est que c’est correct de vouloir toujour plus et de pisser sur les pauvres, tant que t’es syndiqué. T’es sur le mauvais côté de la clotûre Louis.

  8. Ben traitait d’idiots les travailleurs de la STM par sympathie pour le mouvement syndical, qui risque fort d’en manger toute une si la grève perdure, et par sympathie pour la classe moyenne, qui souffre visiblement déjà de cette grève.

  9. @Renard : Le réalisme, le pragmatisme, la collaboration, name it, ont coûté une fortune aux syndiqué-es de la STM. à la fin des années 1980 –suite à 12 grèves en lignes– ils étaient les mieux payés de la province. Mieux payé que le privé, mieux payés que dans les autres sociétés de transport public. Avec l’administration Doré, ils ont acheté la paix. Entre 1987 et 2003, zéro grève, que des négociations réalistes, pragmatiques, en collaboration. Qu’est-ce que ça leur a donné? Ils se sont fait dépassé par le privé. Aujourd’hui la rémunération moyenne de leurs collègues du privé est plus élevée que le top de l’échelle salariale de la STM. Pire, ils se sont fait dépasser par d’autres sociétés de transport public. Criss, leurs collègues de Laval et de Québec sont mieux payés qu’eux autres! Et dans 4 ans ça va juste être pire. Cette année l’augmentation moyenne dans le privé est de 2,6% alors qu’on leur offre zéro. Même à Laval, ils ont eut 2,4%…

    Là ce qu’on leur offre c’est pas le statu-quo, c’est un appauvrissement et des reculs. Un gel de salaire quand tout augmente ça veut dire une perte de pouvoir d’achat (idem pour une augmentation de salaire inférieure à l’inflation). Pire, on exige des concessions. On veut les jeunes prennent leur retraite 5 ans plus tard que leurs aînés. On veut aussi faire augmenter la productivité –les faire travailler plus– sans augmenter les salaires. Y’a pas un syndicat sensé qui peut accepter ça. Surtout que la cie s’est mise elle-même dans la marde avec un PPP mal géré.

  10. @Louis… Quel découragement.. t’es trop émotif et pas assez rationel. Décroche un peu. Ta partisannerie qui frize l’intégriste syndicale te rend aveugle. Prend un break, va prendre de l’air à la campagne ça va t’aider à revenir sur terre. À reprendre contact avec le vrai monde et leurs vrais besoins. Je m’inquiète pour toi. Repose toi mon Louis je crois que tu en as besoin.

    À moins que ce ne soit qu’une mise en scène de ta part pour activer le débat… Alors là je pourrais comprendre tes positions.

  11. @ Nicolas

    Tu amènes un bon point. Mais, je ne sais pas si tu as remarqué, mais ma position est assez à cheval. Je pose plus des questions que j’y réponds, d’où l’idée d’une discussion ouverte sur cette question. L’information que tu apportes est très intéressante.

    Je le répète, cette grève me cause des préjudices. Est-ce que j’ai un discours antisyndicaliste pour autant? Non. Alors, pourquoi me viser par cette diatribe?

    Signé : Renart avec un « T »!

    Hé hé!

  12. Bon point Nicolas. Le statu quo, dans les faits, est un recul compte tenu de l’inflation. Tu as raison de demander pourquoi les autres auraient droits à des augmentations et pas eux? Et puis, 2% par année ce n’est pas la mer à boire, surtout quand on prévoir que l’inflation pourrait être à la hausse au cours des prochaines années.

    En passant, j’invite tout le monde à visiter le site de Nicolas, qui donne des informations très intéressantes sur l’historique des grève à la STM.

  13. Petite note: quand le revenu moyen au Québec tourne autour de $25K par an, j’aurais certaines hésitations à classer les employés de la STM de « classe moyenne ».

    Une légère perte de pouvoir d’achat est bien peu de chose comparativement à faire payer $40 de taxi à des personnes âgées à revenu fixe pour se rendre à un rendez-vous médical. Est-ce que ces gens peuvent réclamer leurs frais à la CSN?

    Soyons sérieux… les grévistes ont des conditions de travail dorées comparativement à la masse, ce qui devrait les rendre sensibles aux conditions de ceux incommodés par leur grève et devrait les encourager à éviter de débrayer. Au contraire, ils s’en fichent royalement!

  14. @Nicolas: Pas sûr que comparer les conditions des employés de la STM à ceux de Laval et de Québec va rendre leur cause plus populaire, ni augmenter la sympathie du public envers le syndicalisme en général! Et les néolibéraux grossièrement antisyndicalistes vont vous demander pourquoi les employés de la STM refusent la privatisation si le privé paie mieux.

  15. Classe moyenne.. c’est la meilleure, ils font 2 fois mon salaire et mon « fonds de pension », bien qu’il soit bon, au mons j’ai quelque chose, se limite a une contribution de 5% de mon salaire a mon REER (en autant que moi aussi j’en mette 5%)

    Il y a bien longtemps ils ont eu droits a des conditions bonbons et ont deja eu leurs cadeaux, on assiste maintenant a une parade d’enfants-roi, reclamant toujours plus.

  16. @Louis… Non, non, lâche pas, t’es dans la bonne voie ! C’est loin d’être émotif ton affaire (me semble… moi j’ai bien aimé en tout cas).

    T’as raison, 2% ce n’est pas la mer à boire, surtout que la STM leur demande des gains de productivité importants. Tiens, ce serait une idée ça : lier les augmentation de salaire aux gains de productivité. Ils ont fait ça au Soleil à la dernière négo. Le principe c’était une augmentation en deux temps, premier temps inconditionnel et deuxième temps en fonction de l’augmentation réelle du tirage. Je ne me souviens plus des détails exacts mais ça ressemblait à on vous donne 2% peut importe ce qui arrive et on rajoute 1% si nos ventes augmentent de X. Pourquoi ils font pas ça à la STM? Ah, oui, le maire ne veut pas céder, j’oubliais… M’enfin.

    @Renart avec un T … Je te vise pas, je répond à un de tes arguments. On discutte, c’est tout. C’est bien que tu n’es pas de discours anti-syndical même si la grève te touche. Un moment donné, c’est le principe même de solidarité. Si on n’est solidaire que quand ça ne nous affecte pas, ben ce n’est plus de la solidarité… La solidarité par définition c’est inconditionnel et ça implique des sacrifices.

    @Philippe : Ça reste de la classe moyenne. La façon habituelle de situer la classe moyenne c’est de diviser la société en quintiles de revenus et de considérer que les 3 du milieu sont la classe moyenne. Les syndiqués se situent probablement quelque part entre le 3è et le 4è quintile.

    Par ailleurs, il n’y a pas de raisons de subir une perte de pouvoir d’achat. L’entreprise est en difficulté, certes, mais les employés sont d’accord pour revoir de fond en comble l’organisation du travail. La seule affaire c’est qu’ils demandent qu’une partie des économies réalisées leur soit retournée sous forme de hausse de salaire. Ce n’est que justice.

    Pour ce qui est de ne pas soucier des autres, je m’excuse mais je ne suis pas d’accord. Ils ont accepté sans réchigner de donner les services essentiels. En gros, ça veut dire que, malgré la grève, ils travaillent 75% des heures normales. Disons que l’impact de « l’arrêt de travail » est pas mal réduit. Ceci dit, une grève sans désagrément, ça se peut pas. En terme d’accomoder les usagers on est pas mal allé au bout. Après ça c’est l’abolition du droit de grève.

    @Martin : Ils se comparent à deux groupes. Les mêmes catégories d’emploi dans les entreprises privées de plus 500 employés et les autres sociétés de transport en commun. Me semble que c’est correct. À quoi tu veux qu’ils se comparent d’abord? Aussi, il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas que les conditions des employés actuels qui sont en jeu. Si l’écart continue de se creuser avec les autres boîtes qui embauchent le même type d’ouvriers qualifiés, comment la STM va faire pour recruter. Imagine que demain matin tu deviens un mécanicien diesel. Tu regarde les offres d’emploi. Pis là t’as le choix entre différentes jobs. Vas-tu aller vers celle qui paie le moins? C’est pas comme s’il en pleuvait du monde capable de faire la job des ouvriers qualifiés de la STM…

  17. J’entend présentement les lignes ouvertes à la radio… Ayoye, les gens en ont plus que marre, j’ai rarement entendu ça! On entend des usagers affirmer haut et fort qu’il faut privatiser tout ça au plus sacrant. Même moi je vais pas aussi loin !

    Louis et Nicolas, je vous en prie, si vous connaissez des syndiqués du transport en commun, dites-leur pour leur plus grand bien de cesser cette foutaise au plus vite !

    Car cette grève est peut-être un point de non-retour dans son genre à Montréal. Les gens ne se gênent plus pour dire que de voir des gras durs payés 25$ de l’heure pénaliser des travailleurs à 7$ de l’heure, c’est la dernière fois qu’ils tolèrent ça.

    Parfois je me dis que les syndicats convainquent davantage de gens en quelques jours que Mario Dumont a pu le faire depuis 15 ans…

  18. @Nicolas: L’idée de lier augmentation et productivité est intéressante, mais elle ne doit pas primer sur tout; on ne peut pas indéfiniment hausser la productivité. Je crois qu’une convention collective tenant compte de l’inflation serait une autre avenue à envisager.

    Dans tous les cas, les gens ont raison d’être fâchés et s’ils connaissent des membres du conseil d’administration de la STM ou des conseillers municipaux, il serait grand temps de les rappeler à l’ordre. Le refus de la STM de négocier et son intransigeance privent la population de son service de transport en commun.

    Le gouvernement devrait rappeler Gérald Tremblay à l’ordre et lui rappeler qu’une convention collective, ça se négocie, ça ne s’impose pas!

    Car si ça continue, d’ici pas longtemps il n’y en aura plus de classe moyenne à protéger.

    Merci à nos amis de la drouate d’appuyer des arguments menant à la disparition éventuelle de la classe moyenne, comme ce fût le cas aux États-Unis!

    Au moins, je dois le reconnaître, beaucoup de gens à droite s’en vont à l’abattoir avec le sourire…

  19. Je suis entièrement d’accord avec l’auteur du message #1

  20. @Antipollution:

    Nous allons finir par nous réconcilier dans l’harmonie. 😉

    @Louis:

    Ils peuvent bien se comparer à qui ils veulent, mais je vous dis que le faire en public ne leur attirera aucun bénéfice car si les gens trouvent qu’ils sont déjà grassement payés, ils vont simplement trouver que ceux de Québec et Laval sont encore bien plus grassement payés et qu’on devrait les couper eux aussi. Je viens de Québec et j’avoue que leurs grèves m’ont assez écoeuré merci.

    It’s a no win situation.

  21. Je n’ai pas le courage de lire toute la discussion qu’il y a dans les commentaires, mais personellement je suis bien d’acc avecque le maintient des conditions de vie des travailleurs de la STM est nécessaire au maintien de la classe moyenne chez-nous. Que la réaction de « grand public » des lignes ouvertes démontrent l’anti-syndicalisme populaire, mais ceci dit fait sans nécessairement une analyse des impacts de l’absence de la syndicalisation,…d’où ma question:
    est-ce que je peux faire circuler votre texte à mes ami-es? Votre position est rarement entendu, doit l’être plus et elle a le mérite de susciter un bon débat!

  22. @Martin: Je suis d’accord avec toi que certaines gens vont dire que les travailleurs de Laval sont trop payés. Après deux décennies de propagande néolibérale dans des médias hyper-corporatistes, faut-il s’attendre à autre chose? Plusieurs sont jaloux de voir des travailleurs qui ont moins étudié qu’eux avoir des conditions de travail décentes, alors qu’eux bossent dans des sous-emplois pour des conditions de misère… D’où l’importance de le répéter à qui veut l’entendre: ces syndicats sont le rempart contre une baisse encore plus marquée des conditions de travail au Québec.

    @Geneviève: Merci pour le bon commentaire. Vous pouvez faire circuler le texte autant que vous le voulez, en autant que vous en indiquez la source! 🙂

  23. « D’où l’importance de le répéter à qui veut l’entendre: ces syndicats sont le rempart contre une baisse encore plus marquée des conditions de travail au Québec. »

    Bizarre, je vois les syndicats défendre les droits des gras durs au grand détriment des plus pauvres, mais je les vois rarement aider les plus démunis…

    En fin de compte, les employés d’entretien auraient mieux fait de faire des concessions. Tout ce qu’il vont accomplir avec cette grève c’est de faire réaliser aux élus les bénéfices de la sous-traitance et quand le moment viendra, le grand public sera derrière leurs élus…

  24. @Philippe : Ça me surprendrait que la grève face « réaliser aux élus les bénéfices de la sous-traitance »… La STM sort justement d’un contrat de sous-traitance désastreux qui est en grande partie responsable du déficit actuel. 5 ans de sous-traitance n’ont réussi qu’à mettre la flotte d’autobus dans un état lamentable. Loin de faire faire des économies, la sous-traitance a entraîné des coûts important. Devant le désastre financier, la STM (tout comme les sociétés de transport de Laval et de Longueuil) n’ont pas renouvelé le contrat. L’an passé, juste pour remettre à niveau la flotte d’autobus et les voitures de métro, les employés d’entretien ont collectivement fait 480 000 heures de temps supplémentaires. C’est vrai que ce n’était pas une sous-traitance totale (juste la gestion de l’entretien). Mais je doute que même une sous-traitance totale fasse faire des économies. Premièrement, à court terme il n’y a que les employés actuels de la STM capable de faire le travail. Deuxièmement, il y a fort à parier que la convention collective et l’accréditation syndicale suivrait. Troisièmement, même si ce n’était pas le cas, le marché fait qu’actuellement les employés du privé d’entreprise de taille comparable sont payés plus ceux de la STM. Si tu rajoute en plus la marge bénéficiaire, c’est loin d’être une aubaine!!!

  25. « Évidemment, il est normal de vouloir régler le conflit à la STM. Mais pourquoi prendre automatiquement le parti des patrons? Ceux-ci ont refusé toute forme de compromis depuis le début, rejetant du revers de la main les nouvelles propositions de la part du syndicat. »

    Fiou! Là tu dois mieux respirer, toi qui ne pouvait plus attendre de planter Dumont à nouveau!

    « Puisque le taux de syndicalisation est un excellent indicateur de la richesse du tissu social d’une société… »

    Prouve-moi ce que tu avances. À moins que ce ne soit que du verbiage! Encore…

    « C’est beaucoup plus difficile et exigeant intellectuellement de s’attaquer aux vraies plaies sociétales que sont les profits astronomiques des pétrolières, des pharmaceutiques, des compagnies de télécommunications, des banques, des compagnies minières… »

    Ça aucun rapport avec ton texte ça Louis…Ah oui oui oui ça rapport: Les profits des pétrolières, tu as raison!

    Pour lutter contre les pétrolières, on pourrait utiliser le transport en commun…ah shit! Le transport en commun est en grève…

    Dumont ne prend pas le côté des patrons Loulou, il prend le côté des usagers, en grande majorité provenant de la classe moyenne. Incroyable ce que peut faire des oeillères…

    « Tous ces gens au discours haineux, revanchard,malheureux … »

    Encore n’importe quoi…

    Sort donc les chiffres québécois pour que l’on rie un peu. Sortir les chiffres américains sans les comparer, ça vaut pas grand chose1

  26. @ Genevieve, tu fais bien de le faire voir à un paquet de monde, de cette façon pour tu pourras démontrer aux autres comment est rendue la pronfondeur du trou que les québécois creusent pour s’y enterrer.

  27. « C’est la direction de la STM qui prend en otage la population en refusant de NÉGOCIER la convention collective et en imposant ses positions. »

    Ah oui? Tu étais à la table de négo mon Loulou ou bien tu te fies aux dires des manipulateurs d’opinion publique que sont les délégués syndicaux?

    Et qui a voté pour la grève: le syndicat ou la direction? LES SYNDICATS. Et même là, un syndiqué d’entretien a parlé sur Corus Québec hier et a dit que le vote a été fait À MAIN LEVÉE avec quelques fiers-à-bras pour les « encourager » à voter pour le déclenchement de la grève pour le 22 mai.

    Trouves-tu ça démocratique comme façon de faire? Le syndicat, sachant très bien qu’il avait tort, a décidé d’arracher le mandat de grève en les privant de leur droit au vote secret.

    Tu défends le fachisme maintenant mon Loulou? Bravo! On a tellement besoin des syndicats hein!

    « Cependant, pour que les travailleurs aient tous des bonnes conditions de base, il faudrait soit que nous vivions dans une économie entièrement planifiée… »

    Shit! Je le savais que tu n’étais qu’un communiste: Vive Castro, Vive Chavez, c’est ça!

    « Malheureusement, ce que nous observons, c’est beaucoup de la jalousie. Des gens qui ont fait des études, et qui gagnent moins que des travailleux syndiqués, et qui les jalousent. »

    Tu ne comprends rien, Les gens ne jalousent pas leur salaire, ils sont tannés de se faire prendre en otage au 30 mois.

    Lorsqu’une ville investit dans le transport en commun, et bien leurs habitants ont l’option de faire des choix en fonction de ça. Exemple, je vais déménager près d’une station de métro ainsi je vendrai ma 2e voiture.

    Mais après une 15e grève en 40 ans, et bien c’est normal que les usagers soient en sacr***** après les syndiqués de la STM. Racheter une voiture représente une dépense moyenne de 7000$ par an au lieu d’une CAM d’un peu moins de 1000$.

    6000$ par année de différence pour quelqu’un de la classe moyenne: C’EST ÇA que dénonce Mario Dumont. Il protège donc la classe moyenne contrairement à ce que tu crois Loulou.

    Il défend les usagers.

  28. « Après deux décennies de propagande néolibérale dans des médias hyper-corporatistes »

    Faux; LES MÉDIAS SONT GAUCHISTES, ce qui expliquent le gang bang contre l’ADQ en 2003 et 2007.

  29. Et qui a voté pour la grève: le syndicat ou la direction? LES SYNDICATS. Et même là, un syndiqué d’entretien a parlé sur Corus Québec hier et a dit que le vote a été fait À MAIN LEVÉE avec quelques fiers-à-bras pour les “encourager” à voter pour le déclenchement de la grève pour le 22 mai.

    Hahaha m’en voila surpris. Réveillez vous gagne, Hitler usait du même sytème pour arriver à ses fins. Le syndicalisme moderne québécois est proche et même très proche du fashisme. c’est du totalitarisme à petite échelle. « toué fa ça, toué votes ci, toué vas là » C’est de même que ça mache. Si tu n’écoute pas bin là si personne t’a cassé la gueule et bien on te le fait payer au retour du conflit.

  30. A-t-on ici un nouveau gagnant au système de points Godwin? 😉

    Plus sérieusement, je trouve ça inquiétant de lire les commentaires de certains. On n’utilise pas des mots comme « fascisme », « Hitler », « totalitarisme » à la légère. Qualifier ainsi des organismes démocratiques dont sont membres près de 35% des travailleurs québécois, c’est vraiment exagéré et ça me semble complètement déconnecté de la réalité.

    Les syndicats sont parmi les plus grands vecteurs d’enrichissement collectif et de croissance sociale des dernières décennies. Comparer cela à du « fascisme » (en passant, j’invite à aller lire ici pour savoir ce qu’est le fascisme et éviter de dire n’importe quoi), c’est vraiment n’importe quoi à mes yeux.

    On peut parler, parler, parler, mais à la fin les faits demeurent: les États-Unis ont vu leur classe moyenne diminuer sensiblement en même temps que leur taux de syndicalisation et au même moment où l’écart entre les plus riches et les plus pauvres a explosé, le tout dans un contexte de gain de 53% de la productivité. Ça dit tout.

  31. Forcer les gens à voter dans un sens, c’est du fascisme M Louis, moyen qu’utilise FRÉQUEMMENT les syndicats au Québec!

  32. Bon, Louis, j’en peux plus, il faut que je le dise à tout le monde ici: tu es un fieffé menteur et un propagandiste crasse.

    Sans pouvoir vous dire pourquoi, je sais pertinemment, et hors de tout doute, que la direction de la STM a tout fait sauf « refuser toute forme de compromis depuis le début, rejetant du revers de la main les nouvelles propositions de la part du syndicat » comme tu dis.

    Vois-tu, le syndicat de l’entretien de la STM, pour ne parler que de celui-ci, est composé, en grande partie, de brutes épaisses. Par contre, il commence aussi à être composé (et c’est tant mieux) de jeunes qui ne partagent pas les valeurs douteuses de leurs aînés, lesquels s’assurent que les jeunes ne fassent que les sales besognes pendant qu’ils sont 2 heures en pause.

    Voilà pourquoi ils misent tant sur cette stratégie de la parité. Ils veulent mettre ces jeunes dans leur poche. Car ces jeunes, ils sont plus réalistes, mieux formés, mieux équipés pour se trouver un emploi ailleurs, et ils n’en ont pas peur. Contrairement aux vieux crétins communistes, ils préfèrent être libres, libres aussi de ne pas répondre aux consignes syndicales.

    Comme l’indépendance et la pacifisme, le syndicalisme appartient à un monde révolu dans lequel la moyenne des gens était plus pauvre d’esprit et avaient besoin d’une organisation pour les « prendre en charge ». Ce n’est plus le cas. Heureusement.

    Quand à ton affirmation: « Les syndicats sont parmi les plus grands vecteurs d’enrichissement collectif et de croissance sociale des dernières décennies », elle mérite une place dans le petit livre rouge. Je suis certain que tu ne sais même pas ce qu’est un vecteur. Dis-moi, sérieusement, ce que l’hyper-syndicalisation du Québec nous a apporté à part une dette incontrôlable et des grèves intempestives qui ressemblent à des actes de sabotage légaux.

    En terminant, je suis heureux que tu avoue que les syndicat nuisent énormément à la productivité et donc, à notre bien-être collectif, dans ton dernier commentaire:
    « […]les États-Unis ont vu leur classe moyenne diminuer sensiblement en même temps que leur taux de syndicalisation […], le tout dans un contexte de gain de 53% de la productivité ».

    Preuve éclatante! Abolissons les syndicats!

  33. Quand on parle fashiste et de Hitler c’est bien dommage mais l’émoragie debélitante qui a pousser ces fous à faire ce qu’ils ont fait a commencé de cette façon. On casse la gueule et on menace ceux qui votent contre nous. Vas faire un tour sur un chantier de construction aux mains de la mafia à Massé de la FTQ. Tu vas voir de quoi je parle.

  34. @Jacques Saint-Pierre: Premièrement, je te demanderais d’être poli et d’éviter les attaques ad hominem. Cela ne fait que démontrer le manque de poids de tes arguments et incite les gens à vouloir t’ignorer. Me traiter de menteur et de propagandiste parce que j’ai une vision différente de la tienne et que je me base sur les informations disponibles dans les médias plutôt que sur tes « sources dont tu ne peux parler », c’est mesquin et inutile.

    Ensuite, traiter de « brutes épaisses » et de « communistes » des travailleurs qui font un boulot honnête à tous les jours, qui ont une famille, et qui ne demandent qu’à se réaliser au travers de leur travail, c’est une affirmation loufoque, méprisante, qui en dit davantage sur celui qui la dit que sur ceux que l’affirmation est supposée attaquer.

    Tu demandes ce qu’a apporté le syndicalisme? Une société plus égalitaire et avec davantage de cohésion sociale qu’aux États-Unis. Une société où tu peux te promener le soir sans craindre de te faire attaquer partout. Où tu peux naître pauvre et avoir toutes les chances de progresser dans la vie. Où tu peux gagner un salaire honnête te permettant de vivre en effectuant ton travail.

    Au contraire – et les statistiques le démontrent – la réduction du syndicalisme est liée à une stagnation du pouvoir d’achat, à une dislocation du tissu social, à une augmentation des écarts entre les riches et les pauvres.

    Finalement, je suis certain que tous les lecteurs auront compris que le gain de productivité est causé par la technologie et la technique, et que si aujourd’hui on peut produre 53% de plus avec les mêmes effectifs, ce gain de productivité n’a pas profité aux travailleurs de la classe moyenne, mais surtout aux plus riches. Affirmer le contraire porte un nom: malhonnêteté intellectuelle.

    Je te pris de bien relire cette réponse; j’ai la fâcheuse tendance à ne pas écrire trop souvent à ceux qui m’insultent et me traitent de menteur au nom de choses qu’ils savent « sans pouvoir dire pourquoi ».

    @François Richard: Ce que tu décris semble tout droit sorti d’un autre monde. C’est facile de faire dire n’importe quoi à quelqu’un à la télévision; mais dans les faits l’intimidation n’est pas plus fréquente dans un syndicat que sur un conseil d’administration d’une compagnie privée ou ailleurs dans un lieu de pouvoir.

    Signé Louis, qui croit qu’un petit cours de politique 101 ferait du bien à certains…

    (Et qui va se concentrer sur un prochain texte plutôt que de participer au combat troll vs godwin.)

  35. À quand remonte ta dernière réunion syndicale? À quand remonte ton dernier vote syndical?

    À yte lire je crois que tu n’y a jamais mis les pieds. Pour ce qui est d’un autre monde c’est drôle j’ai le même opinion de toi et tes propos. Faut croire qu’on réussirait difficilement en ménage tout les deux.

  36. @Louis,

    Il fallait seulement que les gens sachent que tu leur mentait. Lorsque quelqu’un ment, rapporte une fausse information, il faut le dénoncer, toujours. La direction de la STM n’a PAS cessé de négocier, comme tu les en accusaient injustement.

    Et, si tu ne fais que te baser sur les informations disponibles dans les médias, il faudrait au moins ajoute des mentions du genre: « comme le rapportait… », « tel que lu dans le journal… » pour bien indiquer aux gens que tes affirmations sont des romans humoristiques, et non des faits.

  37. Fais attention François, Louis pourrait te demander en mariage ^^.

    Je suis encore trop jeune pour les bonnes vieilles réunions syndicales, mais je peux te dire que le code Morin est appliqué dans les AG de cégep, et que je n’ai jamais vu d’incitation par l’intimidation. L’exécutif de l’asso s’est positionné en faveur de la grève générale, mais a préféré la neutralité lorsque le gouvernement a lancé une offre.

    Pour les centrales syndicales plus grosses, ça dépend des cas. Mon grand-père dirigeait une compagnie d’arpenteurs et ce sont ses employés qui ont sorti la centrale de sa compagnie, parce que ça devenait ingérable. Je n’en sais pas plus que cela par contre :D, mon grand-père est pas très locace ^^.

    Tant que le but du syndicat est de représenter la position des employés dans un dialogue avec le CA de l’entreprise, par contre, on ne peut s’opposer à une initiative aussi louable. Employez le mot « centrale syndicale » quand vous parler de la FTQ, et non « syndicat », car cela associe deux principes très différents.

    Et un petit point: qui a dit que les employés de la STM étaient communistes? Et qu’est-ce qu’un communiste selon vous? Parce que c’est important de parler la même langue, pour moi un communiste est quelqu’un en faveur du partage égal des richesses, et c’est une vertu bien plus qu’une insulte, même si j’ai des réserves sur ce système ^^.

  38. @ Jacques:
    Il y a une différence entre « mentir » et « ignorer », et malheureusement, les médias sont souvent, à l’exception d’études et de rapports, les informations les plus fiables auxquelles le public a accès.

  39. @Nicolas, Louis et les autres apôtres du syndicalisme sauvage…

    Les pôvres victimes que vous vous plaisez à dépeindre tels des « Aurores l’enfant martyr » doivent rire dans leur barbe en lisant cela.

    Je vous rappelle que ce syndicat a du dédommager les usagers du transport en commun l’an dernier parce qu’il était poursuivi en justice pour les actes répréhensibles de ses membres lors de la grève de 2003. Vous me répondrez qu’ils n’ont pas été condamnés (le procès ne s’est jamais terminé), mais OJ non plus. Et quand on fait une entente hors cour, c’est qu’on veut en finir à moindre coût…

    Ce jeu de la négociation se joue toujours à deux. Il me semble évident, à la teneur de vos propos, que vous n’avez jamais assisté ou participé à un tel exercice. Vous sauriez de quoi je parle. Même si je tentais de vous instruire sur la négociation syndicale, vous feriez certainement la sourde oreille, campés dans vos positions sociales-démocrates-communistes et imaginant les patrons en costume de diable.

    Hoffa, Harold Banks, Lapierre, autant de noms évoquant la mégalomanie, le diktat et l’incitation à la violence. Le mouvement syndical, depuis ses débuts, est entaché de brutalité et de tendances mafieuses.

    Il est grand temps que ces organisations sachent qu’elles ne peuvent agir, contrairement au reste de la société canadienne, de façon irresponsable et en marge des lois et de la bienséance attendue de ceux qui se prétendent professionnels.

    Veulent-ils un appui (je crois personnellement que, bien cachés au fond de leurs garages, ils se foutent un peu de l’appui ou du sort de la population)? Qu’ils agissent de façon responsable et ils auront peut-être une écoute… .

  40. Un point Godwin pour François Richard!

  41. Désolé Louis! Je viens de lire que tu l’avais déjà donné!

    😉

  42. « Au contraire – et les statistiques le démontrent – la réduction du syndicalisme est liée à une stagnation du pouvoir d’achat, à une dislocation du tissu social, à une augmentation des écarts entre les riches et les pauvres. »

    Une autre statistique que tu ne mentionnes jamais Loulou: après études, il a été prouvé que le taux de syndication dans un pays est directement proportionnel au taux de chômage de ce même pays!

    Pourquoi? Les compagnies étrangères qui veulent s’implanter dans un pays veulent être sûrs qu’ils pourront espérer y tirer un profit acceptable!

    Ils n’iront pas dans un pays où la simple mention du mot « productivité » effraiera les employés et où les syndicats les traiteront de capitalistes sauvages.

    @ Manx,

    Ne te fies pas au Cégep pour comprendre comment fonctionne un syndicat. Si tu veux savoir comment ça fonctionne réellement, envoie-moi un courriel, je t’expliquerai.

    Un communiste est quelqu’un qui a la même philosophie que Loulou et Jimmy.

    PS: prendre quelques heures et relire tous leurs textes aideront ceux qui ne voient pas ce que je veux dire.

    @ renart avec un t

    Quelle est ta définition d’un Godwin? Tu voies, je te donne une certaine crédibilité car c’est la tienne qui m’intéresse!

  43. D’après un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

    La loi de Godwin est une extension du Reductio ad Hitlerum faisant partie du folklore Usenet. En 1990, Mike Godwin énonça la règle empirique suivante : « Plus une discussion sur Usenet dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison avec les nazis ou avec Hitler s’approche de 1 »

  44. Et un point Godwin? Un nouveau jeu?

    Usenet étant un ancêtre d’internet? De IRC? D’un blogue?

    À part ça, en forme Renart?

  45. J’avoue que je n’ai pas énormément d’expérience avec les milieux syndiqués comme tel, mais je peux vous faire part de mes expériences et celles de mes proches:

    La seule et unique job que j’ai eue où j’ai été syndiqué, je me suis fait dire de ralentir ma productivité à la première semaine parce que les autres paraissaient mal à cause de moi. (Ahem)

    Ma conjointe travaille dans un hôpital dont je tairai le nom, et plusieurs des ses collègue (les plus anciens surtout) disparaissent pendant des heures pendant que les autres doivent se taper leur ouvrage. Il y a un type là qui y travaille depuis 25 ans, mais qui n’est pas assez compétent pour faire son travail sans assistance (et il n’est aucunement handicapé physiquement ou mentalement). L’absentéisme et les retards sont rampants.

    Comme je dis, mes expériences sont limitées, mais gageons que je ne cite pas des cas isolés dans le monde syndical.

    Alors excusez-moi si je ne suis pas très sympatique à la cause…

    @Bum Intello: pour ta culture personnelle, Usenet était un des premiers services offerts sur l’internet. Il est le descendant des vieux systèmes de babillards électronique et est l’ancêtre des forums de discussion sur le web. Usenet existe encore, mais est moins populaire. Ton fournisseur internet entretien probablement un serveur NNTP et il suffit de s’y connecter avec Outlook Express. Il y a juste des vieux de la vieille qui surfent depuis le début des années 90 qui savent encore s’en servir.

    Intéressant la lio de Godwin, je ne la connaissait pas celle-là…

  46. Les affreux parasites obèses de la pourriture syndicalo-péquiste CSN se livrent encore à leur sport favori: faire chier le peuple qui paye leurs salaires. Cette bande de répugnantes vomissures corporatistes mériteraient uniquement d’aller travailler dans une shop à 7$ de l’heure une seule journée (la plupart se feraient crisser dehors le jour même pour incompétence).

  47. ce n’est pas tant le taux de syndicalisation qui est important mais plutôt le style de syndicalisme : as-t-on affaire à un syndicalisme d’opposition ou un syndicalisme de négociation?

    Dans les pays scandinaves, un fort taux de syndicalisation n’est pas synonyme de conflits sociaux systématiques; la plupart du temps, les partenaires sociaux parviennent à négocier avant que ça dégénère en grève.

  48. Très très bon et beau texte !

    Je suis tout à fait d’accord avec ta prise de position.

    Enfin quelqu’un qui parle au nom du gros bon sens dans tout ça!

  49. @ algy:

    100% d’accord avec toi!

    J’ai une théorie sur ça. Je ne suis pas sociologue mais je m’essaie:

    Le peuple scandinave est plus que millénaire, qui a donc une histoire avec un grand H et une culture avec un grand C!

    Ça donne des gens plus sages, plus posés, plus calmes, plus intelligents et qui ne laissent pas les émotions prendre le dessus sur la raison comme le peuple québécois.

    C’est un peuple éduqué, au minimum bilingue et très sportif.

    Et surtout, contrairement à nous, les Scandinaves ont compris que le principe de la sociale-démocratie devait être modernisé pour survivre à la mondialistion.

    Alors que nous, on est pogné avec des clones de Loulou qui ne modernisent pas leur pensée et leur discours par lâcheté intellectuelle probablement.

  50. Ils me font bien rire ceux qui dénoncent le côté supposément « émotif » (lire: enfantin, illogique, impulsif, mal éduqué, demi-civilisé) du peuple québécois.

    C’est une lecture de la réalité qui a été lancée par Lord Durham, reprise par ce bourgeois hautain de Wilfrid Laurier (gagnant à la « petite loterie coloniale »), puis propagée et maintenue par une société canadienne-anglaise très fière de sa « supériorité » de vainqueur. Un beau mythe, utilisé à toutes les sauces par ceux qui veulent justifier leurs discours haineux, condescendant et anti-québécois.

    Cette dichotomie entre peuple supposément « intelligent » et peuple supposément « émotif » est l’un des vestiges les plus tenaces du colonialisme. C’est une manifestation de l’arrogance impériale britannique dans ce qu’elle a de plus méprisable; c’est un argument qui a servi à justifier l’extermination de cultures, la mise en tutelle de peuples entiers, l’imposition de régimes politiques anti-démocratiques, l’application généralisée de politiques inégalitaires dans tous les pays du Commonwelth, sans compter les apartheids.

    Parce que ce ne sont pas seulement les Québécois qui sont « émotifs » et « inaptes à s’auto-gouverner », c’est aussi les Sud-Africains, les Indiens, les Irlandais, les Écossais, les Kenyans, etc. « Enfants » du Commonwelth, qui seraient perdus sans leurs parents…

    Notons au passage que le poids politique du Québec a toujours été trafiqué vers le bas, au Canada.

    Quand j’entends les canadiens du ROC parler contre les méchants séparatistes, quand je les entends critiquer la culture du Québec, sa langue, ses réalisations… j’entends surtout des arguments émotifs, de la colère, du déchirage de chemise, des cris de vierge offensée.

    Ces mêmes Canadiens qui nous font la morale sur notre supposée émotivité grimpent dans les rideaux quotidiennement en pensant à nous. Ils nous invectivent, nous lancent des injures (voir les éditoriaux du Globe and Mail), nous traitent d’antisémites ou de « language nazis », de terroristes, de f-k-n french. Ils nous demandent « What does Quebec want? » mais ce n’est pas une question, c’est une accusation. On nous accuse de VOULOIR quelque chose! Quels ingrats nous sommes!

  51. « Quand j’entends les canadiens du ROC parler contre les méchants séparatistes, quand je les entends critiquer la culture du Québec, sa langue, ses réalisations… j’entends surtout des arguments émotifs, de la colère, du déchirage de chemise, des cris de vierge offensée. »

    Le ROC ne dit pas le dixième des conneries que les Québécois peuvent dire sur les Canadiens, ça fait que n’exagère pas M. Dufort.

    Et juste pout te faire fâcher, et bien voici:

    LES QUÉBÉCOIS ET J’AJOUTE FRANCOPHONES SONT ÉMOTIFS! (lire: enfantin, illogique, impulsif, mal éduqué, demi-civilisé)

    Pfff!

  52. Moi je suis bien décourager du québec
    penser que 41000.00 par année c’est trop
    Avez vous déja calculer par mois exemple
    650.00 logement
    600.00 épicerie
    120.00 cable tele internet
    200.00 garderie pour les enfant a l’école
    70.00 assurance maison ou logement
    il reste 100.00 par semaine pour fumer sortie
    vetement pour enfant médicament.
    Et la je ne vous parle pas de maison ni d’auto
    pas les moyen a 41000.00 par année avec 2 enfant
    et en plus le gouvernement ne te donne pas de tvq ou tps trop riche pour eux autre aussi
    C’est ca au Québec en 2007 les grosses compagnies
    et le gouvernement ont le droit de te voler mais le travailleur n’a pas le droit de gagner sa vie convenablement. peut importe sont métier
    Ma mere de 83 ans m’a souvent parler de sa jeunesse les pauvres et les riches et franchement je sent que le passé revient nos ancetre sont battu pour vivre décemment et avec Dumont Charest tremblay ont recule 75 ans en arriere et les gens embarque les deux pieds dedans avec joie mais ce que vous ne penser pas nos enfant vont souffrir de ca dans 20 ans
    c’est un fléau ou les dirigent trouve leur argent pour nous voler des milliard commandite ect
    Mais quand c’est le temps de donner de l’argent au travailleur 2% par année il n’ont pas d’argent ben voyons donc fouiller un peu dans votre poche ou bien dans votre petite enveloppe brune cacher en dessous de votre lit.

  53. […] le meilleur parti pour changer les choses.  Il est le seul qui permettra de redonner vie à une classe moyenne dont la condition stagne depuis des […]

  54. […] J’ai ?crit un texte sur mon blogue qui parle de ce sujet: hyperlien […]

  55. […] monde qui ne leur laisse pas de place. S’épanouissant à une époque de stagnation, voire de régression de la classe moyenne et où chacun voit son voisin soit s’élever soit descendre dans l’échelle sociale, il […]

Comments are closed.