Se mettre les pieds dans la bouche

Comment qualifier les dernières déclarations du ministre de l’Emploi et de la Solidarité Sociale, Sam Hamad, qui affirmait que « les BS qui n’ont pas de contraintes sévères à l’emploi ne sont pas intéressés à aller travailler. Ils ont tout : les soins dentaires, les médicaments, ils ont même trois jours de garderie »? J’hésite entre la stupidité et le mépris.

La stupidité, parce que les bénéficiaires de l’aide sociale sans contraintes sévères à l’emploi reçoivent environ 540$ par mois. Quand on tient compte de coût des logements (surtout à Montréal), de la nourriture, des vêtements, comment peut-on sérieusement espérer joindre les deux bouts? 540$ par mois, c’est une incitation à la fraude. Personne ne peut vivre avec ça.

Le mépris, car affirmer que d’avoir des soins dentaires, des médicaments ou un accès à la garderie ce serait tout avoir. Le mépris, car il regarde de haut, se pose en juge d’une situation qu’il ne connaît pas. Quel est l’intérêt des soins dentaires gratuits si on n’a même pas de quoi manger dans le frigo?

Le bureau du ministre a tenté de réparer les pots cassés en insinuant que le ministre était tout simplement trop stupide pour faire la différence entre un journaliste et un ami: « Il a reçu l’appel directement chez lui. Possiblement que mon ministre a confondu les genres. Il pensait que c’était peut-être plus son ami qu’un journaliste qui lui plaçait un coup de fil. »

Êtes-vous rassurés? Ou bien on a un ministre de la Solidarité Sociale totalement incompétent et insensible à la situation des plus démunis, ou bien on a un ministre de la Solidarité Sociale trop idiot pour faire la différence entre un ami et un journaliste.

Voilà qui s’appelle se mettre les deux pieds dans la bouche. Et c’est un signe de plus de l’incompréhension totale de ce gouvernement à propos de la situation des plus pauvres de notre société.

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65 Réponses

  1. Si au lieu de mettre de l’énergie a trouver des moyens de frauder et de travailler au noir certain la mettrait à trouver un vrai emploi ça ne serait que bénéfique à la société et ça laisserais plus moyen financier pour aider vrais démunis… Il n’y a rien à rajouter

  2. Nah c’est vrai, mais c’est rare que les BS aiment leur situation ou ne désireraient pas la changer, s’ils le pouvaient. Ça arrive, mais ce n’est pas fréquent. Et je dois avouer que les libéraux ont bien légiféré à ce niveau, en ne permettant qu’une année de bien-être social à moins de certaines circonstances (invalidité, troubles psychologiques, etc.). Après cela, il faut prouver que l’on est à la recherche activement d’un emploi pour y avoir accès, et le taux d’assistés sociaux a baissé un peu grâce à cette loi, pourtant très sévère. C’est la preuve qu’il n’y avait pas tant de « maudits BS » que ça.

    D’ailleurs, notre taux est plus élevé qu’ailleurs, car on a une bonne partie de chômage saisonnier. Les pêcheurs de homard, par exemple, ne travaillent que l’été habituellement. On permet aux instructeurs de ski de Tremblant de faire leur salaire annuel uniquement avec la saison hivernale. Certains travailleurs forestiers, même problème. Un de mes amis beauceron et travaille dans une choppe de portes et fenêtres et a du subir une mise à pied temporaire, à cause d’une baisse de demande. Il dit aller sur l’aide sociale en attendant qu’on le ré-engage.

    Des petits problèmes comme ça font que l’on a un taux d’assistés sociaux plus élevé qu’ailleurs. Les « maudits BS » qui abusent du système, il y en a et il faut lutter contre ça, mais ils sont de moins en moins nombreux. C’est dégradant être sur le bien-être social, ça il faut jamais l’oublier.

  3. C’est dégradant pour ceux qui ont une certaine fierté. Pour plusieurs ce mots ne fait pas partie de leur vocabulaire.

  4. Il n’y a pas assez d’emplois pour tout le monde sur l’aide sociale. Pourquoi alors s’en prendre à des gens qui sont exclus par le système?

    J’en connais certains qui devraient ajouter le mot « compassion » à leur vocabulaire…
    😉

  5. Oui à la compasionm mais il y a une limite.

    Prochainement en Mauricie il va y avoir une foire de l’emploi pour les travailleurs qui ont perdus leur emploi à la Norsk Hydro. C’est toujours domage de voir des gens perdre leur emploi, surtout des emplois hyper bien rénumérés. Je dénonce cette foire réservé uniquement pour eux, car c’est d’une totale injustice pour les autres. Dans une recherche d,emploi c’est platte mais c’est que le meilleur gagne peut importe le genre d’emploi perdu.

  6. Comment se fait-il qu’on doive importer des travailleurs du Mexique et d’Amérique centrale s’il n’y a pas assez de travail pour nos BS? Je connais des producteurs maraichers qui sont incapables de faire récolter leurs cultures faute de travvailleurs. Pourtant ça ne prend pas une maitrise pour faire ça. Encore une fois, tu manipules les chiffres car bon nombre de BS touchent 886$/mois. Si le prix des loyers à Montréal sont trop élevés, il n’en est pas de même en région ou tu peux te loger pour 250$ 300$ par mois. Encore une fois, sort de ton ile ça te fera du bien.
    Je n’ai aucune « compassion » pour les parasites de l’État, et ici je ne parle pas de ceux qui ont de vrais raisons d’être sur l’assistance social, car c’est moi aussi qu’ils parasitent.

  7. C’est plutôt la question de la situation géographique, justement. Les producteurs maraichers qui viennent du Mexique et d’Amérique centrale sont payés à un salaire inférieur au salaire minimum (si je me rappelle, c’est à la livre de cueillette qu’ils sont payés). Là encore, ce serait un travail mieux payé que le bien-être social, le problème est que c’est un emploi saisonnier plus ou moins payant et qui impliquerait qu’ils devraient déménager tout l’été pour revenir dans leur appart (qu’ils doivent quand même payer, un bail durant 12 mois).

    Nah, personnellement, ce n’est pas le genre d’emploi que je verrais régler le problème du chômage, mais d’offrir un bon encadrement dans les centres d’emplois et de donner des déductions fiscales aux entreprises qui font des annonces à Emploi-Québec dans un service de placement, ça fonctionnerait bien.

  8. Mon gars l’an passé faisait entre 8$ et 8.50 de l’heure à ramasser des fraises. Le secret c’est de ne pas se pogner le cul et de ramasser.

    Pour les mexicains une fois leur saison terminée ils ont droit au chômage… C’est quand même pas si pire. Les BS auraient les même droits, par contre la réponse qu’on se fait dire quand on le dit c’est : t’es tu malade, je ne ferai jamais ça

  9. Déjà, le Conseil des ministres a demandé au ministre de Samhamadouer auprès des BS.

  10. Je vais vous avouez, concernant l’exemple de la cueillette de fraise, que si un jour j’avais à être sur le BS pour une raison ou une autre, je tomberais automatiquement en dépression si on m’obligeait à faire ça, car ça été mon premier emploi quand j’avais dix ans. Mis à part mon anecdote, il faut avouer que c’est un travail qui, pour certains, signifie une atteinte à leur dignité.

    Tiens, je vais faire un peu d’anticipation et d’utopie. Ça fait très longtemps que je crois qu’il faudrait un marché du travail malléable. Dans le sens où, je crois que tout le monde pourrait faire plusieurs choses pour gagner sa vie, et de ne pas laisser toujours les mêmes faire les travails ennuyants. Ça ne me dérangerait pas de faire quelques heures de cueillette de fraise par semaine quand c’est la saison. Ou d’être éboueur pendant une journée. Je répète, c’est utopique. Imaginez que sur vos 40 heures par semaine de travail, vous aviez 20 heures à faire dans votre compétence principale et 20 autres heures à faire dans d’autres domaines. Il me semble que la vie serait un peu plus belle pour tout le monde! Non? Mais d’atteindre le plus possible le bonheur de tous n’est pas du tout la valeur commune, malheureusement…

  11. M. Laplante devrait lui aussi sortir de son trou. Actuellement les loyers médians sont plus élevés à Québec et Gatineau qu’à Montréal. Sherbrooke n’est pas loin derrière. Y’a pas juste à Montréal que ça coûte cher!

  12. Il y a des profiteurs, soit. Mais il ne faut pas généraliser. Si les conditions dans le privé seraient plus avantageux, peut être y aurait-t-il plus de monde au travail. Gagnez 8 ou 10$ de l’heure, lorsqu’on calcule le transport, les frais de garderies pour les enfants et tout le reste, ce n’est pas très avantageux. On dit que le salaire moyen tourne dans les 15$ de l’heure, mais on ne compte pas la répartition entre les groupes. Le vrai salaire moyen pour les gens ordinaires varient entre 10 et 12$ de l’heure. Et on voudrait qu’on cours sur le marché du travail avec de telles conditions?

  13. Oui, le montant mensuel est bien de 540 et quelques dollars pour quelqu’un apte au travail. Même avec un loyer à 300$, ça reste la misère: il reste alors à payer bouffe, téléphone, transport…

    Et oui, des latinos sont embauchés par les producteurs maraîchers, parce que personne d’ici ne veut faire le travail. Personne ne veut faire la job ici parce que c’est un sale job qui doit payer à peu près 4$ de l’heure. Faut que t’en ramasses des fraises quand t’es payé 5 sous le casseau! Sans compter que ça se cueille mal l’hiver…

    Contrairement aux rumeurs, personne « sur le BS » n’en est fier. Mais comme tout être humain pris dans telle ou telle condition, certains peuvent s’en accommoder et même sourire de temps en temps. Ça ne fait pas d’eux des moins que rien à qui on doit dicter quoi manger et quel travail de merde accepter.

    Les gens sur la sécurité du revenu il y en a de moins en moins et c’est une tendance depuis plus d’une décennie, depuis même avant les mesures des Libéraux qui n’ont finalement pas changé grand chose. Ce qui reste stable, malgré l’inflation, c’est le montant qu’on leur verse. Ce qui est en hausse avec le discours populiste de l’ADQ à la mode, c’est le nombre de gros cacas qui se croient permis de clamer tout fort leur individualisme et leurs pires préjugés.

    Finalement, pour renchérir sur le thème du parasitisme: tout le monde est le parasite de quelqu’un, y compris le plus riche des multimilionnaire.

  14. @ Martin, Hahahaha laisse moi rire, bien que ce ne soit pas généralisé certain sont de fier BS. Combien de fois je me suis fait traiter de cave de travailler, que j’aurais mieux sur le BS. Combien de fois que je me suis fait dire: fais comme moi, mets toi sur le BS et fais de la mécanique dans la cours chez vous au noir. Combien de danseuses sont sur le BS. Etc.. etc…

    Pour ce qui est de ne pas supporté d’aller cueillir car c’est trop dégradant. Il ne faut pas exagéré. Bien que la pauvreté, les faibles revenues et les job de bas niveau sont mal vue dans notre société il n’en demeure pas moins que c’est un pont en attendant de se replacer. J’aurai toujours plus de respect pour une gars qui ramasse des concombres qu’un gars sur le BS à boire de la bière et a fumer assis sur son lazyboy sur le balcon chez eux en plein été.

  15. Pour la cueillette… Faut pas oublier que Gilles voulait faire un exemple d’une situation où on accorde un visa de travailleur parce que peu de gens travaillent dans les champs, alors qu’on a un taux d’assistés-sociaux assez élevé. C’est un exemple, il faut pas en faire une généralité ^^.

    Honnêtement, j’ai plus de respect pour quelqu’un qui travaille, même au salaire minimum, que pour quelqu’un qui est sur le BS et ne veut pas s’en sortir. Ils ne sont pas aussi nombreux qu’on le croit, mais il y en a pareil et c’est là un petit problème, mais un problème quand même qui pourrait être réglé avec un peu de volonté.

  16. @François Richard, là je pense que tu pousse un peu fort.
    La vérité c’est que le BS, c’est la protection sociale minimale qui t’assure que tout ce beau monde là ne vont pas aller casser une vitre chez-toi pour te voler tu stock pour aller manger.
    La véritée, c’est que comme tu ne peux justement pas survivre avec l’argent du BS, c’est vrai que tu est obligé de crosser un peu le système.
    La véritée c’est que pour ceux qui sont momentanément dans la dèche, ça peut être utile le BS même si c’est honteux.

    La véritée c’est que des gens « pocké de la vie » qui n’ont ni le talent ni les capacitées intellectuelles de se démerder dans la vie, il vas toujours y en avoir un certain pourcentage dans la sociétée.
    Ma blonde est psychologue dans une école d’un milieu défaforisé à St-Hyacinthe, et des enfants de parent BS lègèrement attardés ou au vécu tellement dur que ta petite personne de « Richard » ne peut même pas imaginer, elle en voit tous les jours. Des femmes, violé, violentée, droguée, dans la vraie grosse dèche et qui doivent malgrée tout faire vivre des enfants avec cette maigre pitance à coup de boite de craft dinner, oui ça existe, et oui peut-être qu’elle doivent se prostituer un petit peu pour arrondir les fin de mois.

    Oui des pockés de la vie, ça existe, et ils n’ont pas besoin de se faire caler encore plus par des gros droiturier sale égoistes et nombrilistes qui pense que c’est une bonne façon de financer sa baisse d’impôt.

  17. En passant, l’ADQ a déjà prôné le salaire minimum garanti. Où est-ce qu’on en parle?

  18. Au lieu de laisser la voie ouverte à tout les petits chiâleux de radios et autres polititiens démagogique avec leur geulassage ignorant ont devrait envoyer des sociologues et des phychologues faire de vraie études sur ce qu’est l’aide sociale en tant que phénomène et baser de vraie politiques là dessus, pas sur du radotage de vielles niaiseries de commentaire de monsieux madame tout le monde qui sait rien.

    Il y a des moment ou la politique devrait se taire et écouter les scientifiques et les universitaires.

  19. @François Harvey, Je ne suis pas certain de bien saisir ton message. Est-ce une attaque à mon endroit?? Est ce que tu me traite de petite personne de Richard de nombriliste ect… Est-ce que c’est ce que je dois comprendre?

  20. Désolé, ça se voulait plus général et c’est peut-être pesé vite sur le piton…
    Ça dépend qui est-ce qui s’identifie à l’image d’un gosse de riche qui se plains des « ostie de BS » lorsqu’il ne connaît rien d’eux que des ragots et vit dans la ouate depuis sa tendre enfance.

    J’ai poussé fort j’avoue, ça me met en ?%$?%$? d’entendre des enfants gâtés casser leur égoisme sur le dos des plus déminis de la société.

  21. Je me suis toujours demandé si la personne au salaire de 25,000 n’en gagne pas 6000$ de trop tout comme celle à 40,000$ qui pourrait en gagner 10,000$ de trop ou encore le big à 300,000$ lui aussi peut-être en gagne t-il 250,000 $ de trop, car souvent ce n’est pas la compétence qui compte, mais la « connection » et le « pushing ».

  22. @François Harvey, Le problème c’est que tu ne connnais rien à ma vie. Je n’ai jamais connu la ouate, je n’ai jamais été gosse de riche, et d’ou je viens j’en ai vue de toutes les couleurs, et ce que ta blonde te raconte je l’ai probablement vue aussi. Des amis, des voisins etc… C’est pour ça que je sais qu’il y a des vrais BS, et c’est pour ça que moi des fraudeurs ça me mets en )&*&%(. Jamais au grand jamais je lèverai le petit doigt pour venir en aide à cette classe (les fraudeurs, les lâches,les profiteurs) et même si il y a lieu je vais leur nuire. Aucune pitié….

  23. Monsieur Richard,
    Comment faites-vous pour reconnaitre et nuire au profiteur qui gagne 300,000$ et qui n’en mérite que 25,000$ ? Car lui aussi est un profiteur, un lâche, un fraudeur sur qui nous fermons les yeux ?

  24. @ Nicolas
    Je n’ai jamais parlé de Québec mais en région. Pour moi ça signifie la campagne, les villages et les petites villes. Faudrait savoir lire avant de commenter. Si tu ne travaille pas, tu n’as aucune raison de demeurer là ou le cout de la vie est le plus élevé.
    Je ne pense pas que personne ici soit pour l’élimination du BS mais pour éliminer les profiteurs, les BS professionnels. Ça permettrait d’en donner plus aux gens “pocké de la vie”.
    Le problème, c’est qu’avec tous les « compassionnés », du moment qu’on parle de mettre un peut d’ordre la-dedans, il y a une montée de boucliers. Plusieurs deviennent hystériques comme si on leur enlevait le pain de la bouche.
    J’ai personnellement eu des proches sur le BS et je sais comment ça fonctionne.
    Les latinos ne gagnent pas moins que le salaire minimum, alors arrêter de dire n’importe quoi.
    @ Renard L’éveillé
    Je ne suis pas certain que j’aimerais me présenter à l’urgence le jour ou tu remplaceras un médecin 🙂

  25. @AntiPollution Là tu parle des hauts fonctionaires, ces pauvres riche de l’état payé de mes poches pour contrôler un monopole.. Je suis en parfait accord avec toi ce sont des fraudeur, aucun respect. Si tu me parle des gérant de banque alors là je m’en fou ce sont des privés. Si les banques veulent en donner plus qu’ils le méritent alors là c’est leur problème

  26. Pourtant les banques et les pétrolières nous siphonnent et nous devons nous taire parce ce qu’ils sont du secteur privé : pourquoi tant de complaisance envers eux ?

  27. « Honnêtement, j’ai plus de respect pour quelqu’un qui travaille, même au salaire minimum, que pour quelqu’un qui est sur le BS et ne veut pas s’en sortir. »
    Le problème, c’est que ton respect ça n’aide personne à vivre. Le salaire minimum n’est pas assez élevé. Il faut travailler plus de soixante heures pour avoir un niveau de vie décent à ce salaire… Les BS, ils ne sont pas fiers de l’être. Des exemples personnels, ça ne veut rien dire. Au pire, ça veut dire que vous en connaissez un ou deux qui fraudent. Moi je n’en connais pas. Est-ce que je dis pour autant que ça n’existe pas? Non… Mais ça me donne la chance de voir l’autre côté de la médaille, ceux qui « mangent la marde » au nom de ceux qui les jalousent. Seigneur, êtes-vous rendus si bas que vous considériez celui qui gagne moins que vous comme digne de votre jalousie et de votre envie? Si le gouvernement ne met pas cet argent là dans le BS, il le donnera à ses amis et l’argent se perdra dans les méandres de la démocratique. En d’autres mots, les économies faites, vous n’en reverriez même pas la couleur!

    Je suis moi-même à la recherche d’un emploi. Je vis dans une région où il est très difficile de trouver mieux que 7,75$ de l’heure à moins d’avoir droit à du « pushing ». Pourtant, j’ai un baccalauréat. Je suis allée voir tous les intervenants supposés aider les gens à s’en sortir. Ils n’aident personne. Ils sont payés pour aider et pourtant, ce qu’ils ont dit c’est qu’il fallait que j’aille donner mes CV et espérer. C’est tout. Je suis allée voir trois organismes différents. Je suis allée porter un million de curriculum vitae. J’ai passé beaucoup d’entrevues. J’ai eu des emplois qui ne m’intéressaient pas. Je n’ai jamais voulu être vendeuse et pourtant j’ai dû me contenter de cela dans ma ville. Les organismes de réinsertion ne peuvent rien pour quelqu’un comme moi. Je ne suis pas sur le BS. Je n’ai pas fini mes études depuis assez longtemps. J’ai une dette grosse comme le bras. À cause de tout cela, je déménage dans une plus grande ville. Des coûts, encore. Je m’endette. Tout ça dans l’espoir de trouver quelque chose. De rencontrer quelqu’un qui me donnerait une chance dans mon domaine. Malheureusement, quand on n’a pas une belle gueule, quand on a le malheur de bégayer, de ne pas s’exprimer assez bien dans le dix minutes qu’on veut bien nous accorder, les chances d’avoir un emploi sont minces. Je suis positive dans mon cas, pourtant. Je ne me fermerai pas de porte. Sauf peut-être celle de vendeuse. Je ne suis pas une vendeuse. C’est clair non? Personne ne veut de moi en tant que vendeuse. Les boss me détestent parce que je dis la vérité. Même s’il y a mille postes de vendeuse, ça ne me donnera rien, sinon peut-être un ou deux mois de salaire minimum et un congédiement.
    Je m’excuse d’être aussi personnelle, mais je crois que ma situation n’est pas unique. Ce n’est pas tout le monde qui peut tout faire. J’aimerais qu’on m’aide, sincèrement. Et j’ai un ami dans la même situation, sauf qu’il vit du BS, lui. Il se cherche un emploi dans le domaine du multimédia. Il a fait son cours. Seulement, les employeurs demandent des trucs qu’il n’a pas appris lors de son DEC. Alors il doit étudier. S’endetter. Encore. Pour finir par se rendre compte que les employeurs ont encore plus d’exigences, par la suite. Et s’ils en ont moins, c’est pour huit dollars de l’heure ce qui est, avouez-le, bien peu pour quelqu’un qui doit maîtriser trois ou quatre langages de programmation. Il a fini par créer sa propre petite entreprise. Elle ne lui rapporte pas grand chose. Rien à vrai dire. Mais ça lui permet de pratiquer ce qu’il a appris. En attendant il cherche encore. Et il déprime. Parce que non il n’est pas fier de ne rien avoir trouvé depuis quatre mois.
    Mais comme je l’ai dit, les cas que nous connaissons ne sont pas représentatifs de la réalité. Cependant, j’aimerais qu’avant de critiquer certaines personnes se mettent à la place des autres. Et si vous tenez tant à aider les gens qui sont sur le BS, allez les voir, proposez leur des emplois qui vont avec leur compétence. Cueillir des fraises ce n’est pas une tâche que tout le monde peut faire. Elle est humiliante pour les gens qui détiennent un DEC ou un BAC. Trouvez-en, des emplois, à ces gens qualifiés dont personne ne veut. Faites-la, votre part. Parce que c’est bien beau parler et critiquer, mais ça ne mène à rien et ça n’aide personne.

  28. démocratique = bureaucratie

  29. Le privé ne me coute rien et quand une place ne fait pas mon affaire j’ai le choix d’aller ailleurs. C’est une mince liberté que le privé nous donne.

    @emilie, bravo pour ta persévérance, lache pas ça finira par payer. Le respect ne t’apporte pas de pain mais il peut au moins encourager les gens à t’encourager et t’aider comme j’essaie de le faire présentement, ce que je n’aurais pas fais autrement.

  30. Monsieur Richard,
    Depuis quand le privé ne vous coûte rien ?
    Si cela était vrai, c’est qu’il y a quelqu’un d’autre ( peut-être un maudit BS ) qui le paye à votre place.
    Et quant à changer de place si ca me plait pas, les banques ou les caisses ou les pétrovoleuses ou les commercants ont tous le même stratagèmes soit de me fourrer en me laisant croire qu’ils sont mes amis.
    Je trouve quant même étrange que vous nier la présence de « bougons » chez les hommes d’affaires et que vous en voyez seulement chez les fonctionnaires ou les BS.

  31. (…) « les BS qui n’ont pas de contraintes sévères à l’emploi ne sont pas intéressés à aller travailler. Ils ont tout : les soins dentaires, les médicaments, ils ont même trois jours de garderie »? J’hésite entre la stupidité et le mépris. »

    Moi, je n’hésite pas: c’est la vérité!

  32. @ Gilles, j’avoue qu’elle est bonne! La porte était grande ouverte! Mais je continue de penser que mon raisonnement n’est pas si fou, il ne resterait qu’à l’élaborer (car c’est certain que les emplois spécialisés comme la médecine ne pourraient être inclus dans le système que j’exposais, merci de participer par l’humour!).

    @ Émilie, ton propos m’a beaucoup touché et est bien la preuve qu’il ne faut jamais généraliser. J’ai plein d’exemples aussi, qui englobent tant les B.S. que le marché de l’emploi et l’éducation qui, à mon avis, ne tournent pas rond. Et je ne jetterai la pierre à personne en particulier ici. Sauf que là il faut savoir vers où on s’en va et comment on va régler les problèmes qu’une mauvaise gestion des ressources humaines et environnementales dans lesquels nous ont plongés les gouvernements précédents. (Et, pour tous les participants et lecteurs, je ne suis surtout pas en train de dire que l’ADQ, n’ayant pas été encore au pouvoir, serait une sorte d’Eldorado. C’est qu’il ne faut pas nécessairement jeter le bébé avec l’eau du bain…)

    Tiens, juste un exemple près de moi, ma copine vient de commencer à travailler comme réceptionniste alors qu’elle a un BAC en littérature (face au marché du travail d’aujourd’hui, elle est fâchée de s’être fait dire par son orienteur à l’époque qu’il y aurait beaucoup de travail dans son domaine… et la poésie n’est pas ce qu’il y a de plus payant…). Elle est brillante et serait très compétente, dans un emploi même connexe (elle ne vise pas non plus le poste de poète officiel du Québec!), mais n’a pas, comme toi, d’amis haut placés dans son domaine.

    Push it good
    P-push it real good

    Ah, push it
    Get up on this!

  33. @Antipollution, Canadian Tire et ses grands patrons me coutent-ils quelque chose? Qu’est-ce que les proprios des McDo me coutent? Ça ne marche pas ton affaire. Es-tu membre du parti communiste du Québec pour être si allergique au privé?

    Pourquoi ne devrais-je pas avoir plus de respect pour le propriétaire du petit magasin de fruits et légumes sur le coin de chez nous qu’a un BS fraudeur qui pourrait faire autre chose de ses 4 membres? Pourquoi je n’Aurais pas le droit de m’élever contre un haut fonctionaire à $300000 qui s’est trouvé un job à cause qu’il est le mari d’une député?

    Comme si tout ce qui est privé est croche. Voyons donc… Crosseur pauvre, crosseur riche,crossuer privé ou crosseur publique un croisseur c’est un crosseur… La ou la bas blesse c’est quand on vient crosser dans le fond de mes poches pour me soutirer de l’argent

  34. M. Richard,
    Oui, Canadian Tire et McDo me coute et vous coute quelques choses, car ils font de la publicité partout, dans les journaux, à la TV et la publicité ca se paye. Donc, mon cable coute plus cher, votre Coke ne couterait que quelques sous si ce n’était de la publicité.
    Et McDo ne se prive pas de nous faire engraisser et en bout de ligne c’est l’État qui va se rammasser avec le problème.

    Et non je ne suis pas membre du parti communiste et non je ne suis pas contre le privé car c’est dans le privé que je vais faire mes besoins.

    Je vois que vous avez eu beaucoup de réticence à admettre qu’il y a des crosseurs partout, pas juste chez les BS.
    Là où je suis entièrement d’accord avec vous c’est votre droit absolu de choisir vos crosseurs et de faire semblant de ne pas les voir.

  35. Beaucoup de personne démontre leur ignorance sur le sujet aujourd’hui.

  36. « des gros droiturier sale égoistes et nombrilistes qui pense que c’est une bonne façon de financer sa baisse d’impôt. »

    @ François Harvey

    Comment dirais-je…Édifiant?

    « car souvent ce n’est pas la compétence qui compte, mais la “connection” et le “pushing”. »

    @ Antipollution

    Maintenant que tu as compris comment ça fonctionne, tu n’as qu’à te faire un réseau de contacts et t’en servir au lieu de chialer et mettre ça sur la faute des autres! C’est ça la vie: retiens la leçon. Tiens-toi avec des winners, pas avec des losers. Discute avec eux de l’avenir. Ils verront ton potentiel et ça t’aidera pour ta carrière.

    Et de voir que tu rêves à une société de pauvres me déçoit beaucoup. On ferait un grand Peuple en bâtinsse, n’est-ce pas? Nos parents auraient fait la Révolution Tranquile pour rien, c’est ça? Et bien, tout le monde à la messe dimanche et vive les curés et les familles de 12 enfants!

    « Le problème, c’est que ton respect ça n’aide personne à vivre. Le salaire minimum n’est pas assez élevé. »

    @ Émilie

    Le problème, c’est que si on augmente le salaire minimum Émilie, les entreprises verront leur masse salariale augmenté et que feront-ils? Ils augmenteront le prix de leurs produits et tenteront d’améliorer la productivité en investissant dans des équipements qui remplaceront l’humain ou quitteront pour les pays émergeants.

    Pendant mon CEGEP, il y a eu plusieurs hausses du salaire minimum pendant le règne de Robert Bourassa. Je travaillais chez St-Hubert. Et devine quoi? À chaque fois que le salaire minimum a augmenté, ils ont remplacé les menus pour hausser les prix de chaque plat! Ça m’avait frappé.

    C’est plate, mais c’est comme ça! J’aimerais te dire autre chose mais quand le trio Big Mac sera à 11$, la viande à 20$ et la salade à 5$, et bien ça aura rien donné de lever le salaire minimum. Parce qu’en pourcentage, le coût de la vie aura plus augmenté que le salaire minimum. Simple mathématique!

    @ tous:

    Pi, pour la dignité de cueillir des fraises, et bien les BS aptes au travail sont souvent des gens qui croient durs comme fer que ce qui leur arrive est la faute de la société. J’en ai déja engagé des assistés sociaux et je peux vous dire que dans la plupart des cas, ils étaient capables de faire le travail et ils performaient à peu près comme les autres en période de formation.

    La différence? Ils pensaient tellement que tout est la faute de la société qu’ils étaient incapables d’accepter qu’un patron leur demande de faire quelque chose. Ils n’acceptaient pas de recevoir des ordres, ils se rebellaient et finissaient par retourner dans le confort de l’assistance sociale en moins de 10 jours.

    Même, je peux vous donner l’exemple de trois membres de la même famille que nous avions engagés, les parents et leurs fille de 21 ans. Le père, appelons le Gérard Barbeau, en 6 jours a voulu se battre 3 fois avec 3 de ses collègues. La mère et la fille performait très bien mais il a quitté l’entreprise en forçant sa femme et sa fille à le suivre. Et bien imaginez-vous donc que le monsieur en question devait nous apporter de la paperasse après sa démission. Suprise: le monsieur au lieu de venir nous les porter au bureau, les a plutôt envoyer par fax. À l’entête du fax, où le fax imprime automatiquement l’expéditeur et son # de fax, il était inscrit Gestion Gérard Barbeau! Sur le BS, il avait un fax et sa compagnie de gestion!

    Ramasser des fraises, c’est pas facile. Diriger 175 personnes et faire 75 heures par semaine ne l’est pas non plus. Être commis à l’assurance-emploi et côtoyer la misère à tous les jours ne l’est pas non plus.

    Mais dites-moi: qui a dit que la vie était facile? C’est ça que la majorité des assistés sociaux APTES AU TRAVAIL de père en fils ne comprennent pas. Et j’insiste, APTES AU TRAVAIL DE PÈRE EN FILS!

    J’ai commencé à 12 ans en faisant « les foins » à 2$ du voyage. Ensuite commis débarasseur au salaire minimum à 16 ans. Ai passé de plongeur au salaire minimum à gérant de week-end de 17 à 19 ans. Commis d’épicerie de 21 à 23 ans. Tout ça en faisant CEGEP et universitaire. Je travaillais 30 heures semaine, avais 27 heures de cours, 20 heures d’études par semaine. J’ai payé mon bacc de 4 ans sans aucune cenne de mes parents. Je suis sorti avec 27 000$ de dettes, prêt que j’ai remboursé en 8 ans au lieu de 10.

    Pensez-vous que c’est en mettans tout sur le dos de la société et en restant assis sur mon popotin que j’aurais réussi ça? Est-ce que cueillir des fraises est dur à côté de ça?

    En 93-94, j’ai réussi à payer 8 mois de logement, ma bouffe, mes dépenses, mes livres, mes frais de scolarité et mes sorties avec 5600$. J’en ai arraché en bâtinsse cette année-là. Je courrais les spéciaux sur les saucisses à hot-dogs (pour 2 piasses, j’avais 6 repas), le jambon cuit en tranches, la grosse boite de riz minute et le gros pot de beurre d’arachide.

    Mais l’effort et la tenacité ont fait que j’ai réussi. J’aurais aimé m’acheter plus de linge, sortir plus, m’acheter un ordi mais je ne pouvais pas.

    Travailler fort fait grandir et de voir des gens qui pensent que ramasser des fraises c’est dur, et bien je n’ai aucun respect pour ça.

    77 heures semaine pendant l’université, 75 heures souvent au travail. C’est ça la vie! On n’a jamais rien pour rien et chacun est responsable de ses choix.

    Et si quelqu’un étudie dans un domaine où il n’y a pas d’emploi, ce n’est pas la faute de la société. C’est sa faute à lui.

  37. @ AntiPollution,
    Si Canadian Tire et McDo te coutent si cher, tu n’as qu’à ne pas y aller. Tu as le choix de faire affaire qu’avec des commerces qui ne font pas de publicité… si tu les trouves… C’est ça la liberté. Si les commerces se rendent compte que la publicité ne rapporte pas ils vont arrêter d’en faire et comme ils vont moins vendre, ils vont augmenter leurs prix…

  38. Monsieur le Bum Intello,
    Je crois que tu te trompes de blogueur car c’est moi au Message #21 qui a parlé de « Connection » et de « pushing ». Et pour ton information je ne suis pas pour une société de pauvres ou de loosers au cas ou ton message s’adressait à moi.
    Aussi, est-il nécessaire pour toi d’écrire des épîtres si long sur ta vie pour que les autres te comprenne. De toute facon, je doute maintenant que tu fasse parti des « winnners »

    Gilles Laplante : ce n’est pas à vous à répondre à la place de Monsieur Richard, car c’est lui qui ma écrit : @Antipollution, Canadian Tire et ses grands patrons me coutent-ils quelque chose? Qu’est-ce que les proprios des McDo me coutent?

  39. @Émilie: Merci de nous avoir fait part de ton histoire, tu n’est pas la seule dans cette situation. Les diplômé sans emplois il y en a beaucoups. De mon côté, j’ai travaillé pendant quatres années dans des restos de tout bord tout côté, j’ai même travaillé un été sur une ferme, alors imaginez la gueules des mes comparses de travail lorsque je leur disait que j’avais un baccalauréat en Biochimie…

    Alors voyez vous, maintenant que je travaille dans mon domaine, même si ce n’est pas si bien payé dans un petit lab privé alors que le même travail m’offrirait le double du salaire dans un laboratoire du gouvernement fédéral, ben voyez vous… je suis bien content de les payer mes impôts parce que je sais que du monde qui trime dur et qui en on besoin quand même de la sécuritée sociale, ben il y en a plein.

    Puis même si je jalouse ceux qui sont syndiqué, ben je suis pas prêt à dire n’importe quel connerie démagogique prétextant qu’il sont à l’origine de tout ce qui vas mal au Québec.

    Puis les crosseurs, je fait affaire avec eux à tous les jours à chaque fois qu’une banque ou une caisse prélève 10$ de frais dans un compte épargne qui ne me rapporte que 0.25$ d’intérêt par mois.

    Si il y a des fraudeurs dans le système, bien il faut le réformer, faire du « fine-tuning », il ne faut pas le couper ou s’imaginer qu’on vas envoyer 25000 BS au travail avec une tape dans le dos puis un bon réveil-matin.

    Ce qui est con, c’est de faire de la politique basé sur tout le lot de préjugés qui est répandu au sujet des assistés sociaux. Si nous avions des politiciens responsables, il faudrait impérativement obtenir des études objective et indépendante sur la situation de l’aide sociale au Québec et dès lors des politiques responsables pourrait être élaboré sur la base du vrai tableau de la situation. Mais malheureusement, c’est beaucoup plus facile de jouer de démagogie facile pour se mettre la classe moyenne dèrrière soit pour ensuite s’en laver les mains lorsque le crime augmentera ce qui nous donnera des raison de plus d’investir dans la police et l’ordre… oui oui, c’est ça la vraie droite… pas d’coeur, un gun dans le coffe à gants.

  40. @Bum intello: Tu me cite ? T’aurais aimé ça en sortir une aussi punché au sujet des syndicalistes hen? 🙂

  41. @ Jimmy St-Gelais

    « Il y a des profiteurs, soit. Mais il ne faut pas généraliser. Si les conditions dans le privé seraient plus avantageux, peut être y aurait-t-il plus de monde au travail. Gagnez 8 ou 10$ de l’heure, lorsqu’on calcule le transport, les frais de garderies pour les enfants et tout le reste, ce n’est pas très avantageux. On dit que le salaire moyen tourne dans les 15$ de l’heure, mais on ne compte pas la répartition entre les groupes. Le vrai salaire moyen pour les gens ordinaires varient entre 10 et 12$ de l’heure. Et on voudrait qu’on cours sur le marché du travail avec de telles conditions? »

    Est-ce que tu essaie de me faire croire qu’il vaut mieux de s’asseoir sur son derrière sur le BS que de travailler à $10-12 de l’heure? Bravo! parlé comme un vrai Gen Y! Tout le monde devrait avoir une job à $20/heure minimum en ayant juste un secondaire V! Et il faudrait surtout pas avoir à travailler plus que 35 heures par semaine! Ça empièterait ben trop sur les heures de party!

    Personnellement, j’abonde dans le même sens que le bum intello. J’ai eu en chemin de vie similaire. J’ai fait toute sorte de jobs dans ma vie et j’ai jamais passé plus de 6 mois consécutifs sur le chômage (jamais été sur le BS). Et ce, même dans les récessions des années 80-90 quand le taux de chômage était 2 fois plus haut qu’aujourd’hui. J’ai fait des semaines de 60-70 heures à gérer un magasin parceque j’avais de la misère à engager du personnel. J’avais pas personne qui venait faire application, malgré les affiches à l’avant du magasin et des annonces dans les journaux. Puis il y en a qui se plaignent parce que supposément ils ne trouvent pas de job? Et en plus que le BS paie pas assez cher?

    Pôvres petits! Je vais brailler!

    Normalement, pour être sur le BS, tout en étant apte au travail du moins, il faut avoir épuisé son assurance-emploi, qui normalement soutient quelqu’un qui aurait perdu son emploi pendant 12 mois (en supposant qu’il s’agit de quelqu’un qui ait déjà travaillé). C’est donc dire qu’il faut avoir été à la recherche d’un emploi plus qu’un an. Puisque j’ai toujours réussi à décrocher un emploi en beaucoup moins de temps que ça, avec un taux de chômage de 16%, expliquez-moi comment il se fait qu’on a 150 000 assistés sociaux aptes au travail qui n’arrivent toujours pas à décrocher un emploi après plus d’un an? Il faut soit être un petit peu minable, ou être de mauvaise foi.

    Il n’y a pas d’emploi minable, il n’y a que des gens minables. Je regrette, si vous êtes sur le BS, vous êtes au fond du baril. Si vous en êtes là, c’est qu’il n’y a pas d’emploi qui soit en dessous de vous. N’importe quelle personne qui fait un travail honnête, même à $8/heure et qui se défonce pour rejoindre les deux bout, vaut cent fois mieux que celui qui choisi de rester sur le BS parce qu’il ne trouve supposément pas d’emploi « à sa hauteur ». Quand on est rendu au BS, il n’y a pas d’emploi qui n’est pas à sa hauteur. N’importe quel emploi est un échelon plus haut que d’être sur le BS. Le BS est supposé être une aide temporaire, pas un mode de vie.

    @Antipollution: Sur quelle planète tu vis pour dire que ta facture de cable coûte plus cher à cause de la publicité? Les grosses corporations paient des millions pour des spots de 30 secondes pour que tu puisse regarder le Superbowl en ayant juste le service de base à $15/mois. C’est justement parce qu’il y a de la publicité que ta facture de cable n’est pas chère, parce que les publicités paient pour la diffusion des émissions. Ce que tu paie avec ta facture de vidéotron, c’est pour le réseau de cablodistribution et le luxe d’avoir plus de canaux qu’avec des oreilles de lapin. Tu dis vraiment n’importe quoi.

  42. Merci Louis pour ce post. Tenez, pour ceux qui aiment penser que les BS aiment ça être dans leur situation, voici un extrait d’une étude canadienne sur la pauvreté:

    « Payer plus de 50% de mon revenu pour le loyer plus manger seulement un ou deux repas par jour, ne jamais recevoir et faire rarement une sortie qui coûte de l’argent ne constituent pas la riche existence que j’avais espéré mener. »

    Aussi ce mec qui a sortie de la pauvreté :

    « En qualité de survivant de la pauvreté, je sais que le courage, l’intelligence et l’humour des gens qui vivent dans la pauvreté passent inaperçus. Comment encourageons-nous les gens dans la pauvreté à faire fructifier leurs talents naturels si nous ne reconnaissons même pas leur existence? » (voir référence sur mon post à ce sujet).

    Un peu d’humaniste pour une situation que vous ne connaissez-pas, est le minimum. À défaut de les respecter, ne les jugez pas!

  43. @Gilles Laplante, t’as parlé de région et t’as dit à Louis de sortir de son île, je t’ai donné trois exemples de villes où les loyers sont plus chers qu’à Montréal. Désolé mais pour le commun des mortels, « en région » ça veut dire « en dehors de Montréal ». Si tu voulais dire « en campagne », il fallait écrire « en campagne ». Tu dis que si tu travaille pas t’as aucune raison de rester là où le coït de la vie est le plus élevé. T’es drôle toi! Pitcher en campagne des pauvres qui sont né en ville et qui n’ont jamais rien connu d’autre, je ne suis pas sur que ce soit une solution. Le loyer est peut-être moins cher mais ça prend un char! Et il n’y a pas presque pas de groupes communautaires et de ressources. Sans parler des préjugés. Pis il faut trouver un logement (comment tu te rends là bas?) et déménager (comment tu paye ça un déménagement longue distance?). Pis qu’est-ce tu fais si tu sais pas chauffer? Non, vraiment, c’est pas sérieux ton affaire. Ça peut marcher pour certaines personnes mais déporter l’armée de pauvres qui vivote en basse-ville, pas loin de chez-nous, n’aiderait personne (et surtout pas l’économie des régions!).

    @François Richard: le privé ne nous coute rien? Ha, ha, ha! C’est parce que l’État donne plus en subvention au privé chaque année qu’il ne récolte en impôt. Le privé ne nous coute rien? Sure! Les frais bancaires (qu’on est à peu près les seuls taouins d’occident à payer) ne nous coute rien. C’est comme les profits des pétrolières ça, ça nous coute rien. Ben non, voyons! Et les arnaques des boursicoteurs, ça non plus ça nous coute rien? Le privé nous coute rien… J’en rit encore. Le privé c’est privatiser les profits et socialiser les déficits. C’est ça le privé.

  44. @ François Harvey

    « Tu me cite ? T’aurais aimé ça en sortir une aussi punché au sujet des syndicalistes hen?  »

    Non. J’aurais pu mais je ne réussirai jamais à tomber aussi bas que toi!

    @ Antipollution

    Regarde mon texte comme il faut. Tu verras que c’est bien à toi que je m’adresse!

    « Aussi, est-il nécessaire pour toi d’écrire des épîtres si long sur ta vie pour que les autres te comprenne. De toute facon, je doute maintenant que tu fasse parti des “winnners”  »

    Oui, il est nécessaire car il faut croire qu’il vous manque d’exemples positifs dans votre entourage pour en être rendu à encourager le moindre effort, de mettre tout sur la faute de la société et dire que les BS ont le droit de rester assis sur le beigne. C’est les vertus du travail et de la persévérance que j’ai voulu démontrer.

    En ayant aucune aide de mes parents pour faire mon bacc de quatre ans, j’étais dans une situation pire que les BS. J’aurais pu crier « Maudite société » et m’asseoir tranquile et passer mes après-midi à écouter la boutique TVA.

    Même mon père m’a dit que je ne réussirais jamais à me payer l’Université. En faisant ça, il m’a donné le courage de lui prouver le contraire. Et j’ai réussi.

    Toi, Anti-pollution, parle-moi de ton parcours pour que je comprenne d’où vient ta haine envers les boss et ta vénération des assistés sociaux aptes au travail. J’aimerais te comprendre, pas te juger!

  45. À propos de la déclaration du ministre, le seul regret que j’ai c’est qu’elle ait été faite sous l’impression qu’elle ne serait pas officielle. Oui, il aurait fallu dire, haut et fort, à quel point le filet social est démesuré ici par rapport au reste du monde (sauf, peut-être, en France, où on paye grassement la racaille pour terroriser les petites vieilles).

    Les mots qu’il a choisi ne sont pas élégants et ressemblent à un raccourci mal ficelé. Mais le fond est là: les assistés sociaux à vie, vraiment, c’est assez.

    Il a été dit, plus haut, que cette mesure se veut temporaire, ou, dans les cas plus extrêmes (handicap, etc.), une mesure de soutien aux plus démunis qui ont une raison valable de s’en prémunir.

    Il est important de ridiculiser et de conspuer les profiteurs, mais aussi de valoriser enfin le travail, sous toutes ses formes. Le travail manuel, le travail intellectuel, le travail artistique (non subventionné, surtout), le travail bénévole, etc… Ceux qui se relèvent les manches, ne se plaignent pas constamment, méritent notre respect et notre soutien.

    Mais, attention, il existe une autre sorte de profiteur: le syndiqué paresseux. Lui aussi profite du système et devrait se voir retirer cette immunité.

    Il est temps de mettre en place un numéro 1-800-profiteurs, avec récompense à la ligne. Chacun de nous connaît une ou un flemmard invétéré et impénitent. Il est temps que ces gens payent et que nos impôts servent à régler les vrais problèmes, comme les subvention aux entreprises innovantes ou les réduction d’impôts pour les créateurs d’emplois.

  46. @ Nicolas
    Tu m’excuseras de ne pas employer le vocabulaire de Montréal. Pour moi, il y a beaucoup de petites villes au Québec que je qualifierais pas de campagne. Je sais bien qu’à Montréal, à la radio, on a l’habitude de parler du Québec profond pour parler de l’extérieur de Montréal, mais je n’oserais pas utiliser ces termes.
    Encore une fois, si c’est si difficile de quitter Montréal ce n’est pas nécessairement le cas de Québec ou Sherbrooke par exemple. Je pense que tu n’as jamais mis les pieds dans une petite ville. Tu sais, pour trouver un logement, il n’y a qu’à consulter un journal, c’est même à la portée d’un BS. Et si tu ne veux pas le payer, tu peux te payer un café chez Tim Horton et y lire les annonces classées.
    Enfin tu devrais te souvenir que Montréal est au Québec mais Montréal n’est pas le Québec.

  47. Bon, pour continuer dans la déclamation de curriculum vitae, ça l’air que j’ai été précoce : à 10 ans j’ai fait mon entrée dans le merveilleux monde du travail! Après une période fraise et golf, j’ai fait pas mal toutes les jobines poches imaginables (même mascotte : lire le texte Rolls-Royce sur mon blogue pour en savoir plus, c’est quand même assez drôle!). Et c’est vraiment pour moi les pires souvenirs de ma vie : travailler dans des shops. C’était la déprime totale quand je savais que je pouvais faire quelque chose de créatif dans la vie et que je devais me mettre le cerveau au neutre pour passer à travers mes journées afin de gagner de l’argent. Les seules plogues que j’avais, c’était celles de mes appareils électriques alors!

    J’ai connu la pauvreté pendant quelque temps, j’ai joué du tam-tam dans le métro, j’ai même déjà dû me rendre à Sun Youth pour avoir de la bouffe. Et je peux même me vanter de ne jamais avoir touché un chèque de BS ni d’assurance-chômage… Après m’être sorti de ça, le pire réflexe que j’ai eu a été d’être outré quand quelqu’un me quêtait de l’argent, je me retenais de lui dire :

    -Je m’en suis sorti, pourquoi tu fais pas pareil?

    J’aurais pu continuer dans ce schème de pensée, mais non, je m’autocensure quand j’ai des pensées de la sorte, car c’est bien là la base de la moralité : le pire et le meilleur peuvent sortir de nous et il faut choisir, ce qui est encore plus difficile, c’est que chacun possède sa propre définition du pire et du meilleur; pour moi le pire serait l’individualisme et le meilleur serait l’humanisme, et vous? À la base, je me demande toujours si ma réaction à quelque chose est fondée sur un préjugé et si elle rencontre mes valeurs. Donc, je ne veux pas entretenir de la haine envers ceux que je crois moins chanceux que moi, malgré le fait qu’il y a des faux-pauvres, acteurs et fraudeurs. C’est pour ça que je ne donne pratiquement jamais d’argent sur la rue : je me suis fait avoir trop souvent et il y en trop. Et je pense qu’il y a quelque chose à faire collectivement pour qu’il y en aille moins de ces gens dans les rues. Et ce n’est pas en coupant le BS drette net sec que ça arrivera, au contraire! La solution ne passe pas par la droite ça c’est certain, ils sont trop expéditifs pour qu’il n’y ait pas de laissés-pour-compte.

    Et, surtout, je ne cracherai jamais sur les pauvres parce que je suis plus avantagé qu’eux. Ceux qui se flattent la bedaine de leur supériorité devraient faire un examen de conscience. De toujours être en réaction n’est pas très constructif. Amenez-en des projets!

  48. Monsieur le Bum Intello écrit : « Toi, Anti-pollution, parle-moi de ton parcours pour que je comprenne d’où vient ta haine envers les boss et ta vénération des assistés sociaux aptes au travail. J’aimerais te comprendre, pas te juger! »
    J’aimerais te comprendre, pas te juger!
    J’aimerais te comprendre, pas te juger!

    Monsieur le bum intello, comment fais-tu pour dire une chose et son contraire dans tes épitres ?
    Afin d’éclairer un peu ton univers, sache que j’ai été un bon boss, avec employés et tout avant d’être forcé à tout vendre à cause de la maladie.
    À cette époque tout comme aujourd’hui, les gens d’affaires malchanceux blâmaient les taux d’intérêts trop élevé, d’autres les gouvernements,
    d’autres leurs employés et d’autres les côuts de transports, donc c’était toujours les fautes des autres exactement comme certains BS.
    Certains boss et hommes d’affaires furent accullés à la faillite, certaines justifiées, certaines frauduleuses.
    Maintenant comprends-tu pourquoi je ne suis aucunement en adoration devant quiconque ?

  49. @Gilles Laplante… C’est parce que je vis à Québec. Faudrait trouver d’autres arguments.

  50. Ah, pis en passant je suis né à Sherbrooke et j’ai passé mon enfance à Sainte-Thérèse. J’avoue (honte à moi!) que j’ai passé le quart de ma vie à Montréal (d’où je suis sorti il y a 11 ans).

  51. Ça barde pas mal sur les BS!
    J’ai bien aimé les propos du Bum Intello. Une très belle feuille de route!
    Première action que je poserais est ce que les BS aptes iraient chercher leurs chèques à chaque mois. On en perdrait un nombre assurément. Je connais plusieurs immigrants qui profitent du système, ils connaissent les lois mieux que nous. Nous avons aussi nos Bougon. Ce sont eux en premier qu’il faut épingler.
    Chez le privé, il y en a à la tonne aussi. Pensez à Lacroix, Milton(AC) , les Banques, Conrad Black,Nortel etc.etc et nos gouvernements? fraude référendaire, commandites, Chrétien, Gagliano et Pelletier etc etc…

    « Vous n’êtes pas tannés de vous faire exploiter gang de caves! »

  52. @Nicolas, heureux de te rendre heureux. On rit rarement par tristeste. Bien que je ne sois pas en accord avec les subventions donner à qui mieux mieux, je serais plus dans le camp des prêts remboursable, avec elles au moins c’est pour la création d’emploi pas pour faire vivre un sans desseins qui végète dans son salon à regarder les feux de l’amour ou a chatter sur le net… En bout de ligne il faut que le société en retire un certain fruit.

    Dans le fond pour une plus grande justice allons chercher les plans et devis de l’encienne URSS et reconstruisons la. Nous au Québec on l’a l’affaire, on va réussir là ou les russes ont échoués.

  53. @ Nicolas
    Si tu es de Québec alors tu sais très bien que tes arguments ne tiennent pas. Il n’est pas si difficile d’aller de Québec à Notre-Dame des Laurentides, l’Ange-Gardien ou Ste-Brigitte. Si tu as vécu à Sherbrooke, c’est pareil. Je peux comprendre que quitter St-Henri à Montréal ce n’est peut-être pas évident. Pour le déménagement, partir de St-Roch pour aller à Limoilou, tu ne me feras pas accroire qu’un BS part avec son lit sur le dos. Poutant à tout les ans bien de BS déménagent et ils obtiennent de l’aide du ministère et de groupes communautaires. Évidemment quand on veux à tout prix que la seule solution soit un plus gros chèque…

  54. Presque tous les québécois ont eu la même feuille de route que Monsieur le Bum intello, excepté quelques fils ou filles à papa.

    J’ai débusqué du bois au cheval avant l’âge de 12 ans, rammasser des fraises des champs, des patates, traires 5 ou 6 vaches avant de partir pour l’école et en voici en voilà.

  55. @François Richard :
    Ne prenez pas vos rêves pour la réalité, personne ne désire la reconstruction de l’URSS au Québec. Pas même la go-gauche.

    Et moi je ne crois pas que ce soit nécessairement un plus gros chèque dont les BS ont besoin mais d’un peu d’aide. C’est facile de dire « trouve-toi une job ». AIDEZ-LES. Les centres d’emploi n’aident pas. Ce qu’ils font? Ils te montre une salle d’ordinateur en disant : cherche. Ouain…belle aide. Moi ce que je voudrais, c’est que les personnes qui sont payées pour aider ces gens les aide vraiment. Un gars du BS vient me voir pour se trouver un emploi? Okay, on va te trouver un emploi mon homme. Je vais appeler les employeurs avec toi, je vais aller les voir avec toi s’il le faut, mais on va t’aider, crois-moi.
    Est-ce que ce serait si dur que ça, de faire cet effort-là? Je sais bien que dans la tête de certaines personnes, c’est trop forcer, mais il me semble que si vraiment on veut régler les problèmes, il faut y mettre l’effort et non pas mettre la personne devant une recherche, seule, où elle se découragera sans doute.

  56. @Émilie C’est bien beau ce que tu dis et je suis d’accord à dire que les fonctionaires payés pour aider ne se garochent pas pour le faire. Vive le publique payé avec nos taxes. Trouve, trouve pas ça leur enlève rien contrairement aux agences privées. Par contre un BS ne se lèvera pas pour demander de se faire tenir la main pour l’aider tout d’un coup qu’on lui trouverait un job. ( bien s’entendre sur le titre de BS, je parle des pogne foufounnes, pas besoin d’en dire plus)

    Pour se trouver un emploi la chose primordiale c’est l’attitude. Avec ou sans diplôme l’attitude n’t est pas on trouvera rien

  57. « Mais dites-moi: qui a dit que la vie était facile? C’est ça que la majorité des assistés sociaux APTES AU TRAVAIL de père en fils ne comprennent pas. Et j’insiste, APTES AU TRAVAIL DE PÈRE EN FILS! »

    Les réglementations qui datent de 4 ans, qui sont que l’on doit prouver notre réinsertion après 1 an, sans quoi on coupe les vivres, devraient éliminer progressivement ce problème. Pourtant, le pourcentage d’assistés sociaux a baissé de 2%. C’est la preuve que ces gens, bien qu’existants, n’étaient pas si nombreux, mais que le problème devrait s’enrayer.

    Point important: PERSONNE n’aime que des gens abusent du système des « assistés-sociaux ». On veut que ce système de bien-être social aide les gens dans une période difficile ou des gens qui en ont besoin (exemple: un oncle schyzophrène qui est jugé inapte au travail et va aider tout le monde de sa famille, refusant d’accepter quelconque monnaie en retour). Le système de réinsertion au travail, je suis pour. Il y a des gens parmi eux qui devraient pouvoir travailler. Mais qu’on ne leur permette pas d’être concierges 40 ans, c’est normal qu’il y ait des gens qui ne soient pas faits pour tel ou tel emploi. D’autres qui, comme le type dont parle le bum, ont besoin d’encadrement psychologique, et non d’encadrement à l’emploi. La solution est tellement plus simple que de les laisser se démerder et dire: « Qu’ils se trouvent une job ».

    Garnir les banques d’Emploi-Québec en donnant des réductions d’impôt aux entreprises qui s’inscrivent à une programme de réinsertion sociale et ouvrent des postes à Emploi-Québec. Et assurer un suivi psychologique aux personnes qui en ont besoin. Les déductions d’impôt sont contrebalancées par l’économie que l’on fait en économisant sur le chèque de bien-être social. Contrairement à ce que plusieurs pensent, il y a plusieurs personnes sur le bien-être social et aptes au travail qui VEULENT travailler. L’oncle de ma copine est sur le BS à perpet, por schyzophrénie (contrôlée par médications). Il n’en tire aucune fierté. Le voisin de ma grand-mère habite à Ascot Corner. Il a été sur le bien-être social pendant 6 mois et il baissait la tête avec honte quand il en parlait. Ça existe, des gens qui croient que c’est correct d’abuser de la bonne-foi des contribuables (pas juste sur le bien-être social), mais pour eux, il faut les forcer à prendre des portes pour s’en sortir. Mais avant tout, il faut leur montrer que la porte est ouverte et/ou ouvrir lesdites portes.

  58. @ Gilles:

    J’habite Montréal et quand j’entends le Québec profond, mon cerveau n’indique pas des imbéciles, ni une ville de 30 000 habitants. Ne fais pas du Montréalisme-inversé en croyant que les radios de Montréal parlent de ci et de ça. Je n’aime pas la vision que certains montréalais ont du reste du Québec, mais je n’aime pas la vision que certains québécois ont des Montréalais et de Montréal non plus.

  59. Se promener dans les quartiers centraux de Québec ça se fait relativement bien (partir de Saint-Roch pour aller à Limoilou, ou de Saint-Sauveur pour aller à Vanier, ou…). Là où ça devient compliquer c’est de sortir de Québec.

    T’as juste à aller à Saint-George aller-retour pour te rendre compte qu’il y en a de la job. Ma belle famille est installée dans le comté de Bellechasse depuis des générations et ils sont tous plutôt incrédules quand ils entendent parler de la pauvreté à Québec. Leur réflexe est tous le même : « pourquoi qu’y restent en basse-ville, y’ont rien qu’à venir par icitte, y’en a de la job… »

    Dans un sens, c’est vrai. La job pleut pas autant qu’ils le disent mais il y en a. Mais c’est plus compliqué que ça.

    Pour le gars de Saint-Roch, Bellechasse ça pourrait bien être sur une autre planete! Primo, encore faut-il s’y rendre. Quand j’ai commencé à sortir avec ma blonde on était deux perdu au centre-ville, pas de char. Participer aux réunions de familles à Armagh était toute une épopée. Moi en tout cas, j’avais jamais mis les pieds sur la rive-sud! J’ose pas imaginer être sur le B.S. et essayer de se trouver un appart par là bas et ensuite une job. Et même là, pas de char tu fais quoi. C’est plate mais le bus se rend pas devant IPL!!! Anyway…

  60. Le secrêt est dans le vouloir, c’est là que ça commence. Il n’y a rien de facile et la réussite vient avec l’acharnement.

  61. T’as tout a fait raison François, je pense pareil, mais il faut aussi ajouter à ça des prédispositions que tous n’ont pas, soit la confiance en soi, le charisme, et même l’apparence qui parfois joue pour beaucoup. J’ai vu ta photo et je ne suis pas surpris de savoir, que tu te débrouilles bien dans la vie, tu dégages de l’assurance naturellement et ce n’est pas le cas pour tout le monde, il faut toujours s’en souvenir. C’est le petit bémol que je voulais ajouter à ton propos.

    Mais dis-moi, est-ce que tu as entendu parler de « Le Secret »? Sinon, va lire ça :

    http://renartleveille.blogspot.com/2007/04/jai-un-secret-pour-vous.html

    Ta première phrase m’a fait beaucoup penser à ça, et je ne le dis pas de manière péjorative, c’est juste que c’est trop gros pour que je ne puisse pas le voir…

  62. @Renart L’éveillé non ça ne me dit rien mais je vais aller y jeter un coup d’oeil.

    Pour ce qui est de l’apparence je suis d’accord je sais que c’est vrai pour en avoir été témoin et l’avoir vue dans ma famille. C’est vraiment con

  63. @ Manx
    Je suis bien d’accord avec toi mais comme dans ce blogue il est assez courant de considérer qu’à Québec on ne comprend rien, on vote conservateur et ADQ imagine, alors ça m’agace un peu. Je sais qu’à Montréal tout le monde n’a pas cette mentalité. C’est peut-être ceux qui n’en sortent jamais…
    @ nICOLAS
    Je n’ai jamais dis que c’était facile. On n’arrive jamais à rien sans effort. De plus je n’ai jamais parlé de trouver du travail mais un environnement moins dispendieux, comme ça tu peux mieux survivre avec ce qu’on te donne.
    Je présume que tu trouvais quand même le moyen de te rendre à Armagh.
    Tu semble considérer que les BS sont des abrutis incapables de se débrouiller. Ceux que je connais et ai connu ne sont seulement pas motivés. J’en ai connu plusieurs aussi qui l’étaient et aujourd’hui ils travaillent.

  64. C’est pas une question d’être abruti, c’est une question de ressources disponibles.

    À part du monde qui retourne dans leur région d’origine, les seul migration de pauvre que j’ai vu dans ma vie c’est vers la ville. Jamais l’inverse. Et tout les pauvres que je connaissais qui se sont finalement trouvé une job (la plupart, en fait, y compris moi) l’ont fait suite à une démarche de formation professionnelle et se sont trouvé une job en ville. Le plus loin que j’ai vu du monde aller c’est à Lévis. Par contre, je connais une foule de gens des régions qui ont fini par aboutir à Québec ou Montréal.

  65. @ Antipollution

    « Presque tous les québécois ont eu la même feuille de route que Monsieur le Bum intello, excepté quelques fils ou filles à papa. »

    Excepté quelques fils ou filles à papa et les BS aptes au travail de père en fils, n’oublie pas!

    Et je ne taperai jamais sur les assistés sociaux inaptes au travail, jamais.

    Je veux absolument que l’argent économisé par le retour des BS aptes au travail soient entièrement retournés pour augmenter les revenus de ceux qui en ont vraiment besoin. Si on pouvait donner au moins 25000$ par année aux inaptes au travail, je dirais MISSION ACCOMPLI! Des clochards dans la rue, on n’en verrait plus. Avec un peu plus de 2000$ par mois net, on vit très bien. C’est l’équivalent peut-être du salaire net d’un gars qui gagne 21$ de l’heure.

    Je veux que chaque sou noir que l’on remet au gouvernement soit utilisé au bon endroit, tout simplement.

    Pas pire pour un gars que vous dites de droite!

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