Duel hospitalier

Nouveau CHUMUn texte dans La Presse pose la question clairement: les hôpitaux anglophones de Montréal sont-ils meilleurs que les francophones? Pour appuyer cette idée, on donne plusieurs exemples d’une plus grande rapidité à l’urgence et pour des rendez-vous.

Dans un premier temps, il y a une constatation à faire: les anglophones à Montréal sont probablement la minorité la plus choyée du monde. Ils ont plusieurs hôpitaux de qualité et on va leur construire un hôpital universitaire qui coûtera plus cher que celui pour les francophones. N’est-ce pas là une idée indécente, quand on sait que le futur CHUM sera le centre hospitalier national, et donc qu’il a été construit pour la population totale du Québec, à 90% francophone? (Lire à ce sujet un texte qui parle de l’inutilité du CHUM…)

Ensuite, si c’est vrai que les urgences débordent moins du côté anglophone, il y a peut-être une autre constatation à faire: certains secteurs anglophones ont un revenu largement supérieur aux francophones et une espérance de vie jusqu’à cinq ans supérieure à celle des quartiers défavorisés du sud-est de Montréal.

Bref, les anglophones ont des institutions très (trop) importantes pour leur nombre réel et en plus ils sont moins souvent malades.

Par ailleurs, concernant les rendez-vous, il faut mettre un bémol. Comme je l’expliquais dans un texte publié il y a quelques semaines, j’ai moi aussi eu l’occasion de recevoir des traitements très rapides lors de rendez-vous à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. J’avais un rendez-vous à 21h00 et un autre à 22h00, mais pourtant à 21h45 j’étais déjà dans mon auto, prêt à retourner à la maison! Et depuis, j’ai eu un autre rendez-vous, pour un bone scan, et encore une fois je n’ai pas attendu plus de cinq minutes dans la salle d’attente!

S’il y a un point positif au fait de s’attarder aux performances des divers hôpitaux montréalais, c’est de permettre de mieux cibler les déficiences de chacun. Et présentement, il semble urgent de réinvestir dans la médecine d’urgence. Au lieu d’investir 1,3 milliard $ dans un hôpital universitaire anglophone pour 10% de la population québécoise, si on commençait par régler les problèmes du 90% qui reste?

Et au lieu de céder aux lobbys du béton armé en plein centre-ville ou à celui des think-tanks de droite comme l’IEDM, qui voudraient privatiser la Terre si c’était possible, si on réglait les problèmes intelligemment, un par un?

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13 Réponses

  1. La question que je me pose c’est: qui sont les décideurs? Les libéraux? Le milieu universitaire anglophone?

  2. Les décideurs c’est le gouvernement du Québec! Un gouvernement élu par la majorité et qui traite mieux la minorité que cette majorité qui l’a élu.

    La vraie question, à mon avis, est la suivante: qui finance le plus le PLQ per capita, les anglophones ou les francophones?

  3. Les hôpitaux anglophones semblent moins achalandés et de ce fait, l’attente y est généralement moins longue. La seule fois où je suis allée au Royal-Vic, on m’a traitée aux petits oignons tellement l’urgence était vide. C’était en pleine nuit, mais quand même. Pour m’être déjà rendue en pleine nuit dans divers hôpitaux francophones, j’ai trouvé que la différence était plus que flagrante. Dans les institutions francophones, même de petites tailles, le personnel est constamment débordé et n’a pas le temps de s’attarder sur le cas d’un patient.

    Il y a certainement un problème au niveau des urgences à travers la province, mais je me demande quelles solutions concrètes permettraient de régler une bonne fois pour toutes les différents problèmes du milieu hospitalier?

    Le personnel des urgences a de plus en plus tendance à suggérer fortement aux personnes malades de se rendre dans une clinique sans rendez-vous plutôt que d’opter systématiquement pour l’hôpital.

    Cependant, dans certaines cliniques, l’attente y est presque aussi longue, alors que dans d’autres cliniques, seul un nombre très limité de patients peut être reçu par le médecin. Pire encore, il m’est arrivé de me faire carrément retourner de bord: je m’étais rendue à la clinique pour des tests qui avaient toujours été offerts à cet endroit, pour me faire dire que ces tests n’étaient plus disponibles et que je devais me rendre à l’hôpital de toutes façons.

    Ça ne tourne pas rond. Pas seulement en ce qui a trait à la disparité hôpitaux francophones/anglophones, mais dans le milieu hospitalier en général.

  4. Louis, ça ne me surprend pas du tout. Je voulais seulement m’assurer que mon préjugé se révélait être vrai. Alors dans le fond c’est vrai que pour les libéraux, la Santé c’est la priorité, mais les électeurs auraient dû lire : la santé de la minorité anglophone est notre priorité!

  5. Q: Ne serait-ce pas du aux faites que les hôpitaux anglophone serait mieux géré que ceux des francophones?
    Q: Est-ce que les budgets accodés qu’ils recoivent sont proportionnel ou bien dérisoirement inégaux?
    Q: Comment se fait-il que la question n’a pas été posé auparavant?

  6. Louis,
    Même si ca pas rap pourais-tu rajouter Michel Gauthier ex député d’une RÉGION ( Roberval-Lac-St-Jean ) à ta liste, côté sondage ?

  7. Louis,
    Même si ca pas rap pourrais-tu rajouter Michel Gauthier ex député d’une RÉGION ( Roberval-Lac-St-Jean ) à ta liste, côté sondage ?

  8. Bah, je peux te dire qu’au niveau postsecondaire, les université anglophones reçoivent, en subventions per capita, le double des subventions des universités francophones.

    Mais je me pose une autre question: serait-ce parce que les mises à la retraite de médecins de Lucien Bouchard ont affecté les francophones en plus grand nombre que les anglophones? Ça expliquerait possiblement que leurs hôpitaux soient un peu moins engorgés, mais ça n’expliquerait pas la totalité de l’inégalité. Je ne serais pas étonné d’apprendre que certaines subventions vont en plus grandes quantités, de façon tout à fait « impartiales » (lire: sarcasme), chez certains hôpitaux plutôt que d’autres, par hasard.

  9. Je n’aurais jamais cru qu’à Montréal, il était interdit à un francophone de se présenter à un hopital anglophone. Vous devriez faire une manifestation avec les étudiants et QS pour faire changer ça.

  10. @Émilie: Je suis d’accord avec toi que ça ne tourne pas rond. À mon avis, ça prendrait davantage de lits pour sortir les gens des urgences et les empêcher d’y passer des heures, voire des jours!

    @Renart: Une autre partie du problème c’est que des gens plus ou moins bien intentionnés ont réussi à convaincre le gouvernement que la solution résidait dans encore et toujours plus de béton. Comme si une autre super-méga-hyper-structure allait régler les problèmes…

    @Michaël: Questions pertinentes… Mais ça prendrait des pistes de réponses…

    @Antipollution: Michel Gauthier se retire de la vie politique pour aller travailler dans les médias, et sa santé ne lui permet plus de voyager. Attends-toi à le voir à la t.v. bien plus qu’à la tête du PQ!
    🙂

    @Manx: Je crois que les hôpitaux anglophones sont davantages restés connectés à l’idée de la charité privée alors que les francophones sont davantage reliés à l’idée du financement public. Ainsi, les hôpitaux anglos auraient le meilleur des deux mondes: financement public et charité privée. Et, on le sait, l’argent a une langue à Montréal…

    @Gilles: Il n’est pas non plus interdit à un anglophone d’aller dans un hôpital francophone. On parle du milieu de travail, de la langue principale des travailleurs, de la majorité du public, des administrateurs, et à quelle université l’hôpital est relié.

  11. Selon moi, C’est juste une question de clientèle. Les hôpitaux anglophones sont moins occupés que les autres parce que les francophones n’osent pas s’y rendre, par peur de ne pas pouvoir se faire servir dans leur langue. Ce qui n’est pas très brillant comme réflexion. À 80%, tout anglophone résidant au Québec, parle couramment le français.

  12. Il faut aussi mentionner que dans la plupart des hôpitaux anglophones, la communauté participe à la vie de l’institution. Le bénévolat y prend une place significative. J’ai déjà eu un rendez-vous pour des prises de sang à l’Hôpital Juif de Montréal et le fonctionnement de la clinique de prise de sang m’a impressionné.

    Ce sont des bénévoles qui s’occupent de l’aspect du tri des patients en fonction du type de prise de sang à effectuer. Efficace et rapide; le personnel hospitalier peut donc livrer les services plus rapidement.

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