La tête ou le coeur?

Nicolas Sarkozy est à Montréal pour mousser sa campagne présidentielle et obtenir le vote des ressortissants fraçais à l’étranger. Dans cette course à l’Élysée extrêmement serrée, autre preuve de la division entre la gauche et la droite qui existe en France, chaque vote compte. Même celui de Français qui ont quitté le pays depuis des années.

Et que voient-ils ces Québécois d’origine française, quand ils ouvrent leur télévision et entendent parler de la présidentielle française? Ils voient un homme, direct, franc, supérieur, suffisant, charismatique, enlevant. Un homme qui pourrait faire vibrer en disant n’importe quelle banalité. Et de l’autre, une femme, complexe, sensible, humaniste, sur la défensive. Une femme qui ne parle pas de « racaille », qui ne blague pas sur le fait qu’elle n’est pas l’amie des casseurs des banlieues. Une femme sans le moindre charisme et aussi captivante qu’une plante verte.

Pourquoi faut-il que ce soit la droite qui soit charismatique, qui fasse lever les foules, qui touche M. Tout-le-monde? Tout comme lors des dernières élections québécoises, où Boisclair était d’une platitude sans borne et Dumont était le seul à sembler toucher les gens, il semble que la droite parle aux émotions, alors que la gauche se contente de tout intellectualiser.

C’est bien beau d’avoir de bonnes valeurs, de proposer des mesures qui vont réellement améliorer la société – et ce que Ségolène Royal propose comme France est dix fois supérieur à ce que veut Sarkozy – mais il faut aussi faire passer le message. Il faut parler aux têtes des gens, mais aussi à leurs coeurs!

Par exemple, sur la crise des banlieues. Quand Royal souligne le fait qu’il y a une cassure entre la banlieue et la police, elle a raison. Mais est-ce que c’est ce que les gens veulent vraiment entendre? Non. Ils veulent se faire rassurer. Ils veulent se faire dire que ça ne recommencera pas. Et c’est Sarkozy qui leur dit qu’il va s’occuper de cette « racaille ».

Pourtant, ce serait facile d’expliquer aux gens que c’est l’augmentation des écarts sociaux et les conditions de travail dégradées résultantes du néolibéralisme qui sont entre autres responsables de la fracture urbaine. Mais encore une fois, on parle de quelque chose de complexe, qui ne se règle pas en quelques secondes.

Il est peut-être là, au fond, le drame contemporain: devenus dépossédés de nous-même, nous en venons à être incapables de nous imaginer modifier le monde dans lequel nous vivons, et le seul espoir qui reste est représenté par les petites solutions bé-bêtes qui ne nous incitent pas trop à la réflexion et qui trouvent le coupable tout désigné au lieu d’avoir à tout réinventer.

Et les coupables tout désignés, la droite connaît ça. Parlez-s’en à Dumont, parlez-s’en à Sarkozy.

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26 Réponses

  1. T’as pas tout à fait tord, sauf sur un point. Tu dis que la droite parle aux émotions, alors que la gauche se contente de tout intellectualiser. Ça dépend beaucoup où on regarde. En Amérique Latine, par exemple, c’est le contraire. Prend Chavez ou Lula, pas exactement des modèles de politiciens froids et intello. Ce qu’il y a c’est qu’en Occident la gauche a déserté la passion, la conviction et le radicalisme en échange de la respectabilité et du pragmatisme. À force de se faire traiter de rêveur on est devenu aussi plate que les technocrates.

    Ah, pis j’y pense… Des leaders de gauche colorés, on en a nous aussi. Chartrand, Lauzon, Massé, si c’est pas charismatique et proche du peuple ça… Mais on veut rien savoir d’eux autres de peur de pas avoir l’air sérieux.

  2. « Il est peut-être là, au fond, le drame contemporain: devenus dépossédés de nous-même, nous en venons à être incapables de nous imaginer modifier le monde dans lequel nous vivons, et le seul espoir qui reste est représenté par les petites solutions bé-bêtes qui ne nous incitent pas trop à la réflexion et qui trouvent le coupable tout désigné au lieu d’avoir à tout réinventer. »

    Tu te tire dans le pied tout seul mon Louis.. C’est le fun de voir ça. Tu dénonce le changement en voulant à tout prix garder un systeme qui ne marche pas et qui est en train de mettre le québec (et la france) dans l’abîme et tu accuse les gens de ne pas justement opter pour le changement. Bravo! tu t’es dépassé… Normalement même si je ne suis pas en accord avec tes idées, je les respecte car elle sont tout de même un peu plus songées que cette dernière.

  3. Tout à fait d’accord avec toi François.

    Quand vient le temps d’implanter des changements dans une organisation quelconque, de quelle façon doit-on s’y prendre?

    En compliquant les choses simples ou en simplifiant les choses compliquées?

    Le deuxième option sera toujours celle qui fonctionnera.

    On rappelle souvent aux employés l’expression maintes fois utilisée en gestion, le KISS: Keep It Simple Stupid! Car il faut leur rappeler qu’un objectif ne doit pas seulement être défini, il doit être atteint!

    Et si on doit appeler ça des solutions bé-bêtes, et bien qu’il en soit ainsi.

    Car l’important, c’est d’atteindre le résultat escompté, peu importe que ce soit par une politique de gauche ou de droite.

  4. Personnellement, je crois que le Québec manque cruellement de politiciens de la trempe de Sarko. Il est absolument génial, il inspire, il a une vision pour la France. Vive l’UMP, vive Sarkozy !

  5. C’est drôle comment tout fonctionne de façon cyclique. Après plus de 40 ans de social-démocratie au Québec, les socio-démocrates qui étaient originalement les progressistes se retrouvent à défendre le statu quo et l’immobilisme, alors que les conservateurs représentent maintenant le changement. Dans un autre 30-40 ans (ou peut-être moins, qui sait?) Le balancier va voyager dans l’autre sens.

  6. @Philippe: N’oublie pas d’enlever 25 ans de néolibéralisme, depuis la désassurance des soins dentaires de 1982. Ça fait 25 ans qu’on voit une invasion du modèle néolibéral et ça fait 25 ans que la situation empire. Ça sonne des cloches…

  7. J’ai découvert ce blogue ce matin…
    Wow, un vrai coup du coeur qui passe par la tête.
    J’aime ça, c’est nécéssaire.

    Est-tu sûr que Sarcozy est lui-même physiquement à Montréal, l’article que tu a référencé n’est pas aussi clair que ça ?

    C’est marquant de voir tous ces commentaires plus haut de partisants de la grosse droite dure. Décidément l’époque est au populisme de droite…

    Les crises des finances publiques partout en occident en sont à l’origine.C’est un dur moment à passer, la gauche vas revenir lorsque les gens en auront assez, comme une pillule forte. Ce qui est inquiétant c’est l’anti-intellectialisme, le discourt qui rend la xénophobie sous toute ses formes socialement acceptable. Bientôt les médias nous parlerons de ce coute au contribuable de maintenir des prisonniers à vie et la table sera mise pour un lent processus social d’acceptation de la peine de mort… je m’attend à de telle dérive dans un futur prochain…

    Comme si les idées venaient en package-deal dans un cycle long.

  8. Bonjour François,

    Bienvenue sur le blogue! Comme tu vois, il y a des idées franchement opposées, mais c’est ce qui rend la discussion si intéressante à mon avis.

    Par exemple, je suis clairement en désaccord avec plusieurs commentaires, mais je respecte ce qu’ils écrivent, et même si j’espère les convaincre, je me demande parfois si j’y arriverais (considérant que je ne me laisserais pas convaincre facilement moi-même!).

    Tout ça pour dire que je suis content qu’il y ait du monde de gauche… et de droite sur le blogue. Ça permet de confronter les idées.

    Ceci dit, je trouve ton commentaire très intéressant. Tu as raison de dire que c’est un package-deal. Quand on adopte une certaine philosophie par rapport à la vie, on glisse sur une pente, et plus en prend de la vitesse, plus on descend rapidement, et ainsi de suite.

    Et ce sont les excès de chaque extrême qui entraînent le retour du balancier.

    Ce qui à mes yeux est déjà un extrême ne l’est pas pour un autre, mais quand nous sommes une masse critique à y croire, alors les choses basculent rapidement.

    Mais tout ça c’est du bla-bla d’intellectuel!

    😉

  9. Le néolibéralisme est arrivé au Québec en 1982??? Quessé ça?

    Dans le fond, pourquoi s’arrêter à 1982? On pourrait remonter à Jean-Jacques Bertrand, qui avait envoyé la méchante police provinciale contre les grévistes de La Presse. Non mais c’est-tu pas assez néolibéral à ton goût??

    Ou pourquoi pas Duplessis, le démon sur lequel il est permis de raconter n’importe quelle conneries.? On pourrait faire de Duplessis ‘Le père du néoliéralisme au Québec’!
    Ce serait-tu pas beau ça ?

    N’importe quoi…

  10. Je me pose une question parce que je doute toujours un peu de mon intelligence… Est-ce que de promouvoir l’éducation et la prévention est de gauche? Je pense que oui et si c’est le cas, eh bien ça fait 25 ans que les gouvernements ne sont pas assez à gauche!

    Pourquoi en arrive-t-on aujourd’hui à considérer que les assistés sociaux en général sont un fléau? Parce qu’il n’y a pas eu assez de prévention, d’aide réelle et concertée, donc qu’il ne peut y avoir de coupure dans le cycle vicieux, dans lequel ces gens s’embourbent. En somme, tout le monde se fout d’eux, qu’ils se débrouillent, ça l’air facile!

    J’ai eu la chance d’entendre beaucoup parler d’eux par un de mes grands amis qui a été le coordonnateur du Front commun des personnes assistées sociales pendant un temps. Il a constaté de visu ce qu’il avait lu dans une étude : en général, les personnes pauvres ne peuvent se rendre plus loin que le mode survie. Donc, ils sont pris au piège au niveau des besoins primaires et ne peuvent même pas considérer avoir plus ni mieux.

    Est-ce que vous pensez que les gouvernements ont considéré ces études? Si ça avait été le cas, les chèques auraient été augmentés, des incitatifs et des mesures efficaces de retour aux études ou au travail auraient été proposés, et il ne resterait que les gens invalides, les familles monoparentales et les travailleurs en état de crise passagère sur l’Aide sociale.

    Alors pourquoi la prévention n’a pas été mise de l’avant? Parce que les gouvernements ont choisi de privilégier le copinage et ainsi d’engrosser les petits cochons de leurs amis riches qui ont très peur d’en manquer… Alors, ça fait 25 ans que la gauche est au pouvoir, une chance!

  11. Je pense qu’en général, les Québécois ont des valeurs plus à gauche. Le problème, c’est qu’on a élu des partis qui se prétendaient de gauche et qui n’ont pas livré la marchandise espérée. Je pense qu’une bonne part des Québécois qui se sont tournés vers la droite ces dernières années le font pour que la gauche se secoue un peu.

  12. François Harvey, Ha ha ha ha La grosse droite dur… Un peu de retenue quand même… Il n’y a pas que du noir et du blanc il existe du gris aussi. On est loin de lire ici des propos Néo-nazi, de skin head, je ne crois pas avoir déjà lu des propos faisant la promotion du KKK. Un peu de lecture et d’ouverture sur l’actualité et tu verrais qu’on en est loin et même très loin. Un peu extrémiste comme commentaire et moi les extrêmes je suis contre…

  13. @Louis
    Corrige-moi si je me trompes (à 45 ans on souffre d’alzheimer), mais le PQ n’a-t-il pas été au pouvoir pendant au moins 3 termes dans les derniers 25 ans? Ce qui représente la moité du temps. Comment se fait-il que le néoliberalisme y regnait quand même?

  14. @Philippe: Parce que le PQ n’a jamais rejeté le néolibéralisme et est un parti de droite dans ses politiques. C’est lui qui a implanté la désassurance en 1982, et c’est aussi lui le déficit zéro. Il n’y a souvent que le programme politique du PQ qui soit à gauche…

  15. Ben écrit : Le néolibéralisme est arrivé au Québec en 1982??? Quessé ça?

    Écoute, c’est pas fou de situer le début de l’application du néolibéralisme dans ces eaux là. L’idéologie néolibérale s’est tranquillement construite après la deuxième guerre mais ne s’est imposée que dans les années 1970. Les premiers gouvernements ouvertement néolibéraux furent ceux de Tatcher et de Reagan. Au Québec, suite à la récession, le P.Q. a commencé à appliquer des mesures néolibérales dans ces années là et c’est transformé en véritable machine de guerre contre le syndicalisme. Il y a effectivement un tournant entre le premier mandat du P.Q. et son deuxième.

    Ceux que la question intéresse pourront lire à profit Histoire et leçons du néolibéralisme de Perry Anderson. Pour une perspective plus spécifiquement québécoise, on peut également lire Le virage à droite des élites québécoises par Jacques B. Gélinas (chez Écosociété).

  16. J’ai lu le livre de Gélinas. Pour moi c’est de la foutaise à 100%. Mais justement, même un moron comme Gélinas (qui situe à droite n’importe qui ne voulant pas nationaliser les dépanneurs) affirme lui-même que c’est durant la période 1985-1989, soit durant les négociations sur le libre-échange, que le soi-disant « néo-libéralisme » est arrivé.

    Alors vous m’excuserez de trouver 1982 assez bizarre comme date.

    Par ailleurs, si le PQ est pas un parti de gogauche, je sais pas c’est quoi.

    Le PQ est une excroissance des centrales syndicales auxquelles ils accordent n’importe quel privilège. Ils ont littéralement soviétisé nos garderies avec les CPE, qui sont le plus beau cadeau jamais fait à la CSN dans son histoire. Ils ont lancé une politique bidon de déficit zéro qui n’a en fait jamais été maintenue réellement. Ils ont voté une loi anti-pauvreté (pourquoi pas une loi contre la pluie, tant qu’à y être?), et une autre contre la soi-disante inéquité salariale afin de donner encore un beau gros cadeau aux syndicats et aux groupe de femmes. Ils ont lancé un programme d’assurance-médicament qui coûte une fortune aux contribuables et empêche toute personne qui voudrait se procurer une assurance privée de le faire. Le PQ n’a jamais effectué le dégraissage de la fonction publique qui s’imposait pourtant. Il a adopté une position clientéliste de gel des frais de scolarité pour plaire à la FEUQ.

    En tant qu’ancien péquiste, je peux vous le dire: le PQ a littéralement purgé son aile droite avec le temps, qui est maintenant à l’ADQ. Le PQ a imposé une multiculturalisation extrême à ses membres, les empêchant de remettre en question toute critique à la stupidité politically correcte prônée par les Landry, puis Boisclair et Duceppe. Rsultat: quand la controverse sur les accomodements est arrivée, c’est l’ADQ qui a défendu l’identité québécoise, pas le PQ.

    Quand Bouchard est parti, comme des milliers d’autres, je ne sentais plus que ce parti était le mien. Terrorisé par la mouvance pure et dure et la gogauche syndicale qui lui a rendue la vie infernale tout le long de son mandat, Bouchard représentait la dernière chose qui me rattachait à ce parti gogauche montréalo-centriste.

    Landry a rapidement accéléré la gauchisation et la montréalisation de son parti. Il a sacré dehors des gens comme David Cliche, Jacques Brassard et Guy Chevrette, qui représentaient l’aile droite du parti. Il s’est lancé dans une politique scandaleuse de cadeaux à la CNS et la FTQ, notamment en engloutissant des centaines de millions dans le projet Gaspésia à l’instigation du fonds de solidarité FTQ.

    Puis est venu le coup de grâce: le moratoire sur la production porcine de monsieur Boisclair, qui a littéralement coupé le parti de sa base agricole. Je l’ai toujours dit: le PQ a perdu sans doute autant de votes dans les régions à cause de ça qu’il en a perdu dans les banlieues à cause des fusions (avec lesquelles j’étais d’accord).

    Le PQ, parti de droite? Allons donc. On se parle pas du même parti. J’invite tout le monde qui veut voir c’est quoi un vrai parti de droite qui défend l’identité québécoise à venir comme moi militer à l’ADQ. Vous verrez c’est quoi !

  17. Coudon Ben, aurait-on déja pris une bière (boisson des populistes comparée au champagne de la gauche caviar!) ensemble sans que je le sache?

    Tu as déserté le PQ exactement en même temps et pour les mêmes raisons que moi.

    Les garderies d’État aka CCCPE ont été effectivement donnés à la CSN pour ne pas qu’elle s’oppose au déficit zéro et pour compenser les pertes de cotisations syndicales des employés ayant décidé d’accepter l’offre de retraite anticipés dans le secteur de la santé.

    D’autres raisons aussi expliquent leur création. Et bisarrement, c’est les mêmes qui ont menés à la fusion des municipalités de l’Ile de Montréal. Et c’était très fûté comme raisonnement.

    Ah pi tiens, j’ai envie de vous laisser du temps pour les trouver.

    Ben, sérieusement, on dirait que tu as lu dans mon cerveau. Puis-je te demander la permission de publier ton commentaire dans mon blogue?

  18. Dommage que le P.Q. soit rendu pauvre, je suis sûr que Ben et le Bum pourrait se faire mettre sur le pay-roll tellement ils font de bon repoussoir.

  19. T’inquiètes pas mon Nick, le PQ a déjà assez de repoussoirs. Les syndicaleux comme toi sont déjà pas mal assez efficaces pour effrayer la classe moyenne, qui l’a très bien fait savoir le 26 mars dernier.

  20. Hey mon reac adoré, je veux pas te faire de peine mais la majorité de la classe moyenne est… syndiquée. Et, contrairement aux États-Unis ou au reste du Canada, il n’y a pas de dégringolade dans le taux de syndicalisation québécois. Y’a quelque chose qui colle pas…

    Par ailleurs, t’aura beau dire tant que tu voudra, je suis pas un syndicaleux. En fait, je suis même pas syndiqué! Tu le saurais si tu donnais la peine de lire comme du monde. Malheureusement tes ornières idéologiques t’en empêche.

  21. La majorité de la classe moyenne n’est pas syndiquée. Selon les chiffres de Pierre Fortin datant de 2004, 46% des ménages à revenu moyen au Québec ont au moins un membre faisant partie d’un syndicat. Ce n’est donc pas la majorité.

    Regardons maintenant les résultats de l’élection en superposant les revenus par parti:
    http://www.lapresseaffaires.com/article/20070328/LAINFORMER0202/703280776/5976/LAINFORMER0202

    « Mario Dumont, en gonflant ses appuis dans la classe moyenne, a changé la donne. Un coup d’oeil sur la carte politique du Québec nous apprend plusieurs choses. L’ADQ réalise ses gains dans le coeur du Québec.

    À quelques exceptions près, tout ce qui est entre Montréal et Québec, incluant la couronne nord et la Rive-Sud, a viré adéquiste. Nous sommes ici en plein territoire de la classe moyenne québécoise. »

    Pour le reste, j’ai pas dit que t’étais syndiqué: j’ai dit que t’étais un syndicaleux. Nuance: le premier est un statut de travailleur.

    Le second relève de la mentalité: chiâler dans le vide, ériger la paresse en façon de vivre, ne montrer aucune considération pour ceux qui créent la richesse et les emplois, etc.

    Exemple: Pierre Dubuc. J’ignore s’il est syndiqué. Mais c’est indéniablement l’un des pires syndicaleux du Québec. C’est grâce à des morons comme lui que j’ai pris conscience qu’il falalit que je sacre mon camp du PQ pour aller à l’ADQ.

    Au moins pour ça je le remercie.

  22. @Ben: Ton agressivité contre un homme aussi généreux, honnête, intègre et humaniste que Pierre Dubuc renforce la position de tous ceux qui ne pensent pas comme toi.

    En passant, la richesse, ce sont les travailleurs qui la crée. Tu pourrais avoir davantage de respect pour eux et pour ceux qui les défendent.

    p.s. En passant, Pierre Fortin est un idéologue de droite bien connu, dont les études sont souvent démolies par la chaire socio-économique de l’UQAM.

    @Nicolas: Merci pour la suggestion de lecture. Certainement un bon choix. Ces temps-ci je lis moins sur le sujet, mais disons qu’un des livres qui m’a beaucoup marqué sur le sujet c’est « La mondialisation de la pauvreté » de Chossudovsky, un autre contributeur de l’Aut’Journal, édité par Pierre Dubuc.

    @Renart: Je suis d’accord avec ton texte; ça fait des années que la gauche n’a pas été au pouvoir. Peut-être depuis les années 1970 en fait, 1981 si je pousse un peu. Le copinage commençait à l’époque, mais ça n’a pas empêché d’engraisser des compagnies privées avec l’argent des contribuables au nom d’un Québec inc. qui aujourd’hui nous remercie en déménageant les emplois au Mexique…

    @François: Le système qui est en train de mettre le Québec et la France dans l’abîme est le même qui met presque l’ensemble du monde dans l’abîme: le néolibéralisme.

  23. En tout cas Ben, ton lien vers l’article de cyberpresse m’a conforté dans ma position. Je fais partie de la classe moyenne et je n’ai pas voté pour l’ADQ parce que je n’ai pas voté en fonction de mes poches. Je suis athée, mais j’ai quand même un peu de considération pour mon prochain. Il n’y avait, à mon sens, aucun parti qui représentait bien ce que je pensais, mais j’ai préféré penser aux pauvres et à l’environnement. C’est quand même les corporations qui, au nom du Dieu-Profit, ont détruit notre environnement, faut pas l’oublier. Alors, je vous trouve irresponsable de militer pour la droite.

  24. @Renart: À mon avis, être de la classe moyenne et voter ADQ c’est voter CONTRE soi-même, puisque la classe moyenne est issue de l’État-providence et de la social-démocratie. Puisque quiconque gagne moins de 45 000-50 000$ reçoit davantage de l’État que ce qu’il paie en impôts, il est donc illogique, d’un simple point de vue de finances personnelles, de voter pour un parti comme l’ADQ qui, à terme, va détruire la classe moyenne avec ses politiques économiques.

  25. C’est beau les préjugés!

    Pour ta gouverne, il se trouve que je suis un travailleur de classe moyenne (d’après mon rapport d’impôt en tout cas). Même si l’endroit où je travaille était syndiqué, je ne pourrais même pas l’être parce que, techniquement, j’entrerais dans une catégorie de cadre. Voilà pour le syndicaleux paresseux.

    Je nuance mon propos sur la classe moyenne syndiquée. J’avais oublié de tenir compte des professions libérales. Il serait plus exact de dire qu’une majorité des salariés de classe moyenne sont syndiqués.

    Les chiffres du réac de La Presse ne veulent rien dire. Une différence de quelques milliers de dollars n’est pas significative. Surtout que les circonscriptions recouvrent des réalités sociales trop disparate. Et puis, il y a un paquet de circonscriptions relativement pauvre qui ont voté ADQ (Vanier, par exemple, Montmagny, Chutes de la Chaudières, etc.).

  26. La pédophilie serait génétique, selon Sarkozy

    http://www.cyberpresse.ca/article/20070414/CPMONDE/704140810/6283/CPMONDE

    Y-a consulté combien d’études avant de dire des ânnerie comme ça c’te con là.

    C’est ça le problème de la droite, ils basent leurs politiques sur des préjugés sociaux et ignorent totalement tous ce qui ce puplie dans les facultés de sciences sociales dans les Universitées, comme si ça n’avais aucune valeure…
    Soyons droit, soyons bornés.

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