Couronnement ou course?

Ce qu’un sondage peut faire… Alors que Duceppe croyait arriver à Québec en tant que sauveur du PQ et être acclamé, surfant vers une victoire relativement facile, voilà qu’un sondage lui a remis les pieds sur terre. Après avoir constaté que Marois obtenait près du double des intentions de vote, il a donc décidé de se désister, ce qui ouvre la porte au couronnement de Marois.

Cette fois-ci, je suis un peu pantois. Je ne sais plus que penser. Tout va tellement vite. Au lendemain de la démission de Boisclair, j’avais l’impression qu’il fallait une course et du sang neuf. Mais maintenant… Le PQ serait-il mieux servi avec un(e) chef(fe) qui s’installe rapidement à sa tête, prend immédiatement les dossiers en main et permet d’éviter le risque que le gouvernement ne chute avant que le parti ne soit prêt?

Les deux dernières courses à la direction dy PQ ont été un fiasco, avec Pierre-Marc Johnson et André Boisclair. Faut-il prendre le risque de l’éviter cette fois-ci et de laisser le destin décider? Qui sait ce qui peut se produire. Il y a eu le grand Parizeau, qui a presque mené le Québec vers l’indépendance, mais aussi le petit Bouchard, qui a presque détruit le parti avec ses réformes contestées…

Qu’en pensez-vous? Faut-il un couronnement ou une vraie course à la direction?

Marois a gagné, on le sait. Mais faut-il continuer à jouer?

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24 Réponses

  1. Personnellement, j’espérais qu’une course au leadership aurait au moins donné lieu à un bon débat sur les orientations du PQ. J’ai l’impression que le PQ va encore sombrer dans le déni pour encore une fois se frapper à la dure réalité, et Mme Marois en fera les frais comme André Boisclair.

  2. Il devrait y avoir une course à la direction, mais dans les plus brefs délais. Pauline Marois a une bonne longueur d’avance, mais une course serait sain pour ce parti démocratique et donnerait aussi l’occassion de clarifier l’orientaton du PQ. De plus, la couverture médiatique mettra en avant plan le parti dans les médias d’information.

    Mais je suis tout de même content pour madame Marois. Après la défaite crève coeur contre Boisclair, elle rentre à la maison de façon triomphante.

  3. Le PQ, voyons donc, c’est fini.

    À quoi servira-t-il?

    L’indépendance, les référendums, la séparation, tout le monde s’en balance complètement. Un Québec indépendant court à sa perte de toute façon.

    Vous rêvez à quoi, exactement les indépendantistes? J’aimerais comprendre, mais je ne vois vraiment pas.

    Quand on regarde les porte-étendards de ce mouvement, on voit des deux de pique comme Falardeau, Charlebois, les cowboys fringants, etc… C’est ça, l’élite québécoise? C’est ça qui convaincrait un hypothétique peuple qu’il serait mieux de s’isoler, de se refermer sur lui-même et de s’appauvrir?

    Un immigrant, il doit y comprendre quoi, à votre rêve? Un anglophone, également bâtisseur de ce pays, doit y comprendre quoi à votre rêve? Un Québécois qui aime bien les Canadiens-anglais, doit y comprendre quoi à votre rêve?

    Le PQ, comme dirait l’un des défenseurs de ce « pays », comme ils disent, kossa donne?

    Le couronnement de madame Marois serait donc une excellente nouvelle. Elle deviendra celle qui devra passer le coup de plumeau final sur ce parti..

  4. Jacques, est-ce que tu te pratiques pour un stand-up comique?

    Lâches-pas, t’es toujours aussi hilarant!

    Hé hé!

  5. Que ce soit avec l’opportuniste désististe à Duceppe ou que ce soit Marois qui rêve à la chefferie depuis des lunes et des lunes mais qui finissait toujours derrière, le PQ va nous revenir plus en forme que jamais… En forme de vieilles idées au « sterring » barré sur une piste de course circulaire.

    Hé voilà, les vieux du parti vont nous revenir, boomers en tête, suivis de leurs enfants en manque d’imaginations recopiant les vieilles idées en jouant de la guitare sur le bord d’un feu en chantant heureux d’un pringtemps en s’imaginant le ciel plus bleu et les roses plus rose une fois souverain.

    Le PQ n’est qu’un parti qui vit sur le respirateur. Sans sang neuf il va disparaître avec la génération qui l’a mis au monde.

    Pour ce qui est de Marois, elle va nous revenir en nous ventant ses (*?&))?& de garderies à 5$ qui à mis plus de monde dans le marde que ça en a aidé. Demandez aux parents (la majorité)qui se sont fait couper leurs allocations familiales et qu’en plus n’ont pas eu de place en CPE. Avancez par en arrière…

    Marois va enfin pouvoir finir ses jours en disant j’ai été chef. Mais où est la valorisation de l’avoir été par défaut? L’ambition est-elle plus forte que la fierté? Ça semble être le cas.

  6. On va donc avec Mme Marois, cette fois ça semble unir les militants du PQ ce qui est enfin une bonne nouvelle. Je crois qu’il faut encore laisser une chance au coureur. Qui sait?

  7. L’unité du PQ… Que de rêve que de rêve… Le PQ en était proche avec la force que Boisclair a gagné la course, ai-je besoin de rappeler la suite?

  8. Il me semble évident que Madame Marois se dirige vers la victoire. Sera-ce un couronnement ou quelques rêveurs tenteront-ils de faire un “show”.
    Pour ma part, compte tenu des circonstances, je crois qu’il faut accepter la réalité et s’attaquer aux problèmes du PQ: sortir de notre tour d’ivoire et aller vers le peuple, cesser de parler un language hermétique et technocratique por que le peuple nous comprenne, être un parti qui propose un programme politique pour un gouvernement auquel le peuple aspire, cesser, sous prétexte d’être démocratique, de laisser tous les bonzes, représentants de chapelles ou simplement “mémères” se comporter comme les dignes représentants du parti, le peuple en est écoeuré. Et finalement, le référendum quand le peuple le voudra et non le parti.

  9. Vous connaissez la chanson…

    PQ, c’est fini,
    Et dire que c’était le lieu de mon premier amour,
    PQ, c’est fini,
    Je ne crois pas que j’y retournerai un jour.

    Il y a deux partis dans le PQ. Le RIN et les souverainistes modérés. S’ils ne se défusionnent pas bientôt, le PQ disparaîtra.

  10. LE PQ, c’est fini? Faites-moi rire… Parce qu’on a souvent dit ça, dans le passé! La devise du Québec, c’est « Je me souviens », n’est pas?

    Alors, souvenez-vous d’Option Canada, de ce qui s’est passé au lac Meech, de la haine que nous sert les anglophones (mais pas tous), de la carte électorale fédérale qui vient de diluer le pouvoir québécois, du 15 février 1839 (exécution de 5 hommes parce que patriote), de la nuit des longs couteaux, etc. Je pourrais continuer comme ça pendant des heures! Alors, pourquoi vouloir devenir indépendant?

    POUR POUVOIR DEVENIR MAÎTRE CHEZ NOUS!

    Et, vous savez c’est quoi la chose mystérieuse et occulte que nous, ô séparatistes, servons pour promouvoir principalement la séparation du Québec? Le déséquilibre fiscal. Seulement, savez-vous ce que c’est? Des choses mineures comme… que Ottawa garde pour lui 55% des impôts qu’on lui envoie.

    Une bagatelle, je vous dis!

  11. @Jacques Saint-Pierre & Francois Richard :
    Chantez, chantez-là la chanson de la mort du PQ, tout ce ce que vous faite c’est nous répéter sans cesse vos désir les plus profond tout ADQuistes que vous êtes.

    Oui, le mouvement indépendantiste est « tout croche » et n’as pour l’instant aucune unité digne de ce nom mais il n’est pas mort pour autant, peu importe la forme qu’il prendra dans l’avenir. Les Québécois sont d’indécrottable peureux et il ne veulent seulement pas d’autre échecs collectifs.

    Avez-vous remarqué que selon le dernier sondage, c’est le PQ qui prendrait le pouvoir de façon minoritaire avec l’ADQ comme opposition officielle et le parti Libéral comme pauvre tier parti avec 21% des voies, avec cette surprenante Pauline !?

    Les Québécois ont le sens de la justice, ils voulaient donner une bonne leçon au PQ mais ils ne voulaient pas aller jusqu’a le tuer.

    Et l’ADQ, malgré toutes vos prétentions quant-à l’inévitabilitée de leur montée au pouvoir, fait encore peur et n’as toutjour pas prouvé sa capacitée à offrir autre chose que du chiâlage stérile et des idée d’abolitionnisme néolibéralisantes bébête que de toute façon le parti Libéral applique déjà de façon beaucoup plus responsable et encore plus sous la surveillance d’une minoritaire.

  12. Et, j’ai remarqué, l’ADQ n’a donné son appuie qu’à un petit zéro projet des libéraux, jusqu’à date. Ils critiquent, s’opposent, suivent Super Mario! C’est une gang de vengeurs en pleine Assemblé nationale!

  13. Il fauidrais se faire une idée là mon François Harvey, les québécois sont quoi au juste? Des peureux ou des justiciers? Pour ce qui est du déséquilibre fiscale vous avez raison. L’Alberta et l’ontario font vivre en partie le reste du Canada. Le Québec depuis quelques années fait figure de quêteux. On lâche pas les amis, un jour on l’aura notre indépendance et alors on pourra blâmer l’ONU pour notre pauvreté et quêter les hautes instances mondiales pour qu’il nous envoie les USA nous aider.

  14. Fiou! Les deux figures restantes du mouvement souverainiste ne laveront pas leur linge sale devant tous les Québécois. À un moment donné, on en a marre des déchirements internes du PQ et dans ce cas-ci, pas sûr que plus de publicité aurait été de la bonne publicité.

    Pauline représente tellement bien le PQ qu’elle va cesser l’hémorragie qui saignait le parti. Mais consolider sa base, ça ne veut pas dire progresser. Marois représente tellement bien le PQ que ceux qui trouvaient le parti dépassé ne changeront pas d’idée.

    Bravo Pauline! Depuis le temps que tu voulais la place c’est maintenant le temps de montrer ce que tu as dans le ventre!

    Ce qu’elle dit ce midi: si le PQ me prend comme chef, l’échéance référendaire on oublie ça et on parle de projet de pays. Et… Ah oui! On va écouter le peuple. Ces belles paroles vont-elles suffire à convaincre les péquistes de réellement écouter?

  15. À François Richard:

    As-tu déjà comparé ce que Ottawa donne à l’Ontario et au Québec selon le besoin? Et que ça soit les libéraux et les conservateurs, d’ailleurs.

  16. En tout cas, Pauline doit se sentir comme un restant de table, il me semble. Ceux qui l’ont tassée comme un vulgaire torchon hier, l’adule en sauveresse aujourd’hui.

    Vraiment, ce parti, quelle idiotie…

    Les Québécois ne sont pas dupes et vont les varloper, encore et encore, jusqu’à ce que la souveraineté sombre dans les oubliettes de l’Île d’Orléans…

  17. @ Jacques St-Pierre,
    Votre arrogance me fait pitié et de plus votre argumentaire est à l’image de celui de l’ADQ,c’est-à-dire faible. Retournez à vos livres et tentez d’avoir une vision objective de l’histoire, mon ami.

  18. Moi aussi j’étais, au début, contre un couronnement pour deux raisons. Premièrement j’étais totalement contre l’arrivée de M. Duceppe au PQ. Pour moi cela aurait été une erreur monumentale. Deuxièmement, je croyais que seul un débat avec plusieurs candidats pouvait garantir le renouveau du parti.
    Je dois cependant me rendre à l’évidence que tous les candidats que j’aurais aimé voir dans cette course, Facal,Curzi, Drainville, Lemieux, se sont ralliés à Mme. Marois. Alors faute de débat entre eux j’ai espoir que leur union amènera la réflexion de fond tant nécésaire à l’avenir du PQ.
    D’ailleurs le discours de Mme. Marois me donne de l’espoir.

  19. La question qui m’intéresse, ici, c’est de savoir si le couronnement de la reine Pauline est une bonne chose, ou non, pour le PQ. Quant à savoir si le PQ est une bonne chose, ou non, pour le Québec, je ne m’en mêlerai pas.

    First, il y a déjà eu une course à la direction, l’an dernier, et Pauline est arrivée deuxième, avec les honneurs du jury, à quelques cheveux du vainqueur. Grâce à cette course, il me semble qu’elle possède désormais toute la légitimité nécessaire, au sein du parti, pour éviter à celui-ci une seconde course.

    Au point où le PQ en est, ce dont il a besoin n’est pas une course, mais une direction à la fois ferme et sensible. L’orientation donnée par Mme Marois (écoutez les Québécois) constitue un bon prélude pour une reconstruction.

  20. Pour éviter d’étirer trop longtemps cet espèce de mélodrame politique qui fait presque peur, le couronnement semble être l’option la plus efficace. Nous verrons ensuite ce que l’histoire en fera.

  21. La question a donné lieu à plusieurs réactions, mais il me semble qu’elle ne se pose plus vraiment dès ce moment-ci de la course. J’avais toujours voté PQ jusqu’en mars dernier. Combien comme moi sont des décrocheurs ? L’indépendance est toujours la meilleure chose qui pourrait nous arriver. Mais avec le PQ, Pauline Marois inclus, l’indépendance est comme l’horizon : on s’en éloigne à mesure qu’on s’en approche. Québec solidaire ? Je les ai appuyés mais je ne suis pas encore convaincu. Il y a plus de chapelles dans ce parti que dans le PQ.

  22. Je pense qu’il faut être réaliste, il faut un couronnement.

    Une course à la cheffrie a certes ses avantages: brassage d’idées, choc de visions d’un avenir commun etc. Mais elle a aussi ses désavantages. Le choix peut s’évérer très divisif. Regardez les lendemains de l’élections d’André Boisclair à la tête du PQ en novembre 2005. De nombreux et bons éléments du PQ sont partis: Pauline Marois (qui doit d’ailleurs être morte de rire à l’heure actuelle), Jean-Pierre Charboneau, Nicole Léger etc.

    Après un couronnement, qui démissionne ?

    Sans oublier que la plus part des courses à la chefferie tournent uniquement sur les squellettes des différents candidat, plutôt que sur les idées elle-mêmes. Qu’il s’agisse de la consomationde cocaine d’André Boisclair ou des écrits universitaires de Michael Ignatieff, les exemples à ce sujet ne manquent pas !

    De plus, le Parti Québécois a-t-il les moyens, à l’heure actuelle, de se payer une course à la chefferie ? A-t-il les moyens de subir les divisions idéologiques d’une course à la chefferie ? A-t-il les moyens de survivre aux éventuels départs engendrés par ces mêmes divisions ?

    Poser ces questions, c’est y répondre.

    Il faut quelqu’un pour rebâtir, et il faut ce quelqu’un maintenant. Et ce quelqu’un, tout semble croire qu’il s’agit de Pauline Marois.

  23. Est-ce que les PQ a besoin d’un couronnement? Est-ce qu’une course serait préférable? Ce qui arrivera est bien difficile à déterminer et, de toute façon, c’est aux militants que revient le devoir et le droit de juger ce qui est préférable pour leur parti.

    Ceci, les étoiles semblent de plus en plus s’enligner pour qu’on assiste au couronnement de Pauline Marois. En tant qu’observateur non-péquiste, ce que je trouve le plus curieux est, qu’après avoir jeté à la porte les Bouchard, Landry et Boisclair, le PQ s’apprête à couronner une personne qui adopte sensiblement le même discours. Madame Marois n’a-telle pas affirmer aujourd’hui qu’elle souhaitait recentrer le PQ sur l’échiquier politique et voir disparaître les contraintes liées à un échancier serré.

    Pour savoir le reste de ma pensée sur cette question, visité mon blog Five Road:
    http://fiveroad.blogspot.com

    iFive

  24. Je penche en faveur du couronnement, bien que je déplore que Duceppe soit retourné à Ottawa. Je l’aurais bien vu s’ajouter à une «équipe de rêve» du Parti québécois.

    Pauline Marois semble déjà avoir la faveur des médais, ce qui n’est pas peu dire en ces temps de lune de miel adéquiste.

    Nommons-la rapidement, qu’elle prenne l’été pour étudier les dossiers, préparer une stratégie de rentrée. Qu’elle remplace Boisclair dans Pointes-aux-Trembles et pose la première question de la période de questions à l’automne.

    On dirait que tous, incluant les médias, en doivent une à Mme Marois pour l’avoir classée deuxième en 2005, alors qu’elle était clairement la plus compétente.

    Pauline, c’était, et c’est encore, mon homme.

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