Opportunisme à la Stronach

Y a-t-il un meilleur mot pour décrire Belinda Stronach, qui vient de décider de quitter la vie politique et de retourner à ses millions? Comment qualifier autrement une femme qui a d’abord joint le Parti Conservateur en espérant que son argent lui ouvrirait toutes grandes les portes du pouvoir, qui a quitté pour le PLC quand le PC battait de l’aile, puis renonce maintenant à la vie politique alors qu’elle a brûlé toute sa crédibilité et que le PLC semble faire du surplace?

Au fond, le flop de Belinda Stronach est peut-être une bonne nouvelle pour le Canada: c’est la preuve que l’argent n’achète pas nécessairement le pouvoir ici, et qu’il faut d’autres qualités que d’avoir hérité d’une fortune ou de gagner des millions.

Ça ne marche pas ici les supporteurs payés survoltés qui scandent des « Belinda » en agitant des pancartes. Tout comme le petit carton où était écrit « No two-tier health care » agité par Stockwell Day lors du débat des chefs en 2000. Les Canadiens ne mangent pas de ce pain-là.

Au fond, c’est quand même incroyable quand on y pense: cette femme a été sur la scène politique canadienne pendant 3-4 ans, et que sait-on d’elle? Que sait-on de ses valeurs profondes? Tout ce qu’on en devine, c’est qu’elle était indifférente aux valeurs de son chef, qu’elle n’a pas hésité à changer de parti, et qu’elle laisse tout tomber alors qu’apparaissent les premiers véritables défis.

Une opportuniste de moins au parlement. Qui va s’en plaindre?

Publicités

7 Réponses

  1. Allo Louis,
    Tout à fait d’accord, cette femme a prouvé qu’elle est une opportuniste prete à tout pour arriver à ses fins. L’argent achète bien des choses mais elle ne pourra lui procurer une nouvelle crédibilité puisqu’elle en est totalement dépourvue!

  2. Personnellement, je trouve toujours louche de voir des millionnaires se lancer en politique alors que c’est clair comme une enseigne en néon qu’ils veulent se servir de ce pouvoir additionnel pour faire gonfler encore plus leurs magots.

  3. (Sarcasme) Mais elle est jolie Belinda, il faut pas l’insulter la pauvre. Après tout, la seule chose qu’elle a eu de conservatrice en elle, c’est Peter McKay.

    (Second sarcasme) Les riches vont en politique parce qu’ils ont réussi à aller loin, et ils réussissent à mener notre pays loin. Regardez par exemple, les beaux accomplissements de l’ex-ministre des finances Paul Martin, qui a su aider nos entreprises de transport par voie navigable, en leur permettant sous certaines conditions d’être enregistrés dans d’autres pays (lire: paradis fiscaux). Grâce à cela, plein de compagnies (lire: Canada Steamship Line) ont su profiter du libre-marché et de taux d’imposition compétitifs, ce qui a grandement contribué à l’amélioration de notre beau pays.

  4. Il y quelques exemples en politique de gens riches qui ont fait carrière. Une bonne carrière? Ce n’est pas à moi de juger, mais il y a eu Pauline Marois, Paul Martin, François Legault, etc. Par contre, si leurs richesses les aident à aider leurs petits amis, et bien ils n’ont pas leurs place en politique.

    Qu’est-ce qui est mieux: un politicien riche ou un politicien pauvre qui a besoins de lobby pour sa campagne électorale? Une fois au pouvoir, tous ces beaux body ont des compte à rendre, anyway!

  5. Homme ou Femme, un opportiniste est un opportuniste.

    Et lorsqu’il est totalement dénué de sens politique, ça donne ce que ça donne.

    Bye-Bye Belinda-Double-Face.

  6. En résumé, femme de petite vertu…

  7. L’opportunisme est un atavisme feminin. Point !

Comments are closed.