Les suiveux

Expo 67C’est bizarre comme les gens changent, et les peuples aussi, à leur image. Quand les baby-boomers avaient une vingtaine d’années, le Québec était jeune, original; nous étions les leaders et les autres nous suivaient. Nous imposions nos idées, nous expérimentions. Nous analysions une situation problématique et nous nous demandions: « pouvons-nous faire preuve d’audace pour régler ce problème? ». Et nous sommes sortis de la Grande Noirceur, nous avons lancé le Québec dans la modernité avec des programmes sociaux humanistes, nous avons innovés avec la Baie James, avec l’éducation, avec l’assurance-emploi…

Aujourd’hui, nous sommes une bande de suiveux. Une bande de frileux qui a peur du futur, qui est davantage préoccupée par notre petite personne que par le sort de la société. Nous avons la chienne. Nous ne voulons plus imaginer de nouvelles solutions; nous ne désirons plus tracer le chemin pour les autres en étant créatifs; nous suivons.

Dix ans plus tard, le Québec décide qu’il désire suivre la « révolution du bon sens » à la Mike Harris, même si celle-ci a plongé une grande partie de la population ontarienne dans la pauvreté. Nous avons perdu la capacité d’analyser rationnellement ce qui ne fonctionne pas et nous cherchons plutôt des solutions clef en main. Résultat? Des incohérences.

Pendant que le coût des médicaments augmente de 15% par année, enrichissant des pharmaceutiques croulant déjà sous les profits, la solution rationnelle serait d’encourager les médicaments génériques et d’en produire une partie nous-même. Mais non, nous préférons augmenter les primes et faire payer davantage les gens les plus vulnérables.

L’énergie éolienne produite par le privé coûte environ 50% plus cher que celle qui serait produite par Hydro-Québec. Malgré tout, on décide de suivre le courant et de confier au privé.

L’éducation est la plus grande richesse d’une société et permet d’améliorer le bien-être général d’une population; alors que déjà le décrochage scolaire est une plaie, on décide d’augmenter les frais, ce qui aura comme conséquence de pousser davantage de jeunes à quitter les bancs d’école.

On se plaint que l’État manque d’argent, mais on refuse de taxer les entreprises et on réduit les impôts des plus riches.

Les exemples sont nombreux. Nous sommes des suiveux. Nous avons décidé de suivre le courant de ce qui se fait en Amérique du Nord, et de dépecer l’État au profit du plus offrant en refusant toute solution rationnelle qui pourrait réellement régler les problèmes.

Et comment appelle-t-on un choix soi-disant réfléchi mais qui refuse systématiquement de regarder certaines options? Un choix idéologique.

Nous sommes des suiveux. Mais nous ne sommes pas que ça: nous sommes aussi des lâches qui avons décidé de faire le CHOIX de laisser pourrir la situation en refusant de s’attaquer aux vrais problèmes, préférant les petites chicanes et attaques contre les syndicats et la classe moyenne aux véritables solutions.

Des solutions qui sont souvent un peu plus à gauche et qui demandent du courage politique. Et un minimum d’imagination.

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45 Réponses

  1. Bon bin mon Louis ce matin je souris encore. Premièrement qui dans le monde a suivi les traces du Québec? La révolution tranquille et la naissance des boomers n’a rien de particulier aux québécois. Le Québec n’a fait que surfé sur une vague qui existait déjà. Bien sur on a eu nos gros coups. Métro sur pneumatique, pont tunnel(qui en passant n’est qu’une copie d’ingénieurs européens) le plus long au Canada, voie matritime du St-Laurent, Expo ’67, Olympique ’76, baie James, Manicuagan, et j’en passe.

    Aujourd’hui je ne crois pas que nous soyons des suiveux. Les boomers ont eu leurs joujoux. Maintenant qui montent aux baricades pour stopper les projets? Les boomers bien assis dans leur retraite doré. Éolienne trop bruillante et c’est laid, barrage ça tue les truites, Le port métanier, jamais chu bin s’ul bord du fleuve pis les amarécains bin on leur en vendra pas de gaz… De l’argner neuf ??? fuck you qui disent. Pis vos enfants et petits enfants qu’on leur demande? Qui fassent comme nous autre sti quisse démarde…. c’est beau hein?

    Il est utopique qu’on puisse croire que les frais de scolarité puissent être gelé. Le pain et le lait sont des danré de premier ordre. Devrait-on les gelé aussi pour les pauvres qui n’ont pas une cenne pour payer 6 pistre le 4 litres mais qui se payent des cigarette à 8$ le paquet? Le problème du décrochage scolaire est beaucoup plus profond que ça. Savais tu qu’il y avait environ 6% des parents au Québec qui encourage fortement leur enfant à aller à l’école? Les signes de décrochages commencent à se distiguer au primaire dans plusieurs cas. Par la suite c’est au secondaire. On est loin des études post secondaire et des frais de scolarité. Si un jeune n’a pas la capacité d’être assez combatif pour aller au bout de ses rêves, à quoi ça va me servir de payer et payer pour ses études?

    Regarde autour de toi et examine qui est toujours là à mettre des bâtons dans les roues des projets… À bin gadon! Les gauchistes, les écologistes, les féministes, les syndicalistes, les artistes, les défenseurs de la pensée unique. Tous gauchistes…Tous des québécois. Et quand on a besoin de se prouver qu’on est pas raciste dans un domaine donné et bien là on sort Luke Merville qui connait rien dans rien mais ça parait bien. Quand est-ce qu’on se sépare du Canada qu’on soit enfin mètre (3 pieds 3 pouces) chez nous…? Restons petits.

    Si la Baie de Jemes s’est battie c’est grâce aux américains ( qui aujourd’hui ceux de ta gagne dénigrent en crachant dessus) qui nous ont passer le cash. Avec l’endettement de la province grâce à ton merveilleux système du recevez en toujours plus et prenez en plus c’est gratisss, ça risque d’être plus difficile d’emprunter. La cote est loin de ce qu’elle était à cette époque et notre capacité de payer diminue années après années avec les retraites qui commencent à prendre de la vitesse et l’augmentation des coûts sociaux etc… Bienvenue dans le merveilleux monde des miettes laissé derrière.

  2. Tu trouve que les gens ont tendance à taper surle dos des syndicat. Que fais-tu dans la vie? As-tu déjà été syndiqué? As-tu déjà participé à une réunion syndicale? As-tu des amis délégués ou président? Des amis du côté patronal? As tu la moindre idée du pourcentage des revendications niaiseuses qui se font dans une journées? Sais-tu comment ça se passe sur un chantier de construction? Dans des usines comme la Kruger, Alcan, même dans les entrepôt Provigo? À l’Hydro-Québec, tout les endroits où il y a une forte présence de la FTQ, CSN, CSD les trois plus faiseux de trouble de tous? Moi à chacune de ces réponses je peux te répondre oui. J’ai pas développé un dégout face à ces organismes à cause qu’un matin je me suis levé et que je me suis dis tiens ce matin ils me font chier…

    Y a t’il de la place pour les syndicats: absolument, mais pas dans leurs formes actuelles. Les gros bras c’est passé de mode. Je serait pour un syndicalisme à la norvégienne ou suèdoise qui est terre à terre et qui a un meilleur sens de l’équité et de l’entreprenariat. Qui ne fait pas la guerre pour des conneries, mais pour la performance d’une entreprise. C’est la meilleure manière de se garantitr des emplois. Mais ça Henri Massé et ses amis ne semblent être rendu là dans leur évolution.

  3. Je suis bouche bée apres cette lecture car tu as mis en mot tout ce que je ressens, tout ce que je voies, je n’aurais pu écrire aussi exactement ce que je voulais dire comme tu viens de le faire… C’est ce que je dis aussi, les gens choisissent la facilité, mais moi je suis une guerriere,fiere et prete a relever ces manches pour faire de notre terre un pays…merci…xox

  4. @François: Tu as ton opinion et j’ai la mienne. Cependant, je trouve que tu tiens un discours rempli de préjugés et qui semble en retard de 15 ans sur la situation actuelle. À mes yeux, ce sont plutôt les droitistes et le néolibéraux qui empêchent de développer de nouveaux projets. Et je n’embarque pas non plus dans ton antisyndicalisme. Désolé. J’aimerais vraiment prendre plus de temps, mais je suis en lunch au travail alors je dois faire vite.

    @Diane: Merci beaucoup pour ce commentaire! Je crois que c’est à nous de réaliser que nous avons notre futur entre nos mains. Nous avons le POUVOIR de changer les choses, de mieux redistribuer la richesse, de trouver des solutions originales aux problèmes sociaux. C’est à nous de revendiquer le droit au changement et le droit de continuer à espérer un monde meilleur.

    Bonne journée à vous deux ainsi qu’à tous les lecteurs de ce blogue!

  5. François Richard, je trouve bien ton deuxième commentaire qui va dans un sens constructif au contraire de ton premier (même si je suis d’accord sur certains points). Effectivement, il faut tout repenser.

    En grappillant des solutions à gauche et à droite, ça devrait aider tout le monde. Nous devrions nous enligner vers un grand dialogue, nous sommes mûrs car il est évident que les positions monolithiques se doivent d’être mouvantes, maintenant.

    Mais je penche quand même vers une position où une droite dynamique s’enrobe d’une gauche forte et efficace. En opposition à ce qu’on voit aujourd’hui: une gauche encrassée qui se voit diminuée par une droite sauvage.

    J’ai bien hâte que la poussière retombe…

  6. Depuis les élections, on dirait bien que ce blog « brasse la cage ». Vivement les réactions qu’il suscite…

    J’aime bien l’idée du choix idéologique, celui qui nous fait adopter la culture qui traverse les politiques publiques nord-américaine et qui nous pousse à remettre en question certaines institutions qui mériteraient certainement qu’on les revoient, mais pas en terme d’abolition ou de privatisation pure et simple.

    Un peu d’ouverture sur le monde en terme de politiques publiques nous ferait par exemple vite réaliser qu’une réelle politique familiale qui favorise le développement des familles et l’articulation des temps sociaux, ce n’est pas un simple bébé bonus combiné avec une allocation familiale, n’en déplaise à ceux qui se laissent séduire par ces propositions.

    Pour ce qui est de l’évolution du mouvement syndical, je respecte l’expérience de francois richard et le constat qu’il en a tiré, mais je m’inscris en faux contre la généralisation qu’il en fait. Le mouvement syndical, depuis les années 80, a développé des multipes moyens d’action qui ne correspondent pas à une politique dite de « gros bras ». Comment faire fi des fonds d’investissement, des politiques de partenariat, de l’appui au déficit zéro, des comités de relance et de l’implication dans les comités sectorielles des différentes industries ? Que l’on soit en faveur ou non de ces initiatives, il s’agit tout de même d’une évolution.

    Finalement, j’aimerais que l’on ne perde pas de vue que le mouvement syndical se défini aussi par rapport à la culture patronale auquel elle fait face. En amérique du nord, la gachette anti-syndicale et la culture de la protection du droit de gérance sont parmi les facteurs qui empêche le développement d’un syndicalisme orienté vers l’entrepeuriat comme le voudrait monsieur richard. Comparer des modèles syndicaux, c’est aussi tenir compte de la culture qui les entourent, et celle nord-américaine est loin de favoriser l’émergence du modèle des pays scandinaves.

  7. Faites une recherche pour savoir de quelle façon la FTQ était impliqué avec de la grosse argent il n’y a pas encore si longtemps d’en l’entreprise Guildan qui foutait dehors au vue et au su de la centrale les femmes ensceintes dans les usines d’amerique centrale. Qui oubligeait les femme à passer des test de grossesse une fois par trois mois. Est-ce une question de culture régionale si Massé a fermé les yeux. Moi je dis que c’est pour des raisons économiques. Une centrale syndicale c’est une entreprise extrêmement lucrative (le building de la FTQ le long du métropolitain en témoigne) qui pratique le capitalisme sauvage sous le couvert des vertus du socialisme. Pourrait-on m’expliquer pourquoi les empployé de l’ABI de Bécancour, ceux de Kruger, l’Alcan etc, des employés d’entreprise dont le salaire minimun est de 25$ de l’heure et que la moyenne se situe au allentour de 32$ de l’hueure ne paieraient pas par solidarité le 20$ ou une bonne partie des cotisations hebdomadaires des employés qui en gagnent 12$. Ou même plus, pourquoi les centrale riches à craquer ne protègerait pas les sindiqués à faible revenue gratuitement? Ça ca serait un bel exemple de solidarité. Non? Jamais vous verrez ça car pour une centrale la solidarité se limite à au JE, ME, MOI.

    Les centrale gueulent à tout rompre contre le dégel des frais de scolarité. Demandez donc aux centrales si elles ont gelé les cotisations ou si elles les ajustent à l’inflation annuelle? demandez donc à ces sentrales si elles s’empêchent de monter les cotisation des faibles revenue? Jamais au grand jamais je ne pourrai être du côté de cette idéologie. Tellement que je me demande après c’est qui qui est le plus a gauche ici. Si après ça Louis t’as tendance à défendre le syndicalisme comme on le connait ici… Bin coudon,

    Voici les phrases que l’on entend le plus souvent dans ces entreprises. Si ça fait pas icitte ça f’ra alleurs, Y’en ont du cash qui payent criss, Hey les gars arrêter d’aller pissé sur l’heure du diner allez y sur les heures d’ouvrage, s’pas ma job, hey le jeune slaque la cadance icitte on prend notre temps.

    Qui d’entre vous sur un shift de nuit a dû allez reveiller des gars qui dormaient sur des tables dans une cantine bien emitoufflé dans des sacs de couchage la tête sur un oreillé? Moi je l’ai fait dans un moulin a papier en mauricie. Je sais que ça se passe aussi dans d’autre usine. Des exemples de même je pourrais vous en écrire tout la journée. Mais il faut le voir, si vous ne me croyez pas je comprendrai…

    La différence entre la gauche forte et la droite forte (je ne parle pas de l’extrême de un ou de l’autre) c’est que la gauche fourre le monde d’une façon gentille et belle en se chachant derrière de belles vertus, la droite fourre le monde au vu et au su de tous sans se cacher.

  8. Vous ne pouvez rendre un syndicat responsable des pratiques de gestion d’une entreprise. Surtout pas sur le plan des pratiques de dotation dans un contexte international.

    Votre raisonnement illustre tout simplement les limites de l’action syndicale dans un cadre industriel qui a évolué par rapport à celui présent au moment de son implantation. Moi je pose la question : Qui, réellement, ne veux pas d’une refonte du cadre légal des rapports collectifs de travail ? Allez donc voir qui s’opposait au rapport Bernier.

    Loin de moi l’idée de vous faire l’éloge de la FTQ, mais à un moment donné, vous exigez que les syndicats soient plus sensible aux questions économiques et un commentaire plus tard vous leur reprochez de fermer les yeux pour des raisons économiques…

    Les très complexes questions de discrimination fondées sur le sexe ou tout autre motifs se sont développées dans un contexte de droits civils parallèle au cadre légal de la négociation collective, à cause de l’accent mis sur les droits individuels, qui correspondait à une logique plus néolibérale que la montée des droits collectifs. Ce sont les gouvernements et les entreprises qui ont le plus milité en faveur de cette réorganisation. Oui, les syndicats ont leur tord, et je pourrais vous en faire une longue liste, mais on ne peut tout de même pas les accuser de n’importe quoi.

    p.s:
    1) dans la plupart des syndicats, la cotisation est proportionnelle aux revenus.

    2) Les centrales syndicales ont de la difficultés à protéger les salariés à faible revenus car leurs formes d’emplois précaires empêchent souvent l’obtention d’une unité d’accrédition permettant leur syndicalisation. Aucun parti politique ne propose de réforme à ce sujet pour le moment.

  9. […] ai engagé ici une discussion sur le syndicalisme. Ça aurait presque valu un post sur mon propre blog… […]

  10. Je suis d’accord que les cotisations son proportionelles au salaire. Mais pour une personne qui gagne 10$ ou 12$ on s’entend que chaque dollar est compté. Donc même si c’est proportionelle si on regarde la richesse de centrales dans certain cas c’est trop cher payer.

  11. François, je respecte ton opinion sur les syndicats, car il est basé sur des faits et de bons arguments.

    Mais sur l’éducation, arrête de déblatérer des niaiseries!

    Premièrement, les étudiants ont pas un salaire qui suit l’inflation, il suit le salaire minimum, qui a augmenté beaucoup moins que l’inflation. En fait, sur les 10 dernières années, il a augmenté de 11%, contre 20% en inflation. En plus des frais, les étudiants paient autres choses, qui eux, ont largement suivi l’inflation (et ne parlons pas du logement… lui non plus, il suit pas l’inflation, disons-le). Je n’aime pas que certains parmi eux s’achètent un cellulaire, mais pendant ce temps-là, d’autres se serrent la ceinture et sortent quand même de l’université avec 10000$ de dettes (et il y en a plus que tu ne le crois, car c’est l’endettement moyen de tous les étudiants sur le régime de prêts et bourses).

    Deuxièmement, les frais de scolarité sont aussi gelés que les étudiants du Vieux-Montréal, mais les frais afférents, eux, augmentent sans arrêt. Même si tu as l’impression que les frais de scolarité montent pas, crois-moi, les frais afférents, eux, ont monté de 200$ à l’université en 4 ans. Depuis quelques temps, on voit quelques surprises sur nos factures: frais de radio, frais de laboratoires, frais technologiques (???). Plus ça avance et plus les frais que l’on doit payer sont abstraits… À l’UQAM, il y a des frais de l’Îlot Voyageur, alors que je ne sais même pas ce que c’est.

    Troisièmement, la masse étudiante, elle, a un projet d’envergure: la gratuité scolaire. Rien de moins. Elle coûte moins cher que les 2,6 milliards que l’on perd chaque année en évasions fiscales. Selon les études de l’IRIS, le montant de la gratuité est de 550 millions de dollars. 550 millions, c’est moins que le transfert de la péréquation (700 millions) que l’on a reçu. Le budget provincial, quant à lui, oscille entre 58 et 60 milliards de dollars. 550 millions, c’est 1% du budget.

    Nous, les étudiants, ne prônons plus le statu quo (hormis pour la FEUQ, qui craint simplement qu’en allant trop loin trop vite, le gouvernement dégèlerait les frais et n’écouterait pas). Nous croyons justement, comme l’affirment les libéraux, que le Québec aura bientôt de grands défis à accomplir (retraite de baby-boomers, de la génération réfractaire, concurrence internationale). Pour régler ce problème, nous avançons une solution des plus lucides: encourager l’éducation. Tu dois le savoir aussi bien que moi: ce ne sont pas les jobs d’ingénieurs, de médecins, de fonctionnaires, de profs et d’avocats qui s’en vont en Chine, ce sont des emplois de machinistes, de travail à la chaîne. Les gens qui ont un DES maintenant auront de moins en moins d’opportunités d’emploi. Encourageons-les à s’éduquer en leur enlevant la barrière que sont les frais de scolarité (en plus de l’appart, la bouffe, le linge, le transport, les livres) et laissons-les aller à l’école.

    Au fait, pas les moyens d’investir en éducation? Le gouvernement Charest prévoyait 1,9 milliards de dollars en baisses d’impôts. Ça, c’est irresponsable. On nous dit que de grands défis nous attendent, et on se prive des moyens de les atteindre. L’Action Démagogique du Québec, quant à elle, prévoit 750 millions dans sa réforme non-imposable des familles, qui sert aussi de transfert fédéral déguisé (mais louons quand même l’idée, elle est pas mal). La gratuité, elle, en coûte 550 millions. Que disais-tu tantôt? Ha oui… Pas les moyens de payer les frais de scolarité.

    En fait, tu as totalement tord à ce niveau. La vraie réponse est la suivante: TU n’as pas envie de les payer. Je crois que si le Québec faisait ce choix de société qu’est d’offrir la gratuité scolaire à tous les paliers, justement, ce serait investir dans le meilleur moyen pour assurer un avenir prospère. Bien avant la baisse d’impôts et le 100$ par semaine pour les parents à la maison, c’est ça qui nous permettrait de « relever nos défis d’avenir » et non de seulement penser à améliorer sa condition jusqu’au prochain mandat électoral.

    Et tiens, je te lance un défi, François. Tu dois avoir plus d’expérience que moi dans le domaine des budgets, donc essaie de faire un budget mensuel étudiant avec un appart et un coloc, l’électricité, le chauffage, l’eau chaude (déjà, tu passes par-dessus le 300$), le transport (35$ pour les chanceux de Montréal, 60$ pour ceux avec un char), 35$ de bouffe par semaine, le coût de tes livres (600$ par session, 100$ par mois), le coût de tes frais de scolarité (divisé en 6 pour le trimestre, 120$ par mois), et regarde combien de sous il reste de lousse dans ton budget. Ton budget pour balancer ça est de 14h au salaire de 7,75$/h par semaine, soit de 434$ par mois (bonifions de 150$, car tu as travaillé l’été). J’ai fait le test en secondaire 5 (cour d’économie), et je te dis que c’est, dans mon année, ce que j’ai appris de plus pertinent.

    Maintenant, imagine que les frais de scolarité, sous les libéraux, risquent de monter de 1600$ par année à 2600$ en 2012 (car c’est ce qui est proposé, une hausse de 50$ par session pendant 10 sessions, soit 500$ par session, donc 1000$ par année). Moi, je te le dis, quand j’aurai mon Bac en génie des bioressources, je vais continuer à emmerder le monde sur la gratuité scolaire, car c’est en ayant une population éduquée que l’on réglera nos problèmes au Québec (pas TOUS nos problèmes, mais ça nous empêchera de couler avec le navirre). On a des défis qui s’en viennent? Prenons tout de suite les initiatives nécessaires pour les relever, au lieu de se priver des moyens de le faire.

    http://uselessblog-manx.blogspot.com/2007/03/gratuit-scolaire-un-choix-social.html
    (Article sur la gratuité scolaire dans mon blog)

  12. Votre discussion est très intéressante. Vous avez de bons arguments, mais de mon côté je crois néanmoins qu’à 10-12$/heure les cotisations syndicales sont quand même un avantage.

    Il ne faut pas regarder seulement le salaire, mais aussi les avantages d’une protection d’emploi, ce qui réduit le stress au travail et améliore la productivité à long terme.

    Certains syndicats ont fait l’erreur de privilégier les vieux au détriment des plus jeunes, mais un syndicat est un organisme démocratique, et ce fut le choix de la majorité.

    C’est toujours ça qui est ça à la fin: dans un syndicat c’est 1 individu = 1 vote, alors que dans de nombreux lobbys c’est souvent 1 $ = 1 vote.

    Et c’est pas ces lobbys-là que le gouvernement devrait écouter…

  13. Manx je vais revnir à ton texte un peu plus tard. Je vais prendre le temps de le lire comme il faut car en ce moment je devrais le faire vite.

    Pour un syndicat de boutique il en coute environ 15$ semaine pour un salaire de 12$ de l’heure. On parle d’environ 60$ par mois. c’est le téléphone et une partie de l’essence ou d’une passe d’autobus.

    De l’extérieur ça semble démocratique mais dans les fait ça ne l’est pas toujours. Il existe des techniques de manipulation et d’intimidation, physique, psychologique qui sont très répendu dans les mouvements syndicale. Ce qui dillue les votes démocarytique. J’en ai été témoin personnellemnt. Olymel en beauce a vécu de genre de problème, tellement qu’il y a des gens qui n’y sont pas allé voté suite à des menaces. J’ai moi même été intimidé par des fiers à bras qui m’ont ridiculisé devant une foule juste pour une question bien banalle mais qui mettait dans l’embarras la centrale et pourtant cette fois là je votais pour un mandat de grève mais eux avaient imnterprété ça pour le contraire.

  14. Intéressant texte, Louis. Être suiveux n’est pas nécessairement un mal, sauf lorsqu’on suit les mauvais exemples.

  15. Permettez-moi humblement d’ajouter ici mon grain de sel.

    Si je me fie à ce qui se passe chez nos voisins du sud, nous ramons plutôt à contre-courant.

    Après huit ans d’administreation républicaine, la population des USA veut du changement, et la chose s’est exprimée lors des dernières élections de mi-mandat en novembre. Clairement, les conservateurs américains sont désabusés, et il est possible que nous assistions à la fin d’un cycle d’hégémonie républicaine commencé en 1968 (les élections de 2008 le diront).

    Nous ramons aussi à contre-courant des mouvements d’Amérique Latine qui tendent à la venue de nombreux gouvernements très à gauche (Chavez, Morales) ou sociaux-démocrates (Brésil, Chili).

    La venue de Stephen Harper au fédéral, puis celle d’un Mario Dumont au Québec semble donc aller à l’encontre des tendances présentement observables dans les Amériques. Le phénomène durera-t-il ? L’avenir nous le dira.

    Je crois cependant, s’il m’est permis d’exprimer cette opinion, que la meilleure chose que peut présentement faire la gauche québécoise consiste à accepter le résultat des dernières élections, retrousser ses manches, élaborer un discours plus adapté aux désirs de la classe moyenne et éviter la tentation de la jérémiade à l’endroit de la population qui a effectué un choix libre et démocratique.

    Bonne soirée à tous 🙂

  16. Hubert, je suis d’accord avec ton dernier paragraphe. Il n’est nullement utile à la gauche de rechigner contre ceux qui ont voter à droite. Ce ne serait qu’une perte de temps alors qu’elle (la gauche) pourrait consacrer ce temps à rafraîchir ses idées et repenser sa communication avec la classe moyenne.

    Mais il faudrait aussi que la droite cesse de perdre son temps à prétendre que ceux qui ont voté à gauche n’ont rien compris.

  17. Une analyse très intéressante Hubert. Ça rejoint le concept de « post-modernisme » qui avait été amené… Comme quoi le Québec serait simplement à la traîne, alors que si nous étions à l’avant-garde nous serions du mouvement du renouveau de la gauche des Amériques!

    Merci pour l’analyse.

  18. Louis arrête avec ton avant garde… Avant garde de quoi. Mis à part le mariage gaie ou est ton avant garde? Le Québec traine de la patte depuis belle lurette. Nos diplômes ont moins en moins de valeur, nous sommes maintenant reconnu mondialement comme étant des fouteux de trouble dans les milieux industriels en plus d’être reconnu pour être improductif. On a une solide réputation de dépassement de coût dans tout ce qui s’entreprend ici ce qui tranquillement pas vite fait fuire les investisseurs. Même l’état de New York en hiver entretient mieux ses routes que nous ici. En plus nous sommes passé en quelques années de deuxième rang de plus riche au huitième au Canada. Si c’est ça pour toi l’avant garde on est aussi bien presser sur reset s’essuyer et recommencer. Maintenant je quitte j’ai 70000lbs livre de papier à aller chercher qui peut être serviront à imprimer l’autre journal.

  19. Bon Blog, ça jase fort ici. Très bon pour le mental.

    Le Parti Québécois a été tous simplement irresponsable d’avoir tenter d’acheter le vote des étudiants avec le gel des frais de scolarité. Il est certain qu’avec les copains syndicalistes enseignants qui travaillent à implanter la graine souverainiste dans le cerveau des étudiants, le PQ a là une partie facile à jouer pour gagner des votes. Mais, c’est totalement irrespectueux envers l’intelligence des étudiants. Ne vous y méprenez pas, les étudiants qu’on nous montre à la télévision, manifestant pour la gratuité ou contre le dégel de frais, sont la minorité. Ce sont nos futurs syndicalistes, écolo à la graine de pavot fraîche. Ceux mêmes qui vivent sur une autre planète et qui croient que c’est normal que le gouvernement paie pour tout. Et bien cette minorité, qui peut nous faire perdre tellement de temps et d’argent, vient d’avoir un signal lundi dernier. Les choses vont changer. Malgré les bons penseurs de Radio-Canada, de la convergence et des amis de Bazzo.tv à Télé-Péquiste, qui vont tout faire pour remettre le bon vieux système d’alternance PQ-PLQ en place, les gens qui paient, commencent à en avoir assez de payer dans le vide. Le modèle québécois doit changer et il va changer. Il n’est plus à la hauteur de la réalité. Avez-vous déjà été dans un buffet au restaurant, en vous disant de faire attention pour en garder pour les autres? Et bien le buffet va fermer, et le menu va changer !
    Solidarité bien ordonner veut dire, solidarité pour payer la facture !
    SO,SO,SO, SOLIDARITÉ !
    Aux gens qui ont la vertu actuelle des « alter-mondialistes écologiques, socio-démocrate extrémiste », futurs targués de diplômes universitaires reçus de nos universités sous financés, par nos impôts, dont les frais de scolarité sont les plus bas au Canada. Gens qui dénoncent les politiques économiques afin d’accroître la richesse pour financer nos acquis. CES GENS COMPRENDRONT LA RÉALITÉ UN JOUR. A leurs sorties des universités, ils occuperont de bons postes, bien payés. Une fois leurs chèques reçus, vont comme nous, dire que le gouvernement enlève trop d’impôt. Ils découvriront les REER. Ils vont aller voir un de leur chum de l’université pour lui demander conseille pour savoir où faire les meilleurs placements. Placements dans des compagnies cotés en bourse qui doivent faire de plus en plus de profits pour augmenter la valeur de leurs actions. Compagnies qui étaient rentables avec un dollar canadien à 64 cents US. Et qui ont donné de belles conditions de travail à leurs travailleurs. Travailleurs qui maintenant doivent subir des baisses de salaire pour que la compagnie ne déménage pas au Mexique.
    Alors, comment voulez-vous dire à des gens ordinaires qui paient la majorité des revenus d’imposition et de taxation, de laisser le gouvernement dépenser à gauche et droite leur argent sans en prendre grandement soi ?
    Merci !

  20. Avangardiste tu dis? Depuis quand le Québec peut-il prétendre être a cette position? Ca me fait bien rire entendre cette gauche toujours ramener le succès de notre merveilleux « modèle québécois ». Pour que ce soit un modèle, il faudrait bien que quelqu’un l’imite, chose qui tarde toujours a ce produire…

    @Manx: Tu sais mon cher, je comprends que tu trouve que 10000$ de dette peut être énorme quand on sort sur le marché du travail, mais tu sais quoi, j’étais dans cette situation, je me suis trouvé un emploi payant grâce a ces études universitaires et je suis en train de le rembourser! Certain diront que ca m’empêche de faire autres choses dans la vie? et bien j’ai une maison, une voiture neuve, une femme et un enfant! et tu sais quoi, je suis encore capable d’investir suffisamment pour m’assurer une retraite très confortable! Tout ce qu’il faut, c’est une bonne discipline budgétaire et le tour est joué! Mon salaire correspond a la moyenne universitaire, tout ca en 35 heures par semaine…alors arretez de pleurnicher sur des frais de 200$ de plus en 4 ans.

    @ tout le monde de la gauche: S’il vous plait, arrêtez de prétendre que l’avancement passe nécessairement par la gauche. Le mouvement sud-américain dirigé par Chavez est beaucoup plus une réponse anti-américaine qu’un projet de développement social. Un dirigeant d’État qui s’octroi des pouvoirs extraordinaire avec promesse de les rendre plus tard, ouais…c’est du déjà vu ca!

    J’aimerais renchérir sur ce POUVOIR que nous avons de faire changer les choses. Pourquoi est-ce que les habitants de notre province sont-il si paresseux et suiveux comme le prétend Louis? Je crois personnellement qu’une bonne partie du problème est justement la présence trop grande de l’État dans la vie de tous les jours. Nous avons un problème, et au lieu de le régler par nous même, nous regardons le gouvernement en demandant de régler le tout. Si tu veux que le Québec devienne un leader mondial, et je dis devienne car il ne l’a jamais été, il faut tout d’abord que chaque individu prenne ses propres choses en main, car comment peux-tu prétendre aider les autres et la société en général si tu es toi même bourré de problèmes…

    En dernier, arrêtez donc de prétendre que les libéraux et que l’ADQ sont de la droite….ils sont a gauche aussi…juste un peu moins enfoncé que le PQ….

  21. Propos démagogiques :
    1-S’acheter des votes en pronant le gel des frais de scolarité.
    -Mais promettre 100$ par semaines pour s’occuper de sa progéniture ça c’est correct. Logique de bas étage !
    2- Présence de l’État dans nos vie, mais demandez au même État de se faire payer pour demeurer à la maison pour 5200$ par année ça c’est correct et cohérent!
    3- La dette
    Savez-vous que si la dette est financée par vos épargnes, elle ne vous coute rien ou presque!
    Les intérêts sur cette dette retourne dans les poches des contribuables payeurs de taxes qui la retourne dans l’économie.
    4- Méfions nous de ces croches de la droite qui gouvernent l’Amérique du Nord. Ils sont les mêmes qui vous ont menti sur la présence d’armes de dissuation massive en Irak. Ce sont les mêmes qui ont donné à Boeing des contrats sans appels d’offres. Ce sont les mêmes qui sont en train de détruire la planète avec leur pollution.
    5-Hugo Chavez donne régulièrement du pétrole aux pauvres de New-York et des États-Unis; mieux vaut un Hugo Chavez que 3 de la droite porcine de l’axe Bush-Harper-Dumont.

  22. Je lis vos commentaires et ce qui en ressort pour moi est l’individualisme qui y règne en général: et si le chapeau te fait, met le donc!

    Pourtant, j’ai un travail qui me paye bien, des REER, le goût de m’acheter une maison, le projet d’investir dans un commerce pour m’enrichir, je veux des enfants et, contrairement à beaucoup de gens, je ne trouve pas que je paye tant d’impôt que ça. En fait, ça ne me dérange pas personnellement de participer économiquement à la société, je pense que c’est normal d’avoir à le faire.

    Mais ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi il y a tant de problèmes dans cette société étant donné que je donne tellement de mon argent? Il me semble que c’est évident que mon argent n’a pas été investi à la bonne place!

    Peut-être que c’est moi qui suis naïf, mais je n’adhère pas au discours des arrivistes, bien que je vienne d’un milieu assez pauvre (à une époque, j’ai eu besoin de me rendre dans une banque alimentaire…). Alors ça serait facile pour moi de dire que moi, moi et moi nous nous sommes sorti de la misère alors que ceux qui ont moins de chance ou moins de volonté ou moins de talent peuvent bien rester (et tomber encore plus) dans la dèche, moi, moi et moi on s’en lave les mains… Et là je ne dis pas que c’est tout est beau, il y a vraiment du ménage à faire, mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain!

  23. Anti Pollution ton ton discourt est pollué pas à peu près. Tu passe des subventions familliales aux armes de destruction massive. Faut le faire

    Cent piastre pour un enfant par semaine ou une garderie subventionnée qui en coute plus de 30$ par jour à l’état ou est le problème si ça peut donner le choix au parent de rester à la maison si ils le désirent au lieu de se battre en réservant une place en garderie 2 ans avant la naissance de bébé pour être certain de de ne pas se faire prendre les cullotte biassée.

    Je vois qu’ici il n’y pas de jeunes parents, il semble y avoir plus d’étudiant qui veulent étudier sans manger de beurre de peannut en demandant à une société qui s’appauvrit de payer pour eux.

    Bon pour toi Manx, qui te dit que les études c’est un moment facile à passer. Dans mon temps les étudiants n’avaient pas qu’un coloc ils vivaient à cinq dans un 4 et demi et le salaire minimun était de $4.75 de l’heure.

    Faire un budget avec ce que tu gagne… Hahaha fais moi rire. crois tu que c’est plus facile une fois sur le marché du travail? 10$ de l’heure avec deux enfants à nourrir…. As-tu déjàs été à deux cheveux de perdre ta maison parce que les finances ne fonctionne plus à 12.50 de l’heure. Devoir tenir ta maison a 17 celcius l’hiver à cause que le mazouth à doublé en deux ans, et que t’avais l’osti de provincial au cul pour $500 à cause que j’avais pas payé assez alors que j’avais deux jobs à plus de 80 heures semaine pour me sortir de la marde pour ne pas perdre ma maison. C’était même pas l’équivalent d’un osti de chèque de BS et ils voulaient me faire une saisi de salaire. Pourquoi? Pour faire vivre les braillard qui veulent toute avoir à rien faire.

    Études gratiss… Sais-tu comment il en coute par enfants aux parent à chaque année au québec? Livres, autobus, surveillance, souliers etc etc… Croiyez-vous être les seul à faire des sacrifices? Il semble que oui car vous demandez aux autre d’en faire encore plus pour vous autre.

    Donner accès à l’université gratuitement serait la meilleure façon pour créer encore plus de loques humaines. Raisons: où il y a de l’homme il y a de l’hommerie. Les gens vont se jeter à corps perdu pour progfiter du système. Regardes autour de toi à l’université et dis moi combien il y d’étudiant de carrière qui change d’idée et d’orientation à tout les ans alors que c’est si dispendieux à voue entendre? Imagines si les études étaient gratuites… Fais moi rire. Un jour tu seras de l’autre côté dela clotûre, tu auras une famille à faire vivre. Alors là une toute nouvelle réalité s’ouvrira à toi. Je ne serai aps surpris ce jour la de te voir en première ligne pour exiger que le gouvernement dégèle les frais.

  24. Mmmh… Oui, une dette de 10 000$ ça se regagne, et je n’ai pas dit le contraire. Mais moi, personnellement, je ne trouve pas cela acceptable. Je vais travailler 35 ans après mes études de 3 ans, et mes impôts rapporteront 550 000$ de plus aux coffres de l’État, en plus d’assurer des emplois plus stables et de fournir des services de plus en plus demandés (ingénieur à caractère environnemental). Si on incitait plus de gens aux études supérieures en facilitant l’accès, par la gratuité scolaire, la dette des étudiants sur prêts et bourses devrait passer de 10000$ à 5000$ facilement. C’est possible de rembourser sa dette? Oui, c’est vrai. Mais les statistiques montrent que dans 50% des cas d’études de maîtrise et de doctorat où les gens arrêtent, les raisons financières sont évoquées, et dans 75% des cas de gens qui ne vont pas accéder aux études supérieures.

    Ce que j’avance, la gratuité scolaire, c’est un choix de société. Voulons-nous faciliter l’accès aux études supérieures pour ceux qui en ont les moyens intellectuels, mais pas entièrement les moyens financiers, afin que ceux-ci aient un diplôme, une meilleure sécurité d’emploi et puissent prendre la place des baby-boomers qui ont des travaux spécialisés? C’est ça la question que je me pose. Si on a des défis dans l’avenir, retroussons nos manches et relevons-les, au lieu de prôner des baisses d’impôts et des idioties qui ne nous serviront à rien. C’est ça ma mentalité: investir maintenant, économiser plus tard.

    Non seulement les coffres de l’État seront augmentés par les contribuables, nous aurons une population mieux éduquée, plus qualifiée, moins précaire au niveau de l’emploi et dans 3 ans, ces gens viendront contribuer par leur impôt à cette gratuité scolaire que nous avons les moyens de nous payer, et je l’ai montré plus haut.

    P.S. Depuis mon primaire, j’ai eu des professeurs souverainistes et je le sais. Mais aucun prof. n’a eu le droit d’afficher son affiliation politique, encore moins de défendre la position fédéraliste ou souverainiste. Je ne crois pas qu’il y ait là lavage de cerveau.

    Et le hippie qui sort dans la rue pour défendre ses idées, il t’envoie promener. Pour faire pencher la balance dans un sens, il faut faire des actions, montrer le sérieux de notre cause et des gens qui la défendent. De nombreux étudiants sont pour la gratuité scolaire et ne sont pas allés manifester, mais 16 cégeps et asso facultaires du Québec ont fait grève en faveur de cela (note: nous ne faisons pas la grève pour faire la grève, cette journée, je compte bien la reprendre sur mon calendrier d’études). La semaine dernière, 200 étudiants de la FEUQ ont manifesté pour le dégel, l’association se prépare déjà à prendre des moyens plus musclés, advenant un dégel.

    Je crois l’avoir montré, le Québec a les moyens de garder les frais de scolarité gelés, il a même les moyens de les offrir gratuitement. C’est aux Québécois de choisir s’ils VEULENT offrir l’un ou l’autre de ces services aux étudiants, afin de ne pas se tirer une autre balle dans le pied.

    Personnellement, je trouve la droite très irresponsable de soulever des problèmes à venir et de ne pas offrir d’autre solution que de couper dans les programmes sociaux.

    Et je l’ai dit, le jour où je sortirai de l’université, je vais continuer à souhaiter à la prochaine génération que nous leur offrions une éducation de qualité, gratuite, afin de faciliter leur fardeau d’endettement.

  25. Manx, je ne suis pas très surpris que tu ais eu des profs séparatistes, c’est très répendu dans le bastion syndicaliste que sont les profs. Eux peut être qu’il ne prônait pas la souveraineté mais les membres du PQ eux le fond dans les écoles secondaires, écoles primaires et je trouve ça dégueulasse. Hitler à dit donnez moi la jeunesse et je dominrai le monde. Le PQ tente la même chose pour la souveraineté. Où était Bernard Landry le 11 septembre? Il prônait la souveraineté dans une polyvalente du lac St-Jean. Alors que les jeunes voulaient être rassurés sur ce qui était en train de se passer à New-York Burny lui bin y jasait séparation…

  26. Un autre petit point Manx. Au lieu de prôner le fait que tu serais prèt à faire l’effort pour le reste de ta vie à subventionner des frais gratuits pourquoi ne pas faire le scrifice tout de suite. Ça ne durerait qu’un temps. De toute façon oublies pas une chose. Le peak des boomers qui arriverons au temps de vivre avec des chouches c’est en grande partie ta génération qui devra payer pour ça. T’es bien mieux de payer tes études car dans 15 ans tu vas avoir les deux à payer. Si tu sais compter tu arriveras au résultat que les boomers vont te coûter cher en masse, tu vas avoir ta chance de payer pour les autres et subvenir au club social que tu défend. Vous les jeunes ne semblez pas penser à cet aspect qui vous guette et qui vous rejoindra dans le détour.

  27. M. Richard, faudrait pas non plus trop généraliser, l’âge n’est pas garante d’un mode de pensée. Je ne sais pas quel âge vous avez mais ça ne vous donne pas plus de munitions pour faire passer vos idées.

    Et, par votre avant dernier commentaire, vous me confortez dans mon idée que la droite et le fédéralisme vont de paire, merci. Je ne mange pas de ces pains-là!

  28. Ouaip, mais si plus de gens de la prochaine génération ont, eux aussi, un diplôme universitaire qui rapporte plus d’impôts, je calcule aussi que ma génération aura l’appui de la suivante pour pouvoir permettre à nos parents d’avoir une retraite digne, et non de devoir couper dans leurs services de santé, comme les auteurs du manifeste « Pour un Québec Lucide » (ou un Québec Lucien) prévoient faire. Ça aussi, ça entre dans la balance. Une gratuité scolaire, ça assure des études plus élevées, en général un revenu plus élevé, une meilleure contribution en impôts et de pouvoir payer la gratuité scolaire et aussi d’aider dans les autres mesures importantes. En gros, il ne faut pas confondre « dépense » et « investissement ».

  29. Qui parle de doite dans mon dernier commentaire? je parle de jeune qui se font prôner la séparation dans un auditorium de polyvalente alors qu’on était sur le bord de l’inconnu qui faisait peur aux jeunes et à tous faut bien l’admêtre.

    Pour ce qui est de l’âge je suis entièrement en accord que l’age n’est pas garagnt de rien. Par contre les plus vieux on une chose qu’on a pas quand on est jeune. C’est que jusqu’à un certain point l’histoire on ne l’a pas appris ni lu on l’a vécu.

    Quand je parle de jeune je parle des étudiants (qui à mon sens ne doivent pas être bien vieux) qui veulent tout cru dans la bouche à se badigeonez le bedon alors que plus tard il y aura un immense prix à payer. Si le chapeaux vous fait mettez le et braillez, mais si il ne vous fait pas je vous prie de ne pas vous sentir viser car vous n’êtes pas dans mon colimateur.

  30. ooof et je viens de remarquer que tu avais posté avant moi, François. Je vais verser une larme devant cet individualisme, je l’avoue. Je comprends que tu manges de la merde, ça ne justifie rien à mon avis. Gérer un budget d’étudiant, c’est pas facile? Non. Les étudiants ont un salaire moyen de 9800$, pour les femmes c’est 8800. Si tu offres la gratuité, il y a plus de gradués qui paient plus d’impôts et qui assurent la santé de l’état. C’est faux? Non.

    Je te parle de budget étudiant et tu viens me parler de ta vie personnelle. Tu as eu la vie dure? Grand bien t’en fasse. Tu penses que la nouvelle génération est molle? La nouvelle génération te souhaite d’aller te faire foutre.

    Moi, je dois t’avouer, j’ai la belle vie. Mais je regarde autour de moi et ce n’est pas pareil partout. Certains ont l’image du cégepien/universitaire avec son cell, son laptop, qui vit chez ses parents dans son 12 et demie en banlieue et vient à l’école avec un char de 2 ans. C’est faux. Je regarde mes cours et j’en vois, des caves comme ça, qui se tappent des 60% de moyenne. C’est à cause de frais de scolarité élevés, pourtant, qu’on a plus de gens de la classe aisée qui vont à l’université, parce que les moins nantis voient dans l’université un rêve difficile à obtenir. Les riches, ils continueront à aller à l’université, gratuite ou non. Les moins riches, sur les prêts et bourses, dont les parents ont pas un sou à débourser pour eux, ils y repensent deux fois avant d’aller dans une ville habiter en appart.

    Je peux aussi te parler de ma blonde, François, qui pendant que tu chiâles, travaille 24h semaines, met sa session en danger, pour payer un appart. Son boss lui a pas donné de paye depuis qu’elle a commencé à travailler il y a un mois et demie, et elle a de la chance que ses parents lui aient avancé les 300$ du mois dernier qu’elle leur doit. Pendant ce temps-là, son frigo a l’air de la mort, je peux même t’en faire l’inventaire: eau, carottes, céleri, céréales. Tu vas verser une larme? Non, mais parle-moi pas de ton vécu d’abord, et explique-moi en quoi c’est justifié qu’elle mange de la marde, si elle devra plus tard payer ta retraite, pendant que toi, au lieu de dire: « je vais l’aider maintenant pour qu’elle m’aide plus tard », tu préfères lui dire: « Qu’elle mange de la marde maintenant, parce que quand je vais aller à ma retraite, faudra qu’elle y mette les bouchées doubles ». C’est ça la solidarité individuelle prônée? Défavoriser ceux qui veulent faire des études? Leur demander ensuite de payer des impôts alors qu’ils seront sous-payés? Tapper sur les syndicats qui protègent leurs emplois pour qu’ils ne s’en aillent pas en Asie? Ouep, le beau plan de reconstruction du Québec de la droite.

  31. M.Richard, je parle de droite parce que votre discours l’est, désolé de vous l’apprendre… Pour le fait que vous êtes fédéraliste, je n’étais pas certain, vous auriez pu être autonomiste, pour le peu que j’en sais de la définition…

  32. La Suède se compare bien au Québec en terme de population, d’économie, de ressources naturelles, dequalification de la main-d’œuvre, de force de travail et de richesse nationale (PIB). La grande différence :sa volonté politique face à la gratuité scolaire. Pour ce faire, la Suède compte sur un système de taxes etimpôts lourd mais varié qui tente de répartir la richesse au profit des plus pauvres. La Suède investit beaucoup d’argent dans son système d’éducation en pourcentage de son PIB et de ses dépenses publiques.La gratuité est un choix politique qu’a fait la Suède et qu’il convient d’étudier Source : l’ASSÉ

    Mais la Suède fait partie des pays où la fierté de son peuple a passé par son indépendance, non pas en restant esclave d’une entitée étrangère.

  33. C’est vrai que j’ai parlé de ma vie, mais pourquoi crois-tu que l’ADQ a ressorti fort comme ça. C’est que L’exemple de ma vie c’est la vie d’un paquet de monde au Québec. C’est la vie d’une majorité étouffé qui se font dire d’aller se faire foutre par du monde dans ton genre. Dis toi une affaire depuis le temps que je paye des impôt tes études je les ai payé 5 fois, et en plus j’ai payé ton acouchement à l’hopital gratuite qui gruge 44% des mes taxes et impots.

    Pour ce qui est des syndicats qui protègent nos emplois contre le marché asiatique… Coudon ou tu vis toi? M’écris-tu d’Afrique du sud pour être aussi déconnecté? Qui voulait faire fermer Olymel en beauce? Les boss? Le syndicat qui aime mieux foutre tout le monde dans la rue. Pas grave au Québec il y a le BS un coup mal pris. Ou était le syndicat à la fermeture de la Wabasso à Trois-Rivieres? La Phillips? Schlumberger, la gaspesia, Magnolia à Danville? Le resto de l’auberge des gouverneur de Shawinigan qui reste fermé malgré le désir de retour de travail des employés alors la CSD s’y oppose… Il y a une réalité qui existe sur le terrain mais sur un banc d’école on est encore loin de ça…Ce qui n’enlève rien à votre réalité. Tu me traite d’individualiste. Regarde toi avant de parler. Pour ce qui est de ta blonde fais un homme de toi et au lieu de péter des vitre d’institutions publiques va donc lui fracasser la face. T’aura pas a t’en faire dans un québec qui pardonne tout, tu vas t’en tirer avec une tappe sur les doigts et un recommence plus.

  34. je ne connais pas les chiffres démographiques de la suède pour évaluer si ils se tirent dans le pied. Par contre ce que je sais de ce pays c’est que la culture populaire la bas veut que les gens payent ce qu’il doivent. Il n’y a pas de conducteurs d’autobus qui se font frapper pour 3$, contrairement à ce qui se passe ici. Payer ce que l’ont doit est une fierté généralisée contrairement à ici ou les gens se glorifie à fourrer tout le monde, surtout le gouvernement qui m’en demande et redemande.

  35. @ Anti-pollution:

    Je me répète mais…

    DÉMAGOGIE: mot utilisé par les démocrates lorsqu’ils ont peurs de la démocratie.

    @ Manx: Ok pour la gratuité scolaire. Pour se permettre ça, le Québec devra s’assurer que l’éducation ne serve qu’à une chose: enrichir la société québécoise.

    Donc voici: on ferme toute discipline universitaire où le taux de placement au Québec est inférieur à 80%.

    Quelqu’un veut tout de même étudier en théologie, qui a un taux de placement de 29%? Parfait. Il devra s’inscrire à une université 100% privée sans aucune subvention à l’institution ni prêts et bourses pour l’étudiant.

    Mais, qui voudra ouvrir une université privée pour enseigner la théologie? Et qui voudra étudier la théologie si le taux de placement n’est de 29%? Étudier sans chance d’améliorer son sort, ça s’appelle un hobby. Et la société ne paie pour que j’apprenne à jouer de la guitare chez Joe Musique alors…

    Et toute discipline avec un taux de placement de 80% sera contingenté pour répondre aux besoins du Québec. La province prévoit avoir besoin mettons de 300 ingénieurs en bioressources pour 2012?

    Ingénierie, c’est un diplôme de 4 ans? Parfait: programme d’ingénierie en bioressource contingenté à 300 places pour l’automne 2007.

    À 300 places d’ouvertes, combien d’universités devront offrir ce programme à l’automne 2007? Une ou deux, pas plus. On ferme le programme dans toutes les autres. Les subventions du gouvernement pour ce programme iront uniquement aux deux universités les plus performantes.

    Voilà, ton problème est reglé Manx. Si tu es prêt à accepter ça, je me joins à toi pour la lutte à la gratuité scolaire. Et on va crier haut et fort pour que ça se fasse.

    Mais connaissant les Québécois, ça n’arrivera jamais, car le gros bon sens est tabou dans la Belle Province.

    Donc, toi et moi, on criera dans le vide. Malheureusement…

  36. Ouep, sauf si on crée une demande. Mais je suis d’accord pour que certains programmes comme théologie, urbanisme ou géologie (ce qui a été fait) soient fermés si la demande étudiante et patronale est trop faible. Sauf que avoir une bonne offre en diplômés dans un domaine est bon pour que d’autres entreprises viennent s’installer. Dans le chiffre fictif de 300, je mettrais plutôt 325 personnes, afin de stimuler une demande de postes, et tout irait bien (D’ailleurs, l’université McGill est la seule à offrir le génie des bioressources).

    Dans ce domaine-là, ouep, je suis parfaitement d’accord. Le but est de subvenir aux besoins du Québec, d’assurer une compétitivité entre étudiants pour les forcer à performer comme il faut et de donner une égalité des chances au niveau financier, ne laissant place qu’aux notes et à des entrevues, pour les programmes plus contingentés. Honnêtement, c’est bien beau de s’inscrire à un programme d’histoire, mais la demande est trop faible pour qu’il y ait 0 contingentement. Cette idée favoriserait la compétence, l’intelligence et est déjà employée dans plusieurs établissements.

  37. Bin la l’intello, moi aussi j’embarque à condition qu’il y est une règle qui empêche les étudiants d’aller travailler ailleurs genre qu’ils remboursent leurs études avant de partir

  38. Je peux même ajouter que dans plusieurs domaines, cette approche existe déjà. Le programme de Baccalauréat en géologie a été abandonné par l’UdM parce que l’UQAM offrait déjà un programme similaire, mais meilleur (je trouve ça dommage, car géographiquement, l’UdM était beaucoup mieux placée que l’UQAM pour donner un cour de géologie, le Mont-Royal étant une mine de connaissances et d’études géologiques, mais si le programme de l’UQAM est meilleur…). Je souhaiterait aussi que le programme d’urbanisme de l’UQAM ou de l’UdM disparaisse, car la demande prévoit être faible jusqu’en 2020 environ (les MRC sont les principales demandantes d’urbanistes, et ont engagé des urbanistes actuellement âgés de 30-35 ans). Les historiens, on en aura toujours besoin, mais en plus petits nombres. J’ai un cour d’histoire à l’UQAM, 120 personnes, 80 étudiant en histoire… Je ne crois pas que l’on ait besoin de 80 historiens par année, malheureusement.

    La polytechnique a maintenant aboli le tronc commun et commencé à contingenter ses programmes, demandant une cote R de 26 (des élèves dans la moyenne, finalement) et offrant aux plus bas notés de suivre des examens de MATH-NYC, PHY-NYB et BIO-NYA pour ceux qui ont une cote R inférieure, mais sont prêts à montrer que ces notes ne sont pas représentatives de leurs connaissances.

    Pour les étudiants étrangers, les frais de scolarité sont plus élevés. Malgré cela, comme on offre un prix plus bas que dans le reste des États-Unis et du Canada, et que le coût de la vie est plus faible ici, plusieurs vont quand même à McGill pour leurs études (ce que je trouve bien, car je ne crois pas vraiment que la valeur de nos diplômes diminuent – les meilleurs médecins du Canada sont formés à Sherbrooke). En leur offrant de payer des frais de scolarité raisonnables, ou en offrant un rabais pour ceux qui désirent par la suite s’implanter au Québec, on rehausserait l’immigration de gens qualifiés. Pour ceux qui veulent quitter le Québec après leurs études, d’accord, mais qu’ils les paient.

    La gratuité, je la vois dans une perspective où les Québécois ont besoin d’être plus éduqués, qu’on retire la barrière monétaire de leur chemin (en partie, restera toujours des dépenses connexes) pour favoriser ceux qui ont les notes d’étudier et d’obtenir un meilleur salaire qui contribuera à nous enrichir. Avec la retraite des baby-boomers à venir, il faut trouver des moyens autres que seulement couper pour avoir l’argent nécessaire pour s’en sortir, mais aussi pour remplacer ces gens qualifiés qui s’en vont à la retraite.

  39. Wow, vous avez réussit à trouver un terrain d’entendre. C’est beaucoup plus facile d’y arriver lorsque les attaques personnelles laissent place à la réflexion, aux nuances et à l’empathie.

    Continuez, l’outil qui est le blogue va peut-être réussir à rapprocher les citoyens. Ça fait peut-être du bien à cours terme de cracher sa frustration de façons anonyme sur d’autres individus anonymes mais après un certain temps, on prend conscience que notre agressivité ne fait qu’augmenter. On voit des ennemis partout, tout le monde est stupide et la société est au bord du gouffre.

    Utilisons de façon intelligente les blogues afin d’arriver à trouver des solutions aux problèmes que nous sommes tous confrontés.

  40. Oh Dear… désolé de m’inscrire en faux par rapport au consensus utilitariste qui vient de se former, mais il le faut.

    La recherche, vous en faites quoi? L’université, ce n’est pas juste une machine à produire des travailleurs, quand même! Or, il faut se lever de bonne heure pour « gérer » la recherche en fonction de son utilité immediate. Qui peut deviner quand et à partir de quel mélange de disciplines émergera les prochains progrès qui attendent l’humanité? (ex: l’informatique est en partie issue de la logique et la logique, il y a 100 ans c’était la chasse gardée des philosophes – e.g. Russell, Frege… alors, le département de philo, on le coupe?)

  41. Je suis tout à fait d’accord avec toi, M.Éborgner. Je me suis abstenu de le mentionner afin de surfer un peu sur cette belle entente. En espérant que le débat puisse continuer dans une atmosphère respectueux.

    Cependant, il me semble possible d’évaluer chaque programme (technique, professionnel, universitaire, recherche) de façon neutre et rigoureuse sans entacher le rôle premier de l’éducation, donner accès à la connaissance.

  42. Y en aura pas de facile. Ils est vrai que les universités sont les pricipaux centres de recherches. De l’argent il faut en mettre partout. On aura d’autre choix que d’établir une charte de priorité. Donc on commence où? C’est sur qu’on aura pas le choix de couper à quelque past a un moment donné.

  43. Ma proposition pour la gratuité scolaire est une politiques de centre-droit.

    Du gros bon sens, tout simplement. Il faut faire des choix en fonction de ce que le Québec a vraiment besoin.

    Cette mesure serait la finalité. Mais plusieurs étapes devraient précédées la mise en place de la gratuité scolaire.

    Un assainissement majeur des finances publiques entre autres. Et cette opération, qui doit débuter MAINTENANT, devra être précédé d’un brainstorming où pour chaque programme social, on devra répondre à la question suivante:

    Qu’est-ce le Québec a vraiment besoin?

  44. Tiens, je vais ajouter une liste de choses qui devraient être faites/abolies/remplacées au Québec selon moi ^^:
    1) Avoir une population éduquée
    2) Lutter contre la pauvreté
    3) Un développement durable (juste milieu entre économie, social et environnement dans les prises de décision)
    4) S’affirmer en tant que peuple
    5) Gestion responsable de notre argent

    Moyens de le faire:
    1)-Gratuité scolaire et contingentement des programmes plus réaliste (pour l’argument de la recherche, je suis d’accord, mais il faut s’entendre que les recherches devraient aller dans le sens dans lequel le Québec désire progresser, et ce progrès irait logiquement dans les programmes où on désire accepter plus de gens, et donc dans les programmes ayant plus de places disponibles et de chercheurs en herbe). Et je considère la gratuité scolaire comme une option de centre gauche, mais qu’elle soit à droite ou à gauche, ce n’est pas important, tant que c’est un bon choix.

    2)-Aider à la création de logements sociaux
    -encourager les entreprises à s’installer en régions par des exemptions d’impôts (pour combattre le chômage régional)
    -implantation de programmes d’insertion au travail
    -encouragement de formations de style DEP et d’éducation aux adultes pour les décrocheurs (internet fait des merveilles avec les études à distance)

    3)-Développer des énergies vertes (particulièrement de l’éolien, mais bien réglementé, cette fois)
    -création d’une bourse du carbone sévère pour favoriser les entreprises non-polluantes ou peu polluantes (et non 30$ la tonne de GES sortis)
    -aider à une gestion responsable de nos forêts
    -effectuer des campagnes de recyclage pour que nos usines de pâtes et papiers n’aient plus à importer du papier des États-Unis pour respecter les normes de papier fait de 15% de matières recyclées
    -investir dans le transport en commun interurbain (extrêmement déficient, alors que celui de Montréal marche pourtant suffisament bien, si on exclut les concierges payés 20$/h) et les coopératives de voitures ou de covoiturage.
    -offrir un rabais payé par l’état pour l’achat de voitures hybrides ou à faible consommation d’essence (en fonction de nos moyens)

    4) S’affirmer en tant que peuple, soit par la souveraineté, soit par la reconnaissance par le Canada du statut particulier de la nation Québécoise
    -Favoriser l’industrie touristique au Québec, à l’échelle nationale autant qu’internationale, et offrir des rabais pour les citoyens du Québec qui logent dans les parcs provinciaux et/ou nationaux (à voir avec Ottawa, ça)

    5) Par économiser, je parle :
    -d’alléger l’état en ne remplaçant pas certains fonctionnaires qui prennent leur retraite et ont un titre honorifique (conseiller du sous-VP de l’aile marketing de la MRC de Valois, par exemple)
    -de ne plus donner de contrats à des amis par partisanerie en leur offrant le double du prix de leur travail, pour qu’ils contribuent à la caisse électorale du parti (regardons de beaux projets comme le CHUM) ou de commander des commissions d’enquête à des anciens premiers ministres pour leur offrir de l’argent, plutôt qu’à des autorités plus compétentes.
    -de créer Pharma-Québec pour économiser sur le prix des médicaments (1 milliards de dollars économisés, seulement en négociant le prix des médicaments avec les fabricants à l’échelle nationale)
    -de faire une lutte réelle contre l’évasion fiscale (2,6 milliards de perdus chaque année)
    -de mettre un plafond de déductions d’impôts plus sévère (les études prouvent que plusieurs personnes aisées, ayant des salaires élevés, paient autant d’impôts que la classe moyenne, et les ouvrages pour fourer l’impôt abondent)
    -investissements stratégiques dans la recherche et certains domaines de pointe pour que le Québec se démarque encore par sa capacité d’innovation (notons actuellement l’animation 3D, l’anthropologie criminelle, le jeu vidéo, les études environnementales, plusieurs programmes de génie et la médecine, dépendant des universités)
    -de faire un vrai combat pour le déficit 0 en ne transférant pas la dette de la province sur ses institutions

    Beaucoup de choses sont dans la liste? Exact, et ce sont des projets à court et moyen termes, peu complexes. Certains sont des investissements, d’autres des dépenses ou des économies, mais au total, je crois que l’on trouverait qu’on a les moyens de faire cela.

  45. Le prix des médicaments :
    Plusieurs compagnies pharmaceutiques ont décidé de faire de la recherche à coup de milliards au Québec à la condition que le Ministère de la Santé favorise l’original au lieu de la copie.
    C’est aussi cela le gros bons sens.

    Maurice Duplessis politicien qui était de centre droit et qui a abusé comme pas un de la démocratie, a toujours souhaité garder les canayens dans l’ignorance, car le savoir lui faisait peur. Sa phisolophie de centre droit avait comme prémisce qu’on pouvait faire travailler 2 canayens ignares pour le prix d’un québécois éduqué.
    Maurice Duplessis était aussi un grand autonomiste, c’est lui qui pour obtenir plus d’argent d’Ottawa a fait passer pour fous les orphelins mieux connu maintenant sous le vocable les ORPHELINS de Duplessis.

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