Manipulation

Comment fait-on pour prendre un politicien les culottes baissées? Simple: on lui met en pleine face ses déclarations de l’an dernier (si c’est un politicien rusé), du mois dernier (si c’est un politicien moyen) ou de la semaine dernière (si c’est un novice).

Mario Dumont entre dans cette dernière catégorie.

Suite au dernier budget fédéral, celui-ci s’est époumoné à décrier la volonté de Charest d’utiliser 700 millions $ d’Ottawa dans des baisses d’impôts plutôt que de l’investir dans des services aux citoyens. Il s’est presque déchiré la chemise et a probablement fait pleurer toutes les belle-mères du Québec en disant à quel point il était nécessaire de mettre cet argent dans la santé et l’éducation.

Et que fait ce même Mario Dumont une semaine après les élections? Il ne ferme plus la porte à ces baisses d’impôts!

C’est ça, de la manipulation. Quelques jours avant le vote, on affirme quelque chose, et quelques jours après, on revient sur nos promesses. Charest, lui, malgré tous ses défauts, a pris quatre ans pour renier les siennes. Dumont n’a eu besoin que de quatre jours.

On dira peut-être que c’est le métier qui rentre, ou qu’il n’avait pas le choix car son parti n’est pas prêt à faire tomber le gouvernement minoritaire sur le prochain budget. Mais quand on passe un mois à regarder le monde dans les yeux en leur disant qu’on va se tenir debout et respecter nos engagements, la moindre des choses c’est de laisser passer un peu de temps avant d’avouer le mensonge à tous ces gens qui, naïvement, nous on fait confiance.

À moins, bien sûr, que tout ce message d’investissements sociaux n’était que de la frime et qu’on voit maintenant ressortir l’idéologie derrière l’homme…

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34 Réponses

  1. Y paraitrait que l’ADQ est en train de revoir son cahier de position… mais ils ont une bonne raison:

    Mario Dumont au sujet de son programme : « Ben quoi ? on s’attendait à avoir 20-25 sièges, alors on avait un bon programme pour balancer le pouvoir, mais maintenant qu’on est l’opposition officielle… ça marche plus tout ça là! ».

  2. Je suis loin d’être un fan de Super Mario mais il n’a pas bougé de sa position initiale dans ce dossier, c’est l’interprétation des journalistes qui a changé. Je me souviens très bien que Dumont avait annoncé qu’il prendrait 500 M$ des 700 M$ d’Ottawa pour financer son programme (et non pour l’investir en santé et en éducation), je me souviens aussi qu’il attendrait de voir le budget libéral avant de décider s’il l’appuierait ou pas. Ce qui comptait pour lui et ce qui compte encore c’est que le budget soit équilibré. Ce que les libéraux font avec l’argent d’Ottawa, à la limite il s’en fout en autant qu’il n’y ait pas de « déficit » caché.

    Dumont c’était bel et bien moqué des promesses de baisse d’impôt. Pas qu’il était nécessairement contre dans l’absolu, simplement qu’il trouvait que le chef libéral manquait de crédibilité. Il avait alors qualifié la promesse de Jean Charest « geste désespéré ».

  3. De toutes façons, Dumont a toujours été une girouette…

  4. Je vois déja d’ici la scene qui se dessine doucemnt..tout ces gens qui ont voté ADQ vont tot ou tard redescendre sur terre et c’est alors qu’ils diront » Mais….. » Et oui mais, mais il est un peu tard vous pensez pas?… Et bien rendu là on aura du ménage a faire et croyez moi que ca va en prendre des balayeuses pour réussir a nettoyer!…xox

  5. Il ne faut pas « charrier » avec les élections. Les Libéraux pourraient enfin réussir à tenir leurs promesses grâce au fait que la province sort d’une élection. Charest fait un peu le même coup à Mario Dumont, que ce qu’Harper a fait au Bloc avec l’histoire de la nation. Il le prend de vitesse.

    D’après votre texte, vous affirmez que Mario retourne son chapeau de bord. Pour le moment, il n’a pas le choix. Ce n’est pas ce qu’il préfère, mais en empêchant la province de retourner en élection, il agit seulement en homme responsable pour ne pas faire payer encore plus, le contribuable. Il y a des coûts reliés à une élection.
    Vous, amis de la rectitude, n’auriez sûrement aucun scrupule à renvoyer la province immédiatement en élection. Il est certain que ceux qui ont pris la claque le 26 mars, n’auraient aucun respect envers la décision du peuple. Ils n’en ont que pour leur petite gang qui ont perdu leur élection.
    Désolé, ce ne sera pas pour tout de suite !

  6. Nah là-dessus, je me rappelle que Dumont avait parlé de baisses d’impôts s’ils en avaient les moyens avant de dévoiler son budget. Dans ce cas, il doit se positionner devant les propositions libérales, dont la plus importante promesse au niveau économique (dans 30% de son argent neuf au budget), c’est les baisses d’impôts. Dire non aux baisses, c’est comme tout de suite refuser une bonne partie du budget libéral, et un gouvernement minoritaire doit être un gouvernement de compromis, pour le parti au pouvoir comme pour l’opposition.

    Je me moque beaucoup plus de Mario quand il affirme ne « jamais avoir été souverainiste » alors qu’il militait dans le camp du oui en ’95 et qu’il avait auparavant sa carte du PQ. Quand on vote « oui » et qu’on milite pour que les gens le fassent, et qu’on se prétend non-souverainiste, donc en faveur de rester dans le Canada, c’est un peu stupide.

  7. « Il est certain que ceux qui ont pris la claque le 26 mars, n’auraient aucun respect envers la décision du peuple. Ils n’en ont que pour leur petite gang qui ont perdu leur élection. »

    Et Roch, petite correction, mais tes phrases finales sont souvent gratuites et pleines de préjugés. J’ai perdu mes élections mais je veux bien te mettre du plomb dans la tête: une élection, c’est pas un match de hockey des séries. C’est la décision de la population, pour décider des partis qu’ils veulent porter au pouvoir. Ça coûte 100 millions aux 4 ans, soit 0,2% du budget provincial d’une année.

    Arrête de faire ta branlette vengeresse selon laquelle on voudrait un match revenge, moi j’en veux pas et je crois pas que les autres le veuillent.

    Ce n’est pas parce que je suis en désaccord avec le choix de la population que je tournerais mon fusil d’épaule et que je serais en défaveur de la démocratie, que je défends depuis si longtemps. Comme le disait Churchill: « Ce n’est pas un bon système, mais c’est le meilleur système que l’on ait! »

    Alors si le Québec fait à 30% le choix de voter ADQ, oui je chiâle contre ceux qui ont fait ce choix, car je ne l’approuve pas. Mais ce serait irrespectueux de ma part de vouloir leur donner une « deuxième chance », ce ne serait pas démocratique. C’est aussi irrespectueux de ta part de nous accuser gratuitement de telles intentions, en te basant sur rien. Contrairement à ce que tu penses, les gens qui ne pensent pas comme toi ne sont pas tous de mauvaise foi.

  8. @Tetoine: Ça ne me surprendrait même pas… Parfois, j’ai l’impression que le programme de l’ADQ est directement branché sur les sondages. Dans ce cas, ils devraient faire un programme tout simple: « on s’engage à mettre en pratique les réponses des sondages de Léger Marketing ». C’est simple et ça s’adapte à tout!

    @Nicolas: D’accord avec toi qu’il a dit que Charest manquait de crédibilité… Mais il a aussi dit que c’était pas correct de faire ça, et maintenant il est en faveur. Peu importe le calcul politique, pour un populiste s’étant fait élire en disant qu’il ferait ce qu’il dit, ça regarde mal…

    @Émilie: Bien d’accord. Souverainiste en 1995, fédéraliste quelques années plus tard, perdu aujourd’hui. Pour l’impôt unique, contre les baisses d’impôts, pour les baisses d’impôts. Il est vraiment mêlé parfois Dumont…

    @Diane: J’espère qu’on aura pas besoin de sortir la balayeuse après le passage de Dumont. Si on pouvait en rester au petit coup de balai en espérant qu’il n’aura pas trop de fait de dommages!

    @Roch: Je suis d’accord que d’un point de vue du calcul politique, la position de Dumont se tient. Ce qui me dérange, c’est plutôt le fait qu’il se présente comme un anti-politicien, comme celui qui « fait les vraies affaires » et tient ses promesses. Je trouvais juste ça particulier de renier sa parole quatre jours plus tard, peu importe la raison.

    @Manx: J’avoue que les commentaires de Dumont sur son (non-)engagement souverainiste sont très douteux. Excellent exemple! Et j’ai beaucoup aimé lire ton commentaire sur le choix du vote. C’est pas parce que 30% ont fait un choix que nous devons être d’accord. On peut respecter le résultat, mais on peut aussi critiquer et dénoncer le fait que le politicien en question ne fait pas la job (déjà)!

    Merci pour vos commentaires. Grâce à vous, ce blogue est vraiment un endroit très intéressant à lire!

  9. @ Manx

    Mario Dumont n’a jamais parlé de baisses d’impôt pendant la campagne. Il a dit qu’il ne les augmenterait pas. Pas du tout pareil.

    Il a dit qu’il n’a jamais été souverainiste en 95 et qu’il avait sa carte du PQ. Trouve-moi la citation exacte et la source où tu as pris ça.

    Loin de moi l’idée de dire que tu mens mais…

  10. Faire ce que la population demande, ce n’est pas du populisme, c’est de la démocratie.

    Si je vous comprends bien, vous votez PQ parce qu’il n’offre pas dans son programme ce que vous voulez?

    Vous votez bisarrement mes amis!

  11. @Le bum intello: Tu es très agréable quand tu discutes avec des arguments au lieu des insultes!

    😉

    Si je peux répondre pour moi, je veux voter pour un parti qui propose une plate-forme stable et permanente, qui ne change que lorsqu’elle est modifiée par l’assemblée des membres du parti. Cela m’assure que mon implication ne sera pas réduite à néant par une décision du chef le jour suivant.

    Dans le cas de l’ADQ, l’appui au parti me semble se résumer à une divination maladive de Mario Dumont car on continue de suivre le parti même si ses politiques changent de jour en jours, au gré des humeurs du chef ou des sondages.

    Un parti sérieux qui se perpétue dans le temps, ça se bâti de bas en haut. C’est la base solide qui, à long terme, donne le support et l’initiative aux chefs qui la représente. Un parti sans base comme l’ADQ peut très vite ressembler à une étoile filante, extrêmement brillante pour quelque seconde, puis qui se désagrège au contact de la réalité de tous les jours.

    Bonne soirée à tous!

  12. @ Bum

    Mario Dumont parle de baisses d’impôts qu’il aimerait voir diminuer raisonnablement si c’est possible. (Entrevue à Tout le monde en parle)

    Pour l’affirmation comme quoi Dumont dit ne jamais avoir été souverainiste, c’était dans la bande défilante de RDI ce midi, je n’ai pas de reportage à ce sujet sur Radio-Canada. Mais il est de notoriété publique qu’il a milité dans le camp du oui en ’95 avec l’ADQ, et il a fait ses premières armes politiques dans l’ancêtre de la FECQ, bastion péquiste, parti duquel il avait ses cartes.

    P.S. Tu me fais faire des recherches :P.

  13. Louis,

    De quelle insulte parles-tu? Je me relis et je n’en trouve pas mon ami!

    Peut-être as-tu vu ça à la même place que tu retrouves des mesures de l’ère de Duplessis dans le programme de l’ADQ, c’est-à-dire dans tes paradigmes!

    @ Manx

    Dumont dit « si c’est possible », mais il ne dit pas qu’il va les baisser. Pas pareil pantoute selon moi.

    Dumont a voté oui en 95: pis? Moi aussi j’ai voté oui en 95.

    Le Parti Québécois était un parti sérieux et j’avais confiance en Jacques Parizeau. Même que j’ai trouvé déplorable qu’il fasse son affirmation sur les ethnies parce que je suis persuadé que s’il n’avait pas eu à démissioner, il aurait été un excellent Premier Ministre et on sentirait encore aujourd’hui les effets positifs de son règne.

    Depuis le départ de Bouchard, le Parti Québécois ne vaut même plus une risée. Les centrales syndicales et les organismes communautaires se sont emparées du parti et l’a transformé en gauche caviar.

    Pour le bien du Québec, il était temps qu’un parti de centre-droit soit fort au Québec pour créer un équilibre avec les gouvernements de gauche qui se succèdent depuis trop longtemps.

    Je sais que vous n’aimerez pas mon exemple, mais je trouve bien qu’il y ait alternance entre le Parti Démocrate et le Parti Républicain aux États-Unis. Quand les Républicains vont trop loin à droite, les Américains les sortent de la Maison-Blanche et envoient les Démocrates pour ramener le pays plus au centre.

    Et n’interprétez pas mes propos en disant que l’ADQ équivaut aux Républicains. L’ADQ est de centre-droit, pas M. Bush.

    Ici, nous n’avions pas cette chance-là. C’était centre-gauche souverainiste ou centre-gauche fédéraliste. Je crois que pour notre bien, il faut qu’un des grands partis de gauche devienne marginale, pour créer cette alternance centre-gauche/centre-droit.

    Mon opinion vaut la vôtre. Et si j’ai tort, c’est pas plus grave que ça!

  14. C’est bien beau tous ces débats, mais revenons donc à l’essentiel: le Canadien a gagné contre les Bruins !

    Yeah !

  15. Pour moi, Mario Dumont n’est autre qu’un renard opportuniste dont la platforme est dictée par le tout dernier sondage de LégerMarketing. Ce type a débuté sa carrière en tant que chef des Jeunes Libéraux du Canada, puis il est devenu un des chefs du camp OUI et maintenant il veut que le Québec se dotte de sa propre constitution toute en signant celle du Canada. Charest et Boisclair, qu’on les aimes ou non, sont au moins sincères.

    P.S. Merci d’avoir affiché un commentaire sur mon blogue.

  16. J’espere aussi qu’on aura juste a passer le balai!…..xox

  17. Laurent Côté, je n’aime pas que vous compariez Mario Dumont à un renard… Hé hé!

    Le bum intello, si je peux répondre pour Louis, ce n’est pas tant le fait d’insulter franchement les gens qui te caractérise (de ton côté, tu ne le vois pas, par contre pour quelqu’un qui pense différemment, ça peu être assez insultant…), mais les tournures de phrases un peu condescendantes que tu utilises, ce qui n’est pas le cas dans tes derniers commentaires.

  18. Si après le passage de Dumond ça prend une balayeuse et bien temps mieux… Car après le PQ ça prend des bulldozer, des grues, des marteaux et de l’argent pour tout reconstruire

  19. Diane, oublie ça, tu n’es pas prête de mettre la main sur le balai.
    J’espère que Boisclair va s’opposer aux baisses d’impôt, comme ça il aura l’odieux d’avoir voulu obliger les québécois à être trop imposés et les électeurs s’en souviendront au prochain scrutin.

  20. Et bien, je suis d’accord avec toi Gilles Laplante: moi aussi j’espère que Boisclair va s’opposer aux baisses d’impôts. L’État ne roule pas sur l’or et avant de faire des cadeaux aux plus riches, il serait grand temps de mieux redistribuer la richesse et de favoriser la classe moyenne et les plus pauvres avec de meilleurs services.

    Les baisses d’impôts, ça profite à ceux qui donnent davantage à l’État que ce qu’ils en retirent, c’est-à-dire ceux qui gagnent au moins entre 45 000 et 50 000$ par année.

    Tous les autres ont avantage à ce que les impôts ne soient pas baissés et qu’à la place on augmente les services au citoyen.

    À mon avis, une hausse des impôts pour les plus hauts salariés et une application plus stricte pour les entreprises les plus riches est aussi une option constructive à envisager.

  21. Coudonc Renart,

    Prend le temps de relire comme il faut les textes de Louis et tu y trouveras 100 fois plus de condescendance que dans mes commentaires.

    À moins que pour toi, de la condescendance, c’est avoir une opinion différente de la tienne. De la même façon que vous utilisez à tout vent les mots « démagogie » et « populisme » pour ridiculiser les non-gauchistes.

    Ah oui… En passant, je pense franchement que tu n’as pas à répondre à la place de Louis. Ce qu’il a écrit, c’est que j’insultais, pas que j’étais condescendant.

    Et ce que tu ne sais pas, c’est que j’ai envoyé un courriel il y a peut-être 2 jours à Louis pour le féliciter de son blogue. Lui ? Il se retourne en m’accusant d’insulter le monde !

    Bravo!

    Et finalement, mon commentaire s’adressait à Manx, une personne que j’adore lire car même si nos opinions ne se rejoignent pas souvent, il a le mérite d’apporter des éléments factuels pour étoffer ce qu’il avance.

    Lâche pas Manx!

  22. @ Manx.
    Tu sais, peut-être que j’ai des préjugés. Probablement que le « punch » final dans mes phrases, est un peu fort. Je l’avoue humblement. Je suis très heureux de voir que tu es respectueux de la démocratie. Je le suis aussi. Point commun! Je vais prendre un peu de recule à l’avenir par rapport à ce que j’appellerais de l’ « enthousiasme souverainiste ».
    Cela ne me fera toutefois pas changer d’idée sur ce que j’appelle « l’acharnement référendaire ». Je lance cette phrase sans savoir si le chapeau te va. À toi d’en faire ce que tu veux. Tu sais, j’ai vôté OUI en 1995. Il y avait les conditions gagnantes « L’Échec du lac Meech ». Mais, cela n’a pas empêché la défaite. On leur a toutefois fait peur en ost….

    Petite correction sur tes affirmations cependant. Sur le site de SOSCONTRIBUABLES.CA, une élection coûte 78 millions. Je n’ai pas fais de recherche pour savoir comment coûte un référendum. Ça doit être dans le même « Range ». 78 Millions investis en prêt et bourse étudiante, ça change pas le monde sauf que….
    Autre perspective sur le résultat des élections, Il y a 60% de la population qui refusé de voter pour qu’il y ait un référendum. Bravo la démocratie hein !
    Joute verbale sans méchanceté. Au plaisir !

  23. Le populisme n’est pas de répondre aux attentes de la population, mais plutôt de profiter d’une réaction à chaud, d’un sentiment hautement négatif et irréfléchi — ne pas y voir ici un quelconque sens péjoratif — qui devrait normalement être passager, mais qu’un politicien amplifie, exagère, fait perdurer et limite l’interprétation aux paramètres de ses propres ambitions ou celles de son parti.

    C’est un peu comme l’enfant qui tombe de vélo. Si son parent ne lui porte pas une attention trop hative, l’enfant s’apercevra que sa chute ne lui fait pas mal du tout, ou très peu. Mais si le parent se retourne vers l’enfant et s’écrie «oh mon dieu, ça doit faire mal!», l’enfant aura effectivement très mal.

    Y a pas que Dumont qui a fait du populisme durant les élections. Boisclair en a user lors de son passage à Montréal, mais contrairement à Dumont, ça lui aura couter très cher (la couronne nord) et apporter absolument rien sur l’île même.

  24. En tout cas le bum, je trouve que tu es de mauvaise foi. Tu n’as même pas remarqué que j’ai terminé mon message ainsi : « ce qui n’est pas le cas dans tes derniers commentaires. »… Ça voulait dire que je trouvais que tu t’étais amélioré! Et je viens de revérifier, pour ce qui est de Louis, il a seulement écrit à propos d’insultes : « Tu es très agréable quand tu discutes avec des arguments au lieu des insultes! ». Alors, après ça, si je te dis que je te trouve susceptible, tu vas grimper aux rideaux?

    Et, je ne voulais pas répondre à la place de Louis, j’en profitais seulement pendant que c’était sur le sujet : je n’ai aucun problème avec aucun des autres intervenants à part toi et je trouve ça franchement dommage. Je me répète, mais je te trouvais plus posé dans tes derniers commentaires et là, parce qu’on te le fait remarquer (d’une manière très positive) tu repars dans la provocation et le dénigrement détourné en mettant Manx sur un piédestal (même si je suis d’accord qu’il le mérite, j’adore ce qu’il apporte, mais est-ce qu’il va apprécier qu’on se serve de lui pour planter les autres?…). Pas fort (et pas sûr…).

    Le pire, c’est que je me fais encore pogner à argumenter dans le vide quand c’est clair que tu vas encore prendre ça mal et revenir à la charge. Moi ça me tanne.

    Et toi Louis, comment tu trouves ça?

  25. Renart, ton problème, c’est que tu te sers de tes commentaires pour tenter d’utiliser chacun des adjectifs péjoratifs que tu connais pour me dénigrer.

    Provocation et dénigrement en mettant Manx sur un piédestal? C’est complètement ridicule! Serais-tu, tout comme Amir Khadir, une personne qui voit des conspirations partout? SVP, arrête ça pour l’amour…

    J’ai le droit d’apprécier ce que Manx écrit, tout comme j’ai le droit de trouver que tout comme Claude Charron, tu ne te sers de ta plume exceptionnelle à mauvaise escient. Tu l’utilise en prenant un malin à me planter et je déteste ça.

    Laisse-moi tranquile et arrête de voir de la mauvaise foi dans chacun de mes textes, d’accord?

    J’aimerais débattre au lieu de passer mon temps à me défendre contre vos attaques mesquines.

    Ça frôle la paranoïa ton affaire et ça me tanne…

  26. Le bum, c’est la dernière fois que je t’écris, je n’ai plus de temps à perdre.

    Merci, tu m’as donné exactement ce que je pensais que tu allais me servir!

    Bonne nuit! Je te souhaites d’être heureux!

    (Vraiment!)

  27. Bon. Je vais enfin pouvoir commenter sagement sans avoir à me demander à chaque fois de quel pied Maître Renart s’est levé et de quelle façon tordue il va interpréter mes propos cette fois-ci.

    À te voir aller, j’en étais venu à penser que j’avais tellement raison dans mes commentaires que la seule façon qu’il ne te restait pour répliquer, c’était de m’insulter.

    Au moins, maintenant que tu me laisseras tranquile, et ben je pourrai recommencer à douter et à me questionner, ce qui est le propre de tout être humain intelligent.

    À bon entendeur, salut!

  28. @Renart: Je suis d’accord avec ce que tu as écris. J’ai essayé d’expliquer à Le Bum que c’est plus agréable de discuter quand il n’y a pas d’insultes. Il est vrai qu’il m’a envoyé un courriel assez sympathique, et je m’en voudrais de ne pas le souligner. Mais c’était après m’avoir traité de raciste et de tout ce que tu peux imaginer sur son blogue et ici. Ceci dit, ce n’est pas la place pour la rancune et les vieilles histoires.

    Tu as visé juste: j’ai juste voulu souligner que c’est plus agréable de discuter avec lui de cette façon.

    Si j’étais condescendant, je dirais que c’est du renforcement positif puisque je ne lui réponds que lorsqu’il n’insulte pas et n’est pas agressif.

    Allez, le bum, rions un peu. La vie n’est pas si sérieuse? Regarde, je me moque de ma propre condescendance occasionnelle…

    Bonne journée à vous deux et à tout le monde.

  29. T’as bien raison Louis, la vie est belle!

    Mais excusez-moi, je ne peux pas m’en empêcher:

    POUAAAAAAAHA HAHA HA HA HA HA HA HA HA HA !!!!!!

  30. dum dee dum…

    Je m’absente 24 heures et c’est la guerre entre Renard et le bum? Sans oublier que je me fais encenser de partout? Vous me faites manquer toute l’action là, c’est moche :D.

    Allez, c’est que des arguments que l’on lance, ne répondez méchamment que si vous vous sentez mal compris ou insultés dans vos principes ^^.

    @ Bum: ce que je disais sur Dumont est un peu pour le défendre. Durant la campagne, il s’est dit ouvert aux baisses d’impôts si les QuébécoisEs en avaient les moyens uniquement. Le programme électoral de Jean Charest compte 1,9 Milliards en baisses d’impôts, soit 30% de son argent excédant dans son cadre financier. Nous sommes dans un gouvernement minoritaire; maintenant, au lieu de trouver les points qui différencient les partis, comme en campagne électorale, il faut qu’ils trouvent les opinions où ils sont prêts à se mettre d’accord. C’est ce que Mario Dumont fait, un peu avant que les autres ne le fassent (car ils devront tous se mettre d’accord sur certaines choses afin de diriger le Québec), et je juge cela responsable de sa part. ^^ Je critique beaucoup, mais il faut savoir reconnaître quand un politicien, même si on est pas d’accord avec lui, fait quelque chose de bien.

    @ Roch: Actuellement, 60% des électeurs (ce ne sont pas des contribuables dans cette situation ^^) ne veulent pas de référendum. Respectons cette opinion. Si le pourcentage était plus petit (48-52, dans la marge d’erreur), je serais en faveur d’un référendum ou d’un meilleur moyen.

    Je crois qu’il faut savoir quelque chose: on critique le coût du referendum de 78 millions. Mais sur quoi porte-t-il, ce referendum? Sur l’avenir du Québec. Chacun de ces votes influence cet avenir pour les 50, 100, 200, 300 prochaines années ou peut-être même jusqu’à ce que nous détruisions cette planète.

    Mais pour cela, il faut, non pas que les conditions gagnantes soient réunies (comme je l’ai dit, ce n’est pas un match de hockey), mais que la population soit ouverte à l’option de la souveraineté. C’est ça, la seule condition. En ce moment, les sondages mettent cette option à 42%, la population veut voir ce que le fédéralisme d’ouverture fait. Je ne crois pas que ça ne soit avantageux, même avec un gouvernement fédéral ouvert, de rester dans la fédération canadienne, mais si la population est intéressée, la seule chose que je peux dire est que ce n’est pas une bonne idée et pourquoi je crois que ça ne l’est pas. Même chose pour ceux qui votent ADQ: la seule chose que l’on doit faire, c’est d’expliquer pourquoi ce n’est pas une bonne idée selon nous.

    Et 78 millions est une belle somme, il ne faut jamais cracher sur un penny ^^, mais si on doit me demander si ce 78 millions est mieux investi dans un referendum que la moitié de la population du Québec appuie ou dans l’ajout de bourses, je devrais aller dans la direction du referendum. À long terme, la réponse d’un « Oui » a des conséquences tellement nombreuses, comparativement à un investissement de 78 millions en bourses dans une seule année. Et ça ne veut pas dire que je suis contre un tel investissement, mais qu’entre deux choix pour lesquels on est en faveur, il faut prendre le meilleur.

    Pour ce qui est du referendum, je ne sais pas le coût exact, ça doit probablement être supérieur à une élection d’environ 8 millions (dans une élection, on dépense 50 cents par électeur pour son vote, en toute logique environ 2 millions – durant le refendum, chaque camps avait le droit de dépenser 1$/électeur, soit 10 millions).

  31. Dernièrement, j’ai répondu aux textes signés par Louis ou Renart seulement s’il m’insultait dedans. Sinon, niet!

    Vous remarquerez que depuis que j’ai dit que je cesserais de répondre aux articles provocateurs de Louis parce qu’il était trop borné(dans le sens de trop campé sur ses positions) et bien c’est exactement ce que j’ai fait.

    Tous mes commentaires étaient en réaction entre autres aux superbes textes de Mans qui m’impressionne à chaque fois. Je me souviens d’une Julie aussi.

    Cependant Louis a continué sa campagne de dénigrement, malgré le courriel flatteur que je lui ai fait parvenir.

    Et là, Maître Renart, s’ennuyant que je m’intéresse à ses commentaires, a voulu attiré mon attention en répondant à la place de Louis.

    Je sais qu’il faut utiliser avec parcimonie le mot « jamais », mais je jure sur ce qui j’ai de plus précieux que jamais je n’ai été le premier à dénigrer ou à insulter quelqu’un dans ma vie et je viens d’avoir 35 ans. Je n’ai toujours fait que répliquer à la première attaque. Et lorsque je réplique, je peux être très virulant et je ne lâche pas facilement le morceau. Le manque de respect me pue au nez, alors je me défends.

    Je compte continuer d’émettre mes opinions lorsque je penserai pouvoir amener un éclairage différent ou un complément d’informtion aux commentaires des lecteurs de ce blogue.

    Et je continuerai à ne pas tenir compte de ce que Louis et Renart écrivent, à moins qu’ils ne décident de poursuivre leur gang bang contre moi.

    Et Renart, j’espère que tu ne t’es pas étouffé en pouffant de rire car ta santé me tient à coeur mon vieux!

  32. Pour votre info:

    populisme, nom masculin

    Sens 1: Tendance politique démagogique visant à défendre les intérêts du peuple [Politique].
    Sens 2: Courant littéraire, pictural ou cinématographique s’attachant à l’expression de la vie des milieux populaires [Beaux-arts].

    démagogie, nom féminin

    Politique dans laquelle on flatte un groupe, une assemblée de personnes afin de gagner leur adhésion ou augmenter sa popularité.

    (Source: Dictionnaire de la langue française du site l’internaute. – Ce que j’adore l’internet!)

    Alors si on veut débattre le sens de populisme, on pourrait exactement dire qu’il s’agit de paraitre de défendre les intérêts du peuple pour augmenter sa popularité.

    Si je compare cette définition avec les actes de Mario Dumont, je conclue que ça lui va comme un gant. Le populisme est l’arme que Mario Dumont s’est servi pour attirer des votes à son parti aux dernières élections. Tout simplement, ils disait aux gens ce qu’ils voulaient entendre.

    Alors je reprends les paroles du Doc Mailloux: « Pis après? C’est-y un crime? » 🙂

    Sérieusement, Mario Dumont n’est pas le seul politicien à faire ça. Il le font tous! M. Dumont l’utilise juste avec toute la subtilité d’un taureau dans un magasin de porcelaine!

    Dans le cas des baisses d’impôts, Dumont protège son proverbial arrière-train. Jean Charest a peut-être promis de baisser les impôts parce qu’il était désespéré, mais il n’en demeure pas moins que maintenant qu’il forme un gouvernement minoritaire, il pourrait se servir maintenant de cette promesse pour mettre ses opposants dans la fâcheuses situation d’expliquer pourquoi ils sont contre l’allègement du fardeau fiscal des contribuables les plus taxés au Canada. Même si l’annonce de la baisse avait été mal reçue pendant les élections, justement à cause du manque de crédibilité de M. Charest, il n’en demeure pas moins que la plupart des citoyens ne sont probablement pas contre la baisse d’impôt comme tel. Impopulaire sera celui qui le bloquerait. Et si les deux partis de l’opposition s’unisse pour bloquer cette baisse d’impôt, Jean Caharest aura l’excuse pour ne pas réaliser cette promesse et s’en servira à coup sûr aux prochaines élections.

    Autre chose, je serais curieux de découvrir ce que M. Dumont et son parti aura obtenu comme compromis des libéraux, s’il appuie un budget contenant des baisses d’impôt…

  33. « J’ai milité pour le oui en 1995, mais je n’ai jamais cru à la séparation du Québec du Canada. »
    -Mario Dumont.

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2007/04/03/004-Dumont-souverainete.shtml

  34. Mario Dumont souligne quelque chose d’intéressant en affirmant qu’il ne croyait pas à la séparation même s’il a milité pour le oui. Les sondages après le référendum ont démontré qu’un nombre effarant de québécois qui on voté oui en 1995 croyaient qu’on allait automatiquement continuer d’utiliser le dollar canadien et qu’on continuerait d’élire des députés à Ottawa une fois le Québec séparé. M. Dumont n’était pas le seul à ne pas comprendre la question du référendum de 1995 semble-t-il.

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