Boisclair doit partir

Pierre Dubuc a raison: André Boisclair n’est plus l’homme de la situation à la tête du Parti Québécois. Le secrétaire général du SPQ-Libre et éditeur de l’excellent mensuel de gauche l’Aut’Journal connaît bien Boisclair; il a même eu l’occasion de l’affronter lors de nombreux débats dans la course à la direction du parti. Et selon plusieurs militants péquistes, il a été un des meilleurs débatteurs.

On dira ce qu’on veut bien, mais Boisclair n’a jamais réussi à connecter avec la population. Les gens ne s’identifient pas à lui. Si dans une campagne électorale, les idées sont importantes, l’image du chef n’est pas à négliger. Mario Dumont a réussi à aller chercher une quarantaine de sièges sans équipe, sans cadre financier et sans programme crédible; qu’aurait pu accomplir le PQ avec à sa tête un chef charismatique et populaire?

Parce qu’à la fin, dans l’isoloir, ça se résume souvent à ça: « est-ce que je fais confiance à ce parti et à celui qui le dirige, oui ou non? ». Et pour monsieur ou madame Tout-le-monde, Boisclair n’inspirait pas la confiance, mais plutôt le doute. Il a beau être intelligent, il n’a commencé à être en mesure à faire passer ses idées qu’une ou deux semaines avant le vote, soit beaucoup trop tard. Il a beau avoir de l’expérience politique, il s’est mis à dos l’aile progressiste du parti avant même le début de la campagne électorale.

Comme je l’écrivais dans mon billet Continuité, le vote de la gauche a augmenté lors de cette élection. Comment se fait-il que le PQ ne peut pas aller en chercher une plus grande partie, surtout chez les souverainistes qui ont voté Québec Solidaire? Boisclair a hérité d’un parti survolant littéralement les intentions de vote et en quelques mois la division s’est installée et il a perdu la confiance d’un peu tout le monde.

Un chef, c’est important. C’est celui qui incarne l’image de l’équipe. C’est celui qui fait dire « je ne suis pas sûr de telle ou telle proposition, mais je lui fais confiance à lui ». Un chef charismatique, c’est celui qui peut convaincre l’aile-gauche de rester au PQ et les gens de certaines régions de ne pas succomber à la plainte adéquiste.

Un chef charismatique, c’est le ciment qui solidifie les fondations d’un parti. Et André Boisclair n’est pas cet homme. Malgré tout le respect que j’ai pour lui, pour son combat, pour sa fierté, sa combativité, il doit céder sa place et le PQ doit se lancer dans une nouvelle course à la direction en prévision des prochaines élections.

Des élections où le parti devra absolument se montrer plus fort, car il n’aura plus affaire à un populiste seul, mais à une équipe adéquiste beaucoup plus solide et déterminée à jeter aux ordures notre social-démocratie.

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68 Réponses

  1. Le problème avec Boiclair c’est qu’il n’a pas été capable de nous mentir comme les chefs précédents. Les gens sont fatigués de vos mensonges d’indépendances. Vous n’êtes plus un parti de la gauche et non ce n’est pas vrai que la droite signifie la fin de la sociale-démocratie. Deux mots auquel le PQ n’adhère plus.

  2. Le chef, c’est une partie du problème… Il restera à voir l’approche qu’ils adopteront pour mieux communiquer leur projet. Il y a des leçons à tirer qui dépasse l’impopularité de Boisclair.

    Malgré les voix, qui s’élèvent contre Boisclair. L’implication de son départ serait non négligeable. Pensez-y… Les coûts de la plus récente course à la chefferie + une élection + une nouvelle course à la chefferie = Un PQ en difficulté financière importante.

  3. Je n’ai jamais cru aux sauveurs en politique. Charest a perdu les élections en 1998 après avoir trôné à 50% dans les sondages au moment de son élection comme chef du PLQ en 1997.

    Boisclair a démontré durant cette campagne qu’il mérite de rester. Il devra travailler, mais j’ai confiance qu’il puisse faire mieux.

    C’était un libéral qui parle.

  4. Patrick marque un point: le PQ a-t-il les moyens financiers d’organiser une autre course puis de participer à de nouvelles élections? J’avais vu un reportage disant qu’ils ont fait la dernière campagne à crédit. Ça regarde mal…

    Un sauveur, je veux bien, mais pourra-t-on se le payer?!

  5. J’ai l’impression qu’André Boisclair n’écoutait pas les membres de son équipe avant les deux dernières semaines de la campagne. Peut-être qu’il est encore «l’homme de la situation», en autant qu’il écoute sagement les conseils de son équipe, mais surtout, qu’ils le suivent.

  6. « Et selon plusieurs militants péquistes, il a été un des meilleurs débatteurs. »

    Wow, faudrait me les présenter. Pierre Dubuc a été durant cette course à la chefferie fidèle à lui-même: un clown post-marxiste littéralement sorti des années 1960.

    Il a obtenu un gros 1.22% du vote des membres.

    Je te dis qu’on va loin avec ça !

  7. Bon le chemin de la croix et la crucifixion commence. Ce parti est réellement ingérable. C’est ce même parti qui fout dehors à coup de pied dans le cul son propre fondateur. Faut le faire. Ce qui doit partir, c’est bien le PQ. Ou du moins l’article 1.

  8. « Des élections où le parti devra absolument se montrer plus fort, car il n’aura plus affaire à un populiste seul, mais à une équipe adéquiste beaucoup plus solide et déterminée à jeter aux ordures notre social-démocratie. »

    Louis, tu es un vrai de vrai péquiste: un menteur et un manipulateur!

    Le PQ a remplacé l’Église dans ce domaine: crois en Jésus pi farme ta yeule! Ne faites pas comme Thomas: il faut croire sans voir! Et faites des croisades contre ceux qui ne partagent pas nos dogmes!

    Trouve-moi Loulou où dans le programme de l’ADQ il est écrit: « … jeter aux ordures la social-démocratie? »

    Boy, you’ll be a man soon…

  9. Ça alors! C’est le regroupement de la droite et des libéraux ici! Le commentaire de Maxime G est le meilleur à mon avis. S’il dit que « Boisclair a démontré durant cette campagne qu’il mérite de rester. Il devra travailler, mais j’ai confiance qu’il puisse faire mieux. » les péquistes devraient encore plus considérer un changement de chef. C’est un gars logique qui parle.

    Non mais, sérieusement, j’aimerais bien que le PQ reprenne du poil de la bête. Alors que je ne voterai jamais pour les libéraux qui participent à temps plein à notre assimilation, ni aux adéquistes qui vont participer à notre destruction sociale, qu’est-ce qui me reste? Et je n’ai pas voté pour le PQ parce que je ne croyais pas à ce plan de match kamikaze, ni à son chef anticharismatique. Le populisme m’énerve mais je sais que la popularité est incontournable.

    Le PQ devra premièrement faire ses preuves en gouvernant d’une manière sans tache avant de penser à faire un référendum. C’est incontournable.

  10. C’est vraiment trop facile de s’en prendre à Boisclair.
    Je pense que le PQ n’a pas compris les résultats de 2003;
    Bernard Landry, grand seigneur pédant, nous a lancé sur une mauvaure piste: le printemps des idées…
    Et les purs et durs ont forcé Boislair à parler de référendum alors que la conjoncture ne s’y prêtait pas..
    Je crois à la souveraineté; je veux un pays; mais à parler de référendum à tout moment on se trompre…
    Et j’aimerais bien savoir qui peut à ce moment-ci prendre la relèce de Boisclair. J’en ai marre des grands seigneurs du PQ.

  11. Le bum, ton propos est condescendant, inutile et incompatible. Penses-tu vraiment que Louis ou tout autre personne plus à gauche que toi va se dire que tu as tout compris dans la vie? Tu gaspilles ton énergie à taper sur ton clavier. Tu devrais plutôt commencer à t’accumuler du repos pour quand ton karma va revenir te péter dans la face comme un élastique!

  12. Social-démocratie et neolibéralisme….ça va pas ensemble…je vois vraiment pas le point du gars qui parle du PQ qui remplace l’église. Si je suis sa logique,ça serait plutôt l’ADQ qui aurait remplacé l’église « crois en Jésus pi farme ta yeule! Ne faites pas comme Thomas: il faut croire sans voir! » L’ADQ n’est pas capable chiffrer son budget, a des députés inconnus, une plate-forme qui ne tient pas debout…aucun contenu,mais pourtant le monde on voté pour eux.Faut croire sans savoir comme l’autre a dit.
    Mais pour en revenir à Boisclair, oui je suis péquiste et je trouve ça vraiment dommage de toujours mettre le blâme sur le chef du PQ, il faut arrêter de toujours descendre nos chefs un après l’autre.

  13. Le karma de Renart: ooooooooooooooooo! Élastique: reooooooooooooooo! Karma: peut-tu me redonner l’adresse de google.ca please!

    C’est plate car j’étais d’accord avec ton premier commentaire. Tu viens de tout gâcher. Dommage.

    Julie:

    En ne comprennant pas mon point sur l’Église, et bien tu me donnes raison.

    Le budget de Dumont était chiffré. Mais le spin des médias et des politiciens disait le contraire. Donc, tu as cru ça! En plus, en bon économiste, en bon père de famille, il a attendu de voir quel serait exactement les revenus de la province avant de se lancer dans d’autres promesses qui iraient encore gonfler la dette du Québec. Il connaissait la date du budget fédéral. Il pouvait donc éviter de faire comme les autres partis, c’est-à-dire y aller à peu près.

    Des candidats pas connus: SPIN! Qui, ailleurs que dans sa famille, connaissait Linda Goupil? Toi Julie, savais-tu qui elle était, ou plutôt sais-tu qui elle est sans chercher sur Internet? Qui connaissait Lucien Bouchard pendant qu’il était ambassadeur en France? Qui connaissait André Boisclair avant qu’il ne soit élu, à part ses camarades de classe à l’université (qu’il n’a pas complété en passant)? Agnès Maltais, qui la connaissait? Sans chercher nulle part, que faisait Mme Maltais avant de se présenter en politique? Qui connaissait le nom du Président d’Air Transat avant qu’il ne devienne François Legault, député?

    Le « pas d’équipe » Julie, c’est un autre spin médiatique. Le même spin que les reporters sportifs ont entretenu envers Réjean Houle, ex-directeur général du Canadien de Montréal. Il a remplacé Serge Savard. Les reporters disaient qu’ils n’avaient pas d’expérience. Sauf qu’avant que Savard ne devienne DG, lui non plus n’avait pas d’expérience…

    Mes amis, méfiez-vous des spins médiatiques. Lisez « Il ne faut pas toujours croire les journalistes » de Mario Cardinal juste par curiosité.

    Vous verrez qu’ils sont loin d’être objectif!

  14. Le problème est que Boisclair n’a jamais vraiment été l’homme de la situation. Il est brillant, mais n’arrive pas à faire passer le courant…

    Par contre, à l’heure actuelle, je ne vois pas qui pourrait le remplacer. Présentement, au sein du parti, quel candidat pourrait avoir la trempe d’un chef??

    Je suis d’accord avec Ridesro – le PQ n’a pas su tirer une leçon des élections de 2003. Ce n’est pas entièrement la faute d’un chef, mais d’une équipe qui n’a pas su se renouveler.

  15. Dum dee dum…

    Bon, alors le leadership de Boisclair. Ce qu’il faudrait savoir, c’est qu’à la dernière course à la chefferie, les péquistes ont choisi un chef d’apparence, pas un chef de fond. Que ça se soit retourné contre eux, c’était un peu concevable. Mais on va quand même vite en le jugeant comme cela, car je crois qu’il est aussi capable de faire quelque chose. À date, on le blâme pour des choses ridicules, comme avoir participé à un clip de radio (si c’est ça son principal blâme qu’on peut lui donner quand il est politicien).

    Le leadership de Boisclair devrait être revu? Oui, mais pas autant que les objectifs du PQ. Il faudrait voir comment le Parti Québécois pourrait se reprendre en main et par quelles innovations. Il faut que le PQ se rajeunisse dans ses objectifs, qu’il tente quelque chose de nouveau. En tout cas, c’est le message clar que l’électorat a donné en votant pour la coquille vide adéquiste.

    Et en effet, petit bum, l’ADQ a une équipe inconnue parce qu’elle n’a pas été élue. Il y a quand même quelques personnalités là-dedans: un ancien président du conseil du patronnat, par exemple. Mais l’ADQ est un parti totalement déficient. Ils sont incapables de faire un budget et de le présenter en même temps que le reste des partis, car même si l’on dit qu’il fallait mieux attendre le dépôt du budget conservateur, les gens soucieux de la démocratie auraient aimé voir le budget plus tôt que 6 jours avant les élections, afin de bien l’analyser. Le cabinet adéquiste manque aussi de compétences: là où le PQ de ’76 comportait 8 docteurs et plusieurs importants conseillers politiques, l’ADQ propose de placer un prof. de cégep au ministère de l’éducation et n’a pas de « gros » pouvant gérer des ministères aussi complexes que la santé et l’environnement. L’éducation, l’environnement, la santé… Ce sont pourtant les 3 priorités du Québec.

    Mais bon… revenons au cas du PQ. Pour qu’ils s’en sortent, il faut qu’ils montrent à la population qu’ils sont dans un mode de « profond changement ». Qu’ils tentent d’innover en proposant de nouvelles choses pour le Québec, qu’ils rendent l’objectif de souveraineté plus réaliste, mais aussi plus intéressant pour les septiques. Il faudrait aussi qu’André Boisclair sorte un peu plus ses crocs, un peu comme il a fait au débat des chefs en exigeant des réponses que les autres chefs n’étaient pas prêts à donner.

  16. @Gradlon: Tu as raison: à un moment donné ils l’ont « cassé » et il s’est (enfin) mis à écouter son parti… Mais est-ce qu’il sera constamment capable de le faire?

    @Ben: Je me fie sur les commentaires des analystes politiques qui étaient invités dans des émissions spéciales à RDI lors des débats. En passant, Dubuc a probablement les idées les plus modernes de toute la gang: un système de trains pour le transport, nationalisation de l’énergie éolienne, politique du médicament générique pour empêcher que les frais augmentent de 15% par année comme maintenant. Son discours était, à mon avis, de loin le meilleur. Et de nombreux militants l’ont chaudement applaudi, même s’ils ont voté pour quelqu’un d’autre ensuite.

    @Marc: Si le problème était l’article 1, cela signifierait qu’il n’y a plus assez de souverainistes au Québec. Mais dans les sondages il y a toujours 1 Québécois sur 2 qui l’est. C’est l’incapacité du PQ à tous les rejoindre qui lui a fait défaut.

    @Renart: Je crois que tu marques un gros point ici: beaucoup de gens ont encore en tête les politiques de droite de Bouchard et ils ont peine à croire que le PQ puisse redevenir un parti de centre-gauche. Le PQ doit gouverner un peu pour que les gens recommencent à lui faire confiance avant de faire un référendum. Bien d’accord!

    @ridesro: Moi aussi j’en ai assez des changements de chefs, mais le courant ne passe pas entre Boisclair et la population. Je ne peux pas l’expliquer, mais c’est ainsi! Ça prend quelqu’un qui va être écouté par les gens. C’était pareil avec Pierre-Marc Johnson, ça l’a été avec Kim Campbell… Y a des chefs de même qui ne connectent pas avec les gens!

    @Julie: 100% d’accord avec toi que néolibéralisme et social-démocratie ne vont pas ensemble. Puisque l’ADQ est un parti néolibéral (d’un point de vue économique, et néoconservateur d’un point de vue social) il me semble tout à fait justifié de dire qu’ils vont se débarasser de notre social-démocratie. Pour Boisclair, j’aimerais beaucoup qu’il reste, mais pour le bien du parti, je crois que ça nous prendrait un chef qui sait se faire entendre et comprendre par le monde ordinaire.

    @Emilie: D’accord avec ton commentaire! Mais attention au renouvellement: de nombreux idéologues de droite (dont Facal) croient que le renouvellement signifie absolument de replacer le PQ plus à droite… Il faut éviter de devenir comme le parti Travailliste en Angleterre, qui ressemble plus à un parti libéral qu’autre chose. Il faudrait plutôt, à mon avis, assumer ses politiques progressistes et convaincre la classe moyenne que c’est justement grâce à ces politiques qu’elle existe et que des partis comme l’ADQ et le PLQ vont plutôt tranquillement éliminer la classe moyenne, comme cela s’est fait dans les autres pays ayant appliqué des politiques économiques semblables.

    @Manx: Excellent texte! D’accord pour Boisclair, mais peut-il changer sa vraie nature?!

    Merci pour vos commentaires! Discussion très intéressante à lire!

  17. C’est très amusant de voir qu’on répète ici sur l’ADQ tout ce qui s’est écrit en 76 sur le PQ. J’ai écrit ici que ce que cette élection ressemblait étrangement à celle de 76, et bien votre réaction ressemble à l’après 76. On dirait que vous avez pris vos commentaires dans les livres d’histoire. Pour ce qui est d’André Boisclair, ce n’est pas le vendeur qui n’est pas bon, c’est le produit qui est invendable.

  18. L’ADQ est formé-e de gens d’affaires qui ont intérêt à s’occuper d’abord de leurs propres intérêts et ensuite tenter de se sauver avec les vôtres. Vive le sanzement!

    Si l’indépendance fait peur c’est bien aux simples d’esprits qui croient encore aux sirènes et aux belles paroles adressées au « vrai monde »
    Le jour où elles vous auront attrapé vous serez les premiers à crier :  » Je n’ai jamais voté pour ça « 

  19. @Gilles Laplante: Le PQ en 1976 était un parti de gens instruits qui désiraient une société plus égalitaire pour tout le monde. L’ADQ, comme Antipollution le souligne si bien, est un parti de gens d’affaires, ne base son programme que sur des généralités empruntées un peu partout à droite, et n’a absolument pas le désir de réduire les inégalités sociales. Comparer les deux est une aberration, selon moi.

  20. Discussion intéressante en effet. Mais si vous voulez un un avis plus détaché:

    Je me demande qu’est-ce que les militants péquistes ont pensé d’élire André Boisclair comme chef en premier lieu? Avec son passé douteux de consommateur de cocaïne pendant qu’il était ministre et, même si ce n’est pas « politically correct » de le mentionner, son homosexualité comme boulet, est-il vraiment surprenant de réaliser maintenant que vous aviez fait le mauvais choix? Pour ma part, je peux vous confier que les opposants du PQ s’en frottaient probablement les mains. Personnellement, je suis surpris qu’il aie si bien fait pendant la campagne malgré le résultat.

    Par contre, je sais que ces mêmes opposants vont probablement glousser de voir le PQ encore une fois sombrer dans le déni et limoger son chef plutôt que de s’interroger sur les vraies raisons de leur échec. C’est facile de blâmer Boisclair, mais il n’empêche que le PQ est en déclin dans le vote populaire depuis les élections de 1994 et que même des chefs comme Lucien Bouchard et Bernard Landry n’ont pas pu renverser cette tendance. Comment pouviez-vous espérer qu’André Boisclair arrive à faire mieux?

    En plus, il doit promouvoir le programme le plus radical que le PQ n’a jamais présenté à un moment où les vents pour une campagne référendaire sont moins que favorables, avec même le prospect d’une déclaration unilatérale d’indépendance. C’est peut-être ce que les radicaux du PQ veulent entendre, mais ça fait courir tous les autres dans les bras de Mario Dumont. Arrêtez de vous leurrer! L’appui à la souveraineté est basé sur un concept vague qui n’a rien à voir avec la réalité. Les sondages sont encore basés sur la question de 1995! Pensez-vous vraiment que l’appui serait aussi élevé si on demandais simplement aux québécois de se séparer du Canada sans la promesse d’un partenariat quelconque? Croyez-vous que cet appui ne se dégonflera pas si on demande ce que le monde pense de la déclaration unilatérale d’indépendence? Le 45% d’appui à la soveraineté auquel vous vous accrochez est beaucoup plus mou que vous ne le pensez, mais vous refusez de le voir, se qui vous pousse à croire que vous pouvez faire passer un message plus radical, sans vous rendre compte que vous êtes en train de vous marginaliser. Il y a 45% des québécois qui souhaiteraient que le Québec devienne un pays « some day », mais peu de ceux-là ne seraient prêts à faire les vrais sacrifices qui s’imposeraient si on voulait vraiment le réaliser. N’avez-vous pas remarqué que pour un appui plus fort, vous dépendez strictement des gaffes faites du coté fédéral? Quand les choses vont bien, l’appui baisse? Il me semble que si la souveraineté était vraiment le rêve des québécois, on n’aurait pas besoin de dépendre des faux pas du ROC pour gagner un référendum? Et on n’aurait pas besoin de dorer la pilule en promettant qu’on va avoir un partenariat avec le Canada pour minimiser le choc?

    Enfin, il faudrait que vous arriviez avec des arguments autre que l’oppression des anglais, la revanche de 1760 et la menace d’assimilation. Ça commence à être dépassé. On n’a plus des vendeuses chez Eaton qui refusent de nous servir en français en nous disant « speak white ». Essayez de nous trouver des avantages socio-économiques à la place.

    Mais que serait le PQ sans sa raison d’être?

    C’est pas juste votre coach qui est en cause, c’est votre « play book »

    @Bum intello: C’est vraiment prendre le monde pour des idiots que de dire que d’omettre de chiffrer 70 engagements sur 86 et que d’avoir 120 candidats néophytes sur 125 est du « spin ». L’ADQ n’a pas gagné ses sièges par le mérite de son programme, il a profité d’un esprit de protestation. Pour faire plus que d’être un feu de paille, l’équipe de Super Mario a encore à faire ses preuves.

  21. Le PQ de 76 contenait des autorités compétentes: 8 docteurs, un chef qui était ancien ministre libéral influent dans la Révolution Tranquille, des diplômés en économie de renommée mondiale.

    L’ADQ, quant à elle, propose un prof de cégep pour administrer le ministère de l’éducation. J’ai une idée dans ce sens: proposons à un joueur de triangle de devenir chef d’orchestre, je suis sur qu’il va bien faire son travail! Ce ne sont pas toutes des têtes de linottes, mais la majorité d’entre eux ont une formation en économie et ne comprennent pas les enjeux principaux des QuébécoisEs. Les analystes politiques eux-mêmes le disent: l’ADQ aurait d’excellents ministres des finances, du revenu, au conseil du Trésor, mais à part ça… C’est vide.

    D’ailleurs, lorsque j’ai voté contre eux, j’ai remarqué que M. de la Croizetière qui se présentait dans mon comté avait comme parti:
    « Action démocratique du Québec / L’équipe Mario Dumont ». Je trouve que c’est un peu trop centralisateur de donner comme seconde appellation à son parti le nom de son chef, et que ça cache l’équipe vide qui se trouve derrière.

  22. @ Louis,
    Je n’ai jamais comparé les duex partis, j’ai comparé les réactions des gens face à ces deux élections. Pour ce qui est de ton opinion sur l’ADQ, réalise qu’elle n’a aucune importance, c’est celle de l’électorat qui compte et il ne semble pas être en accord avec toi.

  23. Concernant Boisclair et sa prise de la chefferie, est-ce que les gens se souviennent qu’il a réussi à gonfler à son avantage le membership (selon une de mes sources, qu’il y a même plein de fédéralistes qui ont pris des cartes du PQ pour pouvoir voter pour lui…)? Et avec quelle rapidité il a mis tout ça en oeuvre pour se propulser? En somme, que tout ça s’est fait dans la contreverse! Mais je me trompe peut-être sur toute la ligne…

  24. Louis,
    On dirait que ton blog est noyauté par les fédérastes du style Tangui, tu sais ces jeunes adultes « demeurés » qui collent chez leurs parents, trop peureux pour acquérir leur indépendance. Pissoux un jour, pissoux toujours ou encore colonisé un jour, colonisé toujours.

  25. Mon cher Louis

    Je n’achète pas la thèse selon laquelle Dubuc aurait impressionné pleins de militants mais que ceux-ci auraient voté ailleurs. J’ai assisté à 5 des 9 débats de la course à la chefferie, et Dubuc était l’un dont les interventions tombaient les plus à plat. En fait, le moment de la campagne ou il fut le plus applaudi fut à la toute fin… quand il a donné son appui à Pauline Marois.

    En fait, Dubuc semblait tout droit sorti d’un vieux film moche des années 1960. Il a commencé le second débat en affirmant que le Canada devait nationaliser l’industrie pétrolière de l’Alberta (un des trucs les plus idiots jamais dits par un indépendentiste: les ressources naturelles sont de compétence provinciale! Sinon, bye bye Hydro-Québec).

    Toutes ses interventions pouvaient être résumées à un seul moto: nationalisons ! Nationalisons le vent, nationalisons les médicaments, nationalisons les transports, nationalisons le logement, nationalisons l’industrie porcine, etc.

    Et c’est exactement ce genre de discours du passé qui explique en grande partie la véritable dégelée que vient de subir le PQ. En additionant les votes du PLQ et de l’ADQ, c’est les deux tiers des Québécois qui ont voté pour des partis de droite qui offrent un allégement du rôle étouffant de l’État dans la vie des citoyens québécois.

    La Révolution Tranquille est bel et bien terminée, et les Québécois l’ont fait savoir lundi dernier. Ce n’est pas en écoutant des tarlas socialistes comme Dubuc que le PQ survivra! Ces gens ne constituent pas la solution, mais bien le problème lui-même.

    Le PQ a perdu le support de la classe moyenne francophone qui a toujours voté pour lui jusqu’ici. Le message est clair: les gens ne veulent pas nécéssairement un virage 100% néolibéral: ils veulent seulement respirer, ils veulent plus de liberté et en ont assez des solutions Étatiques mur à mur.

    Si le PQ réussit à s’adapter et à comprendre que ce n’est pas Québec Suicidaire et leur glorieux 3.6% qui le menace, mais bel et bien l’ADQ et son discours qui rejoint la petite classe moyenne et les familles, il survivra. Mais ce n’est pas avec des Dubuc, Laviolette et compagnie que ça se produira !

  26. La petite classe moyenne n’est-elle pas la même qui avant de le devenir était celle qui a le plus profitée des bienfaits de la Révolution tranquille? Et que maintenant elle refuse de faire sa juste part ? Recevoir 100$ par semaine pour demeurer à la maison n’est-ce pas du BS déguisé ? Les familles ont existé bien avant l’ADQ et l’ADQ n’a rien inventée même pas la démagogie duquelle elle se gave en en vomir.

  27. @Ben: Je suis en total désaccord avec toi. Le problème, c’est justement les privatisations et le retour en force de la droite depuis les années 1980. Nationaliser le pétrole, l’énergie éolienne, et d’autres secteurs-clefs, c’est l’approche la plus MODERNE et progressiste qu’il puisse y avoir. C’est un succès au Vénézuela, mais aussi au Brésil.

    Je m’excuse, mais c’est le discours réactionnaire consistant à s’opposer à toute forme de nationalisation qui me semble tout droit sortir d’un vieux film noir et blanc des années 40.

    Le monde a changé: le néolibéralisme a prouvé qu’il ne fonctionne pas; partout où il a été appliqué la pauvreté a explosé et une cassure sociale durable s’est installée.

    Aux élections de lundi, la gauche a augmenté ses appuis de 2% pendant que la droit est restée au même niveau. La population du Québec désire davantage de progressisme et ce n’est pas en implantant davantage de néolibéralisme qu’on va régler les tares de dix ans (et plus) de néolibéralisme.

    Dubuc est à l’avant-garde de la nouvelle gauche et du renouveau progressiste qui existe non seulement ici, mais dans de nombreux autres pays.

    Cessons de vivre en vase clos: le néolibéralisme est un échec. Certains pays ont réussi à se sortir de l’enfer des privatisations et de la cassure sociale, et ces pays le font en nationalisant leurs secteurs-clefs et en redistribuant la richesse.

    La classe moyenne, c’est celle qui profite le plus de la social-démocratie. La classe moyenne, c’est ceux qui gagnent 20-25$ de l’heure, qui ont des vacances payées, qui sont syndiqués, qui ont une petite maison, une ou deux voitures. Ce sont ces gens qui ont le plus à perdre avec Dumont, et c’est au PQ – avec un leader plus charismatique et progressiste à sa tête – de le faire comprendre.

    Être de la classe moyenne et voter Dumont, c’est ça qui est suicidaire. Fais juste regarde aux États-Unis, et dis-moi ce qui en reste de cette « classe moyenne ».

    Non, désolé, je n’adhère pas à ce discours droitiste désirant réorienter le PQ à droite. Les Québécois ont augmenté leurs appuis à gauche; il faut continuer de travailler en ce sens.

  28. « …et n’a absolument pas le désir de réduire les inégalités sociales. »

    C’est écrit où ça dans le programme de l’ADQ Louis? Spin…

    J’adore les commentaires de Philippe David et de Ben. Bravo! Très sensé!

    Une chose cependant Philippe: Est-ce que l’ADQ serait le premier parti à profiter du vote de protestation, qui vient s’ajouter au celui de ceux qui sont d’accord avec leur programme? Je ne crois pas. Parizeau a surfé sur la vague de mécontentement causé par l’échec du Lac Meech pour être élu en 94. Et même si on l’oublie souvent, la fin du règne de René Lévesque fut extrêmement pénible et le peuple ne voulait plus le voir. Bourassa en profita en 85.

    C’est un des seuls avantage que nous avons comme peuple. Aux quatre ans, on peut passer notre message. Et c’est bien que ce soit ainsi.

    Faudrait pas, même si je crois pas que c’était ton intention, diminuer les mérites de l’ADQ pour les résultats de lundi.

  29. Je ne vois pas comment l’on peut affirmer que la gauche a augmenté ses appuis par rapport à 2003:

    a) le vote du PLQ et de l’ADQ, combiné, fait en tout 64%, soit le même score qu’en 2003.

    b) le vote du PQ, de QS et du Parti Marxiste-Léniniste combiné fait 32.03%.

    En 2003, le PQ fit 33%, et l’UFP 1%, soit 34%.

    Donc: la gauche est passé de 34% à 32%. Le vote combiné de toute la gauche québécoise a donc RECULÉ, et non augmenté.

    Le Québec a atteint la limite de la logique de la Révolution tranquille. Vous affirmez que la classe moyenne est la principale bénéficiaire du modèle québécois?

    Et bien vous avez 20 ans de retard. L’État québécois a effectivement été jadis un puissant levier de développement, et il DOIT LE DEMEURER.

    Mais avec un taux de syndicalisation plus élevé que partout ailleurs, une productivité plus basse et un impôt écrasant par lequel 42% de la population paye 100% des impôts sur le revenu, la classe moyenne dans son ensemble n’EST PLUS la principale bénéficiaire de ce modèle.

    On est présentement dans une situation où l’État québécois, sous l’illusion d’un faux déficit zéro, s’endette chaque année de 4 milliards$ et doit emprunter SEULEMENT POUR PAYER LES DÉPENSES COURANTES ET LES INTÉRETS SUR SA DETTE. Ceux-ci gobent plus de 13% du budget total du gouvernement québécois annuellement, soit un peu moins de 10 milliards$ qui pourraient être consacrés à des programmes sociaux.

    Alors qui bénéficie de ce modèle? Une partie de la classe moyenne, certes, mais pas la classe moyenne dans sa totalité. Ceux qui en bénéficient principalement sont les travailleurs syndiqués du secteurs public, et encore là leur pouvoir d’achat a diminué considérablement depuis un bon moment en raison de l’inflation et du fait que l’État n’a plus de ressources.

    Le principal outil de création de la richesse depuis longtemps n’est plus l’État, mais les PME québécoises. Or, celles-ci sont littéralement écrasées par la fiscalité et une politique d’interventionisme ridicule qui favorise des gros porcs corporatifs comme Alcan, Alcoa ou la Tembec.

    D’ici 20 ans, la concurrence asiatique commencera à nous bouffer littéralement avec ses centaines de millions de travailleurs aussi qualifiés que nous, mais acceptant d’être payés cinq fois moins.

    Pitié, que l’on ne vienne pas me parler du Vénézuela. Le Vénézuela est l’endroit le plus corrompu des Amériques, juste après Haïti. La criminalité y est en hausse, et la ‘Révolution Bolivarienne’ de Chavez conduira ce petit pays au désastre tôt ou tard. Les programmes créés par Chavez entretiennent la pauvreté et ne l’éliminent absolument pas. En fait, Chavez n’a fait que reproduire le vieux système clientéliste latino-américain à grande échelle.

    Le Vénézuela n’est qu’une balloune créée par le pétrole, ce pétrole que le Vénézuela est en train de dilapider (pour satisfaire les ambitions d’un moron ami des pires dictateurs de la planètes) et dont l’extraction est la plus polluante au monde.

    Finalement, je n’ai jamais affirmé que le PQ doit virer à droite. Le PQ est un parti de centre-gauche, et doit le demeurer. Mais certains tabous doivent absolument être éliminés. Le parti doit se moderniser et regarder la classe moyenne en face et comprendre le message qu’elle vient de lui envoyer.

    En 2002, durant la première poussée adéquiste, Joseph Facal avait choqué son parti en affirmant que le PQ devait s’adapter à tout prix ou bien disparaître. Le PQ ne s’est pas adapté, et a subi une râclée en 2003. Il aurait pu s’adapter ensuite: il ne l’a pas fait et vient de subir la pire râclée de son histoire depuis 1970.

    Le vote solidaire?? Fais-moi donc rire. Je vais te laisser sur la citation de Pierre Foglia, qui a pourtant voté QS:

    « La bonne nouvelle pour Québec solidaire : Amir Khadir avec 30 % du vote dans Mercier. La mauvaise : tout le reste, même les 25 % de Françoise David dans Gouin sont décevants. Et le « pas tout à fait « 4 % pour l’ensemble du territoire, franchement désolant. Ce n’est qu’un début en attendant la proportionnelle, ont dit les deux chefs. Une proportionnelle qui ne sera pas pour la prochaine fois, c’est sûr. Ni, je le crains, pour la suivante.

    Me répondant indirectement dans une entrevue (devenue un livre) accordée à Pierre Maisonneuve, Françoise David se défendait d’être une sainte. Il faudra pourtant bien, madame. Et peut-être même martyre. »

  30. @Bum intello: Il faudra que tu reconnaisse que l’ADQ n’a pas gagné parce qu’elle présentait un programme cohérent. Mario Dumont a fait une campagne en disant au monde exactement ce qu’ils voulaient entendre, dans élaborer trop sur comment ils vont l’implémenter. Les conseils d’aglomération vous font chier? Pas de problème, dit Mario, on va les abolir! Ça va tripler les taxes dans la ville centre pour compenser pour les services ques les banlieusards utilisent, mais ne paient pas, mais c’est pas important ça. Qu’ils paient, tant que c’est pas nous. Les prisons coutent trop cher? Pas de problème! On va faire payer les prisonnier. C’est pas grave s’ils ont pas d’argent, on va quand même faire payer le 2% qui le peuvent. Vous aimez pas la réforme scolaire? Pas de problème! On va vous donner des bulletins chiffrés et abolir les commissions scolaires et envoyer la responsabilité aux municipalités. Ils en veulent pas, too bad!

    Mais naturellement, je ne fait que du « spin » pour les libéraux et les péquistes!

    Arrêtons de prétendre que l’ADQ aurait pu avoir la moitié des siège qu’elle a eu, si ce n’était pas du ras-le-bol général envers les deux gros partis. Je suis certain que Mario Dumont lui-même ne croyait pas sa chance lundi soir. D’ici les prochaines élections, l’ADQ aura bien du travail à faire pour établir sa crédibilité si elle ne veut pas finir en feu de paille.

    Si t’as quelque chose de constructif à apporter au débat, dis-le, mais s’il te plait, cesse de nous prendre pour des idiots.

  31. @Ben: Tu oublies les Verts dans ton calcul.

    Pour ce qui est du Vénézuela, Chavez est en train de faire des miracles avec ce pays. Il offre des cliniques de santé presque gratuites, il redistribue les terres, il s’attaques aux puissants conglomérats étrangers. Il est en train de transformer un pays corrompu et arriéré en un exemple à suivre pour toute l’Amérique latine.

    Le problème en ce moment au Québec, c’est le même qu’ailleurs en Amérique du Nord: une population affaiblie par le néolibéralisme. Je trouve vraiment que tu as tort quand tu parles de regarder en face la classe moyenne; c’est exactement ce dont il est question: s’assurer qu’une classe moyenne existe encore dans dix ou vingt ans. Le néolibéralisme détruit la classe moyenne en augmentant les inégalités, et les États-Unis en sont le meilleur exemple, avec une stagnation, voire une régression du pouvoir d’achat.

    Les impôts, il faut les augmenter pour les plus riches, et il faut faire payer les grosses corporations. Il faut aussi les empêcher d’utiliser les paradis fiscaux. La technologie et la productivité augmentent, mais Monsieur tout-le-monde n’en profite pas parce que le gouvernement n’a pas le désir de s’attaquer à ceux qui s’approprient notre richesse collective.

    Croire que le désengagement de l’État et le virage à droite est une solution me semble être une idée datant d’au moins 20 ans et qui fait abstraction de tout ce que cette idéologie a causé comme tort au Québec et ailleurs depuis ce temps.

    Il est grand temps de s’inspirer de ce qui marche, et de redistribuer la richesse pour qu’elle profite à tous. La classe moyenne ne pourra continuer qu’avec un gouvernement social-démocrate, pro-syndicaliste et qui a le courage de nationaliser les secteurs-clefs de notre économie.

    Le PQ se doit de mieux expliquer en quoi la social-démocratie est avantageuse pour tous et il doit au plus vite dénoncer les tares de l’idéologie du PLQ et de son petit frère de l’ADQ. Et pour ce faire ça prend un chef qui a du charisme et qui a la crédibilité pour le faire.

  32. Je n’ai pas oublié les Verts.

    Ils ne sont tout simplement pas de gauche.

    Ils le disent eux-même!
    Vas lire leur programme: création de la richesse, diminution de l’impôt sur le revenu, croissance économique et création d’emplois par une politique de subvention aux entreprises vertes. Le Parti Vert québécois et son grand frère canadien attirent un électorat progressiste (sur les enjeux sociaux) mais leur approche du dévelopement économique est assez pragmatique et loin des dogmes gauchistes.

    Pourquoi crois-tu que les Verts ont refusé de fusionner avec Québec Solidaire?

    En fait, ils n’ont strictement aucun intérêt à le faire ! Ils vont croître dans les prochaines années beaucoup plus rapidement que la gauche radicale, dont les appuis seront toujours assez négligeables.

    De plus ils ne sont pas souverainistes.

    Conclusion: je les qualifierais de centristes. Et pour connaître quelques militants du Parti Verts, c’est ainsi qu’ils se décrivent.

    Mais souvent, ils aiment simplement dire qu’ils sont ni de gauche ni de droite, car ces débats sont à leur avis désuets.

  33. La mort d’un pays et d’un parti politique

    La dernière défaite du PQ laisse un goût amer pour plusieurs péquistes sur leur option de séparation. Plusieurs ont tenté d’expliquer les raisons tout en évitant de s’attribuer les erreurs. Depuis les élections, les commentaires que j’ai lus provenant de péquistes m’ont fait penser à une personne qui vient d’apprendre la mort d’un proche et qu’il doit maintenant vivre son deuil. L’analogie est frappante ! Voyons voir. Le premier symptôme d’un deuil est le choc et le déni. C’est à ce moment que la réalité va venir les rattraper. L’onde de choc et le déni des derniers jours sont frappants. Ensuite, la colère. Inutile de dire le nombre grandissant de personnes qui ont exprimé leur colère et la «tête» de Boiclair. Suivi de la phase de marchandage, c’est-à-dire les chantages. Dans le cas présent, si on avait fait alliance avec Québec Solidaire… L’avant-dernier symptôme du deuil est la dépression. Cette phase peut être longue : tristesse, remises en question, de la détresse. Finalement, l’acceptation. À ce moment les péquistes reprendront du mieux et leur réalité de perdre leur pays sera accepté et comprise. La fin du deuil s’exprime par une réorganisation de sa vie en fonction de la perte. Un adéquiste, un fédéraliste, ou simplement quelqu’un qui ne participera plus à la vie politique.

    SI vous voulez, lisez un livre sur le deuil de Kubler-Ross…

  34. Ayoye: je commence vraiment à penser que j’ai le don de clairvoyance.

    Car à l’heure où j’ai parlé dans mon commentaire du PQ versus le l’Église, je n’avais aucune idée que Richard Martineau écrirait exactement sur ce sujet dans le Journal de Montréal.

    Donc, pour Julie, voici l’intégrale du texte de Richard Martineau. Et si vous voulez en savoir plus, il y a un livre sur ce sujet intitulé « Le National-syndicalisme  » de Réjean Breton.

    Bonne lecture!

    — ———-

    Richard Martineau

    L’attaque contre le clergé
    29/03/2007

    J’écrivais hier que la percée soudaine de l’ADQ était une sorte de retour du refoulé, une réaction tardive à la fuite en avant vitesse grand V amorcée par le Québec lors de la Révolution tranquille.

    C’est aussi une attaque contre le dogme religieux qui étouffe le Québec depuis quarante ans.

    On me dira que le Québec s’est libéré de l’emprise de la religion dans les années 1960.

    Faux. On a juste changé de dieu.

    Notre dieu, maintenant, s’appelle État.

    C’est lui qui prend en charge chaque aspect de notre vie, qui nous récompense quand on est gentil et qui nous punit quand on est méchant. C’est lui qu’on prie quand ça va mal, c’est devant lui qu’on s’agenouille quand ça va bien et c’est lui qu’on invoque quand on a une faveur à demander.

    Le dieu État a son clergé, ses curés, ses fidèles, son dogme, ses prophètes, sa littérature, ses églises, ses apôtres, son Père, son Fils, son Saint-Esprit.

    Et malheur à ceux qui osent le critiquer! Ça ne se fait tout simplement pas.

    Le petit catéchisme

    Comme la religion catholique dans les années 1950, la religion de l’État Providence est un vaste système de pensée qui englobe tout et qui régit tout. On ne peut penser au-delà de son horizon, et ceux qui essaient sont voués aux gémonies.

    «Quel est le créateur du monde moderne?

    – L’État est le créateur du ciel et de la terre et de toutes les choses visibles et invisibles.

    – Qu’est-ce que l’État?

    – L’État est un système infiniment parfait.

    – Où est l’État?

    – L’État est partout.

    – L’État nous voit-il?

    – Oui, l’État nous voit et veille sur nous.»

    Prenez votre petit catéchisme et remplacez le mot Dieu par le mot État, vous verrez, ça colle parfaitement.

    Les baby-boomers qui ont jeté la religion par-dessus bord dans les années 1960 ne se doutent pas jusqu’à quel point la structure qu’ils ont mise en place pour combler le vide étouffe les jeunes nés après les Jeux olympiques et la victoire du PQ.

    Dans les années 1960, l’État était une locomotive qui tirait la société québécoise en avant. On en avait besoin.

    Mais aujourd’hui, c’est l’inverse. L’État est devenu gros, obèse, suffisant, et c’est la société québécoise en entier qui le traîne, qui le pousse et qui se saigne pour le nourrir.

    Vous trouvez que c’est une bonne façon d’avancer, vous?

    La chance au coureur

    Voici pourquoi l’ADQ a effectué une telle percée, selon moi. Parce qu’il y a de plus en plus de gens qui en ont ras le bol de ce dogme-là. Ils veulent avoir le droit de penser autrement, le droit d’essayer autre chose, de tester un autre modèle, plutôt que de toujours conduire le même maudit char qui rentre dans le même maudit mur.

    Mario Dumont va tout balancer par-dessus bord, donc?

    Je ne crois pas.

    Lundi soir, dans son discours, il a dit qu’il voulait «moderniser l’État québécois», pas le détruire.

    Alors, à tous mes amis qui ont des tronches longues comme ça depuis trois jours et qui prédisent l’Apocalypse, je dis seulement une chose: attendons voir, donnons une chance au coureur.

    Qui sait? Le gars va peut-être nous surprendre.

    Le dieu État a son clergé, ses curés, ses fidèles, son dogme, ses églises, ses apôtres…

  35. Martineau, c’est toujours juste Martineau. Le gars est archi-prévisible, et ses idées de droite ne sont pas nouvelles. Prend son texte, change le mot « État » par « économie », pis t’as un tout autre texte. Martineau et Dutrizac, ce sont deux baby-boomers blasés qui font 300 000$ par année et qui sont tannés de payer des impôts pour les autres. Y a rien qui m’impressionne dans ce qu’ils font ces deux-là.

    « Le dieu Économie a son clergé, ses curés, ses fidèles, son dogme, ses églises, ses apôtres… »

    Bonne soirée.

  36. À Philippe David:

    Youhou! Je te rappelle qu’au commentaire 28, je t’écris que je trouve ton texte très sensé. Pourquoi le blast de marde gratuit à mon endroit ?

    Deuxièmement, nomme-moi sans regarder dans tes notes ou sur internet une promesse où le PQ ou le PLQ élabore sur comment il va l’implémenter.

    Philippe: je t’annonce que tu n’en trouveras pas. Pas plus qu’à l’ADQ.

    Mais le spin ne disait ça qu’au sujet de l’ADQ et toi, tu le reprends.

    Dommage. Ton premier commentaire était super pourtant…

  37. @Le bum intello: Tu as des idées qui se défendent parfois, mais tu ne gagneras personne à ta cause en les insultant ou en te mettant constamment de front contre eux. Moi aussi j’ai parfois eu de la difficulté à respecter l’opinion de ceux qui ne pensent pas comme moi, mais il faut le faire, car dans la vie on apprend toujours davantage des autres que de soi-même…

  38. Louis, j’abandonne. Tu es trop borné!

    En espérant qu’en vieillissant, tu cesses de t’illusionner et de te nourir à même la mamelle de l’État.

    Et si un jour, par ton travail acharné, tu fais 60 000$ par année, soudainement tu laisseras tomber sans t’en apercevoir ta philosophie 100% social-démocrate et tu dirigeras vers le centre-droit.

    Pour Martineau et Dutrizac: on ne donne pas 300 000$ par année à du monde qui se pogne le moine et qui se demande : Qu’est-ce que l’État pourrait bien faire pour moi aujourd’hui?

    300 000$, on donne ça à du monde travaillant qui eux, n’ont pas fini  » par abdiquer faute de temps et incapable de survivre au stress des dates de tombée. »

    Vive les vertus du travail bien fait et de la performance.

    Soyons autonomes, pas seulement dans le sens politique, mais au sens personnel. Rendons l’État inutile dans nos vies.

    Aidons l’État à s’occuper des moins nantis. Nous, les mieux nantis, on est capable de s’arranger tout seul!

    LIVE FREE OR DIE MES FRÈRES!

  39. Louis, c’est toi qui m’a insulté le premier sans aucune raison.

    Moi, je ne démarre jamais de guerre. Mais une fois qu’on la déclenche, je suis le premier au front.

    Tu m’as insulté, j’ai répondu. Tu as insulté les régions, j’ai répliqué. Tu méprises tout ce qui n’est pas péquiste, je suis là au bâton.

    C’est tout.

    Soit que tu ne penses aucunement ce que tu écris et que ta seule intention est de provoquer. Si c’est ça, parfait. Tu es excellent. Bravo.

    Mais si tu penses réellement ce que tu écris, il faut absolument éviter qu’un vent d’intolérance comme la tienne ne souffle plus longtemps sur le Québec.

    Ce que tu écris est aligné sur ce que les purs et durs du PQ pensent. Le problème, c’est que de plus en plus de Québécois s’en rendent compte maintenant. La chute du PQ ne s’explique que par ça.

    Et à voir le « back stabbing » contre Boisclair cette semaine, et bien le PQ nous démontre une fois de plus que nous avions raison de ne pas voter pour eux lundi.

    Ça m’a fait plaisir de te lire. Je continuerai de le faire.

    Pour t’écrire, je n’ai plus besoin de le faire. Parce que ton discours est devenu marginal.

    Celui de centre-droit est en voie de prendre toute la place. Pas besoin d’en ajouter!

    Pardon pour le dérangement!

  40. @Le bum intello: Si tu t’es senti insulté parce que après ton premier message j’ai fait la blague selon laquelle on a vu ton côté bum et que ce serait bien de voir ton côté intello un jour, je m’en excuse. C’était juste une blague. Mais est-ce que ça t’autorise à insulter les gens qui ne pensent pas comme toi et à organiser une vendetta personnelle pour autant?

    Il serait peut-être temps que tu prennes un peu de maturité et que tu acceptes les opinions, des autres, ne crois-tu pas?

  41. « Mais est-ce que ça t’autorise à insulter les gens qui ne pensent pas comme toi et à organiser une vendetta personnelle pour autant?

    Il serait peut-être temps que tu prennes un peu de maturité et que tu acceptes les opinions, des autres, ne crois-tu pas? »

    Bisarre. C’est justement ce que je te reprochais!

  42. Heu… Si ton argument est que tu as la même opinion qu’un journaliste du Journal de Montréal, j’ai vraiment pitié de notre monde. Si c’est ça la référence des gens, je vais aller faire vomir mes impressions dans le bol de toilette.

    Je viens en même temps passer pour plugger mon blog. Un article sur le développement durable parle d’un sujet ressemblant plus ou moins au conflit gauche-droite, où il est avancé que durant les 30 dernières années, au Québec comme dans le monde, seul la sphère économique a connu une croissance, alors que les inégalités sociales et les problèmes environnementaux, eux, sont toujours présents, et de plus en plus, même si une partie de la population commence à voir l’ampleur du problème. Ce « développement économique » de droite, qui fait de l’argent le moteur du progrès de la société, n’est pas une option viable à long terme, il faudra un jour le voir et le comprendre.

    http://uselessblog-manx.blogspot.com/2007/03/sur-la-notion-de-dveloppement-durable.html

    Et nationaliser les médicaments et l’éolien, c’est la meilleure façon pour le Québec actuel de renflouer ses caisses pour régler l’endettement dont on parle, bien avant celui de couper dans des programmes sociaux déjà déficients. On a les moyens de se payer ces programmes, si on a la volonté de s’en dotter (et là je parle même pas des baisses d’impôt à outrance qu’on nous propose pour s’amputer d’une partie importante de ces moyens).

  43. Aux grands maux, les grands remèdes!
    Pourquoi Boisclair devrais-t-il partir? C’est tout le parti qui s’est fait claqué la porte au nez!Je fais parti de la majorité québecoise qui est décu de ce parti! Que faites-vous? Arretez-de vivre dans le passé! Ouvrez-vous les yeux!
    30% du peuple en on assez de ce vide politique!
    Il n’y avait rien pour nous le peuple québecois au derniere élection. Résultat: L,ADQ a tout ramassé. Et ca, je le prédisais depuis decembre 2006… Bougez-vous, cessez d’essayer de nous aveugler avec vos prestations de politiciens qui ne cherchent qu’a obtenir une image et une paye!
    Nous on travailles dur, et on assumes, Boisclair ne t’en vas pas, changes! grandit! et les envieux de jobs méfiez-vous, car c’est le parti au complet qui vas disparaitre!

  44. @ Bum intello

    Je te remercie pour le compliment sur mon texte. Désolé si j’ai été un peu dur à ton endroit, mais tu as le don de frotter les gens dans le sens contraire du poil et tu as surtout l’air de vouloir frotter le nez de tout le monde ici dans ton arrogance à peine voilée. Je voulais te descendre de ton pédestal un peu.

    J’apprécie que tu ne partage probablement pas les sentiments des souverainistes ici, mais ce n’est pas très sportif de leur retourner le fer dans la plaie.

    Pour ce qui est de ton argument comme quoi les deux autres partis ne prosent pas non-plus de solutions concrètes, je te corrige. Par exemple, une des choses proposées par le parti libéral pour la santé était d’embaucher 1500 médecins et 2000 infirmières. Vous me direz tous que c’est du bidon parce que c’est juste ce qu’on prévoit des ces professionnels qui vont graduer dans les prochaines années, mais ils avaient déjà chiffré cet engagement dans leur cadre financier et je n’ai pas de doute qu’ils vont tenir cet engagement. Mystérieusement, l’ADQ se proposait d’engager le même nombre de médecins et d’infirmières, mais il n’y en avait aucune mention dans son cadre financier. Tiens donc!
    Pour le PQ? ils proposaient d’en engager deux fois moins, pourquoi? Pensent-ils que 1200 nouveaux médecins seraient de trop, compte tenu des listes d’attente existantes et de l’engorgement des urgences? Mais au moins, ils avaient leur propre proposition et elle aussi elle était chiffrée.

    Avant de prendre le pouvoir, Mario Dumont a un sérieux travail à faire pour prouver qu’ils ne sont pas seulement une bande d’amateurs qui ont gagné à la loterie.

  45. Pour les souverainistes ici, je vais nuancer mes propos.

    La proposition souverainiste a un problème majeur à résoudre si elle veut un jour devenir réalisable. De lui-même, le projet d’un Québec souverain n’arrive plus à soulever les passions que d’une petite minorité. Ce n’est plus un projet rassembleur pour une grande parti de la population.

    Les vieux arguments linguistiques et historiques n’ont plus leur impact. Il faudrait en trouver des meilleurs. Le français au Québec n’est plus réellement menacé et il n’y a plus de barrières d’avancement pour les francophones commen il y en a déjà eu à la naissance du mouvement souverainiste. Il faudrait alors trouver de nouveaux arguments plus positifs pour embarquer le monde.

    À la base, je ne suis pas totalement contre la souveraineté du Québec, et probablement qu’il y en a beaucoup comme moi, je n’y vois simplement pas suffisament d’avantages pour considérer que ça en vaille la peine.

    Si le PQ veut conserver sa raison d’être, il devra cesser de dépendre du mécontentement envers Ottawa et le R.O.C. pour embarquer le monde et arriver avec un projet de société qui recrutera les adeptes de lui-même.

  46. Mmmh… Je vais sortir un essai que j’avais publié sur un forum de discussion. Dans le premier paragraphe, j’explique à un français en quoi la souveraineté Corse est différente de la souveraineté Québécoise

    « Il a été reconnu par l’assemblée nationale du Canada que le Québec forme une nation, ce que les Québécois affirment depuis près de… 200 ans, disons-le. En second lieu, notre province est composée d’une population de 7 millions d’habitants, nous sommes un plus grand partenaire commercial avec les américains que le Brésil (du à une frontière commune, ne le nions pas, et à nos ressources naturelles). Nous alimentons l’état de New York en électricité durant certaines périodes de l’année, nos usines de pâtes et papier exportent jusqu’en Californie (et importent du papier recyclé des états du nord), la voie navigable du Saint-Laurent est un centre commercial pour tout ce qui entre en bateau dans le Canada et le Nord des États-Unis par les grands lacs, et Montréal est le deuxième plus grand port de conteneurs au monde.

    Ces arguments ne sont qu’une ébauche qui montrent que le Québec est lié à l’économie de l’Amérique du Nord, et que sa séparation ne changerait pas que le Canada et les États-Unis se tireraient une balle bien profondément dans le pied si l’un des deux venait à vouloir rompre ses accords commerciaux. Cela montre aussi que le Québec est capable de s’autogérer économiquement et de faire affaire avec le reste du Canada et des États-Unis, même s’il est séparé. Je donne cet argument, car l’économie est le premier principe que l’on donne lorsque l’on s’oppose à la souveraineté du Québec, qui à mon avis n’est que l’accomplissement d’une réalité déjà existante.

    J’ajoute une bulle: il y a un mois, j’ai assisté à la conférence que Gilles Duceppe a donné à l’Université du Québec à Montréal intitulée: « La souveraineté aujourd’hui ». Gilles Duceppe a cité plusieurs exemples actuels qui montraient que notre place dans la fédération faisait que l’on se laissait totalement baiser. Ne citons, par exemple, que le fait que le gouvernement fédéral finance le plan vert du Québec afin de pouvoir augmenter sa production pétrolière en Alberta (d’ailleurs, à Nairobi, la France a bien cité: « Heureusement qu’au Canada, il y a le Québec »).

    Le point, toutefois, qui m’a le plus touché, est la contre-objection à l’argument économique. Gilles Duceppe est le chef du Bloc Québécois, le parti souverainiste représenté au gouvernement canadien. Le but de son parti est de défendre les intérêts des Québécois au gouvernement (travail qu’ils font très bien, d’ailleurs), mais aussi de conscientiser la population canadienne en leur démontrant que le but de la souveraineté du Québec n’est pas d’envoyer promener le Canada, mais simplement d’officialiser une situation déjà existante, à savoir que les Québécois ne pensent pas comme les Canadiens.

    Pour en revenir à l’argument économique, Gilles Duceppe a souvent rencontré des gens canadiens pour discuter de souveraineté avec des étudiants d’autres provinces ou des dirigeants d’entreprises. Il a d’ailleurs dit à ceux-ci: « Dites-moi lequel d’entre vous, au lendemain d’un référendum majoritaire en faveur de la souveraineté, serait assez frustré pour se dire qu’il romprait, par patriotisme, tous ses échanges de commerce avec un bassin de population de 7 millions de personnes. Qui, parmi vous, serait prêt à se tirer une balle dans le pied pour laisser ses concurrents du Nord-Est des États-Unis profiter de son marché? » À date, aucune personne à qui il a parlé n’a pu dire qu’il le ferait quand même. Pour en ajouter encore plus, après une rencontre, une femme d’Alberta est venue le voir et lui a dit qu’elle était contente que les Québécois soient parmi les seuls à comprendre le contexte économique dans lequel nous vivons: qu’il n’existe plus, en Amérique, de barrières économiques! Suite à l’accord de l’ALENA, les frontières ne sont plus une entrave au développement économique, et les entreprises ne font pas la différence entre un pays et l’autre.

    Voilà ce que j’ai à dire aux penseurs qui croient que ce serait un suicide économique pour le Québec de se séparer. Je pourrais en ajouter plus en parlant du budget Legault, qui a été évalué par des économistes indépendants et sans parti pris, qui ont affirmé qu’advenant la souveraineté du Québec, il resterait un surplus de deux milliards de dollars dans les poches du gouvernement. Oui, les premières années seraient difficiles, mais à long terme, elles rapporteraient, selon cette firme indépendante. La seule chose que l’actuel ministre des finances, Michel Audet, a pu affirmer contre cela, est qu’ils ne tenaient pas compte des entreprises qui quitteraient le Québec (et je viens déjà de prouver, plus haut, que cela ne serait pas le cas). Une analyse profonde de la souveraineté montre qu’il pourrait être plus profitable, économiquement, dans notre contexte où les barrières économiques n’existent plus, que le Québec soit un pays.

    Notons aussi que selon l’OCDE, si le Québec était un pays, il connaîtrait en ce moment l’essort économique le deuxième plus important au monde en ce moment, tout juste derrière l’Irlande, et se situerait à la 17e position des pays les plus riches. Sa progression serait supérieure à celle du Canada, des États-Unis et de la France.

    Un dernier point en faveur de l’économie du Québec est que celle-ci est intimement liée à la ville de Montréal (et cela, André Boisclair l’a bien compris). Lorsqu’une entreprise s’installe à Montréal, elle a besoin de matières premières, qu’elle trouve dans la région (et donc dans la province de Québec), ce qui crée de la richesse en région. Elle attire des partenaires commerciaux qui viennent investir dans la ville et elle crée de la richesse. Il y a 30 ans, Montréal était la métropole du Canada, mais ce n’est plus le cas. Depuis que Montréal a perdu son statut de métropole au profit de Toronto, voyons un bref aperçu de ce qui est arrivé à nos principales structures économiques.

    – La bourse de Montréal a déménagé à Toronto (et est maintenant coté à la bourse de Toronto)
    – L’aéroport Mirabel, l’aéroport commercial de Montréal qui se chargeait d’assurer le transport de la richesse par voie aérienne, a été fermé au profit de l’aéroport de Dorval, qui n’est rien de plus qu’un aéroport touristique.
    – La ville de Montréal attirait de moins en moins les entreprises (qui commencent à revenir grâce à l’innovation dont les Québécois ont su faire preuve dans des domaines de nouvelles technologies, comme le design 3D et l’anthropologie criminelle)

    Voyons ce qui est arrivé à l’Ontario depuis que Toronto est devenue la métropole canadienne:

    – Essor économique des villes de Hamilton, Thunder Bay, Windsor, etc.
    – La bourse de Montréal est arrivée à Toronto
    – Immigration monstre dans la métropole
    – Implantation de l’industrie automobile en Ontario, alors que l’usine GM près de Montréal a fermé ses portes
    – L’aéroport de Toronto est bondé par quelques touristes, mais surtout par des produits qu’ils importent/exportent à travers le monde

    On voit rapidement ce qui s’est passé depuis que Toronto a pris la place de Montréal comme métropole canadienne. D’ailleurs, ces constatations n’ont pas été faites par moi, mais par Jane Jacobs, une économiste américaine vivant à Toronto (jusqu’à sa mort l’an dernier) et qui soutient depuis 20 ans que la croissance économique du Québec profiterait de la souveraineté du Québec, car elle permettrait à la province d’investir plus massivement dans Montréal et de connaître un nouvel essor économique dans toute la province, ce qui profiterait non seulement aux Québécois, mais à toute l’Amérique. Mais bon… ça ne paraît pas, mais l’économie n’est pas mon enjeu préféré dans cette question de souveraineté. Je considère toutefois qu’il est nécessaire de remettre les pendules à l’heure pour ceux qui croient en la faillite du Québec s’il venait à se séparer. Passons maintenant aux deux sphères qui importent le plus: la sphère sociale et environnementale.

    Parlons d’abord du social. En ce moment, je ne considère pas que la langue française soit en danger au Québec comme elle l’est en France, qui est beaucoup plus anglicisé que nous le sommes. Le contexte dans lequel nous vivons fait que le monde entier s’anglicise, mais cela ne nous empêche pas de continuer à vivre dans notre culture d’origine et de parler un français dont nous sommes fiers, bien qu’il soit plus vieux que celui du vieux continent.

    Toutefois, il faut savoir que ce français survit au Québec malgré un grand mouvement protestataire. Depuis 1989, des avocats canadiens ont intenté des recours à la cour Suprême du Canada pour que la loi 101 (Loi sur la Langue Française) soit abolie au Québec. En se basant sur la Constitution Canadienne, les avocats jugent que cette loi est, dans un concept multiculturaliste et dans le bilinguisme canadien, une aberration. La seule chose qui nous a sauvé du banissement de cette loi 101 et a permis à la langue française de continuer à s’épanouir au Québec est que nous n’avons pas signé cette Consitution Canadienne (fiuh!) et que les précédents accords n’ont pas été acceptés par le peuple canadien et/ou le peuple Québécois (la clause dérogatoire). Si cela n’avait pas été le cas, la loi 101 n’existerait plus depuis 1989. C’est cette loi qui force les immigrants dont la langue maternelle n’est pas l’anglais à suivre des cours de français et à envoyer leurs enfants à l’école française, afin que ceux-ci s’intègrent à la communauté québécoise francophone et ne vive pas reclus. Ce n’est pas une politique d’assimilation, mais une politique qui incite à l’ouverture des arrivants étrangers à nous, et nous permet aussi de nous ouvrir à eux. Cela en fait assez pour l’argument sur la langue française, je crois.

    Passons maintenant à l’aspect social. Les sociologues canadiens et québécois ont analysé la situation dans le Québec et le reste du Canada. Il a été montré que les enjeux principaux des Québécois sont différents de ceux des Canadiens (duh!), et cela va jusque dans leurs habitudes de vie (les Québécois ont tendance à acheter des voitures moins polluantes et japonaises, les canadiens achètent plus de voitures américaines – eh oui, ils ont été jusqu’à analyser les chars que l’on achète). Il n’est pas niable que le Québec forme une société distincte dans le Canada désuni actuel, mais cette particularité des Québécois se voit encore plus profondément que dans les autres provinces (en effet, qu’est-ce qu’un pêcheur au chômage de Terre-Neuve a en commun avec un ingénieur pétrolier d’Alberta). Elle se définit par l’attachement à la province (qui prévaut, même chez les fédéralistes, à l’attachement au pays), à la volonté de particularisation de la société québécoise, à la langue parlée, à la façon dont la question de l’immigration est traitée, aux manières d’aborder un problème national. Dans cette optique, le Québec est différent de « l’Union » que fait le reste du Canada.

    Donc, quand le gouvernement canadien prend une décision, il arrive fréquemment que les Québécois soient en désaccord avec celle-ci. Parlons seulement de la réputation canadienne qui fut détruite par la conférence à Nairobi (les entrepreneurs en environnement canadiens, qui détenaient environ 30% du « marché international du carbone » n’en possèdent qu’un mince 0% depuis l’arrivée du gouvernement Harper, et sont embarassés par les paroles du premier ministre qui dit que les objectifs de Kyoto sont irréalisables) et par son investissement dans l’armée (le Canada ayant toujours eu une armée très réduite avait une grande réputation au niveau des forces de paix, mais depuis la hausse de budget de l’armement, les choses changent. Notons aussi que les tanks canadiens n’ont un manuel d’instruction qu’en anglais – dans un pays bilingue). Ces deux enjeux cruciaux pour les Québécois, à savoir d’avoir une force de maintien de la paix plutôt qu’une force d’armée d’agression, ainsi que la question environnementale, sont des enjeux qui touchent profondément les Québécois, mais ne touchent pas les Canadiens. Le problème est que même si nous avons réussi à faire pencher la balance dans le passé en faveur de ces enjeux, vient un temps où une province ne formant que 23% de la population canadienne doit comprendre qu’elle ne peut influencer les choix du reste du Canada. Pour que le Canada évolue dans le sens qu’il désire et que le Québec puisse en faire autant, le seul vrai choix est celui de la souveraineté.

    Finalement, parlons un peu de l’environnement (peu de temps), qui est mon domaine d’études. La position environnementale du Canada actuellement est ridicule. Celle du Québec est de réduire notre pollution et de repenser notre mode de consommation. Celle du reste du Canada est de modifier l’enjeu environnemental en rentabilisant le marché de l’environnement (voir le salon Americana qui a eu lieu à Montréal – présidé cette année par Stephen Harper). Voyons par exemple les enjeux et solutions du Québec et du Canada en environnement:

    Pour le Québec:
    – Favoriser le transport en commun
    – Étiquettage obligatoires des Organismes génétiquement modifiés
    – Utilisation d’énergies propres (éolien et hydroélectricité… même si je considère l’hydro comme une énergie très sale)
    – Réduction de sa consommation en énergie

    Pour le Canada
    – Utiliser un système de capteur de dyoxide de carbone pour le faire pénétrer dans le sol, ce qui créerait une pression dans les gisements de pétrole et aiderait son extraction. (Rappelez-vous de la publicité canadienne sur l’environnement qui montrait qu’en injectant du CO2 dans le sol, on pouvait extraire du pétrole et que cela était bon pour l’environnement ^^)
    – Création de bourses du carbone et de partenariats entre entreprises afin de rentabiliser l’initiative environnementale
    -Négocier avec les entreprises jusqu’en 2010 pour les conscientiser au problème qu’est l’environnement, afin de les inciter à prendre une approche plus verte

    Voilà un peu les deux façons d’aborder la question environnementale. Ajoutons que l’approche nationale du Canada en environnement est simple: on investit chez les gens prêts à diminuer leurs émissions de GES (le Québec, par exemple, et son plan vert) pour pouvoir permettre aux entreprises pétrolières d’extraire plus de pétrole.

    Un reportage montre que les cours d’eau en Alberta sont contaminés par la pollution de la population locale et les pétrolières. Le gouvernement propose de hausser la taxe d’eau des consommateurs polluants, et affirme qu’elle ne veut pas hausser celle des pétrolières. Ainsi, on voit que l’effort fourni par le Québec afin de créer un environnement meilleur ne sert que de prétexte pour permettre à d’autres de polluer plus.

    Donc, voilà quelques raisons qui justifient mon idée de souveraineté. La plus importante, à mon avis, est que le Québec et le Canada sont pour moi deux entités distinctes, toutes deux aussi respectables, mais que pour qu’elles soient respectées équitablement, il faut aussi qu’elles soient égales. Il faut que le Québec soit un pays.

    Certains disent que l’heure est à l’union des grandes nations (Union Européenne, Union d’Amérique du Sud, union de l’ALENA), et je ne le nie pas, mais pour nous unir avec ces grandes nations, encore faut-il être perçus comme l’une d’entre elles. »

  47. @ manx

    « Heu… Si ton argument est que tu as la même opinion qu’un journaliste du Journal de Montréal, j’ai vraiment pitié de notre monde. Si c’est ça la référence des gens, je vais aller faire vomir mes impressions dans le bol de toilette. »

    Tu interprètes mal ce que j’ai dit. Mon point était vraiment que j’en reviens pas du hasard entre mon propos publé sur ce blogue vers 1h00 du matin et la publication de l’article de Martineau dans le Journal de Montréal le matin même, c’est tout!

    En aucun cas mon but était de me vanter d’avoir la même opinion que lui.

    Désolé

  48. Je ne veux pas trop être désagréable mais, après avoir lu le long texte de Manx tantôt, hier soir le texte de Gérard Bouchard dans le Voir, malgré la déconfiture médiatique du PQ (question vote, on sait bien qu’ils n’ont pas fait tellement moins que les autres…) je crois que les fédéralistes portent des oeillères, que les souverainistes qui ont baissé les bras devraient les relever. En plus, je ne pense pas comme Manx qui « ne considère pas que la langue française soit en danger au Québec », je ne m’étendrai pas trop là-dessus. Par contre, la complaisance quasi générale des Montréalais francophone (qui sont eux bilingue en très grande partie) vis-à-vis les unilingues anglophones, des histoires d’immigrants qui n’ont pas appris de leurs supposés cours de français, donc qui servent leur clientèle seulement en anglais, je le constate quotidiennement et ça m’effraie. Et pour ça je comprends bien le ROQ de ne plus être très souverainiste, en évacuant Montréal de leurs préoccupations, tout va bien du côté linguistique, c’est certain.

    À Guillaume, un blogueur qui se posait ces questions, « Je crois que jamais je ne vais comprendre l’avis des fédéralistes. Je ne comprends pas pourquoi ils sont si attacher au Canada … est-ce seulement des raisons économiques ? Si au moins ça serait le cas, je pourrais comprendre. Mais il semble que se n’est pas seulement ça … » j’ai répondu:

    « je crois que les fédéralistes québécois pensent tellement à court terme, autant en regardant vers le passé que vers l’avenir, qu’ils croient qu’il n’y a pas d’incidence sur la culture et l’économie québécoise à rester dans le Canada. Ils pensent que c’est une tare d’être protectionniste dans ce nouveau monde global où la facilité est de mise (d’où la propagande qui tend vers la disparition du français – entre autres – au profit de l’anglais, la langue des puissants états-uniens, culturellement omniprésents au Canada; par chance, nous ne sommes pas à leur point, nous filtrons un peu…). Et, question d’économie, ils ne semblent pas s’être rendus compte (serait-ce du déni) que nous sommes passé d’une province des plus riche à une des plus pauvres depuis que le mouvement indépendantiste à éclos, à qui la faute? Ils essayent de nous étouffer jusqu’à ce qu’on lâche le morceau! »

    Peut-être que je tourne les coins ronds mais je me sens souverainiste comme je me suis jamais senti! Ça fait du bien de se sentir à contre-courant!

    Lien pour le texte de Gérard Bouchard (l’homme qui, avec Charles Taylor se penchera sur les accomodements): http://www.voir.ca/actualite/actualite.aspx?iIDArticle=46689

  49. Je me sens un peu comme toi Renart. Cette élection m’a convaincu de la justesse de nos valeurs et la nécessité de mieux faire passer le discours en se servant de celles-ci!

  50. L’autre journal un excellent journal, elle est bone celle là hahahahahahaha j’avoue qu’il a un bon côté, il est gratuit donc il me fait économisé sur le papier de toilette….

  51. @François: As-tu seulement déjà lu ce journal? L’aut’journal est publié à plus de 30 000 exemplaires et est produit par des gens de qualité, des universitaires, des chercheurs, des gens engagés, des politologues, des historiens, des syndicalistes, des sociologues. Ce journal est d’une très grande qualité et ton attaque gratuite me semble être la preuve que tu ne le lis pas.

  52. Changer de chef!!!
    Rien de plus original à proposer???
    Tuer le messager, mais ne pas regarder le message!!!
    Rien de nouveau à proposer?
    Avec un tel raisonnement, on va se ramasser avec 20% de vote aux prochaines élections…
    J’ai bien aimé la réaction des nouveaux députés péquistes, l’acteur et le journaliste… ils ont suggéré de repenser la stratégie, de revoir le programme, sans pour autant oublier l’objectif de la souveraineté… Mais un référendum à tous prix, c’est dogmatique…
    SVP ne répétons pas les erreurs de Bernard Landry…

  53. Bon, moi je suis un Solidaire alors je te donnerai un peu la proposition souverainiste dans laquelle j’abonde.

    C’est pas de réunir les conditions gagnantes qu’il faut. C’est que la population soit suffisament bien informée sur l’enjeu pour pouvoir exercer un droit de vote en connaissance de cause, et non en ignorance de cas, comme le monde qui vote ADQ. Pour ça, QS propose de sortir le processus des mains des élus, de former un second groupe qui aurait un mandat d’un an et consulterait la population sur l’issue, pour mieux informer les gens des raisons POUR et CONTRE la souveraineté. Au moment du vote, ces gens-là seront mieux informés sur ce pour quoi ils votent, et pourront faire le meilleur choix selon leurs convictions, lors du référendum.

    Ça, selon moi, c’est de l’esprit démocratique. Ce que j’ai toujours reproché à la campagne référendaire, c’est de durer 2, 3 mois, et de ressembler à de la pub plutôt qu’à de l’information (« Gardons nos montagnes rocheuses »). Je pense la même chose sur les élections: on a un mois pour laisser les chefs nous convaincre, au lieu de se fier à leur bilan des 4 dernières années.

  54. Québec Solidaire est de la grosse d’extrême gauche qui a été chercher un gros 3.6% !!!
    Mautadit, les péquistes aont-ils cons et imbéciles au point d’avoir peur de cette bande de morons socialistes marginaux ??

    Si oui, et bien le PQ disparaîtra bientôt. Aussi clair que ça !

  55. Oui je l’ai lu et je l’ai dans la face à toute les fois que je me rend à l’épicerie.Ça tire plus de la copie du défun magazine Croc que de l’information. Pour te faire bullshiter au troixième nuveau mon Louis écoutes les syndicalistes et leurs amis. Les sociologues et tout le tralala qui y participent doivent être tous des accorchés à leur époque de CEGEP, ou même des prof ‘style’ CEGEP qui se foutent de léducation tant et aussi longtemps qu’ils ont leur paye à se pogner le beigne et à revandiquer. De bons gauchistes bien dressés au quart de tour.

  56. Woops… Québec Solidaire, extrême gauche? Ha bon… qu’ont-ils d’extrême? De vouloir te faire sauver de l’argent sur les médicaments? De faire des projets responsables d’éoliennes, et non des projets où la population est consultée après le début des constructions et où la position des éoliennes nuisent à la santé de la population? D’ajouter deux paliers d’impôts pour les bourgeois qui font 100 000$ par an et paient 15 000$ en impôt, ce qui est moins qu’une personne qui fait la moitié de leur salaire? De lutter contre l’évasion fiscale? De vouloir créer de vraies conditions démocratiques pour un référendum? De vouloir faire respecter l’équité salariale partout et non 50% des cas, comme les études faites par des hommes le prouvent? Ou de rehausser le salaire minimum à 10$ par heure, alors que la commission d’études sur le salaire minimum affirme même que ça devrait être à 10,22$/h? Ou simplement de couper dans le gras des investissements partisans aux entreprises qui reçoivent des subventions et ont déjà un chiffre d’affaires de 10 milliards?

    Parce que dis-le moi, si tu crois que ton argent, avec un gouvernement solidaire, serait mal investi. Je ne sais pas pour toi, mais moi j’ai la dalle de voir une exemption d’impôts de 3 milliards chez Alcan pour qu’ils ouvrent 2000 emplois. Je trouve que ça nous coûte très cher de travailler. Ou que les investissements dans les forestières, qui font maintenant des mises à pied, ça rapporte peu au final. Sans compter que les exemptions d’impôts aux éoliennes, alors que leurs producteurs les ont construit trois fois trop près de la population selon un rapport d’une comission d’études internationales, ça risque de nuire à la santé de plusieurs villages du bas Saint-Laurent.

    Alors, si pour toi, c’est ça une option extrémiste, et non de financer des entreprises, de promettre d’investir 100 millions dans les institutions financières, qui sont parmi les 3 types d’entreprises qui font le plus de profits au monde ou de couper de 1% dans tous les ministères, incluant la santé et l’éducation (en abolissant le seul tronc commun des écoles au niveau de l’organisation: les commissions scolaires) et en abolissant les conseils d’arondissement, premiers palliers entre la population et les instances dirigeantes, et donc des pilliers de la démocratie et du travail des citoyens pour les citoyens, je crois que si ça, ce sont des comportements gouvernementaux que la population trouve responsable et surtout, EXCUSABLES, voire même acceptables, alors oui, Québec Solidaire est un parti de l’extrême-gauche. Au moins, les gens qui ont voté QS, ce maigre 3,2%, ont pris soin de s’informer des propositions de chaque parti, de bien peser le pour et le contre et de s’informer sur les failles de chacun d’entre eux. Car moi, quand on joue avec l’argent des pauvres pour le donner aux riches, comme c’est proposé par plusieurs points libéraux et adéquistes, je dois avouer que j’ai peur de ce mandat de 1 à 2 années qui s’annonce devant nous, où la chambre sera administrée par des comptables et des avocats qui n’ont pas mis une ligne dans leur programme pour la lutte à la pauvreté, mais s’engagent à l’unanimité de tenter de régler le problème.

  57. Mon cher Marx

    Tu viens d’expliquer de bout en bout ce qu’est l’extrême-gauche: des solutions mur à mur, l’État, l’État, l’État, l’État, l’État et toujours l’État, faisons payer les riches, (maudite bande de capitalistes, vous avez pas honte d’avoir de l’argent?), de la grosse pensée magique – il y a des milliards$ qui dorment dans les paradis fiscaux, suffit d’aller les chercher ! non mais pourquoi personne n’y a pensé avant (un petit cours de fiscalité te montrerait que c’est plus compliqué que ça !), augmentons le salaire minimum à 10$, tiens pourquoi pas 12$ ou même 15$ ? après tout, les entreprises devraient être obligées de payer 4 mois de vacances payées à tout le monde, et puis nationalisons tout, pourquoi pas, c’est tellement facile.
    Évidemment, un certain François Mitterand l’a fait en France entre 1981-1983, et il a dû tout reprivatiser, car il n’y a rien de plus inneficace qu’une grosse balloune bureaucratique avec ses fonctionnaires qui se pognent le cul payés 40$ l’heure. J’ai été fonctionnaire, je sais parfaitement de quoi je parle.
    Plus scandaleux encore, la gauche syndicalo-péquiste nous a donné le truc le plus délirant et dangereux pour le futur: la dégoûtante réforme de l’éducation et son rejet de l’enseignement classique basé sur l’effort et le mérite. Faut mettre fin à cette grosse saloperie avant que ça finisse par scrapper nos enfants.

    Non, désolé, j’achète pas ces niaiseries là. Le Québec est pauvre, le fardeau fiscal y est plus élevé qu’ailleurs, on perd 5 milliards$ par année à cause d’un déficit caché, on consacre 13% de notre budget total au simple remboursement des intérêts sur la dette. La productivité est plus basse ici qu’ailleurs, et nos universités manquent de fric, ce qui nous empêche de former des travailleurs qualifiés qui pourront faire face à la concurrence asiatique. Et la réforme de l’éducation va former des générations de cancres avant qu’on se rende compte de l’erreur.

    On s’entend sur un truc: faut mettre fin au BS corporatif. Voir des grosses compagnies inneficaces recevoir des millions de subventions, c’est scandaleux.

    Mais tiens, ça tombe bien: le programme de l’ADQ propose de couper de 300 millions$ les subventions aux grosses entreprises…

  58. L’État, une mauvaise solution? Allons… Pharma-Québec est la plus grande solution au problème de la hausse du prix des médicaments, et ne dis pas le contraire. L’Australie, ce paradis d’extrême droite qui ne reconnait même pas le réchauffement climatique, a créé une société d’état qui négocie le prix des médicaments à l’échelle du pays pour faire chutter le prix de 70%. De notre côté, on a augmenté le budget d’assurance-médicaments de 1 milliard en quelques années, parce qu’on n’a pas le guts de le faire.

    L’Éolien? Par coopératives gérées par les habitants qui sont AUTOUR des éoliennes, et par des ingénieurs qualifiés. Comme ça, les retombées économiques iraient dans les régions qui en ont vachement besoin. En plus, ces gens pourront placer les éoliennes loin de leurs maisons, afin que cela ne nuise pas à leurs santé. Le projet a été fait en France, il fonctionne extrêmement bien, à un tel point que certains maires du bas Saint-Laurent ont fait venir l’ingénieur qui a lancé le projet pour une conférence sur les coop éoliennes.

    Le salaire minimum? Un rapport du gouvernement du Canada dit qu’il devrait être à 10,22$/h. Actuellement, le salaire minimum de 7,75$/h ne permet pas de sortir du seuil de la pauvreté, même en travaillant 40 heures semaine. Il en faudrait en fait 52h.

    Les riches? Oui, ils sont riches, je m’en fiche, tant qu’ils paient un impôt proportionnel à leur richesse. Lis le livre « Ces riches qui ne paient pas d’impôts ». La classe moyenne paie autant qu’eux, mais au final, notre pourcentage d’imposition est plus élevé. Ça, c’est malhonnête, de leur permettre un millier de déductions à gauche et à droite. Qu’ils fassent 100 000$ par année ou non, tant qu’ils paient le 24% du provincial, ça ne me dérange pas.

    Le Québec est pauvre? Allons donc, c’est quoi ces foutaises? Les études de l’université d’Ottawa montrent clairement qu’avec nos fonctionnaires « qui se pognent le cul », on a quand même, au final, 2,7 milliards de plus que les Ontariens dans nos services provenant de l’état (surtout en comptant leurs tarifs d’électricité). Si le Québec était un pays en ce moment, les indicateurs de l’OCDE le classeraient à la 17e place dans les pays les plus riches, et il serait le second pays à croissance économique le plus élevé (après l’Irlande, qui suit un virage à gauche en ce moment). Ces chiffres sortent de l’université d’Ottawa, dans la chaire d’études Québécoises.

    Donc, le Québec est pauvre? C’est des conneries tout ça. Le Québec se prive de moyens importants de s’enrichir, ça par contre, c’est vrai. Il n’essaie pas d’atteindre son plein potentiel dans des domaines fort importants pour sa croissance économique, étudie les dossiers toi-même si tu ne me crois pas.

  59. Le chat sort du sac ! Un adepte de l’innefable Léo-Paul Lauzon, cet amateur d’Hugo Chavez, mégalomane complice des pires criminels de la planète, et de Castro, ce criminel totalitaire responsable de la mort de 40,000 de ses compatriotes.

    Non, l’État n’est pas la solution à tous nos problèmes, désolé de t’apprendre cette vérité. Au fait, la Terre est ronde, aussi.

    Pharma-Québec, Éole-Québec, congés linguistiques, amendement à la Charte des droits, rien de trop beau pour les sangsues du système! Reste plus qu’à créer Crédit-Québec pour financer tout ça, parce que la madame elle ne sera pas contente sans une réduction du temps de travail, et une augmentation des vacances collectives…

    Il n’y aura bientôt plus assez de travailleurs payant de l’impôt pour financer les services actuels et voilà qu’une bande d’illuminés nous proposent de nous endetter pour les quinze générations à venir.

    Sérieux, je me suis livré à une petite analyse du cadre financier de QS. Pharma-Québec est supposée engranger des revenus de 1 milliard$ ! C’est complètement délirant et ça ne mérite même pas qu’on s’y attarde plus longuement. Toutes les augmentations des impôts des particuliers font 20%, ce qui est complètement absurde. Dis, Marx, tu voudrais pas me donner 20% de ton salaire ?

    Du reste, si le Québec est si riche, faudra qu’on m’explique pourquoi c’est l’un des principaux bénéficiaires du programme fédéral de péréquation. ..

    Les conneries solidaires méritent d’être accueillies avec un gros éclat de rire ou rien pan toute. A voir le gros 3.6% que ce parti d’extrême gauche a fait aux élections, je dois comprendre que les Québécois ont préféré la seconde solution. Remarquez bien, c’est déja énorme pour un parti qui présentait des communistes notoires tels André Parizeau.

    Mais je dois ici reconnaître un truc: QS a directement fait perdre les péquouistes dans une dizaine de circonscriptions, alors je dis a cette bande de clows: continuez !!! Vous ne nous rendez que la tâche plus facile.

  60. Heu… Bon… Un cour de Pharma-Québec 101.

    Le but de Pharma-Québec est simple: négocier, à l’échelle nationale, le prix des médicaments. C’est tout! Le principe de l’offre et de la demande font que comme on achète une grand quantité, pour une bonne durée, et que ça donne une exclusivité à la compagnie qui vendra le produit sur 7 millions de personnes, on économisera de l’argent sur le coût des médicaments, car les compagnies voudront profiter du marché… Drôle de nationalisation? Elles sont où les dépenses des contribuables, quand on forme une société d’état dont le seul et unique but est de faire des appels d’offres, comme la Régie de l’Énergie, qui nous fait économiser des millions à chaque année en négociant le prix de l’électricité que l’on achète? De cet argent, QS propose d’en prendre 150 millions et de créer un pôle de recherche pharmaceutique. C’est tout. Je te réfère au cadre financier, observe-le avec attention.

    http://www.quebecsolidaire.net/cadre-financier

    Et à part ça, je suis un peu trop jeune pour connaître Leo-Paul Lauzon, mais je loue la Révolution de Castro, qui malgré l’embargo américain, réussit à offrir à sa population une éducation valable et accessible, et parce que son pays forme les meilleurs médecins au Sud des États-Unis. Je ne suis pas d’accord avec l’anti-liberté de presse et les autres problèmes causés, mais il a fait de grandes choses, qu’aucun politicien avant lui à Cuba n’a su faire. Et il a du le faire sans appui américain.

    Pour le mouvement éolien, QS propose Éole-Québec et de favoriser le développement de coopératives, ce que les marchés mondiaux de l’éolien ont prouvé comme fonctionnel, et que les citoyens du Bas-Saint-Laurent exigent. C’est là que les éoliennes ont été développées et il y a des problèmes majeurs. Fais des recherches, et dis-moi si je me trompe dans les chiffres:

    -L’organisation internationale suggère que des éoliennes de 2,5 MW soient placées à 1500m des habitations, pour que la pollution par le bruit ne cause pas de problèmes de santé (insomnies, stress, migraines lourdes)

    -Les éoliennes, au Québec, ont été construites à 450m des habitations

    -Les entreprises qui se sont installées au Bas Saint-Laurent ont consulté les citoyens APRÈS avoir signé les contrats de location de terrain avec les individus. Ils savaient déjà où ils s’installaient, combien d’éoliennes ils installaient, etc. Les citoyens qui en sont ressortis ont eu l’impression d’une campagne publicitaire plutôt que d’une consultation.

    -Un projet éolien aux Îles-de-la-Madeleine prend forme ces derniers temps, et les citoyens émettent déjà des réserves, car ils veulent éviter que les problèmes du Bas-Saint-Laurent resurviennent dans leur région.

    Suis-je contre le privé? Non, et j’irai même plus loin. Je suis déçu que Pierre Corbeil ait refusé l’offre de Siemens de fonder une usine de fabrication d’éoliennes au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le projet était parfait, respectait une perspective de développement durable, allait créer des éoliennes très résistantes, capables de se mettre en marche à -50 degrés cielsus. Encore mieux, Siemens proposait des parcs éoliens au Saguenay, en Côte Nord et près de LG-4, ainsi que de créer un institut de recherche en génie éolien associé à la polytechnique de Montréal. Toutes de belles initiatives privées que j’aurais aimé voir se concrétiser au Québec, pour faire de nous le leader d’Amérique du Nord en éolien.

    Mais si c’est pour faire de l’éolien de façon irresponsable, peu rentable pour la communauté locale, pas très payante pour le Québec et dangereuse pour la santé de la population autour des éoliennes, oui je suis sans hésiter en faveur de lancer les prochains développements éoliens de façon nationale, par une autre société d’état que Hydro, car ceux-ci n’ont pas d’expertise éolienne. Je suis aussi en faveur d’un développement coopératif proposé par QS, pour que 60% des retombées économiques restent dans la communauté locale où se font les éoliennes. Ça, c’est le développement des régions et un investissement bien placé.

    Retourne t’informer, toutes les informations sont disponibles sur le net. Je peux même t’en référer un:
    Eole-Prudence
    http://www.eoleprudence.org/

    Tiré de leur site:
    « Alors que les normes de l’OMS nous indiquent que le sommeil est troublé à partir d’un bruit de fond supérieur à 30 décibels, certains citoyens de Saint-Léandre et Saint-Ulric devront dormir avec un seuil plus élevé, soit d’environ 40 à 42 décibels.

    Le bruit moyen mesuré d’une éolienne à 400 m. de distance est d’environ 40 décibels. À 350 m. de distance il est d’environ 42 décibels. Or, le plan d’aménagement de la MRC de Matane permet aux promoteurs d’ériger des éoliennes à 350 m. des habitations. Les occupants de ces maisons devront donc dormir avec un bruit dépassant d’au moins 10 décibels les normes de l’OMS. »

    L’article du QS sur Éole-Québec:
    http://www.quebecsolidaire.net/frontenac/eolien-pas-de-developpement-durable-sans-nationalisation

    « On peut, comme le fait Jean-Thomas Bernard, tomber dans le débat sémantique à propos de la définition exacte du mot nationalisation. Pour Québec solidaire, la nationalisation est un contrôle collectif de la ressource, en l’occurrence, l’énergie éolienne.

    Actuellement, le développement de la filière éolienne se fait sans réelle concertation locale. Les gens du milieu sont « consultés », c’est-à-dire qu’ils sont invités à une réunion organisée par le promoteur qui ressemble plus à une vaste campagne publicitaire qu’à une vraie consultation. Ils sont placés devant le fait accompli : les ententes sont déjà signées avec les propriétaires terriens, individuellement, et les contrats comportent une clause de non-divulgation. Lesdits propriétaires ne peuvent donc divulguer le montant des redevances qu’ils ont acceptées. Cela empêche bien évidemment le rapport de force qu’aurait sur la négociation un regroupement des acteurs concernés. La municipalité en cause a bien souvent déjà conclu une entente avec le promoteur lorsque les gens sont informés du projet.

    Québec solidaire propose un mode de développement de l’éolien qui soit mené, à l’échelle locale, par la collectivité dans son ensemble. Cela pourrait passer par la création d’une coopérative de solidarité, ou d’un autre modèle du même genre. Une structure démocratique, du type une personne un vote, permettra à chacun de faire valoir son point de vue quant au site et au type d’éolienne à privilégier, par exemple. Il permettra aussi de choisir de faire appel à des entrepreneurs locaux pour la réalisation des travaux, ce qui est garant de retombées locales supplémentaires.

    La décision de nationaliser la production d’énergie éolienne repose aussi sur des principes économiques. En effet, le mode de développement actuellement en place laisse en moyenne 1 % des bénéfices en région, le reste étant porté au compte d’actionnaires souvent étrangers, qui ne réinvestissent pas dans l’économie locale. Avec le modèle coopératif, c’est près de 60 % des profits qui sont directement réinvestis dans l’économie locale, en fonction des choix du milieu. L’État, via Éole-Québec, agit comme partenaire financier, fournit l’expertise et le soutien technique. Il conserve le reste des bénéfices afin de financer la recherche et le développement en matière d’efficacité énergétique, notamment. Pour le seul bloc annoncé de 1000 MW, cela représente, selon des calculs réalisés par des experts indépendants, un profit de 400 millions annuellement, réparti entre les localités et l’État selon la proportion mentionnée plus haut. Pourquoi donc nous priver de ces bénéfices?

    Le modèle coopératif est aussi plus résistant face aux aléas du marché, car les coopératives n’ont pas comme mission première de faire du profit, mais de répondre à un besoin local. Ainsi, elles ne sont pas soumises à la règle du rendement de 15 % à laquelle les entreprises cotées en bourse doivent se plier. Cela favorise un meilleur équilibre entre la dimension sociale, économique et environnementale du projet, puisqu’on ne vise pas un profit maximal, mais optimal, en fonction des consensus locaux. »

    Les extraits ci-haut montrent que le but du mouvement coopératif d’éoliennes est une approche de développement durable, ce qui signifie un équilibre entre la sphère économique, sociale et environnementale. Il se fait en partenariat avec la population locale, qui a un rôle important dans le projet, au niveau de la participation.

    Je ne suis pas un idiot qui veut tout nationaliser, mais la nationalisation a, à plusieurs occasions, des effets positifs. Je tiens à t’expliquer pourquoi on devrait nationaliser telle ou telle chose, parce qu’à la fin, on en ressort les grands vainqueurs. Avoir une société d’état qui négocie à l’échelle nationale le prix des médicaments assure un prix plus bas de la part des entreprises qui veulent avoir un contrat d’exclusivité. Favoriser le développement éolien coopératif, de son côté, assurera un minimum d’impact sur la santé des citoyens et profitera à l’économie des régions, qui sont souvent laissées pour compte. Qui plus est, cela permettra d’inclure la communauté autour des éoliennes dans le processus et de leur laisser une place importante; ce sont eux les principaux acteurs de l’action.

    Besoin de plus d’informations? Consulte les sites, et ensuite tu pourras venir me dire en quoi ce n’est pas mieux de favoriser le développement éolien coopératif et d’économiser de l’argent sur des médocs, car faut l’avouer, c’est mieux d’amputer notre santé et de payer des médicaments plus chers pour ceux sur l’assurance-médicaments. Mais une chose demeure importante: si tu oses rire de ces projets maintenant que tu sais c’est quoi, alors tu es le roi des idiots.

  61. @Ben: Tu es tellement agressif dans ton commentaire que je ne crois pas que tu puisses faires passer ton message. Lauzon est un grand humaniste et un brillant économiste, Chavez est un grand social-démocrate qui a sorti le Vénézuela de centaines d’années de corruption, de pauvreté, et de gouvernements affilié au patronat.

    Les arguments de Manx me semblent excellents, et un parti de centre-gauche comme Québec Solidaire a sa place sur l’échiquier politique car ses positions sont non seulement logiques et pertinentes, mais essentielles. Éole-Québec et Pharma-Québec sont des idées excellentes et un moyen original et moderne d’enrichir notre société.

    Bonne soirée!

  62. Mon cher Louis, le Vénézuela est le second endroit le plus corrompu des Amériques selon Transparency International. La criminalité -crimes contre la propriété et contre la personne- y est désormais pire qu’au Brésil ou au Pérou. Seuls Haîti et la Colombie, dont les stats sur la criminalité sont gonflés en raison des guérillas- font désormais pire.

    Social-démocrate, Chavez? Pas du tout- ce gars est désormais socialiste a fond la caisse et ne s’en cache plus. Depuis sa réélection il s’est lancé dans la ‘nouvelle étape vers le socialisme’. Nationalisations partout, augmentation de ses prérogatives de président. Le gars va finir par vouloir se faire couronner Roi d’Écosse comme le très malade Amin Dada, dictateur d’Ouganda.

    Qu’on fasse de ce type (ami de Loukatchenko, le dernier dictateur d’Europe, ou d’Ahmanidjad, fou furieux qui veut se procurer l’arme nucléaire et rayer Israêl de la carte) un modèle me dépasse complètement. Non, mais dans quel monde vivez-vous?

    Louis, un séjour a Caracas s’impose. Quand t’auras été jeté dans une belle cellule des prisons de Chavez, t’auras compris pourquoi le Vénézuela a désormais avec Cuba le PIRE DOSSIER EN TERME DE DROITS HUMAINS des Amériques.

    Ce petit pays est en train de dilapider toute sa ressource pétrolière pour satisfaire la soif de pouvoir d’un moron.

  63. @Ben: La situation au Vénézuela était bien pire avant l’arrivée de Chavez. Depuis que celui-ci est au pouvoir, les conditions de vie des gens se sont améliorées, et je t’invite à lire plusieurs articles du Monde diplomatique à ce sujet. Hugo Chavez est un grand démocrate et une inspiration pour tous ceux qui entendent se battre contre le néolibéralisme et qui aspirent à une société plus égalitaire. Il a été élu démocratiquement, et le peuple est derrière lui, comme l’a prouvé la tentative ratée de coup d’État orchestré par le CIA (et le patronat vénézuelien) en 2002. Le peuple est derrière lui parce qu’il redistribue la richesse au lieu de satisfaire les intérêts d’une minorité. Des Chavez, j’en veux des milliers.

  64. On a atteint ici le point de saturation de ce débat. Devant une cheerleader d’Hugo Chavez, je ne peux que me rendre compte que je suis devant quelqu’un qui a des positions absolument irréconciliables avec les miennes.

    Bonne chance quand même dans ta vie, Louis.

  65. Louis, je suis en partie d’accord avec toi concernant le Vénézuela. Toutefois, il faut se rappeler que la plupart des grands dictateurs ont d’abord été des sauveurs.

  66. D’accord Gradlon; d’où l’importance qu’il continue d’y avoir des observateurs internationaux pour que les élections se produisent dans la transparence.

    @Ben: Je ne suis pas un cheerleader; je suis quelqu’un qui m’intéresse à la pauvreté en Amérique du Sud et qui approuve les réformes agraires et sociales de Chavez. Il n’est pas parfait, mais c’est un des plus bel exemple de réussite des Amériques présentement.

  67. On s’entend que sans une gauche anti-américaine puissante en Amérique du Sud, le FBI continuerait à entraîner des escadrons de la mort. Ces gens se sont rendus responsables de certains des plus grands crimes contre l’humanité, passant de viols de femmes à qui on a ensuite retiré l’utérus pour badigeonner le visage de son sang, en allant vers le meurtre d’une famille par décapitation, que l’on assoit ensuite autour d’une table et à qui on place la tête entre leurs mains, pour aller ensuite au meurtre de grands noms qui étaient intimement impliqués dans une lutte à la pauvreté et de façon non-violente. Ce n’est pas nouveau, la corruption dans l’Amérique du Sud, mais je me demande honnêtement qui aurait intérêt à ce que le pétrole vénézuélien soit nationalisé, hormis les vénézuéliens. Quelle entreprise aurait osé corrompre le gouvernement pour faire cela? Faut pas oublier que selon les indicateurs internationaux, le Canada aussi était un pays très corrompu, suite au scandale des commandites.

    Je ne défends pas Chavez, quoique j’aime ses rhétoriques anti-Bush et le fait qu’il envoie de l’aide humanitaire aux États-Unis depuis des années. Mais je me demande pourquoi quelqu’un irait le corrompre pour qu’il nationalise le pétrole. Ou pourquoi cela semble si désastreux, alors qu’il se fait élire démocratiquement, quand on ne peut même pas reconnaître que depuis ces 20 dernières années, l’Amérique du Sud commence à peine à se relever des sévices qu’ils ont subi par les escadrons de la mort.

    Lecture suggérée:
    Noam Chomsky: « Les dessous de la politique de l’Oncle Sam », excellent livre sur la politique américaine de la fin de la seconde guerre mondiale aux années ’80.

    P.S. Je pense que tu n’avais plus rien à ajouter sur les projets d’Éole-Québec et Pharma-Québec. J’espère, Ben, que le Marx que je semble être à tes yeux, t’a bien éclairé sur cette « nationalisation radicale » qui a pour but que l’argent qu’on investit nous revienne et d’en économiser plus sur des médocs dont le prix a triplé en 10 ans.

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