Le poids du sondage

Un sondage publié la semaine dernière laissait entendre que le Parti Québécois remporterait un éventuel scrutin avec 40% des votes si Pauline Marois en était le chef. Il n’en fallait pas plus pour que le parti laisse tomber sa prudence et menace de faire tomber le gouvernement en votant contre le budget si le gouvernement Charest ne revient pas sur sa décision d’utiliser l’argent du déséquilibre fiscal pour baisser les impôts.

On s’en souvient, cette décision d’annoncer des baisses d’impôts avait été faite quelques jours avant les élections, en quasi-désespoir, alors que les sondages laissaient entrevoir la possibilité que le Parti Libéral perde le pouvoir. Devant le tollé général, Charest aurait dû laisser tomber ce projet, mais malheureusement au PLQ on ne semble pas avoir appris de ses erreurs passées et on a tendance à s’obstiner dans des projets dont personne ne veut. Est-ce si difficile à comprendre que l’argent du déséquilibre fiscal, dont tout l’argumentaire était basé sur un manque de revenus pour les programmes sociaux québécois, doit aller au financement de ces programmes sociaux?

Mais ce qui est réellement nouveau cette fois-ci, c’est le pouvoir retrouvé du PQ. Pas besoin de changer le programme, pas besoin de se réorienter plus à droite comme le laisse entendre Marois. Suffit d’avoir un chef qui inspire confiance à la tête du parti, et soudainement les gens semblent prêts à voter pour lui, lui donnant la force de menacer le gouvernement minoritaire de Jean Charest.

Pourtant, il convient de se rappeler les échecs des sondages lors des dernières élections. Car justement, Jean Charest a bien été élu malgré ceux-ci, l’ADQ forme l’opposition officielle malgré ceux-ci et le PQ a encaissé la pire défaite de son histoire, ce qu’aucun sondage n’a pu prévoir.

Pour toutes ces raisons, le PQ devrait être extrêmement prudent avant de menacer de faire tomber le gouvernement. Serait-il vraiment gagnant si l’ADQ le prenait au mot et fonçait elle aussi tête première vers un nouveau scrutin?

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12 Réponses

  1. Si le PQ fait tomber le gouvernement, il va avoir l’odieux de ramener la population aux urnes après quelques mois et les électeurs vont le leur faire payer très cher. Ça peut même signifier leur disparition. Il ne faut pas oublier que la PQ avait le vent dans les voiles lors de l’accession de Boisclair à sa tête.

  2. Effectivement mon Louis, il faut que la baloune se pète au plus vite pour que le travail sur le fond se fasse.

  3. L’expérience d’un Jean Charest.
    L’inexpérience de l’ADQ.
    Le manque de fond $$ du PQ.

    Malgré qu’il soit minoritaire, Jean Charest dédient toujours le gros bout du bâton présentement. Malgré le sondage dont tu fais allusion, le PQ n’est pas du tout prêt à retourner en élection actuellement, finance $$ oblige ! Pour sa part, l’ADQ est très contente du résultat obtenu à la dernière élection. Cela lui donne le temps de faire ses classes dans les différents dossiers et d’apprivoiser la joute politique. En plus, je crois sincèrement que, la population ne croyait pas être si prêt de donner le pouvoir à l’ADQ la dernière fois. Ce qui me laisse croire que s’il y avait une nouvelle élection rapidement, il y aurait faible recule de l’ADQ, par peur de la population d’élire un gouvernement qui manque d’expérience.
    En conclusion, Jean Charest, malgré qu’il soit minoritaire, va à court terme, continuer d’agir en gouvernement majoritaire. À la différence du mandat précédent, il va appliquer une partie du programme de l’ADQ pour s’en servir comme preuve d’accomplissement lors de la prochaine élection. Il va faire à Mario Dumont, ce que Stephen Harper a fait à Gilles Duceppe dans l’histoire de la nation….
    Pour sa part, le PQ doit faire le ménage dans son « membership » et dans aussi avec son « leadership ». Qu’il trouve sa voix avant de se lancer !

  4. Ça ne fait que confirmer que ce parti n’est qu’un parti dirigé par les émotions et non la raison.

  5. J’aimerais juste vous rappeller une petite chose, si le PQ vote contre le budget, ce ne seras pas le PQ qui aura fait tombé le gouvernement, c’est Charest. Le principe d’un gouvernement minoritaire, Harper l’a bien compris, c’est de prendre des décisions en consiliation avec les autres parti. Pour qu’u n gouvernement reste en place il doit écouter les autres et sur ce point l’ADQ et le PQ respecte en tout point leur pensé, le Budget est mauvais, les baisses d’impôt avec l’argent du déséquipibre fiscal est le summum de la stupidité humaine. À part l’ADQ, je ne crois pas qu’aucun parti à les moyens de repartir en élection. Le PQ étant contre le budget prend le temps de le dire au PLQ en avance, comme l’avait fait Dumont, afin de permettre au PLQ de ce réaviser. Si le PLQ persiste, il vas faire tomber le gouvernement. Si le PQ se désiste il ne représentera pas adéquatement ses électeurs et ne votera pas selon leur volonté par peur de faire tomber le gouvernement, ce qui nous ramène avec un gouvernement majoritaire.

    Si le gouvernement tombe se seras à cause de Charest, ce seras à lui d’être jugé pas au PQ ou à l’ADQ.

  6. Je suis certain que le Budget va passer avec des amendements. Il sera présenté avec les baisses d’impôts, mais il sera amendé pour retirer les baisses d’impôts à cause de l’opposition. De cette façon, les partis de l’oppositions ne peuvent pas blâmer les libéraux d’avoir failli à leur promesse. Je crois que Charest avait tout planifié d’avance…

  7. Effectivement, Johnny Charette est un fin renard…

  8. On est en face d’une double minorité: minorité du nombre de députés élus, minorité d’électeurs ayant voté pour le parti au pouvoir. C’est un énorme déficit démocratique, quoi qu’on en dise pour se rassurer.

    Qu’on fasse comme beaucoup de régimes parlementaires et qu’on rende les gouvernements minoritaires illégaux. Après élection, les élus auraient 30 jours pour former un gouvernement (de coalition ou à parti unique) qui soit au moins majoritaire de par le nombre de députés.

  9. Les sondages étaient bien prêts de la réalité en terme de pourcentages de vote. C’est sur la répartition des comtés gagnés par l’un et par l’autre qu’ils se sont gourrés.

  10. Euh, quoi dire sur les sondeurs et leurs sondages? Les sondages à chaud suite à un évènement ne vaut rien. Un sondage est une photo d’un moment précis, donc il ne faut pas bâtir des décisions sur des sondages douteux pour plusieurs raisons méthodologiques, dont je vous épargne les détails.

    De plus, la majorité des sondages ne sont pas représentatifs des Québécois, alors ils ne faut pas se surprendre des résultats des dernières élections.

  11. Ce qu’il faut surtout voir, au delà de ce seul sondage, c’est que les Libéraux continuent leur chute libre chez les francophones et que le PQ se sent assez regaillardi par l’arrivée de Pauline pour menacer de faire tomber le gouvernement minoritaire de Charest.

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