L’idéologie et le pragmatisme

Le premier tour de la présidentielle française ne constituait que la répétition générale; il était déjà acquis que le choc aurait lieu au second tour entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Bayrou, avec son soi-disant centrisme qui n’est dans les faits qu’un ramassis d’idées plus ou moins cohérentes glanées à gauche ou à droite, termine loin derrière les deux autres, quelques points à peine devant Jean-Marie Le Pen.

C’est Sarkozy qui a le mieux exprimé la situation, en disant que c’est un véritable choc entre la droite et la gauche, entre deux conceptions de la France, entre deux visions du monde.

Ce résultat, au fond, est une claque à la figure à tous ceux qui croient que la droite et la gauche n’ont plus leur place, qui pensent qu’on peut, tel Bayrou, se tenir au centre et ne jamais dévoiler sa vision profonde de la société. Ceux qui pensent qu’on peut tout à la fois considérer l’homme comme un loup pour l’homme de par nature ou comme un être qui naît bon mais que la société corrompt.

On ne peut pas tout croire en même temps. Ceux qui disent le contraire sont confus et sous-estiment la puissance et la cohésion de chacune des deux visions.

C’est donc dès aujourd’hui que commence le grand jeu des appuis, de la modération des extrêmes en fonction du désir surtout d’empêcher l’autre vision du monde de prendre le pouvoir. C’est le temps du pinçage de nez; le moment où on vote à contre-cœur davantage contre un des candidats que pour l’autre.

Et dans ce jeu, c’est Bayrou qui pèse le plus lourd. S’il parvient à convaincre les 17-18% des Français qui ont voté pour lui de faire un choix plutôt qu’un autre, il sera pratiquement celui qui aura choisi le prochain président.

Et s’il réussit ce coup de maître, ça démontrera non seulement l’importance de l’idéologie au premier tour, mais surtout celle du pragmatisme et de la realpolitik au second.

La vraie question : sera-t-il capable de démêler ses électeurs à temps pour le second scrutin?

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30 Réponses

  1. J’allais vomir un commentaire acerbe, et puis en fait non. Je vous souhaite juste la compatibilité génétique de votre personne avec les futurs plans sarkozyens.

    Bonne bourre.

  2. Il n’a pas à se positionner sur l’échiquier gauche-droite à mon sens puisque le centre existe aussi. Il y a 7 millions de Français qui s’y retrouvent dans le concept de centrisme que Bayrou proposait. Je suis pas spécialiste de politique mais ceux, comme vous, qui pensent que la politique en France n’est que bi-polaire (gauche-droite) se trompe à mon humble avis. Il a eu raison Francois Bayrou de souligner cela. Il rassure ses électeurs dans leur choix, au centre. Il se prépare pour une autre bataille, celle des législatives.

  3. @Bof: Je ne crois pas que la politique soit bi-polaire, mais en analyse politique le « centre » est un non-lieu. On peut être de gauche extrêmement près du centre, ou de droite extrêmement près du centre, mais le centre n’existe pas, car chacune des deux visions du monde est trop complexe et complète de par elle-même pour pouvoir s’intégrer à l’autre.

    On ne peut pas à la fois avoir une vision de l’homme et son opposé. Voilà pourquoi le centre n’existe pas.

    Bayrou aurait avantage, à mon avis, à clarifier ses idées et à choisir son camp. S’il tient vraiment à se tenir près du centre, c’est correct. Mais il devrait choisir entre centre-gauche ou centre-droit au lieu de jeter le doute et la confusion dans l’esprit des gens avec des politiques incongrues et irréalisables puisqu’elles ne sont pas appuyées d’une solide base idéologique et philosophique basée sur une compréhension mutuelle de l’humain et du politique.

  4. Les sièges UDF à l’Assemblée nationale le doivent aux accords avec l’UMP. Dans quelle mesure François Bayrou est-il libre de ces choix?
    Dans le même temps, le présidentiable François Baryou est mort s’il prend parti pour l’un ou l’autre.

    D’autre part, dans la chasse au centre et par rapport à la campagne du premier tour, Ségolène Royal me paraît mieux placée que Nicolas Sarkozy qui a mis la barre très forte en direction du Front National.

    Mon impression est que Nicolas a fait une campagne de premier tour qui lui sera fatale au deuxième. Ségolène Royal a, elle, fait une campagne de premier tour (le vote utile) ET de deuxième tour.
    Enfin Nicolas Sarkozy est dans un double piège. D’une part, il y aura un referendum pour ou contre Sarkozy ET il devra assumer le bilan de la majorité UMP.

    En réunissant les forces en présence, gauche et droite sans François Baryou font jeu égal ou presque. Comme indiqué dans mon billet, en partant d’un report minimum de ses suffrages de 60% pour Ségolène Royal et de 40% pour Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal gagne. Les réactions des supporters de François Bayrou lorsqu’était évoqué sur les écrans le nom de Nicolas Sarkozy étaient éloquents à ce ujet selon les reporters de la Télévision Suisse Romande.

  5. Louis,
    Il y a une contradiction majeure dans votre analyse. Vous dites que le premier toour a révélé un  »véritable choc entre la droite et la gauche » et vous terminez:  »Et dans ce jeu, c’est Bayrou qui pèse le plus lourd. ».
    Je crois qu’il y a là une attitude de l’autruche qui consiste à se cacher les yeux et ne pas vouloir voir le centre (20% quand même sans compter les indécis auxquels Le Monde et CSA ont fait peur en agitant le spectre le Pen au premier tour, et ce, le vendredi 20 avril).

  6. @sophia: J’entends par le choc de la droite et de la gauche le fait que les positions sont claires pour le second tour, ce qui n’aurait pas été le cas si Bayrou était passé.

    Par ailleurs, à mes yeux le pragmatisme des électeurs qui se rallieront derrière chaque camp ne fera qu’exposer à la France (et au monde) où elle se situe vraiment sur le spectre. Car 2002 était une fichue anomalie…

    Ce que vous appelez « centre », on pourrait l’appeler gauche modérée ou droite modérée. Le centre n’est pas, à mon avis, une position en soit. Bayrou devra finir par choisir son camp; centre-droit ou centre-gauche.

    On ne peut pas éternellement rester à cheval entre deux chaises, réclamer le soutien de l’une et de l’autre. Inévitablement, on tombe et on se casse les dents.

    p.s. Je n’ai pas écrit que « le premier tour a révélé un ”véritable choc entre la droite et la gauche” », mais plutôt que « il était déjà acquis que le choc aurait lieu au second tour ». Peut-être avez-vous mal lu? Ou peut-être ai-je été confus? Si c’est le cas, je rectifie ici ma position: le vrai choc aura lieu au second tour.

  7. À Niko, Bof et Sophia: il faut pardonner à ce cher Louis l’extrême naïveté de ses analyses politiques. Je viens parfois sur ce blogue pour y retrouver l’espèce d’innocence juvénile de l’époque de l’adolescence et c’est ainsi que vous devriez interpréter la chose.

  8. Ce Ben, c’est l’aile-droite du blogue à lui tout seul. Ah… Si seulement il était en mesure d’avoir des arguments autres que ce qu’on lit chez Quebecor, Power Corporation ou à l’IEDM… Mais ouf, ne lui en demandez pas trop! Car à ses yeux, tout ce qui est à gauche de Jean-Marie Le Pen en France ou Mario Dumont au Québec c’est de l’extrême-gauche.
    😉

  9. Mon cher Louis, avant de m’inventer une idéologie politique, faudrait d’abord débrousailler la tienne. Tu affirmais dans un billet d’il y a quelques jours que « Bayrou, c’est la nouvelle droite modérée ». Aujourd’hui tu nous affirme que Bayrou n’a pas d’idées précises. Alors il est quoi Bayrou? À gauche? À droite? Au centre? Et pourquoi le centre n’existerait-il pas?

  10. @Ben: j’ai affirmé que Bayrou est de centre-droit, et c’est ce que je crois, mais lui-même se considère du centre et d’autres affirment qu’il serait de centre-gauche.

    Mon commentaire sur Bayrou ne porte pas sur la position politique précise de Bayrou mais plutôt sur la nécessité pour celui-ci d’en avoir une.

    Mais la tienne, on la connaît. Tu méprises tout ce qui est à gauche et à tes yeux tous ceux qui ne partagent pas ta vision du monde sont nécessairement des naïfs.

    Tu traites des gens comme Pierre Dubuc, un grand social-démocrate qui veut améliorer notre société de « moron », tu te fais l’apôtre des PPP alors que celles-ci ont prouvé leurs défaillances.

    Au lieu de traiter ceux qui ne pensent pas comme toi de naïfs ou d’adolescents, aie donc la maturité toi-même de reconnaître et d’accepter que tu as des valeurs différentes et que ce n’est pas parce que des gens pensent différemment de toi qu’ils sont nécessairement naïfs.

    J’ai davantage de respect pour quelqu’un de droite qui s’assume comme tel que pour quelqu’un qui se dit du gros bon sens et qui traite tout ce qui est de gauche de haut sans avoir pour autant le courage de ses convictions.

    À bon entendeur.

    Bonne soirée.

    p.s. Je te laisse la dernière réplique, car j’ai écris ce que j’avais à écrire.

  11. agréable surprise de voir Ségo passer avec le quart des suffrages. On peut encore espérer!

  12. Dans le monde de la politique, rien n’est noir ou blanc. Ben a bien raison de dire que ta vision est naïve, c’est loin d’être un monde binaire sans nuance et complexité.

    De tout vouloir classer comme de la gauche ou de la droite est également dangereux pour une société. Prend un peu l’exemple des USA. La guerre dont se livrent les démocrates et les républicains prend plus d’espace sur la place publique que les débats de société eux-mêmes. La plupart du temps, ils se concentrent à vouloir rabaisser l’autre.

    Il serait faut de croire qu’un camp a toutes les réponses.

  13. @Juan Carlos: Tu as 100% raison de dire que rien n’est noir ou blanc. C’est pour cela qu’on parle du SPECTRE de la gauche et de la droite. Toute la multitude des couleurs existe, de la plus extrême gauche à la plus extrême droite.

    Mais le centre n’est pas une position en soi, seulement une variante de l’échelle gauche-droite.

    Ben a tort de dire que je suis naïf; à mes yeux c’est plutôt lui qui est naïf de croire que la solution à tous les problèmes passe par une réorientation de la société vers la droite.

    Ce qu’il faut, à mes yeux, c’est de l’équilibre. C’est pour cela que je me situe au centre-gauche.

    Concernant les États-Unis, c’est une belle guerre entre droite et droite, toujours plus à droite sur le spectre politique.

    Bien sûr, personne n’a toutes les réponses. Mais la gauche et la droite ont des visions différentes de l’humain, des conceptions totalement autonomes et irréconciliables. Rien en commun.

    Ce qui est naïf, c’est de croire qu’on peut tout mixer ça ensemble et de se foutre en plein centre. Ce qui est naïf, c’est aussi de faire comme Ben, et de se mettre à genoux devant le néolibéralisme et fermer les yeux devant tous ses excès.

  14. Ouuuffff!!!!
    Quand je lis ceci:

    « Mais la gauche et la droite ont des visions différentes de l’humain, des conceptions totalement autonomes et irréconciliables. Rien en commun »

    Mais qu’est-ce que c’est que ces niaiseries?

    L’Humain est devenu un enjeu politique? La « vision de l’humain », comme Louis l’appelle, n’est plus d’ordre philosophique ou métaphysique, mais se réduit maintenant à un « programme politique »?

    Alors, il serait intéressant que Louis nous explique maintenant ce que sont ces conceptions de l’humain que s’approprient ces partis politiques. Je suis (bizarrement) curieux.

    Mais, Louis, avant de vous aventurer dans cette démonstration, laissez-moi vous donner, tels des paramètres pour votre thèse, quelques informations importantes:

    1. Les gens de la droite (pour les appeler ainsi) sont presque unanimement contre l’avortement. C’est à dire, contre le meurtre d’un être humain.

    2. Les gens de la gauche (pour les appeler ainsi) sont presque unanimement pour l’avortement. C’est à dire, « pour la liberté de choisir ».

    3. Les gens de la droite (pour les appeler ainsi) sont presque unanimement pour un État où l’ordre règne, c’est à dire où la répression empêche que d’honnêtes citoyens se fassent brûler vif dans un autobus, pour prendre un exemple au hasard.

    4. Les gens de la gauche (pour les appeler ainsi), a contrario, sont presque unanimement pour un État où tous les citoyens sont égaux, de celui qui se fait brûler vif dans un autobus, pour prendre un exemple au hasard, à celui qui a mis le feu.

    Alors, Louis, quelles sont ces conceptions dont vous parliez déjà?

  15. Allons Louis, je voulais pas te choquer. Si t’as interprété mon propos comme quelque chose de méchant, sache que ce n’était pas mon intention. D’ailleurs, je suis le premier à traiter de naïfs plein de gens à droite aussi… Et dans mon livre à moi, la naïveté n’est pas nécéssairement un défaut. C’est souvent la marque des gens qui veulent changer le monde et je respecte ça. Mais mon côté pessimiste et terre-à-terre m’empêche d’être d’accord avec eux, voilà tout.

  16. Oui, évidemmentque l’Humain est un enjeu politique. c’est même l’Enjeu de toute politique. Relisez Aristote, ou plus proche de nous Arendt ou Habermas.
    Alors qu’à l’heure actuelle on noie le politique derrière l’économique, on semble oublier que ce qui se joue derrière, c’est la conception des hommes, de la société que l’on peut avoir. Croit-on que l’homme est fondamentalement bon ou mauvais ? Les rapports entre les individus peuvent-ils se réguler d’eux-même, ou faut-il la main de l’Etat ? Quel est le degré de la responsabilité individuelle ou des causes exogènes dans nos actions ? Peut-on juger du mérite de quelqu’un à son niveau de revenu ? Tout homme a-t-il le droit au logement, au travail, à la santé et/ou à un revenu minimum ?
    L’économie ne permettra jamais de trancher ces questions.Elles engagent des valeurs, une certaine philosophie et des représentations personnelles, sur ce qu’est l’humain.

    Et dieu merci,en France la droite n’est pas unanime contre l’avortement. Il suffit de se rappeler que notre héroïne nationale en la matière, Simone Veil, est de droite (et soutient Sarkozy).

    Et c’est absurde de prendre des « exemples au hasard », parce qu’en jouant à ce petit jeu là, je ne sais pas si la droite en sort gagnante. Je ne daignerai même pas prendre le cas des Etats-Unis, ce serait trop facile (peine de mort, libre vente d’armes à fau). Pour aller chercher un peu plus loin, je rappelerai qqs unes des conséquences des lois Sarkozy sur l’immigration en France, en vous invitant à consulter le site : http://www.cettefrancela.net

    un extrait = un meurtre causé par manque d’humanisme, justement :
    Depuis 1983, la guerre civile déchire le Sri Lanka. Au terrorisme souvent aveugle des séparatistes tamouls répond la sanglante répression du gouvernement de Colombo. Parmi les 70 000 victimes de ce terrible conflit figure désormais Elanchelvan Rajendram, assassiné devant son domicile le 28 février 2007 par des militaires cinghalais. Il avait 30 ans. Pendant trois ans, Elvanchevan Rajendram avait pourtant espéré fuir la guerre : après la mort de ses deux frères, dont l’un faisait partie des Tigres tamouls, et suite aux persécutions qu’il avait lui-même subies, il était venu en France au mois de juin 2002, pour y demander l’asile politique. Mais en dépit des traces de tortures marquant son corps, en dépit des preuves relatives à la disparition de ses frères et à sa propre détention, Elanchelvan Rajendram a été débouté et renvoyé au Sri Lanka, le 30 août 2005, suite à un arrêté de reconduite à la frontière. Brièvement incarcéré à son retour au pays, Elanchelvan Rajendram a ensuite tenté de retrouver une vie normale : il a repris ses études, s’est marié et a eu une petite fille, née en automne 2006. À l’aube du 28 février 2007, les militaires qui ont abattu Elanchelvan Rajendram ont tiré seize balles, dont six l’ont atteint. En mars 2007, le ministère de l’Intérieur et l’Office français de protection des réfugiés et apatrides se félicitaient de la diminution substantielle des demandeurs d’asile sur le territoire national.

  17. Ouais, heureusement que Ben a cerné le personnage, parce que sinon le Louis, il me faisait grimper au plafond. J’ai cru à un enorme troll tellement les racourcis sont gros et l’analyse est puerile.
    En tant que personne ayant des avis allant de l’extreme droite à l’extreme gauche, en passant par tous les partis se situant entre les deux, je peux dire que Bayrou a rejoint plusieurs personnes avec son idee de gouverner intelligemment independamment de l’appartenance à l’idee ou à la personne. Le clivage gauche/droite, est un frein pour la France, un boulet qu’on traine depuis 50 ans (la Veme republique). Ca n’empeche pas que Sarko est un mytho schizo et Sego une hypcrite incompetente (de droite). Alors le choc des idees … ha ha ha laissez moi rire. Le choc entre le paternel pratiquant la fessee et la maternelle aux airs de vieille institutrice fasciste. Blanc bonnet, bonnet blanc. Deux vieux partis qui defendent leur soupe en empechant une facon nouvelle de gouverner. Le clivage gauche/droite, c’est leur cremerie, ils ne sont pas assez con pour se tirer dans le pied et faire evoluer la société. Nan, parce que les echanges de pouvoir entre ces deux dictatures francaise, on aimerait bien en changer… sauf que voila, les francais sont encore trop cons pour comprendre. Qu’on est bien au Quebec.

  18. ce propos de Philippe est aussi coulant et odorant que le fromage du même nom, mais j’ai bien peur qu’il ait tout à fait raison sur l’état des choses; ça va un peu de le sens que ce que j’écrivais plus haut. Un pays loin de se sortir du bois en somme (faut faire gaffe quand même à nos épithètes …)

  19. @Philippe Reblochon:
    Ce qui est drôle dans ce que tu dis, c’est que le clivage gauche-droite selon toi a été un frein pour la démocratie Française, alors qu’ici d’autres affirmeront que le clivage souverainistes-fédéraliste a été aussi une frein pour la démocratie Québécoise et ces mêmes de se réjouir du « recâdrage » de la politique québécoise vers le un clivage dit « naturel » en politique… celui de la gauche et de la droite.

    Comme quoi, lorsqu’on est blazé de quelquechose, on recherche le changement pour le changement quitte à faire confiance au premiers opportuniste du coin… décidément il y a de drôle de comparaisons à faire entre ces deux élections.

  20. Ah sauf que là mon cher Francois Harvey tu te lances dans un debat que tu risques de ne pas finir avec moi. La souveraineté, LA cause de ma vie.
    Le clivage souverainistes-fédéraliste est un frein pour le Quebec et meme pour le Canada. Ca permet un statu quo et empeche un debat sain gauche/droite. Debat qui n’existe pas au Quebec vu que bon nombre de gens de droite comme moi vote obligatoirement PQ, vu que c’est le seul outil valable qu’on ait à ce jour pour acceder à notre liberté.
    Ensuite, je ne dis pas que le clivage gauche-droite a été un frein pour la démocratie Française, je dis qu’il empeche des facons nouvelles de gouverner et surtout de prendre les bonnes idees où elles sont. La democratie se porte bien en France. Les gens votent et choisissent librement. Si il y avait un vrai clivage gauche/droite, je ne dirais rien. Mais bon regardons un peu la gauche. DSK, Sego, Tapie … ah ouais quand meme, ces gens pourraient avoir leur carte de l’UMP que ca ne choquerait personne. C’est quand meme une belle bande de faux cul !
    Si la gauche c’etait Jospin, Rocard, Fabius, avec leurs vraies idees, celles qu’on n’ose pas trop sortir pendant les elections, ca me derangerait beaucoup moins. Sur que Rocard et Jospin, ce sont des gens integres, des travailleurs, des gens de coeur qui militent vraiment pour leur cause. Mais Sego … Desolé mais ce sont vraiment deux vieux partis pret à tout pour faire croire aux Francais qu’il y a un debat ou je ne vois que des facons de gouverner tres semblable. Parce que il ne faut pas se faire d’illusion, sur le papier on dirait que ce ne sont pas les memes et pourtant, ca fait 40 que la France fonce tete baissée dans la meme direction. Le probleme, c’est qu’il y a un ravin en face et qu’on n’a pas 15 ans à perdre pour changer de cap… pareil au Quebec. Si les Quebecois sont trop bete pour saisir leur chance maintenant, ils pourront toujours faire un pays plus tard, mais avec la mondialisation, ils vont se marrer pour se faire une place quand tout le monde aura choisi la sienne sans eux !
    La seule chose qui me blaze dans ce monde, c’est la connerie humaine. Et en parlant d’opportuniste, tu devrais un peu mieux te renseigner sur Sarko et surtout sur sego, ce sont deux champions du monde. Des arrivistes de premiere.

  21. Mon cher Philippe Roblechon

    Vous dites d’intéressantes choses que j’aimerais éventuellement développer dans le cadre d’un échange informel. Vous serait-il possible de me contacter? Mon courriel est hubertvilleneuve@hotmail.com

    Merci, et au plaisir

  22. Les vraies idée Jospin, Rocard,Fabius??? elles sont démodés. En plus tu finis par sarko et sego comme opportuniste, mais le plus grand opportuniste c’est bien Jospin qui dit qu’il se retire de la politique en 2002 et avant les éléctions ésite à se representer et revient sur la scène médiatique.
    Les deux nouvelles figures, sarko et sego, incarnent le changement pour la France, le premier par la repression le deuxieme par l’education. Le probleme est qu’en France le président doit etre quelqu’un de carismatique, qui explique les choses simplement, tout les grands hommes étaient comme ça. Là sarko est un excelent orateur,tres carismatique, et en face sego est nulle à l’oral. Mais quand on vote, normalement on vote pour des idées, une morale… mais là sarko a réussi à faire oublier tout ça grace à ses discours c’est pour ça qu’il est vu comme dangereux. C’est pour ça qu’il sera président, le poids pour lui faire face est en plus trop legé. En effet si on comptabilise les votes de gauches avec les extremes gauches on arrive à 36%, de plus les votes Bayrou iraient à 54% vers sarko et 46% vers sego, donc si Bayrou reste collé à ses convictions et qu’il ne donne pas de consignes de vote, le resultat est là, sarko president.
    Il aurait fallu pour la France un orateur comme sarko mais à gauche à la place de sego, quelqu’un qui defende ses convictions avec determination est pas comme elle l’a fait juste apres le 1er tour.
    Certains disent que Bayrou avec 18% ne vaut rien et est un echecs, c’est faux, au contraire, pour la France c’est une grande premiere 18% c’est beaucoup pour un parti qui n’est (soit disant) ni de droite ni de gauche. C’est bien ces votes là qui vont peser pour le second tour.

  23. réponse à PHilipe Reblochon :
    euh juste, le clivage droite/gauche n’est pas né avec la Ve république… je crois qu’il te manque qqs centaines d’années dans ton histoire de France là…(la SFIO, 1905, tout ça, ça te dit rien ? Et le Front Populaire , 1936 ? )

    Et le discours « blanc bonnet/bonnet blanc », c’est tellement dangereux. Non, la droite et la gauche n’ont pas suivit les mêmes politiques en France.
    La gauche a abolit la peine de mort, mis en place la Couvertue médicale universelle, renforcé la protection sociale avec le SMIC (remplaçant le SMIG), le RMI, voté la loi sur les logements sociaux, crée l’impôt sur la fortune.
    La droite : renforcé les effectifs policiers, augmenté le budget de l’armé, diminué les impôts pour les plus riches, mais augmenté les taxes, supprimer le droit aux soins pour les sans-papiers…

    Ce clivage a un sens.

  24. Ha ha ha, Marianne, s’il te plait, arrete tout de suite le discours droite mechante, gauche gentille, sinon ca ne sert à rien qu’on essaye de debattre.
    Et oui je connais tres bien mon histoire de France, mais bon apres 50 ans, je pense que ca n’a pas trop d’impact sur ce qu’on vit aujourd’hui. Et en passant, le gentil gauchiste qui a enlevé la peine de mort, connais-tu vraiment son histoire ? Vichy, l’Algerie, vente d’armes au Rwanda (qui a mené à tu sais quoi !), sos racisme monté par Julien Dray pour faire mousser le FN, etc … Ca ete une des pires dictatures proletarienne de France ! Quel grand homme … de droite en passant !

  25. Tout de même, s’il n’y avait pas de choc des idées que ce soit dans l’axe souverainiste-fédéraliste ou dans l’axe gauche-droite, ce serait le règne de la pensée unique.
    Tout système parlementaire quel qu’il soit fini par produire une polarisation idéologique ne serait-ce que sur la façon de gouverner.

    L’axe gauche droite, les français sont loin de l’avoir inventé (pensez au torries vs wighs dans les systèmes politiques britaniques, ou rouges vs bleu dans l’ancien bas-canada).

  26. Mais bien sur qu’il faut un debat gauche/droite. Le probleme aujourd’hui, c’est que la gauche francaise ne fait pas de la politique de gauche, du moins seulement sur le papier et encore. Alors ce debat n’a pas lieu. En pronant un parti qui etait pret à chercher les bonnes idees où elles etaient, je pense qu’on aurait pu voir pour une fois des vraies idees de gauche mises en application avec des idees de droite. Et ca en France, ca aurait ete une petite revolution. Et pour que cela soit possible, c’est evident qu’il faut garder le debat ouvert entre ces deux pensées de gouvernance.
    Mais apres, on peut nuancer et au lieu de demander un debat gauche/droite pur, d’où est né un clivage stupide, on pourrait esperer voir une multitude de droites et de gauches (ce qui est deja un peu le cas pour la gauche – 7 partis tenus au silence à cause du vote utile et du clivage gauche/droite !). Parce que sincerement, je ne suis peut-etre pas gauchiste, mais je ne me reconnais pas du tout dans la droite francaise. Je vise l’efficacité, si ca passe par des coupures ou des privatisations, ca ne me derange pas, et si ca passe par des mesures sociales ou environnementales, je suis tout autant pour, à 110%. Ce que la droite actuelle ne consent pas !
    Vivement qu’on ait une part de proportionnelle ! Et pareil au Quebec pour enfin avoir plusieurs partis souverainistes (dont un de droite svp !) sans diminuer la cause.
    Historiquement l’axe gauche contre droite, en pensant à l’axe economique social etatique contre economique capitaliste, existe en France depuis 1789 et la naissance de la republique. meme avant, on avait deja eu des germes de ses grandes idees entre certains rois pret du peuple et d’autre pret de leurs interets.

  27. oui, je connais bien l’histoire de Mitterrand et il ne me semble pas avoir dit un seul instant que c’etait un gauchiste. Mais en fin connaisseur de l’histoire tu m’accorderas qu’il etait a la tete d’un gouvernement socialiste avec des gens de gauche dedans.
    Je ne cherche pas a prendre la defense inconditionnelle de la gauche, simplement je soulignais que les gvts de gauche et de droite n’ont pas suivi les memes politiques.
    De plus, je ne partage pas du tout l’idee selon laquelle l’efficacite justifie tous les moyens. Je pense que la politique a vocation a etre plus que de la bricole au nom de l’efficacite (economique ?). Je crois aux projets de societe et aux valeurs. et pourtant je suis economiste.

  28. Oui mais tu as l’air d’etre de gauche et moi je suis de droite. Donc ceci explique cela. Dans ma vision, sans efficacité, on n’a ensuite pas les moyens de financer les projets « sociaux » qui nous tiennent à coeur. Les miens sont l’education, l’environnement, et un logement decent et à mangé pour tous. Comme quoi, on peut etre de droite et pas trop con. Il y a eu aussi des gouvernements de droite qui ont fait de grandes choses pour le social. Ce ne sont pas tous des gens sans scrupules avec des dents longues et des doigts crochus. D’ailleurs, en parlant d’histoire, je relisais l’histoire des rois. Que ca soit Henri IV avec Sully ou d’autres, les grandes avancées sociales qu’ils ont accompli c’est en « boostant » le capitalisme et l’economie (le droit de revendre son surplus de grain, l’obligation de produire plus pour favoriser l’exportation). C’est un peu carricatural, mais c’est quand meme un peu cela. Donc favoriser l’economie pour permettre le social, c’est ma vision, pour le bien etre des gens et non pour les mechants capitalistes qui ont pleins de sous.

  29. @Philippe@Reblochon—« Donc favoriser l’economie pour permettre le social, c’est ma vision »

    J’apelle ça de la « gauche responsable », parce qu’il semble que de cette façon, tu utilise l’économie comme outil mais tu favorise d’abord l’humain comme finalitée. J’appuis.

  30. […] schèmes. En ce sens, malgré mon désaccord avec l’opposition particulière retenue dans ce billet-ci, par exemple, par ce cher Louis qui ne décolère toujours pas, celui-ci me semble bel et bien se […]

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