La petite noirceur

Duplessis(Mon dernier texte a été largement critiqué par plusieurs. Je suis désolé si j’en ai heurté certains en exprimant aussi crûment mon opinion « à chaud », et je tenterai ici de me reprendre en expliquant davantage mon point de vue. Je tiens simplement à réitérer que je n’ai rien contre les gens des régions, que j’adore la campagne, que je respecte leur choix puisqu’il est démocratique. Je crois cependant que c’est une grave erreur, et c’est ce que j’ai tenté d’expliquer – peut-être maladroitement.)

La vague adéquiste qui a balayé le centre du Québec et les banlieues éloignées de Montréal change profondément la compréhension qu’on peut avoir du Québec moderne.

Historiquement, le peuple canadien-français a toujours été un peuple rural, attaché à son terroir. Dépossédé de ses élites dès le lendemain de la Conquête, c’est un peuple de travailleurs acharnés, souvent hostiles à trop d’intellectualisme et qui valorise l’action concrète au détriment des idées.

Des bonnes gens, qui aiment leur pays. Des gens fiers. Mais des conservateurs au plus profond de leur âme: depuis la défaite de 1760, l’idéologie dominante, appuyée par l’Église, était celle d’un conservatisme où tout ce qui était urbain était perçu comme menant à la débauche et où l’étranger était vu comme une menace.

Avec la Révolution tranquille, on aurait pu croire que tout avait changé, que le Québec était devenu plus ouvert, plus progressiste, plus apte à vivre ensemble grâce à une social-démocratie qui, encore aujourd’hui, fait l’envie du monde entier.

Les résultats d’hier sont le coup de poignard qui achèvent de détruire cette idée. Aujourd’hui, le Québec a changé, et c’est un retour au conservatisme et à la division entre la ville et les campagnes. C’est un retour des vieilles idéologies de droite alliant un conservatisme social avec un libéralisme économique.

Est-ce nouveau? Non. Le Québec était l’endroit le plus conservateur d’Amérique du Nord jusqu’aux années 1960. La pauvreté urbaine était telle que bien des gens n’arrivaient pas à manger à leur faim. La ville qu’on appelle aujourd’hui Longueuil était divisée entre d’un côté le beau Longueuil, pavé, avec l’électricité, et de l’autre, Ville Jacques-Cartier, un ghetto cloturé, dans la terre et la boue et les immondices. C’était ça la ville à l’époque.

Une époque de division, qui avait ses points positifs, principalement à la campagne, et sa pauvreté urbaine.

Donc, le Québec est passé en quelques années de l’endroit le plus conservateur au plus progressiste. D’une idéologie du terroir et de la valorisation des ancêtres, de la terre, de la campagne, nous sommes passés à un valorisation de la ville, de l’urbanité, de la différence, de l’individualisation.

Et aujourd’hui nous vivons le retour du balancier. Toutes ces personnes des régions en ont assez de percevoir le monde via les yeux de Montréal. La « Main » avec ses Squeeges, ses drogués, ses travestis et ses originaux, ce n’est pas leur univers. Ce n’est pas leur monde. Ils ne s’identifient pas à toutes ces émissions de télévision qui se passent sur le Plateau et qui mettent en scène des gens à mille lieues de leur quotidien.

De la même façon, ces gens ne sont pas en contact quotidiennement avec la vraie pauvreté. Ils ont peut-être oublié ce qu’est une société plus à droite, ce que ça veut dire une plus grande inégalité sociale. Montréal n’a pas oublié, mais en région, on n’a pas vécu ça.

Mario Dumont a senti ce phénomène et il le représente bien. Il n’apporte aucune argumentation crédible, aucun chiffre, aucune légitimité intellectuelle; en fait il aurait peut-être été choisi même s’il n’avait pas sorti son cadre financier. Non, l’appui des gens à Dumont est émotif. Une sorte de cri collectif: « nous en avons marre de la ville et de ses idées; nous voulons nous sentir représentés! »

En ce sens, l’opinion des régions est tout à fait légitime et on doit – je dois – la respecter.

Ceci dit, il n’en reste pas moins qu’à mes yeux c’est le début d’une période de noirceur. Quand on choisit ses représentants non pas pour leur capacité à administrer l’État mais plutôt parce que le chef du parti dit « les vraies affaires » (ne cherchez pas à savoir ce qu’elles sont, ces « vraies » choses), on fait un choix qui donne carte blanche aux pires méfaits. Quand on accepte de voter pour quelqu’un qui ne peut même pas donner de chiffres, qui n’a pas d’équipe, quand on lui fait confiance seulement pour ce qu’il incarne et non pour ses idées, c’est là le germe d’un totalitarisme, au pire, ou d’une petite noirceur, au mieux.

C’est renoncer à sa capacité d’être critique et de juger un gouvernement pour ses réalisations. C’est l’homme ou la femme des années 40 qui se dit « je n’ai aucune idée de ce que fait Duplessis, mais je l’aime parce qu’il dit les « vraies » affaires ». C’est renoncer à son pouvoir et à son devoir de citoyen.

Pour toutes ces raisons, il y a de quoi être particulièrement inquiet devant les résultats des élections d’hier. Les électeurs ont demandé du changement, mais le changement pour du changement n’est jamais gage de prospérité. Et ce n’est pas en votant pour un parti mettant en place des politiques économiques plus à droite que les Québécois vont améliorer une situation pourrie par dix années de politiques économiques de droite.

Mais les mots et les idées valent-ils encore quelque chose?

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50 Réponses

  1. Si tu pensais te sortir de la « shnoutte » en publiant ce texte à froid, c’est complètement raté mon jeune!

    En ignorant que tu es, tu répètes ad nauseam que la vraie pauvreté n’a existé qu’à Montréal. Je t’invite à avoir une conversation avec ma mère pendant une heure et tu verras qu’encore une fois, tu es dans l’champ: pour un gars de la ville, tu dois trouver ça insultant d’être dans un champ.

    Des beurrés à la graisse de lard, du macaroni sans sauce pendant des dizaines de jour, du baloney quand il restait un peu d’argent, une maison mal isolée: tu penses que Montréal a le monopole de la misère? Sors de chez-vous, cesse d’avoir peur et emprunte un des ponts qui te permet de sortir de ton isolation.

    Si tu es vraiment représentatif de ce que les gens de 25 ans sont aujourd’hui, et bien la génération Y dépassera largement l’égoïsme des baby boomers.

    Avec tes propos d’hier, tu t’étais enfoncé la tête dans le sable jusqu’au cou: mainteant, tu te piles sur la tête toi-même et on ne voit plus rien.

    Le sable mouvant t’a complètement englouti. Maintenant, tu auras beau retenir ton souffle…

  2. J’admire les Québécois qui ont eu le courage de voter pour l’ADQ. Un vent de fraîcheur souffle maintenant sur le Québec. Il était temps de se débarasser de la gauche péquiste. Nous sommes en 2007, notre seul moyen de survivre en tant que société est de se regarder dans le miroir et de se botter le cul. Avec les Péquistes et dans une moindre mesure avec les Libéraux, les Québécois se sont habitués à tout se faire dire quoi faire par le gouvernement et à espérer que celui-ci règle tous les problèmes. La montée de la droite va favoriser le dépassement de soi, l’esprit d’entrepreneurship, la créativité, la liberté des individus, etc.

    Je ne veux pas d’un Québec sclérosé, fermé et maternant (ce que nous proposent les péquistes).

    Ça n’a rien à voir avec le fait d’habiter en région. Le bons sens existe, même en région…

  3. Bordel, Louis, arrête de t’improviser historien! La pauvreté, les régions l’ont aussi connue. Ouvre un livre d’Histoire et sors de Montréal, juste pour voir.

    Je n’ai pas le temps d’aller fouiller dans un livre sur l’Histoire du Québec, Louise, mais je peux te dire avec certitude et de mémoire que pendant la période de la Grande Noirceur, Montréal était le pôle central du racisme et de l’extrême-droite (pro-Nazi, en plus!) au Québec. Pendant la Grande Noirceur, Pierre Elliott Trudeau (dans sa jeunesse) avait absorbé des idées anti-sémites et extrêmement racistes. En plus, pendant cette période, le Collège Jean-de-Bréboeuf (qui était à MONTRÉAL) avait toléré que Pierre Elliott Trudeau (à l’époque un étudiant en secondaire) écrive une pièce de théâtre prônant le racisme contre les Juifs (je ne niaise pas). D’ailleurs, inutile de dire que pendant la Grande Noirceure, la vie intellectuelle – et encore aujourd’hui – se déroulait principalement à Montréal.

    Tant qu’à y être, Louis-XVI, chère nombriliste à la tête tranchée (allusion à tes réflexions peu profondes et aucunement nuancées), pendant la Grande Noirceur, au moment ou l’Université de Montréal se refermait sur elle-même, l’Université Laval (à Québec) est parmi les premières universités québécoises à avoir nouer des relations (et des échanges) avec des universités du reste du Canada. Je n’ai certes pas un nom francophone, mais j’ai déjà habité à l’extérieur de Montréal, juste pour te dire, Loulou. Arrête de penser que Montréal a toujours eu le monopole de la vérité.

  4. Petite remarque pour terminer: je ne suis pas un blanc francophone et j’affirme sans honte que j’ai voté pour l’ADQ, quoique j’habite à Montréal depuis huit ans.

    Juste pour rester dans l’optique du Québec, la province est beaucoup plus mature que tu le penses, Louis, si tu sors de Montréal.

  5. Louis,
    Serais-tu parent avec Gilberte Côté-Mercier? Ton discours est aussi incohérent que l’était le sien. C’est surement l’attitude arrogante et condescendante qui caractérise les tenants de la social-démocratie qui rebute les gens. On ne doit pas oublier que vous avez les mêmes sources que les régimes communistes et il est si facile de tomber dans le totalitarisme avec de telles pensées ( supériorité, détention de la vérité etc… ).

  6. Louis,
    L’opinion des régions tu dois non seulement la respecter, mais surtout faire des efforts pour la comprendre.De plus, tu dois cesser de voir l’Histoire à travers le prisme déformant du Montréalais qui se croit le nombril du monde. Tu ramènes tout à ton nombril.
    Il faut arrêter de penser que tout part de Montréal vers les régions, l’inverse est souvent plus conforme à la réalité. Vous, les Montréalais, vous vous êtes isolés sur votre île de Gulligan:résultat le Québec est fracturé. Faites votre auto-critique et tendez la main aux régions.

  7. En tout cas, qu’on en dise ce qu’on en veut…Ça faisait 15 ans que j’attendais de vivre ce moment. Hier a été mon soir. Une vent de fraîcheur a souffler. Les québécois ont décidé de cesser de tourner en rond. Maintenant on peut enfin commencer à penser à aller de l’avant. Ma génération a enfin sa révolution. La génération X aura elle aussi son point de repère dans l’histoire.

  8. @Max: Tu parles comme si l’ADQ amenait quelque chose de nouveau. Il n’y a rien de neuf dans ce programme, sinon le recyclage de vieilles idées de droite et de concepts économiques ultra-libéraux qui ont augmenté l’écart entre les riches et les pauvres dans tous les pays où ils ont été appliqués.

    @Anh: Je ne sais pas où tu t’en vas avec tes idées sur le racisme ou concerant l’Université Laval (tu as le droit d’être hors-sujet, mais concède-moi le droit de te ramener à l’ordre). N’importe quel historien te dira que la période industrielle a occasioné davantage de pauvreté et de misère dans les villes. Il n’y a pas le moindre secret là-dedans. Dans tout ce débat, il n’est pas question de maturité, mais plutôt de savoir si nous voulons vivre dans le passé avec de vieilles idéologies dont nous nous sommes débarassés il y a près de cinquante ans.

    @Jean-Jacques: J’ai tenté de comprendre le sentiment de rejet des régions en expliquant le fait qu’ils ne se sentent pas rejoints par la culture urbaine montréalaise. Je n’ai peut-être pas visé juste, mais d’après ce que je lis de nombreuses personnes en région en ont contre une réalité qu’ils se croient imposés. Tendre la main aux régions, d’accord. Mais les Montréalais ne cracheront pas sur leurs acquis sociaux, et c’est pourquoi ils ont voté massivement pour des partis se proposant de les proposer (ou de les améliorer, dans le cas de QS et du PV).

    @François: Les Québécois ont choisi hier de revivre une époque peu glorieuse de leur passé, où ils étaient dirigé paar un chef populisme de droite basant son argumentation sur une peur de l’autre et prônant des mesures économiques à l’effet destructeur sur le tissu social. Il n’y a rien de merveilleux à ce moment; c’est plutôt très triste.

    Merci à tous pour vos commentaires.

  9. On disait dans les élections précédentes que le parti qui obtient la faveur des agriculteurs (par le biais de l’UPA entre autres et les subventions) gagne 35 comtés sûrs en partant, car c’est un vote monolithique à fond conservateur. Assez pour garantir un gouvernement majoritaire lorsque combiné à sa clientèle de base. Les fils-filles de ces agriculteurs ont gagné les villes mais pas leur mentalité traditionnelle. (Aller manger de la dinde chez maman à Noël). Un million de téléspectateurs sont restés rivés à leur écran pour regarder la série Le Belles Histoires… qui passait en xième reprise, mais qui décrivait note passé pas si lointain. Ils se sont retrouvé dans le parti de Mario et dans sa phrase: « Ça va faire, là ! » Ça va trop vite, les changements. Alors « watch out à ceux qui sont différents, redonnez-nous notre fromage Le P’tit Québec et la chemise carreautée ». Et le bouquet de fleurs jaune à la boutonnière comme dans les fêtes parroisssiales des années soixante-dix.

  10. En tout cas, Louis, personne ne pourra au moins vous reprocher d’être… pissou!! 🙂
    Mais, si je peux me permettre (d’autant que je crois bien être l’un de ceux qui se rapprochent le plus de vous politiquement), il me semble que vous avez une vision non seulement moderne, mais, dirais, moderniste des choses. Ce n’est pas… une tare, mind you! Mais je me demande si elle ne vous amène pas à juger sévèrement (c’est-à-dire comme n’étant PAS modernes, justement) des réalités que la modernité avait combattues, et dont elle avait largement triomphé, mais qui, pour le meilleur comme pour le pire, reviennent de quelque manière de nos jours. Jamais exactement comme c’était jadis, mais avec tout de même, parfois, de troublantes ressemblances. Or, vous voyez, pour moi, on peut mythiser autant la «modernité» que n’importe quelle figure divine ou surnaturelle. Je pense que ce que nous avons observé, hier, c’est, à notre petite échelle, une critique/limite de la modernité, peut-être même – eh oui – UNE des illustrations de ce que certains, par exemple, tendent de rendre en parlant de «postmodernité». À nous, peut-être, d’en prendre acte et de pousser encore plus loin notre effort pour comprendre…

  11. C’est une fausse lecture que d’opposer Montréal aux régions dans cette élection. Que je sache, l’Abitibi, la Gaspésie ou le Saguenay ne sont pas des banlieues de Montréal. Et là où l’ADQ a surpris c’est précisément dans les banlieues proches ou lointaines de Montréal et elles en font partie de cette ville.

    Même si je n’aime pas les discours revanchards et générationistes (Il y pas mal plus de mononcles conservateurs que de génération X Y ou Z), le petit Dumont a réussi à rejoindre une droite qui a toujours existé au Québec et qui n’avait simplement pas de porte-parole. Quant à dire si le retour à un certain conservatisme sera un bien pour le Québec, il suffit de voir la corruption du régime américain actuel pour évaluer les résultats du moins d’état, plus de privé.

    Ça regarde mal.

  12. Louis, je ne peux qu’avouer que tu y as été un peu fort. Mais je ne permettrai pas de mettre un autre clou de plus. Tu portes bien ton sobriquet d' »Un homme en colère » et pour moi, ça t’excuse un peu, je compatis car j’ai peur aussi. Par contre, je sais que l’histoire est facile à interpréter et donc je ne ferai pas une surenchère sur cette question, j’irai plutôt vers un discours idéologique.

    En étant optimiste, j’espère que la venue en force de l’ADQ dans le paysage politique fera bouger le gouvernement sans nous ramener en arrière. Par contre, si on regarde les trois préoccupations importantes de l’électorat (si je ne me trompe pas), la santé, l’éducation et l’environnement, on ne peut que se demander si l’idéologie de l’ADQ a contribué à son élection étant donné son importante préoccupation familiale qui venait après dans la liste (et qu’il devrait, si je puis me permettre, jumeler avec une préoccupation environnementale extrémiste car ça serait illogique de ne pas souhaiter pour ses enfants un futur plus rose que ce qui s’annonce…). Et encore, aucun désavouera que l’ADQ est plus à droite que tous les autres partis, donc, qu’il endosse le néolibéralisme: est-ce que, mis à part le Bum intello et ses amis de l’intelligentsia adéquiste, la majorité des électeurs sont au courant de cette donnée importante? Et j’ose croire que le Québec des régions n’est pas si individualiste, à l’argent, xénophobe et conservateur, selon toute vraisemblance. Un vote idéologique ou colérique? Je crois qu’il était majoritairement colérique.

    Pour revenir à l’environnement, est-ce que les gens ne sont pas capables de faire le lien entre le néolibéralisme et la pollution? Je me pratique à dire des évidences, quoique importantes : la recherche du profit à tout prix pour combler les besoins des actionnaires, et donc au système capitaliste de la bourse, est très loin des préoccupations urgentes comme l’environnement et la santé. Alors comment l’ADQ va-t-il réussir à concilier ces valeurs qui se contrarient à la source: la famille en opposition avec un capitalisme encore plus libre, une déresponsabilisation de l’état contre une promesse de meilleurs soins de santé (et qui risquent de s’améliorer seulement pour ceux qui vont pouvoir payer, il faut l’avouer), une timide volonté verte (du moins durant la campagne) et encore le beau jeu pour les pollueurs, etc.

    Et ce n’est pas tant sur le marché de l’emploi que je m’interroge, il faut bien gagner sa croûte, mais plus sur les vues à court terme des employeurs pollueurs qui, en ne se plaçant pas en position de contribuer à la prospérité écologique, foncent rapidement dans un mur en nous ayant, au préalable, bien attaché à eux… Pour finir, je vais ressortir ma phrase passe-partout: j’aime mieux être pauvre et vivant que mort et riche!

  13. Ah oui, hostie de Montréalais (je ne généralise pas) à marde de Louis? Tu dis que je suis hors sujet? Eh bien, concède-moi le droit de te faire sortir de ta petite bulle de MOURRRIIAAALLLAAIIISS et de te ramener les pendules à l’heure exacte. Je voulais juste te faire remarquer que Montréal n’a pas de leçons à donner aux reste du Québec en ce qui concerne la tolérance ou le progressisme.

    Les régions ont le droit de remettre en question le multiculturalisme canadien et puis ce n’est pas de la faute des gens ayant déjà vécu en région ou en banlieue s’ils ne se reconnaissent pas dans un nationalisme à identités multiples prôné par André Boisclair. Ce n’est pas un nationalisme à identités multiples qui va permettre aux ethnies minoritaires de s’intégrer.

    Tu dis que les gens de Montréal sont si solidâââiiires, mais quand je suis venu m’établir à Montréal il y a huit ans, j’ai été étonné par l’individualisme assez sacrant des Montréalais. Puis revenant sur la pauvreté des Mourialais, l’exode rural a été causé par une pauvreté assez sérieuse en région et les gens croyaient que leur condition de vie s’améliorerait mieux alors qu’en réalité, ça restait juste pareil. Puis en parlant de la « révolution industrielle », il y a aussi eu de la pauvreté dans les régions: essaye-donc de voir ce que ça signifie de devoir déménager pour travailler et gagner son pain.

  14. @Mentana: Merci pour cet excellent commentaire! J’y ai repensé tout au cours de la soirée. En somme, si je comprends bien, on pourrait dire d’une certaine façon que pour plusieurs droitistes on en est encore à l’étape du « think big stie » à l’américaine (du néolibéralisme) alors que dans mon cas et dans celui d’une grande partie de la population de Montréal, on est rendu plus loin, c’est-à-dire à l’étape de réaliser les dérives d’une société plus à droite et à imaginer des moyens de protéger et de renouveler notre social-démocratie. J’aime beaucoup ce concept de postmodernité; ça me pousse à redéfinir ma vision des choses. Bravo!

    @Magoua: Dans ma deuxième version de texte, j’ai souligné le fait que plusieurs régions n’ont pas cédé à la montée de la droite. Mais tu as raison: j’ai peut-être un peu trop stigmatisé le débat en parlant « des régions » contre « Montréal ». J’aurais peut-être dû parler d’une certaine droite majoritaire dans plusieurs régions. Pour le reste de ton commentaire, je suis 100% d’accord avec toi! Merci!

    @Renart: Tu as raison, j’y ai été fort. Mais à mes yeux il faut parfois fesser sans avoir peur des réactions. J’assume ce que j’ai écris, et je regrette seulement l’impulsion « à chaud » de mon premier texte; par contre je pense tout ce que j’ai écrit dans le plus récent. J’aimerais croire comme toi que l’arrivée de l’ADQ pourrait être l’occasion de débats faisant avancer la société… Mais de quels débats peut-on s’attendre d’un homme qui se fait élire sans cadre financier et qui ne parle pas à la tête des gens mais plutôt à leurs instincts? Est-ce que la société ontarienne, aujourd’hui au prise avec une pauvreté endémique, a profité des « débats » lorsque Harris était au pouvoir? Je ne sais pas. Voilà qui mérite réflexion. Merci de ton commentaire!

    Merci de vos commentaires constructifs. Il me fait toujours un plaisir de discuter avec des personnes adultes ayant la maturité nécessaire pour discuter sans s’envoyer des insultes par la tête.

  15. J’ai vécu en banlieue, en région et en milieu urbain (Montréal). Je crois que tu as bien cerné la réalité et je félicite ton effort d’ouverture envers ceux et celles ayant une obédience différente à la tienne. Mais je crois que le Québec est entrer dans une ère où l’ouverture d’esprit et de raison n’est plus la bienvenue. Le Québec est à l’heure du clivage, des divisions internes.

    À défaut d’être un marginal pointé du doigt et taxé d’être déconnecté de la réalité, je vais continuer de manifester l’ouverture d’esprit que j’ai toujours eu et j’espère que tu resteras ouvert aussi, Louis, même si les autres ne te rendent pas toujours la pareille.

    Enfin, j’ai eu un énorme plaisir à lire tes billets tout au long de la présente campagne, et même si j’avais parfois des vues différentes des tiennes, je t’ai toujours trouvé réfléchi.

    Je vais certainement continuer à te lire.

  16. Sur quelle pente sommes-nous engagés ici?

    Vous annoncez bien le climat qui va prévaloir dans la chaumière du culte. Que faire de la souveraineté, direz-vous? plutôt que de poser les vrais quesitons, préférez-vous manger du paysan, criez au totalitarisme, à l’inculte et au suiveux et tant qu’à faire, à la droite manichéenne: gauche, droite, gauche, droite. Ca ne rappelle rien?

    Possiblement, qu’un discours éculé comme celui du PQ commence à écoeurer le pauvre peuple, qu’un gouvernement qui favorise des régimes à deux vitesses, montre suffisamment aux gens sa flagrante injustice. La population s’est exprimée (à 70% de participation) dans une mixture de mécontentement, de réprimande et de caution à une jeune équipe et lui assez de latitude pour bâtir la confiance.

    Et oui, j’adhère assez à cette analyse, qui en fait est plus un reflet de notre mosaïque que celle de la pensée unique.

    Le PQ est effectivement sur la pente descendante, celle qui mène vers les querelles internes et le marginalisme. C’est bien plus ce ressac, comme celui dont vous en êtes l’expression qui m’inquiète pour l’avenir.

  17. ..Je reste positive malgré tout! Il faut revenir sur nos valeurs, nos convictions et se les rappeler, car en dessous de cette lutte pour notre beau PAYS qu’est le Québec il y a le moteur qui a été un peu oublié..LE COEUR!..Le PQ a cette différence des autres parti, il a le coeur, du moins il l’avait autrefois!.Il nous faut retourner au source pour bien s’y abreuver et remonter sur notre cheval de bataille!..(bataille dans le sens de courage et de fierté!)..On va y arriver…mais ça aura pris du temps!..xox

  18. Lolololouis, je te cite: « Merci de vos commentaires constructifs. Il me fait toujours un plaisir de discuter avec des personnes adultes ayant la maturité nécessaire pour discuter sans s’envoyer des insultes par la tête. »

    Il te manque une qualité typiquement humaine mon Louis: la conscience de soi.

    Tes deux derniers textes sont remplis que d’insultes envers cequi n’est pas gauchiste épais montréalais.

    Donc, si je te comprends bien, tu es en train de nous dire que tu ne pourras même plus écrire dans ton propre blogue?

    Lâches pas. Combien pourras-tu vouloir continuer à vivre si tu ne réalises pas bientôt que ta vision est complètement paranoïaque et iréelle?

    Quelle terre pourrait t’accueillir pour que tu cesses de soufrir? Cuba? Corée du nord?

    Trouve vite: ta santé mentale en dépend…

  19. Louis je vais te dire pourquoi c’est si important la sociale démocratie à Montréal. Parce que Montréal c’est une vile pauvre et elle doit absolument son salut en vivant au crochet du reste de la province. L’obliger à s’éloigner de ce système qui ancourage la non productivité, la paresse, le nombrilisme de ceux qui en profite, la stagnation et le conservatisme extrême des aquis sans voir plus loin que le bout de son nez serait pour vous autre (un ti coup à la Boisclair) montréalais et montréalaises, les nombrlis du monde, la ruine. En ce moment Montréal est comme le tourbillon d’une toilette. Ça avale tout et fait tout disparaître à jamais ce qu’on met dedans sans jamais refouler, sauf vos aquéducs qui crachent partout.

  20. Tu affirmes que « Les concepts économiques ultra-libéraux qui ont augmenté l’écart entre les riches et les pauvres dans tous les pays où ils ont été appliqués. »

    L’écart n’est pas ce qui importe. Ce qui importe c’est que les pauvres puissent s’enrichir (et se sortir de la pauvreté). Ce que l’on sait c’est que dans les pays socialistes les pauvres restent toujours pauvres. On s’attaque donc aux riches en les surtaxant(qui ont gagné leur argent à la sueur de leur front). Dans ce système, tout le monde s’appauvrit.

    Dans les pays plus raisonnables on s’organise pour favoriser la croissance économique. Les pauvre s’enrichissent et les riches également. C’est sûr que si tout le monde s’enrichit de 20% l’écart risque d’augmenter entre les pauvres et les riches. Mais au moins tout le monde s’est enrichi.

  21. Un électeur Québécois entre dans une pâtisserie qui ne fait que des desserts au chocolat. Il demande: Avez-vous des gâteaux au chocolat sans chocolat ?. – Non, mais je pourrais vous offrir un pouding au chocolat, parce qu’ici, on ne fait que des desserts au chocolat, c’est l’essence de notre commerce.
    – Si vous étiez capable de me fabriquer un gâteau au chocolat sans chocolat, j’en acheterais un, je suis désolé.

    Et il s’en ressort et s’en va… voter ADQ.

  22. C’est un gars qui entre dans un bistro à Amsterdam et demande un joint de pot. Le plus fort qu’ils ont. On lui sert, on l’allume… Son nom; Jacques

    Votez, de quoi quoi parle

  23. lire ‘de quoi qui parle’…

  24. Les québécois ont opté pour du changement, je me demande où est et de qui parle-t-on pour ce changement, certainement pas l’A.D.Q.qui est dans son idéologie politique pire que les deux autres .

    Les médias ont, quand on connait leurs appartenances,le pouvoir de manipuler l’opinion publique et nous en avons eu l’exemple patent durant la couverture médiatique de cette campagne électorale . Notre journalisme québécois n’est plus qu’un monopole ce qui qui est dangereux pour une saine démocratie, nous sommes de plus en plus en face d’un journalisme d’opinion et d’intérêt du patron .

    Le plus désolant au résultat de cette campagne électorale, c’est qu’il y a 30% de l’électorat qui n’a pas pratiqué son devoir de citoyen et c’est là qu’il faut faire une énergique analyse .

  25. Je vais peut-être paraitre simpliste, mais après avoir lu le texte et les commentaires, il m’apparait clair qu’on est en train de faire une grosse montagne avec une motte de terre. À vous lire, on croirait que l’ADQ vient de prendre le pouvoir! On essaie d’attribuer aux résultats des élections toute sortes de significations qui, à mon humble avis, n’ont pas de bases dans la réalité. Je comprends que Louis soit fru. J’ai passé par un peu les mêmes émotions le soir des élections. Mais il ne faut pas capoter non-plus.

    Ce qui s’est passé n’est qu’une simple correction de parcours. On a voté pour donner un deuxième mandat à un gouvernement avec un mandat mitigé parce que dans le fond, on réalisait qu’il s’était amélioré à la fin de son mandat, et on lui donne une ultime chance de se rattraper, mais on l’a élu minoritaire pour lui rappeler qu’on le surveille et qu’on ne sera pas tolérant des gaffes à l’avenir.

    Quant à l’allusion au retour de la « grande noirceur », je crois difficilement qu’on puisse y retourner. Les québecois tiennent encore beaucoup à bien des avantages que la social-democratie de la révolution tranquille leur a apporté. Mais depuis plus de 45 ans que cette social-démocratie règne et que bien des problèmes ne se règlent pas et les électeurs ont commencé à chercher une approche différente. Que ce soit la bonne ou non. Quelque fois, quand un bûche sur un problème pendant trop longtemps, il faut changer de perspective pour y trouver une solution.

    Mario Dumont a donné une voix à ceux qui commencent à être exaspérés de l’approche des libéraux et des péquistes, qui, mis à part la question constitutionnelle, est plutôt semblable (la révolution tranquille est issue d’un gouvernement libéral après tout). Certes, il a profité du mécontentement pour gagner des votes en disant aux électeurs essentiellement tout ce qu’ils voulaient entendre. Ça fait partie de la « game » en politique. Tous les politiciens font ça, et pour Mario Dumont, ça n’avait pas d’importance qu’il puisse livrer la marchandise. Tout le monde savait qu’il ne prendrait pas le pouvoir. Mais il faut admettre que de l’avoir comme chef de l’opposition va sérieusement brasser la cage.

    Après mûre réflexion, je réalise que la grande victoire de lundi revient à la démocratie. La division du vote et des sièges dans l’assemblée nationale va forcer plus que jamais les trois partis à travailler ensemble à résoudre nos problèmes et je crois que s’est très sain pour notre démocratie.

    La grande menace de la droite, on pourra s’en inquiéter aux prochaines élections…

  26. Tout a fait d’accord sur le point du 30%. Peu importe l’allégeance on ne devrait jamais voir ce chiffre. Est-ce par écoeurement ou par manque de responsabilisation individuelle et collective? En tout cas si les québécois ne prennent pas soin de leur démocratie, un jour d’autre s’en occuperont.

  27. Peut-être y a-t-il du bon dans la montée de l’ADQ? Ils ne forment pas le gouvernement, mais peut être forceront-ils le PQ et le PLQ à se renouveller enfin…

  28. Je ne suis pas d’accord avec tout le monde, mais je vous trouve très intéressant à lire!

    @Gradlon: Merci beaucoup pour les bons commentaires!

    @marc: Je crois que le ressac risque d’être de plus en plus important au fur et à mesure que la société s’en va vers la droite et que les écarts entre riches et pauvres augmenteront.

    @diane: Bien d’accord avec vous! Mais il semble qu’avoir du coeur n’est plus assez; ça prend aussi un chef qui a du charisme et qui est capable de par son discours de rejoindre et d’unir tous les progressistes et Monsieur-tout-le-monde.

    @François: Je ne suis pas d’accord avec vous quand vous dîtes que Montréal vit au crochet des régions. Je ne vois pas le moindre argument en ce sens et je trouve ça un peu simpliste. À mes yeux, autant Montréal que les régions ont leur utilité et ni un ni l’autre ne peut vivre sans l’autre.

    @Max: Je crois qu’au contraire même si on s’enrichit de 20% si ce 20% va seulement aux plus riches, on n’a rien gagné. On le voit avec les États-Unis: la pauvreté y est pire que jamais. Il faut viser une amélioration des conditions de vie des plus pauvres, et aucune société à l’idéologie néolibérale n’y a réussi.

    @Jacques: Si je comprends bien votre métaphore, les gens qui votent ADQ veulent avoir les idées de la droite sans les conséquences négatives de celle-ci?!

    @Réal: Entièrement d’accord avec vous! 30% des gens qui ne votent pas, c’est carrément une insulte… Surtout dans une campagne si serrée… Ne faudrait-il pas implanter une proportionnalité, afin que chaque vote compte?

    @Philippe: J’aimerais beaucoup croire que la division du vote va favoriser la démocratie, mais idéologiquement le parlement sera plus monolithique que la dernière fois… Est-ce que cela va vraiment favoriser la démocratie? En 2003: la gauche avait 46 sièges sur 125; aujourd’hui elle en a 36. Est-ce vraiment un parlement plus équilibré? Merci pour votre texte; très intéressant!

    Merci à tous pour vos commentaires!

  29. Peut être mieux encore, la disparition du PQ

  30. Je dis ça mais dans le fond je crois que ce parti a sa place mais plus d’une façon aussi présente.

  31. Pauvre petit peuple. Vous chiez constamment sur Montréal, mais c’est la ville qui fait vivre le reste du Québec. Culturellement, économiquement, socialement. Mais c’est la même problématique partout. En France, il y a Paris et le reste. Les gens critique les Parisiens, mais sans eux ils ne sont rien, sans eu la France tombe. Comprenez-vous que si vous affaiblissez Montréal, vous vous affaiblissez vous-même? Le Québec replongera seulement dans un grand recule, pareil à ce que vie d’autre société que l’on qualifie d’arriéré.

    Pensez-vous sérieusement que le Moyen-Orient a toujours été arriéré? Il l’est devenu le jour où les populistes, cachés sous la couverture religieuse, ont commencé à couper la tête des penseurs, des libéraux et des artistes qui ne pensait pas comme eux. C’est ça la réaction que vous avez sur les différents blog québécois actuellement. Vous avez déjà adopté une pensée unique. Reste juste à ouvrir vos camps de rééducation (probablement dans des cabanes à sucre?) pour montrer «les vraies affaires» aux gens de Montréal. Vous êtes vraiment pathétique.

  32. Ce que tu dois comprendre pour reprendre un peu ta santé mentale, Lololouis XVI à la tête tranchée, c’est que habiter à Montréal ne donne pas à quelqu’un un quotient intellectuel au-dessus de la moyenne. Loin de là. Je connais des Montréalais qui ont la tête aussi vide qu’un coquillage… Arrête de voir les gens des banlieues, des autres villes et des régions comme étant des gens sous-évolués. Puis à lire tes billets, j’ai l’impression que tu t’accroches à un dogme de gauche. Mûris un peu, Louis. Il y a des moyens de concilier la « gauche » et la « droite ».

  33. Ton point de vue se défend bien quoique je comprends la frustration de certains de se faire dire qu’ils ont ‘choisi les préjugés, le conservatisme, la fracture sociale et la xénophobie’. De là à ce qu’il se mettent à laisser des commentaires aussi pitoyables que certains le font en s’attaquant perso à toi, ça ne fait que confirmer ton point de vue 🙂

    Le seul regret que j’ai, c’est que l’ADQ n’a pas gagner une majorité de sièges, j’aurais aimé voir Dumont essayer de former un gouvernement avec les candidats qu’il a présentement. Alors que là, en tant que chef de l’oppostion il aura un temps d’antenne encore plus grand pour ‘bullshiter’ les gens avec ses idées rétrogrades et à la prochaine élection (ds 18 mois), il aura assez de candidats vedette pour rafler une majorité et alors bonjour les dégâts.

  34. Bin oui bin oui, Vive Montréal. Si les montréalais se prenaient en main sans faire chier le reste de la province peut être qu’on aurait une petite pensé positive pour les nombrilistes. Dis toi que pour faire vivre l’indutrie montréalaise la ville doit importé toute ses matières. Elles viennent de où les matières? de partout sauf de ce cratère urbain. Paris est un très mauvais exemple car si il y a un pays qui patauge dans les problèmes c’est bien la France, et ce, grâce à votre idéologie socialiste. Donc la France est la preuve que vous vous mettez tous un pied dans la bouche.

  35. Cher Francois. Es-tu déjà sorti de ta Mauricie? Connais-tu autre chose de la France que ce que les médias te donnent à manger?Tu dis aussi que les Montréalaises faisaient chier le reste de la province. Tu confirmes donc que vous vivez une certaine forme de frustration. Mais les frustrations ne devraient-elles pas être traitées devant un psy plutôt de devant un bulletin de vote?

  36. Cher Francois. Es-tu déjà sorti de ta Mauricie? Connais-tu autre chose de la France que ce que les médias te donnent à manger? Tu dis aussi que les Montréalais font chier le reste de la province. Tu confirmes donc que vous vivez une certaine forme de frustration. Mais les frustrations ne devraient-elles pas être traitées devant un psy plutôt de devant un bulletin de vote?

  37. Pauvre Yannick, pour répondre à ta question oui je suis déjà sortie. J’ai voyagé en masse et j’ai vue en masse. Je connais probablement Montréal autant sinon plus que toi aussi. Ma frustration si il y a, est dû à tout ceux comme toi qui du fond de leur salon ou ayant les deux pieds dans la slutch à attendre un autobus qui roule grâce à notre aide à écouter les conneries de CKOI que vous exporté partout en province pour nous polluer de votre culture. Vous n’avez rien mais absolument rien pour vous venter. Prend ça cool mon homme, c’est pas de ta faute si Montréal est comme ça… Montréal la cité perdue

  38. […] près des miennes, face au vote pour l’ADQ de lundi. Je pensais me calmer avec le recul, mais les commentaires hargneux que les lecteurs ont laissés sur ses billets n’ont fait que confirmer mes […]

  39. Je suis d’accord avec toi mafia rose les montréalais sont plus que jamais hautains vis à vis les autres.

  40. Vous savez gang, je n’ai rien contre les montréalais. Je me fais par contre une petite douceur de vous baver un peu. Les frustrations que certain ont ressenti ici, et bien dites vous que les gens de l’extérieur de l’ile la vivent à tous les jours par les gens du plateau, des médias, de certain montréalais. Si vous circulé à Matane et bien à la radio vous entendrez le rapport de circulation de montreal. Les gaspésiens savent à tous les jours que c’est jammée entre les deux 15. Si il y un vol de dépaneur dans pointe st-charles, les gens de Chibougameau seront au courant. C’est cette invasion que les gens d’ailleurs ne supportent plus. C’est ça qu’on devrait changer. Martineau l’a bien compris et il l’a bien expliqué à Tout le monde ne parle dimanche dernier. La face sur collée sur un arbre nous cachera toujours la forêt. Toujours avoir une vision à partir de montréal aveuglera ceux qui n’en sorte jamais

  41. Francois Richard, je suis d’accord avec toi, ça doit être tannant d’avoir juste les infos de Montréal. Par contre, c’est n’est sûrement pas la faute des Montréalais en général si les entreprises médiatiques ont coupé les voix régionales. Je crois que ça s’inscrit dans la pensée néo-libérale « mondialisante » qui n’en a que pour le profit et donc, de l’homogénéisation des contenus.

    Pour ne donner qu’un exemple qui nous concerne, la souveraineté du Québec allait trop dans un sens contraire (est-ce que j’ai besoin de rappeler que c’est un des arguments numéro un des fédéralistes, que je trouve en général très de droite: la mondialisation) alors les néo-libéraux sont en train de noyer le mouvement (Est-ce que la souveraineté va mourir?).

    Nous, ici, en créant des liens et donc une information originale et en dehors des médias, allons un peu dans le sens contraire; en tout cas, on a le choix au moins. Quand il y aura une profusion de radios web un peu partout (donc des radios plus proches des gens), tout le monde sera content et on arrêtera de se chicaner et de se faire chier! Je nous le souhaites vraiment.

    Signé: Un Montréalais qui se prépare à partir en banlieue dans un futur assez proche et qui essaye de fuir les généralités.

  42. Moi je serais bien contente que les régions produisent un peu plus leur propres émissions de TV et de radio… ca nous ferait plus de matériel à regarder aux festivals « Total Crap » diffusé dans les grandes villes. Pis on rirait encore de vous autre!

    XXX
    Gros becs gluants dans toutes vos régions (sauvages ou pas)

    Bernadette!

  43. C’est vrai que ce n’est pas toute la faute des montrealais. Il ne faut pas oublier que ce sont les montrealais par contre qui se moquent des banlieusards en les traitant de 450 et qui prétendent que 3-rivieres, Québec, Sherbrooke et j’en passe sont des trous. Pour nous à 3-Rivieres nous ne sommes pas loin de Montréal, c’est montreal qui est loin. Pour le saguenay c’est la même chose. Montreal est loin de tous, et tous sont loin de montreal.Il faut cesser de prétenre que montreal c’est le centre du monde. En tout cas on changera pas ça ici… Mais tant et aussi longtemps que les décision seront prisent par des pieds à terre à Montreal avec une vision montrealaise on ne sera pas sorti du bois car le territoire est immense.

  44. Pour la petite histoire, Anh Khoi Do a voté cinq fois pour ce texte. Grâce à lui, ce texte sera conservé à jamais dans la section des billets les plus populaires. Merci!

    😉

  45. Eh bien, le Raciste en Colère, ne remercie surtout pas un citoyen de Montréal (j’ai déjà vécu dans le 450, soit dit en passant) qui a bien l’intention de retourner dans le 450 (ou aller vivre à Québec) après ses études.

    Au plaisir de revoir ton sérieux déficit de connaissances du reste du Québec et de l’Histoire, le Raciste en Colère.

  46. Ce que vous ne comprenez pas, c’est que les gens en général, tout comme moi, ne blastent pas Montréal et les Montréalais.

    Moi, je blaste personnellement Louis qui a une attitude chiante à souhait en pensant qu’en regardant le Rest of Quebec du haut du Mont-Royal, il comprendra ainsi ce qui se passe au Québec.

    J’ai demeuré 5 ans à Montréal et j’y ai rencontré des gens formidables: des francophones, des anglophones, des Noirs, des Hispanophones: name it!

    Mais des Louis? Jamais! Je croyais que ce genre d’extrémiste n’existait presque plus au Québec. Et ça me désole de voir ça!

    Moi j’ai la chance de pouvoir comparer, pas lui. Je suis né en région, j’ai étudié et demeuré à Québec et vécu à Montréal 5 ans.

    À Montréal, le cynisme de la classe politique et médiatique m’ont levé le coeur. Et quand je vois que Louis s’abreuve exclusivement de ce type de propos méprisants et les recrachent sur le ROQ mais à puissance 10, sans aucun discernement, et bien je crains les effets de son type de discours.

    Ses réactions typiques aux insulaires n’ayant jamais rien vécu de leur vie me répugnent.

    Et tant que Louis agira pour diviser le Québec, alors qu’on a jamais eu autant besoin d’être solidaire (pas au sens de QS mais au sens qu’on donne au mot solidaire dans les régions), et bien je viendrai lui rappeler qu’il est méprisant, raciste et odieux.

    Des Louis, le Québec peut très bien vivre sans ça.

  47. RE le commentaire 21. Ceux qui n’ont pas compris la métaphore du gâteau au chocolat (lePQ et les 2 référendums) allez lire Lisiane Gagnon de La Presse de ce matin. Des Québécois se sont laissés tenter par l’aventure d’un nouveau pays sans « acheter le gâteau ou le pouding » car ils souhaitent un Québec fort (un gâteau au chocolat sans chocolat) mais dans un Canada uni. Ils n’ont pas renoncé définitivement au gâteau mais ils continuent d’aller faire un tour à la boulangerie. Alors ils sont allés à l’ADQ. Tous ceux qui ont voté ADQ ne sont pas tous du même moule. Par exemple Victor-Lévi Beaulieu.

    Comprends-tu mieux, là, François Richard ?. Métaphore: déf: procédé par lequel on transporte la signification propre d’un mot à une autre signigfication qui ne lui convient qu’en vertu d’une comparaison sous-entendue. Par exemple Yvon Deschamps parlait parfois en métaphores. Un Québec-indépendant-dans-un-Canada-uni comme le rappelait Bernard Derome le soir des élections. En attendant certains ont voté ADQ.

  48. Merci Jacques maintenant je comprend que tu dois citer les autres pour parler. Laches pas un jour tu auras le potentiel de penser tout seul…

  49. YES François!

    J’adore!

  50. […] problème,  comme je l’écrivais il y a déjà un an et demi, c’est que le Québec a changé trop vite.  D’une […]

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