Cassure sociale inc.

Le cri du coeur de Louis Bernard pour que le PQ se repositionne clairement comme étant le parti de l’indépendance, et renonce au principe de la gouvernance, des positions gauche-droite, se sabordant après un référendum, gagné ou perdu, a quelque chose de très touchant. Un peu comme ces rêves qui nous laissent un sourire au matin et qui reviennent nous hanter en plein après-midi.

Malheureusement, force est de constater que la société québécoise a changé. Avant, c’était facile de dire « soyons libres, soyons souverains ». Personne n’avait imaginé que trente ans plus tard on demanderait « être libre, mais pour quoi faire? ». La liberté, ça veut dire quoi en 2007?

La liberté, c’est d’écouter de la musique américaine sur un beat africain dans un IPod californien en ignorant un sans-abri? Ou encore de rouler dans une Mercedes flambant-neuve en espérant que la compagnie « x » se restructure en licenciant ses travailleurs?

Qu’est-ce que la liberté? Pire, qui est ce « nous » qui se veut libre?

Avant, il y avait une fierté partagée, une origine commune, des espoirs communs. Si l’entreprise du coin prospérait, elle engageait des gens, qui eux aussi s’enrichissaient, et tout le monde en profitait. Et si tout le Québec se créait sa propre entreprise, son propre futur, se libérait en un seul cri victorieux, tout ce « nous » acclamait sa délivrance dans un concert de klaxons tout en lançant bruyamment des « c’est à notre tour » à tue-tête. C’était pas ça, au fond, 1976?

Aujourd’hui, c’est chacun pour soi. Le marché a tué le sentiment d’appartenance. « Je suis Québécois ». Ah bon. Moi je suis « Gothique ». Et moi je suis un « Montréalais ». Un homme. Une femme, un transsexuel, un chien, une plante verte. Et quoi encore. C’est la fragmentation sans fin des ensembles nous menant au plus petit dénominateur commun: des humains seuls, les uns contre les autres, dans la jungle du néolibéralisme.

Dans ce contexte, que veut dire l’indépendance en 2007? Pour beaucoup, plus grand chose. Sont-ils fédéralistes pour autant? Non plus. Ce sont ces gens qui votent ADQ: ces gens qui s’en foutent. Ils ont compris que même les pays ont capitulé devant les entreprises et que désormais c’est le règne du tout s’achète et tout se vend. Ils ont compris, et ils ont capitulé.

Le PQ peut-il trouver un moyen de se sortir de ce mauvais pas dans lequel il semble d’être enligné? Difficile à dire. D’un côté, s’il fait le même choix que la droite et reconnaît, comme le PLQ et l’ADQ, que seul l’individu compte et qu’il ne faut plus chercher d’émancipation supérieure, il capitule lui aussi et nous soumet corps et âmes sur l’autel du libre-marché. D’un autre côté, s’il lutte, s’il s’oppose clairement à cette cassure sociale, il se fera taxer de rêverie, d’utopie et de gaucherie par tous ceux qui ont trouvé leur compte dans cette jungle.

Oui le cri de Bernard est touchant. Pas parce qu’il représente le rêve brisé d’un vieil homme, mais parce qu’il fait écho au cauchemar de notre propre désintégration en tant que collectivité.

p.s. À lire en écoutant le nouvel album de Daniel Bélanger, « L’échec du matériel », titre qu’aurait porté ce texte si je n’avais pas eu tant de respect pour Bélanger. Cet album représente en musique et en poésie l’essence de ce texte, pour ceux qui ne l’ont pas encore écouté.

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42 Réponses

  1. Oui, c’est un magnifique cri du coeur que celui de Louis Bernard mais de grâce ne le qualifie pas de « vieil homme » car c’est dans la tête qu’on est jeune, le reste n’est que poussière.
    Ton analyse de la société est assez juste, car nous sommes une société du prêt-à-porter et très prêt-à-jeter, des sacs Glad quoi !

  2. J’irai écouter cette musique avec grand intéret.. Tout part du coeur c’est ma facon de penser… tout!…Meme la souveraineté!…Merci et a bientot..xox

  3. Ton texte me touche beaucoup Louis. Ça rejoint ce que je pense et que j’ai déjà écrit comme suit: « tout le monde devrait se dessiner un drapeau et demander une souveraineté personnelle pour se mettre à jour ».

    Oui, c’est assez sombre comme vision de la société, et je ne doute pas que la musique de Daniel Bélanger l’incarne bien. J’ai bien hâte d’écouter.

    Pour ceux que ça intéresse, j’ai une chanson sur mon myspace (voir le lien dans mon blogue) qui se marierais bien avec ce début de discussion. Elle s’appelle « J’m’en fous ». Y’a aussi « Trop petit » qui est assez engagé. Mais bon, je ne suis pas Daniel Bélanger…

  4. Merci Louis d’avoir pris le temps de m’écrire un petit commentaire sur mon blogue, c’est gentil! 😉

  5. Effectivement, je suis d’accord avec cela, à certains points près. Quand Jean Charest se permet des lapsus en disant: « Les contribuables ne veulent plus d’un nouveau référendum » au débat des chefs, employant le terme CONTRIBUABLE (et non électeur), il montre aussi que nous ne sommes pas qu’une personne; on nous rabaisse à la simple structure économique et individuelle. Que l’on emploie ce mot pour qualifier les « électeurs » inclut un facteur économique dans nos prises de décision étatiques, et c’est encore plus grave. À date, aucun journaliste n’a relevé l’erreur majeure qu’il a fait et qui désigne bien dans quelle optique le Québec d’aujourd’hui avance.

    Mais enfin, ce n’est pas le cas partout encore et je crois que plus les choses avanceront, plus la jeune génération va se distancer de ces âneries et prôner une certaine volonté d’unité, plutôt qu’un égotisme crasse. Cela reste à voir, mais les jeunes remarquent de plus en plus qu’un collectif de 500 membres, ça vaut beaucoup beaucoup plus que 500 individus. Les liens, c’est ce qui donne une force à l’Homme.

    Comme l’ont dit certains penseurs: seuls, on avance vite. Ensemble, on va loin.

  6. La position de Louis Bernard et vraiment, à mon avis, la voie que devrait utiliser le PQ. Tant que le PQ va devoir mettre autant (sinon plus) d’effort sur la gouvernance que pour la cause souverainiste, ça n’avancera pas.

    De plus, l’article un du programme du parti, qui est la souveraineté du Québec, est une idéologie autant de droite que de gauche, qui peut attirer des personnes de tous les types, ce qui devrait faire en sorte que le plus de gens possible de ralient au parti mais si le parti s’entête à pencher d’un bord ou de l’autre de la balance idéologique, il va toujours toujours courrir le risque de perdre 50% des appuis qui ne sont pas du même bord de la balance….

  7. Excellent commentaire Averlok.
    Viens rire un peu en lisant sur mon blog LE Credo Des Conservateurs. http://jesopinions.blogspot.com

  8. Louis, tous égaux, Tu es sûrement plus riche qu’un sans abris du centre ville? Mais quelle injustice. Pour lui tu es riche. Donc demain vas le rejoindre et partages à part égal ton salaire. Comme ça vous serez tout les deux égaux. Plus pauvres mais égaux.

    Les gens ne veulent plus entendre parler de souveraineté. Ce qu’ils veulent c’est du pain sur leur table. Le jour où ils en auront alors là vous aurez vos chances de réussir votre désir de séparation. C’est simple de même. Les gens mettent leur prioritées ailleurs.

  9. Mr. Richard, Vous avez le mot juste.
    Pourquoi la souveraineté à tout prix. Il y a temps à faire dans cette province, pour perdre son temps avec la propagande des BabyBoomers déchus et déçus. Qu’ils soient de gauches ou de droites, les gens veulent une belle vie, c’est simple !

  10. Tout dépend. Ça dépend si certains considèrent que c’est parce que le pays sera souverain que l’on pourra amener du pain sur la table. En ce moment, notre économie est freinée, car nous partageons le dollar canadien, qui suit beaucoup plus les indices boursiers du pétrole pour déterminer sa valeur que l’électricité et le savoir-faire des entreprises Québécoises.

    En gros, pour le PQ (pas nécessairement pour la majorité de la population), c’est par la souveraineté que le Québec accroît sa richesse au niveau de sa nation, affirme sa place réelle dans le monde et assure une meilleure prospérité au Québec.

    J’ai vu dans un article plus tôt quelqu’un qui chiâlait contre le fait que des souverainistes donnaient des conférences. Ils le font pour informer les gens, leur montrer que la souveraineté est un moyen d’atteindre cette richesse dans ces trois domaines. Aucun fédéraliste n’ose même aller défendre devant les jeunes son option. Les arguments sont cyniques, basés sur l’ignorance.

    En repositionnant le PQ sur les possibilités que pourrait apporter un Québec souverain, plutôt que sur l’enjeu de la social-démocratie, cela permettra au Québec de s’affirmer. C’est la ligne que doit prendre le PQ: informer les gens sur les motifs de la souveraineté d’aujourd’hui.

    Il faut lire l’article de Louis Bernard sur son blogue, il explique bien mieux sa suggestion que les médias. Le but du PQ, s’il est porté au pouvoir, n’est plus de diriger la province; on ne voterait pas PQ pour avoir un gouvernement de centre-gauche qui sait faire le travail. Le but du PQ serait de faire un référendum et de démissionner sur-le-champ en cas de NON, point. Dans le cas d’un OUI, ce serait de négocier avec le gouvernement Canadien le mandat que la population leur a donné.

    La dernière élection a prouvé que plusieurs ne se voient plus dans le modèle de social-démocratie de centre-gauche que le PQ arborait. Malgré tout, plusieurs ont encore une graine souverainiste, qu’ils soient de gauche ou de droite, et vont voter ADQ.

    Dans la perspective où le seul but du PQ est de réunir les camps souverainistes, et dans cette seule perspective, le plan de Louis Bernard est excellent.

  11. Très intéressant vos commentaires. Je réalise de plus en plus que j’ai intégré deux sujets qui auraient pu être séparés dans ce texte:

    1) La position de Bernard;
    2) Le néolibéralisme affectant le tissu social.

    J’ai pensé qu’en superposant le tout ça imagerait le fait que le PQ se voit de plus en plus déconnecté de la réalité quotidienne de beaucoup de gens, mais, dans tous les cas, je trouve vos textes très intéressants à lire et riches en bonnes idées.

  12. Je regarde le hockey d’un œil, et l’écran de l’ordinateur de l’autre. En passant, au premier entracte, c’était un à zéro pour le Canadien. Et il m’est venu une drôle de perception. ?!?

    En ce moment même, il y a plus ou moins 1.3 millions de gens qui écoute la convergence TVA. Il y a aussi plus ou moins 1 million d’autre gens qui sont à RDS. Donc, au total 2.3 millions de gens ordinaire, des gens du peuple, des populistes réels. C’est ta majorité pour gagner le référendum.
    Trouves une façon de faire fermer TVA et RDS, et fait passer ça sur le dos du Fédéral. Tu vas voir la gang de « ma tante et de mon oncle » descendre dans la rue.

    C’est aussi ces gens la que les souverainistes doivent convaincre !
    On est lui du virtuel et des discours élaborer hein !

    Il reste 18min. et c’est encore 1 a 0 pour montréal.
    Salut.

  13. Manx tu t’exprime bien, mais tout ce que tu dis est basé sur des suppositions et n’A aucune valeur. Le budget de Legault, la preuve que la souveraineté allait tout guérir n’a pas toffé plus de deux jours. Pourtant tout les souverainistes disaient « attendez de voir le budget vous allez tout comprendre » On a tous compris que Leguault s’est mis le pied dans la bouche pis que c’était de la bullshit.

    Une fois le Québec séparé, on fait de Montréal un pays comme ça elle ne sera plus à trainer le reste de la province. On fait de Chicoutimi un pays car les bluets n’auront plus à endurer les médias montréalais et ils pourront exporter vers Montréal, le pays voisin, à gros prix. Mais là les alguonnquin revendiqueront un pays. En tant que première nation ils n’auront plus à supporter la pression de l’homme blanc. Puis dans le coin droit l’estrie avec sa capitale Sherbrooke qui voudra devenir un état Américain. Étant donnné qu’elle est la plus importante ville de la région (USA compris)et qu’elle fait déjà énormément d’argent avec eux pourquoi pas s’y annexer? La gaspésie la grande oubliée revendiquera le droit de faire partie avec le Nouveau Brunswick, séparé de la mère partie par le Québec démentelé, du Maine. Ceci frise le ridicule, mais comment dire non à ça si on se doit de dire oui à la souveraineté?

    Nos parents ont rêvé à un pays. Il y une époquela conjoncture économique était peut être plus favorable. Maintenant l’histoire et le temps ont fait leur oeuvre et les circnstances sont bien différentes. Comme j’ai dis mettez du pain sur la table des gens avant pour prouver le bien fondé de vos idées. Dites moi pas que le fédéral bloque tout, faites en la preuve avec ce que vous avez. Si on a 100$ et bien qu’on dépense 100$ et non 300$ alors là on verra peut être la confiance faire une percée.

  14. Mmmh… Une chose a été soulevée par Louis. Les gens se séparent en classes identitaires, appelés pays, pour se séparer en classes nationales, appelées provinces, pour se séparer en infimes parts de classes locales, pour ensuite se séparer en classes sociales qui se dispersent en milliers d’individus qui croient tous être très différents les uns des autres. Le Québec est divisible jusqu’à l’individu et l’anarchie individualiste, en vérité. Reste à savoir quelle identité (nationale, du pays, locale) prime sur tout le reste. Pour ma part, je suis Québécois avant d’être Canadien, Montréalais, Estudiant, Solidaire ou en faveur de l’arrêt de la chasse aux phoques (je dis ça pour blaguer, qu’on les tue ces bidules et les poissons seront bien gardés).

    La seule opposition au budget Legault rendu public a été l’argument faiblard de M. Audet, comme quoi le budget ne tenait pas compte des actifs qui quitteraient la province. C’est encore le scénario apocalyptiste qui est avancé, alors que j’ai prouvé que le monde économique est débarassé depuis longtemps de cette barrière symbolique qu’est la classe nationale (et dont mes idées s’appuient sur de nombreux pdg au Canada): les pays. De l’argent, qu’il vienne de types jaunes, oranges, noirs ou de petits bonhommes verts, les gens le prendront pareil (remarquez, je ne dis pas cela pour être xénophobe). Ils acceptent d’aller chez Wal-Mart pour obtenir un rabais, même si plusieurs ont les moyens de se payer des produits équitables (pas tous, en effet, ça coûte cher d’avoir une conscience sociale de nos jours). Ils vont au moins 6 fois par année chez Dollarama, mais jamais à une banque de sang. Sinon, on construit des méga-barages qui montrent que l’empreinte écologique sur le milieu formé par le bassin hydraulique causera des problèmes pour 15 ans (destruction d’habitat naturel, contamination de l’eau au mercure et entrée de mercure dans la chaîne alimentaire), parce qu’on se plaint que les éoliennes enlaidissent nos montagnes (Les éoliennes ont d’autres défauts, mais ils peuvent être évités facilement par une gestion responsable).

    L’idée de la division du Québec a été évoquée souvent, mais le principe est démoli facilement. Quel sentiment d’appartenance au Québec serait plus fort que tout le reste? En me promenant dans mon quartier, c’est « Je suis Québécois » qui vient bien avant « Je suis Montréalais », voire même « I’m a proud Canadian ». Le cas amérindien a toujours été particulier. Existe-t-il un Québec des villes et un Québec des régions? Je ne crois pas, je pense qu’il existe des régions au Québec aux caractéristiques différentes, mais que celle de Montréal est très marginale. D’ailleurs, Sheila Cops croyait que le Québec ne formait pas une « nation », mais une « culture régionale dans le Commonwealth Canadien ». C’est cet argument sur lequel martèle le PLC depuis que le Québec veut s’affirmer.  En vérité, ce sont les régions du Québec qui forment des cultures locales dans une nation Québécoise tout aussi riche qu’elle. Malgré cela, je crois que la nation Québécoise sait englober nos cultures locales, et que nous sommes capables de nous affirmer Québécois, bien avant de nous affirmer Canadiens ou Montréalais, montérégiens, estriens, bleuets, framboises, tartes au sucre, etc ^^ (à 11h30, mon humour devient toujours de plus en plus douteux).

    La classe nationale qui se sépare en classes locales. Un Français de Marseilles est différent du Parisien (accent compris), ou même des habitants de la banlieue. Leur vie à tous les jours est très différente. Cela ne les empêche pas d’avoir la même définition de ce qu’être Français c’est, et d’en être aussi fier.

    D’un côté économique, la souveraineté, c’est l’autonomisme pur et dur à 100%. On est autonomes, le Canada est autonome. Les citoyens paient des impôts à une place, n’entretiennent pas une machinerie de fonctionnaires encore plus lourde qu’au Québec en ce qui a trait de l’armée, de la poste et des seconds ministères de la santé, éducation, etc. Il n’entretient pas les membres du PLC et du PCC qui siègent au Sénat (car entendons-nous, des hommes nommés par le PM, payés par l’état, c’est rien d’autre qu’une nomination basée sur la partisanerie et l’argent, et non sur la compétence) et dont le gouvernement loue les bâtiments que cette élite possède pour conserver les archives historiques du Canada (à prix extrêmement compétitif, dans le sens où la compétition est à qui va demander le plus cher pour louer son bâtiment).

    Ce genre de magouilles se fait aussi au Québec, au PQ comme au PLQ, et je dois avouer que ça me désole. Dans le sens où l’on dit que tout le monde essaie de nous voler, François est plus proche de la raison que du tord. On est rendus même à un point où quand on l’apprend on ne dit plus: « Maudits crosseurs », mais on préfère répondre « Ça m’étonne pas ». C’est très grave que l’on se dise qu’il n’est pas souhaitable de se faire voler au lieu de dire que c’est un outrage à notre confiance, alors qu’on les a élus, et que la seule façon de protester contre ces actes-là soit en cochant un bulletin de vote sur une autre case à tous les 4 ans, et ce par un acte individuel et non par un mouvement collectif, ou en abandonnant son droit de citoyen et en préférant ne pas aller voter.

    Pour la preuve que le fédéral bloque tout, je ne l’ai pas. Ce serait ridicule de le montrer, le fédéral ne bloque pas tout, et si un souverainiste essaie de te dire ça, ris bien haut pour que tout le monde autour de toi l’entende. Mais il nous fait perdre de l’argent et ça c’est vrai, et de l’influence au niveau de l’économie locale et mondiale.

    Notre dollar ne suit pas les cours du Québec, mais les cours de la rafinerie et du pétrole. Résultat: le prix de nos importations au Québec et exportations, dans nos entreprises d’électricité, dans nos PME et dans nos marchés des pâtes et papiers sont influencées à 80% par le pétrole albertain, ce qu’on transforme en Ontario et en petites quantités à Montréal, et ce qu’on exporte aux États-Unis. C’est très désavantageux, car s’il advenait que le Québec ait un frein économique un moment donné et que le pétrole connaissait une constance continue comme actuellement, on s’étranglerait à la gorge, notre dollar valant trop cher pour que l’on puisse vendre nos produits au sud et les entreprises trouvant qu’il en coûte moins cher d’investir en Europe qu’au Québec.

    Ce genre d’arguments économiques, il tient la route, mais de dire que le fédéral bloque tout, c’est faux. Ça a même des avantages (assure des transferts fédéraux irréguliers selon les « bonnes » et les « mauvaises » années au Québec, est la seule institution qui règle progressivement sa dette, mais sur le dos des provinces), mais c’est en faisant le poids du pour et du contre, au meilleur de ma connaissance, et en m’appuyant sur les thèses et théories de la Dre Jane Jacobs, Dieu ait son âme, que je me dis que le Québec ferait mieux d’être un pays, au niveau strictement économique.

  15. Tu sais Manx, je suis tout à fait en désaccord avec la fin de ton texte. Si tu voyage en europe avec un passeport Canadien, les gens savent d’où tu viens, à l’inverse que si tu te dis québécois. J’ai traversé entre la BC et Washington. Quand le douanier US m’a demnadé « PQ what’s that » J’ai dû lui expliqué la siginification de PQ et où c’était.(un colon qui ne conniassait pas sa géo)La notoriété que nous avons sur le globe c’est la notoriété canadienne et non québécoise. Ça n’a rien à voir avec les rocheuses. En économie c’est pareil. Nous surfons sur une vague qu’il en déplaise ou non qui est canadienne. Bien que je ne me considère pas fédéraliste, si je suis contre l’indépendance à cause que je pense le contraire de ce que tu avance.

  16. @Francois Richard

    Quelles drôles de remarques!:

    « Si tu voyage en europe avec un passeport Canadien, les gens savent d’où tu viens, à l’inverse que si tu te dis québécois »

    « La notoriété que nous avons sur le globe c’est la notoriété canadienne et non québécoise »

    J’ai l’impression qu’il y a un renversement cause/effet dans votre commentaire. N’est-ce pas plutôt parce que le Québec n’est pas un pays que la culture québécoise n’a pas la visibilité qu’elle mérite? (D’ailleurs, la proposition inverse est étrange: notre culture n’est pas très visible dans le monde, alors nous ne méritons pas un pays… allez dire ça aux Finlandais!)

    L’autre option, c’est de faire en sorte que les « exportations » culturelles québécoises ne soient plus systématiquement étiquettées comme Canadians (e.g. Les invasions barbares aux Oscars). Mais comment?

    M.Éborgner

    P.S:

    (*** ATTENTION: le conseil suivant est une hérésie dans le nouveau contexte politique québécois ***)

    La prochaine fois, essayez de dire que vous venez de Montréal. Jusqu’à maintenant, je n’ai eu que de bonnes expériences avec cette stratégie. Le plus souvent, on me demande « Est-ce que tu parles français?… c’est donc ça l’accent que je ne replaçais pas! »

  17. Es-tu de Montréal… Les gens vont savoir de quoi tu parle si tu es en France, ou Belgique, ou dans une ville de hockey et de F-1.(la F-1 c’est le prochain évènement sportif que Montréal va perdre après les Expos que le Québec et Montréal n’ont pas su garder)

    La visibilité québecoise n’est peut être pas justement assez vissible. Peut être… Rien n’empêche le Québec de se faire voir. Les invasions barbares a été au oscar: vrai. En parle t’on encore??: Non. À ce que je sache le fédéral n’empêche pas le Québec d’investir pour nous faire connaître. Rien ne nous empêche de s’affichger. Mais ce n’est pas en subventionnant à grand coup d’argent des gars comme Éric Lapointe, le personnage d’Elvis Gratton ou les trois accords qu’on va réussir à se faire connaître sérieusement sur le globe. Ce n’est pas en voyant des caves comme Béland et Salvaille aller écoeurer le monde partout sur le globe qu’on va s’attirer une certaine sympathie et un intérêt pour notre culture. Nous sommes les seuls responsables de ce manque de visibilité.

  18. M. Richard, êtes-vous en train de dire qu’il faut seulement subventionner la culture exportable? Bravo! Ça va de soi dans votre pensée mais pas dans la mienne: y’a pas juste Céline et le Cirque du Soleil au Québec.

  19. La raison pour laquel le PQ n’a pas été réélue c’est que le contenu de ses idées générales ne plaisait pas. Ils se doivent de courtiser le peuple car en bout de ligne c’est lui qui s’exprime. En 1995 j’ai voté « oui » pour une idée qui me séduisait, est-elle encore aujourd’hui aussi belle? Se que je sais c’est que le PQ nous à mit dans la marde pendant ces derniers 8 ans de reigne, hors le peuple s’en souvien, et ils nous représente un programme électorale similaire à celui de ces mêmes années là.Bref ils ont perdu, et pour continuer ils doivent se retrousser les manches ,et non s’apitoiyer sur leur sort.

  20. C’estpas ce que je dis. Je dis que les imbécilité qui nous font passer pour des pleutres à l’extérieur comme Béland ne mérite pas d’être subventionné. La plupart des artistes québécois sans subventions n’existeraient pas ici même, donc comment vouloir les faire vivre ailleurs? Comment vouloir exporter la culture d’ici si elle ne subsisterait même pas sans le gouvernement. La plupart de nos artistes sont des assités sociaux riche voir même millionaires… (assistés sociaux dans le sens qui vivent au crochet de l’état)

  21. À moitié (j’ai grandi à Longueuil). Sinon, j’ai aussi testé la stratégie avec des gens d’un peu partout en Europe non-francophone et ça marche étonnamment bien. J’imagine que c’est la même chose pour les Catalans: la Catalogne, de kossé de qu’est-ce que? Barcelone! Ha oui, je connais.

    Pour la visibilité, n’est-ce pas plus une question de symbole que de financement? Et un pays, c’est entre autres un ensemble de symboles forts: nom, drapeau, hymne nationale, langue, emblème (e.g. kangourou), équipes sportives nationales, etc. Des outils que le Québec n’a pas (euh… dans son coffre) se faire connaître. Pire, si le fédéral n’empêche pas l’investissement, il a certainement mené longtemps une guerre de symboles au nom de son propre nationalisme.

    Remarquez, ce n’est si grave… on est loin des « vraies affaires ».

    En attendant, pour le reste du monde, ce n’est pas le film québécois ‘Les invasions barbares’ qui a gagné l’Oscar du meilleur film étrangé, c’est le canadian film ‘The barbarian invasions’. Comment ça s’appelle quand le parasite est plus gros que le parasité?

    M.Éborgner

  22. Le jour où vous n’aurez plus Ottawa dans les jambes commme vous dites la vie va devenir platte et terne… Va faloir vous trouver un autre dos pour garocher les raisons de nos défaillances.

  23. Hum… le Québec ferait dans le syndrome de Stockholm?

  24. C’est toi l’agressé, c’est toi qui a la réponse… Es-tu en amour avec ton agresseur?

  25. Mmmh… Le passeport canadien est reconnu, je suis d’accord, mais la philosophie canadienne est, à mon avis, de plus en plus opposée aux Québécois et même si parfois nous faisons pencher la balance entre un oui et un non (cf: guerre en Irak), à d’autres moments on doit suivre un mouvement que l’on n’appuie pas (conscription de la 2e GM, plebiscite de Mackenzie King). Regardons simplement la lutte aux changements climatiques; nos efforts au Québec servent à l’Alberta de puiser plus de pétrole. Lorsque les Prairies ont appris que les cours d’eau étaient de plus en plus pollués à cause de la population locale et de l’industrie du pétrole, ils ont demandé à la population locale de ralentir la cadence, mais les pétrolières continuent à déverser leurs déchets dans les cours d’eau. Sinon, la grande lutte contre les GES là-bas, c’est de capter le dioxyde de carbone dans l’air et l’injecter dans la nappe sous-terraine pour créer une pression qui fait jaillir plus de pétrole des puits.

    À Nairobi, M. Béchard a été invité par la jolie Rona Ambrose, mais n’a pas eu le droit de parole. Pire même, c’est l’ambassadrice française qui s’est adressée à la conférence au sujet du plan vert Québécois et non le Canada (« Heureusement qu’au Canada, il y a le Québec », a-t-elle dit), alors que Mme Ambrose a préféré jetter le blâme des problèmes canadiens au dernier gouvernement (quelque chose qui ne se fait pas au point de vue de diplomatie internationale: blâmer la dernière administration au lieu de montrer en quoi on veut enrayer le problème).

    Mais l’argument que tu donnes, François, est totalement cyclique. Est-ce parce que le Québec n’a pas de réputation qu’il n’est pas connu, ou est-ce parce que ce n’est pas un pays?

    Car moi je crois en la deuxième option. Donc, le Québec n’est pas reconnu parce qu’il n’est pas un pays. Si on veut que le Québec soit connu sur la scène internationale, il faut qu’il soit souverain. Actuellement, à part la Californie, quelles provinces/territoires sont connus sur la scène internationale? Le Kurdistan (qui prône son indépendance de la Turquie et de l’Irak)? L’Écosse (qui prône son indépendance de l’Angleterre)? L’Irlande du Nord (à peu près le même cas, sauf que jusqu’à récemment, une partie de sa population prônait l’indépendance par les armes, sauf depuis l’arrivée du Sinn Féinn)? L’ouest de l’Australie (qui fait encore partie de l’Australie, même après un référendum gagnant selon lequel ils désiraient se séparer)? Des régions de pays connus, il y en a très peu.

    Regardons aussi certains pays qui se sont séparés au début du XXe siècle. L’Irlande est le pays de l’OCDE qui a la plus grande croissance économique du monde, le marché Irlandais est si fort que si tu arrives là-bas avec un baccalauréat, tu trouveras un emploi en trois jours. L’Islande, ancienne colonie danoise, a créé à l’ONU la règle audacieuse selon laquelle le territoire d’un pays contient aussi ses côtes, jusqu’à 100 miles marins. Grâce à cela, les Islandais peuvent empêcher les grandes entreprises de pratiquer une surpêche autour de leurs côtes. Le tourisme a grimpé en flèche, avec les spas. Le PIB de l’Islande, per capita, est même devenu supérieur au PIB du Canada. À la même époque, la colonie de Terre-Neuve a choisi de ne pas devenir un pays et de s’annexer au Canada (anciennement, c’était une colonie britannique). Depuis, Terre-Neuve est la province avec le plus haut taux de sans-emplois, et le moratoire a totalement tué toute chance à cette province de remonter la pente pour les 20 prochaines années, même si le Canada lui a cédé le Labrador, riche en cours d’eau hydroélectriqes et en minerais. Et pourtant, Terre-Neuve dépend des mêmes ressources que l’Islande, et est même plus riche potentiellement que cette île minuscule, à cause du Labrador. La Finlande, quant à elle, s’est séparée de la Suède au début du XXe siècle. Certains groupes finlandais comme Nightwish sont connus à travers le monde, alors que s’ils ne s’étaient pas séparés, on aurait dit qu’ils étaient suédois. Leur identité culturelle est plus forte que jamais, leur industrie de machineries agricoles produit les meilleurs outils au monde dans ce domaine, et cela ne les empêche pourtant pas de commercer avec la Suède, pays pour lequel ils étaient une colonie, mais dont ils sont maintenant le principal importateur et le principal exportateur, et ce depuis leur indépendance.

    Il y a 100 ans, pourtant, lorsqu’un Islandais voyageait, on le disait « Danois ». Il y a 250 ans, lorsqu’un Canadien partait ailleurs, il se disait membre de « L’empire Britannique » ou du « Commonwealth ». Un Finlandais se disait « Suédois » et un Irlandais se dit toujours un « ivrogne », ce domaine-là est sans espoir. Maintenant, quand un Finlandais dit qu’il vient de Finlande, on sait à peu près où ça se situe, on connaît un minimum les coutumes, on sait que les Scandinaves sont les descendants des vikings et que ce sont ces salops qui traduisent mal le mode d’emploi de leurs meubles IKEA. Et surtout, on sait que ce n’est pas un Suédois, même si c’est difficile pour nous de voir la différence de si loin. Mais si aucun de ces peuples ne s’était séparé, on ne ferait même pas cette distinction.

  26. @Francois Richard

    Le Canada se plaît à phagocyter l’identité québécoise (voilà le mot que je cherchais!).

    Est-ce violent? Oui (bon, on s’entend que sur l’échelle de la violence ça ne score pas ben ben haut).

    En suis-je personellement affecté? Drôle de question! Un peu (bon, on s’entend que ça ne score pas ben ben haut sur l’échelle de la souffrance).

    J’en suis affecté parce que je tiens à l’idée d’identité et de culture collective.

    Pour revenir au deuxième sujet du texte de Louis (c’est quand même son carnet après tout!), est-ce qu’il y a un lien entre l’essouflement du nationalisme québécois et l’individualisme ambiant? Comment recréer l’espace et le langage public? A-t-il vraiment disparu ou s’est-il transformé (de la religion, vers le nationalisme et l’étatisme, puis vers la dictature de la gestion et de la croissance économique)?

    Qu’en pensez-vous?

    M.Éborgner

    P.S: Pour ce qui est du syndrome, ça me semble évident que les mouvements politiques vivent en symbiose avec leurs ennemis. Alors pour faire un lien avec le premier sujet de Louis: l’idée M. Bernard n’est pas insensée, le PQ du lendemain de l’indépendance (ayant perdu sa raison d’être) devrait peut-être se saborder. Cela dit… on en reparlera quand ça redeviendra d’actualité!

  27. Je ne connais pas tous les détail de tout les exemples que tu donnes. Parcontre plusieurs on une chose en commun. Ils sont connus pour se démarqué à l’intérieur d’un pays connu. Royaume Unis, USA, Australie qui porte leurs nomss à bout de bras… C’est vrai que se désunifier est bon… C’est pour cela qu’on a créer le CEE, L’ALENA etc…

  28. Mis à part la Californie, toutes les régions que j’ai nommées ont aussi une énorme aspiration à l’indépendance de ce qu’ils considèrent « leur nation », s’ils ne l’ont pas déjà fait, cette indépendance. Si tu désires vérifier les données que j’avance, tu peux les vérifier, mais l’OCDE garantit que l’Irlande est le pays à la plus grande croissance économique, le Québec, s’il en était un, serait second, l’Islande a un PIB per capita supérieur au Canada alors qu’il n’était rien avant son indépendance, la Finlande a redécouvert sa culture et s’est créé une identité finlandaise après l’indépendance, alors que quelques décénnies auparavant, ils parlaient tous suédois et que la langue finlandaise était en déclin.

    Pour ce qui est de l’ALENA et des partenariats, les pays tendent, non pas à s’unifier, mais à s’ouvrir aux autres. Mais pour que le Québec s’ouvre aux autres pays, au niveau culturel, encore faudrait-il qu’il en soit un, et que ce ne soit pas le Canada qui parle en son nom. Si on allait dire à l’Allemagne que suite à son accord avec l’UE, ils devenaient de plus en plus Français et Espagnols, je pense qu’il y aurait un grand vent de désaccord. La tendance est à l’unification, et pour s’unir, encore faut-il être indépendant.

  29. Chhérie je t’aime,on divorce on sera alors plus près….

  30. M. Richard, pour aller encore du côté de la culture, s’il n’y avait pas un peu de subventions pour les artistes québécois, nous ne pourrions rivaliser avec, par exemple, les grands exportateurs de produits culturels états-uniens, car leur marketing est imbattable. Ne serait-ce que du sentiment d’appartenance à la langue et à la culture québécoise, nous nous retrouverions comme les Canadiens anglais et leur culture quasi inexistante. C’est pas pour dire, mais j’ai l’impression que la culture anglophone la plus forte (et qui s’exporte) vient de Montréal… (en tout cas en musique).

    C’est ben beau le money-talks mais ça ne contribue pas beaucoup à diversifier la culture.

    Est-ce que vos beaux discours sur l’arrêt des subventions sont valables aussi pour les petites et grandes entreprises? Avant de répondre, il faut considérer que les artistes peuvent possiblement faire vivre des travailleurs…

  31. bah personnellement je voyais plus ça comme:
    « Chéri, comment ça se fait que tu gères une partie de mon salaire et que tu me le redonnes après? Que je n’ai pas le droit de parole devant notre avocat? Notre comptable? Que tu écoutes mes opinions, mais que tu n’en tiens pas toujours compte? Comment se fait-il que tu m’écartes toujours quand tu joues au poker avec tes amis? »

    On est pas dans un mariage avec le Canada, car il n’y a pas d’entente d’égal à égal, non pas au niveau économique, mais au simple niveau des droits.

  32. Renart, je vais vous revenri ce soir sur ce point je le trouve intérassant et J’aimerais élaborer et ici au bureau c’est difficile d’écrire de longs textes. par contre pour l’instant je vous dirais qu’il faut avoir les moynes de ses ambitions…

  33. Manx, notre conversation est comme une échelle à laquelle on ajoute une marche et une autre et une autre. On monte et on monte sans jamais arriver au sommet.

    Renart, sur le fond des subventions aux artistes je n’ai vraiment aucun problème si c’est pour aider un jeune artiste à se faire connaître et reconnaître. Plusieurs ne pourrait en arrivé à trouver fenêtre sur le monde sans aide. Tous n’ont pas la chance de tomber entre les mains de Québécor avec Star-Académie et de voir son nom imposé à la province entière sous l’entité de vedette. En passant Star Académie a droit aux subventions, ce qui a mon sens et un non sens total. Encore plus, je trouve que ça patauge dans le domaine de l’injustice.

    Maintenant où sont les points sur lesquels je suis contre le système québécois qui fabbrique des artistes en can.

    Prenons par exemple Éric Lapointe. Où est la culture québécoise dans ce qu’il fait? Éric Lapointe avec son guitariste (que j’aime énormément pour son talent remarquable à la guitare) ne font que du Bon Jovi en français. Sacrilège! De la culture américaine. Qui peux m’expliqué comment ce fait-il que ce petit bonhomme ait encore après plusieur albums et années de service droit aux subventions? je crois que l’aide devrait aller pour un peut être deux albums et par la suite c’est la population qui décide si oui ou non sa musique doit subsister. Être artiste à un certain point c’est avoir sa propre entreprise. Une fois lancé on la fait vivre et les suventions passent à autre chose et on aide un autre artiste à produire. Si le potentiel est là et bien l’artiste subsistera sans nécessairement avoir les moyens d’aller dans le sud 3 fois par année et en se contentant d’une voiture moins de luxe payée en partie avec mes impôts. Depuis le temps Lapointe devrait avoir les moyens de prendre en main sa carrière et sa production. En plus pour l’aider il a les deux pieds bien plantés dans la click montréalaise.

    Si demain j’ouvre un dépanneur je n’ai droit à aucune subvention, je devrai prendre en charge et assumer le tout, tout seul. Les artistes sont-ils une classe à part? Qui s’offusque de la richesse des artistes. Guy A Lepage ce millionaire qui s’élève contre le capitalisme et qui prêche pour la gauche bien emitoufflé dans ses divans de cuir.

    Des gars comme Daniel Bélanger, Daniel Boucher Luc de Larochelière, Luke Verville, plusieurs humoristes plattes, qui sans subventions n’existeraient pas. Si le message ne passe pas, et si la musique ne passe pas assez fort pour garantir à un artiste sa subsistance, mais qu’il aille vendre des souliers ou faire des hamburgers jusqu’à ce que sont art passe ou qui change de carrière c’est tout. De cette façon la culture sera le choix de la population et non le choix d’hommes d’affaire qui veulent se bourrer les poches de cash sur le dos du monde.

    Pierre Béland qui va écoeurer les français en riant d’eux sur la rue, nous fait passer pour une gagne de sauvages sans envergure. Devrait-on subventionner ses conneries qui nuisent aux Québec et aux québécois. Je m’y oppose, car pour moi ce n’est pas ce que je désire exporter comme image du Québec. On n’a plus d’éducation, on dirait que les québécois ont perdu le sens du dicernement.

    Musique Plus qui idiotise nos jeunes. Que des parents laisse regarder à leurs filles cette poubelle sonore et visuelle(majorité de l’auditoire: fille entre 12 et 14 ans) ça me dépasse. En plus de se fermer à notre culture en passant à la journée longue du hip-hop avec des fille qui se frotte le cul sur tout ce qui bougent et avec des animateurs qui galvaudent le français en normalisant le jouale, cette station éloigne les jeune de ses origines et de sa culture propre. Et bien musique plus vit de ses subventions car leur fenêtre est trop petite pour vivre de leur pubs.

    À Trois-Rivières ici suite à la loi des subventions de la culture de Bernard Landry on a érigé une statue devant le palais de justice. C’est laid, mais laid comme ça ne se peut pas. C’est un poteau avec une espèce de cabane à moineau sur le dessus et deux genres de bras de chaque côté. Cette abomination à la créativité à coûté une beurré et une autre. Tout ça grâce au PQ

    Ce n’est que la pointe de l’iceberg. Alors si on me demande si Céline Dion est une ambassadrice pour le Québec, malgré le fait que ce ne soit pas mon style musicale je répond oui. Si on me demande si le cirque du soleil est un abassadeur du québec je dis oui car ils font connaître le mots Québec

    Les artistes au Québec il y en a un et un autre. Je ne crois pas que l’argent doivent aller qu’aux comédiens et aux chanteurs. Il y a des écrivains qui méritent de se faire connaitre, des peintres, des sculpteurs et j’en passe. Un sculpteur de l’ile aux coudres, un peintre de Kamouraska, Un écrivain du bas du fleuve méritent mieux de se retrouver à quelque part à Paris au frais du gouvernement à faire découvrir nos talent qu’un insolent comme Béland ou un chateur poche qu’on dit à Paris pour mousser sa carrière et faire accroire que ça va bien labas alors qu’en réalité il est caché dans un appartement du plateau ici même à Montréal.

    La musique canadienne qui s’exporte le plus présentement malheureusement n’est pas plus de Montréal qu’ailleurs. Nickle-Back, Avril Lavigne, Sum41, Tragically hip, Shania Twain, Nelly Furtado, Billy Talent, Diana Krall… J’arrête ici

    Comment se fait-il qu’un gars comme Paul Piché qui n’a rien fait depuis des années à part des St-Jean en chantant ses vieilles tounes qui remène le québec 25 ans en arrière puisse vivre encore en tant qu’artiste? Même chose pour Richard Séguin?

    Pour ce qui est des subventions aux entreprises je suis tout à fait en accord pour le développement de nouvelles technologies. Pour ce qui est de l’expension d’une entreprise j’opte plus pour les prêts remboursables comme Harper vient de faire avec les 900 millions à l’aéronautique. Bien entendu c’est complexe et il y a toujour des ci et de ça, mais bon. En évitant ainsi les subvention à gauche et à droite on responsabilise les entrepreneurs. Car à coup de subventions les gens s’en foutent de se planter » c’estle gouvernement qui paye. » C’est cette mentalité qui prédomine ici. Il n’y a rien de mieux que de fourrer le gouvenement. Qui ne l’a jamais entendu.

  34. François Richard, je suis assez d’accord avec toi (je vais lâcher le vouvoiement… hé hé!) sur certains points, mais je trouve que tu regardes tout ça un peu trop selon tes goûts. Moi aussi, j’ai fait de même en disant que « j’ai l’impression que la culture anglophone la plus forte (et qui s’exporte) vient de Montréal… (en tout cas en musique) » car je suis un peu snob. Les groupes canadiens que tu relates ne sont pas trop dans mes goûts même s’ils ont ou non des grosses carrières internationales et je pensais surtout à un succès d’estime comme celui d’Arcade Fire.

    Je suis surtout très d’accord avec toi que de subventionner Star Académie est un scandale. C’est la même chose que pour les subventions aux grandes entreprises comme Bombardier, surtout si ça va en fin de compte directement dans les poches des actionnaires…

  35. Au fait, saviez-vous que Star Académie a demandé une subvention en tant que documentaire? Ils disaient une stupidité, du genre que ça montrait la « nature humaine » et « l’évolution du talent de scène » ou un machin du genre (car les barrières du documentaire sont très larges et très ambigües selon la loi canadienne). Quand une entreprise comme Quebecor, qui fait des millions, essaie d’arracher le budget serré de subventions à des artistes qui se prennent un side-job en espérant un jour vivre de leur passion, je trouve vraiment qu’il y a un manque de responsabilité dans ce marché de la culture.

  36. Texte intéressant, mais qui ne me convainc pas. Le fait est qu’au-delà du rêve proposé par Bernard, il y a bien peu d’avantages concrets. À l’heure où il faut s’unir pour survivre, s’isoler pour devenir un peuple ressemble à une « tiermondialisation » instantanée.

    Des rêves, il en pleut depuis la révolution tranquille. Matérialisme, Libertinage, Croissance personnelle, Maigrir en dormant, mettez-en, il y en a pour tous les goûts.

    Le réalisme, assorti d’un peu de vision, de grandeur et de valeurs traditionnelles encore valables est devenu rare. Il semble, pour l’heure, n’être prôné que par les forces conservatrices, d’où ce désastre péquiste qui le fera disparaître à tout jamais (et je ne verserai pas une larme).

  37. M. St-Pierre, après avoir lu quelques textes de votre blogue — très intéressants, soit dit en passant — je ne comprends pas comment vous pouvez faire un raccourci de la sorte : « Le fait est qu’au-delà du rêve proposé par Bernard, il y a bien peu d’avantages concrets. À l’heure où il faut s’unir pour survivre, s’isoler pour devenir un peuple ressemble à une “tiermondialisation” instantanée. » Vous ne pouvez nier les pour et les contres des deux options, même moi, qui est un souverainiste convaincu et pratiquement inébranlable dans mes convictions, je ne peux le nier sans avoir à tronquer quelques évidences : oui je mange, je me vêts, j’ai un toit et je n’ai pas peur de sortir de chez moi. Alors, je ne comprends pas ce discours défaitiste qui implique qu’il nous est impossible de survivre sans la bonté des Canadians. S’il vous plaît, mettez-moi un peu de viande autour de l’os!

    Vous parlez de réalisme, mais moi c’est drôle, je trouve que de se donner un pays est réaliste, juste pour s’engager hors de la question constitutionnelle une fois pour toutes. Vous aurez beau avec vos amis ajouter le dernier clou au cercueil de l’option souverainiste qu’elle ressuscitera encore et encore pour vampiriser le débat politique. Tiens, ça pourrait bien être l’ADQ qui la fera la souveraineté, c’est réaliste comme tout!

  38. Personnellement, je crois que si le PQ faisait ce que Louis Bernard propose, ce serait tout le contraire de ce que vous affirmez, M. Saint-Pierre: de se concentrer uniquement sur la souveraineté leur permettrait de rendre ce « rêve » réaliste, car il permettrait au PQ de concentrer ses efforts à expliquer comment un gouvernement souverainiste dirigerait le Québec, les avantages et les inconvénients à long terme.

    À mon avis, le fédéralisme est une option très difficilement défendable, l’histoire, des analyses poussées en économie montrant que le Québec s’en tirerait probablement tout aussi bien sans le Canada, et offrant la possibilité que le peuple Québécois prenne ses décisions lui-même, et non en concertation avec le reste du Canada, qui nous force souvent à faire des choix que nous n’appuyons pas.

    Si le PQ revenait à sa base et n’avait plus à vendre sa salade de gauche, si détestée dans certaines régions (Beauce, Capitale Nationale) et qu’il expliquait en quoi la souveraineté est possible, je crois que la souveraineté ne serait plus considérée comme un « rêve » par certains, mais comme une « possibilité ».

  39. Js suis en accord la dessus si le PQ veut faire du Québec un pays, qu’il cesse de vendre des rêves et qu’il cesse de pelleter des nuages. Les gens ne sont pas caves. Ce qu’ils veulent ce sont des fait et le PQ est incapable de le faire. Ne pas confondre mes paroles ici… Je ne me suis pas convertis. Cest juste que je trouve la politique péquiste un peu ridicule.

  40. Renart, ce n’est pas une question de goût c’est une question de perseption. Car la plupart de ceux qui sont nommé dans mon texte ne font pas tous partie de mes goûts musicaux.

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