Accomodez-nous!

Une « bonne » nouvelle ce matin: l’hôpital général juif de Montréal et le centre de réadaptation juif de Laval ont décidé de réviser leurs pratiques pour accomoder les non-juifs.

Concrètement, ça veut dire qu’on pourra aller se manger un sandwich dans la cafétéria du premier et qu’un rabbin ne viendra pas voler notre nourriture dans nos chambres dans le second. Ou bien qu’on ne jettera pas le contenu des machines distributrices lorsque Pâques arrive et on ne les couvrira pas d’un voile pour les cacher.

Dire qu’il a fallu aller en cour et faire un scandale pour que quelque chose d’aussi simple que le respect d’autrui puisse avoir sa place.

Imaginez si nous, on avait fait le contraire…

Tiens, par exemple, si on avait installé de grandes toiles noires sur le devant des magasins cachères pour les cacher lorsque la Pâques chrétienne arrive.

Ou encore, imaginez tous les employés de la SAQ casser toutes les bouteilles de vin cachère dans un évier au début mars pour respecter la volonté de la majorité.

Ou pourquoi pas: on aurait pu demander à Monseigneur Turcotte de faire le tour des hôpitaux et des écoles afin de vérifier l’absence de toute forme de produit cachère.

C’est ridicule, vous avez raison. Mais ce qui l’est encore plus, c’est que dans une société laïque comme le Québec, les non-juifs soient considérés comme des citoyens de second ordre dans certains établissements.

Pourtant, c’est notre pays, nous y sommes la majorité, nous y faisons les lois. Mais nous attendons que quelque conseil d’administration trouve un moyen de nous « accomoder ».

Vivre et laisser vivre, c’est pourtant pas si compliqué que ça. Faut croire que ça ne faisait pas partie du dépliant de bienvenue au Canada…

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49 Réponses

  1. Vivre et laisser vivre, c’est pourtant pas si compliqué que ça. Faut croire que ça ne faisait pas partie du dépliant de bienvenue au Canada…

    C’est parce que quand les institutions juives canadiennes ont été créé, avant la première guerre mondiale, ça ne faisait pas partie de nos valeurs. À l’époque c’était chacun dans son coin, séparé par confession religieuse (comme en Irlande). Le pire c’est qu’à l’époque les juifs ont pris exemple sur nous pour construire leurs institutions communautaires!

  2. Perspective intéressante, Nicolas. Mais ne serait-il pas temps pour eux aussi d’évoluer, et avait-on vraiment besoin d’aller régler ça en cour? N’ont-ils pas vu la société évoluer eux aussi, ou sont-ils trop repliés sur eux-mêmes pour le voir?

  3. Regarde, c’est comme pour nous. Leurs institutions communautaires sont contrôlés par une gang de fanatiques religieux qui tiennent à leur petit bout de pouvoir. Les juifs libéraux en ont rien à foutre des c.a. des institutions de la communauté juive, eux ils sont intégrés à la société québécoise/canadienne. C’était la même affaire pour nous dans les écoles. C’était la droite religieuse débile qui contrôlait la CECM. Elle interdisait les cours d’éducation sexuelle et les distributrice de condoms. Sans intervention de l’État, les commissions scolaires ne se seraient jamais laïcisées d’elles-mêmes. Même chose dans les hôpitaux (as-tu oublié que les religieux n’en sont sorti que bouté dehors à coup de pied au cul par l’État, d’eux-mêmes ils ne seraient jamais parti et les infirmières se feraient encore foutre à la porte quand elles deviennent enceinte).

  4. C’est comme pour nous, sauf que pour nous c’était il y a des décennies. Il me semble qu’il serait temps pour eux d’évoluer et de s’adapter à la laïcisation du Québec.

  5. Hérouxville, sors de ce corps
    http://www.cyberpresse.ca/article/20070414/CPOPINIONS/704140796/5034/CPOPINIONS

  6. Non, nous c’était pas il y a des décennies. L’école n’est laïque au Québec que depuis quelques années. Ce n’est qu’au début des années 2000 que les commissions scolaires ont été déconfessionalisées. Et ce n’est que l’an prochain que l’on va cesser l’enseignement religieux. Le parti catho de droite a été au pouvoir à la CECM jusqu’au milieu des années 1990. Le débat sur les cours d’éducation sexuelle c’est fait dans les années 1980, celui sur les distributrices à condom dans les années 1990. C’est vraiment récent…

  7. Je ne suis pas d’accord pour dire que c’est la même chose. L’école avait beau officiellement ne pas être laïque jusqu’en 2000, ça faisait des décennies qu’on avait passé l’étape des frères et des soeurs et des prêtres qui vont régner leur loi.

    Même chose pour les hôpitaux; on n’aurait jamais vu un prêtre faire le tour des salles pour voler ce qui ferait référence à une autre religion.

  8. Non, c’est tout à fait la même chose. L’école québécoise, tout comme l’hôpital juif, était en gros laïque sauf pour quelques « légers détails ».

  9. Je crois que c’est peine perdue avec les fanatiques et intégristes des divers groupes religieux qui occupent nos terres. Leur évolution et leur haine envers nous est latente. Un jour, ça explosera comme au Maroc. Notre gouvernement est trop mou pour adopter des lois afin de protéger notre nation, ils ont peur. Nous sommes majoritaires présentement et il est temps d’agir car nous ne le serons pas longtemps.
    En passant, merci pour le petit service…

  10. L’athéisme est tellement moins compliqué…

  11. Non mais jusqu’ou ca va aller tout ca!!! Mais tu sais c’est la meme chose qui se passe avec les enfants quand on leur donne trop de pouvoir tranquilement ils deviennent arroguant, n’ont plus de respect et vont meme jusqu’a vouloir changer les regles de la maisonnée! C’est le meme principre dans la société avec toute cette histoite d’accomodement! Comme le parent doit prendre position et se respecter dans ses valeurs les dirigeant de notre société doivent faire la meme chose!..L’enseignement est le meme a la base!….

  12. Diane, c’est parce que la communauté juive c’est pas exactement de l’immigration récente! Ça date de… 1906! L’hôpital juif non plus ne date pas d’hier. Et ils ne demandaient pas d’accommodements raisonnables, c’est nous qui les a forcé à changer leurs règles (justement en demandant un accommodement!).

  13. Je sens une légère odeur d’intolérance propre aux péquistes, vous savez, les mêmes qui ont marché lors de la manifestation anti-sémite pro-Hesbollah!

  14. Louis, je suis aujourd’hui étonnée de te lire, et je n’aime pas ton «nous». C’est qui «nous» ? Les de souche, pure laine, chrétiens, catholiques ? Ce n’est pas moi. Je suis athée. Et tannée de lire ou d’entendre ce foutu «nous» et «les autres».

    Moi aussi, je sens une légère odeur d’intolérance… ça me fait un peu de peine. Par contre elle est surtout propre à une poignée de souverainistes radicaux seulement (franchement, le bum tu dis n’importe quoi) et à malheureusement bien des adéquistes. C’est quoi cette maladie des adéquistes de toujours faire de la projection ?

    Je vous invite à lire «Mon chien et la différence» sur mon blogue.

  15. on va s’accommoder, mais à quel prix?

    http://www.vigile.net/spip/article6025.html

    Je conçois que cela peut paraître douteux de quantifier monétairement nos actes pour accommoder un chacun, mais le point de vue de Longval est non dénué de sens qu’en il s’agit du simple geste de s’excuser ou de pardonner.

    Je constate que nos valeurs sont aussi en évolution. Dans un tel cas, on ne pense même plus à s’entendre sur un malentendu, une erreur de jugement, une ignorance involontaire (par opposition à une ignorance crasse), on pense immédiatement à une compensation. Il n’y a pourtant personne de mort ou d’irrémédiablement mutilée.

  16. J’en ai ma claque de cette histérie médiatique.
    Suis-je le seul ?
    Il- se passerait pas quelquechose de plus important sur la planete que des arabes qui veulent pas manger des oreilles de crisse…

  17. Le « nous », c’est à mes yeux la majorité des Québécois, ceux qui sont francophones et partagent les valeurs de la société québécoise.

    Vous trouvez ça normal vous qu’on jette de la bouffe ou qu’on la confisque dans les chambres des patients parce qu’elle n’est pas cachère?

    Est-ce que parce qu’il y a des choses plus importantes sur la planète il faudrait ignorer les conneries qui se passent chez nous et faire abstraction de ceux qui jettent aux ordures nos valeurs et pillent sur nos libertés?

  18. En fait, c’est normal de jeter de la bouffe, je dirais même que c’est une routine bien établit dans au Québec. Je suis quand même d’accord que c’est une habitude à remettre en question mais pour l’ensemble des québécois et non seulement pour certains individus d’allégeance religieuse minoritaire.

    Ensuite, pour ton explication du « nous », si je suis Québécois mais que je partage pas toutes les virtuelles valeurs québécoises, je ne fais pas partie de ce « nous ». Si je ne suis pas francophone et que je partage l’ensemble de ces valeurs communes, je ne peux être inclus dans le « nous » et je deviens « eux », « les autres », « les ils ».

    Mon opinion sur ces petits faits divers utilisés de façon irresponsables par les médias et un certain parti politique, est vraiment une perte de temps, et je me reconnais pas du tout dans ces Québécois qui défendent mes supposés valeurs. Notre liberté n’es pas du tout menacé, c’est de la poudre aux yeux. Il y a effectivement des problèmes beaucoup plus urgents à s’attaquer que cette fausse menace.

    Cependant, si le jeu ne se calme pas et que les Québécois blancs, francophones et catholiques continuent de brandir le spectre d’une menace, je crois bien qu’il va falloir prendre au sérieux tout ça. Car la vrai menace vient, selon moi, de ce « nous » exclusif.

  19. @Pascal: Si ce sujet était vraiment un fait divers « utilisé de façon irresponsable par les médias », l’ADQ n’aurait pas 41 sièges aujourd’hui. Les gens sont fâchés de ces accomodements raisonnables. Je te dirais même que c’est un des sujets MAJEURS dans les familles et entre les individus. C’est vraiment un sujet primordial pour les Québécois, car ça touche notre identité et ça remet en cause nos valeurs de liberté pour tous.

    Je comprends ton point de vue, mais personnellement je suis en désaccord. Ce « nous » exclusif ne sera une menace que si ces accomodements déraisonnables continuent. Mais arrêtons un peu de faire une histoire de ce « nous ». Ce « nous », c’est nous, les Québécois, et rien d’autre. Nous sommes une démocratie, et la minorité ne doit pas imposer ses lois à la minorité. Ce « nous », c’est le peuple québécois, et tous ceux qui s’y identifient.

    Tu as le droit de ne pas t’identifier à ce peuple, mais malheureusement plus de gens refuseront de le faire, plus tu auras à craindre les extrémistes…

  20. Désolé le bum mais les adéquistes sont mal placés pour donner des leçons de tolérance, surtout sur ce sujet là!

  21. Justement Louis, la colère n’est pas garant de lucidité et de cohérence. La colère est souvent causé par un manque d’information qui elle nourrit la peur et la colère.

    Le dernier accommodement raisonnable que je me rappelle est un jugement de la Cour Suprême sur le port du Kirpan. L’ensemble des faux accommodements raisonnables relevé par les médias lors de la dernière année était en fait des attentes entre des citoyens québécois, des entreprises qui veulent faire de l’argent.

    Les décisions prises par ces individus me semblent parfois injustifiées mais qu’est-ce qui est nouveau la-dedans. Je suis constamment confronté par des décisions de citoyens de je trouve inappropriées, et la majorité du temps, ce sont des blanc, franco et j’imagine catho.

    Alors, selon moi, il n’y a pas de problème avec les immigrants, les minorités linguistiques, les diverses religions au Québec. Il y par contre une montée de l’intolérance, et c’est les blancs, franco et catho qui en sont responsables.

  22. @Pascal: Désolé, mais je ne partage pas ton analyse. Il y a selon moi un grave problème de manque d’intégration des immigrants à leur société d’accueil. Ceux-ci sont les mieux traités sur la planète et ils s’isolent dans des ghettons et veulent imposer leurs valeurs au mépris de nos réalisations les plus chères (égalité homme-femme, laïcité, etc.). À mes yeux, ce sont ces gens qui sont les problèmes, et je crois que plus les élites refuseront de voir cela, plus la haine et l’intolérance augmentera.

    En fait, le problème est un peu le nôtre. Nous, les Québécois, nous sommes trop mous. Nous avons peur d’imposer nos valeurs, d’affirmer notre identité. Nous parlons anglais quand on nous parle en anglais. Nous nous jeterions en bas du pont si on le demandait. C’est notre faiblesse qui incite certains immigrants à prendre toujours davantage de place.

    À mon avis, la solution tient dans un plus grand respect de nous-même.

  23. Il y a toujours quelque chose qui semble tabou avec cette problématique et je pourrais l’expliquer comme suit : je trouve que c’est un accommodement déraisonnable de laisser si facilement une partie des immigrants s’intégrer (et je ne dis pas de s’assimiler) à la minorité anglophone.

    Et ce problème vient du fait que la plupart des montréalais francophones ne trouvent pas important d’affirmer leur langue publiquement, au travail et où que ce soit, étant donné un bilinguisme assez répandu (certains anglos peuvent bien ne pas se forcer à apprendre quand les francos sont si mous…). Eh oui! ce n’est pas politiquement correct de demander d’être respecté sur ce point.

    Allez, lancez-moi des tomates maintenant!!!

  24. Je te lance une fleur Renart!
    🙂

  25. Merci!

    Elle sent bon!

    Hé hé!

  26. « Si ce sujet était vraiment un fait divers « utilisé de façon irresponsable par les médias », l’ADQ n’aurait pas 41 sièges aujourd’hui. Les gens sont fâchés de ces accomodements raisonnables. »

    Ah oui? Où as-tu pris ça pour l’amour?

    « Le « nous », c’est à mes yeux la majorité des Québécois, ceux qui sont francophones et partagent les valeurs de la société québécoise. »

    Le « nous » est très difficle à définir. Tellement que je me demande si on devrait l’utiliser ou non. Même l’idée adéquiste d’une constitution québécoise où l’on définirait nos valeurs me chicote. Qui fera le tri pour décider que cette valeur-ci est commune mais pas celle-là?

    Et il me semble que ça risque de ressembler à une séance de censure collective, vous ne trouvez pas ? Qui pourra exprimer ses valeurs et qui devra se taire?

    « Ceux-ci sont les mieux traités sur la planète et ils s’isolent dans des ghettos et veulent imposer leurs valeurs au mépris de nos réalisations les plus chères »

    Vu comme ça, devrait-on voir l’Est de Montréal comme un ghetto francophone? Et comment devrait-on définir le Plateau Mont-Royal élargi?

    @ Nicolas : »Désolé le bum mais les adéquistes sont mal placés pour donner des leçons de tolérance, surtout sur ce sujet là! »

    Sans faire de recherche Nicolas, dis-moi exactement ce que Mario Dumont a dit pour que les journalistes (il va falloir trouver un autre nom pour décrire ceux-ci un jour mais bon…) aient décidé que c’était lui qui avait ouvert la boite de Pandore de l’accomodement raisonnable? Bonne chance.

    Moi-même, début janvier je me suis posé la question. J’étais incapable d’y répondre même si déja en début d’année j’étais un sympathisant de l’ADQ.

    Voici un indice pour toi car j’ai fait la recherche: il n’a fait que répondre à la question d’un journaliste et hop! Le spin était parti! Et Super Mario était selon les médias le défenseur du Québécois pur laine. J’ai bien dit selon les médias.

    @ Pascal : Ton commentaire #21 est très juste.

    @ M. Harvey : 100% d’accord avec ton commentaire # 16.

    Bon dimanche à tous!

  27. Personnellement, j’ai pas de problème avec le discours de Mario Dumont sur les accomodements raisonnables. Je pense qu’il joue avec le feu et que ça peut être dangereux mais je suis en gros d’accord avec ce qu’il a effectivement dit. Ce à quoi je pensais c’est aux candidats que vous avez dû mettre à la porte en pleine campagne électorale. Que vous attiriez des gens qui disent qu’on se fait envahir par les ethnies (je paraphrase) en dit long sur la grande tolérance d’une partie de votre base. Voilà.

  28. Louis dit: Il y a selon moi un grave problème de manque d’intégration des immigrants à leur société d’accueil.

    Et moi je demande: c’est à partir de combien de générations qu’on est plus un immigrant? Parce que là, les juifs ça fait longtemps en titi qu’ils sont ici.

  29. Nicolas: J’imagine que chez certains groupes ça prend davantage de temps à se rendre compte qu’ils doivent s’intégrer… Je ne parle pas de s’assimiler complètement, mais au moins de vivre un peu comme les autres et de comprendre et respecter les valeurs de ceux qui les ont accueillis, que ce soit en 1906 ou en 2006…

    Mais les Juifs c’est un peu compliqué ça, car historiquement ils n’avaient pas de nation (l’État sioniste n’est pas reconnu par tous les Juifs) et donc c’était commun pour eux de « s’isoler ensemble » un peu n’importe où.

    Mais encore une fois, je crois que c’est à nous de les secouer un peu (poliment, quand même) et de leur dire: « Hého, on respecte vos croyances, mais respectez les nôtres, surtout que vous êtes chez nous! »

    À mes yeux, c’est là l’essence même du problème des accomodements déraisonnables.

  30. J’aimerais que vous m’expliquiez à quel moment les ethnies ont manqué de respect envers nos croyances (quelles croyances ?) c’est dernier temps? Je le répète, je vois des individus irrespectueux à tous les jours lorsque je sors de chez moi. C’est individu sont des québécois purs laine. Qu’est-ce que l’on fait avec les Québécois blancs, francos et cathos qui ne respectent pas les valeurs, croyances, habitudes, règles de conduites québécoises ?

    Ensuite, si les immigrants ne sont pas intégrés, aux yeux des Québécois blancs, francos et cathos, c’est à cause de qui ?

    Quels accommodements déraisonnables?

    Des québécois ont pris des décisions, soit pour satisfaire des demandes d’un voisin, soit pour faire de l’argent. Alors, je ne vois pas en quoi les immigrants sont un menace pour nous. Lorsque je discute avec des québécois non-blanc, ou non-franco ou non-catho, il arrive très souvent que nous avons les mêmes valeurs, préoccupations ou rêves. Lorsque j’écoute certains Québécois de souche, j’ai l’impression qu’il est étranger pour moi.

    Pour terminer, j’ai la même réticence que toi, le bum intello lorsqu’il est question de faire intervenir encore davantage l’État dans le social. Le social nous appartient, responsabilisons-nous.

  31. @Pascal: Où étais-tu dans les derniers mois?

    Exemples de manque de respect envers notre culture:

    – Les vitres du YMCA;
    – Les changements des règles de stationnement pour les Juifs;
    – Les Juifs de Blainville qui reçoivent des soins à domicile parce qu’ils sont juifs;
    – Les Juifs de Blainville qui ne veulent pas se faire soigner par des femmes en manches courtes;
    – Le CLSC du Parc-Extension qui exclue les hommes des cours prénataux pour « accomoder » les femmes musulmanes;
    – L’école de Brossard qui engage des surveillants pour trois élevès musulmanes qui veulent pas se baigner avec les autres;
    – La fillette qui refusait de respecter les règles vestimentaires du soccer parce qu’elle est musulmane;
    – L,hôtel de Gatineau qui ferme son centre Spa pour ses membres sous prétexte que des Juifs veulent l’avoir pour eux seuls;
    – L’hôpital général juif qui expulse un ambulancier qui mange un sandwich au porc;
    – Le centre de réadaptation juif de Laval qui vole la nourriture non cachère dans les chambres des patients;

    Ça, c’est juste ce qui me revient en quelques minutes.

    Si tu ne réalises pas le problème, tu vas voir que la droite va continuer de prendre du pouvoir et un jour ce seront des gens pas mal plus radicaux qui prendront le pouvoir et qui seront pas mal moins gentils avec les immigrants…

    Je ne partage absolument pas ta vision rose-bonbon de la situation.

    Merci de ton commentaire.

  32. Là, je reviens du ski et je vois que la discussion a pas mal évolué …

    Ce qui me frappe surtout, c’est ce questionnement autour du ‘nous’ et je me dis alors, mais qui êtes vous, vous? Ne connaissez-vous pas vos origines? Votre patrimoine historique? Je ne comprends absolument pas le débat autour de ce nous. Il me semble que le terme ‘accommodement’ est assez explicite, non?

  33. Louis écrit : J’imagine que chez certains groupes ça prend davantage de temps à se rendre compte qu’ils doivent s’intégrer… Mais encore une fois, je crois que c’est à nous de les secouer un peu (poliment, quand même) et de leur dire: « Hého, on respecte vos croyances, mais respectez les nôtres, surtout que vous êtes chez nous! »

    Je repose ma question : à partir de combien de temps vont-ils être « chez-eux » ?

    C’est une question qui pourrait être importante dans la mesure où certains traditionalistes autochtones disent justement qu’on est « chez-eux » (et, dans certaines régions, on est pas là depuis bien bien plus longtemps que les juifs de Montréal…).

    Par ailleurs, n’oublions pas que la majorité des juifs sont né ici. À mon avis ce n’est pas un problème d’immigration mais bien un problème de religion.

    Et d’ailleurs, pour reprendre tes catégories, quand on va à l’hôpital juif, on est pas un peu « chez-eux » ?

    « nous sommes tous, des enfants d’immigrés, première, deuxième… quinzième génération »

  34. Bien dit, c’est tout ce que j’ai à dire.

    J’ai pas eu le courage de chialer la dessus, y’a des jours où ça me tente moins. Mais ça reste ignoble, si on avait un hopitâl chrétien dans un de leurr pays et qu’on ferait la même chose le lendemain il y aurrait un trou au lieu de l’hopital. C’est pas compliqué, c’est pas comme si on les forçait à manger notre bouffe, non non, on veut juste manger ce qu’on veut, gentiment dans notre coin, merci.

  35. @Nicolas

    Le concept de l’hopital juif c’est parce qu’on est gentil et qu’on sait qu’ils préférent avoir leur hopital si possible.

    Après, si ils engagent des employés non juifs et qu’ils traitent des non juifs, faut nous respecter! Quand des juifs vont dans un hopital « standard » on va pas leur enlever leur bouffe cacher.

  36. – Les vitres du YMCA; Une attente entre voisin, c’est tout. Manque de respect de la part des Juifs ? Pas du tout. Ils ont demandé, un Québécois a accepté. Ce n’est pas un accommodement raisonnable, c’est des voisins qui décident de bien s’entendre. Est-ce que l’on peut questionner le choix du Québécois, oui, manque de respect des Juifs hassidim, non.

    – Les changements des règles de stationnement pour les Juifs; Tout d’abord, rappelons que la cour municipale a débouté la demande des Quarante-cinq hassidim qui souhaitaient avoir une abrogation ou une modification à un règlement. La demande était de pouvoir se stationner dans trois rues à l’occasion de fêtes juives. l’arrondissement d’Outremont a décidé d’accommoder ses juifs afin, comme l’a dit le Maire, de se faire «un plaisir» et de «rendre service». Ce n’est pas un accommodement raisonnable mais des élus québécois qui veulent satisfaire leurs électeurs. Est-ce que la décision du maire est discutable, oui. Est-ce que c’est un manque de respect des Juifs hassidim, non

    – Les Juifs de Blainville qui reçoivent des soins à domicile parce qu’ils sont juifs; on permet depuis des années que les soins soient donnés à domicile le jour du sabbat (du vendredi soir au samedi soir) même si les patients se déplacent les autres jours.

    «On a des patients qui viennent chaque jour recevoir des injections, mais le jour du sabbat, il faut les transférer aux soins à domicile parce qu’ils ne sortent pas», illustre Isabelle Castonguay, qui travaille au centre ambulatoire. Ha les méchants immigrants, vraiment aucun respect des valeurs québécoises.

    – Les Juifs de Blainville qui ne veulent pas se faire soigner par des femmes en manches courtes; C’est inacceptable mais c’est encore une décision personnelle de la direction du CLSC Thérèse-de-Blainville afin de satisfaire des patients sur son territoire. Ce n’est pas une décision juridique, le CLSC n’est pas obliger de faire ça mais il le font quand même. Alors, on juge qui, les immigrants.

    – Le CLSC du Parc-Extension qui exclue les hommes des cours prénataux pour « accomoder » les femmes musulmanes; cette politique était en vigueur depuis un an. Décision non judiciaire. Décision personnelle du CLSC afin d’aller chercher femmes musulmamnes. Situation particulière car plus de la moitié des habitants de Parc-Extension sont membres des minorités visibles. Ce n’est donc pas une demande des immigrants mais des Québécois qui décident, trouvent des solutions en fonction de leur milieu. La réalité de Parx-Extension n’à rien avoir avec la situation de Joliette ou de St-Jean-sur-Richelieu. Est-ce que c’est un manque de respect des immigrants, pas du tout. Est-ce que c’est un accommodement raisonnable, pas du tout.

    – L’école de Brossard qui engage des surveillants pour trois élèves musulmanes qui veulent pas se baigner avec les autres; Trois élèves de l’école Antoine-Brossard ont demandé d’être exemptées de cours de natation. La commission scolaire a refusé, mais a décidé de réserver la piscine de l’école à l’usage exclusif des trois jeunes musulmanes. Une enseignante leur a fait subir une évaluation. Une autre employée de sexe féminin a aussi été réquisitionnée. Les fenêtres de la piscine ont été bouchées. Est-ce que les 3 jeune filles ont été irrespectueuse envers la société québécoise ? C’est encore une décision prise par des Québécois afin d’aider des

    – La fillette qui refusait de respecter les règles vestimentaires du soccer parce qu’elle est musulmane; Pas d’accommodement raisonnable, manque de respect. Je sais pas, mais en tout cas, je ne vois pas la menace.

    – L,hôtel de Gatineau qui ferme son centre Spa pour ses membres sous prétexte que des Juifs veulent l’avoir pour eux seuls; Attente financière, ce n’est pas un cas d’accommodement raisonnable. Est-ce que quelqu’un a manqué de respect envers les Québécois.

    – L’hôpital général juif qui expulse un ambulancier qui mange un sandwich au porc; Ici, c’est le contraire qui est arrivé, pas d’accommodement pour la minorité

    – Le centre de réadaptation juif de Laval qui vole la nourriture non cachère dans les chambres des patients; Même chose pour ce cas.

    Donc, ces exemples confirment qu’il n’y a pas eu recrudescence d’accommodement raisonnable. C’est des attentes personnelles, des décisions individuelles afin d’acclimater des citoyens, des électeurs, des consommateurs, des voisins. Il est également impossible, à partir de ces faits, de tirer des conclusions du genre que les minorités ont manqué de respect envers la société québécoise blanche, française et catholique, qu’ils sont une menace pour nous et qu’ils vont bientôt nous envahir.

    Ensuite, il va bien falloir que la majorité qui souhaite protéger ses valeurs, croyances et coutumes prennent le temps de dresser une liste. On va peut-être mieux s’y retrouver. Mais je me demande si à la fin de cet exercice la majorité le sera encore.

  37. @Pascal, c’est justement ça le problème, les gens veulent peut-être bien faire, mais si moi au secondaire j’avais dit à mon prof que j’étais pas bien dans mon maillot devant plein de monde, j’aurrais pas eu droit à une exemption ou a un examen privé, j’aurrai eu droit à un gros zéro 0.

    Je pourrais citer des exemples pour chacun. Le problème présentement c’est qu’ils savent qu’on est mou et qu’ils en profitent.

  38. Je suis totalement d’accord avec Pascal. Voilà une analyse responsable et tout à fait lucide, en comparaison aux montées de lait que je viens de lire ici.

    Louis, désolée, mais tu dis n’importe quoi. Je suis étonné qu’une personne aussi intelligente que toi ne puisse pas voir que tout ceci n’a été que le fruit de ce cirque médiatique ridicule propre à la société de spectacle dans laquelle on doit se faire une tête parfois difficilement. Je peux m’expliquer la crainte légitime des Québécois de perdre une identité qui leur est chère, mais cette peur est non fondée.

    Il est vrai que bien des exemples que tu as cités ne relèvent que d’ententes entre personnes de bonne foi. Rien à voir avec l’État. J’ai aussi trouvé l’idée de givrer des fenêtres ridicule, mais ça ne me concerne en rien.

    Nous cherchons tous à trouver différents terrains d’entente, et ceci peut prendre un certain temps d’adaptation. Si des erreurs sont commises en ce sens dans la fonction publique, et qu’elles ne respectent pas la Charte des droits, elles devront être corrigées (et plusieurs l’ont été).

    Je trouve ridicule et quasi faschiste ce concept d’assimilation; le Québec a été fondé sur une base d’immigration, et ceci est relativement récent dans l’histoire. Saviez-vous qu’il y avait des Italiens parmis les patriotes ? C’est Louis Harel qui me l’a confirmé. Nous pouvons tous habiter cette terre en respectant nos origines diverses et cultures propres.

    Le Québec a commis aussi des erreurs en ne permettant pas aux immigrés d’intégrer nos écoles françaises (raison : notre foutue religion catholique). Je connais un Juif qui habitait la France dans son jeune âge (il parlait donc DÉJÀ le français) qui n’a pu justement accéder à l’école francophone à son arrivée au Québec. Il a donc appris l’anglais, tout comme une majorité d’Italiens.

    Si on parle de valeurs, parlons de valeurs universelles. Parlons de respect, d’égalité. Assurons-nous d’une application stricte de la Charte des droits et libertés. Si on parle de la langue, peut-être devrions-nous questionner notre système d’accueil et d’apprentissage de la langue aux immigrants, mais cessons de leur taper sur la tête et de sauter une coche pour des futilités.

    La politicaillerie et la démagogie de Mario ont fait leur chemin, et même jusque chez toi, Louis, mais ce n’est pas en encourageant pareille intolérence que l’on vivra dans un Québec plus harmonieux.

    J’ai assisté à un repas traditionnel juif, en compagnie d’un monsieur qui est un survivant de l’holocauste. J’ai découvert un univers différent du mien, certes, mais cette soirée fut enrichissante pour moi et a démystifié bien de mes préjugés. J’ai aussi participé à un repas chez des amis musulmans pendant le Ramadan. Idem. Je le regrète, mais ces gens ont droit à leur culture. J’apprends d’eux et ils apprennent de moi. Je te suggère, Louis, ce genre d’expérience…

  39. La plume souverainiste, ton ouverture d’esprit et sur le monde t’honnorent.

    Je t’envie beaucoup. Le peuple juif est celui qui m’intrigue le plus et j’aurais aimé vivre l’expérience que tu as vécu.

    Nicolas, tu n’as pas à utiliser le « vous » en parlant de moi et de l’ADQ. Je ne suis pas membre de l’ADQ. J’aime plutôt dire que je suis un sympathisant adéquiste depuis le départ de Lucien Bouchard car je suis économiquement de centre-droit.

    L’ADQ n’est pas de droite socialement. Il n’encourage ni le racisme ni l’extrémisme religeux car ça ne fait plus partie des valeurs de la plupart des Québécois. Mais si un jour l’ADQ changeait son fusil d’épaule à ces sujets, je serai le premier à monter aux barricades pour dénoncer ça et à annuler mon bulletin de vote aux prochaines élections.

  40. Pauvre plume mouillée, tu voles bas ces temps-ci.
    Tu réflètes bien le Québécois mou. Tes expériences de repas avec eux semble t’avoir marqué. Ils n’ont pas dû parler de la télé ou du cinéma Québécois, la plupart d’entre eux sont ignorants de notre culture. Voyage un peu et tu découvriras d’autre genre de repas et d’autres cultures. Mais fais attention, ne leur impose pas la tienne car tu serais très mal vu. C’est simplement la base du respect envers l’autre. Tu les laisse mener leur pays comme ils l’entendent. Et si tu n’es pas d’accord avec leurs coutumes ou politiques, tu crisses le camp et tu retournes chez toi, parmi les tiens…

  41. @ Le bum intello : Mettons que j’utilise le ‘vous’ au sens large ! Je te concède que, tout comme le Bloc, l’ADQ est un parti avec une direction libérale sur les questions sociales qui ne tolère pas les expressions publiques trop réactionnaires. C’est tout à l’honneur de Mario Dumont. Ceci dit, admettons que l’ADQ attire plus que son lot de réactionnaires et que la vigilance est de mise… Pour revenir à ton commentaire d’origine, ce n’est ni mieux, ni pire que le mouvement souverainiste.

  42. Je suis d’accord avec Frank sur le fait qu’il serait facile de citer des contre-exemples. L’analyse de Pascal ne tient pas, car il croit que parce qu’une « entente » est privée cela ne constitue pas un accomodement raisonnable. Il croit que parce que, par exemple, le YMCA a choisi d’accomoder les Juifs, puisque c’était une entente privée ça ne concernait personne d’autre.

    Non. Et puis je suis en total désaccord avec la plume. L’intelligence, aussi, c’est de reconnaître les faits quand ils existent, et les faits c’est que ces accomodements vont trop loin. Ce n’est pas une affaire médiatique; c’est seulement que les Québécois montréalais sont tannés d’être des citoyens de seconde classe et finalement les médias se sont fait le relais de ce désir.

    À mes yeux, qu’on défende des choses aussi absurdes que l’histoire du CLSC de Parc-Extension, du YMCA, des Juifs de Blainville ou des autres cas d’accomodements raisonnables, à mes yeux c’est se mettre la tête dans le sable et se laisser botter les fesses.

    L’intégration est un concept-clef de l’immigration. Sans intégration, il n’y a pas de société, point final. C’est pas parce qu’il y a eu des Italiens chez les patriotes que ceux-ci refusaient de parler le français et demandaient des passe-droits à leur société d’accueuil.

    La tolérance, c’est encourager l’intégration et la faciliter. L’intolérance, c’est ceux qui traitent de démagogue et qui utilisent des mots comme « fascistes » pour tous ceux qui souhaitent une plus grande cohésion sociale.

    Heureusement, le vent tourne. Les Québécois commencencent à voir que de se laisser piler sur soi-même et de donner des privilères aux immigrants est en train de rendre la situation invivable. Même un chef musulman très connu de Paris a déclaré cette semaine (en entrevue à la SRC) que c’était ridicule de donner des passe-droits à ces gens, car ça va attiser la haine.

    Une société se doit d’être égale pour tous. Une société où la minorité a tous les droits et peut exclure la majorité est une société qui a échoué.

    À bon entendeur.

  43. @ Pascal

    Merci d’avoir dressé cette liste, ça m’a fait réfléchir. Mais, dans la majorité des cas, je trouve qu’il y a de la mollesse de notre côté (la dénomination de ce qui nous uni est très difficile à trouver sans s’enfarger dans les fleurs du tapis) et donc, d’un opportunisme de leur côté (les immigrants pratiquants, de différentes confessions religieuses, et qui demandent parfois des accommodements, ouf!…).

    Justement, il y a dans ta description de ces accommodements quelque chose qui m’a un peu mélangé, car je crois, et sûrement toi aussi, qu’il y a une différence entre accommodements raisonnables et déraisonnables. Dans tous les cas que tu relates, il y a des accommodements, tu ne peux pas le nier. Il s’agit de savoir si c’est raisonnable ou non, là est toute la problématique. Je tenais à le préciser.

    Oui, je trouve que certains de ces cas n’auraient même pas dû se retrouver dans les médias, car c’est grâce à toute cette accumulation que la majorité est maintenant craintive et se demande si cette minorité n’est pas en train d’exagérer…

    À mon avis, ce sont les médias qui exagèrent, vente de copies oblige…

  44. Jusqu’à maintenant, le concept d’accomodement raisonnable faisait référence à un concept légal qui visait à autoriser légalement un traitement différent afin de garantir le plein exercise des droits des uns et des autres. C’est dans le contexte où il s’agissait d’un truc légal qu’il était possible d’envisager une intervention politique structurante. À la limite, si on étend le concept au fonctionnement des institutions publiques, ça peut toujours aller; il suffit de donner des directives claires. Mais là, si on est rendu qu’on inclu là dedans des affaires du ressort privé; voulez-vous bien me dire comment on peut intervenir politiquement là dedans?

    C’est quoi la proposition, légiférer pour interdire de givrer les vitres, pour fixer à tout jamais le menu des cabanes à sucre, pour forcer la mixité dans les cours pré-nataux…

    Comment on s’y prend Louis?

  45. @Nicolas: En faisant respecter la volonté de la majorité dans le public, on s’assure que le privé sera incité à faire de même. On n’en a pas la preuve, mais déjà si on élimine la discrimination contre les non-immigrants (je cherche le mot politiquement correct) dans le public, on vient de dégler le problème à 75% selon moi.

    C’est parce qu’on est habitué à se laisser piler dessus dans le public qu’on le permet dans le privé, à mon avis.

  46. N’empêche que le gouvernement n’a pas d’affaire dans les cuisines des cabane à sucres ou dans la décoration intérieur des centres de conditionnement physiques … pas plus qu’il n’en avait à faire dans nos chambres à coucher comme le disant si bien un homme pour qui je n’ai jammais voté…

  47. @ le Poursuivi
    Pauvre ignare.

    @ Louis
    Je tiens à préciser qu’il y a aussi des ententes entre individus dans le privé avec lesquelles je suis en désaccord ou qui me dérangent. Mais ce n’est pas de mes affaires. Si je m’étais entraînée au YMCA dont il est question, j’aurais exigé qu’on me rembourse, j’aurais certainement chiâlé. Mais je ne suis pas membre de ce club. Il est correct de questionner ce type d’entente, mais de là à croire qu’on se fait «marcher dessus», ouf… Je ne défends personne mis à part Pascal, pour souligner qu’il ne semble défendre personne non plus.

    Mon point n’était pas de me porter à la défense de qui que ce soit, mais plutôt de mettre en lumière la distinction entre l’État et le privé, et de rappeler que nous avons une charte et un système de lois qui devraient suffir à corriger les erreurs commises. S’il y a des manques dans cette charte ou des erreurs de justices, je suis d’accord pour que cela soit révisé…

    On est dans une période essais/erreurs. Je réitère qu’au public l’État doit intervenir s’il y a eu des ratés (ou pour éviter qu’il y en ait). Dans le privé, je crois vraiment que les ententes ont été faites la plupart du temps dans la bonne foi. Oui, Louis, prêcher par l’exemple peut certainement influencer. Mais il y a des choses que l’on ne peut imposer.

  48. Un dernier point que je veux soulever.
    Souvent quand on se fait raconter les histoires, on se rend compte que les gens souvent vous se plier aux exigences de tel ou tel groupe, soit par peur d’être traités de racistes, soit parce que le groupe en question se met à crier au racisme dès qu’ils n’ont pas ce qu’ils veulent.

    Il faudrait enlever la race et la religion de ces débats et revenir à la base, est-ce que oui ou non ce qui est demandé à du bon sens?

    Et aussi, un peu d’aide des gens qui à chaque qu’ils n’ont pas ce qu’ils veulent se mettent à parler de racisme.

    Si je dis Non à un noir/mulsulman/blanc/autre, c’est pas par racisme, c’est parce que je voulais dire Non! Et tout individu qui répond non par racisme a un sérieux problème. voilà.

  49. La tournure que prend cette conversation
    m’inquiète. Ça sent l’intolérance crasse au fur et à mesure que des commentaires s’ajoutent, surtout les réactions de l’auteur de ce blogue.

    Je vais vous donner un exemple simple, voire simpliste, pour montrer qu’accomodememt ne rime pas toujours avec mollesse.

    Vous êtes un fabricant de balles anti-stress. Ça ne ferait pas tort à certains d’en utiliser une mais bon…

    Vous n’en fabriquez qu’un modèle, parce que le grand patron est borné et n’aime pas se casser la tête. C’est un mini-ballon de football. Ça ne lui fait qu’une seule liste de matières premières à gérer, un seul format de boites pour les expédier, une seule étiquette à garder en stock. Lui, le trouble, y’en veut pas.

    Si des clients en veulent en forme de carré, ils iront s’en faire fabriquer ailleurs.

    Un jour, un Brésilien se présente chez le fabricant et dit au patron que s’il faisait un modèle en forme et motif de ballon de soccer, il en achèterait 30 000 unités/an. Ça représente une augmentation de 15 % de la production actuelle de l’entreprise.

    Le patron, s’il est borné, ne fera le calcul qu’en regardant le profit qu’il pourra faire en faisant ces 30 000 unités supplémentaires. Et il dira non: que le Brésilien aille se faire voir ailleurs, c’est pas assez payant.

    Le patron visionnaire lui verra plus loin. En me procurant l’équipement pour produire des boules anti-stress en forme de ballon de soccer, je pourrai facilement, en modifiant que quelques paramètres de l’équipement, faire toutes sortes de nouveaux modèles qui sont de formes rondes. Ce qui auparavant, n’était pas possible en ne faisant que des ballons de football, une forme qu’on ne retrouve pas ailleurs dans la « nature ».

    Donc, mon nouvel équipement m’apportera plein de nouvelles possibilités.

    En plus, en vendant ces 30 000 ballons de soccer au Brésil, je risque d’élargir mon marché dans toute l’Amérique du Sud si un autre homme d’affaire tombe sur un de mes ballons à quelque part et me contacte pour un autre projet.

    Monsieur le Brésilien: Marché conclu!

    Mais où tu vas avec tes skis le bum?

    Ce qui se passe dans le privé, ce n’est pas de nos affaires et ça ne devrait pas faire les manchettes dans les médias car ça ne fait que risquer d’augmenter l’intolérance des québécois de souche envers les ethnies.

    Les hommes d’affaire ont le choix d’être un patron borné ou un patron visionnaire.

    Le propriétaire de la cabane à sucre a fait un choix. Aurions-nous fait le même ? C’est propre à chacun. A-t-il eu peur de dire non aux Musulmans ou a-t-il plutôt vu là une opportunité d’être connu dans le marché comme étant la seule cabane à sucre au Québec à souhaiter la bienvenue à ceux qui voudraient se taper une partie de sucre sans avoir du porc dans leur nourriture?

    Était-ce du marketing son affaire? Seul lui peut nous répondre. Sauf que je peux dire ceci sans me tromper: il n’a pas choisi de faire la manchette des médias la semaine suivante!

    Dans le cas du privé, ce n’est pas de l’accomodement raisonnable. C’est choisir le marché que tu veux désservir et décider jusqu’où il est payant d’aller pour conquérir une nouvelle clientèle ou pour conserver l’actuelle.

    Malheureusement pour le propriétaire de cette cabane à sucre, son propre peuple lui a craché dessus car la population n’a pas compris que d’enlever le porc dans la soupe aux pois de la « batch » du matin pour satisfaire son client, c’est la même chose que d’ajouter une double portion de porc dans la « batch » du soir pour en satisfaire un autre.

    Et les médias font maintenant de même en créant inutilement un monstre pour satisfaire une partie de sa clientèle québécoise raciste et bien souvent souverainiste!

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